
La patience est superposition de couches d’efforts longanimes. C’est agir sans se plaindre que les résultats se font attendre,
c’est supporter sans révolte devant le temps qui passe, parce que ce monde cadenassé dans ses hautaines idées sera long à comprendre que changer en Bien, c’est se
recréer, c’est mourir à soi pour devenir un autre.
Photo : Cristina Pop (Unsplash)
« Quand il faut modifier ou renouveler la doctrine fondamentale, les générations au milieu desquelles s’opère la transformation y demeurent essentiellement étrangères et souvent y demeurent directement hostiles. »
Auguste Comte (Appel aux conservateurs)
« L’art moderne :
Impression de paix dans la cour,
Vidéos trafiquées de la guerre du Liban
Et cinq mâles occidentaux
discutent de sciences humaines »
Michel Houellebecq (poème, 1999)
Et pendant tout ce temps rien ne semble se passer, mais nous Pèlerins d’Arès préparons avec patience (Signe 39/3) le changement (30/11, 28/7) qui commencera demain, ou après-demain, ou même plus tard, mais qui commencera.
Apôtre du Signe, qui que tu sois, femme ou homme, jeune ou vieux, « efforce-toi de te présenter à Dieu comme un humain éprouvé, un ouvrier qui n’a pas à rougir, qui dispense droitement la Parole de Vérité. Quant au bavardage profane évite-le ! parce que les bavards s’enfonceront toujours plus dans l’impiété » (Paul de Tarse, 2Timothée 2/15). Paul de Tarse n’est que livre d’homme (Signe 16/12, 32/12), mais c’est le livre d’un apôtre qui a appris sur le terrain missionnaire combien courage et patience sont nécessaires pour quiconque travaille à la Moisson prescrite par Le Signe.
La vraie foi est prophétique, parce que la pure Parole du Père, par excellence Le Signe, s’adresse à des cœurs d’apôtres ; il ne fait pas que traverser les croyants comme des épisodes religieux fugaces les jours de culte au gré des calendriers religieux. L’école évangélique qu’a fondée Jésus de Nazareth, celui mort sur la croix puis ressuscité, a fait de tous et toutes des apôtres, a établi la mission patiente de tous. Jésus n’a fondé aucune religion, aucun clergé, parce que chaque croyant est apôtre, clergé, une parcelle du Cœur et de la Voix de Dieu sur terre. L’apostolat n’est pas servilité ; c’est une existence hautement et patiemment créative de soi et du prochain. L’apostolat n’est pas non plus une passion, car toute passion a une fin, mais c’est une vie virtuellement infinie, parce qu’elle dépasse la mort, elle s’écoule dans le sillage de la Vie, Nom que Le Signe (24/3-5) donne au Créateur, dont nous sommes les Enfants (13/5). La patience apostolique est parfaitement conforme à l’intelligence (32/5).
Les religions en général, particulièrement les télévangélistes vendent de l’espérance. Nous, nous ne vendons rien. Nous prêchons la pénitence, qui est l’effort d’aimer, pardonner, faire la paix, avoir l’intelligence spirituelle et se rendre libre de tous préjugés, et nous sommes bien placés pour savoir que prêcher un effort qui n’a ni retour ni résultat immédiats exige beaucoup de patience. Dieu est l’exemplaire Grand Patient et nous, Ses Images et Ressemblances, nous devons à nos frères humains une patience aussi solide que possible. Comment sans elle parvenir à montrer la Lumière à une humanité qui ne voit plus l’immuable Phare, qui ne s’éteint jamais sur le remue-ménage du monde ? Le propre de l’Amour étant de prendre des risques, l’Amour a créé libre (10/10) l’homme, Son Enfant (13/8), comme libre est la nature : les vents qui tournent en cyclones, les volcans qui crachent leur feu, la turbulence stellaire. L’humain devenu impatient est lui aussi cyclonique, volcanique, turbulent ; il veut tout tout de suite, mais sa hâte permanente ne peut ni troubler, ni rompre l’Équilibre de la Vie étalée (Signe ii/4) à l’infini avec éternelle Patience, ni décourager la patience apostolique. Les siècles qui viennent forment le cheval que nous enfourchons ; il va se mettre au galop plus tôt que ne le croient les hommes que nous rencontrons sur les trottoirs.
Dans le tonnerre des grands chefs, théoriciens, légalistes et condamnateurs politiques ou religieux on n’entend qu’un « Dieu » synthétique, qu’on l’appelle progrès ou roi du Ciel. Politiques et religions se débrouillent de ce « Dieu » anthropisé, mais de grandes masses humaines ne se laissent plus prendre aux légendes ; ces masses, privées d’une Source pure où retrouver une Vérité crédible, deviennent athées. C’est pourquoi le Père est revenu leur parler à Arès en 1974-1977. C’est Le Signe, qui nous permet de refaire le pari de l’Amour inconditionnel, le pari d’une planète heureuse où même la mort serait vaincue. Peu à peu les humains entreront en pénitence, peu à peu ils retrouveront la voie du Salut, de la Vie (Signe 24/5), ils découvriront le vrai Dieu qui est tout autre chose que ce qu’ils ont appelé « Dieu ».
Mais que de patience il faudra pour désembrouiller le Fond des Fonds (Signe xxxiv/6), car ceux des humains encore croyants voient encore Dieu comme un roi et juge qui vivrait au-dessus d’eux comme la girafe broute la cime des arbres au-dessus des piroguiers du Zambèze. Il y aura fort à faire pour leur faire comprendre que la Vie (24/6) est une puissance diffuse du moindre atome au fond de l’homme jusqu’à l’infini stellaire de l’espace. Nos vies peuvent se ressouder à la Vie comme l’amour peut se ressouder à l’Amour. Dans un monde où tout a fini par se vendre, s’acheter, se voler ou se régler par des lois, des récompenses ou des punitions, nous avons la tâche thaumaturgique de ressusciter la conscience qu’existent au fond de nous l’Amour et le Bien gratuits et gagnés sans chefs, ni loi, ni qualification, ni gloire, pourvu qu’un petit reste (24/1) de pénitents patients changent leurs vies (30/11) avant que ne survienne le péché des péchés (38/2).
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2021 — Tous droits réservés


Sur la force attractive du tract
[DR]
Ce beau tract peut aussi servir comme affiche. Sa simplicité me plaît énormément et je crois à sa force attractive. [226C1*20/01/2021]
Sur la conscience
La conscience ? Voilà un des mots qui montre, de façon affligeante à mon avis, la grande insuffisance du langage humain, car le champ de ses significations est vaste, son sens chez le vivant charnel varie considérablement en fonction du contexte, de la culture, du jeu des transparences. C'est un mot-tiroir avec un gros fond de tiroir où s'emmêlent quantité d'ambiguïtés et de contradictions ; je ne peux dans un blog m'étendre sur ce sujet immense (toute la philosophie dans la variété fourmillante de ses expressions n'est que travail poly additif de conscience). Je l'utilise parce qu'il faut bien parfois exprimer un lien entre le fond moral ou spirituel d'un individu (qui varie d'un individu à l'autre) et la conduite de la vie sur Terre. Mais je l'utilise surtout dans la question sans réponse que pose un transfert : le transfert de la conscience de l'être charnel, activité de son cerveau irrigué par le sang, vers ce qu'elle sera dans l'âme sans cerveau, sans irrigation sanguine, dans l'au-delà. J'entre dans ma 92ème année et j'approche de la mort, du moment où mon cerveau cessera de fonctionner et où je m'envolerai dans les étoiles à l'état d'âme (si j'en ai une, bien sûr) et très humblement j'ignore totalement ce que sera mon "vécu" alors. Je salue là la sage discrétion de la Bible sur ce thème : le shéol ou l’Hadès, nommés mais non décrits, et je m'étonne de la description très terrestre du paradis et de l'enfer dans le Coran, etc.
Ceci dit, c’est vrai, on peut faire son salut en ignorant ce qu’est la conscience. [226C3*20/01/2021]
Sur la simplicité et l’universalité du Signe
Mon enseignement, qui est celui du Signe, est très simple et de portée populaire, alors que les ésotéristes chercheurs d'éveil intérieur (Eckhart Tolle, Arnaud Desjardins, Samael aun Weor, Mathieu Ricard, Taisen Deshimaru, Thich Nat Han, etc.) s'intéressent surtout à eux-mêmes. Je n'ai d'eux qu'une opinion sûrement mal étayée, mais je tends à penser que ce que j'ai lu (mais non étudié) de leurs livres est plein de spiritualité admirée parce qu'exceptionnelle autant qu'inapplicable populairement, et qui est en fait aussi brillante par son inaccessibilité que confuse et, à mon sens, sans intérêt. Je crains, sans juger — que suis-je pour juger ? — que leurs corps de doctrine spirituels, toujours teintés de tradition orientale, sont tout habillés de langage difficile, peut-être volontairement difficile pour offrir une perspective tentante de "valeur" aux pauvres occidentaux que nous sommes. Il est possible que ces personnes aient vécu une transformation spirituelle authentique radicale à titre personnel, mais ma mission prophétique est l'inverse ; elle est orientée changement du monde (Signe 28/7) et donc par principe accessible à tout le monde pour le seul prix de la volonté d'être — pour que nous fassions Ta Volonté (12/4) —. Par là mon prophétisme a peu d'originalité, il est toujours fondé sur l'amour, le pardon, la paix, la liberté ou absence de préjugés, autrement dit sur le Sermon sur la Montagne. Je n'endors pas les souffrances psychologiques, toujours présentes dans la pénitence, qui est une épreuve — du moins chez moi elle l'est —, dont le but n'est pas un éveil intérieur égoïste mais au contraire un souci inapaisé de réanimer collectivement la fraternité jusqu'au Jour de Dieu, même si chez certains elle aboutit à cet éveil personnel par hasard. Je ne conduis pas mon frère humain vers une sorte de vacuité heureuse, mais au contraire vers un souci et un effort permanent de changer sa propre vie dans le but de changer le monde.
À moyen et long terme, quand le retour du refoulé se manifeste, le "pouvoir du moment présent" ne peut plus contenir ni les émotions ni les pensées produisant ainsi l'effet inverse de ce qui est promis. Beaucoup de ceux qu’on appelle ésotéristes commettent l'erreur que, par exemple, l'Église catholique commit envers Galilée, celle de faire de la psychologie ou de la théologie à partir de simple spiritualité (ou métaphysique), ce qui est une erreur épistémologique qu'a dénoncée Kant.
Je ne suis pas qu'un exotériste, je suis un frères des hommes tout orienté à réveiller à l'amour non mon intérieur mais toute l'humanité, simplement parce que la Vie est Amour et que je ne suis qu'un atome de cette Vie et de cet Amour, dont je reste donc indissociable. L'éveil intérieur ne m'intéresse pas ; c'est l'éveil de toute l'humanité, laquelle est en moi autant que le Créateur est en moi, qui est mon objectif, puisque c'est l'objectif du Signe.
Entre notre prochain et nous il y a un pont aujourd'hui complètement délabré. En le réparant et le restaurant par la pénitence nous recréons le monde, mais plus encore l'Univers, car nous sommes co-créateurs — Enfants (Signe 35/2) — et nous mettons la Création aujourd'hui stoppée dans les conditions d'un redémarrage radical vers l'apothéose finale du Jour. Notre petite personne ne compte pas, son illumination intérieure n'a aucun sens vu dans l'ordre cosmique, nous ne sommes qu'un rouage dans l'infinie mécanique compliquée de l'Univers. Autrement dit, les perspectives des ésotéristes et les perspectives de notre rôle dans la Création sont sans communauté.
[226C4*20/01/2021]
Sur Bouddha en tant que Siddhârta Gautama
Bouddha en tant que Siddhârta Gautama m'intéresse beaucoup, parce que contrairement à moi qui sans mérite trouve la Vérité dans un Message surnaturel, il la trouve par d'autres voies, difficiles. À 30 ans, alors qu'il est prince et se promène hors de l'enceinte du palais, il découvre la souffrance des humains qui lui avait été cachée. Il rencontre un malade, un vieillard, un cadavre et un ermite. Ces quatre rencontres changent sa vie ; la souffrance des humains le bouleverse ; il va en chercher la cause. Il ne part pas d'un souci d'éveil intérieur, mais du souci de l'humanité. Il va chercher les causes du mal. C’est "la grande renonciation" (abhiniskramana) ; il commence alors une vie d'ascèse et de méditation. Six ans durant, il vit avec cinq autres ascètes méditants, mais constatant que ces pratiques ne l'ont pas mené à une plus grande compréhension du monde, il décide de trouver une autre voie. Selon la tradition, il trouve éveil ou illumination à 35 ans, six ans après avoir quitté le palais, mais cette illumination est racontée résumée : Dans la même journée, méditant sous un banian à Uruvelā près de Bodh-Gaya, il cesse ses mortifications, accepte un bol de riz au lait des mains de la villageoise Sujāta, prend un bain rituel et finit par s’asseoir sous un pipal où il fait le vœu de ne pas bouger avant d'avoir atteint la vérité ultime. Il connaît des attaques du péché intérieur que tout homme connaît. Finalement, Bouddha, comme est désormais appelé Siddhârta Gautama, donne son premier sermon à Sarnath (près de Bénarès). Il prêche non pour susciter des illuminés, des réveillés intérieurs, mais dans le but d'encourager les humains à changer de vie. Son message est simple. L'homme est identifié aux pensées et aux émotions ; elles l'empêchent de vivre dans le présent, dans la clarté, dans la bonté. Le remède selon Bouddha est la méditation, d'entrer en soi-même comme l'enfant prodigue ; dans mon langage propre c'est la prise de conscience : La vie de péché est courte, de ce fait elle est ou sotte ou inaccomplie, il faut se préparer à un long au-delà ; autrement dit, le bien accompli sur Terre prépare au Bien éternel. Pendant les quarante-cinq années restantes de sa vie, Bouddha voyage enseignant à une grande variété de personnes, allant des nobles aux paysans et aux balayeurs des rues, sans oublier les disciples des philosophies et religions. Bien sûr, j'abrège, mais selon moi, Siddhârta Gautama n'est pas la sorte d'idéal merveilleux que font de lui les bouddhismes ; selon moi il réalise dans l'esprit de sa culture hindoue ce que Jésus réalise dans sa culture juive, ce que j'essaie de toutes mes forces de réaliser dans ma culture occidentale : Faire de l'homme et de ce monde un homme et un monde bon pour que la Lumière revienne un Jour, d'une façon ou d'une autre, sur ce monde de mal. [226C4*20/01/2021]
Sur la science vénérée comme un Dieu, et pourtant dérisoire
[DR]
J'exulte à l'idée que des moteurs dans quoi on injecte essence, gasoil, alcool, gaz dont la combustion est déclenchée par la pression ou une source d'énergie électrique externe (bougie, trembleur, rupteur, delco, etc.) me permettent d'avoir une bagnole avec quoi je peux parcourir des centaines de kilomètres sur des routes dont le goudron ou le ciment est fourni par d'autres sciences. Ah ! Quelle merveille la science ! Ces moteurs qui changent l'énergie chimique d'un carburant en travail dans deux, quatre, six, douze cylindres ou coulissent des pistons dont le mouvement est changé en rotation par l'intermédiaire d'une bielle reliée au vilebrequin... Ah ! j'en tombe à la renverse. Et que dire des ondes radio qui transportent la voix, l'image, la musique, les bruits dans mon téléphone sans fil ! J'appuie sur un bouton et hop ! je vous entends et je vous parle. Ah ! ah ! ah ! Euripide, Socrate, Platon, Bouddha, Jésus, Spinoza, Descartes, etc. pauvres types qui n'avaient même pas une pétrolette, même pas un smartphone ! Tocards qui sans la science n'étaient rien. Et je n'ose même pas évoquer les fusées qui transportent sur Mars des petites brouettes roulantes qui prélèvent des petits cailloux... Que sont Moïse, Lao Tseu, Pouchkine, Gœthe, Marx et consort face à tant de merveilles. Je me sens réduit à rien. Vive la science... enfin, vive la science même si elle n'est pas capable d'explorer nos fonds océaniques, le centre de la Terre, le covid19 qui fait trembler les puissants, d'expliquer pourquoi naît un escargot ou un grain de cassis et pourquoi ils sont différents de l'éléphant et du séquoia géant. Et si la science ne savait tien, en fait ? Si elle ne faisait que gratter quelques molécules actives à la surface des choses et se gonfler comme une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. Si Le Signe voit la science négativement, c'est parce qu'elle est dérisoire. L'homme vit, souffre et meurt avec sa science, ses avions, ses téléphones, ses IRM, ses fusées, ses navettes, sa médecine, comme il vivait, souffrait et mourait avec sa massue au temps des cavernes.
Il devient difficile de cacher la réalité de la situation : On a été incapable de prévoir les 15 millions de morts de 1914-1918, les 50 millions de morts de 1939-1945, les morts de "Charlie Hebdo" et la décapitation de Samuel Paty à Conflans-Ste Honorine, l'irruption du covid19 et l'absence de remèdes, etc., etc. Que fait la science dans tout ça ? Ce qu'elle peut, c.-à-d. pas grand-chose. Il n'y a aucune réponse pertinente à la question : La science peut-elle tout ? Je ne crois pas que grâce à la science l'Histoire moderne soit plus belle que l'Histoire romaine ou celle du Moyen Âge. Mais il convient d'éviter que la vérité n'éclate ; alors la science est vénérée comme un Dieu, le Dieu moderne par excellence. C'est vrai que je suis heureux d'avoir de bonnes lunettes qui me permettent de voir à 91 ans, mais pour autant je ne sais pas ce qu'il y a après la mort, ce mystère demeure aussi épais aujourd'hui qu'il y a trois mille ans. Je sais juste, parce qu'une Voix venue de l'Infini me l'a dit, qu'il y a une vie après la mort et que je rejoindrai la Vie. Au fond, j'en sais plus par les Messages du Ciel que par la science. [226C6*20/01/2021]
Sur l’impatience des peuples
Les politiques ne nous gouvernent pas seuls. Ils ont une alliée puissante : l'impatience des peuples qu'ils dominent. Voyez les promesses faites par les candidats à la présidence ; toutes ces promesses répondent à des aspirations impatientes de la base électorale, mais une fois la présidence achevée, qu'est-ce qui a vraiment été fait ? Pas grand chose. Les puissants disposent de forces de frappe que forment leurs obligés : les media qui manipulent l'opinion, les pourvoyeurs de fonds, les hauts fonctionnaires en place, les banques, etc. sans compter nombre d'organismes et institutions. Le combat est inégal entre les impatients de la base et les puissants. C'est pourquoi on ne peut gagner contre les forces matérialistes qu'avec une patience d'ange. [226C9*20/01/2021]
Sur le film "Le Retour du Père"
Je n'avais jamais vu cette bande-annonce ; je me fais une joie de l'afficher ici. Je sais qu'en raison des décrets qui interdisent le regroupement de spectateurs dans une salle de concert, de théâtre, de cinéma, etc., ce film réalisé avec de très petits moyens, mais qui malgré cette indigence est réussi, ne peut pas être projeté en salle. Moi-même je ne l'ai visionné qu'une seule fois dans une période où je croulais sous les tâches et manquais de temps et d'attention aux choses extérieures au Fond des Fonds ; j'ai voulu le revoir il y a quelques mois, un dimanche où je disposais d'un peu de sérénité, mais je ne l'ai pas retrouvé sur mon ordinateur. Croyez que je suis malheureux d'avoir une vie surchargée où je me sens coupé en rondelles de saucisson bouffées par les inattendus et autres fortuités qui passent sans arrêt. Heureusement, ma fille Nina en a une copie et, dès que j'aurai un moment, je le visionnerai de nouveau avec intérêt. Encore merci à tous les frères et sœurs qui ont participé à la réalisation du film "Le Retour du Père", à celui ou ceux qui ont réalisé la bande-annonce et à vous, qui me la communiquez.
[226C10*21/01/2021]
Sur la patience infinie que demande la pénitence
La pénitence est toujours difficile, parce qu'il nous faut renoncer à l'atavisme culturel qui nous façonne tous, mais avec la patience et l'humilité vous y arriverez et même votre fille vous verra un jour avec un autre regard que celui réprobateur et méfiant qu'elle pose sur vous. Ayez une patience infinie. Vous êtes d'origine serbe, je suppose, et les Serbes (j'en ai connu un certain nombre dans l'Église Orthodoxe) sont des personnes particulièrement fières ; cette superbe circule dans leurs nerfs comme des chariots de montagnes russes et elle ne ralentira puis ne disparaîtra chez votre fille qu'avec beaucoup de temps. [226C11*21/01/2021]
Sur L’Appel au Bien
L'Appel au Bien se ramène, il ne faut pas l'oublier, à l'Appel à la pénitence lancé à chaque homme pour qu'il change sa vie (Signe 30/11) dans la perspective du changement le monde (28/7). Et c'est Sagesse, parce qu'en réalité il ne faut jamais oublier que dans une guerre les combattants ne sont pas impliqués dans le conflit par une raison unique ; chacun d'eux est un individu qui a ses opinions, sa finalité, son obligation ou son volontariat, son enthousiasme, son amertume ou sa tristesse, etc. Bref, chacun a ses raisons qui font que l'engagement dans une guerre est pour certains une sorte de fuite dans des directions très diverses, et pour d'autres une sorte de conquête également dans des directions très diverses. Il y a toujours, derrière les diverses visées des combattants, une propension à quelque chose de plus profond et de plus personnel chez chacun d'eux. Ce quelque chose est très variable. Donc, n'oublions jamais que l'Appel au Bien se réduit toujours à un Appel à la pénitence, qui est toujours personnelle. Il faudra donc toujours que ceux et celles de nos frères et sœurs les plus doués pour s'exprimer n'oublient jamais que ce que vous appelez un appel collectif doit toucher chaque antagoniste dans ses propres motivations, car pas plus qu'il n'existe d'amour de masse, il n'existe de sens du Bien de masse : Le Bien n'est jamais que la somme, la polone (Signe xxxix/12-13), d'actes de bien, de bonté, d'amour, de générosité, personnels.
Chaque homme est un moyen différent de la façon dont les événements se font. Voyez l'envahissement du Capitole à Washington le 6 janvier par ceux qu'on a appelé les "émeutiers". Ils étaient plusieurs centaines, mais soyez sûre que leurs motivations intimes étaient extrêmement variées, même s'ils partageaient tous à tort ou à raison une certitude, celle que l'élection avait été truquée. Au reste, il me semble que cette invasion du Capitole (Parlement des USA où siègent les Députés (Représentants) et les Sénateurs), était légitime, car dans une démocracie les lieux de débat public appartiennent au peuple, non ? Les gouvernements des grands masses — Chine, Inde, USA, Russie, Brésil, Allemagne, France, etc. — veulent que ces masses se plient comme un seul homme aux ordres d'un seul, mais c'est impossible. Les raisons d'être, de vivre, de faire ceci et cela varient considérablemen d'un individu à un autre et les apparentes soumissions collectives ne sont jamais perpétuelles. Voilà pourquoi il faudra tôt ou tard en venir aux petites unités humaines souveraines et autogérées. [226C11*21/01/2021]
Sur l’individualité de la pénitence
Je peux probablement m'étendre encore un peu sur la question de pénitence, dont j'ai déjà beaucoup parlé depuis quarante-sept ans, comme vous le faites remarquer à juste titre, mais j'arrive à un point de ma mission prophétique où j'ai peur que trop en dire sur le sujet en fasse une sorte de Victoire de Samothrace, statue à laquelle tout le monde tentera (en vain) de ressembler, ce qui est impossible, parce que la nature humaine est faite de telle sorte que sous une communauté de ressemblances, d'aspirations, d'élans ou de retenues, de défauts et de qualités, la réalité humaine est en fait une variété infinie d'êtres différents.
De ce fait, la question de la pénitence est toujours et restera indéfiniment une question difficile. Il n'y a pas sept milliards d'hommes charnellement présents sur Terre mais un seul homme en sept milliards d'atomes dont chacun d'eux a son comportement propre. Au risque de paraître farfelu, j'essaie de faire une comparaison avec la fusion nucléaire. L'aboutissement idéal de la pénitence d'un petit reste de pénitents dans un temps X inconnu — >4 générations, soit 4g + Xx — n'a absolument rien de commun avec une explosion comme c'est le cas de la bombe atomique. La bombe atomique est une application du principe de la fusion nucléaire. Les réactions de fusion nucléaire sont celles-là mêmes qui font, par exemple, que le soleil et une quantité infinie d'étoiles brillent. C'est tout bête : la bombe est faite de sorte que les noyaux d'atomes de deutérium et de tritium qu'elle contient fusionnent pour créer un noyau d'hélium ; ce noyau-là créé est plus léger que la somme des deux noyaux mis en jeu ; c'est cette différence de masse qui développe instantanément une colossale d'énergie. C'est au fond très simple, même si la réalisation pose quantité de difficiles problèmes pratiques. Mais le Jour de Dieu (Signe 31/8) qui clôturera la pénitence du petit reste une fois celui-ci devenu important ne sera pas du tout une explosion contrairement à ce que certains croient. Ce sera quelque chose d'infiniment — infiniment au sens d'addition sans fin — complexe, complexifié de telle sorte que l'aboutissement ne sera pas une explosion mais au contraire la fusion à la Vie inépuisablement composite.
De ce fait, dès aujourd'hui, la pénitence vue collectivement à l'échelle de l'humanité passée, présente et à venir, est d'une complexité illimitée. Autrement dit, il n'y a pas deux pénitences humaines qui puissent se ressembler. Passés les points communs, qui sont forcément "amour, pardon, paix, intelligence et nature libre", les variances dans ces qualités acquises par la volonté d'être sont indénombrables. Je crois par amour partager la souffrance ou la joie de mon prochain, mais en fait je n'en reçois dans mon cœur qu'un écho ; pour moi la seule réalité dans ce partage est l'écho, qui se traduit par une émotion, par empathie. Dans la bombe atomique les noyaux d'atomes de deutérium et de tritium se ressemblent ; dans les échos que produisent les souffrances et les joies de l'autre, aucun pénitent ne ressemble à un autre. Les résonances de l'image et ressemblance de la Vie (Genèse 1/26) au fond de l'humain sont aussi variées qu'il existe de pécheurs passés, présent et futurs. Il y a ipso facto une limite aux points communs entre pénitents et tenter de la dépasser est comme commencer à mannequiner, robotiser, déshumaniser le pénitent, et alors on est hors sujet. On tombe dans l'erreur des grandes religions qui ont voulu standardiser leurs fidèles. La "Passion selon st-Jean" de Jean Sébastien Bach engage dans une œuvre catholique fameuse un chœur aux très nombreux chanteurs mais je nie que chaque chanteur ressente au fond de lui la même émotion artistique ; ici comme ailleurs l'apparente collectivité n'est que le résultat d'une infinité de vécus artistiques ; aucun des choristes n'est identique aux autres. De même, aucun pénitent n'est identique à un autre. Il est impossible de fixer les qualités du pénitent idéal, car chaque pénitent ressent son propre idéal accompli outre que chacun a inévitablement des moyens de changer différents des autres. Si l'on sort de là, on va commencer à juger ceux et celles qui ne sont pas conformes au canon qu'aurait fixé le prophète. Or, tu ne jugeras pas.
La substance spinoziste est un élément que chaque humain reflète, certes, mais ne peut s’appliquer universellement que sur un champ limité ; Spinoza a sa vision de l'univers mais nous Pèlerins d'Arès tout en traversant le champ de la pensée spinoziste, sommes appelés à nous étendre très au-delà. L'œuvre de Spinoza est magnifique de lucidité et admirable en cela qu'elle est extraculturelle, mais elle n'est pertinente qu'en deça des limites des réalités tangibles. La pénitence appelle à dépasser ces limites — de là sa grande difficulté autant que le danger de trop s'étendre sur ce point —, même si nous ne particulariserons pas notre changement de vie (synonyme de pénitence dans Le Signe) que beaucoup plus tard, dans les générations futures, qui seront vite là, de toute façon, car la vie humaine est très courte ; ce n'est qu'un soupir à l'échelle cosmique, échelle dans laquelle entre tout pénitent sans le savoir. C'est une chose de dire ou d'écrire, c'en est une autre d'être pénitent. Entrer en pénitence est comme entrer dans une abstraction ; même si dans cette génération mes frères et sœurs ne voient ou ne ressentent pas les choses ainsi. Dans la vie présente il y a le ciel, l'eau, la terre, l'herbe, la fleur, la montagne, le désert, le rouge, le bleu, le poireau, le poivre, etc., auxquelles on peut donner par convention des valeurs de signes. Ainsi parle-t-on du chant d'un torrent qui bruisse, du langage des fleurs, de l'impression d'écrasement ou d'envolement sous le ciel, etc., mais dans la pénitence on est au-delà des mots, des valeurs terrestres, on est dans un tout autre domaine parce qu'il nous conduit à la Vie, à Dieu, au Tout Autre, à l'Éternel. La pénitence est un apprêtement de l'être dont les subtilités seront découvertes dans les générations à venir ; il faut laisser libre ce champ-là.
J'arrête. Je m'aperçois que j'ai déjà trop écrit, donc trop dit, j'ai peur de troubler plutôt qu'enseigner. [226C13*22/01/2021]
Tous victimes du péché global.
Je mourrai peut-être ce soir en passant sous un autobus (ou un camion, ou un tracteur, ou une Harley Davidson... pas mal ça, la Harley Davidson, j'ai toujours rêvé d'en avoir une, c'est peut-être dans le chou que je l'aurai !), ou je m'éteindrai de vieillesse cette nuit peut-être, ou je mourrai peut-être seulement dans trois ou huit ans. Qu'est-ce que ça change pour moi qui ai élevé mes enfants, toutes trois aujourd'hui autonomes, qui laisserai sans doute mon épouse en pleurs mais pas dans le besoin, du moins je l'espère, et qui laisserai un enseignement prophétique déjà très abondant. Certes, certains meurent pendant ce temps laissant derrière eux des êtres dont l'existence dépend d'eux et cela me préoccupe mais sur le Fond je ne vois pas dans la mort quelque chose qui touche à l'intégrité du Bien. Nous mourons tous, car nous sommes tous victimes du péché global. [226C14*22/01/2021]
Sur la Patience qui se fait chair
Remerciez le Père pour tout ce qu'Il vous "lègue" ! Je ne suis que son prophète, un petit scribouillard qui gratte le papier dans l'immense Étude du super-Notaire de l'Univers. Je mets Ses Messages sous enveloppes et je les poste... Même pas ; c'est ma fille Nina qui met sous enveloppe et qui va à la poste. Au fond, je ne fais pas grand-chose. Mais je le fais sans impatience. Depuis quarante-sept ans je suis assez sorti du temps... enfin, un peu sorti du temps... Cette toute petite fuite hors du temps est assez pour m'apprendre que la patience, c'est aussi quelque chose comme la relativité du temps.
Le Père, la Vie, le Tout Autre a l'habitude qu'on Lui résiste. Il me fait, de surcroît, l'honneur de m'assimiler à Sa Patience infinie face à la résistance en me disant : À toi la mesure, la patience et la piété (Signe 39/3). Ainsi la Patience doit se faire chair ; derrière moi vous êtes tous invités à la patience. Ne doutez pas que c'est par votre patience que le Père vous teste ! [226C14*22/01/2021]
Sur la difficulté de communiquer et l’importance de l’assemblée
Notre mission ne consiste pas à convertir, mais à moissonner. On ne moissonne que des épis mûrs.
Écrire un tract est quelque chose de plus en plus difficile. Je m'y essaie depuis quelque quarante et quelques années. D'un lieu à l'autre, d'une époque à l'autre, l'impact psychologique du tract varie sans cesse (en tout cas paraît varier sans cesse) selon les réadaptations et si rapidement qu'on n'a plus le temps de réfléchir à ce qu'il faut réécrire. Je pense que cette difficulté tient à la fatigue attentionnelle qu'a fini par provoquer l'abondance incroyable des publicités commerciales. Le public ne lit plus ; il regarde, c'est différent ; le tract s'apparente à l'idéogramme. Néanmoins, le tract reste une carte de visite. Il ne donne pas à tous les donataires ou disposants envie de vous rendre visite, mais cela arrive quand même de temps en temps.
Déjà, à l'époque où mon interview avec Jacques Chancel a été réalisée, celui-ci au cours du repas que nous avons pris juste avant d'aller au studio m'a redemandé le chiffre de tirage du Signe. Ce chiffre était à l'époque de l'ordre de 300.000 et je faisais remarquer : "Oui, 300.000, mais pas en trente mois, en trente ans !" Et à ma surprise, Jacques Chancel a répondu : "C'est quand même remarquable. L'immense majorité des livres disparaît en quelques mois ou quelques années." Que dire, alors, des tracts, car depuis des décennies nous en avons distribué des centaines de milliers, petit-être des millions... Et cependant l'impact reste faible. Il n'est pas nul, non, mais il est faible. La Vérité que transmet au monde Le Signe me paraît une digue en passe de céder aux cyclones de la publicité et des média hertziens (radio, télévision). Même l'Église Catholique, qui dispose encore de gros moyens sans commune mesure avec nos très faibles moyens, n'est presque plus entendue en Europe. Pourtant, le Père, Auteur du Signe, a rappelé que Ses Appels sont placés sous l'égide de la liberté : L'homme est le poulain agile libre des harnais que lui mettent les docteurs de tous acabits (Signe 10/10) et la liberté me paraît bien être ce que les Français, dans la langue desquels la Vie, le Père, Dieu, l'Éternel, Allah, Brahman, le Tout Autre, el Shadaï, Adonaï, etc. (Il a mille noms) a parlé, considèrent comme la dimension républicaine majeure. Clairement la Vie, dont découle notre vie terrestre, tient à protéger la foi du Pèlerin d'Arès de toutes les offensives religieuses, politiques, philosophiques possible. Une seule Voie : la pénitence, le bien accompli ; pas de dogmes, pas de lois ! Sur le bandeau de la devanture de notre mission lyonnaise j'ai suggéré d'écrire : "Pas la religion, la Vie". J'aurais peut-être dû leur suggérer de mettre aussi "pas la politique..." Mais on ne peut pas écrire trop long ! Bref, il ne faut pas se voiler la face : la langue n'est plus le moyen majeur de communication. Alors, l'image ? Mais l'image, c'est pareil, il y a chaque jour des avalanches d'images nouvelles, de couleurs nouvelles. Plus rien ne possède de force mobilisatrice. Il faut attendre patiemment que quelque chose de fondamental survienne, qui tout à coup refera de notre Appel un point focal. Pour l'heure, faisons de notre assemblée un foyer de qualité ; cela attire encore des frères et sœurs humains en quête d'excellence. [226C16*23/01/2021]
Sur l’urgence de la mission
Ce matin je suis bouleversé par l'image que voici :
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À quoi sert-il de mettre partout des caméras de surveillance si l'on ne peut pas porter secours à un pauvre jeune homme malmené par neuf individus ? Dérision du progrès technologique ! Une capture d'écran par une "caméra de surveillance" (on se demande ce qu'elle "surveille") montre l'agression de Yuriy ou Youri. Neuf individus cagoulés s'acharnent sur ce jeune homme de 15 ans à coups de poing, de pieds, de batte de base-ball et de marteau. Ensuite, ils repartent tranquillement, laissant leur victime à terre ensanglanté. Ces images de l'agression de Yuri sont insoutenables, elles ont fait le tour des réseaux sociaux et ont ému jusqu'à la place Beauvau et l'Élysée. "Plusieurs questions se posent : Pourquoi un tel acharnement de violences ?" se demandent les autorités... Comme si on ignorait que ce monde est violent depuis des millénaires. Un pédopsychiatre, Maurice Berger, fait une révélation : "Beaucoup d'agresseurs ne connaissent que la loi du plus fort." Stupéfiant ! Comme si le monde ignorait ça ! Je crois rêver quand je lis de tels propos... Depuis ma naissance j'entends mes oncles parler de leurs affreuses années de guerre (1914-1918) ; des horreurs. Ensuite j'ai vécu moi-même des années de guerre (1939-1945) avec plein d'horreurs, puis la guerre d'Indochine pendant mon temps militaire dans la Marine, puis des guerres par-ci par-là... J'ai même vu un membre de Daech décapiter un journaliste américain devant une caméra complaisante il y a tout juste quelques années... Horrible ! Et un pédopsychiatre enseigne au monde comme si c'était une nouveauté que "Beaucoup d'agresseurs ne connaissent que la loi du plus fort." La victime, Yuriy, qui est dans un état grave, n'est pourtant pas un adolescent à problèmes. Son collège et sa mère le décrivent comme un bon élève, ouvert d'esprit, cultivé... Mais quand le pouvoir comprendra-t-il qu'il faut, dès l'école, enseigner l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle et l'exercice de se rendre libre de tous préjugés ? Combien de temps encore le Père, qui laisse Son Enfant (Signe 13/5), l'homme, libre (10/10) comme Il l'a créé, restera-t-Il inécouté ?
Je l’avoue, cela me fait pleurer. Répugne à la hâte et à la science ; ce sont les portes par où entre le mal dans le monde ! À Moi la Puissance et la Connaissance ; à toi la mesure, la patience et la piété. (Signe 29/3) est une de ces grandes phrases du Signe, mais ces Paroles disparaissent dans l'oubli immédiat comme l'écho d'un vol d'outardes qui passe en criaillant. Notre mission est vraiment urgente, mes sœurs et mes frères ! [226C18*25/01/2021]
Sur les assauts des pourquoi
Tout particulièrement en cette période de confinement, chaque nuit, avant de m'endormir, je me bats contre les assauts des pourquoi. Pourquoi, mais pourquoi ce confinement, cette prison où l'on boucle tout un peuple ? À quoi sert d'expliquer ? Nous sommes des millions.. des milliards... que pourraient écraser sous leurs pieds comme des puces les décréteurs, les gouvernements, deux pelés et trois tondus couronnés ; mais non mais non, les millions et les milliards s'écrasent ; les exceptions sont rares ; j'ai appris qu'il existait des restaurants clandestins... Ça me rappelle la guerre, quand nous tremblions à l'idée qu'un flic pétainiste ou un SS allait nous ordonner : "Ouvrez votre valise (Oufrez fotrö [eu] falisse), votre serviette... votre sac.." où se cachait un saucisson clandestin. "Ach (son de gorge), marjé noir !" J'avais cru tout ça fini, évacué, après 1945. Mais non, aucun mal ou problème n'est jamais évacué aussi longtemps que le péché sur cette Terre engendre le mal sous toutes ses formes. Au fond, tous les gouvernements sont nazis ! (tous les koufernements sont natzis). [226C20*25/01/2021]
Sur le double rôle des Pèlerins d’Arès
Quel frère s'attachera au pas de celui-ci pour le détourner de l'erreur ? Sauve ne juge pas (Signe 27/3). Cette incitation à aider quiconque commet ou est près de commettre une "erreur" — mot qui ici a le sens général de péché —, ne se limite pas à empêcher quiconque appartient à l'Assemblée ou à l'entourage personnel de quitter la ligne de Bien. Le sens de cette incitation est plus général. Il s'agit d'aider quiconque pèche à ne pas pécher ; c'est donc une incitation faite à tous les pénitents de s'inquiéter de ce que les frères et sœurs humains, qui qu'ils soient, où qu'ils soient, ne pèchent pas, ne pèchent plus ou pèchent le moins possible.
Ensuite et par voie de conséquence, le Pèlerin d'Arès, outre qu'il est un pénitent, a donc un double rôle dans la société humaine : Il doit d'une part moissonner les épis mûrs afin de grossir le petit reste ; d'autre part il doit — autant qu'il peut — empêcher les péchés les plus socio-nocifs. Là, l'horizon qu'ouvre le Père devant les Pèlerins d'Arès s'élargit brusquement. L'exhortation Sauve ne juge pas ! n'a pas que le sens restreint d'assurer le salut d'un frère ou d’une sœur particulier de l'Assemblée ou du monde, parce que la Parole d'Arès dit par ailleurs : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7). Les Pèlerins d'Arès ont donc un rôle d'assainissement social global. C'est bien la raison pour laquelle je n'ai jamais découragé les initiatives comme les PUCS (Petites Unités Confédérées et Souveraines) dont nos frères bretons ont pris l'initiative tout en réfléchissant à trouver la bonne façon de ne pas se perdre dans la politique. Le comportement sociétal des Pèlerins d'Arès, tel que l’envisage Le Signe, est quelque chose de difficile et délicat, parce qu'il doit s'exercer dans l'amour tout en s'attaquant à des péchés socio-nocifs comme le péché de jacobinisme. Il faut donc agir en dehors de toute ambition de domination sur les autres tout en défendant tant des visées territoriales — entre autres, promouvoir des petites unités souveraines, donc diviser les grandes masses — que des visées administratives — auto-gestion pour remplacer les pouvoirs politiques —. Il s'agit en somme de réaliser des aspirations politiques sans avoir d'ambitions politiques. Cela ressemble à l'impossible quadrature du cercle ainsi, d'ailleurs, qu'y ressemble toute Le Signe dans tous les domaines qu’il aborde en s'opposant à l'ordre établi, qu'il soit religieux ou politique. [226C21*25/01/2021]
Sur le lien entre la patience et l’amour
L'espérance de dépasser la vie charnelle jusqu'à s'évader de sa carcasse impatiente de muscles, de nerfs, de sang et d'os est probablement aussi vieille que le mauvais choix d'Adam (Signe 2/1-5), dès que des humains ont réalisé que l'introduction du péché dans la vie humaine avait réduit la chair de l'homme à l'animalité brutale et avide ; ils se sont efforcés de rester dans l'amour patient. La patience est en effet avec l'amour ou comme acte d'amour — "pas de patience sans amour et pas d’amour sans patience," dites-vous avec justesse — une question métaphysique capitale. La patience, qui souvent demande un gros effort, permet à l'humain charnel de "se désincarner en imagination", comme disait Simone Weil, cette grande mystique chrétienne d'origine juive. Plus l'homme est impatient plus près il est de sa carcasse animale tant que son cœur bat et plus près du spectre il est quand son cœur ne bat plus. Plus l'homme est patient plus l'homme est capable d'amour et réciproquement plus l'homme se voue à l'amour plus patient il est. Patience et amour s'accroissent l'un l'autre. [226C24*28/01/2021]
Sur ces calamités à changer en qualité
La patience, mère d'une réflexion posée et intelligente, est plus que jamais nécessaire. Machiavel qui avait bien compris que le plus grave défaut du prince était l'impatience, parente de la brutalité, recommandait à ceux qui gouvernent de ne pas asseoir leur pouvoir sur l'armée, la police, les lois, les riches, qui de toute façon les trahissent tôt ou tard pour prendre leur place, mais sur les "passions moindres", celles du peuple. On retrouve cette recommandation chez Thomas Hobbes qui dit que la situation de l'humanité est celle d'une permanente guerre de tous contre tous, ce qu'il appelle "l'état de nature". Ces penseurs n'ont pas eu tort de penser que l'homme est partout impatient et fébrilement passionné des classes hautes aux classes basses et que, tant qu'à faire, c'est sur ces dernières qu'il faut fonder les espoirs d'un monde meilleur, mais c'est là que nous Pèlerins d'Arès différons de la pensée socio-politique en vigueur ; nous avons pour tâche de changer le monde (Signe 28/7), à savoir de dépasser cet "état de nature" et de changer les hommes tous impatients et avides du haut en bas en hommes de Bien, c'est-à-dire d'amour et de patience.
Grosso modo, il existe quatre sentiments répandus au point d'être calamités, qui sont selon moi le ressentiment, la peur, l'envie et l'impatience. Il nous faudra, de génération en génération, enseigner au monde à changer ces calamités en quatre qualités : l'amour, le courage, le désintéressement et la patience. [226C25*28/01/2021]
Sur l’importance de résister à la tentation de fuite
Gagner en patience ! Cela demande un gros effort, mais c'est comme l'amour qui lui aussi demande une forte lutte interne contre soi. Le Signe ne nous suggère pas de fuir devant le Mal, mais au contraire de changer nos vies pour devenir des hommes de Bien, car seul le Bien accompli chassera le Mal.
Libéraux, marxistes et peureux sont réunis dans une même erreur, celle qui consiste à croire que seul l'intérêt, que ce soit l'intérêt pour les moyens d'existence ou l'intérêt pour la sécurité, mène le monde. Il existe toute une humanité, dont on a fini par très peu parler, quasi invisible, mais réelle, dont nous sommes, qui n'est guidée que par des sentiments nobles de dépassement et par la recherche des accès à l'amour, à l'intelligence libre, à la fécondation du Bien, bref, des valeurs sacrées et dignes de sacrifice. Pour moi, la covid19 est infiniment moins dangereuse que la guerre (50 millions de morts en 1939-1945) ou que le communisme (120 millions de morts pour assurer un avenir radieux qui ne s'est jamais montré). Kant écrivit quelque chose comme : "Même un peuple de démon parviendrait à la paix et au bonheur, s’il était tout bonnement intelligent." Chassons les sentiments aveugles, cherchons l'intelligence du cœur, pratiquons l'amour, libérons-vous des entraves de la frousse. [226C26*28/01/2021]
Sur la conscience du Pèlerin d’Arès
Être un Pèlerin d'Arès, c'est d'abord être un homme au sens le plus sacré et le plus riche du mot homme. Ça ne se verra pas quand vous marcherez dans la rue, ni sur votre lieu de travail, ni même dans votre famille si celle-ci ne vous suit pas, mais c'est déjà une figure de lumière ailleurs, dans l'éther. En étant pénitent (ou pénitente) vous vous rapprocherez de la catégorie des bons esprits qui peuplent l'espace jusqu'à l'infini. Vous commencerez à reconstruire cette planète et la vie qui y loge. En rejoignant les Pèlerins d'Arès, nous n'entrons pas en religion, mais nous reconstruisons l'édifice métaphysique quasi disparu.
Qui plus qu'un Pèlerin d'Arès peut comprendre que ce que le Père appelle changer sa vie (Signe 30/11) signifie devenir conscient du pouvoir cosmique, sidéral, du Bien accompli ? Notre mission abolit les choses, car l'espace infini n'est pas empli de choses, mais de Vie. Nous avons la certitude du rachat, qu'on appelle aussi rédemption, et du recommencement de la carrière divine pour laquelle nous avons été créés (Genèse 1/26-27). Notre activité spirituelle est une fin en soi, parce qu'elle réveille en nous l'image et ressemblance du Père de la Vie. [226C27*28/01/2021]
Sur l’humain
Je dis que la vie de chacun de nous est un atome de la Vie (Signe 24/3-5), mais on pourrait aussi dire comme le poète que chacun de nous est une goutte d'Eau de la Mer sur les Hauteurs ! [226C28*28/01/2021]
Sur Botticelli
Lorsque j'étais adolescent, j'avais droit comme étudiant à l'entrée gratuite du Louvre. J'y allais souvent. Une année, peu après la guerre, la Galerie des Offices de Florence prêta au Louvre quelques œuvres de Botticelli. Je courus pour les voir. Je tombais en extase devant "Le Printemps". D'abord surpris de la petite taille du tableau (3 m x 2 m) que je m'étais imaginé beaucoup plus grand, vaste comme certaines toiles de Rubens, en le voyant sur des images imprimées, je fus stupéfié en constatant de près la beauté de la composition, du dessin et la finesse du pinceau. Depuis lors, Botticelli a été certainement jusqu'à aujourd'hui mon dessinateur-peintre-modèle de la Renaissance Italienne et plus encore : quelqu'un ayant exprimé idéalement l'humanité. Je n'étais pas croyant à l'époque et pour moi l'homme était le dieu de la Terre. J'étais à mille lieues de penser qu'un jour, quelque vingt-huit ans plus tard, je comprendrais à Arès que l'homme est réellement l'image et ressemblance du Créateur.
Botticelli : Le Printemps (Source : Google Arts, Domaine public)
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/25/Sandro_Botticelli_-_La_Primavera_-_Google_Art_Project.jpg
[226C29*29/01/2021]
Botticelli : La naissance de Vénus (Source : Wikimedia, Domaine public)
Il n'est pas si facile qu'il paraît de penser, en nos temps modernes, que des existences apparemment opposées comme l'art d'une part et la vie spirituelle d'autre part puissent s'harmoniser et engendrer une âme qui rejoindra la Vie. Oui, qu'elle est belle, cette vénus, belle au point d'être asexuée, de ne pas être imaginée dans le lit d'un homme, mais dans la corolle d'une fleur !
Avec la patience et l'amour l'idéalisation de l'humain est possible. C'est la nondualité fécondante, parturiente de la suite de jours qui nous séparent du Jour du Créateur (Signe 31/8) ! Les obstacles relationnels, les adversités culturelles, les agacements continuels, les problèmes sociaux et l'appauvrissement artistique — que pauvres sont devenus nos peintres, nos musiciens, nos architectes — forment le breuvage toxique qui fait ce monde qui court, court, court vers le péché des péchés (38/2), le point de non-retour du mal et pour finir la disparition. [226C37*31/01/2021]
Sur la reconnaissance du Signe
On commence à trouver Le Signe ou La Révélation d’Arès ici et là parmi les grandes pensées capables d'habiter l'esprit de nos frères et sœurs du monde. Le faible lumignon qui commence à se ranimer en réveillant l'intelligence spirituelle et divinement créatrice de l'homme fait qu'il devient difficile de garder enterrée ou placardisée la grande Parole de la Vie parvenue à Arès, France, en 1974-1977.
Le Signe (ici dans l’édition 2009 du Signe) apparaissant dans les résultats de recherche Google sur le livre L’effondrement des puissances de Léopold Khor
[226C30*29/01/2021]
Sur la patience qui sort du temps
Patience est de ces mots qu'on peut voir tantôt à l'échelle basse de la vie terrestre quotidienne ou tantôt à l'échelle haute de la vie terrestre quand celle-ci se projette, par la foi, vers des domaines où le temps n'a plus d'importance pourvu qu'on parvienne à la création ou à la recréation spirituelle de l'être. C'est la patience dont je parle dans mon entrée 226. Ainsi puis-je avec ferveur souhaiter chaque matin que notre mission porte des fruits et nous apporte de nouveaux épis, mais je ne m'impatiente jamais sachant que le succès final ne surviendra pas de mon vivant terrestre, parce que je sais que quatre générations ne suffiront pas et que le Jour viendra de toute façon. "Quand ?" me demandent des impatients ou des curieux, et je réponds : "Le Jour viendra, c'est tout." [226C32*29/01/2021]
Sur la pensée de Pythagore
[DR]
On sait très peu de choses de Pythagore, grand penseur et découvreur antique qui vivait dans les temps présocratiques, mais il a donné naissance à une école ou façon de penser rationnelle qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Il s'ensuit que tout ce qu'on lui attribue ne vient peut-être pas directement de lui, mais est très probablement issu de de la manière d'utiliser l'esprit qu'il enseigna en son temps.
Ce serait du vivant de Pythagore qu'il aurait été associé à la fameuse relation qui porte son nom, et une légende rapporte qu'il en fut si fier qu'il sacrifia aux dieux une centaine de bœufs. L'école de Pythagore a probablement été la première à donner une preuve du fameux théorème. La propriété de Pythagore est : "Dans un triangle rectangle, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés."
On est évidemment loin ici de la métempsychose à laquelle il se serait également intéressé, doctrine selon laquelle une même âme peut animer successivement plusieurs corps humains ou animaux, et même des végétaux. C'est ce qu'on appelle ailleurs la réincarnation, à laquelle nous Pèlerins d'Arès ne croyons pas, mais nous ne sommes pas sans savoir que nous avons une relation avec la Vie perpétuelle, laquelle n'a jamais eu de commencement et n'aura pas de fin. Nous avons en effet une relation avec une perpétuité de l'Être comme des êtres que l'Être engendre. [226C34*30/01/2021]
Sur la Pensée derrière les mots du Signe
Je m'efforce de présenter une vérité très simple de cent façons différentes ; je me dis à chaque fois que ce qui n'a pas été compris comme ceci le sera peut-être comme cela. Nous vivons depuis très longtemps depuis des millénaires, une interminable saison de vents contraires ; nous sommes tous des bêtes blessées ; nous ne savons plus très bien quoi croire et quoi faire. Et puis survient une Parole qui d'abord paraît creuse, ne rien dire d'intéressant, Le Signe, mais plus on le lit plus on découvre que la Pensée Qui est derrière pose sur nos plaies de bêtes humaines blessées une Main chaude qui apaise nos tourments et qui introduit dans nos cœurs une autre façon de battre. Nous, qui croyions ne jamais guérir de nos incertitudes, nous sommes maintenant mis sur un sentier qui monte vers les Hauteurs Saintes et va nous redonner la Force de la Vie. Nous sommes sortis de la marée grise de l'humanité qui clapote, de la brume épaisse, qui semble inaltérable, de la pensée culturelle, qui ne nous permettait de voir que des barrières imprécises. C'est maintenant la Vérité très simple mais très précise ; tout devient clair : Faites le Bien, car il est une composante de la Vie et il vous ramène à elle. [226C35*30/01/2021]
Sur Giono, grand "ressenteur"
Ah, Giono ! Je l'appelais le peintre des mots. Certaines des histoires qu'il racontait étaient de superbes polyptyques de poésie en prose, des descriptions à vous faire battre le cœur, pleines de couleurs, de vents, de parfums, de profondeurs. Je ne trouve jamais le temps de le relire. Giono ne s'en laisserait pas conter par les écologistes aujourd'hui ; il avait bien compris que le bonheur n'était pas dans l'analyse de l'air et des sols, mais dans la joie d'être — d'être ! — et cela l'avait remis, tout mécréant qu'il était considéré (comme je suis considéré moi-même par les autorités catholiques, protestantes, orthodoxes, musulmanes, juives, etc.) ; il avait compris qu'au-dessus de l'herbe des prés provisoirement empoisonnée il y avait le Vie.
La Vie est bien plus belle, plus vaste, plus vivante et moins empoisonnée quoi ! que le Dieu, juge et roi rikiki, des religions. Elle est pure et Giono mettait la Vie, même s'il ne La connaissait pas comme Celle que nomme la Parole d'Arès, dans le bois des pins, les calcaires, les dolomies et les brèches du Trias, de l'Éocène et de l'Oligocène qui tapisse le sol de sa chère Haute Provence ; il était sans le savoir une sorte de prêtre de la Création, qui n'a jamais cessé et qui ne cessera jamais, et dont nous sommes les co-créateurs sans le savoir nous non plus. C'est la sensation que la Vie est là dans nos artères, dans les troncs des arbres et dans l'océan qui a fait un homme comme Giono. Tout ce qu'il a écrit n'est pas digne d'admiration, mais il y a parmi cette masse écrite des joyaux.
Nous avons besoin d'une altérité pour savoir qui nous sommes — on ne sait rien sans comparaison — et Giono a su comme pas un qu'il était enfant de la Nature comme reflet de la Vie, de la vie qui baille, dort, se réveille, mange, va et travaille, comme reflet de la Vie. Ce n'est pas vraiment la pensée — on ne trouve pas la Vie en réfléchissant mais en vivant — qui découvre la Source, mais la sensation, le sentiment. Quand je lisais Giono, j'étais alors athée, athée structurellement parlant, je pensais à Platon. Je n'ai jamais tant cru que Platon réfléchissait que cru qu'il sentait. Giono idem, quel "ressenteur" ! [226C36*31/01/2021]
Sur une vidéo
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Très belle réalisation, de surcroît brève comme il faut pour une vidéo de vitrine afin qu'un passant qui va d'un pas vif puisse l'entrer dans sa tête d'un regard. Il a été fait là quelque chose qui ne peut qu'attirer le regard de personnes sensibles à la beauté (Signe 12/3). Je suggérerais seulement de ne pas cacher ce qui doit être lu et qui, évident pour nous qui devinons instantanément le propos, est moins clair pour le passant qui la plupart du temps est très loin de ce genre d'évocation.
Remarquable travail. Il n'est jamais facile d'harmoniser la vie moderne avec ce qui nous vient de la Vie qui s'étend du moindre de nos atomes en nos fins fonds jusqu'à l'infini ; le cerveau humain est devenu géométrique, mathématique, chimio-physique, et il nous faut le renvoyer aux pâturages de l'immense ciel où les âmes, aussi appelées has, vont et viennent, peut-être s'étalent, dans l'éther sans fin. Les fleurs sont peut-être, brèves vies de beauté, un reflet fugitif de cette éternité. Je crois que même l'esquimau dans la glace de son igloo connaît l'éternelle chaleur du bonheur ; j'espère que le piéton qui passe devant nos vitrines recevra un Souffle chaud revivifiant de cette brève vidéo. [226C37*31/01/2021]
Sur le la lutte inaugurale de la philosophie
À une sœur qui évoque les difficultés de ses luttes intérieures, Michel Potay répond :
Il y a probablement chez vous une lutte intérieure qui fut la lutte inaugurale de la philosophie telle, du moins, que nous connaissons les origines de la philosophie.
Deux Grecs antiques, qu'on oppose généralement, mais que pour ma part je vois comme complémentaires seraient aux origines de la philosophie : Parménide, qui vécut vers 500 avant J.-C., et Héraclite, qui vécut, semble-t-il, un peu avant Parménide, vers -520.
Parménide est le père de l'ontologie — ontologie : ce qu'est "l'être en tant qu'être" (Aristote) en dehors de toutes particularités personnelles —. Il définissait l'être par la parfaite identité à soi-même, un être d'un seul tenant. Son poème fameux dit : "Apprends donc... Que dans les opinions des mortels il n'est rien qui soit vrai ni digne de crédit." Il insiste sur la "force de la certitude" face aux bavardages innombrables des humains, qualifie le cœur de la vérité "d’inébranlable" et s'oppose aux opinions toujours aussi variées que dépourvues de pouvoir de conviction. Il oppose ainsi la logique à l'expérience ; la raison est pour lui le critère de la vérité. La logique établit que l'être est, et qu'il faut lui prédiquer des attributs non-contradictoires : L'être, même s'il est devenu invisible et n'est plus que croupissant chez l'homme commun, reste virtuellement intelligible, non-créé et intemporel, ne contient aucune altérité et est parfaitement continu. Cette conception de l'être semble théorique, mais Parménide le représente comme une réalité physique, finie et sphérique qu'il faut s'efforcer de voir. Cette doctrine fait de lui le penseur de l'Être par excellence, et tranche par sa rigueur avec les autres penseurs grecs. L'Être parménidien ne saurait donc changer. C'est celui qui gît au fond de chaque homme et que le Père nous envoie ressusciter. L'homme actuel comme son avenir ne sont que des illusions, des apparences. À travers Jésus qui me parla en 1974 je vis quelque chose de Parménide ; Jésus me parla de l'homme inchangé que cache le péché, l'homme vrai est à retrouver sous le péché qui est le générateur d'illusions.
Héraclite, lui, voyait l'être tout différemment. Pour lui c'est l’identité qui est une illusion et l'avenir qui est fondamental ; pour lui tout se transforme sans cesse sur Terre, tout peut devenir le contraire de ce qu'il avait été. Pour Héraclite le temps lui-même devait être pensé comme la réification ou chosification d'un perpétuel devenir, même s'il admettait qu'existât quand même un logos "qui est de toujours" — Alain disait que les Grecs appelaient "logos, qui est discours, l'entendement de l'entendement" —. Héraclite allait jusqu'à enseigner que le logos pouvait expliquer le devenir justement parce qu'il lui échappait. Il finissait même par dire, selon un de ses extraits (on ne connaît Héraclite que par de brefs extraits cités par d'autres) : "Il est sage d'entendre non moi, mais le logos, pour admettre que tout est Un." Aussi différent de Parménide est Héraclite, il prophétisait à sa manière le Sois Un dans toi (Signe xxiv/1).
Je raconte tout ça, parce que je vois rejaillir chez vous une façon de réconcilier, du moins d'associer Parménide et Héraclite. L'homme est complexe, une part de Vrai peut ne plus être la même tout en restant identique à elle-même. Ainsi, changer n'est pas être remplacé par quelqu'un d'autre, changer n'est pas cesser d'être soi. C'est être soi autrement. Vous changez mais vous gardez votre identité et dans la contradiction d’un jour, vous gardez d'un bout à l'autre votre personne intacte ; Je suis sûr que vous pouvez être une missionnaire précieuse en cela que vous êtes apte à bien comprendre la complexité des humains de rencontre, complexité qui les enchaîne et les réduit à des choses — n'avez-vous pas remarqué que les gens de rencontre sont des êtres chosifiés, paralysés par cet insoluble méli-mélo que nous avons à dessouder ? De là leur rigidité face à nos propos —. L'énorme problème auquel notre mission doit faire face est qu'elle fait face à une humanité qui n'est plus qu'une foule de choses. Il nous faut extirper l'être qui gît au fond de chacun d'eux.À[226C39*01/02/2021]
Sur la peur – ou non – de la mort
La peur de la mort est instinctive, quasi inévitable, dans notre partie animale mais il est des moments où la mort proche ne fait pas peur à l'animal humain. Je me souviens, en mon temps militaire, avoir, une nuit, été à la passerelle avec l'officier de quart, Mr Martini (je crois), pendant une épouvantable tempête du côté du Yémen. Nous avions quitté notre route, intenable, et mis à la cape pour étaler le vent et les lames énormes. Soudain, à la machine, l'un des deux gros diesels tombe en panne ; le navire abat, prend la mer par le travers. Nous roulons bord sur bord très dangereusement. Impossible de remettre à la cape, le moteur qui tourne encore n'est pas assez puissant pour nous redresser. Martini m'envoie aider le commandant à monter à la passerelle. Le commandant est habillé, me dit : "Je monte à la passerelle tout seul. Potay, il faut parer à abandonner ; descendez dans les postes ! Que tous se préparent !" Sur le pont deux gabiers venus là tout seuls, poussés par le bon sens, lâchent déjà les saisines des radeaux. Dans les postes personne ne m'a attendu pour se préparer. Je passe devant mon armoire, je prends mon portefeuille que je recouvre d'un caoutchouc en me disant : "Si l'on trouve mon corps on saura au moins qui je suis." Je suis, je ne sais pourquoi, d'un calme olympien. Je gravis les échelles jusqu'à la passerelle en m'accrochant à tout ce qui peut m'éviter d'aller à la patouille. Et à peu près au moment où j'arrive, la sonnerie de la machine résonne dans le wououf de l'ouragan et la cinglure des embruns : "Allo, la passerelle ! On a remis tribord en marche." J'ai une pensée attendrie pour l'école de st-Mandrier où la Marine forme ses mécaniciens. Nous remettons à la cape ; le commandant redescend se coucher. J'ai des bleus partout, mais à aucun moment je n'ai eu peur ; j'ignore pourquoi.
Dites-vous que l'ouragan souffle sans arrêt sur ce monde de pécheurs. Nous allons tous sombrer ; la mort, un jour ou l'autre, va tous nous noyer. Ce sera ainsi jusqu'à ce que nous vainquions le Mal. Soyez en paix, la mort n'est qu'un passage. Notre chair lourde et encombrante nous empêche de voir ce qu'est l'au-delà, mais celui-ci existe. Au début il y a sûrement désarroi ; de là la recommandation de faire mortification (Signe 33/25-34), d'accompagner celui ou celle qui est parti dans sa possible détresse, mais pour finir, je crois que peu finissent comme spectres, c'est-à-dire comme rien.
Ayez espérance et patience et faites pénitence ! [226C41*01/02/2021]
Sur l’homme, inventeur de sa vie
Chaque homme est l'inventeur de sa vie et sait que de toute façon la mort charnelle survient un jour ou l'autre ; le débat que soulève le"1984" de George Orwell est celui d'une autre vie imposée à l'individu par Big Brother, l'autorité absolue ; c'est ce que les gouvernements de la Terre font actuellement vivre aux peuples qu'ils dominent. Ce n'est pas M. Castex, de façonner nos cerveaux ; ses droits s'arrêtent où commencent nos personnes et, du reste, nous changeons nos cerveaux plusieurs fois au cours d'une longue vie. On dit que vivre ne peut pas s'apprendre. C'est faux. J'étais un homme avant que Jésus vînt me parler en 1974 ; j'ai appris par la pénitence à en être un autre très différent aujourd'hui. J'aurais pu, inversement, ignorer la visite de Jésus et même, qui peut savoir ? plonger dans le démon de midi (Psaume 91/6), boire, m'empiffrer, courir les grenouilles. Mais je suis dans les deux cas inventeur de moi, de ma vie, de mon salut comme de ma perte. Je désapprouve Adam (Signe 2/1-5) et je m'efforce de sortir de l'atavisme qu'il m'a transmis, mais je peux le comprendre, parce que je sais que j'étais capable du mal autant que du bien. Je n'ignore pas que "le cerveau sécrète des idées comme le foi la bile", disait Pierre Jean Georges Cabanis ; je n'ignore pas que l'un de mes problèmes quand je suis missionnaire est de rencontrer une foule de cerveaux où grouillent des idées d'une incroyable diversité et toutes autres que celles que j'essaie de leur faire entendre. Mais je respecte les idées des autres, même si je ne les partage pas. Qu'un bonhomme comme Jean Castex, aussi peu méchant que peu futé, ne comprenne pas ça ; ça me sidère de la part d'un premier ministre censé savoir et respecter l'extrême multiplicité des cerveaux, des comportements, des aspirations de ses concitoyens, bref, censé respecter ce qu'on appelle la liberté. Pourquoi, au lieu de confinement et de vaccination, notre gouvernement ne ressort-il pas l'idée de la lobotomie d'Egas Moniz qui voulait par là guérir les homosexuels ou je ne sais quoi d'autre pour mettre au pas la nation comme on met au pas le "fou" ?
Nul doute, la structure du milieu entrave ou favorise le développement du cerveau. C'est probablement sachant cela, mais préférant ignorer que ça ne se fait pas en quelques mois ni même quelques années, que le gouvernement a pensé que le confinement allait en restructurant la vie sociale modifier la façon de vivre des citoyens qui accepteraient finalement avec joie leur engeôlement monacal. Même l'âme, quand la pénitence la crée, n'existe pas sans liens sensoriels et sociaux. L'homme est un être très complexe qu'il faut aimer complexe, parfois même incompréhensible, et chaque fois que dans l'Histoire un gouvernement a ignoré cela, tout a mal fini. [226C43*02/02/2021]
Sur la joie comme manifestation de la Vie éternelle
https://michelpotayblog.net/wp-content/uploads/VIDEO-2021-02-02-10-39-26.mp4
Cette vidéo nous donne le chiffre des survivants à la covid19. C'est l'histoire du verre à moitié vide pour les pessimistes ou à moitié plein pour les optimistes. Je suis optimiste et je n'ai jamais perdu de vue la très faible létalité de la covid19. J'ai toujours entendu dire par le Pr Didier Raoult : "La gravité d'une épidémie se mesure au nombre des morts. Pour la covid19 ce nombre est très faible, c'est une toute petite épidémie." Sous-entendu : Il n'y a vraiment pas de quoi préjudicier à l'économie et à l’organisation éducative et nuire à tant de monde. Si encore il y avait un profit spirituel à ce chambardement ! Celui-ci est au contraire générateur d'amertume, de découragement, d'aboulie morale autant que comportementale. Hier les restaurant d'Italie étaient autorisés à ré-ouvrir... Eh bien, ils n'ont pas eu de clients. Or, pour être pénitent comme pour être bon vivant, il faut de la joie de vivre, car la joie est une manifestation de la Vie éternelle et c'est pourquoi même la joie et la parure conviennent à celui qui a changé sa vie (Signe 30/11). [226C44*03/02/2021]
Sur l’art qui nous aide à sortir de l’animalité
Tout simplement magnifique. L'humanité a depuis longtemps découvert à quel point l'art, notamment l'art musical comme c'est le cas ici, taille et retaille notre volonté de sortir de l'animalité pour retourner à la divinité, qui gît au fond de nous, pour ouvrir nos invisibles yeux spirituels et nous permettre d'entrevoir la Vie, le Tout-Autre, l'Un, le Père de l'Univers dont nous sommes les Enfants. Chaque humain peut ainsi anticiper l'Autre Monde, le nôtre vrai, en fait. [226C45*03/02/2021]
Sur la mémoire qui, comme le monde, peut changer
Ce monde vit sur une mémoire traumatique, sur une vue de la vie toujours fixée à ce qui s'est passé au lieu de se fixer sur ce qui peut se passer. Le pénitent quitte la mémoire du trauma de l'Histoire et s'engage sur les sentiers vers les Hauteurs Saintes. L'homme oublie que la mémoire est comme la vie possible à changer et que la perspective n'est pas nécessairement celle du passé, dont il ne faut retenir que l'utile de l'expérience, mais celle de l'avenir. Quand, un beau soir d'été, je lève les yeux et contemple la noire voûte étoilée je me dis : "Là est l'avenir, là où il n'y a plus ni pesanteur, ni obstacle, ni distance." C'est par l'espérance, la foi, mêlées de patience, que le pénitent acquiert l'aptitude à percevoir un autre type de monde, d'avenir donc, même si, au départ, il n'a pas la bonne vision, pourvu qu'il accepte d'avoir confiance et commence à aimer, pardonner, pacifier, avoir l'intelligence qu'il veut libre de tous préjugés, ce qui est possible même si on est naturellement ou culturellement plein de préjugés. [226C46*03/02/2021]
Sur l’unité qui signifie non-dualité, mais non uniformité
Aux vœux envoyés par le comité de gestion d’une assemblée locale, Michel Potay répond :
Vous avez raison de souhaiter l'unité dans votre assemblée comme petit reste. Je cite Michée 4/6-7, prophète contemporain d'Isaïe et Osée : En ce jour-là — Oracle de Yahwé — je veux rassembler les éclopés, rallier les errants et ceux que J'ai tourmentés. Des éclopés Je ferai un petit reste, des dispersés une communauté forte. Yahwé les dirigera à la Montagne de Sion, dès maintenant et à jamais. Vous êtes ces éclopés, ces errants, et chacune et chacun de vous s'efforce de devenir Un en soi (Signe xxiv/1), mais cet effort ne sera pas couronné de succès avant des générations (24/2). C'est pourquoi je vous demande de toujours vous rappeler que l'unité signifie non-dualité, mais non uniformité. La non-dualité est une disposition qui rapproche la pensée et l'action de chaque humain de la Pensée et de l'Action Créatrice de la Vie, enseignée par le prophète, mais ce n'est pas une disposition d'uniformité.
Une forêt est faite de milliers d'arbres, dont aucun n'est pareil à aucun autre. Le Père a mis au milieu de la forêt un arbre à la pointe toujours verte (xvi/13) et les autres arbres ont aussi chacun une pointe verte mais impossiblement identique à l'arbre de référence ; c'est par cette variété qu'ils font Vivre le Feu comme le feu dans la cheminée est un incessant remuement de flammes. La Vie n'est pas comme l'Olympe une montagne à douze dieux : Zeus, Héra, Poséidon, Arès, Hermès, Héphaïstos, Aphrodite, Athéna, Apollon, Artémis, etc., ni comme Janus un dieu à deux têtes, ni comme la Trinité des Églises un dieu à trois tête (23/7), mais c'est Dieu fait d'indénombrables personnes, dont nous sommes : "Lève les yeux au ciel et dénombre les étoiles si tu peux ; telle sera ta postérité," dit Yahwé à Abraham (Genèse 15/5). L'humanité passée, présente et à venir est une quantité infinie comme les étoiles dans le ciel infini.
La Création, dont nous sommes, n'est pas un système conceptuel ; c'est un échange infini. Pour nos cerveaux très limités c'est une apparente confusion, mais en Vérité c'est un Ordre qui dépasse nos petites chairs cérébralisées. Nous ne pouvons pas le concevoir, aussi malins ou intellectuellement intelligents pensons-nous être. Il nous faudrait devenir intelligents spirituellement, mais pour l'heure notre intelligence spirituelle n'est qu'un faible lumignon (Signe 32/5). À nous de faire lentement changer cette situation d'indigence mentale : cela viendra mais quatre générations ne suffiront pas (24/2). Un frère qui a été longtemps le président de votre comité de gestion, puis il s'est éloigné et répand aujourd'hui l'hypothèse que je ne suis pas l'homme intègre qu'on pourrait croire, un autre pense que je n'aurais pas dû transmettre Le Signe de telle ou telle façon, ou bien d'autres en grand nombre pensent chacun et chacune à sa façon que ma personne ou notre mouvement font plus ou moins fausse route, mais c'est non seulement sans importance, mais nous aimons ces frères et sœurs comme nous aimons tous les hommes, nos ennemis compris (Matthieu 5/38-48). Leurs reproches, justifiés ou non, forment de toute façon un apport précieux ; c'est l'huile dans les rouages, car chacun de nous est pécheur et mérite des reproches. Les reproches apportent leurs pierres à notre bâtissage d'un monde changé. C'est la même chose à l'intérieur de votre assemblée, où il ne peut pas y avoir d'uniformité d'opinion sur tout. L'extrapolation dont sont faites les religions, toutes dogmatiques, ne correspond pas à notre réalité.
Nous avons certes un projet idéologique précis : répandre la pénitence dont la base indémontable est l'amour pour une raison simple : Seul le Bien peut chasser le Mal, la Bête (Signe 22/14) et ramener le Jour du Père (31/8) ou de la Vie (24/3-5) non seulement sur Terre mais dans l'Univers (12/4). C'est la leçon générale que nous fait Le Signe. Ce n'est pas un projet religieux, parce qu'il est Vivant, non figé dans le dogme et les rituels ; il est libre au sens maximalement riche que donne à ce qualificatif Le Signe (10/10). Par là nous avons une notion paradoxale du Bien, mais toujours fondé sur une seule base : l'amour, parce que la Vie est Amour, la Création est Acte d'Amour ; c'est sur cette ligne que nous trouvons la non-dualité. Tout ce qui est Bon remonte à la Forme du Bien. Notre fraternité ne peut pas être uniformément faite de Pèlerins d'Arès accomplis selon une idée fixe, car s'il y a une idée fixe, elle a inévitablement quelque part son ou ses contraires et alors elle n'est pas non-duelle. La non-dualité est variété, parce qu'il est nécessaire, au niveau bas de nos cerveaux débiles, que nos pensées couvrent un large espace de tendances, de positions, de conjectures. Ce qui donne à cette non-dualité apparemment paradoxale son point commun, c'est l'amour. Soyez donc des enseignants obstinés de l'amour comme j'essaie de l'être moi-même, qui ne suis pas le chef, mais seulement le frère aîné (16/1).
Nous ne sommes ni des instructeurs, ni des docteurs, ni des systémiers "spirituels". Nous sommes des frères et des sœurs de l'humanité s'efforçant de redonner à l'humanité ce qui fait sa Grandeur originale : l'amour. La défaite de l'humain face au Mal a amené le Père à agir, et donc nous amène, à Sa Suite, à agir en produisant une œuvre magistrale : la reconquête de l'amour. Ce n'est pas (si vous me permettez cette familiarité) un petit boulot. D'autres que nous, certes, s'efforcent de faire revivre l'amour ; nous les rejoignons et nous prendrons peut-être, si nous avons excellé, une place prépondérante dans cette entreprise qui peut sauver l'humanité du péché des péchés (Signe 38/2), c'est-à-dire du triomphe absolu du Mal. Nous essuierons des échecs, certains même cuisants, mais jamais nous ne nous découragerons. Pourquoi le Père n'installe-Il pas Lui-même l'amour, demandent les persifleurs ? Mais parce que nous sommes Ses Enfants (13/5), libres et toujours pour l'heure co-créateurs. C'est à nous humains de nous refaire, de nous re-créer. Vous êtes, sœurs et frères de partout, de ceux qui sur cette Terre constituent l'espérance d'un monde changé. Veuillez-le avec toute la générosité possible ! Pour que nous fassions Ta Volonté (12/4). [226C48*04/02/2021]
Sur le sens d’une œuvre artistique
[DR]
L’auteur de ce tableau me demande ce que j’en pense.
Je suis très ennuyé, parce qu'au premier coup d'œil autant j'ai trouvé l'ensemble plaisant à l'œil autant je me suis trouvé devant l'œuvre comme une poule devant un ordinateur... J'ai vu, en fait, trois lentilles de contact, si (bien sûr) les trois points noirs représentent des pupilles d'yeux. Cette image, me suis-je dit, "embrasse toute la Création divine incessante de l’Univers, la chute permanente, les sentiers chevriers de la pénitence et même le Jour de Dieu et le monde changé," mais quelque chose m'a intrigué : l'Univers est infini et la Terre, dont il s'agit ici puisqu’on voit sur le tableau une multitude de petits humains, n'est qu'une infime poussière dans cet Univers immense et sans fin. Peut-être, me suis-je dit, est-ce une tentative de représenter la prépondérance de l'Enfant du Créateur sur tout le reste ? Le tableau se situant après le Jour de Dieu, ces petits bonshommes, me suis-je dit ensuite, sont donc des ressuscités. Quelque chose du symbolisme de cette belle image m'échappe. Mais pour finir, en réfléchissant, j'admets volontiers que ce qui est voulu ici n'est pas, en fait, représentable par des formes, l'œil ne voyant inévitablement que des formes limitées.
C'est une œuvre artistique. Il y a là ce qui surprend dans les représentations cubistes des visages par Picasso, qu'on comprend mal mais qui est une transposition de l'indicible réalité, en fait une anagogie. Oui, vu ainsi je commence à comprendre l'impossible anticipation dans laquelle l’auteur s’est lancé avec son courage et son sens artistique. [226C50*04/02/2021]
Sur l’amour, seule force qui balaiera les chefs
Depuis des millénaires un vent autoritaire, voire parfois autocratique, court sur le monde : des chefs, des rois, des princes, des président censés être des démocrates provoquent de façon plus ou moins oppressive l'instabilité des vies humaines en se les soumettant sous divers prétextes : sécurité, autorité nécessaire du souverain, loi, etc. L'avenir est toujours présenté au peuple comme un idéal de la soumission à une souveraineté polaire.
Chez nous la soumission à la loi est enseignée comme l'attitude exemplaire, son contraire comme l'attitude à réprimer. Mais nous devons déduire du Signe que l'autorité absolue du souverain ou de la loi sur la population est contraire à la vie d'humains libres des harnais que leurs mettent les docteurs (Signe 10/10) de la loi, de l'administration, de la religion et dans certains pays de la tyrannie. Il tombe sous le sens, sans que Le Signe dût le préciser, que seuls des petites unités humaines autogérées correspondent à la vie de société où puissent se développer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre. Nous n'avons pas à faire de politique — et d'ailleurs on ne nous laisserait pas en faire avant un temps très long — pour entreprendre de changer le monde en commençant, comme vous le rappelez, par se changer soi-même. Il nous suffit de rappeler au monde qu'il possède une arme souveraine contre l'asservissement : la bonté, l'amour. L'amour seul peut parvenir à provoquer une tempête qui balaiera les chefs (16/1) et la loi des rats (xix/24) et qui laissera derrière elle un monde de plus en plus heureux que couronnera le Jour de la Vie (31/8). [226C52*04/02/2021]
Sur un tract qui sort des sentiers battus
[DR]
Votre tract m'intéresse par son originalité. En effet, nos tracts qui, généralement, présentent l'essentiel de notre message : la pénitence, la moisson des épis mûrs, ne s'expriment pas de manières très variées, parce que notre message au monde est très simple. Il est, du fait de ce dépouillement qui est le dépouillement même du Signe, difficile de faire varier nos expressions d'un même appel à changer sa vie (Signe 30/11) par l'amour pour changer le monde. Vous essayez par ce nouveau tract, que vous allez tester, de sortir de notre habituelle simplicité et de présenter les choses autrement. Je ne pense pas que ce tract soit, tel qu'il est, d'une clarté saisissante pour celui ou celle qui le reçoit, mais il faut un commencement à tout, et vous avez commencé. Vous améliorerez sûrement ce tract. Pour l'heure, je pense que plusieurs de nos frères et sœurs missionnaires s'y intéresseront et essaieront de leur côté d'apporter leurs idées à un éventail de variations diverses de notre façon de nous exprimer.
[226C53*05/02/2021]
Sur le Père trop aimant (12/7) et la dette envers son prochain.
Pour moi le verset : Le Père trop aimant était en dette envers Ses créatures (Signe 12/7), ne fait pas la preuve que "trop d'amour nuit à l'amour." C'est tout le contraire, selon moi. Ce verset est la marque d'une Générosité sans borne, Celle-là même qu'on peut attendre de la Vie. J'essaie de mon côté de suivre cet exemple, tout piètre mais fervent et dévoué serviteur de la Vie que je sois ! Plus j'aime mon prochain sur Terre plus je me sens redevable envers lui de tout ce que je lui dois, plus je pardonne, moins je critique, plus je comprends que le poids du péché a étouffé, médiocrisé mon frère humain et plus je dois l'appeler à espérer s'en sortir. Oh ! je ne suis pas parvenu à la Générosité absolue du Père, je garde encore au fond de moi des restes de réflexe culturel, que je n'arriverai sûrement pas à totalement effacer d'ici ma mort, mais je m'efforce chaque jour d'avoir plus d'amour pour mes frères et sœurs humains, bref, plus j'avance dans l'amour plus je me sens moi aussi en dette envers mon prochain.
Nous ne parlons pas ici de prétendre ou de croire aimer, mais simplement d'aimer tout court comme le Père aime et qu'il ajoute l'adverbe trop pour bien indiquer qu'il aime tout court, qu'il aime absolument — Insuffisance du langage humain qui demande des ajouts trompeurs pour hausser une idée, ici l'idée d'aimer, à un niveau idéal.
La rigueur métaphysique du langage en son état actuel est rêche, grossière, faute de disposer de mots spécialement métaphysiques. Comment nos formes logiques du parler peuvent-elles s'imposer à tout le Vrai ? Impossible ! L'homme se bat contre ça depuis la plus haute antiquité ; les philosophes ont tenté de mille façons de rendre compréhensible la métaphysique — car dire le Père trop aimant est pure métaphysique, pure plongée dans l'indicible, l'inexprimable —, mais en vain. Notre langage a atteint ses limites ; il ne les dépassera, si langage il y a encore, que le Jour du Père (Signe 31/8). C'est dans la prière muette et plus encore dans la méditation que nous pouvons amorcer un dépassement. Amorcer seulement. [226C54*05/02/2021]
Sur cette pandémie, témoin d’un monde bientôt révolu
La crise de la covid-19 a fait entrer la politique dans une ère nouvelle. À contrario si je peux dire, puisque cette ère est celle du déclin. Les grandes masses : Chine, Russie, Brésil... France, recourront évidemment à l'hyperautorité ou même à la dictature pour contrecarrer ce sort pitoyable de la politique mais cela ne dure jamais, l'Histoire le confirme. Pendant le premier confinement en mars-avril 2020 j'allais chaque jour me promener avec sœur Christiane dans une endroit de Bordeaux peu surveillé par la police verbalisante et je regardais avec une affection nostalgique les arbres sur quoi s'épanouissaient, chaque jour un peu plus, les fleurs printanières en me disant que cette pandémie — pas la pire crise, la pire est peut-être la crise de la sottise matérialiste-reine et de l'argent-roi — était le témoin le plus marquant d'un monde bientôt révolu. Pour moi bientôt signifie quelques mois ou quelques décennies, de toute façon un temps très court à l'échelle du cosmos et de la Vie qui le parcourt, sur la trajectoire de Quoi nous ne sommes qu'étincelles.
Je savais que ce que faisait le gouvernement en stoppant la vie de la nation pour sauver quelques vies, principalement de vieillards (dont je suis), était folie et montrait que "ceux qui savent" en savent de moins en moins et ainsi va faire s'écailler à court terme la dorure des sièges sur lesquels ils sont assis. Je soupçonnais même le gouvernement d'avoir, parce que c'est la logique de leur sottise savante, interrogé l'impératrice des bêtises techniques, à l'étincelante couronne LasVegasesque, qu'on appelle Intelligence Artificielle, afin de fixer le temps et les modes du confinement, qui, du reste et comme il était prévisible, n'a pas servi à grand-chose. Ce qui a pris le pouvoir, c'est une nouvelle religion que j'appelle HPP — Hégémonie Politique Prépotente — dont les grands prêtres ont pour chaire la télévision où leurs grands airs ont pris la place des effets de manche d'autrefois. Mais c'est la splendeur qui précède la fin, me semblait-il, car l'insignifiance ne peut présager d'un grand avenir...
J'étais, marchant sous les arbres en fleurs une heure à moins d'un kilomètre de chez moi comme prescrit, consterné d'avoir vu le visage tragico-artificiel de M. Macron concluant son annonce du confinement, en mars 2020, par "C'est la guerre." Je m'étais, ce soir-là, tourné vers Christiane, lui murmurant d'une voix éteinte : "Mais la guerre, c'est le courage devant la mort, ce n'est pas la mort dans un trou de souris." Ainsi la sottise politique est-elle sortie de sa boîte comme un pantin puissant, mais pantin. Je ne veux pas de mal à ces hommes qui nous gouvernent ; ils sont mes frères humains, mais ce n'est pas moi qui les ai comprimés dans leurs boîtes et qui ouvre leurs couvercles. Le ressort de l'amour qui est en moi à force de pénitence n'est peut-être pas encore bien fort, mais je le préfère au ressort politique qui les fait jaillir comme des dei ex machina. En fait, cela démontre que personne n'est capable d'anticiper le sort humain. Tout au plus, certains le manipulent-ils un petit moment. Mon vœu est que ces hommes qui, après tout, ont un cerveau aussi petit que le mien comprennent après s'être trompés que la covid-19 n'est pas la fin de l'humanité, qui en verra d'autres, et nous rendent notre liberté. [226C55*07/02/2021]
Sur l’espérance d’un petit reste de référence
Je ne saurais prétendre que cette crise, à moins que les politiques la fassent follement durer, va saper le fond civilisationnel du monde comme il y a trois mille ans l'effondrement de l'âge du bronze vraisemblablement changea certaines perspectives de la vie humaine, mais il y aura certainement à tirer des leçons pour nos actuelles sociétés transnationales. Je pense que nous allons avoir beaucoup à apprendre d'un examen attentif de l'après-covid19. Étudier les déclins subits ou les effondrements des nations, des empires, des civilisations, n'est pas nouveau. Les historiens s'y appliquent depuis le 18ème siècle environ.
Ce que j'espère, c'est que nous Pèlerins d'Arès serons capables de trouver notre place dans l'ordre nouveau qui peu à peu va s'installer, ne serait-ce que parce que la politique vient de montrer sa grande fragilité. Vu mon âge, je ne sais pas si je verrai seulement cet ordre nouveau apparaître, mais je souhaite que le petit reste y fasse, un jour, figure de référence. [226C56*07/02/2021]
Sur la conscience après la mort
Certains à propos de mon envol dans les étoiles (Signe vi/1-5) me disent à peu près ceci : "Dieu vous a fait faire l'expérience de la mort ; l'âme s'envole dans l'espace infini. Nous avons donc exactement ce qui nous attend en mourant, si nous avons une âme." Je leur ai toujours répondu : "Je n'en sais rien, parce que j'ai vécu cette expérience alors que j'étais charnel et que la conscience de ce que je vivais venait, j'imagine, de mon cerveau de chair, de mes yeux, de mes sens. Or, j'ignore comment je ressentirai cet envol dans l'infini stellaire quand mon cerveau, mes yeux, mes sens seront morts. Quelle sera alors ma conscience ? En aurai-je seulement une ? Peut-être le Père m'a-t-Il mis, le temps de cette expérience, dans l'état qui sera le mien quand mon âme s'envolera, mais je n'en sais rien. Peut-être que la conscience est en fait totalement indépendante de mon fonctionnement charnel ? Peut-être que je vivrai tout cela dans un état complètement différent de sensation ? En toute honnêteté, je ne peux pas répondre à votre question." [226C58*10/02/2021]
Sur la rupture, marque du prophéstisme
L'Histoire biblique commence-t-elle à la Genèse : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre (Genèse 1/1) ? Non. La Genèse jusqu'à Abraham n'est pas l'Histoire ; c'est un raccourci tellement raccourci qu'il est dans notre mémoire comme un soupir qui voudrait dire : À quoi bon narrer l'inénarrable ? Passons ! L'Histoire commence à Abraham... Et encore ! Et encore, parce qu'Abraham n'est peut-être pas un seul homme mais plusieurs hommes, plusieurs générations même. Tout est rupture, de toute façon. La Création est rupture d'avec un ordre de choses précédent : le chaos (Genèse 1/2) ; dont nous ne savons rien. La chute d'Adam est rupture. Le mythe de Caïn et Abel est rupture. Abraham est rupture, puisqu'il rompt avec Sumer et Haran et s'en va. Il est particulièrement intéressant de noter qu'il rejette la civilisation sumérienne qui avait été le cadre de la tour de Babel, d'un paganisme épais. Abraham eut la révélation du Dieu unique, du Père, de la Vie, il partit à sa recherche. Abraham est le pont entre l'ancien et le nouveau. Quand je vis Jésus pour la première fois, la nuit du 14 au 15 janvier 1974, je crus d'abord qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre, un bédouin, un homme du désert, peut-être Abraham. Le Signe est, à son tour, rupture. Le Signe est un pont de singes au-dessus d'un abîme. Mon très difficile travail est de permettre à ceux qui en ont le courage de passer cet abîme en équilibre sur un tronc d'arbre ou sur des cordes... [226C58*10/02/2021]
Sur la contestation
Arnaud Upinsky, mathématicien, essayiste, qui est depuis toujours à la recherche de la vérité, parla hier 10 février à l'antenne de France-soir. Il parle très vite avec sévérité, paraît ici et là un peu confus, n'a probablement pas toujours raison parce qu'il semble par endroits oublier que la vie humaine et ses circonstances sont complexes, peuvent même être indémontrables, mais l'homme contestable que je suis et qui comprend qu'on le conteste, voudrait n'être contesté que par des humains de cette rigueur.
Je suis par nature non-conformiste et à tendance audacieuse, ce qui depuis ma jeunesse me range parmi les gens discutables ; de surcroît je fus témoin de Jésus en 1974 et du Père de l'Univers en 1977, dont personne d'autre que moi ne fut témoin, je suis par conséquent le contestable par excellence et, si j'ai été parfois très peiné, je n'ai jamais trouvé inadmissible qu'on argüe comme si je n’avais été qu'un menteur pour ceux qui me nient complètement ou comme si j'avais été un mauvais et maladroit prophète pour ceux qui me nient à demi. Pour moi l'important n'est pas qu'on me conteste, mais qu'on soit pénitent.
Il faut qu'il y ait une logique dans la contestation pour que celle-ci soit recevable. J'aime la logique contestataire d'Arnaud Upinsky. Mon sentiment ne sera peut-être pas partagé par tous, mais j'aime le souffle de sincérité de cet homme. [226C59*11/02/2021]
Sur l’amor fati [amour du destin] de Nietzsche
Il y a dans Le Livre un personnage cité une seule fois, auquel les lecteurs paient généralement assez peu d'attention ; c'est Sarsouchtratame (Signe xviii/3). Autrement dit Zoroastre ou Zarathoustra. Le Signe le situe au soleil levant, une façon de dire qu'il est le plus ancien prophète cité. Ce qui confirme les études récentes qui situent Zoroastre vers le XVème siècle avant Jésus-Christ au lieu du VIème siècle où l'on le situait auparavant. Pourquoi le plus ancien prophète cité ? Parce que c'est celui qui le premier (ou qui parmi les premiers) a dit non aux institutions humaines comme la religion et la politique. Zoroastre vécut, en effet, bien avant d'autres qui dirent non : Moïse, Élie, Isaïe, Bouddha, Jésus, Mouhamad, dont les mouvements prophétiques se sont éteints, remplacés par des religions. À son tour Le Signe survient et dit non à la religion et à la politique et suscite un prophète, première étincelle d'un nouveau mouvement prophétique qui, lui, n'est pas près de s'achever, qui durera jusqu'au Jour (Signe 31/8) de la transfiguration du monde. Et dans la chaîne prophétique depuis Sarsouchtratame (J'ignore l'origine de cette forme du nom de Zoroastre ou Zarathoustra) vous êtes de ceux et celles, qui deviendront innombrables, appelés à former la longue chaîne prophétique qui changera le monde (28/7).
Dans "Ecce homo" Nietzsche écrit : "Ma formule pour ce qu’il y a de grand dans l’homme est amor fati [amour du destin] : ne rien vouloir d’autre que ce qui est, ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècles des siècles. Ne pas se contenter de supporter l’inéluctable, et encore moins de se le dissimuler — tout idéalisme est une manière de se mentir devant l’inéluctable -, mais de l’aimer." Vous avez choisi le destin que vous demande de suivre Le Signe et vous avez rejoint vos frères et sœurs du petit reste. Vous avez accepté ce que j'ai accepté après avoir écouté Jésus en 1974 ; nous sommes maintenant faits du même bois. Nous aimons nos destins. [226C60*11/02/2021]
Sur l’amour qui ignore tout calcul
L'amour ignore tout calcul d'équivalence entre effort et salaire de l'effort. Si j'aime mes semblables, ce n'est pas pour leur donne rétribution de ce qu'ils me donnent eux, car non seulement ils peuvent ne rien me donner, mais ils peuvent même me voler quelque chose : mon honneur, ma réputation, me nuire comme c'est le cas de mes ennemis. Je ne peux pas dire que je rétribue mes ennemis, mais je peux dire que je les aime. Rétribution est donc, dans le cadre de la vie spirituelle selon le Sermon sur la Montagne, un mot qui n'a pas souvent sa place dans mes pensées.
Quant à la souffrance, elle est de l'ordre du mal, cela va sans dire. Or, le mal vient du péché, tant le péché personnel que le péché général de l'humanité, car nous sommes tous frères aussi bien dans le mal que dans le bien, ce qui explique que des bébés innocents puissent souffrir. [226C61*11/02/2021]
Sur l’ouvrier de la onzième heure et la création de l’âme
Le recours à la création et au développement de l'âme par la pénitence et le regret de ne pas l'avoir fait ont à peu près complètement disparu de la terre.
Il demeure que pour ceux qui auraient des regrets à l’approche de la mort, s'ils sont des ouvriers de la onzième heure (Matthieu 20/1-16) et trouvent le bien sur le tard,
ou si même sans vraie conscience de ce qu'est le bien ils ont été des braves gens, n'ont pas détesté les autres, ont pardonné ou oublié assez facilement, n'ont pas créé de conflits et fait la paix et ont tenté d'avoir par ci par là l'intelligence du cœur,
il s'est formé en eux quelque chose comme une âme — même si ce n'est pas une grande âme,
et ils doivent trouver le salut. [226C62*12/02/2021]
Sur les forces et faiblesses de la vidéo pour notre mission
La parole n'est captée qu'occasionnellement par ceux et celles qui l'entendent quand elle est prononcée ou diffusée et elle n'est pas facile à retenir, étant par nature fugitive. Mais l'écrit ? Magazine ou livre ? L'écrit demeure ! On peut le reprendre, le relire, y réfléchir. L'écrit est par sa permanence physique plus précieux que l'enregistrement ou la vidéo ; il est de surcroît traduisible dans toutes les langues.
Je réfléchis beaucoup à la bonne façon de témoigner de façon sonore et cinématographique. D'un côté, je pense aux clips publicitaires qui envahissent la télévision. Il m'arrive de vouloir voir quelque chose sur une chaîne TNT où le film est interrompu tous les quarts d'heures ou toutes les vingt minutes par une suite insupportable de publicités dont je ne retiens rien, voire même moins que rien, parce que ça ne m'intéresse pas du tout et je me dis que ce qui n'intéresse pas n'est ni écouté ni vu. C'est comme un livre qui n'intéresse pas ; il n'est jamais lu, il ne laisse rien dans l'esprit, même ouvert. C'est alors que je me dis que seul ce que j'appelle le cinéma-spectacle, une captivante histoire bien racontée en images mouvantes et parlantes, peut laisser une trace : "Ben Hur", "Et au milieu coule une rivière", "Le jour le plus long", "Pirates des Caraïbes", "Chantons sous la pluie", etc., mais un vieux barbu qui débite son enseignement abstrus, tout seul devant la caméra ? Jésus attira l'attention, parce qu'en ce temps-là rien d'autre qu'un bon conteur (l'attrait des paraboles est évident dans l'Évangile) ne pouvait attirer l'attention. Mais aujourd'hui dans un monde tout fait de sons, de musique et d'images magnifiques ?
Je réfléchis. Je ne veux rien enlever à votre mérite, non, vraiment rien. Ce que vous avez voulu faire dans ce studio à Paris était le plus que vous pouviez faire, mais cela ne laisse, à mon avis, qu'un document d'archives qui n'a pas, je le crains, grande valeur missionnaire et qui n'intéressera plus tard que ceux déjà intéressés par le bonhomme "vidéofié". On pourrait dire de même du film "Le retour du Père" de notre frère Fabrice C., encore qu'il y ait là le souci de raconter une histoire. C'est déjà un progrès, même si les moyens de réalisation étant pauvres, le résultat est nécessairement pauvre, ce qui, nonobstant les mérites, est très désavantageux à notre époque d'éblouissement et de haute technicité.
La seule règle que je vois : Il faut que tout soit très simple, mais cette simplicité doit être aussi éblouissante que possible pour rester gravée dans les mémoires comme l'image reste gravée sur le cuivre de l'héliograveur.
La simplicité, qui dans Le Signe est le salut obtenu par la pénitence fondée sur l'amour — pardon, paix, liberté, intelligence ne sont que des applications de l'amour —, est la seule voie capable de conduire l'esprit hors de l'ambivalence de la vie. L'ambivalence de la vie vient elle-même simplement de l'existence du Bien et du Mal en son sein. La vie est la meilleure et la pire des choses. La Vie, dont a découlé notre vie, la Vie qui nous parle par Le Signe nous dit tout simplement : Il y a le Mal et le Bien, choisissez le Bien. Le problème quand il s'agit de représenter artistiquement, vidéotiquement, sonorement, le Bien, c'est de rendre particulièrement celui-ci assez éblouissant pour s'imprégner dans le cerveau plus que ne s'y imprègne le Mal, ce qui est donc un travail simple, mais aussi difficile qu'aléatoire comme tout ce qui est simple et ambivalent. Avec un couteau on peut éplucher une poire ou tuer son voisin, en regardant un enfant on peut être émerveillé par sa candeur, sa pureté, sa beauté angélique, ou, si l'on est pédophile, être excité et vouloir en jouir comme d'une image pornographique, la poudre à canon peut produire un feu d'artifice qui réjouit l'œil ou une bombe qui tue et détruit, etc. Ce n'est même pas un problème moral, c'est un choix élémentaire qui ne vaut que s'il éblouit, qui tient moins au libre arbitre qu'à la tendance naturelle de l'être. C'est comme ça dans l'état actuel des choses sur terre ; ça changera — et nous sommes agents de ce changement — mais actuellement c'est la fruste vérité. Certes, la technique vidéotique n'est pas neutre. C'est pourquoi au départ il faut faire un choix, le bon choix étant la grande simplicité du Bien, mais éblouissante. Comment parvenir à ce Bien éblouissant dans une simple vidéo ? J'y réfléchis, mais j'ignore si ma réflexion aboutira à quelque chose de réalisable. [226C64*12/02/2021]
Sur deux très beaux tracts
Voici deux très beaux tracts :
[DR]
[DR]
[226C67*14/02/2021]
Sur la vraie nature du temps
Quelle est la vraie nature du temps ? La physique cherche, c'est tout pour le moment. L'homme a eu l'idée de mesurer le temps parce qu'il y a la succession du jour et de la nuit, les mouvements apparents du soleil qui le font culminer à midi et il t a aussi les saisons. À notre époque moderne il y a également, si ma mémoire est bonne, la question du temps qui ressort de l'expérience imaginée (jamais réalisée) du chat de Schrödinger qui fait ressortir que le temps ne préexiste pas à la mesure, au chronomètre ; c'est la mesure ou le chronomètre qui le fait exister.
Nous, nous savons que le temps est une notion déclenchée par le péché, car Dieu, le Père ou la Vie ne connaît pas le temps (Signe 12/6). Platon ou son école définissait l'éternité comme "Ce qui existe de tout temps, aussi bien autrefois que maintenant ou que demain, sans être détruit". Platon, il y a vingt-six siècles, dans le "Timée" dit que les Idées éternelles ne sont ni changeantes ni mouvantes et qu'elles s’appliquent aux formes intelligibles sans origine à Dieu comme aux hommes, formes fabriquées dans le temps par le "démiurge". Aristote dit que Platon croyait en l’éternité du mouvement. Quand nous mourons, où est le temps ? Il n'existe probablement plus. L'éternité est donc la durée indéfinie par rapport à la durée définie de la vie charnelle. C'est aussi ce que les poètes ont appelé l'éternel retour. Ainsi, pour en revenir à la présente entrée, pouvons-nous dire que la patience est, comme d'ailleurs son inverse : la hâte, une relativisation du temps. Il faut s'évader de l'esclavage du calendrier et de l'horloge ; c'est déjà par-là se rapprocher de la Vie.
Notez bien que ce n'est pas moi, pauvre et piètre frère Michel, qui permet, avec ma grande patience, d'avancer dans Ses Pas (Signe Veillée 25), c’est le Père Lui-même par Le Signe qu'Il nous a donnée il y a quarante-sept ans déjà. Le Signe est ainsi entré dans l'Histoire pour permettre à l'humanité de sortir de l'Histoire. [226C68*14/02/2021]
Sur les petites unités et la réponse à la question : Qu'est l'homme ?
On nous prend pour des débiles incapables de prendre par eux-mêmes les précautions nécessaires de se protéger de la contagion par le covid-19. Cette crise du covid-19 pose une question fondamentale : Qu'est l'homme ? La réponse est évidemment très différente selon qu'elle vient des gouvernants et de leurs affidés et fidèles ou qu'elle vient d'une très grande partie des citoyens. Cette question n'est pas nouvelle ; elle est vieille comme le monde ; c'est la question que pose Spartacus, tous ses prédécesseurs comme tous ses émules, dont on ne peut ici dresser l'interminable liste ; bref, c'est une question qui n'est pas résolue, même si elle ne provoque plus de violence pour le moment. Elle ne le sera que par l'éclatement des grandes masses en d'innombrables petites unités humaines. [226C68*16/02/2021]
Sur une Victoire… d'imparfaits
Imperceptiblement, le nombre de Pèlerins d'Arès s'accroît, il deviendra un jour ou l'autre pratiquement incontrôlable. Il n'est pas évident que tous les frères, même s'ils le veulent, pourront échanger facilement entre eux à propos de mon enseignement.
Pour autant, quelle que soit leur compréhension, le Fond demeure : Pénitence = amour, pardon, paix, intelligence, liberté, et c'est sur ce Fond simple que l'apostolat se fait et se fera toujours. Nous ne sommes pas parfaits. Notre Victoire sera une Victoire d'imparfaits. [226C75*17/02/2021]
Sur la prudence et la patience dans la mission
Nous sommes encore loin d'avoir les moyens de lancer un mouvement capable de rassembler un nombre important de partisans prêts à se battre pour que ré-mergent des limbes sombres où ont été placardisées la grandeur, la dignité, la liberté, les possibilités spirituelles, bref, la divinité de l'humain face aux pouvoirs des chiens (Signe ix/1-4, xxi/1, xLiii/11, etc.) qui les dominent depuis très longtemps. Nous ne pouvons pas lancer un mouvement qui attend de naître depuis des millénaires, mais le temps de cette virevolte viendra. Oui, patience, patience !
Qu'est que le Père ou la Vie nous demande ? Il nous demande de réunir assez d'hommes et de femmes pour redonner, en commun, sa réalité à ce que le rationalisme (la plus dangereuse de toutes les religions) a déclaré mythe : L'idéal de l'humain capable de se conduire dignement, droitement, librement sans chef ni loi. Cet idéal considéré aujourd'hui comme une utopie de rêveurs est, en fait, une dimension irrécusable de l'expérience humaine.
Nous remettons en chantier la forme génésiaque de la divinité humaine, l'état de l'homme comme Enfant du Père. Mais pour ça, il ne faut pas extravaguer, nous sommes encore loin de pouvoir réunir une légion d'apôtres décidés en nombre suffisant pour s'opposer de façon efficace au matérialisme vaste et épineux au milieu duquel nous ne faisons encore que prendre naissance. Notre foyer d'expérience exige une attitude éthique propre à la mesure, à la patience, aux exigences du temps dans lequel nous vivons (Signe 12/6), comme nous le rappelle le Père. Certes, nous vivons dans un monde — qu'on analyse encore mieux dans cette crise du covid19 — où tout est hasardeux, transitoire, fugitif, contingent. Voyez l'étendue des défenseurs des attitudes gouvernementales au cours de la crise présente et l'exiguïté, outre la division, des gens de bon sens qui ont compris qu'il faut passer outre pour que l'homme garde quelque grandeur et force face au mal. Voyez la difficulté que nous avons à grossir le petit reste ! Nous allons être en prise avec des administrations, des conformismes et des algorithmes aux automaticités redoutables, aux armes desquels il nous faut échapper pour ne pas être détruits avant même d'avoir acquis la force nécessaire pour faire face avec amour et raison.
Nous vivons dans une période où, tout en missionnant de façon qui fasse plutôt sourire que craindre nos adversaires en puissance, il nous faut prudemment estomper (plutôt qu’effacer que je trouve un peu trop définitif) les traces de nos intentions conquérantes. Même conquérir pour l'amour sera considéré comme une adversité à combattre par les tenants des pouvoirs. Je tends à me réciter ce poème de Bertold Brecht :
Si tu rencontres tes parents à Hambourg ou ailleurs,
Passe à côté d'eux, étranger, tourne la rue, ne les reconnais pas !
Baisse sur tes yeux le chapeau qu'ils t'ont donné,
Ne montre pas, ho ! Ne montre pas ton visage !
Au contraire,
Efface tes traces !
Il est trop tôt pour être fichés comme des gens à surveiller et contredire. Soyez prudent ! La prudence va avec la patience.
[226C76*17/02/2021]
Comment l’apostolat devient-il supportable ?
Le monde pécheur — dont nous faisons partie, il faut le dire avec humilité — est pour le moment trop rocailleux pour que nous courions pieds nus sur lui sans prudence ; nous mettons des souliers. Faute de souliers nous serions stoppés, ensanglantés. Quand les rocailles seront un peu adoucies ou dispersées, nous pourrons être plus actifs. Notre mission ne peut pas réussir sans précautions. Georges Bataille disait avec sagesse : "Il faut se tenir à distance de l'abattement comme de l'espoir", et c'est bien pourquoi il faut y aller doucement, avec patience.
Comment la pénitence comme l'apostolat deviennent-ils supportables ? Par la foi, l'espérance... et la patience. C'est la patience qui nous garde la force d'espérer. Sans patience nous sommes pris dans l'intrication de situations très difficiles, proches de l'impossible. [226C83*19/02/2021]
Sur la raison contre les impressions
Il y a chez nous, les hommes modernes toujours pressés, des rapports inévitables entre nos structures mentales, notamment les impressions que nous avons des choses, des lieux, des circonstances, et les structures réelles. Nous pouvons dire que nous éprouvons des pensées, des imaginaires, par l'incorporation de formes mentales alors que les réalités en temps, en distance, en lumière, etc. sont autres, mais ne nous apparaissent qu'ensuite. Énormément d'êtres, de choses, de faits, de mouvements, existent souvent sous deux formats, celui de la réalité et celui que nous donne le cerveau. Cette double vision est commune.
Ce peut être l'effet de l'impatience mais aussi un effet optique ou un effet cérébral. Tenez, maintenant que je suis entré dans ma 92ème année je marche encore à peu près normalement, quoique plus lentement, sur le plat, mais si je descends des escaliers, je dois faire très attention, car il y a la réalité des escaliers et, simultanément, l'impression que je suis au bord d'une piscine et que je vais plonger. Cela vient, je crois, qu'il n'y avait pas longtemps encore je descendais les escaliers quatre à quatre, à toute vitesse, mais que je ne peux plus procéder de la sorte. Mon cerveau fonce, mais mes pas ne foncent plus ! Cette discordance entre les deux formats de mon ressenti crée une sorte d'effet vertigineux. Il y a rencontre entre mon impatience à descendre et mon impossibilité à le faire et, si je ne fais pas attention, je peux tomber.
En fait, je pense qu'il y a presque toujours.. ; disons : souvent... une transition cahoteuse entre la rationalisation telle que la dicteraient les réalités — par exemple la réalité du temps qu'il faudrait rationnellement envisager pour faire quelque chose — vers la rationalisation du désir — par exemple le désir d'obtenir tout tout de suite, une dangereuse manie de notre époque —.Aussi faut-il passer outre, se reprendre et dire : Faisons saillir la raison, oublions les impressions, il tombe sous le sens qu'il faut prendre son temps... et ses repères. Ce travail sur notre cerveau fait partie de la pénitence. [226C81*18/02/2021]
Sur l’appel à la pénitence et à la mission
À un lecteur du Signe, encore scandalisé, Michel Potay répond :
Quiconque lit Le Signe comprend vite que cette Sainte Parole annonce la fin des religions, dont vous déplorez l'existence. La religion c'est la Vie enchaînée dans des dogmes, dont nombre de leurs fidèles croient malheureusement que le respect qu'ils leur vouent exige d'eux qu'ils méprisent, haïssent, voire même tuent ceux qui ne les respecte pas. Les dogmes religieux comme les lois politiques n'ont pas rendu la masse humaine meilleure.
Non, "tous les cœurs humains ne sont pas perdus dans la méchanceté, poussés par la folie du meurtre, l'égoïsme, la cupidité, l'orgueil de race, la bêtise et la superstition parce qu'il existe quand même des niveaux dans le mal où l'humanité est tombée". Il y a beaucoup de braves gens, regrettablement incapables (pour l'heure) d'évoluer vers la Lumière sur les sentiers spirituels ; nos frères humains tombés dans une médiocrité agressive ou meurtrière à l'égard de ceux qui ne croient pas comme eux ne sont quand même pas majoritaires. Les uns et les autres cependant, pour l'heure, sont négatifs.
Oui, "l'idolâtrie est une vieille guenille", mais tous les idolâtres ne sont pas des destructeurs des non-idolâtres. Je connais une bonne quantité d'idolâtres, d'adorateurs et de superstitieux qu'on n'arrive pas encore à faire évoluer vers l'intelligence du cœur, pas méchants cependant. C'est le vivier dans lequel nos missionnaires nagent. Actuellement, la Terre est spirituellement au point mort, oui, c'est vrai. De là l'Appel du Signe. Nous avons à sortir l'humain de sa médiocrité. Nous nous y employons. Venez nous aider, devenez pénitent et rejoignez une de nos missions ; nous avons besoin d'apôtres.À[226C82*19/02/2021]
Sur un dessin de talent
Voici un dessin de talent paru sur ma page Facebook [DR]
[226C84*20/02/2021]
Sur ce conflit dont il nous faut sortir l'homme pacifiquement.
On confond beaucoup progrès technologiques et progrès de l'homme ; celui-ci n'a pas tellement progressé depuis les temps dits barbares. Ainsi les mesures "sanitaires" prises dans l'illusion que puisse disparaître un coronavirus ne sont certes pas des sacrifices humains pour apaiser la colère des dieux, mais elles sont tout aussi inutiles, car mourir de ci ou de ça il le faut toujours tôt ou tard. La superstition, à laquelle succède la "raison" politique (=ignorance) en notre siècle, est toujours là ; l'avenir est toujours masqué aux rationalistes par une imprenable citadelle (13/7-8) et l'ouverture sur le futur que représente Le Signe est toujours ignorée, jugée illusoire.
La politique et la religion sont des systèmes qui croient dans leurs concepts. Il suffit pourtant de suivre d'un coup d'œil l'horizon chaotique de l'Histoire pour se convaincre raisonnablement de la médiocrité de ces concepts. Cela me paraît très simple à dire, mais les politiques et les religieux ne démordent pas de leur importance. Ils ont foi dans leurs systèmes et ne cessent pas d'y sacrifier. Si moi j'ai foi dans la Parole de la Vie, si je vois la tragique fragilité de l'homme tombé dans le péché, si je crois que l'amour peut me sortir du péché et me donner une âme perpétuelle et même changer le monde, je me situe aux yeux des politiques, religieux et de leurs armées de fidèles en position d'étrangeté, quand ce n'est pas d'hostilité, voire de danger. C'est de ce conflit qu'il nous faut sortir l'homme pacifiquement.
[226C85*22/02/2021]
Sur le bon qui reste ici et là
Nous allons nous efforcer de faire renaître et prospérer sur Terre, à grand échelle — car à petite échelle des hommes bons et sages de toutes religions l'ont fait depuis des siècles — ce champ du Bien laissé en friche depuis des millénaires. Il y a un énorme vide à combler.
Je crois que depuis des décennies j'enseigne ce point central de notre mission. Alors, je peux mourir tranquillement ; sur ce plan j'ai fait ce qu'il fallait, je pense. Il faudra, de toute façon, des générations et des générations pour ressouder la pensée humaine à la Pensée Divine, parce que la pensée humaine a perdu son or initial et n'est qu'un vague alliage de toutes sortes d'idées, qui ne sont pas celles de la magnifique théorie des idées de Platon, mais qui sont celles disparates — quel salmigondis, une montagne ! — de tout ce qui a passé par les têtes humaines depuis des temps immémoriaux. Cet alliage est devenu une sorte de magasin de fétiches, dont on peut d'ailleurs voir quelques-uns nous faire ployer aussi inutilement que coûteusement pendant cette "crise" du covid. Je n'ai pas attrapé le covid, mais cela ne me sauve pas la vie pour autant ; je vais mourir un de ces quatre matins comme tout le monde. Ce qui me paraît très significatif du très dangereux déclin de l'humanité, c'est que les fétichistes qui nous font ployer sont à peu près mondiaux. C'est une situation... comment dire ? fantasmatique. Le monde a perdu plus de sagesse que je ne croyais et je comprends mieux encore pourquoi le Père est revenu nous appeler en ces temps de sénilité générale de l'homme... Paradoxe pour moi ; je me sens proche de mourir jeune au milieu d'une énorme masse de sots.
Si le Père vient appeler les hommes, c'est qu'il reste au fond de leur cervelle un peu de bon sens à racler. Distribuez partout les racloirs et les raclettes ; quelques-uns s'en serviront ; le petit reste prospérera peu à peu. [226C85*22/02/2021]
Sur la sagesse du Dr Louis Fouché
Le covid-19 ne se propage, ne varie, ne mute pas de façon mathématique ; il obéit, c'est évident, à une autre dynamique vitale. Notre gouvernement ferait mieux d'encourager les citoyens à s'aimer les uns les autres, à se pardonner, à faire la paix, à chercher l'intelligence du cœur libre de tous préjugés plutôt qu'à mettre des masques, rentrer chez eux à 18 h, à faire des gestes barrière. Les gens qui s'aiment se respectent et prennent naturellement garde de ne pas se nuire. Je regardais à la télévision, ce matin en mangeant ma soupe, un très bref reportage sur le Mexique, où il n'y a pas de confinement, où les cafés, les restaurants, les cabarets sont ouverts mais où on ne voit nulle part de convois funèbres, de camions-bennes pleins de morts roulant vers les fosses communes. Pas davantage en Suède, en Espagne, etc. qui vivent aussi sans confinement. Je pense que dans ces pays le confinement ne fait pas l'affaire de la politique. [226C88*23/02/2021]
Sur des affiches missionnaires
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Bravo pour ces placards attachés à la rambarde de la passerelle à Liège !
Poursuivez votre mission ! [226C89*23/02/2021]
Sur les vaccins ARNm
À propos d’une vidéo évoquant les vaccins ARNm, censurée peu après sa publication : Cette vidéo a été très probablement considérée comme une "fake news" (fausse nouvelle) tombant sous le coup de la loi adoptée par le Parlement Français le 20 novembre 2018 et promulguée le 22 décembre 2018. Qui ne trouve ce genre de loi dictatoriale, puisqu'on se demande bien qui juge qu'une nouvelle est vraie ou fausse. Pourquoi, dans ces conditions, l'édition du Signe ne tomberait-il pas sous le coup de cette loi et serait interdite ? Il suffit qu’un fonctionnaire (juge, policier, etc.) ou politicien en place considère qu'il n'y a aucune preuve que Jésus puis le Créateur m'aient rendu visite en 1974-1977 et que donc leur Message soit un faux.
Si la vidéo a été censurée, les commentaires sont toujours visibles et je m’arrête sur celui écrit par un certain Pit, qui semble un homme bien informé : "Bon quand on écoute le Dr Lee Merrit, on est quand même dubitatif. Néanmoins, quand on revient quelques années en arrière sur le site du Sénat (https://www.senat.fr/rap/r11-3781/r11-3781_mono.html, 2012), "Les enjeux de la biologie de synthèse", bizarrement, tels les éléments épars d’un puzzle, en recombinant les articles, tout semble étrangement cohérent. Dans l’usine à gaz du rapport du Sénat, il faut aller dans la partie appelée "Le risque d’un détournement de la biologie de synthèse à des fins malveillantes". Là, ça devient intéressant, car on y parle des armes biologiques. J’extrais quelques passages qui parlent d’eux-mêmes : "À la différence de Jonathan Tucker et de Raymond Zilinskas, le professeur Pier Luigi Luisi souligne la dangerosité des programmes militaires de l’ensemble des pays (France, États-Unis, Russie et Chine notamment). Il estime que les produits fabriqués par les laboratoires militaires de biologie de synthèse de ces pays peuvent tuer une population ciblée, ce qui le conduit à douter de la réelle portée de la convention sur les armes bactériologiques ou à toxines. Jonathan Tucker et Raymond Zilinskas se posent la question de savoir si des scientifiques possédant cette expertise pourraient utiliser la BS en vue de concevoir et de fabriquer un pathogène entièrement artificiel qui soit, de façon significative, robuste donc plus dangereux que ceux qui existent déjà dans la nature, voire mortel." [226C91*23/02/2021]
Sur la similitude entre les philosophes antiques et Le Signe
Que nous sommes loin de la sagesse, miroir de la Sagesse de la Vie, source de bonheur ! Dans un des derniers livres écrits par Jean d'Ormesson dans sa vieillesse, quelques années avant sa mort, il parle de Parménide dès le premier chapitre. Je ne me souviens même pas du titre... Peut-être "Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit" ; je suis actuellement en déplacement, loin de ma bibliothèque, et je n'ai pas le livre sous les yeux, mais je suis de ceux qui comme d'Ormesson songent encore par ci par là à Parménide, ce penseur de la Grèce antique né à Élée (ville appelée Velia par les Romains) sur la côte tyrrhénienne, en Campanie, près du golfe de Salerne. C'est là qu'une célèbre école philosophique fut fondée par Parménide et Xénophane, suivis par Zénon d'Élée et Mélissos. On va me dire : Mais pourquoi, vous frère Michel, témoin du Père et de son Messager, témoin d'une Parole d'absolue Vérité, citez-vous si souvent les penseurs et philosophes antiques ? Je les cite parce que je n'ai pas cessé d'être frappé, en profondeur, depuis quarante-sept ans, par une certaine similarité de concept entre la sagesse antique et la sagesse de Le Signe. Comme si, Éden ayant disparu sous le péché, invention adamique, avait quelque peu subsisté dans des petits coins de la Terre et y avait laissé quelques traces.
Des raisonneurs — le monde n'en manque pas, hélas — ont considérablement tronqué, atrophié, la pensée de Parménide, qui appartint à une civilisation occidentale radicalement différente de notre actuelle civilisation et malheureusement disparue, nous éloignant plus encore des temps édéniques qui déjà au sixième siècle avant J.-C. en était loin, rendant encore plus difficile notre tâche de restaurateurs du Bien initial. Mais comme nous ne pouvons nous référer qu'aux lutteurs passés de la sagesse, qu'ils fussent les Grecs, les Indiens d'Inde ou les apôtres juifs, j'essaie de puiser à leurs pensées et expériences, car que suis-je moi-même, homme du XXème siècle, fils d'une humanité terriblement déclinante, corrompue ? La sagesse radicale que Parménide acta, enferma dans son grand poème initiatique se démarque complètement du monde où nous vivons aujourd'hui. Parménide est le type même de la sagesse tombée dans la médiocrité matérialiste de ce qu'on appelle aujourd'hui les intellectuels. Parménide pratiquait l'enstase, probablement venue d'Inde, qui est contraire à l’extase. On appelait cela, je crois, ησυξια, immobilité, quelque chose proche du samadhi indien. Platon appellerait plus tard Parménide "notre père". Son poème fameux est pure connaissance. "Il y a" est possibilité. "Il n'y a pas" est impossibilité. Il y a l'Être ; son contraire est impossible. Son contraire, c'est la pseudo-sagesse, le non-Être, que nous vivons aujourd'hui. C'est quelque chose qui s'agite mais à l'ombre de la mort.
J'abrège. Le Signe nous dit déjà tout ça, mais autrement. [226C91*23/02/2021]
Sur la création de l’âme, authentique révélation du Signe
Non seulement l'âme est un des passionnants sujets du Signe, mais c'est un sujet qui en soi est une authentique révélation, c'est-à-dire l'apparition de quelque chose dont aucun livre, aussi antique soit-il, n'avait parlé sur Terre. Du moins à ma connaissance. Il est notable que ce que les "livres saints" ou les théologiens de toutes religions appelaient âme est en fait appelé esprit dans Le Signe. Pour celle-ci l'âme ne naît pas avec l'homme (Signe 17/3) ; c'est l'homme qui se la crée. Comment ? Par la pénitence ou recherche du Bien. Le destin que se fabrique chaque homme est donc beaucoup plus qu'un choix de vie, c'est la prolongation ou la rémanence de sa propre création comme être. En créant son âme l'homme se complète en s'adjoignant l'élément volatil qui lui permettra de perpétuer sa vie ou quelque chose de sa vie après la mort. L'âme est donc concrètement la renaissance d’un point vital de l'organisme humain que le péché avait fait disparaître. Spirituellement parlant, Le Signe voit l'humain autrement qu'on ne le voyait auparavant.
Il s'ensuit que la manière de voir la vie dans Le Signe est un empilage d'états et de causes de ces états que l'humanité n'avait pas vu ou avait oublié, placardisé. L'homme qui naît n'est pas un homme au sens où cet homme-là finit sa vie selon qu'il a orienté celle-ci dans un sens matérialiste ou dans un sens spirituel. Le sens spirituel ne lui est pas donné à la naissance, il l'acquiert par son orientation vers le Bien, mais la conscience de cette orientation est très variable ; elle est très souvent imperceptible. Autrement dit, pour abréger ce point délicat, ce qu'on croit être la Miséricorde qui assure le salut d'humains qui n'ont apparemment pas mené une vie pénitente, n'est pas vraiment miséricorde — d'où le N'évoque pas à tout propos Ma Miséricorde (Signe 16/15) —, parce qu'en fait beaucoup d'humains, sans avoir clairement conscience qu’ils ne sont pas mauvais, ne sont pas mauvais parce qu'ils ne veulent pas l'être, comme çà, naturellement, quelle que soit la clarté de leur volonté. C'est la masse qu'on appelle les braves gens. Il y a donc dans ce monde plus d'âmes qui se créent qu'on ne croit. [226C92*23/02/2021]