Après des mois de labeur et de souci, et la fatigue consécutive, nous sommes partis nous détendre trois jours auprès de notre fille Anne en Languedoc.
Comme nous aimons beaucoup, sœur Christiane et moi, les coquelicots qui répandent leur somptueux feu de printemps sur les champs, nous nous sommes arrêtés au bord du premier pré tapissé de rouge.
Aussi éphémères sous les intempéries de ce printemps gris qu’est éphémère la vie d’un homme sous le péché de l’humanité, les coquelicots nous font méditer sur les causes de nos trop brefs bonheurs et de notre déclin.
Mais, si tout sur terre est destructible ou mortel, comme les coquelicots, il est des choses et des êtres promis à échapper à la mort quand le Feu du Bien s’est allumé au fond d’eux.

© Christiane et Nina Potay
Le Signe est réédité avec de nouvelles annotations et sous une nouvelle présentation (voir entrée 0095).
Un grand chantier de huit mois s’achève à Arès après avoir mis nos saints lieux sans dessus dessous.
Il nous faut maintenant tout remettre en ordre, nettoyer les lieux, les préparer pour le Pèlerinage qui s’ouvrira le 21 juin. Les Pèlerins ne doivent pas s’apercevoir que bulldozers, pelleteuses, bétonnières, camions de brique, de bois de charpente et de pavés sont passés par là.
Quand nous changeons quelque chose ou quand nous nous changeons nous-mêmes, nous devons le faire pour le bonheur des autres, pas pour notre bonheur égoïste. Quand les choses et les êtres changent pour le Bien, c’est comme des coquelicots qui ne seraient déjà plus tout à fait éphémères, que leurs minces tiges relieraient à une éternité heureuse qui court déjà sous la terre, comme aspirés dans le sillage de Dieu. C’est pour cela qu’ils reviennent chaque année, les coquelicots ! Un jour, ils ne mourront plus. Notre pénitence les aura sauvés et aura sauvé le monde.
Tel est le sens profond de tout ce que je m’efforce de faire pour que tout de la mission que le Créateur m’a confiée débouche sur la durée.
Un livre n’est qu’écriture sur du papier et un lieu de Pèlerinage n’est qu’apparence dans le paysage, mais quiconque est allé loin au fond de sa chair comme de son esprit ou de son âme en quête du Bien sait que les choses les plus fragiles et ordinaires peuvent avoir, ici et maintenant, un sens profond et durable.
Un livre, un lieu, quand ils sont des ponts jetés vers la Vie par-dessus le gouffre sans fond de l’Histoire et de la précarité humaines nous relient sans cesse à notre enfance. Cela nous sauve de la mort — Soyez comme les enfants (Signe 33/8).
Aucune enfance n’est coupée de la vie contrairement à beaucoup d’adultes que la routine, la médiocrité et le scepticisme de « ceux à qui on ne la fait pas » ont déjà tués debout. Pour l’homme d’espérance comme pour l’enfant rien n’existe qui sente la mort. C’est pour que nous restions des enfants que le Père nous donné les coquelicots et les petits cailloux. Le Petit Poucet semait ses petits cailloux pour se repérer. Les pages du Signe et nos saints lieux d’Arès sont nos petits cailloux sur les chemins du Ciel. Il me faut bien les polir et les laver pour que les générations à venir s’y retrouvent.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur l’échec de La Maison des Faucons
N'écoutez pas ceux qui, pour se donner de l'importance, expliquent la défaite de La Maison des Faucons dans les années 1986-87 par mon prétendu refus des renforts qui se seraient proposés de voler à la rescousse et de suppléer à la défaillance de l'équipe initiale. Je crois que les frères qui m'entouraient à l'époque ont fait ce qu’ils pouvaient pour défendre le projet, mais aussi qu'ils s'attendaient si peu à ce que mon appel ne fût pas entendu qu'ils ne prirent pas la peine d'insister assez. Je n'ai pas connaissance que quelqu'un du dehors eût insisté davantage à l'époque.
La totale absence d'écho de la part de l'assemblée, alors déjà nombreuse, était réellement imprévisible pour des gens de foi — moi le premier — qui n'avaient pas encore mesuré la profondeur de la paresse et de l'inconsistance de croyants conditionnés depuis des siècles par une religion et sa fille la politique, impérieuses, qui avaient tout voulu régler elles-mêmes et avaient totalement déshabitué le peuple de toute participation active à son destin.
Ceux qui aujourd'hui se vantent d'avoir prévu ce que je n'avais pas prévu et que mes aides d'alors n'avaient pas prévu ne sont que des vantards. Je n'ai jamais, en dehors de quelques parlotes velléitaires ou critique où je ne décelai aucun engagement, je n'ai jamais vu personne venir à moi en me disant sur un ton décidé : "J'ai parfaitement compris ou je représente un groupe qui a parfaitement compris votre projet. Laissez-nous faire et La Maison des Faucons existera." Jamais. L'échec s'explique seulement par l'inconsistance générale. Il découle d'une irresponsabilité collective.
Malheureusement le temps passe et l'âge vient. Je ne peux plus, raisonnablement plus, à 80 ans, envisager de former, par un mouvement de noria qui seul me permettrait de connaître en profondeur un grand nombre de frères et sœurs que je ne connais qu'en surface, de découvrir et former ceux d'entre eux les plus doués pour reprendre le flambeau prophétique, qui ne sont pas forcément ceux qui se proposent ou se cooptent.
Suivez le chemin que j'indique par mon enseignement, qui est déjà abondant et intégrez-vous à l'assemblée, avec humilité et amour de vos frères, et vous ferez beaucoup, oui, beaucoup, pour réveiller dans ce monde l'espérance que le mal peut être vaincu. Quiconque accepte de n'être plus rien pour lui-même (Signe 40/6) peut beaucoup. [96C03*23/05/2009]
Sur les conditions dans lesquelles fut prises la photo qui illustre cette entrée 096
Sœur Christiane avait déjà repéré le champ de coquelicots sur cette même route quelques instants auparavant. Au retour, en repassant devant le champ, elle m'a dit : "Arrêtez-vous, je vais photographier ces coquelicots." Sur place, elle m'a dit : "Mettez-vous là ! Avec les coquelicots derrière vous, ce sera moins plat." Autrement dit, j'étais là pour mettre les coquelicots en valeur.
Ayant toujours considéré le coquelicot, comme le moucheron mais en plus beau et moins gênant, comme symbole de la précarité des choses de ce monde, je me suis dit que, le vieux bonhomme précaire que je suis devenu ne dépareillerait le paysage. Ensuite, j'eus l'idée d'utiliser la photo, même mal cadrée, pour parler de cette mortalité des choses et de notre espérance de la vaincre par la pénitence. [96C05*23/05/2009]
Sur les petits enfants (Matthieu 19/13-15) que Jésus laisse venir à lui
Jésus venait de quitter la Galilée et commençait en Judée son voyage fatidique vers Jérusalem. Il s'arrêta, interpellé par des pharisiens (Matthieu 19/3), ce qui attira des badauds, qui vite barbés par une discussion sur le divorce, les eunuques et l'abstinence (Matthieu 19/4-12) auquel ils ne pigeaient que pouic, poussèrent vers l'impressionnant rabbi — j'ai vu Jésus... impressionnant, je vous assure — leur marmaille pour qu'il la bénisse. Les disciples de Jésus repoussèrent ces gosses, sans doute un peu bruyants, pour qu'ils ne perturbent pas l'enseignement du rabbi. Jésus, que les pharisiens rasaient, heureux de cette interruption, s'écria alors : "Mais non ! Laissez ces petits approcher ! C'est ceux qui leur ressemblent qui trouveront le Royaume (la Vie spirituelle)," sous-entendant : Ce n'est pas avec leurs questions à la noix que ces grands esprits (les pharisiens) trouveront la Vie spirituelle et le salut. [96C07*24/05/2009]
Sur les lois de l’hérédité dépassables, surmontables, cassables, oubliables !
À un commentateur qui évoque la perte par l’homme moderne de son hérédité et ne sait même plus d'où il vient, Michel Potay répond :
Si nous suivons les soi-disant lois de l'hérédité (je reviens sur ce "soi-disant") nous nous éloignons du Père, car l'hérédité nous a conduits, depuis Adam, dans le lacis des raisonnements et autres vanités (Signe 4/3), disons l'habitude de rationaliser et de nous attacher à des valeurs déspiritualisées, qui nous perdent ou nous rendent très difficile le retour conscient vers nos origines divines ou édéniques. Je vous entends vous écrier : "C'est de cela dont je parle : Nos origines divines. C'est ça pour moi l'hérédité." À quoi je réponds : "Alors, c'est que nous n'avons pas d'hérédité... Ou bien nous avons deux hérédités contraires ! Faudrait savoir."
C'est pourquoi je préfère généralement au mot hérédité celui d'atavisme pour désigner la persistance ou la réapparition en nous de caractères humains ancestraux, généralement calamiteux d’ailleurs : la violence, la jalousie, le quant-à-soi et sa sœur la bêtise, etc., toutes ces traits de caractère dont le Père nous invite à nous débarrasser par la pénitence. Si hérédité il y a, cette hérédité trouve plus fort qu'elle dans la conscience du Bien.
J'entends bien que vous parlez d'une autre hérédité : l'hérédité divine en nous. J'ai d'ailleurs dû moi-même utiliser quelquefois cette formule : hérédité divine, mais c'était par facilité de parler, pour être plus directement compris. Si c'est moi qui vous ai ainsi trompé, je me récuse, je vous demande pardon. De toute façon, comment une hérédité en replacerait-elle une autre ? Impossible !
Si hérédité il y a, même divine, la conscience peut et doit être au-dessus d'elle. Je retrouve l'image et ressemblance du Père (Genèse 1/27) en moi par la conscience et son produit, ma pénitence, en dominant le mal par ma conscience du Bien, mais non comme un wagon en m'aiguillant mécaniquement des rails humains aux rails divins.
C'est le propre de l'homme de pouvoir triompher par la conscience des mauvais traits primitifs
J'ai dit "les soi-disant lois de l'hérédité" en pensant à une expérience menée par les Mormons aux États Unis. À Salt Lake City dans l'état de l'Utah les Mormons ont construit la plus grande banque du monde de données généalogiques. On y trouve notamment certaines informations très intéressantes sur l'hérédité de certaines maladies biologiques et mentales et surtout sur la fausseté de l'hérédité, des preuves que les lois du sang existent, mais sont pour une bonne part imaginaires. À l'Institut de Puériculture de Paris on a interrompu un travail sur les filiations biologiques parce que les résultats risquaient de renverser quantité d'idées reçues et pouvaient troubler les familles. Bref, notre époque "rationnelle" vit dans un mensonge perpétuel concernant l'hérédité.
Ils se trompent, ceux qui prétendent que l''homme ne peut rationnellement pas changer à cause de son hérédité.
Le Signe dément la fatalité de l'hérédité, de l'hérédité non comme quelque chose qui n'aurait aucune existence (lois de Mendel, etc.), mais comme quelque chose qui n'est pas aussi absolu que la science le prétend et qui, surtout, est dépassable, surmontable, cassable, oubliable. Et ce n'est probablement pas la moindre des choses qui rendent Le Signe victime d'une conspiration du silence.
Je crois que je travaille par ma foi et par ma pénitence à rendre les coquelicots immortels. Par-là, je crois que le Créateur a fait de moi le co-créateur de l'homme et de ce monde, et que ce processus soit très lent ne change rien à l'affaire.
C'est cette annonce solennelle que notre mission doit lancer au monde, en disant : Ce n'est pas d'avoir une religion qui vous sauve ou de ne pas en avoir qui vous perd. C'est de remettre en marche le pouvoir de co-création qui est en vous qui fait de vous le véritable enfant ou fils du Créateur. Vous pouvez changer le monde (Signe 28/7). Le Bien en vous fait de vous un Dieu (Signe 2/13), faible dans cette génération écrasée sous le péché, mais appelé à se développer jusqu'à changer le monde en plus de ce qui change dans votre vie personnelle (30/11). En devenant pénitent ce n'est pas qu'à vous, c'est à vos enfants et au monde que vous pensez, vous brisez les soi-disant lois de l'hérédité, vous faites une autre race (Signe xii/5). [96C07*24/05/2009]
Sur la préparation pratique du Pèlerinage
Cette semaine, c'est le dépoussiérage, le lavage, le briquage sur les saints lieux d'Arès, car le Pèlerinage commence dans moins d'un mois et la Commission de Sécurité Départementale va passer sous peu pour son inspection de fin de travaux. Nous sommes lieu public et soumis aux règles des lieux publics. En agrandissant les saints lieux nous avons ajouté à l'honneur que nous devons au Père (Signe xxxvi/16), à leur beauté (Signe12/3) et leur fonctionnalité, mais nous avons aussi ajouté au travail d'entretien. Nous avons atteint la limite de nos possibilités maintenant, parce que nous ne disposons pas sur place d'un grand nombre de frères et sœurs pour nous aider. Se sont attelés — et avec joie, oui, pour le bonheur des autres, de ceux qui viendront — au nettoyage toute ma famille et la famille de la présidente de L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès avec l'aide d'une sœur venue de Toulouse et de l'épouse de notre frère menuisier qui travaille d'arrache-pied depuis un mois et demi pour terminer sur place le mobilier des lieux agrandis. [96C09*24/05/2009]
Sauvegarder le "sacré" tout en appelant à l’édification de l’homme et de la société
Les Pèlerins d'Arès ne forment pas un mouvement triomphaliste et vantard, en effet, ce qui peut intriguer à notre époque de bluff, de vantardise, de hâblerie, mais ils ne forment pas davantage un mouvement "jaloux de sa foi". Il nous arrive d'évoquer honnêtement nos difficultés dans une tâche apostolique qui est immense. Parmi elles, je crois que nous n'avons pas encore trouvé le formulateur de génie qui créera le "greenpeace" spirituel que nous sommes en quelque sorte. Cette comparaison a d'ailleurs déjà été faite par-ci par-là dans le passé.
Mais les publicistes du "Greenpeace" écologique n'ont pas comme nous à sauvegarder le "sacré" en plus d'appeler à l'édification de l'homme et de la société, qu'il faut ressusciter de leur mort spirituelle tout en leur faisant comprendre que ce n'est ni de la mystique ni de l'intimisme abstrait, mais au contraire la remise à niveau d'une sagesse, d'un savoir d'une portée pratique immense. C'est là probablement toute la difficulté, toutes les raisons d'une "timidité" qui n'est pas encore dépassée. Nous n'y avons pas suffisamment travaillé, cause première de cette "discrétion" qui étonne.
Tout viendra, je n'en doute guère. Peut-être pouvez-vous nous aider ? [96C13*24/05/2009]
Renoncer à la rationalisation et l’adoucissement du message
L'honnêteté des Pèlerins d'Arès est certaine. Mais il arrive que l'honnêteté freine les grandes ambitions publiques, parce que par honnêteté,
soit vous lancez la Vérité crue, qui est ressentie comme une interpellation ou une agression, et vous êtes interpellé ou agressé en retour, ce qui demande un courage et donc une disponibilité apostoliques que tous les moissonneurs ne peuvent pas avoir,
soit vous diluez la Vérité dans une formulation honnête, mais présentée par morceaux, parce que Le Signe est universel et présente quantité d'aspects tous interactifs, et vous la privez d'impact.
Toute présentation fragmentée d'un Tout aussi sublime obtient moins de résultats. Toute présentation partielle est d'autant plus aléatoire qu'elle est rationnalisante. Cela a été patent pendant la période dite de mission "sociale", qui a duré une dizaine d'années.
La seule interpellation simple et honnête — et percutante au point qu'elle fait peur même à celui qui la lance — est la Vérité telle que le Père lui-même la définit : "La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7). Et pour commencer, tu dois changer ta vie (30/11). C'est la seule source de salut et de bonheur !" Ou bien encore, brandir le livre comme je le faisais dans les années 70 et 80 en disant : "Le Signe est la Parole de Dieu. La religion est dépassée. Voici corrigées les erreurs des enseignements religieux historiques. Une Lumière nouvelle vient sur le monde. Nous pouvons recréer ce monde."
Les développements ne peuvent venir qu'ensuite, au cours du "suivi".
Mais nos missionnaires n'utilisent plus ces formules très vigoureuses depuis les années 80 qui ont pourtant vu la moisson la plus abondante et qui ont fini dans une apothéose : la mission L'Œil S'Ouvre en 1988, 1989 et 1990 au Cirque d'Hiver à Paris ! Depuis ce moment j'ai laissé les missions formuler leur mission comme elles voulaient et elles ont rationalisé et adouci le Message. Partant de là, les missionnaires vivent une vie sociale moins difficile ; ils ont trouvé un compromis grâce auquel ils ne fâchent personne, mais Le Signe a perdu son sel. Le résultat est qu’on donne l'impression qu'on ne cherche pas à se faire connaître.
Rappeler au public que la vie spirituelle est en l'homme le seul Feu qui brûle le mal dans et autour de l'homme, c'est impliquer qu'il existe une vie non-spirituelle. C'est être amené à comparer cette vie spirituelle avec la vie non-spirituelle qui est aujourd'hui la vie commune du monde. Cette comparaison-là aussi est une formule qui demande de l'audace, parce qu'elle entraîne à interpeller : "Tu es menteur ? Tu aimes entendre les mensonges dont ce monde t'abreuve ? Eh bien, je te dis que le mensonge tue l'âme et qu'elle tue toutes les chances de bonheur vrai, etc." Il n'y a pas de pluralité de vies spirituelles comme il peut y avoir une pluralité de morales. Il n'y a qu'une vie spirituelle. Il n'y a pas de gradation de la vie spirituelle et de sa formulation. Dès qu'on introduit la gradation, l'hésitation, la demi-mesure, on tue Le Signe lui-même. Il faut y aller carrément et la seule façon de le faire c'est de le faire avec amour. Là, c'est la pénitence du Pèlerin d'Arès qui est impliquée.
On ne forme pas des missionnaires comme on forme des aboyeurs ou des camelots de foire. Le missionnaire doit être un apôtre au-dedans comme au-dehors. Mais, ceci dit, le formulateur génial dont parlait ma réponse précédente, je souhaite son apparition, car on doit pouvoir dire aussi directement et brièvement, mais de façon qui fâche moins, la Vérité de Fond. [96C16*25/05/2009]
Sur l’espérance contenue dans la mort du juste (au sens biblique)
Merci de prendre la peine de m'informer du départ de ce monde d'une de nos plus anciennes sœurs.
Avec son époux elle entra dans l'espérance dont rayonne Le Signe (alors seulement L'Évangile Donné à Arès) dès 1975.
Pendant des décennies M.-S. fut présente à la Maison de la Sainte Parole chaque jour du Pèlerinage.
Son enthousiasme et sa foi étaient... que dis-je ?... sont immenses, car elle est selon toute vraisemblance de ceux qui ne meurent pas, qui ne disparaissent pas dans les ténèbres.
La mort du juste (au sens biblique) est toujours une espérance.
Je vais personnellement faire mortification pour elle (Signe 33/24-34) pour l'aider dans ce passage difficile entre la chair et l'état d'humain incomplet, celle qui n'est plus qu'esprit et âme, état d'incomplétude dans lequel la tyrannie du péché terrestre nous jette et continuera de nous jeter jusqu'au Jour de la résurrection (Signe 31/8). [96C19*26/05/2009]
Sur le rapport de l’enfant à la mort
À une sœur qui s’interroge sur un passage de l’entrée 96, "Pour l'homme d'espérance comme pour l'enfant rien n'existe qui sente la mort", Michel Potay répond :
L'enfant est forcément témoin de la mort, participant des agonies, des enterrements et des deuils, voire des horreurs ou des massacres que le cinéma rapporte ou met en scène, mais il ne voit pas cette mort comme la sinistre et lugubre extinction, comme la terreur, qui peuvent saisir l'adulte.
C'est dans ce sens de mort effrayante, de sensation déprimante laissée par la grande faucheuse qui va passer ou qui est passée, son sourire macabre entre les mâchoires, que je dis que l'enfant ne sent pas la mort.
L'enfant constate par la force des faits la disparition, mais il ne la vit pas du tout comme le drame ou la tragédie déséquilibrantes, bouleversante, parfois génératrice d'hystérie, que ressentent les adultes. J'ai perdu mon père à 12 ans, mais je ne vécus pas ce drame comme ma mère le vécut. D'ailleurs, elle le comprit, elle ne me prit pas la main derrière le corbillard tiré par un vieux canasson ; elle me laissa marcher seul.
L'enfant ne donne pas à la mort le sens d'une métaphysique débilitante et débilitante, parce que le doute, le doute noir, qui taraude l'adulte, ne tourmente pas l'enfant. Si l'incertitude de la survie ne taraudait pas le croyant, il serait vraiment croyant. Seul l'enfant est vraiment croyant, et c'est pourquoi il est triste, ému, éprouvé, mais pas désespéré. Il croit que le mort est "au Ciel" et il n'a pas tort. Bref, s'il sent la mort, il la sent tout autrement.
Eh bien, moi, je suis un enfant.
Je suis passé à l'espérance, non à l'espérance qui permet seulement de surmonter le doute, mais à l'espérance comme certitude absolue, comme espérance d'enfant. Je ne mourrai pas. Je me transformerai. Reste le problème de bien me préparer à cette transformation. C'est tout l'objet de Le Signe, mais c'est un autre problème.
Je vais avoir 80 ans le 11 juillet. Ma santé est telle que, malgré ma bonne mine, je puis mourir à tout instant. Je peux durer ou ne pas durer du tout. Cela ne me tracasse pas pour moi-même, mais pour les autres.
Cela me tracasse pour mes frères en me disant que, du fait qu'ils n'ont pas voulu de moi pour les former, pour faire d'eux de vrais prophètes (ce qui demande un sacrifice, qui n'est plus de mise à notre époque, et qui donne plus de tracas et de travail que de joie, qui dévore la vie privée, et qui est à tout le moins barbant, j'en conviens) et m'ont laissé tout seul dans mon coin, ils risquent de commettre des erreurs avant que le noyau du petit reste n'émerge, le petit reste qui restera fidèle à mon enseignement, les béni-oui-oui dont rient ou s'indignent les "grands esprits", ceux qui ont "tout compris", qui croient que la sincérité suffit sans voir qu'on peut-être sincèrement égaré ou orgueilleux, avant donc que n'émerge le petit reste comme Lumière sous laquelle se rangeront les hommes du temps qui vient.
Cela me tracasse pour mon épouse, sœur Christiane, qui m'a donné sa vie et son amour, et qui, elle le dit, n'aura plus d'autre souhait que de me suivre, alors que la mission aura sûrement besoin d'elle.
Au fond, mon souci de la mort est d'ordre pratique. Mon souci est un souci d'enfant mais comme tout enfant je pense que, le mauvais moment passé, le soleil se lèvera demain et la Vie viendra.
Non, la mort pour moi n'a pas d'odeur. Comme les coquelicots, d'ailleurs. [96C21*26/05/2009]
Sur la peur de la mort
La mort est une épreuve pour tout le monde, même pour les hommes bons, quoiqu'à un moindre niveau, parce que la mort est une anomalie. Du reste, nous, humains modernes, n'avons pas la primeur de cette information par Le Signe. Celle-ci rappelle cette information après que les autres Écritures l’ont déjà donnée, chacune à sa manière : les chéol et géhenne de la Bible, l'enfer du Coran. La mort est une épreuve pour tout le monde, mais qu'y pouvons-nous ? En avoir peur n'écarte pas la réalité.
Toutefois, la mort n'est qu'un mauvais moment pour les justes. Et c'est d'une importance capitale, Le Signe indique la Voie Droite à suivre pour atténuer au maximum la douleur de quitter son corps et de se trouver avec les seuls esprit et âme pour s'en sortir. C'est la voie de la pénitence. Efforcez-vous d'agir dans l'amour, le pardon, la paix, la recherche de l'intelligence spirituelle et soyez libre de tous préjugés et de la domination des idées du monde, et aidez à la moisson, et vous aurez la mort du juste. Ce n'est pas la Mer à boire ! C'est tout à fait faisable.
Mettez la paix en vous ! Ayez confiance ! C'est avec Amour que le Père nous appelle. [96C23*02/06/2009]
Sur les "convictions de la raison" contre l’idéal prophétique
À un commentateur qui oppose à l’idéal du Prophète les "convictions de la raison" en citant Nietzsche et comparant "l'éternel retour des coquelicots"* à l'éternel retour des rêves, Michel Potay répond :
Je crois me souvenir que c'est dans "L'Antéchrist", mais non dans "Ainsi parla Zarathoustra", que Nietzsche parle des "convictions comme des geôles ou des cachots". Qu'importe. C'était bien dans la permanence de ses idées. Pour lui Zarathoustra était un sceptique ou un agnostique et c'était une opinion complètement idiote. Il suffit tout à la fois de songer à l'enseignement spirituel que cet apôtre a laissé aux croyants zoroastriens, qui existent encore en Iran comme en Inde, et à la citation que le Créateur fait de lui : Sarsouchtratame (Signe xviii/3), pour affirmer que Nietzsche, en dépit de son talent, était aveugle.
Mais vous allez me répondre : "Votre citation du Signe n'a aucune valeur, puisqu'elle n'a pas pu exister. Elle ne peut être que le fruit de votre imagination."
La politique ? "Das Kapital" de Karl Marx a bien existé et j'en fus un disciple une partie de ma vie, et il a servi de base, avec la pensée de Lénine, à l'URSS et à tout le bloc soviétique autour d'elle. Où sont aujourd'hui l'URSS et le bloc soviétique ? Disparus dans un désastre de misère.
J'ignore si c'étaient vos convictions, mais c'étaient celles de millions d'hommes qui, pour finir, n'ont reçu aucune preuve concrète de la valeur de leurs propres convictions.
Je ne vois pas en quoi les miennes seraient inférieures aux vôtres, que vous appelez "convictions de la raison", parce que, pour ma part, j'ai vu de mes yeux vu le Surnaturel qui m'a dicté Le Signe. Par là il est raisonnablement pour moi plus vrai que vous, qui parlez d'une politique qui n'a jamais prouvé qu'une chose : qu'elle faisait l'affaire, du reste toujours provisoire (la raison n'est-elle donc que provisoire ?), d'ambitieux dominateurs, vous qui n'êtes qu'un fantôme de plus parmi les millions qui errent sur le web.
*titre de l’entrée 96 [96C20*26/05/2009]