8 février 2006. Les députés entrent dans la salle d’enquête parlementaire. « Mais c’est un enfant  ! » laisse échapper l’un d’eux en apercevant le juge Fabrice Burgaud.
Cet « enfant » est un des agents du système judiciaire qui, au stade de l’instruction, et par suite d’erreurs lamentables, a jeté des innocents en prison pour de longs mois et ruiné leur vie sociale et même familiale.

Non négligeables étaient les risques qu’un pareil drame fût causé par un trop jeune juge, tout à la fois horrifié de découvrir quels ignobles sévices des pédophiles pouvaient infliger à des enfants et presque totalement dénué d’expérience. Aussi, tant qu’à faire comparaître devant eux les responsables d’aussi graves erreurs judiciaires, ce n’est pas le juge Fabrice Burgaud qu’auraient dû convoquer les représentants du peuple, mais la justice entière, pour le moins les plus hauts magistrats et même le garde des sceaux, tous les gardes des sceaux passés, présents et à venir, qui ont confié à un gosse frais émoulu de l’école de magistrature l’instruction d’une affaire aussi complexe et grave. Aurait-on confié à un jeune ingénieur fraîchement diplômé la direction des études préalables à la construction du viaduc de Millau, du paquebot « Queen Elisabeth », de l’Airbus 380 ? Non. Confier pareille tâche à un jeune homme aurait été une faute. Alors, pourquoi accepter que ses aînés aient laissé, d’un bout à l’autre de l’instruction, sur les épaules du jeune juge Burgaud une affaire prenant chaque jour une importance plus démesurée ? Ce sont ses aînés qui devraient comparaître là, et même, si c’était possible, si c’était une figure humaine, la justice elle-même  !
Qui d’entre nous ne pense à Le Signe déclarant que le seul juge qui montre quelques signes de justice et d’intelligence (Signe 32/5) est le juge qui mange sa langue (Signe XI/7)  ? C’est-à-dire celui qui renonce à la loi pour faire appel à son cœur, à son âme, à son amour, lesquels n’excluent pas la sagesse, au contraire  ?
Les erreurs judiciaires sont innombrables, mais émiettées. Rare et donc précieux est un cas d’inconséquence judiciaire massif comme celui d’Outreau, cause de dégâts sociaux, familiaux et même physiques (suicide d’un innocent en prison) aussi spectaculaires, parce qu’il montre quel effort énorme le pardon doit parfois consentir. Oui, les innocents dont la justice a ruiné la vie doivent pardonner aux juges.
Pardonner n’est pas passer outre. Réformée, aucune justice ou loi ne pourra jamais l’être assez. Elle doit disparaître. C’est une des grandes leçons du Signe.
Si les innocents ne pardonnent pas aux juges, cette justice-là continuera partout sur terre, parce que ce n’est pas la vengeance sans fin (Signe 27/9), mais l’amour actif, qui la fera disparaître.
Autre chose devra remplacer la loi et le système judiciaire. Autre chose qui reste encore à découvrir, que seul l’amour découvrira, quand un petit reste l’aura remis en circulation. Nous ne sommes pas au bout de l’évolution. Le monde doit changer (Signe 28/7).

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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés