Dieu, Père, la Vie, l’Éternel, Je, l’Étalé m’a parlé et j’ignore Qui Il est ou Ce qu’Il est.
Peut-être n’est-il que le flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans l’espace interstellaire, mais pourvu d’Intelligence et d’outils de communication. Peut-être n’est-il que le Vent fort (Signe xxii/1), cosmique, de protons, noyaux d’hélium, antiprotons, électrons, positrons, rayons gamma, neutrinos et neutrons, quoiqu’aussi capable d’intelligence, de vœux, d’émotion et de parole que l’amas de cellules qu’est l’humanité qu’Il appelle Ses Enfants (13/5). Peut-être n’est-Il que le rayonnement cosmique dont l’énergie 1020 eV (électronvolts) n’est expliquée par aucun processus physique identifié, rayonnement doué de conscience et de raisonnement comme mon cerveau, etc.
L’incognoscible nature de la Vie (Signe 24/3-5) fait d’Elle une Puissance (12/4) extensible allant de la petitesse d’un clou (ii/21) jusqu’à l’infini, une Force étalée (ii/4) comme l’Univers mais capable de passer par une bouche d’homme (ii/21).
En tout cas, Dieu n’est ni le Roi ni le Juge quasi anthropien, que les religions imaginent. Dieu est une entité inconcevable pour le pécheur. Le fait qu’on L’appelle Seigneur et qu’Il communique avec nous le rend certes intelligible mais ne lui donne pas de profil imaginable ou supposable.
L’Étalé (Signe ii/4) — le Créateur, la Vie, le Père, Dieu, l’Être, l’Éternel, le Très-Haut, Allah, Brahma, Rāma, le Grand Esprit, etc. — est autant l’Illimité que l’Infinitésimal.

La galaxie GN-z11 est le plus lointain des agglomératsstellaires visible depuis la Terre. Elle est distante d'environ 13,4 milliards d'années-lumière, Elle détrône z8_GND_5296, mais on estime à un minimum de 2 000 000 000 000 (2 billions) le nombre de galaxies dans l'Univers qui, en fait, est probablement illimité. L'Étalé (Signe ii/4) est vraisemblablement l'Illimité. Crédit : NASA, ESA, P. Oesch (Yale University), G. Brammer (STScI), P. van Dokkum (Yale University), and G. Illingworth (University of California, Santa Cruz)

La galaxie GN-z11 est le plus lointain des agglomérats stellaires visible depuis la Terre. Elle est distante d’environ 13,4 milliards d’années-lumière, Elle détrône z8_GND_5296, mais on estime à un minimum de 2 000 000 000 000 (2 billions) le nombre de galaxies dans l’Univers qui, en fait, est probablement illimité.
L’Étalé (Signe ii/4) est vraisemblablement l’Illimité.
Crédit  : NASA, ESA, P. Oesch (Yale University), G. Brammer (STScI), P. van Dokkum (Yale University), and G. Illingworth (University of California, Santa Cruz)

Toutes les images et descriptions de Dieu sont des inventions ou des caricatures. On me demande  : « Qu’est  Dieu en réalité  ? » Je réponds  : « Il n’y a concernant Dieu rien que l’humain appelle réalité. Dieu est Dieu comme rien n’est rien. Dieu n’est ni inexistant ni cependant fictif. Le vivant terrestre le plus athée, détecte des anomalies de destin qui ne peuvent survenir que si une autre Vie l’observe et parfois intervient, même rarement. Mais cette Vie-là, c’est l’absence de présence. » On me toise. Je poursuis  : « Voyez la chaise sur quoi vous êtes assis  ! Imaginez-la à la fois immensurable mais bien-disante. Immen­surable parce qu’aussi bien à la dimension de votre arrière-train qu’à la dimension de l’Univers et bien-disante, parce que des humains l’entendent parler. » On s’ébaudit  : « Ça n’a pas de sens… » Je coupe  : « Voilà  ! Ça n’a pas de sens  ; c’est Dieu  ! »
J’ai déjà évoqué Dieu dans ce blog (entrée 65, 6 août 2007). J’en ai parlé précautionneusement, bien que déjà convaincu de ce que je dis ici, mais ne sachant pas comment aborder le sujet sous un angle moins commun que celui de nos habitudes de penser et de dire. Le plus honnête que je puisse dire est que Dieu échappe au concept humain et qu’aucune pensée et écriture ne peuvent le contenir.
La langue humaine, irrémédiablement pauvre et insuffisante, ramène toujours Dieu à un concept anthropo­forme ou personnalisant  : Zeus, Jupiter,  le Soi, Brahman, l’Éternel, Yahvé, Baal, Seth, Grand Esprit, Izanagi, etc. Dieu attendra un nom et une définition aussi longtemps que nous serons limités au verbe humain.
Dieu, de toute façon, est autre chose.

Dieu est toujours un faux sujet pour la bonne raison
1. qu’Il est en nous sans que nous le détections — chacun de nous, croyant ou incroyant, est son image et ressemblance (Genèse 1/26-27),
2. que le Dieu des religions ne répond pas à l’expérience que j’ai eue de Lui en 1977, de sorte que je peux affirmer ceci  : « Depuis que Dieu S’est manifesté à moi, je sais Ce Qu’Il dit, mais je ne sais ni ce qu’Il est ni qui Il est. Il est aussi mystérieux que la vie et que l’Univers  ; la vie anime la moindre de mes cellules et de mes émotions et l’Univers s’étale à l’infini. »

À Arès (France, Gironde), en 1974 un être surnaturel, Messager du Très-Haut, corporel, animé, chevelu et barbu, parlant ma langue, me touchant de ses mains, me dicte la première partie du Signe  : L’Évangile Donné à Arès. Ce n’est pas Dieu, c’est son télégraphiste, c’est Jésus de Nazareth.
Mais à Arès en 1977 c’est la Voix de la Puissance (Signe vii/4-5, xxxiii/5, xLii/13-14), qui va finir de faire de moi un Messager de plus (26/7). Cette Voix, Dieu (37/3), se manifeste à moi sous la forme d’un bâton de lumière au milieu d’un remue-ménage cataclysmique. Il me dicte la seconde partie du Signe, Le Livre.
Tout cela je l’ai bien vu et entendu. La conclusion est simple  : Nous ne sommes pas le centre de l’Univers, nous ne sommes pas seuls.
Nous ne sommes pas seuls, mais qu’ai-je vu  ? Seulement ce que j’ai décrit et ma conviction est que ce n’est presque rien de tout ce qui accompagne les Terriens dans l’infinitude de l’Univers. J’ai seulement vu et entendu le peu que mes moyens humains me permettaient de voir et d’entendre. Je ne vois qu’un commencement, parce que la chair ne peut pas voir la fin. La fin est ailleurs.
Rien de Dieu ou de la Vie n’est connu et rien de Lui n’est inconnu  ; tout est indéfinissable. Même si nous savons, parce que Lui-même le révèle, que Celui Qui a la Sainteté, la Puissance et la Lumière (Signe 12/4) existe, qu’Il nous a créés libres (10/10) et nous laisse libres de nous égarer et de nous détruire si nous le souhaitons, nous n’avons de Lui que des notions vagues et brouillées, parce qu’aveugles sont ceux — pour l’heure tous les hommes — qui ne veulent ou ne peuvent pas voir et sourds ceux qui ne veulent pas (ou ne peuvent pas) entendre (Luc 8/13). Nous croyons qu’une autre vie est possible. Elle l’est, mais chassons les visions mythiques ou mystiques qui sont toujours anthropomorphes, qui sont toutes des sortes d’hagiographies parentes des contes de fée. Nous n’avons que la métaphysique pour percer ce mur de matérialité qui enferme toujours nos rêves d’au-delà, qui cache, en fait, un doute épais et pesant.
Même l’humain qui, comme moi, est convaincu de sa perpétuité par-delà la mort sait qu’il est, quoi qu’il fasse, solidaire d’une humanité qui n’est pas huit milliards, mais Une. Il faut donc travailler à faire éclore les épis mûrs. Nos cécité et surdité font que dans ce monde matériel tout passe, comme passeront l’Éternel des synagogues, le Dieu des Églises, l’Allah des mosquées, etc., et que pour l’heure il est très difficile de rester conscient qu’il existe autre chose que nous venons, par exemple, chercher au Pèlerinage d’Arès, et que le Père appelle la Vie (24/3-5) ou le Feu (xLi/7) faute de mot humain approprié pour le dire.
Le Signe fait valoir, dans tout son contexte, que l’humanité a besoin d’un réveil ou d’une tension pour devenir aimante, pardonnante, pacifiante, intelligente et libre. Pour changer le monde (Signe 28/7), il faut des Moissonneurs (5/2-5, 31/6, 35/1-2, 37/8) dévoués à diffuser les espérances arésiennes. Pour l’heure donc Dieu commence par nous. Nous sommes Dieu avant de savoir qui ou ce qu’est Dieu dans Ses Puissance, Sainteté et Lumière (12/4) totales et infinies.
Spinoza pense que « ceux qui ne comprennent pas tendent à moraliser ». Juste pensée. Le christianisme d’église, l’islam de mosquée, le judaïsme de synagogue ne comprennent pas que Dieu est indéfinissable et comme pour compenser cette lacune ils ont développé des morales sévères qui finalement prennent la place de l’épanouissement de conscience, de la foi allègre. Nous Pèlerins d’Arès savons très bien que nous ne comprenons pas qui et ce qu’est Dieu, mais nous L’acceptons comme tel et notre aveu d’ignorance a la force claire de l’honnêteté. Nous n’avons pas besoin de morale sévère. Nous sommes devenus tout naturellement images et ressemblances (Genèse 1/26-27) du Grand Inconnu, de l’Étalé.

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