
© Christiane et Nina Potay
J’écris cette entrée de blog le jour de mes 80 ans.
J’ai aussi, ce faisant, le privilège d’être photographié
par ma petite fille Agar (reflétée par la vitre).À la fin des années 70 et au début des années 80, le Pèlerinage d’Arès se déroulait dans une extraordinaire ferveur : Trois longues prières diurnes, une longue prière nocturne et, entre elles, de longues et fiévreuses causeries.
Les lieux sont restés aussi modestes aujourd’hui qu’ils étaient alors, mais ont gagné en homogénéité, fonctionnalité et charme, comparés à leur aspect de bric et de broc, plutôt dérisoire, que le Créateur avait curieusement choisi pour parler au monde en 1974 et 1977, comme il avait choisi, trente-quatre siècles plus tôt, une montagne sans renom ni attrait dans la désolation du Sinaï.
L’événement surnaturel du Signe était récent, le Pèlerinage de ce fait d’une intensité émotionnelle pathétique, le besoin de détente et même de rire, se faisait parfois sentir en proportion. Alors, un été, une grosse plaisanterie circula sous forme d’avertissement solennel : « Qu’on ne dise pas que Mickael Jackson viendra cette année en Pèlerinage à Arès, car on n’en sait rien ! » Aujourd’hui Mickaël Jackson est mort et, malgré des obsèques ridiculement dignes d’une Président des États Unis, il est parti et sera oublié. Le Pèlerinage d’Arès, lui, ne fait qu’embellir.
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Aujourd’hui, l’émotion n’est pas retombée au Pèlerinage, mais elle a acquis de la mesure (Signe 7/9, 32/10) : Une seule ouverture de trois heures à trois heures et demie selon les jours. Une prière libre. Les curieux et les exaltés de toutes sortes s’étant désintéressés d’Arès, on ne voit plus, du 21 juin au 15 août, que deux catégories de fervents au Pèlerinage :
des Pèlerins d’Arès (avec un grand P)
et des pèlerins d’Arès divers.
J’appelle Pèlerins d’Arès (avec un grand P) le petit reste que je suis envoyé rassembler (Signe 24/1).
Au dehors rien ne les distingue des pèlerins d’Arès divers, mais au-dedans et dans la vie quotidienne, ils s’efforcent, chacun selon ses moyens, d’être pénitents et moissonneurs de pénitents et de suivre la Parole de Dieu et la parole de son témoin (Signe i/12). Sur le lieu où le Père de l’Univers (12/4) a parlé en 1977, ils viennent prendre (entretenir, attiser) le Feu (xLi/3-7) de leur engagement libre dans la pieuse gente (Signe xLv/13), l’avant-garde des hommes du temps qui vient (Signe 30/13), de ceux qui changeront le monde (28/7) en commençant par changer leurs vie (30/11).
Cet engagement des Pèlerins d’Arès (avec un grand P), je l’ai souvent appelé nouvel exode ou exode spirituel par contraste avec l’exode des Hébreux tombé, sous Josué (Bible), dans le matérialisme violent d’une conquête territoriale ainsi que dans une religion et sa loi.
La Maison de la Ste-Parole où nous, Pèlerins d’Arès, régénérons notre foi active, est en somme notre Mer des Roseaux (Exode 13/17-18, Juges 11/16 ), le passage que l’Éternel a ouvert devant l’homme en 1974 et 1977 pour le libérer de ses chaînes : religions, politiques, lois, us et coutumes, leurs bonnes raisons, etc., tout ce qui en assurant une sécurité relative à l’homme lui cache ses fantastiques possibilités de se recréer et de recréer le monde en changeant sa vie (Signe 28/7, 30/11).
Le Lieu du Saint (12/4, xxv/11, xxxvii/6, etc.) à Arès, c’est l’enseigne (xvi/14) de la Vie (24/3-5).
Les autre pèlerins d’Arès, les divers, sont des hommes et des femmes d’espérances et attentes inégales, hétérogènes, qui prêtent à Le Signe des sens, des pouvoirs et des statuts variés.
Les Pèlerins d’Arès voient le mal à son vrai niveau, planétaire : le péché que seul vaincra la pénitence, le péché qui fait de l’homme un loup s’attaquant à lui-même (Signe 22/1, Actes 20/29), le péché qui mutile ou tue la vie spirituelle et cause le malheur et la mort, qui interrompt depuis des millénaires le retour de la sagesse et l’ascension des Hauteurs Saintes (Éden).
Les autres pèlerins voient le mal à de moindres niveaux, dans ses formes immédiates, ponctuelles, désespérantes, le mal sur leur personne, leur entourage, leur vie sociale, leur santé, leur au-delà, le mal contre quoi ils espèrent une protection miséricordieuse ou un miracle, sans grand souci du salut universel.
Mais les uns et les autres, Pèlerins d’Arès et pèlerins d’Arès, viennent à Arès quêter une force de libération, de délivrance du joug du mal,
qu’ils voient le mal à son niveau universel ou à leur niveau privé.
Les Pèlerins d’Arès avec un grand P — le petit reste —, outre qu’ils se sont engagés dans la voie ardue de la pénitence personnelle et de la moisson de tous les pénitents possibles dans le monde, se sont engagés à ouvrir devant le monde le lieu désormais sacré, où le messager Jésus en 1974 puis le Créateur en 1977 ont appelé le monde à changer (Signe 28/7). C’est le Pèlerinage d’Arès.
Le Pèlerinage d’Arès est ainsi ouvert à tous les humains, de toutes convictions, pourvu qu’ils respectent le lieu et soient amenés là par une logique morale de haut niveau, bien distinguée de la vulgaire curiosité.
D’ailleurs, il n’y a rien à voir qui vaille le déplacement. C’est un lieu pour penser ou prier. C’est un pèlerinage au fond de soi, une quête de la nécessité d’aimer, de pardonner, de faire la paix, de se rendre libre du monde extérieur, mais non un pèlerinage à des reliques miraculeuses. Tous les hommes sont enfants (13/5) du Père manifesté là et nul ne sait qui parmi tous les hommes est sauvé et qui n’est pas sauvé (11/3).
La rumeur dit que le Pèlerinage d’Arès est inclassable, comme elle dit que Le Signe et les Pèlerins d’Arès sont inclassables. C’est une manière de les déclasser, parce que, nation biblique se reformant dans un monde où l’on ne croyait plus que cela fût possible, ils gênent.
Que sont ces Pèlerins d’Arès (avec grand P) engagés dans la pénitence personnelle, la moisson de tous les pénitents possibles et dans l’entretien du Pèlerinage d’Arès ?
Une élite qui se croit promise à un salut et une gloire privilégiés ?
Non. Ce sont des humains banals, captifs du système du temps, ni supérieurs ni inférieurs, ni plus malheureux ni moins heureux que les Hébreux jadis captifs du système pharaonien, mais qui comme les Hébreux ont entendu l’Appel à se libérer. Seulement, l’exode pérégrin étant devenu matériellement impossible par en bas, ils se libèrent par en haut, par la vie spirituelle, le sentier vers la Vie tout court (Signe 24/5, 25/3, etc.). Chaque jour ils se rappellent et rappellent au monde qu’aucune religion ou politique n’a jamais sauvé personne au sens sublime propre à tout homme qui a compris qu’il n’est pas qu’un animal intellectuel, religieux et sociologique.
Les Pèlerins d’Arès laisseront un jour dans le monde l’empreinte ineffaçable de la foi par la conscience que l’homme bon finira par vaincre le mal, le malheur et même la mort (24/5), que le Bien n’appartient pas à une religion, à une politique ou à une loi, mais qu’il appartient à tous, pour la peine de le pratiquer (28/25).
Quelqu’un, sceptique sur Le Signe, se déclare-t-il sûr d’avoir la seule religion qui conduise à Dieu et au salut ou, inversement, est-il sûr que croire ne sert à rien et que l’homme finit pourrissant au fond d’une tombe ? Le Pèlerin d’Arès lui dit avec bonté qu’il n’y a pas d’autre certitude que celle qui se remet sans cesse en question et que la foi — ou le manque de foi — est toujours en cours d’élaboration ou de fluctuation, jamais définitive.
Ainsi la foi arésienne est-elle évolutive, car croire ne sert à rien en effet, s’il ne s’agit que de croire. Aussi le Pèlerin d’Arès veille-t-il constamment à ne suivre qu’une direction : celle du Bien, ce qui, dans ce monde, où le mal, l’erreur ou la médiocrité revêtent souvent l’habit du Bien, revient à une constante évolution. Tout peut toujours changer.
Les Pèlerins d’Arès n’ont pour dogme et obligation que leur conscience qui a repris librement possession d’elle-même, engagée dans la recherche du Bien comme seule direction de la vie personnelle et sociale, ce que leurs détracteurs taxent de naïf, voire de dangereusement rudimentaire. Un jour, cependant, tous les hommes intelligents (32/5), libres (10/10) et pieux (28/25) du monde se réclameront d’eux, parce qu’ils auront retrouvé la Voie Droite d’une Vérité simple (28/7), l’éthique qui ouvre au bonheur d’une vie spirituelle non fugace ou isolée comme aujourd’hui, mais permanente et universelle. Qui a dit que l’humanité ne retrouverait jamais Éden ?
C’est pourquoi la foi arésienne n’est ni une religion ni même une morale, car elle situe la recréation de l’homme dans une recherche commune du bien fait de la somme des biens (ou pénitences) individuels. Le Pèlerinage d’Arès est la maternité de cette foi, le lieu symbolique où le bien des uns « accouche du bien des autres, » comme aurait dit Socrate.
Le Pèlerinage d’Arès sous son aspect sacré et pieux est, sur le Fond, tout à fait différent des pèlerinages existants — Plus de cinq mille dans le monde, dit-on ! —. Il n’ajoute pas une nouvelle soumission à de supposées lois que le Créateur n’a jamais édictées, parce que Le Signe prouve que le Créateur n’impose rien. Il propose. L’homme libre dispose.
Le Pèlerinage d’Arès n’est pas davantage un lieu de miracles placé sous le pouvoir discrétionnaire d’un Dieu-Roi-et-Juge, Dieu n’est ni juge ni roi, il est Père trop aimant (12/7). Même si des miracles se produisent parfois à Arès comme n’importe où dans le monde, ils sont dus au rayonnement bénéfique et recréateur d’hommes bons concentrés à cet endroit.
Le Pèlerinage d’Arès inaugure une mise à l’épreuve des vies, des pensées, des intentions et des responsabilités de l’homme dans le droit fil de la seule question de foi qui vaille : « Nous pouvons retrouver l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27), mais le voulons-nous ? »
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur l'inévitable complexité du personnage du Prophète, à la fois au-delà et en deçà de la balène (Signe xL/4).
Ce commentaire, est de ceux qui me gênent, parce que je n'ai pas de goût particulier pour les compliments, mais en même temps je pense qu'il dit des choses qui maintenant appartiennent à l’histoire et où beaucoup de reconnaîtront, moi compris. Je devais donc le publier :
"Ce que j'avais pris pour de l'insuffisance dans la mission qui à mon avis devait être la vôtre, cette tendance à bavarder de choses superficielles... Pardonnez le tableau... C'était en fait de la simplicité, un homme sans déguisement placé face à une tâche avec laquelle (ça ne m'a jamais paru si clair) ceux qui auraient pu l'aider l'avaient laissé se débrouiller. Je n'avais pas vu que le prestige n'entoure que les individus très entourés et exigeants. Laissés se débrouiller, ils déçoivent forcément. Ils ne sont pas les monuments dont on rêve.
Un jour des années 90, vous aviez dit à quelques pèlerins présents : "On n'a que les honneurs et le dévouement qu'on exige. Sinon on n'a rien. Dieu ne me donne pas la possibilité d'exiger." C'est vrai vous n'exigiez pas, vous suggériez et, dans un pays de droit écrit où les engagements non écrits et enregistrés sont par réflexe lettre morte, cette façon de faire, la seule que le Père vous permettait, faisait de vous un guide de tout repos dans un monde paresseux.
Quand j'ai vu en juin comment vous avez rebâti et réaménagé les lieux des Théophanies avec une mesure, une sobriété, une dignité, qui (je le sais) vous doivent tout. Quand j'ai vu l'impressionnante machine à imprimer, un gros outil professionnel que vous avez dû apprendre à conduire, grâce auquel vous avez forcé le blocus organisé autour de La Révélation d'Arès par les faiseurs d'opinion. Quand je lis [#0097] votre évocation des temps héroïques de "l'extraordinaire ferveur" du Pèlerinage, dont vous masquez immédiatement les mérites (qui vous revenaient) par une histoire drôle : "Qu'on ne dise pas que Mickael Jackson viendra cette année en Pèlerinage...", j'ai compris que vous avez toujours eu le souci de ne jamais rien dramatiser, de vous imposer l'essentiel vital : le travail, et de vous effacer derrière une mission dont vous attribuiez les mérites à tous.
En fait, vous avez fait tout seul face à tout avec honneur, persévérance, amour et une grande honnêteté.
Vous êtes d'une race qui n'existe plus d'hommes du passé sans orgueil, sans vantardise, tout fait de courage et de détermination stoïque. Vous êtes allé au plus urgent avec une justesse de choix que je réalise aujourd'hui. Vous n'avez pas perdu votre temps à rechercher le vedettariat, mais nous qui aurions dû le faire pour vous, nous n'avons rien fait de peur de passer pour des illuminés cherchant à faire connaître un illuminé. C'est ça la triste vérité.
Vous êtes digne d'un charpentier de Nazareth, d'un chamelier de La Mecque. Je ne l'avais pas vu avant. J'ai honte d'avoir souhaité que vous soyez un pharisien ou un pape avantageux, un homme de prestige, et d'avoir été déçu que vous ne le soyez pas. J'ai compris que le prestige, qui après tout peut toujours se fabriquer (il suffit pour ça d'un gros égo et d'assez d'orgueil), n'aurait jamais fait ce que vous avez fait sans bruit dans la simplicité de la modestie et une intelligence peu commune, sûrement puisée dans la prière, J'ai compris cette année ce que Dieu appelle un héros (Rév d'Arès xxxv/4-12).
Quelle chance a cette petite fille Agar de pouvoir photographier un grand père aussi simple et aussi grand !
Vous avez tout fait seul ou à peu près seul, avec quelques dévoués dont je ne suis pas, j'en ai honte.
Mais aujourd'hui acceptez que je vous dise combien je suis fier de vous.
Vous avez maintenant 80 ans. Cela aussi m'impressionne. Mais, qu'on le veuille ou non, cela vous rapproche plutôt de la conclusion. Que pouvons-nous faire maintenant pour vous sortir du trou, pour rattraper notre erreur, notre paresse ?
Vous allez sans doute me répondre ce que vous ai entendu répondre, en 1999 ou 2000, à un frère qui déjà disait : "Frère Michel, vous avez 70 ans. Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider et vous donner une tribune ?" Vous aviez répondu : "Si vous me posez la question, c'est que vous n'avez pas cherché et si vous n'avez pas cherché, c'est parce que le courage (ou la volonté) de le faire vous manque peut-être encore."
Il y a une chose que ce commentateur a très bien vu : Je travaille, je travaille et je travaille encore. Pour autant, je ne suis pas inconscient de mes propres contradictions, que relève aussi son commentaire, puisqu'il me considérait comme "insuffisant" et gâté par "une tendance à bavarder de choses superficielles", ce qui était probablement ma réalité par moments, et qu'il me donne de la "grandeur" à présent. Je n'ai jamais cherché à dissimuler l'inévitable complexité du personnage que je suis, créé non par moi, mais par une situation complexe : Devoir être en même temps au-delà et en deçà de la balène (Signe xL/4). [97C02*13/07/2009]
Une distinction fonctionnelle, vus sous l’angle du Pèlerinage d’Arès
À un commentateur qui voit dans cette distinction un tri entre suivants de la Voie Droite et suivants d'une voie relative, et qui en déduit des chances de salut différenciées, frère Michel répond :
D'une part, je ne parle de pèlerins d'Arès et de Pèlerins d'Arès que vus sous l'angle du Pèlerinage d'Arès. Autour du cadre de bois qui marque l'endroit où se dressa en 1977 le bâton de lumière d'où sortit la Voix du Créateur : Voilà ce qui préoccupe les uns — le mal universel et donc le salut universel — et voilà ce qui préoccupe les autres — les souffrances plus immédiates de la vie personnelle et du monde rapproché —. Relisez bien mon entrée de blog ! Cela me paraît hors de doute.
D'autre part, je ne sépare pas du tout certains qui seraient promis au salut d'autres dont le salut serait douteux, car qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? (Signe 11/6).
Autrement dit, si l'on me permet ce mot de la pratique matérialiste : Je distingue ici les pèlerins à Arès selon leurs fonctionnalités. C'est tout. Ces fonctionnalités ne sont pas déterminantes de leur salut, parce qu'un "Pèlerin d'Arès avec un grand P" peut ne remplir les conditions du salut qu'en apparence et "un pèlerin d'Arès divers" peut très discrètement dépasser tout le monde par le bien qu'il acquiert et accomplit et sera plus justifié que moi, qui ne suis qu'un pécheur.
Sinon, à quoi servirait-il d'ouvrir le saint lieu d'Arès à tout homme qui s'engage à le respecter comme Message en soi, quelles que soient ses convictions ?
Si, à l'occasion de ce Pèlerinage, vous relisez soigneusement Le Signe, vous verrez que la foi arésienne, comme d'ailleurs le christianisme original, celui des Evangiles de Matthieu, Marc et Luc, se résume à quelques thèmes simples et élémentaires, mais extrêmement forts et vivaces, autour desquels l'assemblée des hommes de bien se regroupe : le petit reste, mais aussi le reste (voir "Nous Croyons Nous Ne Croyons Pas") des hommes de bien moins strictement engagés dans la lettre de la Parole d'Arès, mais non moins participants du changement du monde. [97C05*13/07/2009]
Ceux qui n'écoutent pas la parole de Mikal qui est la Parole (Signe i/12) ne sont simplement pas des Pèlerins d'Arès grand P
Un commentateur me demande : "Qui connaissez-vous vraiment des Pèlerins d'Arès (avec grand P) que vous voyez au pèlerinage ? Car ce sont ceux-là même qui ne vous avaient pas suivi ou laissé tomber lors des projets que vous aviez. Et qui refusent que vous vous mêliez de leur décision de l'assemblée envers certains. Ils doivent bien vous cacher des choses. C'est pour cela que vous ne pouvez pas dire avec certitude ce que vous annoncez dans votre entrée." Ma réponse est simple et contenue dans sa question même. Ceux qui n'écoutent pas la parole de Mikal qui est la Parole (Signe i/12) ne sont simplement pas des Pèlerins d'Arès avec un grand P. Ils ne sont simplement pas de ceux que je suis envoyé rassembler (24/1). Que voulez-vous que je fasse avec eux ? Cela ne les empêche pas de venir au Pèlerinage, où ils sont tous parfaitement admis et largement majoritaires, d'ailleurs, et cela ne les empêchera pas d'être plus justifiés que moi, s'ils sont de grands pénitents, car je ne suis qu'un pécheur, mais je me conforme autant que je le peux à ce que le Père me demande. C'est uniquement dans le cadre de cette fonctionnalité précise que je situe les Pèlerins d'Arès avec un grand P et non dans le cadre du salut qui est ouvert à tous les hommes bons qui promeuvent la bonté en ce monde. [97C06*13/07/2009]
Sur une classification qui n’est pas hiérarchisation
À un commentateur qui s’inquiète de cette distinction P ou p [Pèlerins d'Arès avec un grand P et pèlerins d'Arès divers], car elle pourrait créer une scission au sein même de la mouvance arésienne, Michel Potay répond :
Je "classifie", en effet, mais je ne hiérarchise pas. D'ailleurs, ce n'est ni un privilège ni un grade.
Les Pèlerins d'Arès avec un grand P sont simplement ceux qui se rassemblent derrière moi (Signe 24/1), qui m'écoutent, qui me suivent, ceux qu'on appelle parfois les "béni-oui-oui".
J'avoue que je ne peux pas réaliser mes projets complètement, sinon avec des "béni-oui-oui".
Être un Pèlerin d'Arès avec un grand P, ce n'est donc pas un honneur, ce n'est pas un privilège, c'est simplement une fonctionnalité, un engagement très humble derrière celui qui s'est engagé très humblement à servir le Père qui l'a appelé et demandé de n'être plus rien pour lui-même (Signe 40/6).
Si vous ignorez que j'ai beaucoup demandé, mais qu'on m'a peu donné de ce que j'ai demandé, c'est que vous n'êtes pas très engagé dans l'assemblée au sens étroit du mot.
Si vous n'êtes pas engagé dans l'assemblée du petit reste — petit reste d'humains qui ne se plaisent pas forcément, mais qui s'aiment au sens évangélique et travaillent ensemble, une union d'amour, de pardon, de paix, que j'ai beaucoup demandée entre autres demandes, mais à laquelle beaucoup se sont refusés —, si vous êtes engagé dans une façon personnelle de vivre votre foi et votre mission, à votre façon, ce qui n'a rien de dégradant et qui même peut être meilleur que ce que je fais, vous faites alors partie d'une "famille d'affinités" qui n'est pas la mienne.
Je vous rappelle que j'ai toujours encouragé la formation des "familles d'affinités" et qu'il vous est parfaitement loisible de fonder une "famille d'affinités" et, si vous le faites, je lui souhaite du fond du cœur de réussir mieux que je ne réussis.
Il semble que vous accordiez beaucoup d'importance à ce statut de Pèlerins d'Arès avec un grand P. Franchement, je n'avais pas vu les choses sous cet angle formel en rédigeant mon entrée 0097. Si c'est ça qui vous tracasse, et si d'autres que vous (vous êtes seul pour le moment) soulèvent la même question de la "classification" — classification inévitable, car il y a au départ ceux sensibles à Le Signe et ceux insensible et même hostiles à Le Signe, première classification inévitable, et parmi les sensibles à Le Signe il y a les sensibles à la parole de Mikal (le petit reste) et les insensibles, voire même hostiles, à la parole de Mikal (Signe i/12), deuxième classification inévitable, et ainsi de suite —, je vais songer à ouvrir une nouvelle entrée de blog en disant que, tout pouvant toujours changer, on considèrera désormais :
les Pèlerins d'Arès avec un grand P comme tous les humains sensibles à la Parole d'Arès et à la parole de Mikal (i/12) sur toute la gamme de discriminations possible, les disciples stricts ou les fidèles relatifs ou même vagues, inconditionnels ou conditionnels, permanents ou occasionnels, etc.,
les pèlerins d'Arès avec petit p comme les humains du petit reste que je suis envoyé rassembler (Signe 24/1), ceux qui acceptent de travailler avec l'aîné, le prophète ou Mikal, en suivant ses préceptes tels qu'il y est soumis lui-même (Signe 16/9). En effet, je suis selon ce que me recommande le Père mon propre béni-oui-oui.
Ce serait peut-être mieux formulé, non ?
Donc, être pèlerins d'Arès avec petit p, minuscule qui marque une humilité bien venue, ne me gêne pas du tout et, j'en suis sûr, ne gêne pas du tout mes frères et sœurs du petit reste, lequel d'ailleurs mérite encore mieux ainsi son qualificatif petit, qui ainsi n'est pas que limitatif en nombre, mais est limitatif en prétentions spirituelles, leur seule caractéristique étant d'apprendre à représenter et éventuellement remplacer le mieux possible le prophète qui n'est pas charnellement éternel, simplement parce qu'il faudra bien que demeure un repère ou une référence prophétique, une sorte de conservatoire pour les générations qui viennent. Rien de plus. Et ça reviendra strictement à la même chose que ce que dit mon entrée 0097 à la majuscule (ou à la minuscule) près. [97C18*15/07/2009]
Sur la nature de cette distinction
À un commentateur qui écrit : " Qu’importe d’être Pèlerin d’Arès (grand P) où pèlerin d’Arès (petit p), l’important est de faire l’ascension vers les Hauteurs Saintes, d’entraîner tous ceux que l’on peut..." , Michel Potay répond :
Je crains que vous n'ayez pas très bien compris que nos frères et sœurs pèlerins d'Arès (petit p) sont ceux qui, justement et pour la plupart, n'entraînent pas avec eux tous ceux qu'ils peuvent et qui, donc ne font pas l'ascension vers les Hauteurs Saintes (qui va de pair avec l'entraînement vers les Hauteurs), parce qu'ils viennent surtout au Pèlerinage pour des raisons personnelles, ou en suivant des interprétations (conditionnelles, ésotériques, kabbalistiques, superstitieuses, etc.) et des applications de la Parole d'Arès qui leur sont propres et qui ignorent la parole de Mikal (i/12), ou pour des raisons carrément autres que celles de Le Signe.
Comme le dit l'entrée 0097, tout pèlerin est admis sous condition de respect du lieu et de sa signification, même s'il ne partage pas celle-ci, et quelles que soient ses convictions et intentions intimes. [97C37*19/07/2009]
Sur la diversité des vocations
Je n'ordonne nulle part, à aucun pèlerin d'Arès (petit p), dans cette longue page de blog, de devenir un Pèlerin d'Arès (grand P). Pourquoi m'encouragez-vous à ne pas ressentir "le besoin d'ordonner" un tel effort ? !
Cet effort que je n'ordonne pas, mais que je peux souhaiter certes, est laissé à la conscience et à la décision de chacun. Je ne fais pression sur personne.
Ce à quoi Le Signe appelle n'est pas la soumission à une tribu des Pèlerins d'Arès, qui d'ailleurs n'existe pas.
Il n'appelle pas davantage au nivellement des qualités des membres de l'assemblée, terme d'ailleurs pris dans Le Signe tantôt au singulier, tantôt au pluriel et dans des sens assez différents, mais jamais au sens de tribu.
Il appelle au volontaire et totalement autodiscipliné changement de sa vie (Signe 30/11) personnelle. C'est tout à fait différent.
Pour moi le frère ou la sœur qui met ses pas dans les pas du prophète pour prendre pour modèle celui qui, le premier en 1974, a mis ses pas dans les Pas de Dieu comme l'avait fait Jésus avant lui (Signe 2/12) est quelqu'un qui n'est pas insensé, tout "béni-oui-oui" qu'il ou qu'elle soit. De plus, je peux trouver un aide dévoué dans ce frère ou dans cette sœur. Mais d'autres ne pensent pas qu'il faille faire ainsi. Je me garde de prédire qu'ils ne feront rien sans moi. Ils ont d'autres vocations. Il faut de tout pour faire un monde nouveau. [97C61*27/07/2009]
Sur le réalisme du petit reste, qui n’exclut pas la contribution utile de tous les autres
Je ne parle pas d'égalité de foi, parce que la foi est difficilement mesurable. L'égalité dans l'effort et/ou l'étendue de l'engagement actif à mes côtés est la seule chose que je peux mesurer ou plutôt évaluer, mais je n'exclus nullement que d'autres, hors du petit reste, se donnent du mal pour moissonner les gerbes d'hommes de foi que le Père nous envoie récolter et monter dans ses Granges (Signe 31/7-9).
C'est cette récolte, faite par petit reste et reste, ce bon grain réuni par tous les moyens, qui nourrira le monde et le sauvera de la famine et de la mort spirituelles. Comme témoin de Dieu, je suis seulement envoyé rassembler un petit reste (Signe 24/1) et souvent je me demande pourquoi des hommes et des femmes qui fonctionnellement se refusent à être de ce petit reste semblent tant vouloir rester dans mon sillage dont ils n'aiment pas le remous, c'est clair.
Pour moi s'activer à la pénitence et à la moisson n'est pas s'activer à une croyance, mais à un nouveau monde.
Cette activité fait la preuve, à mes yeux, d'une confiance quotidienne en l'Appel lancé à Arès en 1974 et 1977 et la foi qui la sustente est nécessaire, parce que ce pourquoi nous nous "décarcassons", comme vous dites, n'est jamais une assurance sur l'avenir immédiat. Nous ignorons si nous réussirons. Donc, nous avons foi en un avenir improuvable en plus d'avoir foi en un Dieu improuvable. Cela nécessite un juste réalisme, car il faut compenser l'improuvé : Pour le petit reste, le réalisme c'est suivre le prophète — pour les autres je ne sais pas, mais il y a aussi sûrement un ou des réalisme(s) —, réalisme accompagné de modestie, de courage et d'effort.
Je suis le témoin du Signe, j'ai foi en lui, mais je ne suis pas un idéologue. Je suis aussi un croyant pragmatique. C'est de ma manière de me tenir devant Dieu et d'assumer mes responsabilités, c'est de moi, homme de Dieu, réaliste et responsable de ce que je dis et propose que dépend le mouvement d'Arès.
Je respecte et j'aime fraternellement ceux qui réclament le même statut spirituel pour les tièdes ou pour les froids que pour les bouillants, mais ils idéalisent. Au plan pratique je ne peux pas, pour ma part, idéaliser et je ne les suis pas très bien.
Qui ne sait que ce sont les bouillants, ceux qui ont le tison de la Parole (et de la parole de Mikal, i/12) dans la moelle (Signe xxx/20) qui permettront de cuire les tuiles (Signe 28/26) du toit de la grande maison du monde de demain. Les autres feront sûrement œuvre utile aussi, car il y a tant à faire pour construire cette grande maison du monde changé (Signe 28/7). Il y a du travail, même pour les amateurs, même peut-être pour les "mouches du coche" (rf. La Fontaine) qui nous aident quelquefois à garder notre foi, ne serait-ce que parce qu'ils nous agacent un peu. Nous ne sommes pas anges. [97C59*27/07/2009]
Sur un grand P qui se mesure à la volonté et à l'activité de la foi selon ses moyens et non à la faiblesse apparente de ses outils (mental, intellect)
À une sœur isolée qui se considère pèlerin d’Arès petit p, parce qu’à sa personnalité très réservée s’ajoute le manque d’outils (l’intellect, le mental) mais qui prend part à ce chemin en incarnant un changement sincère, rayonnant d'amour et de paix intérieure, Michel Potay répond :
Je suis très touché par ce message qui me vient de quelqu'un parmi les milliers qui font leur Pèlerinage seuls par la pensée et la prière loin d'Arès, un message qui, en l'occurrence, me vient de l'autre côté de la terre, de Nouvelle Calédonie, une de ces îles de corail dont parle Le Signe (5/6).
Je sais, parce que vous me l'avez écrit plusieurs fois, votre combat intérieur pour la foi, l'amour, la paix, seule au milieu de proches qui sont hostiles à la foi ou méprisants de la foi, plutôt générateurs d'appréhension, de tristesse, de nervosité, chez ceux et celles qui, comme vous, ne partagent pas leur incrédulité.
C'est pour moi un grand bonheur que constater une fois de plus, comme je l'ai constaté chez un grand nombre d'isolés que l'Appel à la pénitence que lance Le Signe n'est pas un appel à des valeurs morales, mais un Appel à ressusciter effectivement, concrètement, de la paralysie ou de la mort spirituelles dans laquelle nous a plongés ce que le monde appelle raison (Signe 26/3) et qui n'est pas la raison, la seule et bonne raison, de retrouver la Vie (24/5).
Pourquoi vous considérez-vous comme n'étant qu'un "pèlerin d'Arès avec un petit p". Je ne vous connais pas assez pour l'affirmer, mais vous me dites : "Vous pouvez compter sur moi..." Vous semblez bien avoir accepté de vous laisser guider par la parole de Mikal (Signe i/12) et de vous rallier à ceux que je suis envoyé rassembler (Signe 24/1). En tout cas, vous suivez mon enseignement et mes conseils de beaucoup plus près que d'autres qui, bien que géographiquement plus proches de moi, sont moins enclins à me suivre en tout. Selon ce que je sais par nos contacts épistolaires ou informatiques, vous ressemblez plutôt à un Pèlerin d'Arès grand P, puisque, si je comprends bien votre présent message, vous avez commencé à "œuvrer dans votre famille", pourtant hostile à la foi, ce qui est souvent la plus difficile moisson qu'on puisse faire. La valeur du Pèlerin d'Arès grand P ne se mesure pas à la faiblesse apparente de ses "outils (le mental, l'intellect)", mais à la volonté et à l'activité de sa foi selon ses moyens. [97C68*31/07/2009]
Sur la complémentarité des grands P et petits p
Cette "question délicate" [celle de la distinction entre Pèlerins d’Arès grand P et pèlerins d’Arès petit p] n'est pas nouvelle. Mais elle est énorme et ne peut être qu'esquissée.
C'est depuis l'origine toute la question de l'Assemblée. La conscience collective ou, plus exactement encore, l'âme collective, la polone. La polone (Signe xxxix/12-13) doit naître, parce que c'est elle seule qui pourra remplacer les ordres : "À mon commandement ! En avant marche ! Une, deux, une deux, une deux !" La marche des troupes humaines a atteint ses limites ; elle a commencé à se diriger nulle part, à tourner en rond.
Pour sortir de cette marche en rond, de ce cercle vicieux qui se refermera sur l'homme et le détruira, il faut une autre civilisation. Les principes dont vous parlez : "organisation et direction", auront un jour vécu au stade civilisateur. Ils ne seront plus utilisables que comme outils d'entreprises ponctuelles et locales, disons, les métiers sans rapport avec la civilisation, comme le travail du bois par exemple : Il faut évidemment des bûcherons pour abattre l'arbre avant que des scieurs le mettent en planches et que des raboteurs lissent celles-ci, puis il faut des menuisiers pour tailler dedans et en faire des tables, des fenêtres, etc.
Mais cet ordre des travaux et des métiers tombe sous le sens. L'intelligence y suffit, quelle que soit la civilisation où la menuiserie se pratique, mais si l'on y ajoute l'intelligence spirituelle, on passe à une autre civilisation une civilisation où l'on ne taille pas les hommes comme des tables et des chaises en partant d'un matériau biologique, comme c'est le cas aujourd'hui. Nous avons vu le nazisme et le communisme traiter ainsi le matériau biologique humain et ils ont échoué. Nous devons créer une civilisation du bonheur naturel, mais non du prétendu bonheur imposé et planifié avec "organisation et direction".
Les frères et sœurs ne sont pas vus comme le matériau biologique dont l'assemblée serait la menuiserie.
C'est de l'intérieur, du cœur, de la foi, de l'âme, bref, de la pénitence de chaque frère et sœur que doivent sortir naturellement la stratégie et l'action, que l'intelligence spirituelle, ravivée par la pénitence, ne fait pas varier en tous sens. L'intelligence spirituelle ne peut pas engendrer une "pagaille" parce que l'enjeu est simple : vaincre le péché ou le mal et établir le bien, et parce que la stratégie et l'action qui en résultent sont très simples et déjà données par le Père : la pénitence elle-même. Il faut rassembler le plus grand nombre possible de pénitents.
Nous ne sommes pas un parti ou une troupe en marche aux accents des trompettes idéologiques derrière un chef, ce qui, comme vous le dites justement, demanderait "organisation et direction" comme dans une menuiserie industrielle.
Je ne suis pas un chef, mais j'ai un chef : le Bien.
Croyez-vous que Dieu soit revenu à Arès pour renforcer les lois et la discipline politico-juridico-policière du système ? Non, il est descendu à Arès pour nous dire que le système a donné son maximum, mais que maintenant il devient le serpent qui se mange la queue et va s'autodétruire. Le Créateur est descendu à Arès pour lancer au monde son Appel aux seules "stratégie et action" qui puissent éviter les grands malheurs à venir à cause des excès des princes, du roi blanc et du roi noir et de la loi des rats, qui ont maintenant dépassé les progrès qu'ils pouvaient apporter et qui commencent à se détruire les uns les autres.
Alors, évidemment, tout est lent. L'homme ne peut pas du jour au lendemain sortir de sa condition de matériau biologique façonné par le système. Les tâtonnements, les ratés, les essais, les changements de direction sont inévitables, mais les Pèlerins d'Arès avec grand P sont ceux qui parient sur les raisons impératives qu'a le Père de les pousser dans la pénitence, dont l'agrégat des pénitences ajoutées aux pénitences formera la polone, la conscience collective, dont sortira une autre humanité. Les autres, les pèlerins d'Arès petit p, peuvent former d'autres entreprises moins radicalisées, parce qu'encore plus ou moins sceptiques sur certains points, mais complémentaires et par là souvent aussi nécessaires. [97C77*04/08/2009]
Sur le Pèlerinage
Le Pèlerinage d'Arès n'a rien d'obligatoire, n'ajoute rien aux mérites de l'âme. L’immense majorité des disciples du Signe n'est jamais venue et ne viendra jamais à Arès, ce qui n'enlève rien à leur foi et à leurs mérites. Le Pèlerinage d'Arès n'est une nécessité qu'à la mesure de la conscience personnelle et n'est possible que si on a les moyens et la liberté de faire le voyage.
Par ailleurs, personne n'est exclu du Pèlerinage, s'il répond aux questions simples qui lui sont posées à l'entrée et si son comportement est de respect pour le lieu et la prière des autres. L'accueil à l'entrée du Pèlerinage est fait pour éviter que de gros problèmes causés par des perturbateurs par le passé ne se reproduisent. Je dois assurer la paix de tous les pèlerins et le respect dû à ce saint lieu. [97C06*13/07/2009]
Sur Agar, grande femme de la Bible
Agar, aussi orthographié Hagar, était tout simplement la maman du premier fils d'Abraham, Ismaël (Genèse 16/1-15).
Je fus heureux que mes enfants, Nina et Gérard, donnent à leur fille le nom d'Agar, que nos frères juifs et chrétiens ont oublié ou méprisé simplement parce qu'Agar était égyptienne et non juive et, de plus, servante et non patronne. Mais ne partagea-t-elle pas le lit d'Abraham, ne fut-elle pas aimée par l'ami de Dieu ?
Chacun ou chacune de nous n'est-il ou n'est-elle pas l'Égyptien ou l'Égyptienne de quelqu'un ?
Mais qu'était Abraham à l'époque ? Un juif ? Non. Le judaïsme n'existait pas. Il n'existerait qu'à partir de Moïse, sept à huit siècles plus tard. Abraham n'était qu'un "bougnoule" venu de la région située entre le Tigre et l'Euphrate, un ancêtre de nos frères irakiens, appelé par son Créateur à un grand voyage en Cannan. Qu'avait-il de plus qu'Agar, sinon des chameaux, des ânes et des chèvres, tandis qu'elle était une employée ("servante") à son service ?
Agar est une grande femme de la Bible, à laquelle nos frères musulmans ont rendu hommage, un nom symboliquement plein de sens spirituel. [97C13*14/07/2009]
Sur Condorcet (1743-1794)
Un commentateur évoque Condorcet à l'époque où, traqué par la Convention, il devait fuir les agents chargés de l'arrêter et de le conduire à la guillotine. Son crime : avoir défendu l'abolition des inégalités entre individus et entre nations, et cru en la perfectibilité de l'homme, idéaux que Le Signe rappellera plus tard. Michel Potay répond :
Il se trouve, mais ce n'est qu'un hasard qui au passage rattrape sur un point mon ignorance générale sur une multitude d'autres points, que je connais Condorcet, grand ami de Voltaire et dont Rousseau rêva de devenir l'ami.
Condorcet, dont tant de rues de nos villes portent le nom sans que les Français en général sachent qui il fut. Un grand savant (mathématiques), certes, mais, tout marquis qu'il était, un membre de la Convention Révolutionnaire dont il fut banni avec tous les Girondins. Je crois que "l'hymne" dont vous parlez est plutôt un livre : "Histoire des Progrès de l'Esprit Humain" ou quelque chose comme ça, dont je n'ai lu que des citations, mais dont je connais le thème : Une espérance grandiose dans le progrès invincible du bonheur humain.
On parle peu de Condorcet aux élèves de écoles, parce qu'il attribuait toutes les erreurs et tous les maux de la société humaine aux institutions : religion, politique, cours de justice, etc., et que cela ne fait pas, cela va sans dire, l'affaire des gouvernements dont les ministres de l'Éducation nationale sont des défenseurs, s'il en est, des institutions.
Oui, il y a chez Condorcet quelque chose qui annonce Le Signe et le mouvement des Pèlerins d'Arès, dont vous parlez avec un très bel à-propos. [97C14*14/07/2009]
Sur le pragmatisme de l’amour et du Bien
En philosophie, le pragmatisme est une doctrine selon laquelle le seul critère ou valeur effective de la vérité, d'une idée, d'une théorie est sa valeur pratique, son utilité.
Qu'est le "Sermon sur la Montagne" de Matthieu (Bible) sinon un pragmatisme ? Le pragmatisme de la pratique de l'amour, du pardon, du non-jugement, de la paix, des rapports très simples entre l'homme et son Créateur.
C'est bien parce que le pragmatisme du "Sermon sur la Montagne" (Matthieu ch.5 à 7) ne justifiait pas une institution ecclésiastique — ses principes très simples ne demandaient aucun intermédiaire sacramentel et interprétatif clérical entre l'âme et son salut — que les ambitieux qui ont fondé l'église se sont jetés sur Jean et Paul. C'est bien aussi pourquoi, certainement, le Créateur rappela dans Le Signe que les livres de Jean et de Paul n'étaient pas la Parole de Dieu (16/12, 35/12).
Êtes-vous bon et encouragez-vous le monde à devenir bon ? Qu'avez-vous alors besoin d'une religion, d'un credo, pour faire votre salut et le salut du monde ?
Si Le Signe dit cela plus longuement, c'est parce que le Père, le Sage, sait que l'esprit humain s'est terriblement compliqué et fondé sur des critères compliqués qui font l'affaire des "intellectuels et théologiens", les experts dont le monde croit ne pas pouvoir se passer. C'est aussi parce que le Père veut signifier aux "intellectuels et théologiens" qu'il n'est pas ignorant de l'Histoire et des religions et qu'il est parfaitement conscient des étapes tumultueuses qui ont conduit l'humanité à son état de péché actuel. Parlant du tumulte humain, Le Signe ne pouvait être lui-même qu'un peu tumultueux, mais le Fond reste très simple. De même, on ne peut pas regarder un film dont on ne verrait que le commencement et la conclusion, il faut un déroulement entre les deux pour bien comprendre la relation entre le commencement et la conclusion.
Les Pèlerins d'Arès avec un grand P s'engagent entièrement dans ce pragmatisme du Bien. Les pèlerins d'Arès divers s'y engagent à des niveaux moindres et plus personnels. Cette distinction aussi est pur pragmatisme. [97C18*15/07/2009]
Sur un même besoin de Pèlerinage
Je ne vois pas en quoi une souffrance spirituelle empêcherait de venir au Pèlerinage. Bien au contraire. Nous avons tous besoin du Feu plus que jamais !
Il n'existe pas de foi parfaite et satisfaisante. Pourrait-on imaginer que je ne fasse pas mon pèlerinage sous prétexte que je serai insatisfait de moi ?
La foi n'est jamais accomplie parfaitement. Elle n'est qu'ascension vers les Hauteurs.
Il existe deux types de tension, d'ascension si vous préférez : Celle du petit reste qui s'efforce de faire l'ascension avec moi, et celle des autres qui font leurs ascensions ou suivent leurs tensions personnelles ou particulières. Les deux, de toute façon, ont besoin du Feu, recherchent la force contre le mal. [97C19*15/07/2009]
Sur la nuance entre mobilisateur et provocateur dans le texte d’un tract
À un frère dont le projet de tract* a été jugé trop provocateur par d'autres missionnaires de son assemblée, Michel Potay répond :
Dernièrement j'ai invité les frères d'une de nos grandes missions de France à ré-écrire leur tract-bateau, bien fait mais plutôt modéré, dans un sens plus "musclé", plus mobilisateur.
"Sois prêt" ne me semble pas avoir été utilisé. Votre tract ne me paraît pas provocateur.
Des tracts provocateurs, j'en ai utilisé moi-même dans les années 70, mais j'ai arrêté. Je me rendis compte qu'il ne fallait jamais citer les autres comme des contre-exemples du Pèlerin d'Arès.
Notamment, j'avais un tract qui disait, en gros, par inexpérience et manque de réflexion :
"L'illumination des prêtres et le rationalisme inverse des politiques et des scientifiques ne sont pas sources de vérité !
La Vérité se trouve ailleurs : dans le cœur d'un homme résolu à être bon..."
ou quelque chose comme ça.
J'avais déjà distribué un bon nombre de tracts quand je réalisai que je portais là un jugement direct sévère sur tous les prêtres, tous les politiciens et tous les scientifiques et cela pouvait non seulement provoquer chez eux des réactions violentes, mais faire du tort au message même dont j'étais porteur (j'étais à peu près le seul missionnaire, alors).
Il ne faut pas être un polémiste, mais un requérant vigoureux, oui !
Un vigoureux Appel qui, certes, ne mobilise pas la masse — les formules moralisatrices molles ou sociales la mobilisent encore moins, c'est démontré —, mais qui a une chance de mobiliser des hommes et des femmes "qui en veulent", comme on dit, des futures âmes du petit reste, oui, n'hésitez pas à les utiliser. C'est en effet, comme vous l'avez bien vu, le ton même du Signe !
Les frères qui vous recommandent plus de modération n'ignorent sûrement pas que ce ton d'Appel vigoureux est authentiquement arésien, mais il y a probablement en eux le sentiment mélangé d'une certaine peur sociale et d'une certaine conscience qu'ils ne sont pas prêts pour recevoir des hommes et des femmes "qui en veulent", qui risquent même d'être plus radicaux qu'eux, les anciens. Mais si vous vous sentez de taille à ouvrir vos bras à des âmes fortes et conquérantes, c.-à-d., à suivre vos prosélytes, pourquoi pas ? C'est mon souhait le plus vif.
* Texte du tract : Sois prêt ! Que préfères-tu ? Subir ce monde de mal ou subir les difficultés d'aimer, pardonner, être libre ? Le monde ne changera que si tu commences par changer ta vie et à appeler les autres à changer leur vie. [97C25*16/07/2009]
Problème de longueur
À un frère à qui la réponse au commentaire précédent a inspiré un tract*, Michel Potay répond :
Ce tract* est peut-être un peu long. Un Appel sur tract doit être bref, Ce n'est pas une déclaration lyrico-solennelle déclamée devant un public condamné à écouter au pied de la statue de l'Engagement Arésien (magnifique statue monumentale que nous sculptera un jour l'un de nos artistes) le jour de son inauguration, mais un Appel sur un papelard que le passant lorgnera en trois secondes avant de le jeter ou de le fourrer dans sa proche. Tout y est juste et nécessaire, mais pour le passant qui lorgne il y a au moins deux lignes de trop... Il n'arrivera jamais au bout, et puis, lui, le lorgneur avec ses gros pieds sur terre, croyez-vous qu'il fasse une réelle relation entre votre lyrisme et ce que Dieu attend de lui au ras de la terre ?
Il faut tester ce genre de tract oui, sans aucun doute, mais il y manque peut-être aussi quelques mots qui volent certes moins haut que les idées sublimes que vous y avez mises d'un bout à l'autre, mais qui soient plus proches de la terre et des réalités lourdes immédiates, notamment la réalité de votre existence charnelle et matérielle d'humain qui l'invite à le rejoindre.
Ce n'est pas facile de rédiger un tel tract en mêlant la grandeur des termes et l'invitation à nous rejoindre au ras des pâquerettes, parce que c'est là que les pâquerettes, c.-à-d. les pauvres humains, sont justement en train de faner, de laisser leur place aux horties.
Je n'ai pas le temps d'y travailler en ce moment, mais vous pourrez sûrement vous en sortir tout seul.
*Texte du projet de tract :
En titre : « L’APPEL »
en sous-titre « Redresse-toi homme Debout »
Toi qui a soif de vérité
Qui croit encore en l’Amour et la Justice, qui sais que seul le bien vaincra le mal.
Toi qui sais que les actes comptent plus que les idées, que le pardon et l’équité valent mieux que les lois et les discours.
Toi qui te tournes vers le ciel, entend l’Appel du Père de l’Univers.
Un peuple libre et souverain se lève
Rejoins-le ! [97C30*17/07/2009]
Sur les familles d’affinités
Je souhaite l’éclosion de familles d'affinités dans les groupes locaux, notamment quand il est évident que tout le monde n'a pas la vocation d'être dans le petit reste, mais que la petitesse du groupe ne permet pas des adresses et des activités séparées et contraint à la cohabitation et au coexercice de la moisson.
Si ces familles d'affinités ne se forment pas dans le groupe,
d'une part, les vocations différentes entre les sous-groupes ne peuvent pas vraiment s'épanouir et devenir efficaces même au sein du petit reste dont les vocations ne sont pas forcément homogènes (âges et expériences de la vie différents, projets missionnaires différents, vitalités bien tranchées, etc.),
d'autre part, les moins strictement fidèles à tous les termes de la Parole d'Arès et à la parole de Mikal (Signe i/12) s'imaginent vivre sous les reproches des plus fidèles (le petit reste local). De là à trouver que le petit reste local est fait d'hypocrites ou d'esprits retardés, pharisaïques, etc., il n'y a qu'un pas, qui a été parfois franchi, hélas. De là des abandons, des départs des moins stricts qui pensent que si l'on n'est pas strict, on n'a rien à faire dans le groupe local.
L'idée des familles d'affinités est de rendre supportable la coexistence de frères des vocations différentes sans que les uns aient l'impression d'être, par exemple, des sous-spirituels ou des alanguis et les autres l'impression d'être des enflures de spirituels ou des superdynamiques agaçants ou des donneurs de leçons et de peser sur les précédents.
Ce projet de familles d'affinités n'a pas encore été bien compris, mais ça viendra.
[97C26*17/07/2009]
Sur les "béni-oui-oui"
Quant au terme "béni-oui-oui" je l'emploie par référence à certains qui reprochent à d'autres de rappeler trop souvent : "Le Frère Michel a dit (ou a recommandé ou a demandé) ceci ou cela," et qui qualifient ces inconditionnels du Frère Michel de béni-oui-oui. Donc, je me range moi-même dans la famille d'affinités des "béni-oui-oui", car, même si j'aime d'un amour fraternel égal et si je me garde de juger les non béni-oui-oui ou les anti-béni-oui-oui, ce n'est évidemment qu'avec les béni-oui-oui que je peux développer mes propres projets.
Tout cela est simple et tombe sous le sens. [97C26*17/07/2009]
Sur une réalité spirituelle nouvelle, qui ne peut évoluer que lentement
À un commentateur qui, observant ses limites personnelles et celle d’une assemblée qui a laissé le Prophète seul pour tout faire durant toute ces années, s’inquiète du moment où celui-ci disparaîtra, Michel Potay répond :
Ce que vous dites est vrai dans l'ensemble, mais ne tient pas compte de la très surprenante réalité qu'a placé devant le cerveau humain Le Signe. Il y a seulement 35 ans — c'est si peu à l'échelle de l'Histoire — il a pris de court des hommes et des femmes conditionnés à des relations de total asservissement tantôt à un pouvoir extérieur, tantôt à leur propre individualisme, deux cas apparemment opposés mais fondamentalement similaires quant à l'absolue dictature du pouvoir ou de l'individualisme. Ils n'arrivent que très lentement à se délivrer de l'un ou de l'autre dictateur, parce que ces hommes et femmes n'étaient nullement préparés à une situation complètement différente : un mariage spirituel consenti et fécond avec un prophète dans un esprit de volonté libre et lucide de changer... de tout changer.
Changer fondamentalement les rapports humains dans l'intérêt collectif de l'humanité demande... que dis-je ?.. exige une capacité d'auto-organisation, d'autodiscipline et un amour évangélique très poussé, dont l'homme a perdu le contrôle depuis Adam (Signe 2/1-5). Quelques-uns parmi nous ont quand même compris cela et ont appliqué à leur existence et à leur vie d'assemblée ce principe qui fait, malgré sa rareté, toute la force de l'assemblée, à savoir que sa polone, son âme, l'ha du peuple (Signe xxxix/1-13), ne naît qu'au centre d'une Lumière dont la lumière du prophète est une composante indissociable (Signe i/12). Vouloir garder la Lumière en soufflant la lumière du prophète est souffler la Lumière de Dieu. Jamais le croyant n'avait été informé qu'il pouvait, et pouvait de plein droit même, faire taire Dieu d'une part et que, d'autre part, faire sienne la Parole de Dieu (c'est cela L'accomplir, 35/6), mais non lui obéir comme un esclave, était la condition du retour en Éden. Cette liberté-là, les hommes d'aujourd'hui ne savent absolument pas la manipuler encore.
C'est métaphysiquement une situation de partage Dieu/humanité et prophète/humanité très nouvelle pour notre humanité d'esclavage. Cette situation ne peut qu'évoluer lentement, mais elle évolue.
C'est pourquoi je ne suis pas aussi pessimiste que vous. [97C32*18/07/2009]
Sur l’héroïsme et sa gestation
N'oubliez pas que c'est presque toujours quand l'humain est confronté, défié, qu'il devient un vrai héros. L'héroïsme peut être préchauffé mais il n'est lui-même que dans l'ébullition des événements. En vous exposant à être confrontée, défiée, mise à l'épreuve, vous trouverez peut-être tout à coup au fond de vous, face au défi, les ressources nécessaires pour vous dépasser et même pour épater (avec mesure et amour fraternel) les nouveaux venus, parce que surgiront peut-être en vous les effets d'années de foi, de préparation psychiques à ce moment d'héroïsme.
Jésus aurait-il montré son héroïsme face au Sanhédrin, à Ponce Pilate et la croix, s'il ne s'était préparé par des années de prédication prophétique qui, après tout, n'était que mots ? L'essentiel est de ne pas dépasser la mesure. [97C33*18/07/2009]
Sur les épreuves qui peuvent préparer
À un commentateur éprouvé par la vie, profondément scandalisé, désespéré et grossier de surcroît, Michel Potay répond :
En général, je ne publie pas ce genre de commentaire grossier. Je me suis permis de corriger votre message qui ne manquait pas de... disons... de pittoresque. Je fais une exception pour vous, Hip-hop, parce que l'évocation de la condamnation subie par votre "honnête homme" de père pour avoir volé au secours d'un "gamin pris dans le tourbillon d'un barrage" m'a profondément ému.
Je n'ignore pas du tout que les grandes iniquités portent beaucoup de mes frères humains à ne pas croire au bien et à tomber dans le cynisme, mais pour en arriver là il fallait auparavant qu'ils s'imaginent que la loi et la justice des tribunaux étaient le bien. Cette déception, nous Pèlerins d'Arès ne risquons pas de l'avoir, car, même si nous ne jugeons pas (au sens évangélique, Matthieu 7/1) les juges, qui sont des hommes entraînés par le tourbillon du système comme le gamin que voulait sauver votre père dans le tourbillon d'un barrage, nous n'attendons pas des tribunaux la justice au sens que nous donnons à ce mot.
Ce ne sont pas toujours ceux qui se vautrent dans de grosses turpitudes (je vous soupçonne d'en rajouter un peu quand même pour me faire suffoquer d'indignation en croyant que je n'en ai pas entendu d'autres) qui sont les moins capables de grandes pénitences
Je crois même que l'épreuve qui vous a scandalisé vous permettrait de comprendre Le Signe bien mieux que beaucoup que la vie n'a pas assez éprouvés pour qu'ils comprennent vraiment que le mal menace ce monde. [97C34*18/07/2009]
Sur notre mission, difficile mais pas impossible
À un commentateur convaincu que le mal est le vrai problème du monde, mais sceptique quant à la capacité des Pèlerins d'Arès à le transformer, au motif que leur action, comme eux-mêmes, restera forcément imparfaite (grands P comme les petits p), Michel Potay répond :
Vous parlez du mal sous divers aspects, tous vrais, mais insuffisants.
Insuffisants, parce qu'il y a ce plus grand mal encore, que vous oubliez d'évoquer : L'homme a perdu l'amour du prochain, ne sait plus s'identifier à son prochain, ne connaît plus le partage intériorisé des maux ou des joies de l'autre.
On parle avec compassion de la faim qui tourmente les autres, en Éthiopie, au Soudan, par exemple, mais on ne partage plus cette faim au dedans de soi. La faim reste la faim lointaine de l'autre comme le cancer est celui qui ronge l'autre, ce n'est plus ma faim (de justice, de bonheur, de bien-être pour l'autre car si l'autre n'est pas heureux comment puis-je l'être ?), ce n'est plus mon cancer virtuel et douloureux réellement ressenti parce que ce qui est insupportable à mon prochain ne peut que m'être insupportable à moi, si j'aime vraiment mon prochain. Inversement, comment me réjouirais-je du bonheur de mon prochain, si je ne le partage pas en moi ? Les compliments et félicitations que je lui adresse ne sont que formalités. C'est pourquoi il n'y a pas de réelle recherche du bonheur dans les projets religieux ou politiques du monde.
Ce qu'il y a de plus terrible dans ce monde moderne c'est l'absence d'amour, l'absence d'identification à l'autre. Comme la prière est identification de la créature avec son Créateur, sa soudure au Créateur : Prononcer Ma Parole pour L'accomplir, voilà la vraie piété (Signe 35/6), aimer au sens évangélique, c'est la soudure avec l'humain. Sans soudure, on ne connaît plus que des relations contractuelles et/ou légales.
L'humanité a poussé son système au pire ou, disons plutôt, au stade juste avant le pire — juste avant le péché des péché (Signe 38/2) — le pire stade que le système ait jamais eu jusqu'à présent : le rationalisme décrété et décrétant en tout pour tous. De ce fait, l'humanité présente se trouve les mains vides face au mal. C'est pourquoi elle n'ose plus parler du mal en soi, mais parle "d'injustice sociale, de faim dans le monde, de sous-développement, d'atteinte aux droits de l'homme, de pollution" et j'ajoute : de délinquance, de non-régularisation, etc., parce qu'il lui paraît (à tort) possible de pallier définitivement par des mesures concrètes, des lois appliquées, des techniques nouvelles, à la régularisation de tout.
Le mot mal n'est plus utilisé ; le système en le taisant fait penser que ce n'est plus qu'un terme archaïque, voire même de sorcellerie ou de superstition.
À la base : la crise de l'homme ! Autrement dit, l'homme perd son humanité parce que les décideurs du système en sont arrivés à la conclusion qu'il est "moderne" et vraiment "social" de refaçonner l'humain en un robot obéissant à des règles et des lois, mais non plus à l'amour et à la recherche du bien.
Vous parliez de mal, dont le monde n'a plus notion et c'est vrai, mais c'est la même chose pour le bien.
Avant, il n'y a pas si longtemps, on pouvait dire que si le bien avait disparu, c'était la faute à Mussolini, Hilter, Staline ou au capitalisme avide, aux multinationales, etc. Mais nous voyons bien aujourd'hui que ces serpents-là ont disparu ou vont disparaître, transformés en autre chose, en araignées, en scorpions ? Bref, leur venin est toujours là. Pourquoi ? Parce qu'il circule dans notre sang. Mussolini, Hitler, Staline, le capitalisme avide et les multinationales, c'est nous. L'humanité est solidaire de ses calamités comme de ses bienfaits, de ses erreurs, perversions et horreurs comme de ses traits de génie, magnanimités et vertus. C'est bien pourquoi il nous faut faire pénitence de nos propres péchés par la recherche du bien, mais aussi, par là, des péchés des autres qui sont aussi les nôtres.
L'impuissance devant le mal vient de la disparition des valeurs de pénitence... un mot devenu totalement ridicule, signe de refoulement bigot, aux oreilles d'une humanité conditionnée par le parler et les tours de pensée politico-médiatiques qui ont totalement appauvri l'intelligence, au point qu'elle n'est plus qu'un faible lumignon (Signe 32/5). Réhabiliter ce mot, pénitence, dans le sens que lui donne Le Signe est une de ces choses qui rendent notre mission aussi difficile que nécessaire.
Pénitence... oui, tout est là, mais c'est maintenant tellement loin de la conscience de l'humain lambda, c'est loin même chez nous, censés être pénitents ! Hier soir au Pèlerinage, dans l'exèdre de la Maison de la Ste-Parole, dans un conciliabule à voix basse avec une sœur, je rappelais à celle-ci la mission de Jean Baptiste qui, déjà, il y a deux mille ans, appelait : "Faites pénitence..." (Matthieu 3/2) et "Produisez (en vous et dans le monde) les fruits de la pénitence..." (Luc 3/8), et cette sœur eut ces mots de surprise : "Ah bon ? C'est ce que disait Jean-Baptiste ?" Et, quasiment stupéfié en dedans de moi, je me dis que cette sœur n'avait pas dû souvent ouvrir la Bible et s'intéresser à la vie de Jésus. Puis, l'instant suivant, je me dis que, cependant, cette sœur avait assisté de fin 1995 à début 1997 à mon enseignement à l'Espace des Peupliers à Paris... Je ressentis au fond de moi la triste contrition de celui qui n'a pas été entendu ou qui n'a pas su se faire entendre et qui, peut-être, a échoué dans sa mission. Je me dis que cette sœur après quelque vingt ans (un peu moins peut-être) passés parmi nous n'était encore qu'un pèlerin d'Arès avec petit p, car comment une personne si peu curieuse de la Parole peut-elle être moissonneur, c.-à-d. apôtre ? Et je me dis simultanément que je manquais d'espérance et qu'elle pourrait peut-être susciter des pénitents mieux que je ne le fais moi-même, bien que je sache et qu'elle ignore ce que prêcha Jean Baptiste.
Tout m'appelle donc à la plus extrême humilité. Ici, j'en viens à craindre que cette humanité ne découvre pas de sitôt les sens de mots comme mal ou pénitence, parce qu'elle a totalement perdu l'humilité justement, l'humilité qui est source de lucidité.
L'état de surdité et d'arrogance du monde est un triste constat, nul doute.
Il n'empêche que notre mission doit toujours partir de l'idée qu'en parlant spirituellement à un homme on en tire des réactions spirituelles. Idée totalement illusoire aux yeux du monde, parce que l'expérience semble bien démontrer que cette idée est fausse. Eh bien, l'expérience est une des faces du mal dans le monde, car ce n'est pas parce que 999 individus ne réagissent pas à notre discours spirituel sur 1.000 individus approchés que la vie spirituelle n'a jamais existé et n'existera jamais. Ce n'est pas parce qu'il y a des délinquants détenus dans nos prison surpeuplées que ces prisonniers ne sont pas fondamentalement des êtres bons et libres au dedans d'eux, des êtres fondamentalement faits pour le bien et la liberté. C'est la liberté la vérité de fond, mais non la prison qui n'est que vérité transitoire. C'est le bien la vérité de fond, mais non la délinquance condamnée par un tribunal qui n'est que vérité transitoire…
Si notre mission perd tout espoir de changer le monde, parce qu'elle déambule entre les tombes d'un immense, mondial cimetière spirituel, elle perd notion d'une vérité fondamentale, à savoir que, ainsi que je l'ai déjà dit et écrit maintes fois, les moissonneurs sont des ressusciteurs. C'est un des aspects de notre image et ressemblance du Créateur.
Le mal dans sa forme la plus spécifique du modernisme vient globalement du remplacement de l'homme naturel, qui est inévitablement spirituel, par l'homme abstrait, l'homme réduit par la puissance d'abstraction du rationalisme qui s'imagine être concrétion, puissance concrète, et qui n'est qu'intellectualisme au sens le plus fabriqué, le plus déshumanisé du mot. De là le triomphe écrasant de la bureaucratie dans le monde, en France particulièrement. De là l'antibureaucratie qu'est l'assemblée des Pèlerins d'Arès en dépit des défauts qu'elle a sans aucun doute dans cette génération. [97C35*19/07/2009]
À un homme qui s’intéresse à la pensée du Prophète mais ne croît pas du tout au Signe
À un commentateur sceptique quant au Signe, mais convaincu de l'honnêteté de son Témoin et sensible à la profondeur de sa pensée, telle qu'elle ressort de ses écrits et de son blog, Michel Potay répond :
Vous posez deux questions. L'une concerne les Pèlerins d'Arès : Forment-ils la race ou la culture qui permettra la mise en application de ce projet simple [de la bonté] ? L'autre concerne la réalisation pratique de ce projet, comment je le vois.
Si vous "oubliez le spirituel", il n'y a pas de réalisation possible. C'est comme vouloir puiser à un puits (b'hêr) sans Eau (xxvi/7). Or, vous avez bien raison de parler d'un effondrement prévisible du système actuel, effondrement d'ailleurs annoncé dans le verset qui suit celui que je viens de citer : L'or pourrit, le feu s'éteint, etc. (xxvi/8-11).
Parler des Pèlerins d'Arès comme étant la race (Signe xii/5) qui remplacera les races et comme l'anticulture qui remplacera les cultures ? Je ne suis pas sûr que nous parlions des mêmes choses, puisque Le Signe ne vous "intéresse pas". Où est le terrain commun pour nous comprendre l'un l'autre ?
Acceptez Le Signe au moins comme postulat ! Pour cela, relisez-le attentivement.
Ne vous "demandez pas ce qui a bien pu m'arriver" à Arès. C'est très simple et écrit noir sur blanc : J'ai vu et entendu Jésus en 1974 et j'ai en 1977 entendu le Créateur et vu les manifestations de sa puissance qui l'accompagnent quand il s'exprime à l'homme sur terre.
Pourquoi accordez-vous du crédit à ma "philosophie" mais pas à mon témoignage ? Qu'est-ce qui vous bouche la vue à ce point ?
Parler de race au sens que vous donnez probablement à ce mot, alors que Le Signe fait de ce mot l'antithèse de ce que vous voyez en lui, est difficile de la part du témoin que je suis qui s'est rendu libre (Signe 10/10) des préjugés racistes. Disons, concernant les Pèlerins d'Arès, qu'ils m'apparaissent comme les hommes de bien qui apporteront leur contribution la plus spécifique, la contribution du "spirituel" que vous voudriez "oublier", au patrimoine de bonté quand l'humanité l'aura hérité de tous les hommes de bien, Pèlerins d'Arès ou non, petit reste ou reste.
Je suis plutôt triste de vous voir n'attendre des Pèlerins d'Arès que ce que les historiens rationalistes disent attendre du christianisme : des progrès moraux, le sens de la charité, etc., en "oubliant" comme vous "l'oubliez" que le christianisme — dont les Pèlerins d'Arès se réclament dans sa forme pure, non ecclésiastique et non théologique — a puisé son amour du prochain dans sa foi, sa confiance que le Tout Autre existe et que l'homme en vient et y retournera. [97C36*19/07/2009]
Sur l’admission des Pèlerins à Arès
À un commentateur qui demande si "Tout pèlerin est admis sous condition de respect du lieu et de sa signification, même s'il ne partage pas celle-ci, et quelles que soient ses convictions et intentions intimes. Même quelqu'un du reste, ne s'estimant pas Pèlerin d'Arès mais croyant dans Le Signe, peut venir à Arès ? Il ne sera pas rejeté ? En êtes-vous sûr ?", Michel Potay répond :
J'en suis absolument sûr. Cela a toujours été, depuis 34 ans qu'existe le Pèlerinage.
Ces consignes sont rigoureusement respectées au "portail" assuré actuellement par notre sœur Ghyslaine de Paris et une petite équipe d'accueil — laquelle change chaque jour —, cela est expressément dit dans diverses informations sur le Pèlerinage, notamment dans les entrées de ce blog #0031 du 21 juin 2006 et #0062 du 25 juin 2007 (que je vous recommande de lire attentivement), où il est écrit :
"[...] Mais aussi n'importe qui d'autre, même incroyant, pourvu qu'il ne vienne pas en curieux et donne un sens à sa visite s'il déclare son respect du saint lieu d'Arès, du Signe, de la Bible et du Coran, et s'il admet que l'amour du prochain et le pardon des offenses sont les clés du bonheur [...]"
Ce "portail" forme évidemment un filtre à l'entrée, que les susceptibles estiment discriminatoire avant même d'en vérifier le bon esprit. J'ai dû créer ce "portail" par nécessité pour épargner à notre saint lieu les visites de journalistes et d'agents d'associations "antisecte" très malintentionnés, mais surtout de perturbateurs et même de profanateurs venus par la passé faire du scandale à grands cris dans la salle des Théophanies ou se livrer à des actes de vandalisme en croyant effectuer ainsi une œuvre purificatoire.
Tous les ans nous avons les visites de Catholiques, Protestants, Juifs, Musulmans, Humanistes ou autres, certes en petit nombre, qui ne répondent pas oui aux deux premières questions posées, mais qui répondent oui à la troisième : Celle concernant le respect des lieux. Ils sont acceptés sur ce saint lieu pourvu qu'ils le respectent et respectent les convictions de tous les pèlerins présents. [97C39*20/07/2009]
Sur la solitude du pèlerin, liberté bienvenue ou désarroi ?
Le Créateur par Le Signe ne donne pas de directives précises concernant la prière sauf deux :
La récitation de Père de l'Univers, prière des pécheurs (12/4) — pécheurs nous le sommes tous —
et la recommandation : Prononcer ma Parole pour L'accomplir (dans la vie en général), voilà la vraie piété (30/11).
Cette dernière indication est si simple, mais si fondamentale, que nombreux sont les pèlerins d'Arès nouveaux qui, n'ayant pas pu poser de questions à une mission locale, sont en plein désarroi.
La liberté, et singulièrement la liberté de prier, n'est en effet pas facile à assumer dans un monde qui a tout prévu pour nous et qui nous ordonne en toutes choses par la tradition, la culture, les mœurs, etc.
Pour cette raison je propose à ceux qui ne savent pas que faire suivent, quant aux formes, ma prière personnelle qui est indiquée dans les petites brochures sur le Pèlerinage édités depuis 1979.
La solitude dans laquelle est laissé le nouveau pèlerin dans la salle des Théophanies lui permet de découvrir une solitude plus essentielle que ce qu'on appelle normalement solitude dans la vie courante. Elle exclut l'isolement complaisant de l'individualisme et elle ignore en même temps la recherche de ce qui se fait ailleurs. On n'est là ni en dedans de soi ni en dehors de soi, on est dans un état d'identification au Créateur venu parler là, parce qu'on est son image et ressemblance (Genèse 1/27).
Celui ou celle qui se trouve face au lieu où le Père est descendu parler aux hommes en 1977 ne devrait donc avoir pour premier réflexe que celui-ci : Lire Le Livre ou lire dans Le Livre (deuxième partie de Le Signe) puisque c'est sur ce lieu même que Le Livre a été dicté au témoin. Donc, au moins, on revit à travers Le Livre ce que le témoin a vécu sur le lieu même. Or, bizarrement, ce n'est que très rarement, je dirais même, ce n’est quasiment jamais, que le nouveau pèlerin à ce réflexe. Comme quoi, il ne sait pas en fait pourquoi il est là, puisque c'est dans Le Livre que le Pèlerinage est institué : Appelle les frères et les frères... (Signe xLi/1-13).
Bien sûr, Le Livre n'est en somme qu'une introduction, introduction par la fin, à toute la Parole et il faudra que le pèlerin, s'il prend le sentier qu'empreinte le petit reste, lise aussi L'Évangile Donné à Arès, le Coran, la Bible.
Bien sûr aussi, la prière sur le saint lieu d'Arès a une autre nature essentielle : l'infinitude.
Infinitude, parce qu'on ne vient pas à Arès prier d'une certaine façon le temps de son séjour au Pèlerinage, mais la prière qu'on s'apprend à faire ou qu'on se réapprend à faire là n'est qu'un fragment de la prière qu'on prononce ou prononcera toute sa vie. La prière a la nature de l'infini et à Arès on n'en voit, en somme, que le côté le plus facile, puisqu'on vient là pour prier spécifiquement, alors que dans la vie courante la prière paraît plus insolite, moins adaptée, plus vite oubliée ou négligée, donc. La nature infinie ou l'infinitude de la prière signifie que le Pèlerin d'Arès, dès lors qu'il est Pèlerin d'Arès, est incapable d'y mettre fin, fait de la prière jusqu'à son dernier souffle un lieu de Mémoire sans fin — Mémoire de ce qu'il accomplit et qui demande toute une vie et même plus —, un lieu de travail à la pénitence personnelle et au Champ de Dieu (moisson) dont l'inachèvement dans une seule vie impose à celui ou celle qui prie de se dire : Je dois aussi transmettre. Ce qui explique que le Pèlerinage est aussi une pépinière de moissonneurs, d'apôtres.
L'infini de la prière, laquelle atteint son paroxysme au Pèlerinage, que ce Pèlerinage se fasse à Arès où ailleurs, du 21 juin au 15 août ou n'importe quand, notamment chez soi pour ceux qui ne peuvent pas venir à Arès, l'infini de la prière, c'est l'infini de l'âme du pénitent.
En dehors de cela, la prière n'est rien... disons plutôt qu'elle n'est pas grand-chose : des mots, une glorification, une supplication, bref, une prière religieuse, pour respectable qu'elle soit. Alors, le mieux, quand le frère ou la sœur d'accueil à l'entrée de la salle vous a accompagné devant le cadre de bois qui marque le lieu où parla le Créateur, le Père, en 1977, si vous n'avez pas encore notion du vrai rapport de la prière à la Parole, c'est de vous asseoir sur un siège ou en tailleur et de ne rien dire sinon quelque chose comme : "ô mon Créateur, venu là me parler, je ne sais pas très bien quoi faire et quoi dire ici, mais je sais que Toi, Tu l’as fait et Tu l'as dit. Alors, en attendant que j'apprenne ce que Tu es venu m'enseigner, laisse-moi jouir de ce moment privilégié où je suis ici. Que me joie d'être ici soit le commencement de ma prise de conscience, que je croyais avoir commencée et qui, je m'en aperçois par ma gaucherie, demande quelque chose d'autre pour vraiment commencer, pour vraiment commencer à me reconstruire, à me recréer moi-même." [97C42*21/07/2009]
Sur la lumineuse humilité
Ce thème de l'amour du prochain, je l'ai pourtant développé sans cesse et sur tous les tons depuis 1974.
Et vous semblez le découvrir "de façon extraordinaire" cet été dans ce blog, un peu comme si c'était la première fois.
Comme quoi, le Créateur a bien eu raison de me dire : Ne te lasse pas de lui parler (au Peuple de Dieu) (Signe 26/15).
Dans un récent dialogue entre frères, l'un d'eux disait en substance et sur le ton lassé de l'homme qui entend pour la centième fois la même chose : "Le frère Michel a déjà dit ceci, cela..." Mais ce frère, qui est parmi nous depuis plus de vingt ans et qui semble espérer de ma part des propos nouveaux comme on espère d'un poète des idées nouvelles ou d'un cinéaste des scénarios originaux, a-t-il mis en application ce que j'avais "déjà dit" ? Je ne suis ni un poète ni un cinéaste. [97C43*21/07/2009]
Nous avançons, simplement réveillés par la réalité de notre nature spirituelle
À un commentateur qui, sans manquer de courtoisie ni de considération pour le talent de frère Michel, n'en réduit pas moins Le Signe et l'enseignement de son témoin — le phénomène Potay — à un sublime de contrefaçon, une "pacotille", à une forme d'ivresse psychédélique dont Potay serait la "drogue", à un abandon de la raison et de tout regard objectif, etc., Michel Potay répond :
Une infirmité n'enlève pas sa réalité au sens ou au membre infirme. Vous parlez comme un infirme amer.
Votre commentaire, dont je salue la franchise et la politesse, ce qui n'est pas le cas de tous les commentaires hostiles au mouvement arésien, est une reprise de plus, en termes modernes — j'en ai entendu, vous n'en avez pas idée ! — des commentaires hostiles qu'entendaient déjà Moïse, Jésus et Mahomet.
Un "sublime de pacotille" ? Propos d'infirme de la conscience.
Aucune "pacotille" de mon côté : Ce que j'ai vu et entendu en 1974 et 1977, je l'ai bien vu et entendu. Vous qualifiez "de pacotilles" ce que vous ne comprenez pas. Par contre, une "raison" de pacotille de votre part. Sûrement, je le crains !
Vous allez me dire : Vous qualifiez "de pacotille" ma raison, parce que vous ne la comprenez pas. Je la comprends. Je n'ai pas toujours été croyant. J'ai expérimenté longtemps l'incapacité de la conscience qui se croit "objective" de percevoir en totalité sa propre réalité. Invisible et inaudible à l'humanité globalement rendue aveugle et sourde comme les poissons prisonniers des lacs souterrains, est cette réalité. La Lumière nous a rendu la vue, nous voyons maintenant la réalité étendue, complète.
J'ajoute : La réalité spirituelle, où et quand elle renaît, est la seule qui donne à l'existence humaine son plus bel idéal et sa plus belle espérance, la conscience de ses sources transcendantes et de ses fins dernières transcendante. J'évite ici le qualificatif "divines", parce que le mot "divin" est incompréhensible à beaucoup et parce que Dieu, au fond, c'est la Transcendance créatrice jusqu'aux confins de l'Univers, mais qui sur une poussière du cosmos : la Terre, a fait d'un animal pensant, de l'homme qui couchait sur l'ombre (Signe vii/2), son enfant spirituel par Amour... On va me dire : "L'amour ? Une simple réaction physico-chimique !" Disons donc que nous, hommes, sommes le fruit de la plus grande Réaction Physico-Chimique de la Matière.
Les représentations de toutes sortes du "phénomène Potay", je les ai lues ou entendues. C'est un "spiritualisme d'apparence raisonnable en révolte contre la religion". C'est un "spiritualisme marxiste". C'est un "gnosticisme qui ne peut avouer son athéisme et qui s'invente un Dieu impuissant qui donne sa toute puissance à l'homme". C'est une "pensée mutante de plus". C'est un mouvement qui reprend "le rêve de John Lennon [un Beattle] et Yoko Ono : Si on arrive à imaginer un monde sans différences de religions, sans histoires de Mon-Dieu-est-plus-grand-que-le-tien, ce monde de paix et bonheur sera une réalité". C'est un "flower people à la mode du jésuite et cardinal Daniélou, mort dans les bras d'une putain". C'est "pour la France une catastrophe nationale et pour le monde une cause d'obscurantisme qui s'ajoute aux autres". Ce n'est qu'une "contre-culture". Ce n''est "pas une religion, mais l'excrément de la religion". Etc., etc. Toutes ces représentations critiques sont dans l'air du temps, nous ne pouvons pas y échapper.
Il demeure que nous avançons et que, si nous avançons, ce n'est sûrement pas comme des ânes leurrés par la carotte, leurrés par un "sublime de pacotille" ou par la "drogue Potay", mais au contraire réveillés par la réalité de notre nature spirituelle aussi vraie et concrète que notre nature psycho-physique. L'homme est chair, esprit et âme (Signe 17/7). [97C45*22/07/2009]
Sur l'aventure spirituelle que propose Le Signe
Face à un frère humain, attiré par Le Signe sans bien savoir pourquoi — il y en a beaucoup —, je me sens dans la situation d'un "premier chrétien", un de ceux qui échangeaient entre eux des mots d'espérance rudimentaires au fond des catacombes et qui y recevaient, à la lueur des torches, des nouvelles recrues comme vous attirées sans trop savoir pourquoi. Comme ces "premiers chrétiens" je me trouve dans la nécessité de couler dans des formes de vérité simples, non développées, une réalité que vous ne pourrez vraiment percevoir dans toute son étendue que lorsque vous aurez comme les anges des yeux tout autour de la tête (Signe 36/2).
D'abord il s'est produit à Arès un phénomène surnaturel extraordinaire :
Jésus m'est apparu là en 1974 et m'a dicté L'Évangile Donné à Arès,
le Créateur, qui est également le Créateur de Jésus, s'est manifesté devant moi en 1977 et m'a dicté Le Livre,
et comme deux phénomènes aussi extraordinaires, même longtemps après qu'ils soient retombés dans l'invisible et le silence, laissent à n'en pas douter des traces puissantes sur les lieux et les choses qu'ils ont touchés, vous êtes attiré là sans savoir pourquoi. Mais ils ont aussi laissé des traces lisibles :
L'Évangile Donné à Arès et Le Livre forment Le Signe.
Il faut le lire, mais si vous ne vous en sentez ni la force ni la patience, que dit-il ?
Il vous dit que vous êtes un enfant du Créateur, du Père de l'Univers (Signe 12/4) et qu'il serait temps que vous en preniez conscience, que vous acceptiez avec courage de savoir et de dire que vos sources ne sont pas seulement celles du sperme de votre père et d'une ovule de votre mère comme le raton est fils du rat et de la rate, ni celle de l'école ou du catéchisme qui vous ont formé, ni de la loi des rats (Signe xix/24) qui prétend être votre seule sauvegarde jusqu'à votre mort qui ne serait qu'anéantissement. Elle vous dit que vous êtes capable de voir plus que ce que l'œil voit, d'entendre plus que ce que l'oreille entend et même de vivre au-delà de la mort, bref, de savoir que vous êtes autre chose qu'un animal et que même la mort peut vous êtes épargnée, sinon à vous-mêmes, du moins à vos descendants, si vous avez conscience qu'il faut réveiller en vous l'amour, l'intelligence spirituelle, le dépassement... Autrement dit, Le Signe vous propose une autre façon de vivre, ouvre devant vous des perspectives qui s'étendent au-delà de votre peau et des choses qui vous entourent.
Le Signe n'apporte pas une idéologie qui s'oppose à d'autres idéologies, une religion qui s'oppose à d'autres religions, il vous fait dépasser tout cela, il réveille en vous une aspiration à être un homme total, capable de dépasser le monde matériel visible, mathématique, chimique, un homme total au-delà de l'homme limité à sa propre éprouvette, que notre système prétend que vous êtes irrémédiablement. Le Signe vous propose de vous libérer de l'irrémédiable, de la conception purement matérialiste de la vie, conception qui prétend que le monde entier peut être compris, mais qui se trompe. Le Signe invite votre propre matière : chair et esprit, à une ascension au-delà d'elles-mêmes, sur les sentiers où vous découvrirez une autre partie, une autre réalité de votre personne humaine et où vous trouverez votre âme... Il vous ouvre les portes sur l'horizon que vous êtes instinctivement venu chercher à Arès.
Mais l'instinct ne suffit pas. Le Signe fait appel non à votre instinct de bête superstitieuse, qui sent vaguement qu'il y a "autre chose" et qui vient à Arès le tester sans trop savoir pourquoi, mais il fait appel à votre intelligence, il vous offre un moyen de poser autrement la question de votre existence et, à partir de là, de l'existence du monde. Ce qui fait que, si de pèlerin d'Arès avec un tout petit p vous devenez un Pèlerin d'Arès avec un grand P, vous deviendrez un apôtre de la Bonté, aussi appelée Bien, qui est la clé, seule et unique, d'un changement radical de l'humanité qui peut prétendre au bonheur universel et éternel.
Autrement dit, si la raison du système avait la vérité unique, elle aurait dû depuis longtemps assurer le bonheur à l'humanité. Ce n'est pas le cas. Les trois quarts de l'humanité vivent actuellement dans le malheur, la précarité, l'abrutissement. Si Le Signe n'est pas crédible, comme le prétend le système, le système n'est pas crédible non plus. Il vous faut faire un choix entre les limites du système qui prétend que l'homme ne peut pas devenir bon et la transcendance du Bien encore improuvable, mais qui vaut l'aventure. C'est l'aventure spirituelle. C'est la difficulté de ce choix par les hommes qui rend notre mission si difficile au milieu des hommes, mais, pour le moins, les alternatives proposées ont chacune beaucoup de tenue et je dirais que l'alternative du Signe en a davantage. [97C46*22/07/2009]
Face aux risques d'endoctrinement, d'idéologisation, d'intellectualisation, le petit reste restera le repère
Le mouvement d'Arès est sans doctrine ni théologie. Ce n'est pas un mouvement formaliste ou légaliste comme une religion, par exemple le catholicisme, son credo, ses canons, ou l'islam, son fiqh sa shariat. Les risques de doctrines déviantes ou schismes n'existent pas, parce que Le Signe n'est pas d'une nature s'ouvrant à idéologie. Si des théories, qu'elles soient structurées comme des doctrines, des idéologies, des théologies, des philosophies, etc., apparaissent, elles s'éloignent du Signe, elles ne sont plus des expressions de foi sous le Souffle du Signe. De telles doctrines apparaîtront sûrement, mais n'entreront pas dans la perspective de la Parole donnée par le Créateur à Arès.
"Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" n'est pas une doctrine, mais une déclaration prophétique, charismatique, une manière de testament spirituel, parce qu'écrit spontanément (ce n'est pas un travail intellectuel) à un moment de mon existence où j'avais lieu de penser que ma vie terrestre se finirait bientôt. Je voulais laisser à mes frères et sœurs une table des idées apparues dans Le Signe regroupées, plus faciles à retrouver là que dans les textes dispersés que j'avais publiés jusqu'alors.
Plus exactement, la doctrine des Pèlerins d'Arès, si l'on peut appeler cela doctrine, est Le Signe lui-même et sur les points sur lesquels le lecteur peut s'interroger il y a la parole de Mikal qui est la Parole (Signe i/12). Le Signe est un Souffle, une respiration, respiration qui peut être assurée par une diversité de poumons dont cette Parole ne définit ni les formes ni les nombres, pourvu qu'ils respirent l'air léger (Signe 39/1) du Bien, l'air dont les composants sont pénitence, amour, pardon, paix, intelligence, liberté.
Ceci dit, il ne fait pas de doute que Le Signe en tant qu'expression est confrontée à l'expression ou aux expressions des idées modernes, tout comme la prédication simple de Jésus, seulement spirituelle — c.-à-d. destinée à la seule vie spirituelle, non à une vie doctrinale ou à une religion —, qu'héritaient les apôtres et leurs disciples, les premiers chrétiens, s'est trouvée très vite confrontée aux expressions élaborées, intellectuelles et structurelles de la philosophie dominante de l'époque, la philosophie grecque.
De même, les Pèlerins d'Arès seront maintes fois tentés d'adapter la foi arésienne aux mœurs et à "l'intellectuellement correct" ou au "politiquement correct". Mais s'agira-t-il de doctrines ? Tout dépendra de la façon dont les choses seront présentées. Je ne vais pas m'étendre, ici dans un simple blog, sur ce point.
Il ne fait donc pas de doute que certains essaieront des adaptations idéologiques du Signe aux courants les mieux vus de leur époque. Cela s'est d'ailleurs déjà vu, plus ou moins, avec ce que j'ai appelé "la mission sociale". Un échec, apostoliquement parlant. Un échec évidemment, puisque Le Signe ne peut se réduire sans danger d'idéologisation ou d'amalgame, c.-à-d. de nullité, à une "mission sociale".
Le Signe dit que le Bien suffit, quels que soient les milieux humains à travers lesquels il souffle, ultra arriérés ou ultra progressistes — Claude Lévi-Strauss nous a d'ailleurs appris que les différences entre les milieux sont illusoires, l'homme étant le même partout, aux modes d'expression près.
On peut me dire que la poussée générale du Signe est existentialiste et que des doctrines seront conçues dans ce sens. Oui, sans doute plus tard, un jour, parce que pour le moment l'existentialisme n'obéit pas aux idées du temps qui, toutes pliées à la loi des rats (Signe xix/24), i.e. aux idées des politiques et des pouvoirs, n'aiment pas l'existentiel, qui implique la liberté existentielle, et que ni les politiques ni les pouvoirs n'aiment la liberté à moins de la contrôler rigoureusement et de lui enlever ainsi tout caractère de liberté existentielle. Il n'existe d'ailleurs pas, philosophiquement parlant, d'existentialisme stricto sensu, mais il existe des philosophes qui déclarent, chacun selon sa vision (optimiste, pessimiste, etc), l'existentialisme du destin humain. Un Pèlerin d'Arès qui démontrerait l'existentialisme de la foi vivante ne pondrait pas une doctrine, mais exprimerait une évidence. Je le fais moi-même.
Les risques d'endoctrinement, d'idéologisation, d'intellectualisation, etc., existent. Certains hommes ou femmes sans nul doute voudront, par ambition personnelle ou par conviction, courir ces risques, ne serait-ce, comme vous le dites, que pour justifier la relativité de leur foi par rapport à la foi du petit reste et à l'enseignement du prophète. Mais le Fond sera sauvé et triomphera à terme, une fois passées les tempêtes doctrinales, les pluies d'embruns qui empêcheront temporairement de voir la Mer sur les Hauteurs (Signe 20/4), parce que ce petit reste, le noyau, se cramponnera à ses origines, à sa foi simple dans Le Signe et dans la parole de son témoin. C'est pourquoi ma mission se limite à connaître seulement le petit reste que je suis envoyé rassembler (Signe 24/1), parce que, pour finir, le reste rejoindra le petit reste.
Le petit reste, pour simpliste ou béni-oui-oui qu'il paraisse, demeure le repère. [97C47*23/07/2009]
Sur la tunique et le déchaussage non obligatoires mais vivement suggérés
On peut en effet entrer dans la salle des Théophanies sans se mettre une tunique et sans se déchausser, si on y tient vraiment ou si on ne peut pas faire autrement (pour le service, par exemple). Ce n'est pas considéré chez nous comme un sacrilège ou une souillure du lieu.
Mais, pour des raisons de paix et de sécurité, on demande à ceux qui entrent avec la foi du charbonnier de respecter le lieu et la signification qu'il a pour les Pèlerins d'Arès. Or, respecter le lieu et sa signification, c'est respecter tout ce qui se fait là par mouvement de conscience. La tunique et le déchaussement vont donc bien avec le saint lieu et avec sa signification.
Certains, par le passé, tinrent absolument à entrer sur le saint lieu sans cacher leurs vêtements ordinaires sous une tunique — qui unifie en faisant disparaître le sexe et les différences de condition sociale — et sans enlever leurs souliers. On ne les en empêcha pas, mais ils se sentirent tellement insolites, déplacés, au milieu de pèlerins en tunique et déchaussés qu'ils ressortirent presque aussitôt dans un grand embarras, voire même très vexés. Nous avons alors décidé d'épargner aux pèlerins nouveaux qui ne savent pas trop pourquoi ils viennent là cet embarras en les invitant avec insistance à revêtir une tunique et à se déchausser. Ce qui n'est pratiquement jamais refusé. [97C48*23/07/2009]
Sur la gnose et la glose
La gnose fut, au début de la chrétienté, une manière et une mode d'expliquer intellectuellement plutôt que spirituellement le chemin du salut très simple, pas du tout intellectuel, que Jésus avait prêché. La gnose traduisait l'Évangile dans le langage des intellos de l'époque, le langage et la pensée des croyances païennes, de la philosophie, de la morale et de la politique des Grecs et des Romains, alors dominantes.
Dix-neuf ou vingt siècles plus tard, nous Pèlerins d'Arès pourrions être également tentés d'expliquer au monde le message très simple du Signe avec le langage du communisme, ou du socialisme, ou de l'UMPisme, ou du lepennisme, ou des syndicats, ou du bouddhisme, ou de la scientologie, ou de l'astrologie, ou du spiritisme, ou de la cartomancie, etc., ou plutôt avec un mélange de tous ces langages-là avec des mots ronflants au sens un tantinet obscur empruntés à tout ce qui est fait pour étonner et donner l'impression qu'on est savant et initié à des choses interdites au commun des mortels.
Nous fabriquerions ainsi une gnose moderne.
Certes, comme je l'ai dit dans une réponse précédente (97C46), nous Pèlerins d'Arès sommes comme les "premiers chrétiens" forcés de d'expliquer au monde le chemin du salut d'une façon qui soit plus claire à l'homme de la rue que ne l'est la lecture directe du langage de Dieu, Le Signe. Nous sommes donc forcés d'utiliser un langage moderne et accessible à la compréhension populaire, mais nous devons le faire avec mesure et prudence afin de respecter en tous points la simplicité non intellectuelle du Message d'Arès. Autrement dit, nous devons éviter toute glose (commentaire non inspiré par le prophétisme, mais par l’intellect), qu'elle soit une gnose ou autre chose : une philosophie, une idéologie, une profession de foi trop compliquée et trop intellectuelle. [97C50*23/07/2009]
Sur l’effort librement consenti de se rapprocher du petit reste
Je suis très sensible aux efforts que vous avez courageusement commencé de faire pour tenter de rejoindre un jour le petit reste, c'est-à-dire les Pèlerins d'Arès avec un grand P, dont les rangs doivent grossir.
Pour l'heure, cependant, de votre propre aveu vous ne croyez toujours pas que Le Signe vienne de Dieu, mais vous semblez satisfait par la nouvelle édition 2009 et vous m'avez exprimé, par la voie de votre site "L'Abeille", cette satisfaction en des termes qui m'ont permis de comprendre que vous n'aviez pas beaucoup lu cette Parole jusqu'alors, mais que je peux avoir bon espoir que vous en acquerrez un jour tant une connaissance profonde que la conviction que son auteur est bien notre Père de l'Univers. Sans cela, il est bien difficile de devenir un Pèlerin d'Arès grand P, cela tombe sous le sens.
Merci aussi d'avoir cessé de décrier nos frères et sœurs Pèlerins d'Arès (grand P) de Paris comme vous l'aviez fait pendant longtemps et merci de vous joindre aujourd'hui à leur mission de temps en temps. Je connais votre grande timidité, votre tendance à l'hésitation, vos difficultés à vous associer à des caractères et tempéraments différents du vôtre, et j'apprécie d'autant plus vos efforts pour surmonter dans la pratique de l'apostolat vos timidité et appréhension. Nous sommes tous plus ou moins passé par là.
Pour l'heure vous n'êtes encore qu'un pèlerin d'Arès petit p. Cela ne m'empêche pas de vous aimer comme j'aime tous mes frères et sœurs. Être un pèlerin d'Arès petit p n'est pas dépréciatif. C'est simplement pour moi une indication de ce que je peux attendre de vous, une indication de votre "fonctionnalité" au sein de l'assemblée, comme je l'ai dit dans d'autres réponses. Mais tout peut toujours évoluer. [97C52*24/07/2009]
Sur la tournette (xxxvi/9), symbole de victoire sur la résistance du monde
La tournette (xxxvi/9 ), machine à imprimer, à l'intérieur du bâtiment en perspective à droite de la photo, n'a pas été "disposée dans le déchaussoir", comme vous le pensez, mais a été laissée à la place et dans l'orientation qu'elle avait déjà au temps où elle fonctionnait. Les autres machines lourdes de l'imprimerie : massicot, plieuse 32 pages, relieuse, photogravure, etc., furent démontées et déménagées en deux étapes, en 2005 puis en 2008.
Cette machine à imprimer, seule machine conservée sur place, a juste été soulevée avec des vérins puis déplacée sur des rouleaux de quelques décimètres vers l'Est pour laisser un passage plus large aux pèlerins côté Ouest. Son poids de 6 tonnes nécessita l'intervention d'une entreprise de manutention lourde pour ce petit déplacement. Elle fut ensuite entièrement mise en caisse plastifiée sur place pour l'abriter des intempéries pendant la démolition de l'imprimerie et la construction du bâtiment neuf qui maintenant l'abrite (bâtiment en perspective le long de la galerie à droite).
De nombreux pèlerins s'étonnent de ce que cette machine se trouve en fosse, environ 30 cm en contrebas du sol actuel. Le fond de cette fosse est le sol d'origine ; on y voit d'ailleurs encore une partie du carrelage d'origine. La différence des niveaux montre combien était nécessaire le reterrassement de l'ensemble complet des lieux, notamment de la cour, qui furent longtemps très difficiles à drainer lors de grosses pluies.
La conservation pour la postérité de cette machine à imprimer m'a paru nécessaire pour marquer la victoire sur la résistance du monde, quand le Message de Dieu, reçu dans la Maison de la Révélation (d'où a été prise votre photo) et la Maison de la Sainte Parole (avec clocher) fut refusé par tous les éditeurs approchés (47 au total). Preuve que s'il n'existe pas de censure officielle en France, il en existe une, occulte, qui fonctionne très bien par collusion entre les éditeurs.
C'est du lieu même où Le Signe descendit du Ciel qu'il me fallut faire partir vers le monde, pour finir, Le Signe sous forme de livre. [97C57*27/07/2009]
Sur une inattendue anthologie comparative de Michel Potay avec Jean Calvin
Un commentateur parpaillot (protestant calviniste) propose un commentaire en forme d’apologie contradictoire de Jean Clavin et de Michel Potay. Cette anthologie venu d'un réformé apparemment très attaché à la pensée de Jean Calvin (le dos gris par excellence, Signe xvi/3) et plutôt élogieux, paradoxalement, à l'égard de Michel Potay — contradiction même du calvinisme — ouvre une espérance de rapprochement. Après quelques hésitations, Michel Potay publie donc le commentaire et répond :
Quel esprit qui s'est élevé par la réflexion dépassionnée, dédogmatisée, ne sait pas que "dans le paradoxe il y a une moralité" — c'est Camus qui disait ça, je crois —, à savoir qu'un homme se définit aussi bien par ses convictions que par ce qui contredit ses convictions.
Nul doute que Jean Calvin aurait envoyé au bûcher Michel Potay comme il y envoya Michel Servet, "mais y a-t-il une différence aussi profonde entre les Calvin et Potay" ?
Il y en a ici une de taille : Sauf en situation de légitime défense, je préférerais mourir que de faire souffrir ou mourir un homme, une créature du Créateur. L'inhumanité cruelle de Calvin fut-elle une réaction de "légitime défense" à ses yeux ? Je l'ignore ; je m'interdis de juger Calvin (Signe 11/3, 36/16), mais je crois que tout doit être fait pour écarter toute persécution et tout crime commis "pour la gloire de Dieu".
Nul doute que je ne me suis jamais laissé aller aux passions intellectuelles, discussions sans fin et colères "au service de Dieu" auxquels Calvin crut devoir se livrer toute sa vie. J'ai toujours, tout au contraire, toujours cherché à apaiser, à aimer, mes interlocuteurs difficiles et mes ennemis, qui sans doute en ont parfois conclu que je n'étais qu'un personnage insignifiant incapable de leur répondre, mais l'amour, le pardon et la paix ne sont-ils pas les meilleurs arguments de l'honneur du Créateur que je dois incarner (Signe xxxvi/16) ?
Même si, au-delà de la "logique d'exécration" de Calvin, que je ne saurais partager, puisque Dieu lui-même, Père trop aimant (Signe 12/7), ne rejette jamais sans laisser espérer qu'il rattrapera, il n'y a aucune différence dans la passion et la sincérité que nous mettons, Calvin et moi, dans la recherche de la Vérité, je ne comprendrai jamais comment Calvin en vint, à partir des Évangiles Palestiniens, que je connais aussi bien que lui, à montrer une voie de salut aussi dure et pessimiste. Confronté depuis que j'ai fait connaître Le Signe au USA à l'hostilité d'un certain protestantisme américain et particulièrement de celui le plus proche du calvinisme, je ne peux que déplorer l'état d'esprit transmis à ces églises-là par Jean Calvin.
Mais comme Calvin je me fais du Père l'image d'un Créateur actif, toujours au travail dans la Création — c'est particulièrement évident dans Le Livre, 2ème partie de Le Signe — et qui suscite la même activité travailleuse chez ses créatures humaines. C'est notamment dans cette perspective que je vois le petit reste — les Pèlerins d'Arès grand P — engagé dans la mission qui me demande et leur demande beaucoup de travail, dont l'efficacité ne sera maximale que dans l'union de nos efforts, que les revendications des individualiste et libertaires ne peuvent que réduire. Comme Calvin je procède à une valorisation du travail dans l'union (la tâche des unis autour du Père et du prophète, Signe xLv/19) et, comme Calvin, bien au-delà de notre mission spirituelle, je crois que l'humanité n'échappera aux crises qu'elle traverse que par le travail. De ce point de vue, nos mouvements respectifs sont générateurs d'une même humanité entreprenante.
Par ailleurs aussi, assez similairement à Calvin, qui insistait sur la nécessité de la sanctification, de la régénération de l'homme par des œuvres, je prêche la pénitence, renoncement au péché et pratique du bien actif, même si la pénitence, bien comprise sous le Souffle de Le Signe garde sa force salvatrice dans et hors de la foi, ce que Calvin aurait jugé affreusement blasphématoire.
De même, je crois que les Pèlerins d'Arès introduiront une seconde étape de progrès dans le monde comme les implications pratiques morales, politiques et intellectuelles de la foi calvinienne y introduisirent une première étape très importante, ce qui ferait dire dans son "Contrat Social" à Jean-Jacques Rousseau, qui pourtant ne vivait pas dans l'austérité de Jean Calvin, que "ceux qui ne considèrent Calvin que comme théologien connaissent mal l'étendue de son génie."
Il y aurait tant à dire sur Jean Calvin et Michel Potay dès qu'on veut les confronter, ce que j'aurais pensé impossible jusqu'à l'arrivée de votre commentaire. Il faudrait une large étude, impossible à faire dans une page de blog, pour comparer Jean Calvin et Michel Potay, deux hommes de foi si éloignés l'un de l'autre par tant de côtés, mais l'arrivée inattendue dans mon blog du commentaire de grande qualité que vient d'y envoyer le "parpaillot" que vous êtes me laisse espérer un effort de rapprochement, un jour prochain ou moins prochain.
Merci pour votre commentaire. J'espère à travers lui une fraternisation constructive entre vous et moi. [97C64*29/07/2009]
Sur la différence entre guider et rassembler
Le Signe dit : Que deviendras-tu à Mes Yeux... si tu guides les seules assemblées de ton peuple… ?" (Signe 25/1). Aussi, il ne faut pas confondre guider et rassembler.
J'essaie de toutes mes forces de guider le monde entier, et pas seulement les Pèlerins d'Arès, par la Parole de Dieu et ma parole (Signe i/12), que j'essaie de diffuser le mieux possible, avec l'aide de nos frères moissonneurs, par nos faibles moyens.
Mais cela ne signifie pas que le monde entier, ni même tout le monde dans notre cercle proche, se laisse guider. Que puis-je notamment pour les méfiants, les individualistes, les indépendants, que Le Signe a touchés, mais qui mettent en doute ou qui refusent la parole de Mikal ou qui estiment qu'ils ont mieux compris que Mikal le sens de la Parole d'Arè ?
Je ne peux que parler à ceux-là — en espérant qu'ils me lisent et que je les convainque — par des media universels de type Internet ou publication de grande diffusion (librairie, mission, etc.), ainsi que vous le dites vous-même en faisant, pour finir, la demande et la réponse dans le même paragraphe.
Le petit reste est fait tout naturellement de ceux qui veulent être directement guidés par moi.
Autrement dit, je ne peux rassembler que ceux qui veulent bien être rassemblés autour de moi et le Père a bien raison de me dire que ce sont ceux-là seuls que je connaîtrai (Signe 24/1).
Les autres ne souhaitent pas être connus de moi et même m'évitent soigneusement, parfois même m'évitent soigneusement au Pèlerinage, mais c'est leur liberté et je me dis que s'ils viennent au Pèlerinage, c'est déjà quelque chose : Ils ne croient pas en moi, mais ils croient à leur façon en quelque chose de la Parole d'Arès. Je ne sais pas trop où cette compréhension partielle et/ou conditionnelle de la Parole les conduit, mais je n'ai pas à les juger. Qui sait qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (Signe 11/3). [97C65*30/07/2009]
Sur les critères de sélection et les modalités de publication des commentaires du blog
Je sélectionne les commentaires que je publie, non pour leurs qualités d'écriture mais pour l'intérêt qu'ils représentent vis-à-vis de l'entrée de blog, et j'ai déjà donné la seule raison de ma sélection : Mon souci de garder à la page de commentaires un intérêt soutenu dans le cadre de l'entrée de blog, en évitant autant les onomatopées genre "Sympa !" ou "Pas d'accord !" que les longues dissertations qui s'éloignent du sujet ou cherchent un lectorat pour autre chose, de même tout ce qui fait double emploi avec d'autres commentaires, également les marques d'hostilité et insultes ou, inversement, les compliments ou panégyriques vraiment exagérés.
Mais je ne réécris jamais un commentaire.
Dire que je réécris est totalement faux. J'ai le respect total de la pensée du commentateur.
Par contre, il est vrai que je corrige beaucoup de textes de commentaires, dont un certain nombre sont écrits très vite et emplis de fautes d'orthographe, de grammaire, de ponctuation ou même de français, qui les rendraient difficilement lisibles tels quels. J'ai toujours à la pensée que ce blog est lu par beaucoup d'étrangers qui ne connaissent le français que comme seconde langue ou comme langue scolaire et qui ne peuvent comprendre ou consulter un dictionnaire que si le texte apparaît dans une langue pas forcément simplifiée, mais au moins correcte et claire. [97C70*31/07/2009]
Librement engagé dans une mission universelle et totale dans le sillage du prophète
Il ne s'agit nullement de hiérarchisation ou "d'aristocratisation" — pardonnez le néologisme, mais c'est assez bien ce que croient voir sans réfléchir les contradicteurs — mais de lunettes... de capacité de vision de la conscience face au mal et donc face au Bien.
Capacité évolutive dans le cheminement de la conscience.
Le Pèlerin d'Arès n'est pas celui qui fait partie de l'Assemblée comme on fait partie d'un club où chacun est membre à part entière selon les droits étroits et médiocres d'appartenance ou d'adhésion.
Le Pèlerin d'Arés, l'homme ou la femme du petit reste, se définit par une qualité intérieure immensurable, parce qu'elle ressort de finalité sublimante, mais non d'adhésion ou de droit d'adhésion.
Le Pèlerin d'Arés, l'homme ou la femme du petit reste, se définit à lui-même ou à elle-même en vivant non seulement dans l'isolement de la conscience qui retrouve sa liberté spirituelle innée — l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27) — et qui se détache des vicissitudes de la vie immédiate — cela beaucoup de pèlerins d'Arès (petit p) le font —,
mais dans le don de la conscience à la pénitence et à la moisson sous la Parole du Père et la parole de Mikal (Signe i/12) — le fameux état conscit dont parle Le Livre (Signe xxii/14) —,
dans le don de la conscience qui se donne au monde, au monde qu'il faut changer en bien (Signe 28/7),
la conscience qui sait que le Créateur a besoin d'elle et qui Lui crie en criant à Son Témoin : Me voilà !
Une telle conscience se range naturellement dans le petit reste.
C'est en cela que le Pèlerin d'Arès est libre, c.-à-d. libéré de ses propres pulsions ou libéré de lui-même — tu n'es plus rien pour toi-même (Signe 40/6) —, libre des idées du monde, libre de tous préjugés à l'égard des autres, librement engagé dans une mission universelle et totale dans le sillage du prophète.
Celui ou celle qui garde quelques pans de son ancien manteau (Signe 1/1) sous prétexte de liberté ne voit pas qu'au contraire il ne s'est pas encore rendu libre (Signe 10/10).
C'est un aspect de la conscience qui, évidemment, entraînera longtemps encore beaucoup d'incompréhensions et discussions, mais c'est l'état conscit (xxii/14) auquel Le Signe appelle le petit reste.
Ce qui ne veut pas dire que ceux-là, les Pèlerins d'Arès à grand P, seront sauvés plus que d'autres au sens eschatologique ou qu'ils sont les meilleurs au sens des valeurs morales de l'humanisme, mais qu'ils s'efforcent d'agir selon l'utilité que le Père voit en eux.
C'est donc bien, comme je l'ai dit plusieurs fois dans mes réponses, une question de fonctionnalité — Je n'ose pas dire d'utilité, que d'aucuns prendraient pour un terme peu gratifiant, dégradant, quoique le plus juste.
Ce n'est donc pas une question de grade ou de sainteté. C'est au contraire un état ingrat qui demande beaucoup de renoncement — Tu n'es plus rien pour toi-même (40/6). [97C72*01/08/2009]
Aucun pèlerin avec petit p ou Pèlerin avec grand P n'est "au service" du Prophète
Je vis seul, j'assume ma mission seul et je n'ai aucun Pèlerin d'Arès ou pèlerin d'Arès à mon service, sinon ma fille aînée Nina qui est ma secrétaire, salariée déclarée pour un travail de secrétariat à plein temps, dans lequel elle m'assiste pour les tâches les plus ingrates (courrier administratif, comptabilité, classement et archivage, téléphone, opérations postales, pèlerinage, etc.), qui sont lourdes. Aucun pèlerin avec petit p ou Pèlerin avec grand P n'est à mon service. Quelques-uns me rendent service de temps à autre, ce qui n'est pas la même chose.
Les Pèlerins d'Arès (avec grand P) ne sont pas "dévoués à mon service", mais ils vivent de leur côté leur foi active selon les prescriptions de la Parole (Le Signe principalement) et selon la parole (éditée) de Mikal (Signe i/12) de la manière dont ils décident. Cela n'a rien à voir avec un dévouement au service de ma personne. Certains me tiennent au courant de ce qu'ils font ou projettent à titre fraternel et informatif, mais beaucoup ne me tiennent au courant de rien.
Quelques-uns, c'est encore plus rare, me demandent conseil pour certaines choses. Ainsi fonctionne le petit reste.
Dans une réponse (97C72) je parle de "cheminement de la conscience" en parlant du caractère évolutif de la foi et cela vaut pour tout le monde : Pèlerins d'Arès ou pèlerins d'Arès, y compris pour moi-même. Je ne parle pas de "cheminement" pour les pèlerins d'Arès (petit p) spécialement. [97C74*02/08/2009]
Sur la liberté vue sous l’angle existentialiste, ou liberté absolue
Le problème qui, échelonné en multiples niveaux, va des pèlerins d'Arès (petit p) aux Pèlerins d'Arès (grand P) est le problème de la liberté vue sous l'angle existentialiste. L'existentialisme est la philosophie de la liberté absolue. La porte d'évasion est dans ce qualificatif : absolu, si on le comprend bien, non dans le sens d'excès, mais dans le sens de dépassement, de fluidité, de disponibilité à la métamorphose.
Mais ce n'est pas assez dire, c'est taire certains éléments de donnée, que d'en rester là, car pour le pénitent que Dieu appelle, rien ne se mesure plus à la pensée humaine, même à la plus brillante intellectuellement ou mystiquement parlant. Tout se mesure au Signe, au Souffle du Créateur, au sacré (Signe 9/6) qui accouche d'une liberté qui est tout autre que la liberté des concepts comme le ventre qui accouche d'un humain qui est tout autre que l'humain de la biologie, de la sociologie et pour finir de la dissection, mais un prophète.
Les pèlerins d'Arès avec petit p — je parle ici de ceux d'entre eux qui confondent liberté et individualisme — voient leur rapport à la parole de Mikal (Signe i/12) à la dimension des idées et valeurs terrestres. Ils ne voient pas que le Fond de leur liberté face à la parole de Mikal est le même que celui de leur liberté face à la Parole de Dieu.
Le Fond, c'est le sacré !
On n'en est plus à considérer une soumission, une rébellion, une idéologie, qu'elle soit collective ou personnelle, philosophique ou religieuse, totale ou partielle. On en est à considérer le sacré, qui est total ou qui n'est pas. Nul humain ne retrouvera son image et ressemblance de Dieu s'il ne recherche pas le sacré en lui-même, s'il ne dépasse pas sa pensée humaine, même la plus brillante, et ne se laisse porter par le Souffle de la Parole. À ce stade, la pensée n'est plus un guide de la conscience, mais c'est la conscience, qui seule peut avoir notion du sacré, qui est guide de la pensée.
Le Tout Autre est Ailleurs. Le petit reste est parti pour cet Ailleurs, qu'il ne trouvera pas dans cette génération, mais dans la direction duquel il guidera les générations à venir, générations qui s'évaderont de plus en plus des contingences terrestres pour retrouver le Bien et recréer Éden.
C'est cette liberté de recréation que nous visons et elle n'a rien à voir, sauf incidemment, avec la liberté vue dans le cadre social, psychologique, idéologique, etc. C'est dans le cadre de cette liberté que le petit reste envisage sa cohésion-force. C'est la liberté tout autre que la liberté politique, légale, philosophique ou religieuse, de celui qui n'est plus rien pour lui-même (Signe 40/6) pour être tout disponible à la métamorphose lente initialisée par Dieu dans un cocon dont la soie passe par tous les Pèlerins d'Arès qui accepteront de le composer.
Ces choses-là ne sont pas faciles à expliquer avec les mots de tous les jours. [97C75*02/08/2009]
Sur le sens du Pèlerinage : Nul ne se sauve en plénitude sans travailler à sauver d'autres hommes
Je ne fais plus d'allocutions au Pèlerinage depuis l'infarctus du myocarde qui me terrassa en août 2005. De toute façon, on ne vient pas à Arès en Pèlerinage au frère Michel, mais on vient en Pèlerinage sur le lieu où le Créateur parla en 1977 afin de ranimer en soi le Feu de sa Parole, comme on réactive le feu de la locomotive pour la remettre en marche.
Le Feu de quoi ? Le Feu de la pénitence à laquelle vous semblez vous appliquer et je vous en félicite, mais aussi le Feu de la moisson, car l'idée du salut par la pénitence seule pour soi-même est inconnue dans Le Signe.
Nul ne se sauve en plénitude sans travailler à sauver d'autres hommes.
De ce fait, un pénitent est aussi moissonneur de pénitents. Autrement dit, tout croyant doit être apôtre. C'est du moins la vocation que se donne le petit reste.
Si vous revenez au Pèlerinage, vous trouverez les lieux changés. Notamment, dans l'exèdre agrandie, le lieu où les pèlerins se déchaussent et passent leur tunique, vous verrez la tournette (Signe xxxvi/9), la grosse machine à imprimer, d'où est partie Le Signe vers le monde. Pourquoi est-elle là ? Comme pièce de musée ? Pour qu'on puisse dire plus tard avec des trémolos d'émotion dans la voix : Voilà la machine sur laquelle le frère Michel a transpiré ?
Non. Cette machine est là pour rappeler la nécessité du travail.
Dieu peut toujours venir parler, si l'homme qui l'écoute ne travaille pas à accomplir sa Parole, c'est-à-dire à changer sa vie et à appeler de toutes les manières possibles (moissonner) les humains qui eux aussi changeront leur vie et qui ainsi, de proche en proche, changeront le monde, Dieu perd son temps !
Relisez la vocation d'Isaïe : Dieu demande : "Qui enverrai-je ? Qui ira (vers le monde) pour nous ?" Et Isaïe répond : "Me voici ! Envoie-moi !" (Isaïe 6/8) C'est pour trouver la force de dire "Envoie-moi !", à votre tour, que vous venez à Arès. Et si vous voulez me demander conseil, c'est ce conseil et celui-là seul que je vous donnerai.
Pour que la Parole soit non seulement entendue ou lue, mais accomplie, il faut que l'homme soit le relais de cette Parole vers le monde. C'est donc aussi le Feu de cette mission que vous venez prendre à Arès. [97C78*07/08/2009]
Sur l’absence de prédestination, au sens religieux, dans Le Signe
À un autre parpaillot [protestant de l'Église Réformée ou calviniste, allusion au commentaire 97C64] qui s'intéresse au Signe et pose la question de la prédestination au regard des versets 4/1-3 du Signe, Michel Potay répond :
Le Créateur, par les lèvres de Jésus son messager, me dit : Écoute, homme Michel... Avant que tu n'entres dans le ventre maternel Je t'avais élu ; dès ce moment toutes les voies que tu as prises, sauf le péché, un Guide t'y a conduit, dans le lacis des vanités (Signe 4/1-3),
mais je n'interprète pas cette Parole comme une prédestination spécialement conçue pour l'individu Michel Potay qui serait ainsi irrémédiablement placé au-dessus des autres hommes, parce que le Créateur me prévient aussi, deux mois et demi plus tard : Ne rebrousse pas chemin, ne reviens pas sur tes pas, homme Michel. Le péché que tu y as abandonné est embusqué dans l'ornière de ta trace comme un serpent... Je (Dieu] marche en avant avec toi, Mes Pas ne t'accompagneront pas en arrière (Signe 39/6).
Ainsi, mon libre arbitre est total. Je peux accepter ou refuser la mission à laquelle le Créateur m'envoie. Il n'y a pas, en tout cas, de prédestination de mon choix.
Le choix m'a été librement laissé et, je l'avoue, la tentation m'a frôlé, entre les années 1974 et 1977, de rejoindre ceux qui se sont dérobés, les craintifs qui n'ont pas pu sortir du monde, se distinguer du monde... (Signe 2/16).
Oui, j'ai été tenté, dès que furent terminées les apparitions de Jésus et même un peu avant, j'ai été tenté de garder le silence sur les apparitions et les messages de Jésus au point que j'ai édité L'Évangile Donné à Arès dès 1974 pour me forcer à ne pas reculer, à entrer dans la mission par autocompromission, si je peux dire, parce que j'avais parfaitement bien réalisé l'énormité ou même l'impossibilité de la gageure que Dieu me proposait. Il m'arriva de dire à Dieu : "Pourquoi n'as-tu pas choisi un mystique ou un illuminé, que son mysticisme ou son illuminisme sauverait des affres du réalisme ?"
Et même après l'édition de L'Évangile Donné à Arès, j'ai été à plusieurs reprises tenté de reculer, d'effacer jusqu'au souvenir du Surnaturel qui m'avait écrasé. Oui, épouvanté par une affreuse solitude et la perspective des problèmes qui se dressaient devant moi, j'ai été tenté de rentrer dans le rang du système et de faire une annonce du genre : "Oui, j'ai bien vécu ce que décrit et annonce L'Évangile Donné à Arès (édité dès 1974), mais je reconnais que cela a pu être de l'ordre de l'illusion, de l'aberration." Les psychologues rationalistes n'étaient pas en peine, alors, de me suggérer des explications tout à fait plausibles, scientifiquement parlant, de l'événement qui avait bouleversé ma vie du 15 janvier au 13 avril 1974.
De ce fait, personne mieux que moi ne peut comprendre les hésitations ou les tergiversations, les diverses mauvaises raisons, de ceux qui en restent au stade de pèlerin d'Arès avec un petit p. De même, personne mieux que moi ne peut voir les mérites des Pèlerins d'Arès avec un grand P. Ainsi, personne mieux que moi ne peut aimer les uns et les autres de façon plus égale.
Je ne crois pas du tout à la prédestination. D'ailleurs, j'ajoute ici que Le Signe avertit que les épîtres de Paul, dont ont été tirés certains dogmes protestants, ne sont pas la Parole de Dieu (Signe 16/12), notamment Romains 8/29-30 concernant la prédestination.
Je crois moins encore à la double prédestination dont parla Calvin. Double prédestination signifie que, selon Jean Calvin — je donne cette précision pour les lecteurs du blog peu avertis de la théologie protestante — non seulement Dieu aurait prédestiné ceux et celles promis au salut, mais encore ceux et celles promis à la damnation, ce qui est à mes yeux le comble de l'épouvantable ! Même si le Père m'invite à ne pas évoquer à tout propos sa Miséricorde (Signe 16/15), il ne dit pas que sa Miséricorde n'existe pas et qu'elle ne s'applique pas.
Si prédestination il y a, elle ressort de l'image et ressemblance avec lesquelles Adam fut créé (Genèse 1/27). Autrement dit, s'il y a prédestination au salut, elle concerne tout homme sur terre, quel qu'il soit, aussi simplement que tout homme est prédestiné à être tout simplement un homme, c.-à-d. une image et ressemblance de son Créateur. Tout homme qui accepte de faire et qui persiste à faire l'ascension des Hauteurs, peut la faire, chacun selon ses moyens et c'est simplement en distinguant les moyens en question que je distingue les pèlerins d'Arès des Pèlerins d'Arès, ce qui ne présage nullement des destins spirituels des uns et des autres, car qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? (Signe 11/3)
Pour ce qui est de la "haute barricade" qui sépare le Pèlerin d'Arès du Protestant, vous avez raison : Le protestant voit son salut dans la foi seule et la grâce gratuite et le Pèlerin d'Arès le voit dans les œuvres bonnes (pénitence et moisson), mais en même temps le Pèlerin d'Arès ne considère pas le Protestant comme sans âme et promis aux ténèbres glacées, car si ce Protestant est un homme bon, ce n'est pas ce qu'il croit, mais sa bonté qui le sauvera. Même chose pour un catholique, un juif, in musulman, un athée.
Par contre, j'ai été traité de Satan, de pauvre être promis à l'enfer, par certains de vos coreligionnaires américains et par certains protestants évangélistes français, parce que je ne partageais pas leurs croyances. Cela m'a fait hausser les épaules, mais cela m'a fait aussi déplorer ce sectarisme qui, lui, est une "haute barricade", non dressée par Le Signe et les Pèlerins d'Arès, mais par un calvinisme très radicalisé, auquel, je m'en réjouis, vous ne semblez pas appartenir. [97C80*08/08/2009]
Sur la conservation honnête, intégrale et surtout constructive de l’Enseignement du Témoin face aux déformations et récupérations qui surviendront
Je suis en effet le témoin d'une Parole du Père renouvelée par le Père lui-même et en même temps je suis le père (Signe xxxiii/14) d'une Voie (Signe 24/3) nouvelle ou plutôt d'une Voie abandonnée que je débroussaille devant l'homme pour qu'il retrouve la Vie par des sentiers fort différents de ceux empruntés par la société jusqu'à présent.
D'autres que moi, c'est clair, revendiqueront la paternité d''une voie nouvelle en disant (certains le disent déjà) que je n'ai pas vraiment compris ce que Le Signe me dit et me citeront, mais comme la voie à ne pas suivre — du moins à ne pas suivre en toutes choses — pour mieux démontrer les corrections qu'ils apporteront à mon enseignement.
Cela s'est vu après tous les mouvements prophétiques, notamment après Jésus sous les formes d'églises qui ont pu apparaître avec l'accréditement et sous la protection des pouvoirs politiques (L'empereur Constantin pour l'église romano-byzantine, les Princes Allemands pour la Réforme, etc.). Cependant, je crois fermement que, sans éviter l'apparition de prétentions à diverses autres paternités, il demeurera cette fois-ci dans le monde un noyau dur, un petit reste, de Pèlerins d'Arès avançant sous la pure dynamique de mon enseignement dont ils assureront la conservation honnête, intégrale et surtout constructive.
L'obstacle devant le petit reste et son ascension sera la politique et ses supports intellectuels : légalisme, juridisme, éducation dirigée, etc.
Pourquoi ? Parce qu'on ne trouve dans l'humanité que deux types de vocation : Les créateurs, qui sont aussi les créateurs de ressources, et les autres, ceux qui "gèrent" et taxent les créateurs.
Les autres, c'est d'abord la politique (et jusqu'à une époque récente la religion) et ses supports, qui tirent leur importance, leurs carrières et leurs revenus de l'exploitation des créateurs.
Nous, Pèlerins d'Arès faisons partie des créateurs. C'est peut-être ce qui nous différencie le plus de la religion et, bien sûr, de la politique. De ce fait, l'altérité ou la contradiction est inévitable et peut-être que l'antagonisme, quoique nous l'éviterons le plus possible, sera aussi inévitable. Voilà pourquoi la politique et ses supports seront notre principal obstacle.
Si nous réussissons à créer la société de créateurs (ou recréateurs) d'eux-mêmes et d'un univers nouveau que Le Signe nous envoie créer, la politique et la religion disparaîtront. Elles disparaîtront sans violence, sans guerre, sans révolution, par progressive et simple absence d'utilité.
La politique, la religion, et leurs supports ont déjà très bien compris l'enjeu. Ils savent, et c'est bien ce qui contrarie le plus leurs propres projets, que pour les Pèlerins d'Arès rappeler aux hommes semés (Signe 14/1) comment ils doivent voir et mener leur vie pour vaincre le mal et même le temps et retrouver Éden et le bonheur, est une question urgente qu'on ne saurait subordonner à l'apprentissage de connaissances et au respect de lois qu'on nous fait croire comme de première importance, mais qui montrent sans cesse qu'ils n'ont pas vaincu le mal et le malheur ni apporté de véritable et durable bonheur sur terre. Autrement dit, il est de première importance de dénoncer et vaincre le scepticisme et le cynisme des institutions du monde, qui se persuadent sans cesse de leur impérative "raison".
Sans nul doute, le mérite de vouloir opérer une telle rupture avec l'Histoire ne revient pas exclusivement aux Pèlerins d'Arès. Ils ne sont que la continuation ou la résurrection de mouvements prophétiques qui ont déjà existé et qui ont été écrasés ou détournés : abrahisme et zoroastrisme véritables, dont il ne reste aucune trace, bouddhisme véritable dont il reste quand même quelques traces, christianisme véritable et islam véritable dont il reste aussi des traces.
Abraham, Zoroastre (Sarsouchtratame, Signe xviii/3), Moïse, Bouddha, Isaïe (Iyëchayë, Signe xLii/14-17), Jésus, Muhammad sont les pères d'une Révélation et d'une source de réflexion spirituelle d'intérêt capital pour l'humanité. C'est leur enseignement partiellement ou plus ou moins complètement étouffé ou déformé que reprend avec une clarté remarquable du Signe : Ce que Je dis, Je l'ai déjà dit, mes Prophètes et mes témoins l'ont livré au monde. (S'ils pouvaient être encore compris et appliqués), Je ne serais pas descendu vers toi (Signe 30/1).
Les Pèlerins d'Arès derrière leur aîné (Signe 16/1) ne doivent pas être caviardés ou déformés, vous avez raison, parce qu'ils sont le fer de lance d'une rénovation exigeante des fondements et de l'accomplissement de la Vie spirituelle, qu'ils viennent relancer non comme hobby ou option de conscience privés, mais comme force civilisatrice. Vous avez raison de dire que tout ce qui fonde leur mouvement doit être conservé dans sa pureté, mais je crois qu'il le sera, même si des déformations et des récupérations doivent se faire latéralement, ce qui, je le répète, est inévitable. Plus inévitable encore me paraît la pérennité du Signe et de l'enseignement de son témoin. [97C82*11/08/2009]
Sur la portée du Signe : renouveau spirituel ou refondation du monde?
Une commentatrice nuance la portée du Signe en soulignant que son étude approfondie révèle certes des pensées précieuses et un souffle nouveau pour la vie spirituelle, mais qu'on n'y trouvera pas l'esquisse d'une société refondée, de ce monde nouveau dont parle le Prophète. Or, pour cette même commentatrice, le monde transformé évoqué dans le Signe 28/7 ne serait autre que notre monde actuel, corrigé et redressé, Michel Potay répond :
Votre commentaire est un remarquable exemple de désinformation bien calculée.
C'est une des façons dont les récupérateurs de Le Signe présenteront leurs propres thèses.
Que nous nous battions, nous les Pèlerins d'Arès, pour la "survie de notre mouvement", est une évidence. Dès 1974, dès l'instant où je révélai à un public alors très restreint la teneur du Message d'Arès et où je constatai sa résistance ou sa réaction d'hostilité immédiates, je compris que ma mission prophétique serait simultanément double : une mission de bonne nouvelle et une mission de "survie", parce que la résistance à L'Évangile Donné à Arès fut aussi soudaine que la contrariété que son apparition provoqua en 1974.
Si "le prophétisme n'avait jamais fait la preuve de sa créativité et même seulement de sa possibilité" dans l'Histoire, pourquoi le monde de l'Histoire réagirait-il immédiatement comme à une psychallergie ayant pour origine des peurs anciennes psychologiquement traumatisantes (choc des prophétismes antiques contre les puissances terrestres, situation conflictuelle prolongée après la peur des pouvoirs de perdre leurs pouvoirs face au Bien triomphant), En réalité, le prophétisme jusqu'à présent n'a pas eu le temps de s'installer assez longtemps pour ne plus être sensible aux violences du système : La croix sur laquelle on cloua Jésus après qu'on eut observé seulement un an (le temps d'un battement d'aile, Signe 32/4) de sa prédication prophétique montre assez avec quelle précipitation le système peut réagir à sa peur d'un réveil de la conscience spirituelle dans le peuple.
Eh bien, je vous dis, en Vérité je vous dis : Ce n'est pas parce qu'on maintient chez un homme le sommeil ou qu'on le rendort dès qu'il ouvre in œil, que la possibilité de son réveil, de son réveil pour de bon, de son réveil définitif, n'existe pas.
S'il est vrai qu'on n'a jamais laissé au prophétisme le temps de "prouver sa créativité et sa possibilité", vous ne pouvez pas prouver vous-même que ces "créativité et possibilité" n'existent pas.
Depuis qu'il existe des prisons, des échafauds, des billots, des bûchers, sur terre, ceux-ci ont été régulièrement utilisés contre des gens qu'on voulait simplement empêcher de prouver leurs "créativité et possibilité". Si celles-ci étaient improuvables, pourquoi se donner la peine de tant de crimes, de toute façon très indisposants, voire même mal vus ?
De toute façon, de nos jours, le système, pour se maintenir contre le prophétisme justement en le mimant plus ou moins, a dû introduire dans sa constitution la liberté de conscience et il s'est donc ainsi privé des moyens expéditifs d'élimination dont il disposait auparavant. Le Père a profité de ce moment favorable pour relancer le prophétisme.
De de l'autre côté de la ligne d'adversité, dans les cœurs et dans les âmes, il existe toujours des croyants prêts à voler au secours d'un monde qu'on empêche de changer, mais qu'on n'empêchera pas indéfiniment. C'est ce que dit Le Signe et vous mentez en prétendant le contraire, en prétendant qu'elle ne vient que "rectifier" une chose ou deux.
Jésus (1974) et le Père (1977) à Arès, tout comme avant eux Bouddha, Jésus ou Muhammad, se proclament annonceurs d'un changement de civilisation pour lequel il est urgent de faire pénitence et de moissonner le maximum de pénitents qui pourront procéder à ce changement. Comment pouvez-vous passer cela sous silence et nous faire croire que Bouddha, Jésus et Muhammad sont simplement venus comme "rectificateurs", crèmes anti-âge ou chirurgiens esthétiques du système dans lequel ils étaient nés et vivaient ?
Ce que vous passez aussi sous silence, c'est que Bouddha, Jésus et Muhammad, si les mouvements qu'ils ont induits ont plus ou moins dévié, ont laissé dans l'humanité des traces ineffaçables, que le système ne s'est pourtant pas fait faute d'essayer d'effacer de toutes les façons, et que donc le prophétisme n'a pas vraiment échoué, ne s'est pas prouvé incréatif et impossible. Vous pouvez seulement dire qu'il a avancé très lentement et que, même si l'on est pessimiste, on ne peut pas dire que les Pèlerins d'Arès ne poursuivront pas cette avancée. Mon espérance est qu'ils soient l'étape définitive du prophétisme. [97C83*11/08/2009]