
L’essentiel du Signe (édition 2009 sous le titre La Révélation d’Arès) : La Parole et la parole prophétique en 160 pages, format 14,8×21, épaisseur 1 cm, 237 gr.
2009 est un année très particulière,
marquée par trois événements :
J’aurai 80 ans en juillet. Côté train-train, ce n’est qu’un anniversaire de plus. Côté conscience — bouillon dans le cœur et tison dans la moelle (xxx/20) — c’est l’étonnement et même l’émerveillement d’avoir vécu jusqu’à un âge auquel, dans ma jeunesse, je n’aurais jamais pensé parvenir, parce que, quand j’avais 20 ou 30 ans, un homme de 80 ans n’était qu’un survivant, rare et qui n’allait plus survivre longtemps. J’ai conscience que l’enthousiasme et l’entrain qui m’habitent encore ne sont pas gratuits et que le Créateur me les laisse à dessein. Pas de retraite pour le témoin du Père !
Un gros chantier de maçonnerie, charpente, couverture, électricité, peinture, terrassement et pavage, s’achève sur nos saints lieux d’Arès, aboutissement de gros travaux commencés en 2005. Tout ce qui devait être là reconstruit, consolidé, embelli, l’est maintenant, neuf, solide, fonctionnel, consacré au seul Pèlerinage. Je suis heureux, avant que mon cœur s’en aille bouillonner et ma moelle se faire tisonner là-haut derrière les nuages, de pouvoir léguer à mes sœurs et frères une Maison de la Révélation et une Maison de la Sainte Parole à l’état neuf, conditionnées pour durer sans avoir perdu l’aspect général qu’elles avaient quand le Créateur les choisit, si modestes, voire même miteuses, pour parler en 1974 et 1977. De là Il a relancé le processus de changement de l’homme et du monde. J’ai bien conscience qu’un jour le monde entier viendra là.
Une nouvelle édition du Signe paraît.
« C’est tout ?! » dira-t-on, déçu, en regardant ce petit livre de seulement 160 pages.
J’y ai pourtant beaucoup et longtemps travaillé. En le mettant sur le chantier je m’étais fixé un bref cahier des charges : Faire un livre peu encombrant, qu’on puisse emporter avec soi, vite lu et vite compris par une humanité qui ne lit quasiment plus. Pour un texte de l’importance exceptionnelle du Signe et pour moi, chargé d’expliquer au monde un langage qu’il ne comprend plus, c’était une gageure.
Ai-je réussi ? Le lectorat le dira. On y trouve, du moins je l’espère, dans un espace réduit, mais de façon claire, l’essentiel attendu de la Parole du Père et de la parole de Mikal (i/12), inséparable sillage du grand Vaisseau de la grande Âme divine qui nous attend sur la Mer de Sainteté, Puissance et Lumière (12/4).
Il s’agit pour l’heure d’une préédition destinée à tester la présentation et la composition intérieure du livre et vérifier si, tel qu’il est, il convient bien aux usages très différents (librairie, mission, prière) auxquels il est destiné.
Le Signe, édition 2009 (paru sous le titre sous le titre La Révélation d’Arès), sera présentée aujourd’hui, 22 avril 2009, au Salon du Livre de Genève. Le stand a été préparé par Adira (Association pour la Diffusion Internationale du Signe, http://www.adira.net) et les Pèlerins d’Arès de Suisse.

© Adira
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur les difficultés à travailler avec des Français
Quand en France je demande à un frère ou une sœur de me faire quelque chose ou quand un frère ou une sœur me propose quelque chose spontanément, les relations entre eux et moi s'arrêtent malheureusement très vite. Il suffit que le projet ne me convienne pas ou qu'il me soit soumis à un moment où je ne peux pas lui consacrer assez d'attention, ou que je demande des corrections, ou que je demande d'autres projets parce que le premier jet ne correspond pas à mon objectif, etc., pour que le concepteur français se lasse et se lasse parfois très rapidement, considérant son travail comme clos, quand il ne se répand pas auprès des autres frères en propos du genre : "On ne peut pas travailler avec le frère Michel. Je lui ai proposé ceci ou cela et il n'en a pas voulu (sous-entendu : Il ne doit pas se plaindre d'être tout seul)," sur le ton qui devait être celui de Michael Ange disant : "J'ai proposé à sa sainteté Jules II tel projet de sculpture ou de fresque et il n'en a pas voulu. Ce pauvre pape n'y connaît rien."
Nos frères suisses, même jeunes, sont par chance pour moi très démodés : Ils travaillent avec patience, persévérance et modestie tout comme j'ai été moi-même dans ma jeunesse, maintenant lointaine, éduqué à travailler.
La jeune sœur suisse qui a conçu la couverture de l'édition 2009, qui semble unanimement approuvée, a travaillé près de deux ans et fait plus de trente projets, tous très discutés, avant de tomber sur ce qui a paru être le bon projet pour des raisons très précises et parfaitement conscientes et pas seulement des question de coup d'œil.
Je n'ai jamais trouvé jusqu'à présent en France de frères ou sœurs avec la patience et la constance nécessaires à une tâche aussi systématique. Nos frères et sœur français sont des génies, mais des génies très vite fatigués. Ce n'est pas un reproche. C'est tout simplement comme ça. C'est tout.
Je pense, d'ailleurs, que c'est toute notre culture française qui prend ce pli et que, pour cette raison, la crise sera peut-être plus douloureuse dans notre pays que dans d'autres où l'on est plus patient et stoïque. [95C23*24/04/2009]
Sur les raisons de l’hostilité des religions au Signe
À un frère qui se demande ce qui peut conduire "l'archidiocèse de Bordeaux"* à être hostile au Signe qui ne représente pour ainsi dire rien face au 1.3 Mds de catholiques dans le monde, Michel Potay répond :
La réponse est très simple. L'archidiocèse de Bordeaux, c'est l'Église Catholique et même bien plus que cela, c'est derrière elle toute la Chrétienté traditionnelle, catholique, protestante, orthodoxe, dont la foi repose fondamentalement et uniquement sur un seul critère qu'elle s'est fabriqué dès ses premiers siècles : "Jésus est Dieu lui-même qui s'est fait homme et est mort sur la croix pour la rédemption des péchés."
Le Signe dit exactement le contraire : Jésus est un prophète et non Dieu et s'il est mort sur la croix, c'est simplement parce que la religion (le Sanhédrin) l'a assassiné avec la complicité de la politique (Ponce Pilate), parce qu'il la gênait, parce que Jésus était manifestement contre la religion et pour la vie spirituelle pure. De plus, la rédemption des péchés est tout simplement entre les mains de tous les pénitents, de tous les hommes de bien, sans besoin de recourir à la religion. De même, tous les hommes de bien peuvent s'autogérer sans recours à la politique.
Autrement dit : Toutes les idées qu'apportent Le Signe contrarient toutes les idées du système, côté religieux comme côté politique.
De là, le souci très grand des pouvoirs, religieux ou politiques, de passer Le Signe et son témoin sous silence. Ils font tout ce qu'ils peuvent pour les étouffer dans les limites de la Constitution Française qui défend la liberté de conscience et d'expression. Pour eux Le Signe et le frère Michel, c'est le ver dans le panier de fruits qui, si on le laisse se multiplier, sapera tout le système sur lequel reposent tous les pouvoirs.
Le Signe n'a pas besoin d'appeler à la révolution. Il porte en lui un bouleversement bien plus important qu'une révolution. Sa Sainteté, sa Puissance et sa Lumière (Signe 12/4) sont bien au-delà de toutes les forces révolutionnaires possibles. Cela, les pouvoirs religieux et publics et leurs media serviles l'ont parfaitement compris depuis longtemps.
*Le commentateur fait référence à une publication arrivée quelques jours plus tôt sur le blog, faisant état d’un échange avec un employé de la mairie de Bordeaux au sujet de frère Michel, dont voici quelques extraits : "C'est une affaire qui n'est pas prise au sérieux dans la région et le signalement par l'UNADEFI de Michel Potay a montré qu'il était douteux […] L'archidiocèse, tout le milieu religieux, protestant, israélite, certaines instances morales (franc-maçonnerie, Rotary, Lyons ?) sont très montées contre lui. Nous préférons ignorer ces tensions. Les problèmes philosophiques ne sont pas l'affaire d'une municipalité […] C'est un citoyen tranquille, qu'on voit toujours seul ou avec Madame. C'est assez curieux de la part d''un homme qui semble soulever un problème philosophique ou idéologique socratique. Les gens ne savent pas comment interpréter cette discrétion : A-t-il quelque chose à cacher ou est-il seulement insignifiant ?" [95C24*24/04/2009]
Sur le refus des salons du livre en France d’accueillir Le Signe
Nous avons tous, nous tous citoyens honnêtes de ce pays, qui payons nos impôts, nous dont les casiers judiciaires sont vierges, nous qui ne cassons pas les vitrines ni ne brûlons les voitures dans la rue, nous qui respectons tous les citoyens de France, ou nous qui comme moi avons servi sous les drapeaux, nous avons honte pour les Salons du Livre de France qui refusent un livre simplement parce qu'il contrarie l'establishment politique, religieux, intellectuel, etc.
Heureusement, il y a des pays, comme la Suisse, qui sont tout simplement plus honnêtes à l'égard de leurs engagements moraux, à savoir qu'un salon du livre est fait pour recevoir tous les livres et s'en tient à ce contrat social, y compris envers les livre qui contrarient le pouvoir et les idées générales. Mais la France n'aime pas trop la liberté de pensée et de conscience. Quand elle proteste qu'elle est le pays des droits de l'homme, elle ment, c'est évident. Je hoche la tête avec tristesse et je me dis que quand la Chine réplique aux représentants de la France à l'ONU qu'ils devraient se regarder dans la glace avant de donner des leçons aux autres, je me dis que la Chine n'a pas complètement tort.
La France est bien le pays de la st-Barthélemy qui massacre tout ce qui "n'est pas catholique" ou la France de la Terreur qui guillotine tout ce qui prétendument "menace le Salut Public".
Le Signe est un livre honnête et moral et son témoin, le frère Michel, est un honnête homme. Personne ne peut le nier et c'est bien pourquoi ceux qu'ils dérangent ne veulent pas voir paraître le livre et ne peuvent que calomnier le frère Michel, parce que s'ils n'en disaient pas de mal, on ne comprendrait plus pourquoi ils veulent le faire taire. Ces persécuteurs doivent se consoler en arguant de la "direction d'intention", ce point de la théologie catholique qui signifie que "pour la bonne cause" tous les mensonges, voire même tous les crimes, sont permis.
Je ne porte pas de jugement sur ceux qui nous font taire et je leur pardonne leur injustice, mais je les plains. [95C27*24/04/2009]
Sur la singularité des prophètes
Jésus et moi, ce n'est pas "tout à fait la même chose." Ce qui est "tout à fait la même chose", c'est le prophétisme, mais ses manifestations varient selon le temps et les possibilités de perception du monde, qui changent.
Le Fond reste, mais la Sagesse l'adapte aux époques, aux lieux, aux mentalités.
Certes, Jésus, qui m'apparut en 1974, n'est pas Dieu et Le Signe précise même à ce propos que ceux qui croient qu'il est Dieu sont impies (Signe 32/1). En ceci, je veux dire en tant que mortel, en tant qu'homme avec une tête, deux bras et deux jambes qui seront un beau jour changés un cadavre, je suis bien "tout à fait la même chose" que Jésus ou Muhammad. Ce qui a fait des noms de ces deux prophètes des oxymorons sous forme de "Jésus-Fils de Dieu" et de "Muhammad-Sceau des Prophètes", leur attribuant la Parole finale, après laquelle Dieu se serait engagé à se taire, n'est qu'une déclaration, une interprétation de la religion, ce n'est pas la réalité. En cela, je suis "tout à fait la même chose" que Jésus et Muhammad, je ne prétends pas être l'ultime porteur de la Parole.
Dieu est vivant, le monde est vivant, la façon dont le Premier s'adresse au second est donc vivante, adaptative, et comme Jésus et Muhammad je ne suis que l'annonceur d'une Parole qui ne sera jamais close, parce qu'elle est de toute éternité, ce qui ne veut pas dire de toute fixité.
Le Jésus de l'Église n'est plus le Jésus de Nazareth depuis quelque dix-sept siècles, il est le Jésus des théologiens.
Je sais tellement bien cela que je m'arrange pour que la théologie n'en ajoute pas plus tard à la Vérité que je suis chargé de transmettre. Une précaution que Jésus et Muhammad n'eurent pas le temps de prendre, le premier parce qu'on le crucifia sans tarder et le second parce qu'il dut faire face à une adversité belliqueuse qui lui prit beaucoup de temps. Ma vie prophétique, qui a déjà duré trente-cinq ans — contre un an seulement pour Jésus (Signe 32/4), vingt ans pour Muhammad) — me donne le temps de poser mon enseignement. En cela je ne suis pas "tout à fait la même chose" qu'eux. Une religion ne pourra pas sans soulever beaucoup de doutes prétendre combler des lacunes que je n'aurai pas laissées.
Ce qui permet de faire de Jésus une sorte de star, c'est qu'on ignore à peu près tout de l'homme. Les stars sont des produits de l'invention humaine, des icônes, qui n'ont pas grand-chose à voir avec leur réalité quotidienne. On a fait de Jésus une star, l'imaginant sous toutes les coutures : théologiques, artistiques, etc. On l'a tellement imaginé que lorsque je vis Jésus pour la première fois le 15 janvier 1974, il était tellement différent de ce que cette imagination séculaire m'avait transmise que je crus qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre. À l'inverse, puisque les spéculations qu'ont engendrées Jésus et Muhammad (et à plus faible raison Moïse et Isaïe) ne me sont pas applicables, je suis un homme qu'on peut observer dans sa vie quotidienne et en cela non plus je ne suis pas "tout à fait la même chose."
Je suis, comme chacun des prophètes l'a été tour à tour, une singularité dans une continuité prophétique. [95C29*25/04/2009]
Sur la tournette (xxxvi/9), symbole permanent du défi de Dieu aux hommes sourds
C'est d'une imprimerie suisse, mais non de la machine à imprimer, la tournette (xxxvi/9), sur laquelle j'ai travaillé de 1978 à 1993, qu'est sortie cette nouvelle édition de 2009.
Cette machine, qui ne fonctionne plus depuis les années 90, reste dans les locaux du Pèlerinage comme souvenir insigne du défi qu'il me fallut lancer au monde pour que la Parole de Dieu ne reste pas lettre morte.
Dieu s'était révélé dans la Maison de la Sainte Parole, où aujourd'hui prient les pèlerins, et c'est à vingt-cinq mètres à l'Ouest du lieu même où s'était dressé le bâton de lumière d'où était sortie la Voix du Créateur que je dus installer les machines (photogravure, offset format 94x70, massicot, plieuse à poches 32 pages, relieuse) d'où sortit, noire sur blanc, Le Signe que 47 éditeurs m'avait refusée. De tout ce matériel L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès a gardé la machine offset une "Parva" Roland, parce que c'est grâce à elle que je conjurai le mauvais sort, le silence, auquel le monde sourd et résistant voulait vouer mon témoignage. Cette machine mérite sa place sur ce lieu de prière et de méditation. Elle restera pour la postérité à l'endroit même où la Parole est venue du Ciel et d'où elle est repartie, sur le papier, vers le monde. Oui, c'est tout le symbole permanent du défi de Dieu aux hommes sourds. Je n'étais, moi, que le petit témoin et le petit ouvrier sans mérites d'un événement immense. [95C44*27/04/2009]
L’adaptation de la mission prophétique fait partie des prérogatives du Prophète
À un frère qui regrette la disparition, dans l'édition de 2009, des liminaires, préfaces, récits et autres annexes présents dans les éditions antérieures — en particulier l'édition bilingue de 1995 — ,Michel Potay répond :
Il s'agit en fait de deux objectifs différents : L'édition 1995 pour l’étude, toujours disponible, et l'édition 2009 pour "l'accroche", mot que vous utilisez par erreur dans le sens péjoratif de séduction (Signe 20/2). Il ne s'agit pas ici de séduire. Il s'agit seulement de permettre à des âmes potentielles dormant dans les sillons de chair et d'esprit (Rév d'Arès 17/7) du Champ de Dieu de se réveiller sous la pluie légère d'une Parole mince et rafraîchissante au lieu de s'enfouir davantage dans l'obscurité du sol sous l'averse torrentielle d'une Parole alourdie par des commentaires juste mais trop bavards. Cette Parole lourde, à notre époque de frivolité, ne peut que faire germer les semailles faites (Signe 14/1) sur des Champs humains ayant déjà une soif caractéristique du Tout Autre, mais ces humains qui ont soif sont de plus en plus rares et, inversement, le mal les menace de plus en plus. J’adapte ma mission prophétique, comme le Père m'en a laissé la prérogative — Tu tiens la perche, tu la coupes longue ou courte (xx/6) — aux nécessités du temps. Un tiers de siècle a passé depuis le début de l'ère arésienne et la capacité d'écoute et de compréhension du public s'est considérablement réduite. Je dois en tenir compte. C'est ma mission même.
Au reste, une édition faite pour séduire aurait promis monts et merveilles aux lecteurs du Signe. Or, si vous avez bien lu, vous avez constaté que je n'ai rien changé à la nature de la foi arésienne qui est une foi d'effort, de pénitence. L'édition 2009 aide seulement à mieux comprendre, sinon à comprendre tout court, le grand Message d'Arès. [95C53*30/04/2009]
Une édition qui n’est pas conçue pour les Pèlerins d’Arès chevronnés
Un certain nombre de commentateurs ne sont pas enthousiastes à l'égard de cette nouvelle édition du Signe et vantent les éditions précédentes, notamment celle de 1987-1989, comme meilleures. Tous ces commentateurs disent qu'ils devinrent Pèlerins d'Arès après lecture de ces anciennes éditions et qu'ils y restent attachés aujourd'hui.
Ne sont mises en question que les annotations que j'ai non pas "retravaillées", comme vous dites, mais réécrites entièrement.
Le texte de la Parole elle-même n'a absolument pas changé.
Parmi les Pèlerins d'Arès critiques, que j'ai lus ce matin, certains déplorent les titres placés entre des groupes de versets pour aider ceux qui ne font que parcourir le livre à comprendre l'importance de cette Parole, importance qui échappe à ceux qui lisent en diagonale. Mes frères critiques estiment que ces titres coupent "l'envolée" ou "l'unité" de la Parole. Je leur rappelle ce que j'ai souvent dit et probablement écrit : Jésus en 1974 ne dictait pas comme un instituteur. Il parlait normalement et parfois se taisait quelques instants, parfois quelques longs instants, avant de reprendre le fil de son message. Donc l"envolée" n'est qu'une vue de l'esprit, car de temps en temps le bel oiseau de la Parole se posait avant de repartir.
De toute façon, ce nouveau livre n'est pas vraiment conçu pour les Pèlerins d'Arès chevronnés, mais pour aider le public à découvrir Le Signe dans cette édition d'un abord et d'un maniement relativement plus facile.
Je rappelle à ceux qui préfèrent les longues annotations qu'on peut toujours trouver celles-ci dans l'édition 1995, dite "bilingue", toujours disponible. [95C63*02/05/2009]
Sur la justification de certains choix graphiques
À propos de la tranche de "gruyère" que certains ont "vue au premier coup d'œil sur la couverture avant de remarquer le clocher et les cloches", c'est une variante qui ne m'avait pas encore été donnée. Quelques autres parlent de "beurre" et l'un d'eux parle de "jaune d'œuf". On est vraiment dans les produits fermiers !
C'est moi qui ai souhaité que cette couleur jaune apparût sur la couverture, parce que l'ancienne couverture des éditions 1987 et 1989 du Signe a laissé dans le regard des chalands de librairie le souvenir d'une grande tache jaune au point que certains croyaient que ce jaune cru était devenu la couleur de prédilection des Pèlerins d'Arès comme la couleur safran l'est pour les bouddhistes ou le vert pour nos frères musulmans.
Si la couleur jaune avait pu remplacer le gris p.11 je l'aurais utilisée pour le parallélogramme.
Je pense que l'artiste qui a créé cette couverture, sans supprimer le jaune, travaillera à faire ressortir davantage le clocher et les cloches pour que la confusion avec un morceau de gruyère, une plaquette de beurre ou un jaune d'œuf dans la poêle survienne plus rarement.
[95C66*02/05/2009]
Sur la contrainte des choix et la recherche de l’équilibre raisonnable
Quand on se fixe pour objectif un livre qui dit tout l'essentiel en 160 pages entrant dans une enveloppe de bureau A5 sans souffrir d'une typographie trop petite, on est contraint de réduire. Ce fut l'objet d'une longue réflexion, c.-à-d. d'un long travail sur ce thème : Qu'est-ce que je peux ne pas dire sans nuire au sens général du Signe ? La réponse était difficile à définir, parce que j'avais tellement dit jusque-là.
Le problème est que dès l'instant où l'on commence à raconter, les lecteurs veulent en savoir plus et l'on est confronté au dilemme suivant : Dès qu'on commence à s'étendre on en dit trop et pas assez. Sinon, j'aurais pu utiliser les quelques pages de "Notes" à la fin de l'ouvrage, mais alors j'en disais trop et pas assez. J'ai cherché l'équilibre raisonnable sans que le lecteur ne se sente frustré. [95C86*11/05/2009]
Sur le déplacement des centres d’intérêt du lecteur potentiel
L'expérience des 10 dernières années des 35 années d'édition de la Parole d'Arès, c.-à-d l'expérience de la nouvelle génération de lecteurs, qui n'était pas celle des débuts, m'a appris que la plupart des lecteurs se fichent complètement du fait que j'étais un ecclésiastique au moment des apparitions de Jésus ainsi que des circonstances politico-religieuses de mon départ de Bourges pour m'installer à Arès. Les prêtres ont disparu de la circulation, ne forment plus du tout une société bien distinguée, et le bloc soviétique d'Europe de l'Est n'existe plus. Tout ce qui se rattache aux faits ecclésiastiques et politiques touchant à la religion chrétienne et aux pays marxistes n'a plus de signification pour l'Européen francophone moyen auquel est destiné ce livre. [95C86*11/05/2009]
Sur la difficile adaptation aux évolutions de la langue
Certaines formulations, je m'en rends compte grâce à vous, sont lourdes et mal comprises de nos jours, alors que de mon temps elles auraient coulé dans l'oreille ou dans l'œil sans problème. Je vais m'efforcer de trouver un tour plus moderne. J'ai pourtant fait de très gros efforts dans ce sens pour cette édition 2009, mais je ne peux pas tout sentir et tout voir. La langue a beaucoup changé pendant ma vie de bientôt 80 ans. Merci donc de me signaler les archaïsmes possibles, car écrire n'est pas mon métier. [95C91*15/05/2009]
Sur un portrait de Jésus peint par un frère
C'est avec une émotion immense que je vois réapparaître ici ce frère, artiste de peintre de grand talent, que la maladie a terriblement éprouvé, mais qui travaille toujours, à ce que je vois, avec la précision du graveur sur acier qu'il fut de formation.
Je ne vous ai jamais oublié dans mes pensées. J'ai de loin chaque jour prié avec vous.
Je crois comprendre que vous avez voulu ici reproduire le Jésus qui m'apparut en 1974. Il y a de cela dans les proportions générales du visage, mais le Jésus qui m'apparut et me parla en 1974 était tout à la fois moins beau, je veux dire plus rude de traits, plus oriental et plus noble. Son regard n'avait pas cette fixité iconographique. Il était très vivant.
Si ces indications peuvent vous servir pour une œuvre future... [95C56*30/04/2009]
Sur la réaction d’une jeune sœur devant la nouvelle édition 2009
À une jeune sœur qui a les larmes aux yeux en découvrant cette nouvelle édition 2009, Michel Potay répond :
J'ai beaucoup pensé à la jeunesse en préparant cette nouvelle édition 2009 du Signe. Je publie votre commentaire parmi d'autres commentaires de jeunes que je ne peux pas tous poster ici, faute de place et au risque de rendre cette page de commentaires trop longue, trop abondante, trop répétitive aussi. [95C58*01/05/2009]
Sur l’entrée de la Turquie dans la CEE
Concernant l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, c'est de la politique et de l'économie pures et simples et je ne souhaite aborder la politique et l'économie que sur des sujets conduisant à une réflexion spirituelle spécifique. Or, concernant la Turquie, je ne crois pas que l'Islam qui est sa religion soit le problème principal qu'elle pose dans l'éventualité de son entrée dans l'Europe. Il y a en Europe d'autres pays musulmans, comme la Bosnie, qui ne posent pas de problèmes d'éthique européenne.
Ce n'est pas manquer d'amour pour l'humanité hors Europe que de mettre de la sagesse, c'est-à-dire du temps et de la réflexion dans la gestion de la communauté humaine. Par exemple, le Kurdistan Turc crée un lien de telle importance avec le Kurdistan Irakien et le Kurdistan Iranien qu'introduire trop tôt la Turquie dans l'Europe est sans aucun doute introduire l'Asie en Europe. Par le canal du Kurdistan Turc toute l'Asie va déferler sur l'Europe. C'est un canal incontrôlable, parce que la Turquie elle-même ne le contrôle pas. C'est dépasser trop tôt le projet Europe qui n'a pas la possibilité d'accueillir toute la misère du monde. Il faut de la sagesse.
J'ignore si, outre le retard économique de la Turquie et le poids financier qu'elle va faire peser sur l'Europe que celle-ci risque de ne pas pouvoir assumer, le problème du Kurdistan est un des gros points d'hésitation sur le projet, mais à mes yeux, c'est le point d'hésitation n°1 et je comprendrais que les hommes qui y réfléchissent y réfléchissent en profondeur. Il ne faut rien faire à la légère dans ce domaine. Aimer les hommes, c'est comme aimer les enfants, c'est aussi les aider à se changer et attendre quand il le faut. On ne comble pas en quelques années ou même quelques décennies des abîmes qui se sont creusés au cours des siècles. [95C58*01/05/2009]
Sur le sens de la répartie du Prophète
À un commentaire critique et provocateur, Michel Potay répond :
Non seulement je publie votre commentaire, mais j'en ai même corrigé les innombrables fautes d'orthographe et de français (j'ai remplacé récusatoires, qui n'est pas français, par contestatrice, était-ce bien que vous vouliez dire ?) pour que les visiteurs de ce blog vous lisent clairement.
Contrairement à ce que vous croyez j'ai de moins en moins de commentaires négatifs comme le vôtre. Sa rareté fait que je peux vous donner une bonne place dans cette page de commentaires comme la femme à barbe ou le veau à deux têtes de la Foire du Trône (si une baraque leur est encore consacrée au XXIe siècle). Chacun appréciera votre rare finesse d'esprit.
Je ne sais pas qui est votre fille, mais je rends hommage à son courage. J'imagine que vous ne la ménagez pas.
Ah, j'allais oublier : "Avant 1974 combien de "contraventions à la Loi" ai-je commises ?" Aucune. J'ai toujours été "assez malin" pour échapper à la loi depuis ma naissance. Mon casier judiciaire est absolument vierge.
Ça vous la coupe, hein, de la part d'un con ? ! Je vous pardonne et vraiment sans difficulté, je vous pardonne en riant même un bon coup. Salut et à la prochaine ! [95C59*01/05/2009]
Sur la comparaison entre l’insurgeance du Signe et Mai 68
Je ne crois pas du tout que "l'insurgeance" qu'élèvent contre le système Le Signe et la révolution dite de Mai 68 soient de même ordre. S'il y a certaines similitudes dans la préconisation de la fin de l'autorité et du système, de la fin du politiquement et de l'intellectuellement correct, il n'y a pas de similitudes dans d'autres grandes mises en doute, la mise en doute de la vertu, des valeurs travail et spirituel, dans la tendance au chacun pour soi et au cynisme, peut-être dans un mépris de l'humanisme, que j'avais pour ma part senti à l'époque.
Ce dont Mai 68 manquait dans sa logique, c'est d'un moteur, d'une plate-forme active. Mai 68 tendait même à dépolitiser plus encore qu'à critiquer la politique. C'est pourquoi, selon mon sentiment du moins, il y avait là une tentation de nihilisme qui ne pouvait aboutir à rien, sinon à une critique à l'infini.
Le Signe lance, au contraire, un moteur extrêmement puissant qui, si l'homme l'adopte, peut renverser tout le sytème, c'est la pénitence. L'homme absolument bon devient absolument libre, il n'a plus besoin de système, plus besoin de religion ou de politique, que Le Signe assimile à une religion. Mai 68 ne préconisait aucun moteur équivalent. La contestation préconisée par Mai 68 n'avait pas de moteur civilisateur, qui dans la Parole d'Arès est le changement de soi (Signe 30/11) qui, par multiplication, aboutit au changement du monde (28/7).
On pourrait aller beaucoup plus loin dans les comparaisons, mais ce n'est pas l'endroit ici pour un tel développement. [95C60*01/05/2009]
Sur la bonne façon d’accueillir un(e) revenant(e)
À une sœur qui refait surface après une longue absence et donne son avis sur la nouvelle édition 2009, Michel Potay répond :
Je n'entends plus parler de vous depuis tellement d'années. Je vous croyais partie vers d'autres horizons, ce que je regrettais, mais n'aurais su vous reprocher, car il n'y a pas que chez les Pèlerins d'Arès qu'on trouve la foi (Luc 7/9) et si vous êtes femme d'amour, pardon, paix, intelligence et liberté spirituelles, vous serez plus justifiée que moi, qui ne suis qu'un pécheur. À l'automne dernier, au milieu de mes frères et sœurs de la mission proche de votre résidence, je ne vous y ai pas trouvée et, comme je m'enquérais de vous à tout hasard mais avec espérance, personne ne semblait vous connaître.
Bref, j'ignorais après votre longue, totale et libre disparition que vous portiez autant d'intérêt à notre mission et jusqu'aux détails les plus accessoires de l'assemblée comme le logo, ce parallélogramme que vous estimez critiquable sans dire pourquoi.
Critiquable ce logo l'est peut-être. Je vous aurais été reconnaissant de m'en donner les raisons ici même, puisque, le concernant, vous êtes mieux placée que personne pour savoir qu'ayant librement disparu depuis longtemps, je ne pouvais pas vous pas compter parmi les "bons conseilleurs" auxquels vous me recommandez de recourir.
Donc, vous réapparaissez par ce blog. Je ne cache pas la joie que j'en éprouve, mais je ne cache pas non plus que vous m'intriguez.
Un siffleur qui chante avec moi (Signe xxxi/19) ou quelqu'un du reste (voir "Nous Croyons Nous Ne Croyons Pas", appendice de La Révélation d’Arès, éd bilingue de 1995), je vois que vous l'êtes encore et je m'en réjouis.
Mais quelqu'un du petit reste, un Pèlerin d'Arès au sens spécifique que je donne au terme ? Je veux dire ceux sur lesquels je peux compter, simplement parce qu'ils sont présents, et dont je peux prendre conseil à l'occasion ?
Allez-vous me dire : "C'est à cause de ma santé" ?
Vous savez, nous avons nombre de frères et sœurs qui n'ont pas la santé, mais qui, chacun et chacune selon ses moyens, est actif dans l'assemblée, comme ceux et celles dans leurs chaises roulantes ou avec d'autres grands handicaps, et moi-même avec mes 80 ans dans deux mois et une santé qui n'est pas toujours brillante, mais tous nous restons debout face au monde et pas seulement en nous cachant derrière l'Internet.
Vous êtes des rares frères et sœurs que j'ai longuement accueillis moi-même à Bordeaux, que je me suis donné le temps et la peine de rencontrer personnellement et d'enseigner personnellement semaine après semaine pensant une longue période. De ce fait, vous n'étiez pas n'importe qui à mes yeux et, si je suis bien le prophète de La Révélation d'Arès, vous n'étiez pas n'importe qui au Regard de Dieu. Il vous avait tendu sa Main Lui-même. Je ne vous fais pas de reproche. Je ne vous juge pas. Je respecte votre liberté totalement. Je réponds seulement à un commentaire dont le ton sermonneur me surprend.
Merci, après une si longue éclipse, de me donner l'occasion de vous dire fraternellement tout cela. [95C71*03/05/2009]
Sur la mission spécifique de rassemblement du petit reste
Non seulement mon enseignement peut être "discuté", mais il n'a pas cessé de l'être depuis trente-cinq ans, et discuté par d'âpres et parfois agressifs discuteurs auprès desquels votre fraternelle courtoisie m'attendrit.
Concernant l'homme noir (Signe xxvii/4-11, xxxiv/15-16, etc.), que suis-je pour vous interdire de refuser le sens que j'en donne ? Vous avez votre conscience. Je ne suis qu'un transmetteur. Le sens des Théophanies m'a été donné en même temps que leur message et je ne fais que transmettre. Je n'ai pas d'opinion personnelle sur la question. Je ne suis plus rien pour moi-même (Signe 40/6).
Le nombre de personnes qui, depuis trente-cinq ans, ne sont pas d'accord avec cette interprétation (et ont d'ailleurs d'autres interprétations que la vôtre) et avec un grand nombre d'autres points de la Parole d'Arès est considérable. Vous n'en avez pas idée.
Le Père m'a dit : Toi, homme Michel, tu connaîtras seulement le petit reste (Signe 29/2) que Je t'envoie rassembler (24/1). Ne pas faire partie de ce petit reste est votre droit et, d'ailleurs, si vous êtes un homme d'amour, pardon, paix, intelligence et liberté spirituelles, vous serez sûrement plus justifié que moi, qui ne suis qu'un pécheur.
Refuse discussions et compromis, me dit le Père (Signe 15/6). Il ne dit pas cela par intransigeance, mais par sagesse, car de discussions ressortent beaucoup de vérités, mais aucune Vérité seule. La Vérité ne sort que de la Parole du Père qu'il charge un messager ou un témoin de transmettre et qu'il appelle lui-même juste prophète (Signe xxxvii/2).
J'ai une mission spécifique : rassembler un petit reste de frères et sœurs fidèles au prophète, à son enseignement, à sa mission prophétique spécifique dont ils sont le fer de lance. Je remplis cette mission et cela occupe déjà toute ma vie.
Vous, vous trouvez votre place dans le reste ou parmi les siffleurs qui chantent avec moi (Signe xxxi/19) — voyez ma réponse à 95C71 — et je m'en réjouis. L'important, c'est que beaucoup d'hommes changent leur vie (Signe 30/11) et qu'ainsi de proche en proche le monde change (28/7).
J'ose penser que vous souhaitez vous joindre à cette grande moisson de pénitents et je vous en dis merci au Nom du Père. [95C72*03/05/2009]
Sur la simple pénitence, comme alternative à l’échec des idéologies, pour changer l’homme et le monde
Il est clair que les idéologies, de gauche ou de droite, au cours du XXème siècle ont démontré leur faiblesse qui réside dans le fait patent et plus que cela : criant, qu'elles n'ont débouché sur aucun changement radical de la société. Marxisme et fascisme ont disparu et nous voilà revenus, même en Chine, au capitalisme qui a ses énormes défauts, mais qui a cette force, opposable aux idéologies, qu'il est naturel.
Le Créateur, qui a la Sagesse, nous propose autre chose : la pénitence. Là il n'y a pas d'idéologie, pas de théorie, pas de débouchés intellectuels : Combats les tentations du mal et active le Bien en toi et le monde changera. On revient aux préconisations simples des Évangiles Palestiniens. [95C84*11/05/2009]
Sur l’appel au travail et à l’effort qui distingue Le Signe du situationnisme ou du rousseauisme
Je ne vois pas en quoi Le Signe se rallie à l'Internationale Situationniste (Guy Debord, Raoul Vaneigem). Certes, Le Signe dénonce la frénésie de la possession et de la consommation dont souffre notre humanité — dénonciation qui n'est pas propre au situationnisme et qui est simplement propre au bon sens —, mais les slogans de type : "Ne travaillez pas !" ne me paraissent pas avoir quelque point commun avec la Parole d'Arès qui, au contraire, rappelle que l'homme est créateur, notamment créateur de lui-même, donc travailleur.
Il n'y a pas plus de situationnisme dans l'Écriture Arésienne qu'il n'y a de rousseauisme, que certains croyaient y voir il y a une vingtaine d'années.
Le Créateur ne nous pousse pas vers une société poétique, ludique, paresseuse, ne serait-ce que parce que la pénitence est déjà un travail — et même un très gros travail — sur soi. C'est d'ailleurs bien là la grosse difficulté à laquelle notre mission est confrontée : La foi arésienne n'est pas foi dans le miracle ou foi dans la miséricorde, même si miracle et miséricorde peuvent occasionnellement exister, mais foi dans l'effort d'être bon comme source de grâce et de salut. [95C84*11/05/2009]
Sur Le Signe auquel le Prophète doit tout
L'événement surnaturel qui (selon un commentateur) n'a sûrement pas existé a en fait existé bel et bien. Contrairement à ce que croit ce commentateur je ne suis pas "une pensée d'une richesse exceptionnelle". C'est au Signe que je dois tout. [95C89*12/05/2009]
Sur le logo des Pèlerins d’Arès
Merci de comparer le parallélogramme à la mezûzah. Celle-ci n'explique pas le parallélogramme, son explication étant celle exposée page 11 de la nouvelle édition, mais je n'ai pas manqué ensuite de songer à la mézûzah qui est, en fait, l'étui de bois dans lequel est placé le parchemin dont vous parlez. Cet étui est en effet attaché obliquement ou incliné au montant droit des portes, incliné comme le parallélogramme. [95C92*15/05/2009]
Sur la solitude du Prophète pour gérer son blog
Je procède moi-même à la traduction en anglais des entrées de ce blog, de même que je fais tout dans ce blog, depuis la conception de la plate-forme informatique jusqu'à la publication (souvent après correction pour qu'ils soient bien lisibles par tous les lecteurs du français dans le monde) des commentaires. Ce n'est pas par goût du petit labeur ou par perfectionnisme — comme certains disent — que je procède ainsi, mais simplement parce que je suis tout seul. Ma fille Nina m'est d'une aide précieuse, mais, bien "franco-française", elle est plutôt allergique à l'anglais. Elle a aussi beaucoup d'autres tâches administratives à remplir, dont elle me soulage. [95C95*17/05/2009]
Sur la traduction en anglais de nouvelle édition
Concernant la traduction anglaise du Signe édition 2009, oui, elle est souhaitable, mais ce sera un travail difficile pour faire tenir les annotations avec la même clarté dans les mêmes espaces très restreints. La concision du français permet cette restriction avec grandes clarté de sens et précision, encore que cela m'ait demandé beaucoup de travail. L'équivalent anglais mot à mot serait plus flou de sens ou bien demanderait quelques additifs, donc un peu plus d'espace, pour parvenir à la même précision.
Mais, oui, je pense que travailler sur une version anglaise du Signe éd. 2009 est une très bonne idée. Reste à en trouver le temps. [95C95*17/05/2009]
Sur Marie
Marie est sans doute, à l'égal de mots comme pénitence, sacrifice, etc., l'exemple le plus typique des idées ou concepts qui, dans Le Signe, opèrent un glissement très fort de la mentalité religieuse ou culturelle ou simplement intellectuelle vers la mentalité nouvelle que l'homme qui temps qui vient doit acquérir. La foi est du domaine vécu, senti, mais non du domaine intellectuel. C'est quelque chose de difficile à expliquer par des notes écrites. Il faudrait un véritable traité de mariologie nouvelle opposable à la mariologie théologique à laquelle s'est accoutumée, grosso modo depuis le 5ème ou le 6ème siècle, la culture chrétienne.
Lors de mon enseignement donné à L'Espace des Peupliers à Paris de 1995 à 1997 devant un parterre, selon les jours, de 160 à 220 Pèlerins d'Arès, je me suis verbalement étendu bien davantage sur Marie, sur le sens que le Créateur par Le Signe donne au concept de compassion placé sous ce vocable et sur la difficulté de l'incorporer. [95C101*18/05/2009]
Comme vous n'avez jamais fréquenté une mission locale — c'est par les missions locales que passe et commence à se vivre beaucoup de la pensée prophétique au fur et à mesure qu'elle s'exprime — et comme vous avez au contraire vécu, comme un grand nombre, votre foi arésienne dans l'isolement total, il me paraît inévitable qu'une honnête hésitation vous saisisse sur ce thème.
Pourquoi n'ai-je pas écrit ce traité de mariologie nouvelle ? Faute de temps, certes, et parce que d'autres priorités s'imposaient. L'axe par lequel passe le salut et passera le salut du monde n'est pas Marie, mais la pénitence, laquelle comporte la moisson des pénitents. Si vous êtes l'homme bon, qui aime, qui pardonne, qui fait la paix, qui se rend libre de tous préjugés et qui s'est fait apôtre du Très-Haut, vous incorporez Marie d'une certaine façon sans le savoir et vous faites votre salut et vous travaillez au salut du monde. [95C101*18/05/2009]
Sur le choix des mots
"Ratiociner" c'est exprimer des réflexions et raisonnements vains, mais très subtils, et je ne connais aucun mot français équivalent en signification. Pour moi ce n'est pas un mot qui n'a plus cours, mais un mot qu'il faudrait au contraire remettre en usage, car les discours et débats politiques à la télévision ou ailleurs me paraissent faits de ratiocinations et autres sophismes (encore un mot devenu aujourd'hui obscur), que je ne vois pas comment nommer autrement. Reconnaissez quand même que je n'en ai pas abusé ! [95C103*18/05/2009]
Sur la nature iconoclaste du Signe
La nature iconoclaste (aux yeux des chrétiens traditionnels) du Signe est connue depuis sa première édition en 1974. Je n'avais pas perçu que cette édition 2009 la faisait mieux ressortir.
Vous évoquez "L'Antéchrist". Il y a bien longtemps que j'ai lu ce livre de Nietzsche. J'étais communiste et athée à l'époque, mais je n'avais pas aimé le livre, non parce qu'il s'opposait à l'idée que les Chrétiens mettaient dans Jésus Christ, ce qui m'était indifférent en ce temps-là, mais parce qu'il s'opposait à la modernité. Au début de son livre, que je lus en français ou en allemand (que je lisais encore bien il y a cinquante ans), écrit dans ce style extraordinaire typique de Nietzsche, l'auteur dit quelque part que ce qu'on appelle évolution n'est pas progrès, c.-à-d. n'est pas évolution vers le meilleur et le bonheur, mais (je cite de mémoire ce passage bien connu) que "le progrès est une idée moderne et donc une idée fausse et que l'Européen moderne est bien inférieur à l'Européen de la Renaissance." Cela n'était pas propre à plaire au marxiste que j'étais.
Vu sous cet angle, Le Signe a en effet quelque chose de "L'Antéchrist" de Frédéric Nietzsche. Mais sous d'autres angles, notamment celui selon lequel, dit Nietzsche, l'homme qui compatit, l'homme qui a pitié, perd de sa force, Le Signe est tout à fait à l'opposé.
Je ne suis pas sûr que vous connaissiez bien "L'Antéchrist" de Nietzsche. Je pense que vous pensez seulement au fait que Le Signe dépasse et de loin les concepts archaïques de "trinité" et ne voit pas en Jésus le Christ-Dieu. Ce qui est évident d'un bout à l'autre du livre depuis 35 ans. [95C104*18/05/2009]
Sur les origines bretonnes du frère Michel
À un frère breton qui porte sa foi au cœur des marchés, là où la vie s'achète et se vend, et qui s'efforce de rencontrer chaque homme qu'il soit marchand, acheteur ou simple promeneur, Michel Potay répond :
Je suis d'autant plus touché par votre commentaire et la photo qui l'accompagne qu'Auray et sa localité voisine, ste-Anne d'Auray, sont le berceau de ma famille en Bretagne. [95C106*18/05/2009]
Sur Sami Yusuf,
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J'ai écouté Sami Yusuf, que je ne connaissais pas. C'est absolument superbe. [95C107*18/05/2009]
Sur le manque de soif d’amour et de transfiguration
Vos collègues ne veulent rien lire de ce qui selon eux "crée le désordre" sous prétexte que "tout ce qui vient troubler un équilibre déjà si difficile à obtenir et à maintenir mérite qu'on s'en débarrasse". Rappelez-vous de ce que disait Jésus voilà deux mille ans : Il n'est pas plus sourd que ceux qui ne veulent pas entendre. Surtout, ils ont l'illusion que l'ordre actuel va durer, en supposant qu'il soit, comme disent mes petits-enfants, "le moins pire", alors que l'Histoire elle-même nous enseigne que rien n'est stable, surtout pas l'ordre politique et économique. S'ils ne font pas l'effort d'un changement radical de civilisation cette instabilité durera avec ses périodes de grands malheurs.
Mais ils n'ont surtout pas soif d'amour et de transfiguration. C'est cette soif que nous devons donner. Ce n'est pas le plus facile, je vous le concède, mais nous réussirons avec la constance. [95C109*18/05/2009]
Sur la résurrection comme bilocation terre/espace ou Terre/Ciel permanente
À un commentateur qui, la veille du jeudi de l’Ascension (fête liturgique des églises chrétiennes), demande pourquoi Le Signe et son Témoin ne font jamais référence à cet événement de la vie de Jésus qui clôt l’Évangile de Luc en évoquant "l'élevé au Ciel", Michel Potay répond :
J'ai fait référence à Jésus comme "le ressuscité" mais non comme "l'élevé au Ciel", c'est vrai, mais simplement parce que celui-ci implique nécessairement celui-là.
Le fait que j'eus devant moi Jésus en chair et en os de toute évidence ressuscité, ressuscité puisqu'il portait dans sa chair les blessures meurtrières, les stigmates, les preuves de sa mort, m'a toujours paru primordial et comme le premier message d'Arès : Jésus est bien ressuscité et donc, puisqu'il n'était qu'un homme et non un Dieu (Signe 32/1-2), chacun des hommes qui comme lui mettra ses pas dans les Pas du Père (Signe 2/12) sera un Christ (30/16) et ressuscitera.
Autrement dit, Jésus non seulement me dit, mais il me prouva par sa présence physique que l'homme est mortel par le péché, mais ressuscitable par le Bien, et, oui, cela m'apparut dès 1974 comme le premier message d'Arès.
Comme je n'ai jamais envisagé que Jésus eût ressuscité en vue d'une seconde mort, ce qui serait idiot — encore que je croie qu'il reste absolument libre (Signe 10/10) de dire non à Celui qui l'envoie, mais ne compliquons pas — l'ascension a toujours été à mes yeux la conséquence évidente, nécessaire, de la résurrection, même si j'ai toujours préféré le mot transfiguration au mot ascension, parce que transfiguration implique plus clairement un lien permanent du transfiguré à la terre ou, si vous préférez, une bilocation terre/espace ou Terre/Ciel permanente.
Ajoutons à l'usage de ceux de mes lecteurs peu familiarisés avec la Bible, que Luc (Luc 24/51) n'est pas le seul passage des Écritures qui mentionne l'ascension. Il y a aussi et surtout Actes des Apôtres 1/9. Dans Actes des Apôtres 1/9, deux hommes habillés de blanc apparaissent aux témoins de l'ascension et leur disent : "Galiléens, pourquoi fixer ainsi le ciel ? Ce Jésus qui vient de vous être enlevé reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'élever vers le ciel." En effet, Jésus est revenu apparemment plusieurs fois déjà — J'ai voulu parler par d'autres, mais ils se sont dérobés, craintifs ils n'ont pas pu sortir du monde (Signe 2/16) — avant de venir à Arès en1974. Donc, non seulement l'ascension, mais la circulation de Jésus entre Ciel et terre sont pour moi et pour n'importe qui réfléchissant un peu des faits évidents, prouvés par l'existence, le fait même du Signe. [95C113*20/05/2009]
Sur le corps métaphysique d’annotations qui débouchent sur l’existentialisme de la vie
Mes annotations du Signe édition 2009 ne forment pas un corps philosophique. Elles forment un corps métaphysique, mais elles débouchent, simplement déduite de leur lecture, sur une philosophie existentialiste. Si tant est, je le souligne, que l'existentialisme soit une philosophie. L'existentialisme est plutôt une évidence ressortant de l'observation de la vie : Nous avons une existence et si nous avons conscience de la liberté qui nous est donnée — opposée à l'absence totale de liberté de choix de l'animal ou de la plante — nous pouvons imprimer à notre existence une direction voulue qui l'arrache à la direction déterministe. Ainsi par la pénitence pouvons-nous échapper à ce qui nous détermine comme fauteurs de mal, tous autant que nous sommes.
Donc, pas de philosophie, et moins encore de théologie, bien sûr, mais une métaphysique, oui.
Ce distinguo sera toujours rejeté par ceux qui englobent la métaphysique dans la philosophie, comme le fait toujours, je crois, l'enseignement officiel de l'université républicaine. Il est vrai qu'on a trouvé une telle assimilation déjà chez Aristote, mais je crois que cela démontre seulement que tout ce qui semble transcender l'intellect mécanique, la logique, l'argumentation, a toujours gêné les mécréants et les sceptiques et cela au temps d'Aristote déjà. C'est comme la médecine rationaliste pour laquelle le miracle n'existe pas : "Il y a toujours forcément une explication scientifique," dit-elle. Elle englobe donc le miracle dans la médecine comme relevant d'une connaissance non encore étudiée, mais qui ne manquera pas de l'être.
Eh bien, schématiquement ou grossièrement parlant, la métaphysique est à la philosophie ce que le miracle ou le sacré est à la thérapeutique médicale.
Pour moi, la métaphysique et la philosophie sont bien distinguées. La métaphysique a une nature transcendante qui la sépare d'une pensée mécaniquement intellectuelle, quelle qu'elle soit. La métaphysique dépend de l'intelligence au sens que Le Signe donne à ce mot (32/5), alors que la philosophie dépend de la raison raisonnante. La métaphysique va donc plus loin que le raisonnement, mais elle va aussi plus loin que la foi pure.
Par contre, je dénie à la dogmatique religieuse le droit de s'appeler métaphysique, car elle n'est pas vérité honnêtement déduite des sources, à preuve son besoin de se rendre obligatoire, contraignante, qui démontre qu'elle n'est propre qu'à engendrer les doutes et les discussions. La dogmatique est théologique et par là complètement inconnue du mouvement arésien.
Certains objecteront que la métaphysique la plus pure ne se distingue pas de la philosophie, puisqu'elle use comme celle-ci d'argumentations et semble arriver à des conclusions, mais ce fait ne tient qu'aux apparences puisque toute conception, à notre stade, en 2009 et pour longtemps encore, ne peut s'exprimer que par les modes de la pensée humaine. On pourrait alors de même objecter à Dieu que ce qu'il dit n'a rien de transcendant puisqu'il recourt lui-même aux modes de la pensée humaine pour s'exprimer. La métaphysique permet justement d'extirper de ces modes de pensées ce qui échappe à la raison raisonnante. [95C114*21/05/2009]
Sur l’incroyance comme nœud tragique de la liberté humaine et l’espérance que Le Signe contribue à le défaire
Si le Créateur lui-même ne se donne pas la peine de se prouver, c’est parce qu'il n'y a pas plus sourd et aveugle que l'incroyant qui ne veut ni entendre ni voir. C'est pourquoi la Parole dit : S'ils n'écoutent pas les prophètes, même si quelqu'un ressuscite sous leurs yeux, ils ne seront pas convaincus (Luc 16/31). On atteint là au nœud dramatique, tragique, de la liberté humaine et si mon édition 2009 du Signe aide l'humanité à défaire ce nœud, j'aurai accompli ma mission prophétique. [95C114*21/05/2009]
Sur le(s) point(s) de rencontre entre le lecteur et Le Signe
J’ai lu Norman Mailer qui, dans "The Spooky Art" ("L'art qui fait froid dans le dos"), disait lui aussi que le succès comme l'échec d'un livre était totalement imprévisible. Pour Norman Mailer c'était moins le livre lui-même — son auteur, sa valeur littéraire, sa façon d'intéresser, voire même de passionner — qui était en cause, qu'une relation aussi étroite que souvent mystérieuse entre le livre et le moment de sa parution — moment qui peut être très bref — Pour Norman Mailer c'était le bon moment d'éditer qu'il fallait sentir pour éviter le flop. Mais dans le cas du Signe, le moment de parution ne paraît-il pas permanent, vu que l'humanité court un danger permanent face au mal qui la ronge ?
Je ne suis pas du tout du métier de la communication, mais je me suis quand même intéressé à la question. J'ai lu quelques auteurs qui traitent du sujet, mais c'est chez Maurice Blanchot, qui nous a quittés il y a quelque trois ou quatre ans, que j'ai trouvé les idées sur la question qui m'ont paru les plus justes.
Dans "L'Espace Littéraire", livre fameux, fondateur de la modernité en matière de critique littéraire, dont se sont imprégnés des penseurs comme Barthes, Derrida, Foucault, je me souviens presque mot à mot de ce que Blanchot disait : "Ce qui menace la lecture, c'est la réalité du lecteur." On n'oublie jamais ce genre de pensée-force. Blanchot en disait même davantage : "Ce qui menace la lecture, c'est la réalité du lecteur, sa personnalité, son immodestie, son obstination à vouloir rester lui-même face à ce qu'il lit."
Depuis trente-cinq ans que je vois lire Le Signe j'ai vérifié ce fait un nombre incalculable de fois : La plupart des lecteurs projettent leur personne et leurs idées dans le livre et beaucoup moins nombreux sont ceux qui laissent la Parole de Dieu se projeter en eux. C'est tout le problème de la communication.
C'est aussi là qu'on vérifie l'immense Sagesse de l'Auteur de Le Signe qui ne nous envoie pas convertir, mais moissonner. Il qualifie de semés ceux qui se laissent germer par la Parole. Les autres constituent la grosse masse de semis encore trop verts, encore non germinants.
Mais il y a aussi, comme le pensait Norman Mailer (qui lui aussi nous a quittés voilà peu) le moment. Par moments les semis germent mieux qu'à d'autres, mais allez savoir pourquoi ? ! Comme on ne sait pas pourquoi, il ne faut pas se lasser de parler aux hommes.
Je me souviens encore de ceci, sous la plume de Maurice Blanchot toujours : "Lire, ce n'est pas obtenir communication de l'œuvre, c'est faire que l'œuvre se communique." Autrement dit, le lecteur participe du Message grandiose qu'il lit. S'il n'en est pas participant à quelque degré, il n'en comprend rien. Comme disait la grande spirituelle Catherine de Sienne : "Il faut d'abord avoir soif." C'est l'un des buts de notre mission que de détecter ou de révéler à eux-mêmes dans le public ceux qui "ont soif", souvent sans le savoir eux-mêmes. Cela ne fait pas de notre mission une ordinaire mission de propagande. Mais la mission n'est pas le seul point de rencontre entre le lecteur et Le Signe. [95C115*21/05/2009]