Adam (Signe 2/1) ou Adame (vii/1) est encore au tombeau, rabougri et desséché dans un sommeil démesuré. C’est moi, c’est vous, c’est n’importe qui mort, vivant ou à venir. Partout l’homme est la mort d’Adame (vii/13) encore aujourd’hui.
Mais c’est aussi pourquoi l’on peut être Pèlerin d’Arès et ne connaître ni Le Signe, ni Michel Potay, ni la mission du petit reste (Signe 24/1), ni les antécédents : Noé, Abraham, Jésus, etc. Il y a sur Terre d’innombrables b’hers (puits, xxvi/7) où nagent inconsciemment quantité d’humains qui forment en puissance de grandes réserves d’amour activable. Nous les appelons épis mûris ou épis mûrs : la chair en attente de respiritualisation depuis Genèse 3/23.
Impossible de donner une idée autre que schématique de la chair humaine respiritualisée, c.-à-d. déjà activée par l’amour comme celle du jars (François d’Assise, Signe xxxvi/3), ou en cours de respiritualisation ou respiritualisable, c.-à-d. apte à faire de l’amour la seule raison d’être. Tourner le regard de l’homme vers cette possibilité est notre rôle prophétique à nous, Pèlerins d’Arès.

Escalader la pureté : L’ascension difficile mais possible de la vie spirituelle vers le Bien supérieur.
Photo : Venti Views (Unsplash)
Le Pèlerin d’Arès, animal respiritualisé ou se respiritualisant, sait que ce n’est pas ce qu’il croit, mais que c’est l’amour dont il fait preuve qui le ramène à la Vie (Signe 24/3-5, 25/3, 38/5, xix/26) et le sauve : Base incontournable et suffisante pour trouver le salut. C’est la révélation-clé de la Parole d’Arès, le couloir qui ramène à la Vie, sachant que tout le reste ou à peu près est incomplétude, indécidabilité, voué à disparaître quand le péché des péchés (38/2) laissera retomber son couvercle.
On ne devient pas Pèlerin d’Arès par gestaltisme dogmatique comme le croyant d’une religion, mais par évaporation spirituelle dans l’espace complexe de tout son être : chair, esprit et âme (Signe 17/7), de sorte que le Pèlerin d’Arès, passé un certain niveau de pratique de l’amour, cherche impulsivement le dépassement ; c’est la divinisation qui commence, l’achèvement de la Genèse devient possible.
Conscient qu’il est la combinaison difficile de l’Adam(e) (Signe 2/1-5, vii/1-16) animal (voir #243), et d’un influx de la Vie (24/3-5, xix/26), le Pèlerin d’Arès peut multiplier la force de son amour, donner à son amour et tout ce qui en découle — pardon, paix, liberté, intelligence — une tournure non égale à l’Amour mais inductive de l’Amour du Père dont il demeure l’image (Genèse 1/26). Ainsi renaissant à une typique particulière le Pèlerin d’Arès peut-il étaler loin sa capacité à changer et à apprendre, puiser à la divinité pure et simple qu’il recèle. C’est la Voie (24/3, 33/15) du Retour (i/1) ou de l’accomplissement (35/6), l’achèvement possible de la Genèse, dans laquelle tout le monde a stagné jusqu’ici.
De vastes pans de la religion, de la politique, de la morale, de la philosophie et de la science, bref, du mode de vie choisi par Adam(e), se sont développés sur des leurres et des erreurs, parce qu’Adam(e) et sa descendance ont occulté la Lumière et se sont éclairés aux faibles quinquets de leur invention, notamment à celui qu’ils ont appelé ratio. Une immense majorité d’humains ne sait plus depuis très longtemps penser et parler vrai (Signe ii/8-9, xx/2, xxxiii/9) — Antisthène, maître de sagesse, disait déjà 400 ans avant Jésus de Nazareth que désapprendre le mal est l’acte humain le plus difficile —. L’homme spirituel peut sortir de ce grouillis (iii/2) d’erreurs ; il peut tout en y vivant s’échapper du monde où des masses d’humains cherchent à se nuire et à s’évincer les unes les autres, parce que sur Terre tout est compétition, rivalité, concurrence — Que le meilleur gagne ! Mais qui est le meilleur ? Le Mal a quantité de réponses à ça hormis la seule convenable : le Bon (Jésus, Signe i/2-*, ii/3-19, xiii/4-17, etc).
Je peux m’efforcer d’aimer tant bien que mal, de pardonner et faire la paix comme je peux, de me libérer des lourdeurs et préjugés du monde, et j’aurai une âme et trouverai le salut. Mais je peux faire mieux, un mieux qui permettra à la Genèse de s’achever un peu plus vite, si je fais grande violence à ma faiblesse (Signe 27/8, 36/5, etc.), si je surmonte davantage les résistances de mon organisme, de mon système nerveux, de mes peurs, de ma langueur, de mes rêves. Je dois rendre extrêmes les possibilités de ma volonté dans le dépassement. Je n’ai pas besoin pour cela d’imaginaire consolateur, de prouesses intellectuelles ou de psychose ; la volonté suffit — pour que nous fassions Ta Volonté (12/4).
Qu’est-ce qui mettra fin à la Genèse ? Le Bien revenu ! Qu’est-ce qui freine le Bien ? L’homme, sa socio-culture, son égoïsme, son atonie, sa peur. Je dois alors viser à tous les dépassements possibles en Bien, même si je ne suis pas toujours sûr de ce que j’envisage.
Toutefois, ce n’est qu’avec lenteur et progressivité qu’on achèvera et quittera la Genèse. Impossible de quitter la caverne (cf Platon) à laquelle s’enchaîna Adam autrement qu’en tâtonnant. Entre autres lourds gauchissements des conditions de vie que l’homme s’est infligés se distingue le temps (Signe 12/6). Le temps a rendu lent tout changement et a fait que rien de vrai et efficace ne vient plus tout de suite à l’esprit. On tâtonne, on trébuche dans l’ascension toujours difficile du Bien. Le Bien n’a pas de sommet parce que toujours inatteignable ; il est toujours la Vie, le Père, le Saint. Il est le Bien inaccessible parce qu’il ne cesse pas de monter, de s’étendre, de s’étaler (ii/4) et qu’il n’atteint jamais de paroxysme, parce qu’il n’en a pas. Le Bien sur Terre c’est déjà ce qui ne se vend pas, ce qui ne résulte pas de lois, de modes de vie, c’est ce que ne peuvent donner ni la religion ni la politique, ni la morale. Le Bien est besoin inné de l’homme comme il est Besoin inné et éternel de son Père. C’est cet illimité et immensurable Bien qui échappe à toute description et qui, entre autres mystères, fait que ce qui se passe après la mort reste totalement inconnu, inénarrable. C’est l’illimité et immensurable Bien qui fait que Dieu, Réacteur permanent du Bien, est tout à la fois l’Éternel Fugitif et l’Éternelle Vie.
De même que l’homme cultivé est celui qui a le goût et le temps de se cultiver, l’homme spirituel exponentiel est celui qui a la volonté de se dépasser dans le domaine de l’amour, qui est créateur. On n’est plus là dans le Bien à usage interne de l’aimant minimal, mais dans le Bien à usage externe de l’aimant maximal.
Le P(p)èlerin d’Arès est un actif, un co-créateur. Intellectuellement il n’est qu’une sorte d’agnostique.
« L’agnostique dit : La Création peut être comprise comme l’insertion de la durée dans les chaos… La Bible elle-même peut s’interpréter dans ce sens car elle en parle en termes voilés : La terre était informe et vide, les ténèbres survolaient l’abîme (chaos de la matière) et l’esprit de Dieu planait au-dessus des eaux (durée qui y apporte l’ordre) [Genèse 1/2]. Le commencement n’est possible que parce qu’il y eut un soir et un matin, le premier jour [Genèse 1/4]. Le lendemain il y aura un deuxième jour ; le surlendemain un troisième et ainsi de suite. Ainsi de suite c’est Dieu, car créer c’est faire succéder. »
Emmanuel dans « Pour commenter la Genèse ».
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2022 — Tous droits réservés


Sur l’invention du pouvoir et la domination consentie
Nul doute qu'Adam règne toujours. Or, Adam, que représente-t-il ? L'autorité, la loi, le pouvoir d'un seul ou d'un petit groupe sur les nombreux autres. Cela démontre que le Père, quand existait Éden, qu'on représente par un jardin, mais qui n'était qu'une manière d'être, n'exerçait pas de pouvoir sur l'homme qu'il avait conçu libre. Comme était le Père en ces temps lointains Il est aujourd'hui, parce que la Vie est toujours la Vie ; elle ne change pas.
C'est l'homme, Adam donc, l'inventeur du pouvoir, de l'autorité, de la loi, bref, de ce que j'appelle coercition. La coercition sous laquelle nous vivons, même si avec l'expérience elle a affiné ses manières et notamment fait croire qu'elle défend la liberté, est évidemment la contrainte qui, pesant sur l'amour, empêche celui-ci de se développer. Tout pouvoir déteste l'idée d'amour du prochain ! Or, le Père fait de nous des anarchistes autant que des aimants : anarchie et amour vont ensemble par inévitable effet d'entraînement.
Julien Freund décrivait le pouvoir comme "un commandement structuré socialement et partagé en fonctions hiérarchiques." Telle n'est pas la Vie, oh non ! Augustin d'Hippone, le saint-Augustin des Églises, affirmait avec raison que le pouvoir a toujours à voir avec la domination, que la vie sociale est un jeu qui consiste pour chacun à dominer l'autre et que toute la société est structurée par ce jeu. Voilà qui posait déjà la question éthique du consentement : Il faut quand même que les collaborateurs des puissants et des chefs tout comme les masses soumises consentent à être dominées, et cela même si les puissants ont compris qu'il leur faut donner quelques compensations. Nous vivons sous un régime de compensations qui donnent l'illusion de la liberté. Augustin d'Hippone parlait de "libido dominandi", de désir de domination, d'une pulsion rattachée à l'orgueil, signifiant que, comme le chef ou le puissant se préfère à tout autre, il estime normal de pouvoir dominer les autres. Mais il a appris à lâcher du lest pour éviter les rebellions trop violentes et radicales. Blaise Pascal pensait que si le chef est convaincu qu'il est le seul légitime, il sait aussi que ce désir de pouvoir peut être délétère pour son image, il doit donc finasser, louvoyer, manœuvrer. C'est ce que savent aujourd'hui très bien faire nos politiciens, ce qui rend notre travail pour ouvrir les yeux du public très difficile. Allez donc convaincre des Musulmans que la façon de comprendre le Coran est celle d'une hiérarchie qui a distordu le vrai sens de la Parole de Mouhamad ; ce n'est pas gagné ! Bref, on nous a tellement convaincus que sans domination aucun bonheur social, voire même aucune société digne de ce nom, n'est possible que nous devons réfléchir avec sagesse autant que profondeur à la bonne façon d'introduire l'anarkia dans notre mission.
"La force est très reconnaissable et sans partage", dit une "Pensée" de Pascal qui pensait sûrement à la force qu'exerce l'autorité. Rousseau, souvent très ironique, disait quant à lui : "Puisque le plus fort a toujours raison, il ne s'agit que de faire en sorte d'être le plus fort." La Fontaine disait même : "La raison du plus fort est toujours la meilleure." Ces idées sont profondément ancrées dans les pensées de nos frères humains ! C'est pourquoi nous évitons d'envisager sans préparation des esprits à une société sans chefs (Le Signe 16/1) comme condition d'apparition de l'amour dans la mission de premier abord.
Rousseau ne manquait pas d'être parfois perplexe et disait aussi : "Le plus fort n'est jamais assez fort pour rester le maître". Les chefs savent cela et c'est pourquoi ils font en sorte de toujours transformer leur force en droit et de changer l'obéissance en devoir. Aïe, aïe, aïe, on comprend que quatre générations ne suffiront pas (Le Signe 24/4) pour incliner la foule à penser autrement qu'elle ne pense encore actuellement.
L'autorité fonctionne toujours sur le mode de la contrainte. Parler d'autorité reconnue est de la redondance. Un capitaine est nécessaire sur un navire, nul doute, mais je ne vois pas sa fonction comme autorité ou pouvoir, mais je la vois comme compétence. Il n'est pas indispensable d'avoir un pouvoir ou une autorité pour avoir de la compétence. La compétence implique naturellement le respect. La compétence peut même parfois court-circuiter le pouvoir en y ouvrant une brèche.
Vaste domaine dont l'importance ne me quitte jamais. Je sais que notre rôle prophétique est la réinstallation dans la société de l'amour qui était le cordon sacré unissant sans la moindre contrainte l'humanité dans l'Éden. L'installation dans les esprits d'une tendance marquée à l'anarkia devra se faire simultanément à l'installation de l'amour, mais en espérant que pour éviter les remous l'amour viendra consciemment le premier entraînant derrière lui l'anomie (grec anomia signifiant absence de loi). [245C1-15/10/2022]
Sur la vie et la pensée de René Guénon
Tout et le contraire de tout a été dit sur la vie et la pensée de René Guénon ; peu d'hommes ont été aussi controversés que lui. En fait, c'était un homme assoiffé de lumière et qui a sans cesse cherché celle-ci quitte à passer par d'apparentes contradictions absolues jusqu'à ce qu'il trouve la paix intérieure en devenant soufi.
Je me souviens de la pensée de René Guénon qui écrivit je ne sais plus où : "Plus on s'enfonce dans la matière, plus les causes de division et d'opposition augmentent, mais plus on s'élève dans la vie spirituelle plus on rassemble et l'on tend vers l'unité" (dit de mémoire). C'est ce que nous enseigne Le Signe. Jusqu'à ce qu'il devînt soufi au Caire, Guénon zigzagua dans toutes les directions, parfois de façon déconcertante. Après avoir suivi l'enseignement de l'ésotériste Papus (le Docteur Encausse) il devint un adversaire farouche de l'ésotérisme ; devenu franc-maçon, il devint un vaillant anti-maçonnique, etc. Il demeure que l'intelligence et la fidélité dans la recherche de la lumière de Guénon ont été soulignées par beaucoup.
En fait, Guénon ne fut peut-être pas aussi contradictoire qu'on l'a dit. Dès sa jeunesse il fut convaincu qu'il existait une unique vérité métaphysique commune à toutes les grandes théories spirituelles, une métaphysique mieux conservée en Orient. Il se disait missionné, c.-à-d. envoyé en mission pour aider les humains à trouver la lumière perdue. Il suivit un maître hindou dont j'ai oublié le nom et étudia la non-dualité d'Ādi Śaṅkara (Shankara ou Chankara). Ce n'est pas du tout pour imiter René Guénon que j'ai écrit une entrée de blog sur Ādi Śaṅkara (voir "non-dualité" #171), mais parce que la lecture approfondie du Signe m'a amené là où parvint aussi, par d'autres voies, ce moine-philosophe dans l'Inde du VIIème siècle. Au reste, Guénon fut un homme plutôt "dans les nuages" selon certains de ses contemporains (Guénon mourut en 1951), alors que je ne suis pas du tout perdu dans des pensées confuses et spéculatives. Il fut parfois décrit comme un homme "diaphane". Sa vie de musulman soufi en Égypte ne fut cependant pas une évasion mais un moyen de vivre en accord sa simplicité intérieure comme extérieure.
Crédit photo : Domaine public, Wikimedia
[245C2*17/01/2022]
Sur la vie et la pensée de René Guénon
René Jean Marie Joseph Guénon, aussi appelé Abd al-Wâhid Yahyâ, né en 1886 à Blois sur les bords de la Loire, mort en 1951 au Caire, est en effet un grand métaphysicien, né français mais naturalisé égyptien. C'est, de toute façon, très peu dire à propos de René Guénon, car cet homme eut une vie d'une richesse et d'une honnêteté peu communes, peut-être même uniques. C'est d'ailleurs son honnêteté qui explique ses zig-zags. Il n'est pas aisé d'être honnête dans une civilisation occidentale matérialiste de marchandisage qui met des étiquettes à toutes choses et tous vivants et les contraint à les conserver bien en vue toute leur vie, faute de quoi ils passent pour fous, risibles ou improbables. René Guénon aurait pu rester professeur de philosophie ayant pour hobby ou loisir d'étudier l'orientalisme sans jamais y adhérer et aurait peut-être fini prof très honoré à l'École des Hautes Études ou au Collège de France. J'ai eu moi-même une tentation voisine : Après les apparitions et la révélation dont Jésus me fit témoin en 1974, je traverserais une longue période d'extrême inquiétude, d'angoisse même parfois, à l'idée de devoir quitter l'Église et/ou tout milieu spirituel judéo-chrétien traditionnel, et je caresserais ici et là l'idée de rester dans l'Église sans jamais évoquer le Surnaturel dont j'avais été témoin, en m'y faisant une place de théologien à part proposant une orientation existentialiste (Le Signe est de propension existentialiste) qui serait considérée comme irréalisable sans être insurgeante. Mais comme René Guénon je fis honnêtement le passage intégral vers la quête de l'absolu, la quête de la métaphysique fondamentale très simple, salvatrice, dont Jésus m'avait entr'ouvert la porte, que le Père ouvrit toute grande devant moi, face à la Lumière, en 1977, lors de cinq rencontres surnaturelles, que j'ai appelées Théophanies faute de mots plus approprié, où se produisit une sorte de fusion de ma personne avec la Vie... ma Vie, ma Source, le Père... comme si j'étais devenu un cubilot où bouillonnait l'alliage... Ce que ne comprennent pas les millions de refusants, qui voient l'indescriptible Infini comme un chien voit son os dans l'impossibilité métaphysique de voir qu'il se mange lui-même. Résultat, je suis pris par la gente occidento-matérialiste savante comme un zigzagueur croustilleux ou un illuminé hyperalgésique sans intérêt et sans avenir. Mais ça changera... Quatre générations ne suffiront pas (Le Signe 24/2).
À la fin de la guerre de 1914-18 Guénon était prof au lycée de Blois où il commença à découvrir les imperfections inhérentes aux doctrines occidentales (scholastique, thomisme, etc.) qui, en se réduisant à l'ontologie, s'interdisaient les conceptions illimitées de la pure métaphysique. C'est l'époque où il commença à parler du Non-Être. Il expliqua que la mystique chrétienne n'était qu'une réalisation incomplète incapable de dépasser les limites de l'individuel, tandis que la réalisation hindoue était absolue, la connaissance hindoue confinant, selon lui, à l'Infini. Étape importante après le bond qu'avait fait faire Spinoza. Nous P(p)èlerins d'Arès, savons maintenant que c'est Le Signe la porte de l'infini. Je voudrais pouvoir m'étendre sur René Guénon, mais ce serait sans grand intérêt, sauf historique, pour des P(p)èlerins d'Arès qui pour le moment patinent encore dans la boue devant la grande porte de l'Infinie Lumière. Il est quand même bon de rappeler que nous sommes aux échelons supérieurs d'une échelle très ancienne à laquelle ont déjà grimpé des hommes remarquables, qui ont fait l'ascension du Retour au Salut intégral de la Genèse.
Guénon fut un homme plutôt "dans les nuages"... alors que [pour ma part, par comparaison, en ce qui me concerne] je [moi, frère Michel Potay] ne suis pas du tout perdu dans des pensées confuses et spéculatives. [245C70-19/11/2022]
Sur la nécessité d'agir et d’aimer son prochain plutôt que d'attendre
Je ne sais pas si les gens de rencontre qui lisent Le Signe "ressentent ce nouvel Appel comme un Message qui a de grandes chances d’être récupéré par de nouveaux pouvoirs", mais si c'est le cas ils ont raison de douter que "notre petit mouvement spirituel ne soit jamais figé, enfermé dans de nouveaux dogmes religieux et soit un mouvement spirituel en perpétuelle évolution jusqu’au Jour où la Vie Créatrice surgira", parce que rien n'est sûr dans ce domaine. Voyez le Sermon sur la Montagne enseigné par Jésus lui-même ; il n'a jamais été appliqué : il ne figure même pas dans le credo "chrétien". Les gens peuvent douter.
Ce qu'il faut leur dire, c'est que la mise en application du Sermon sur la Montagne et du Signe dépend d'eux. Il faut que les hommes cessent de tout attendre d'un pouvoir, du Ciel, que sais-je ? Il faut que chacun entre en pénitence et assure par ses propres efforts l'avenir de l'amour sur Terre, car cet amour est attendu des hommes eux-mêmes ; ce sont les hommes qui peuvent aimer. Cet amour ne viendra jamais d'ailleurs. [245C7*20/10/2022]
Sur le pont à construire entre l’homme et Le Signe
Il y a un immense fossé entre notre vision et celle de nos contemporains ! Ce fossé explique en partie la difficulté de la mission, difficulté qui demeurera aussi longtemps que nous n'aurons pas construit un pont praticable par-dessus ce fossé. Sous l'apparence d'un codex Le Signe est un aéronef qui nous prend et nous emporte jusqu'à l'horizon infini ; Il nous fait voir au loin l'immensité et la Puissance de la Vie. Cela aussi explique en partie la difficulté de la mission. J'ai connu et je connais encore des personnes à qui Le Signe fait peur. [245C11*23/10/2022]
Sur la pensée de Christiane Singer, grande penseuse spirituelle
Christiane Singer fut une profonde penseuse spirituelle. Je ne peux pas mieux faire que de la citer : "J'ai écrit un livre "Les âges de la vie" où j'ai tenté de montrer les métamorphoses de l'être au cours de la vie. Il est évident que tout cela ne vaut que si l'on a appris en cours d'existence à mourir. Ces occasions nous sont données si souvent ; toutes les crises, les séparations, et les maladies, et toutes les formes, tout, tout, tout nous invite à apprendre et à tout laisser derrière nous. La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder. Le reste, elle n'a pas de prise sur le reste. Et c'est dans ce dépouillement progressif que se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu'on n'avait pas soupçonné. Moi j'ai une confiance immense dans le vieillissement, parce que je dois à cette acceptation de vieillir une ouverture qui est insoupçonnable quand on n'a pas l'audace d'y rentrer" (interviewée par Thierry Lyonnet en 2001).
Je ne pense pas, pour ma part, que la seule façon de faire le grand saut dans les profondeurs spirituelles soit "d'apprendre à mourir", parce que selon ce que j'ai compris de la Parole d'Arès la vraie vie a un avant la vie charnelle, un pendant la vie charnelle et un après la vie charnelle. Toutefois, je pense que la pensée de Christiane Singer montre qu'elle avait compris une vérité fondamentale, détectable à la lecture approfondie (et sans préconçus) du Signe, à savoir que notre vie charnelle n'est qu'un petit morceau du continuum de vie que chacun de nous représente. Je l'ai peu lue, je connais mal sa pensée et j'ignore si Le Signe et mon enseignement l'ont inspirée, contrairement à ce qu'un certain nombre de personnes m'ont dit, mais Christiane Singer est indiscutablement un de ces humains, sûrement plus nombreux qu'on ne croit, qui comprennent que la religion, serait-elle chrétienne, a terriblement rétréci l'idée qu'on doit avoir de la vie, parcelle de la Vie Éternelle, et qu'il faut s'en libérer et trouver dans l'amour le fil qui nous conduit à prendre conscience qu'on n'est autre qu'Un (Le Signe xxiv/1) avec l'Univers et les Sainteté, Puissance et Lumière (12/4) de l'existence.
Nous humains ne sommes en bloc qu'une part de l'espace-temps, de cette existence au sens le plus général à quatre dimensions variables nécessaires pour déterminer totalement l'éternel et infini phénomène de l'Existence, y compris de notre existence terrestre qui n'est qu'une parcelle de l'Existence globale. Je ne sais si Christiane Singer est allée aussi loin, mais elle était bien, je pense, en bonne voie de, comprendre cela... Cela qui est indicible, car là encore le langage est insuffisant. [245C19*25/10/2022]
Sur l’attente de l’achèvement de la Genèse
La désertion d'Adam n'a pas encore permis à la Genèse de s'achever, parce que le Créateur a pourvu son Enfant de la liberté absolue (confirmée par Le Signe 10/10) et que l'achèvement de la Genèse ne se fera que quand le frein que présente le co-créateur récusant — pécher est récuser le Dessein délibérément ou inconsciemment —, qu'est l'homme, cessera de s'exercer. De s'exercer en majorité, du moins. Quand la récusation du Dessein ne sera plus que le fait d'une minorité, l'aube (Le Signe xxv/7), du Jour (31/8) pourra se lever. [245C15*24/10/2022]
Sur la notion d’entité et sur Jésus et Dieu en tant qu’Entités
Jésus en 1974 ou Dieu en 1977 étaient bien des entités, mot que j'ai écrit avec majuscule par égard pour ces Entités-là dont l'une était le Messager de l'autre : le Père.
Une entité est ce qui constitue l'essence profonde d'un genre, d'une chose, d'une force ou d'un être. Descartes dans ses "Réponses aux objections" a écrit : "Par la réalité objective d'une idée, j'entends l'entité ou l'être de la chose représentée par cette idée, en tant que cette entité est dans l'idée. Tout ce que nous concevons comme étant dans les objets des idées, tout cela est objectivement ou par représentation intellectuelle dans les idées mêmes."
Par moments, nous sentons tous, même les athées sentent qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils sont accompagnés par des entités spirituelles, à tout le moins inexplicables. Par exemple quand vous sentez sans pouvoir vraiment le définir que vous êtes guidé par quelque chose ou quelqu'un généralement (mais pas toujours) indéfinissable, ou par un hasard si rare qu'il peut être qualifié de miraculeux, ou par une énergie inqualifiable qui vous a sauvé dans une situation difficile, etc. Tout au long de leur existence des humains, le plus souvent croyants mais aussi incroyants, peuvent se sentir parfois guidés, protégés par des entités : "Quelqu'un lit dans mes pensées ; il n'y a pas d'autres explication" ou "C'est comme si une main invisible m'avait sauvé la vie,", etc. Ces guides ou protecteurs spirituels, entités spirituelles, peuvent être identifiés de façons très variables selon les époques, les cultures, etc. : les défunts, les ancêtres, les anges, les dieux et les déesses chez les païens, des énergies qui en sont issues peuvent être guidés par les entités des éléments pour atteindre un état de pleine conscience et atteindre la paix intérieure. Certaines personnes qui ont des dons ou des capacités sensorielles plus élevées que la moyenne peuvent sentir des entités sans forcément les identifier. Bref, Jésus qui m'apparaît en 1974 ou la Voix de Dieu qui me parle en 1977 sont des entités d'une type particulier : des Apparitions particulièrement sonores, visibles, sensibles, humanisées et/ou discoureuses sur le moment, etc. mais des entités ou Entités.
Oui, c'est bien Dieu, ou le Père, ou la Vie, ou le Créateur, etc. qui, sous formes d'Entités, m'a parlé directement en 1977 ou indirectement en 1974 (Messager). Le terme Entité me permet de faire comprendre que je ne considère pas qu'ils ont habituellement dans la réalité cosmique les formes et paroles qu'ils ont empruntés à Arès. [245C16*24/10/2022]
Sur les façons de témoigner de notre espérance
Crédit : Collection personnelle [DR]
[245C17*24/10/2022]
Sur la nécessité de l'équilibre dans la foi
Comme je descendais des fleuves impassibles...
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
Je courus ! Et les péninsules démarrées
N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l’œil niais des falots !...
Rimbaud a écrit cela à l'âge de 16 ans ! Passé un temps, il faut être un peu moins fou tout en restant quelque peu fou. Comme ceux qu'on a appelés les fous de Dieu ! Tout humain qui plonge dans l'Abîme de la Vie est inévitablement plus ou moins fou au sens particulier où l'on ne trouve pas Dieu sans enjamber la raison raisonnante et entrer dans la Lumière. Mais cela doit se faire, comme dit la Parole d'Arès, avec mesure ! Toute entrée dans la Lumière, que j'appelle parfois dans mon petit jargon personnel le cheval de la métaphysique, doit être fait avec équilibre. La foi est toujours une œuvre difficile et remarquable mêlant confession personnelle et questionnements intérieurs impartageables, mais si on la charge trop elle tombe ou s'égare. Quel croyant ne traverse pas une crise spirituelle et morale ? Mais crise mesurée. Ne vous laissez pas porter comme une feuille morte !
"Wo aber Gefahr ist, wächst das Rettende auch," vers intraduisible qu'on peut traduire par "Dans le danger croît aussi ce qui sauve," a écrit une grand poète allemand Hölderlin dans "Patmos"... Je traduis pour ma part par : "Une autre vie est toujours possible." N'échappez pas aux concepts consciencieux de la foi. La mission est difficile et a besoin de moissonneurs hardis certes, mais maîtrisés. J'ai besoin de frères capables de renverser le mur de la "légèreté lourde", comme je dis quelquefois. [245C18*24/10/2022]
Sur le "scribe inaccessible" et la passion apostolique
Où est ce que j'appelle parfois dans mon jargon personnel "le scribe inaccessible" ? Quand on aborde la métaphysique, ce champ idéal sur lequel nous allons planter nos pommes de terre virtuelles, spirituelles, on est (pour l'heure du moins) à court de langage. Ce "scribe inaccessible" est chez moi une sorte de héros indescriptible et, faute de le trouver dans ma pauvre tête, je me dis : C'est peut-être par Sagesse que la Vie rend introuvable cet homme de l'esprit ? ! Il ne faut pas aller trop vite ; quand on va trop vite, les chutes sont mauvaises. Quelle voix peut se faire entendre au-dessus de toutes les autres ? La mienne ? Les difficultés de la mission montrent assez que ce n'est pas encore le cas. Qui peut à présent dominer le bruit des voix assourdissantes de la Terre, le fracas des explosions, le ronflement tintamarresque des rotatives, le grésillement des micros, la Babel des propagandes qui nous submergent ? Où est le "scribe inaccessible" qui sera lu et/ou entendu par tout le monde ? Eh bien, il est quelque part en nous et nous ne l'avons pas encore trouvé. Vous avez raison de le chercher, même si c'est par une expansibilité écrite maladroite.
Hier soir j'avais pu finir de rattraper après une longue période de tracas quantité de retards et en finir avec bien des corvées, me mettre à jour de mon courrier, avoir réglé mes plus gros problèmes. Je sais que le temps des corvées reviendra vite, mais ce matin je me lève en me sentant plus léger, plus libre de penser, disposant d'un peu de temps pour réfléchir, réassoir mes frères et sœurs dans la petite salle de conférence de mon cœur. J'ai écouté plus attentivement les politiques qui m'ont paru, les pauvres, plus prétentieux, en tout cas plus sûrs de leurs erreurs que jamais, et tout ce qu'ils disaient à l'Ouest ou à l'Est m'a paru fait pour en finir avec le genre humain. Qui cherche à adoucir sa propre nature, à entrer en pénitence, à aimer... Qui ? Je m'interdis de juger ; je me dis que je comprends mal, que l'esprit tordu c'est moi, etc. Je me dis quand même que rien, rien de ce qu'on entend à la télévision du moins et aux heures où je peux entendre celle-ci, ne me paraît propre à aller dans le sens du Signe. Quel travail énorme le Père est venu nous confier ! Comment pourrions-nous trouver facilement les mots nécessaires pour exprimer notre espérance ? Quand entendrai-je des humains à face humaine ? Il s'agit de toute l'ossature du monde ; toute cette ossature est cancéreuse et il nous faut la soigner avec nos faibles moyens. Nous sommes ainsi quelques centaines avec derrière nous quelques milliers qui s'y mettront quand le Feu (Le Signe xLi/3-7) entrera en eux.
Pour l'heure, nous nous remuons au milieu de l'obscurité, de sentiments négatifs qui paraîtraient insupportables à d'autres et c'est tout à notre honneur. Et nous sommes toujours vivants après quarante-neuf ans bientôt. Deleuze avait, crois-je me souvenir, une expression qui voulait dire que ce monde lui paraissait toujours revenir du monde des morts ou y aller, avec "des yeux rouges" ; c'est un peu ce que je ressens. La politique, la religion, les blablablas, dont le vacarme me ferait fuir si je n'avais pas à remplir la mission que j'ai accepté de remplir, n'ont de sens que pour être mis en jeu. Et nos petites voix quasi insonores pour le moment n'y suffisent pas, mais elles sont comme les cailloux du Petit Poucet, elles tracent notre chemin ! Nous sommes toujours prêts à partir en mission et à y partir avec amour. Et nos âmes naissent et se renforcent et alors coïncident avec le Feu de Dieu, qui n'est pour l'heure qu'étincelles, mais le Feu commence toujours comme ça. Nous progressons dans la recherche d'une mission plus efficace que nos balbutiements de départ. Nous cherchons, nous trouverons. Nous ne nous abritons pas comme des moines derrières leurs hauts murs ; nous n'avons pas peur d'aller dans le monde.
Quel que soit notre âge, nous ne devons pas tenir en place, sauf quand nous prions. La passion apostolique nous a envahis ; elle ne nous quittera plus. Nos esprits brûlent de foi missionnaire ! Je vis quant à moi dans un éblouissement de visions que je partage avec tous mes frères et sœurs, quel que soit leur âge, ardents à l'assaut du monde. Alleluia ! [245C20*25/10/2022]
Sur l'être et l'étant selon Heidegger
L'être pour Martin Heidegger est le caractère le plus fondamental des étants ; ils ne sont pas, selon ce que je comprends d'Heidegger étrangers l'un à l'autre ; ils s'enfantent l'un l'autre. L'être de l'étant n'est pas lui-même un étant et l'être n'est pas non plus l'ensemble des étants. Un étant est un étant comme un homme est un homme, parce que c'est son humanité. L'humanité n'est qu'un début d'explication de l'homme, la structure générale, ou idéale des humains. L'être est plus que ça, il est sa dérivée métaphysique. Passons ! C'est plus clair en allemand. Nous n'allons pas faire le réveillon là-dessus. [245C21*27/10/2022]
Sur la négociation inachevée entre Dieu et les hommes
Si nous réfléchissons sur la Genèse avec méthode en alignant dans nos esprits les souvenirs que nous y glanons des péripéties de l'existence commençante des humains préhistoriques — l'homme de la Genèse, quelle que soit sa génération, est un homme préhistorique —, nous nous heurtons à une fin en queue de poisson : les funérailles de Jacob et la mort de Joseph à 110 ans : ...on l'embauma et on le mit dans un sarcophage en Égypte (Genèse 50/26). Et puis plus rien. On saute des siècles jusqu'aux Hébreux esclaves en Égypte, mais rien ne changera entre Dieu et ses Enfants (Le Signe 13/5).
En fait l'Histoire commence avec Moïse, si tant est qu'elle soit l'Histoire d'un seul homme. Avant l'Histoire Adam défie le Dessein du Père, mais ne revient pas à de meilleurs sentiments ; certes Abraham, Isaac et Jacob forment une petite famille d'humains qui ont esquissé avec Dieu quelques accords par quoi s'est installé un statu quo acceptable mais qui n'ira pas plus loin ; c'est une négociation interrompue. La Genèse reste comme sur l'eau le bouchon du pêcheur à la ligne, le reste de la ligne est dans les profondeurs invisible et aucun poisson n'y a encore mordu ; les religions ont grignoté l'appât mais n'ont pas mordu à l'hameçon. Et pour cause ! Le Père a envoyé quelques ambassadeurs ou émissaires aux humains, les prophètes, mais les puissants, religieux ou politiques, de la Terre ne les ont jamais accrédités encore. Nous reprenons la négociation. Le Signe est un préliminaire que, dans sa Bonté, le Père a préparé. Mais la négociation va être double : avec Dieu d’un côté, avec les hommes de l'autre. [245C21*27/10/2022]
Sur la lecture de la Genèse
C'est très bien de relire la Genèse, car c'est un instrument scripturaire très simple comme le sont la poésie ou le violon. Celui ou celle qui ne s'est pas pénétré de ce texte génésiaque écrit dans un hébreu très rustique ne peut pas de but en blanc pénétrer sa nébuleuse. On peut s'essayer à être poète ou violoniste et même on peut croire qu'on l'est, mais écoutez jouer du violon Yhudi Ménuhin, qui m'a plus qu'enchanté, quasi ensorcelé de son vivant, et mon voisin du dessus qui me casse les oreilles, et vous comprenez que l'instrument peut rendre des sons abyssalement différents, aussi beaux, profonds, irréels qu'étonnamment âcres et grattants. La Bible peut de même permettre sa pénétration ou laisser le lecteur au-dehors. Il ne faut pas confondre ce qu'on lit avec ce qu'il faudrait lire. Il semble que vous commenciez, à pénétrer le mystère d'une Écriture qui cache ses trésors sous des rudiments comme un violon cache ses trésors sous quatre cordes. Dites-vous que même des écritures savantes et élégantes ne sont pas toujours, loin de là, bien comprises. La finesse de comprendre échappe aux mots ; cette finesse apparaît quand des yeux d'ange remplacent vos yeux. Dans la Genèse on peut être tenté de dire que l'homme n'a pas de corps ; presque tout se passe comme s'il n'était qu'esprit, et il faut redonner leur chair aux vivants que décrit ce Livre. Ce n'est pas facile. Ne vous lassez pas de le lire ! [245C33*30/10/2022]
Sur l'inachèvement de l'homme
La Genèse est inachevée parce que l'homme interrompit au fond de lui l'être idéal édénique et retomba dans l'animalité qu'il avait avant d'être empli de la vie spirituelle reçue lors de sa création. Il a beau avoir conservé les Attributs que le Père lui avait donnés en le créant : parole, amour, créativité, individualité et liberté, il ne se sert plus aujourd'hui de ces Attributs que quand ça lui chante. [245C60*14/11/2022]
Sur le terrain gagné contre l’ignorance de l’Événement d’Arès
Je ne suis pas étonné qu'un certain Serge qui vécut à Arès jusqu'en 1992, et qui est peut-être même natif de la localité, n'ait jamais entendu parler du Signe. Aujourd'hui encore l'immense majorité des Arésiens ou des habitants d'Arès ne savent rien de l'Événement Surnaturel d'Arès et du Signe. Lorsque nous allons voter aujourd'hui, Christiane et moi, comme ce fut le cas pour les élections présidentielles et législatives cette année [en avril 2022], nous voyons bien au bureau de vote que plus personne ne nous connaît. Ils connaissent leurs vies, leurs jeux, leurs idées que nous respectons, mais nous connaissons quelque chose de plus puissant qui ne se localise pas, qui est partout et de partout, c'est la Vie ! Si ce n'est eux, ce seront leurs enfants ou petits-enfants qui le sauront et qui diront, comme Serge aujourd'hui : Comment avons-nous pu ignorer ce Prodige ? La descente du Créateur de tout sur notre petite terre au bord de l'eau ?
Peu à peu nous gagnons du terrain. L'empire qui s'est ouvert à nous en 1974-1977 est tissu de vivants et générateur de feu jusqu'aux horizons illimités de l'Univers. Sur cette surface sans limites se rencontrent toutes les âmes des hommes de Bien depuis la nuit des temps. Nous sommes quasi inconnus, parfois même méprisés, mais le Tout Autre se dissout dans l'immensité comme dans la moindre de nos cellules. Certains nous croient même déjà disparus et découvrent, étonnés, que nous avons déjà la foi et la sagesse qu'il faut pour croître démesurément. [245C22*27/10/2022]
Sur la guerre
Je ne crois pas que Dieu soit du côté de ceux qui tuent, même en son nom. Mais il y a sûrement des responsabilités partagées concernant la guerre d'Ukraine. Je ne prends pas parti. Je souhaite de tout mon cœur que cessent les souffrances.
Vous n'êtes pas le seul qui pense que la rupture des accords de Minsk fût à l'origine de la guerre, mais Poutine n'avait quand même pas raison d'envahir militairement l'Ukraine, de raser Marioupol, de détruire et tuer un peu partout entre le Dniepr et la Pologne. Il y avait d'autres moyens de régler cette affaire. Vous parlez de nazis ukrainiens... Je ne suis pas d'accord. Les nazis c'était tout autre chose, je les ai vus de près pendant l'occupation allemande, j'étais adolescent alors et mes souvenirs, beaucoup très douloureux, sont restés vifs. Une chose me paraît sûre : les Ukrainiens sont beaucoup plus attirés par la vie d'Europe que par celle de Russie-Sibérie et cette occidentalisation de la vie ukrainienne a particulièrement paniqué Poutine, qui ne semble plus très bien savoir comment en finir avec cette situation. Il y a un gros problème et comme la politique n'aime pas laisser faire les mouvements naturels et force souvent les choses avec brutalité, allez savoir où l'on va !
Ce matin, je lisais dans "Les Échos" (je ne suis pas abonné mais de temps en temps je jette un coup d'œil sur les titres) : "Par Jacques Attali : La guerre entre la France et l'Allemagne redevient possible. La France et l'Allemagne ont toujours eu des intérêts stratégiques divergents, mais la peur d'un nouveau conflit entre les deux nations a permis de construire une entente malgré les divergences. Ce n'est plus forcément le cas, et c'est un grave péril pour l'Union européenne." Effrayant ! Les hommes sont fous. Comment fait-on pour ignorer que la guerre n'a jamais rien résolu ? [245C25*30/10/2022]
Sur les P(p)èlerins d'Arès, les seuls gens sérieux du monde !
Bien sûr, la vieillesse n'est pas sans m'affecter de quelques maux : Ma vue baisse, ma vaillance baisse, mon appétit baisse, mon sens de l'équilibre baisse (en marchant je pars tout à coup de travers), ma mémoire baisse (heureusement, ma bibliothèque, les dictionnaires, etc., me servent d'aide-mémoire), mais dans l'ensemble mes proches trouvent que pour mon âge je vais bien. Ils me flattent sûrement un peu, mais de quoi me plaindrais-je ? D'ailleurs, je trouve qu'avec l'âge, on devient plus ou moins surréaliste et cela m'amuse, car je me dis qu'André Breton était probablement un vieux avant l'âge, quand il découvrit "l'écriture automatique" et glissa vers le surréalisme (vers 1919-1920, je crois). Alfred Jarry et sa "désertion à l’intérieur de soi-même" et son "umour" (sans h)... devait aussi être un vieillard avant l'heure.
Parfois, le matin, je m'assieds à mon bureau et je médite : "Qu'y a-t-il de sérieux dans ce monde ? Pas grand-chose. La télé ? Pas sérieux ! Macron ? Pas sérieux ! Poutine ? Pas sérieux ! Je crois, ô mon Père, que Tu as de nous, P(p)èlerins d'Arès, les seuls gens sérieux du monde ! Puisses-Tu me donner une journée sérieuse !" Et je me mets au travail. Mon travail me fait penser à Paul Claudel parlant de la perle : "Babiole sacrée nacrée, pétale, pur grêlon comme celui qu'envoie la foudre, mais d'où émane comme un parfum, comme un enfant, une chaleur rose..." Je ne suis pas poète, mais j'aime les poètes ; ils arrivent à dire ce que ne disent pas les mots.
Ce monde est sans Dieu, c'est un monde éteint et comment s'étonner que le Père nous invite à le ré-éclairer : Viens prendre le Feu (Le Signe xLi/7). Et tout s'allume dans mon bureau. Ce qui doit mourir dans ce monde mourra : le Mal ! Ce qui doit naître naîtra : le Bien. Je suis envoyé semer sur l'immense étang du monde les œufs dont naîtrons l'amour et tout ce qu'entraîne l'amour. Comment vieillir quand on a un pareil programme ? ! [245C26*30/10/2022]
Je n'avais jamais vu l'espace de prière de votre local missionnaire à Marseille. J'ai envie de m'y agenouiller ou de m'y asseoir et de rentrer en moi-même, comme dit l'Évangile à propos du fils prodigue.
Que cherche-t-on dans un lieu, même tout petit, où l'on s'oublie pour entrer dans l'Éternel Vrai de la Vie ? À quel degré de pureté de l'ange que la prière a mis en sentinelle là veut-on accéder ? Ce tout petit lieu devient alors immense, chatoyant comme le diamant, traversé par les éclairs sacrés, aussi brillant que l'âme, qui reprend vie dans la vraie piété. Ici rien ne se dérobe au regard ; les prières sont dans leurs cadres sous les yeux. Tout le nécessaire est ici exposé... Dieu est là ! Nous En tirons à la fois du Feu et du lait ! Nous recevons la douche de tendresse qui redonne vie à l'existence. Ce lieu est un cube de Bonté, de Grâce ; c'est un espace vibrant qui donne accès à une planète qui n'est plus la nôtre, où l'amour est tout à la fois le Royaume dont parlait Jésus et le sentier qui Y mène !
Crédit : Collection personnelle [DR]
[245C26*30/10/2022]
Sur Hénoch et le salut
Vous demandez : "Hénoch fut-il enlevé comme Dieu fit monter Élie au ciel ?" Oui et, d'ailleurs, selon la tradition il fut enlevé au Ciel de la même façon qu'Élie, sur un chariot tiré par des chevaux de feu. Hénoch ( חֲנוֹךְ en hébreu, Ἑνώχ en grec, إِدْرِيس [Idris] en arabe) est un patriarche biblique fameux, fils de Yared, père de Mathusalem et arrière-grand-père de Noé. Hénoch est vu comme une figure messianique à l'instar d'Élie et de Jésus-Christ. Dans Le Signe, le nom d'Hanoucca (xLvii/5-6) évoque Hénoch. Il ne faut pas le confondre avec un autre Hénoch, fils de Caïn, ni avec un autre Hénoch (ou Enosh), fils de Seth. Dans le judaïsme certains ouvrages voient Hénoch enlevé au ciel mais aussi nommé gardien des trésors célestes, chef des archanges et serviteur immédiat du trône divin ; dans la littérature rabbinique (kabbale, mystique juive, etc.) on dit que c'est Hénoch qui transmit à Moïse les révélations divines. Dans le christianisme Hénoch est cité par Jude, Origène, Augustin d'Hippone, Clément d'Alexandrie, etc., et un ouvrage "Livre d'Hénoch" est lu dans les églises arménienne et éthiopienne. L'Islam a aussi ses histoires à propos d'Hénoch, qui y est appelé Idris. Je crois que chez les Mormons Hénoch est aussi considéré comme un personnage important. Nous Pèlerins d'Arès, nous ne nous attachons pas à toutes ces évocations extrabibliques. Pour nous le juste ou pénitent est sauvé et faute de précisions dans la Parole nous considérons le salut comme simple et identique pour tout le monde. [245C33*30/10/2022]
Sur Élie, Jésus et d’autres dont le départ de terre fut différent
Vous me demandez si "parmi tous les prophètes cités dans L’Évangile donné à Arès (Veillée 2), seuls deux prophètes, Élie et Jésus, ne sont pas morts comme fils d’Adam, ont renoncé au vœu d’Adam et sont associés à la Gloire, parce qu’ils ont aimé leurs frères plus encore que les autres, c'est ça ?" Oui, descriptivement, la Parole relate le départ de la Terre d'Élie et Jésus différemment du départ d'autres prophètes, mais cela ne signifie pas que d'autres humains, prophètes ou non, n'ont pas été enlevés à la Terre de façon inhabituelle. Nous n'en savons rien, car des milliards d'humains ont vécu sur la planète Terre depuis des millénaires. Les textes saints peuvent ne citer qu'Élie et Jésus estimant suffisant d'en mentionner deux pour montrer que pour le Créateur, la Vie, la fin de la vie terrestre peut être diverse. C'est de toute façon, à mes yeux du moins, sans importance, car ce qui part de l'homme quand le cœur s'arrête, c'est l'âme et cette âme n'a aucun aspect défini ; à preuve, les multiples façons dont, parfois, les défunts peuvent se manifester aux vivants. "Cela ressemble (quelquefois) à quelque polymorphe sous-marin qu'une tempête surprenante aurait lancé sur le rivage," disait Léon Bloy. [245C33*30/10/2022]
Sur la Création qui ne finira jamais.
Rien de beau, de saint, ne peut se résumer et quelque chose qui ne se résume pas est quelque chose qui ne finit pas. Toute fin résume et par là confond accomplissement et éternelle quête du Bien. Dieu finit-il de créer ? Non : Le jour où le soleil est dispersé comme plumes de pavot, Je cours encore et entre temps je fais mille nouveaux soleils (Le Signe xxii/12). La Création ne finira jamais. [245C34*02/11/2022]
Sur la nécessité de prendre son temps pour penser vrai
L'homme moderne vit dans l'empressement.
La religion écologiste a dit sa grand-messe de la fin de l'énergie atomique et les pouvoirs de France se sont empressé d'envisager vite, vite, la fermeture de quatorze centrales. Maintenant la pénurie d'électricité menace et l'on veut presser la réparation des centrales non entretenues.
Poutine ne tenait plus en place devant l'éventualité d'un rattachement de l'Ukraine à l'Europe et a commencé d'envahir l'Ukraine, convaincu que ce pays allait lui tomber dans les bras en deux semaines. Après sept mois qui coûtent à la Russie les yeux de la tête, il ne sait plus comment arrêter de tuer et détruire.
On vit dans un monde qui ne sachant plus penser vrai imagine que ses désirs sont des réalités et ne cesse de se tromper. La sèche réalité est quelque chose qui se médite et la méditation prend du temps. Cette précipitation nous conduit à des erreurs dont les conséquences seront coûteuses et douloureuses. On ne peut penser et parler vrai qu'en en prenant le temps. [245C35*02/11/2022]
Sur le monde changé ou la Genèse achevée
L'homme n'est qu'une espèce de tour de guet. Il observe tout dans ce qui l'entoure mais à proximité. Concernant le temps présent il n'y voit pas grand-chose d'encourageant, ce qui est notre cas. Mais la distance des espérances des milliards de croyants est pour l'heure très limitée. Ce qui n'est pas notre cas à nous Pèlerins d'Arès. C'est un point important qu'il faut bien voir !
Christiane Singer [voir 245RT6] de sa tour de guet ne voyait pas davantage le monde comme une possibilité de jardin d'Éden ; de là ses encouragements à l'amour, à l'amour pour l'amour, point final. Je n'ai pas lu tout de Christiane Singer mais ce que j'ai lu d'elle est partout un encouragement à aimer pour préparer son salut post-mortem. Nous aussi, mais pas seulement. Pas seulement !
Pas seulement, parce que la consigne n°1 que nous a donnée le Père, c'est changer le monde (Le Signe 28/7). Donc notre perspective n'est pas la mort, point final, c'est la mort provisoirement en l'attente du Jour (31/8) où nous reviendrons à la vie et à la Vie dans un nouveau monde, un jardin d'Éden rafraîchi, sorti de ses ronces et mauvaises herbes. Autrement dit, ce que nous avons en vue c'est la Vie dans la chair revenue mais transfigurée, la chair de Jésus qui m'est apparu à Arès du 15 janvier au 13 avril 1974.
C'est probablement pourquoi Christiane Singer et d'autres, qui connaissaient ou connaissent Le Signe, ne nous ont pas rejoints ou ne nous rejoignent pas. Leur foi s'arrêtait ou s'arrête à la vie dans l'au-delà. C'est quand même curieux, car la dogmatique des églises, synagogues et mosquées envisage la Résurrection finale. Pourquoi n'envisagent-ils pas comme nous un apostolat préparant les hommes à changer le monde dans la perspective d'une vie ressuscitée, transfigurée, qui est une vie d'Éden retrouvé, Éden comme matière vivante baignant dans la spiritualité ? Les religions n'envisagent pas une Genèse actuellement interrompue mais espérant reprendre le cours de sa Création et l'achever. [245C36*02/11/2022]
Sur la nature particulièrement épineuse, sensible, de l'indépendance prise par Adam
Ces mots de Genèse 3/22 : "... Et maintenant il ne faudrait pas qu'il [l'homme] avance la main et qu'il prenne aussi de l'arbre de vie, qu'il en mange et vive à jamais" signifient clairement que si l'homme mange du fruit de l'arbre de vie il vivra à jamais, à moins, bien sûr, que le Créateur ne mette fin à la vie humaine. Autrement dit, l'homme, l'Enfant, a bien été doté — ainsi que je l'enseigne depuis longtemps — de cinq attributs du Père : parole, créativité, amour, individualité et liberté, ce qui signifie qu'il est bien Enfant (Le Signe 13/5) de Dieu lui-même, même si c'est à un degré de puissance moindre et c'est autour de cette particularité dont la créature humaine est héritière que se joue la confrontation que rappelle Le Signe.
Ces mots indiquent qu'il y a non égalité mais équivalence entre le Créateur Divin et le co-créateur humain. De là la nature particulièrement épineuse, sensible, de l'indépendance prise par Adam (Le Signe 2/1-5) — cette indépendance est le péché au sens fondamental —. Adam paie cette indépendance du prix de la mort (le vêtement d'os secs et froids, 2/5) dont le Père Lui-même ne pourra pas le sortir tant que celui-ci ne changera pas (30/11). Le Père n'a de Son Côté qu'une solution immédiate : Faire disparaître l'homme, l'effacer de la Création, mais Il ne s’y résout pas encore. Le Père pour l'heure réserve à l'homme une survie provisoire par l'âme.
Le Père espère encore le retour volontaire du fils qui peut effacer par l'amour "l'insurgeance" de son ancêtre Adam(e). Le point de non-retour qui décidera de l'effacement intégral de l'homme est le péché des péchés (Le Signe 38/2), dont la survenue n'est peut-être plus très loin — de là Le Signe comme avertissement —.
Si les hommes n'y pensent pas, c'est parce que la religion a procédé depuis très longtemps à un lavage de cerveau, une contre-culture, un contre-enseignement en déclarant que Dieu est Tout Puissant, Roi et Juge, qui envoie au paradis ou en enfer selon le cas, et que l'homme est entièrement soumis à Ses Décrets. C'est faux. Le Père a donné à l'humain les moyens de faire de son monde ce qu'il a voulu et quoique le monde humain soit une micro-création face à la macro-création de l'Univers, il a stoppé la macro-création de l'Univers par corrélation ou parenté et accordance de nature. Il y a même courbure de destinée entre micro- et macro-création. [245C37*03/11/2022]
Sur les croyances et les opinions que nous respectons sans les approuver
Nous Pèlerins d'Arès ne fêtons guère Halloween, évocation pour nous sans intérêt, voire même burlesque, mais nous respectons sans les partager toutes les croyances, toutes les opinions, parce que nous savons que l'humain soumis au diktat du temps pécheur passe par des stades grossiers ou erronés avant d'arriver à un concept purifié. Nous devons aimer tous les humains, pardonner toutes les offenses et erreurs, faire la paix avec tous, voir les faits terrestres quels qu'ils soient avec intelligence spirituelle et libre de tous préjugés. [245C39*04/11/2022]
Sur l'inutilité de fêter les morts
Pour ma part, je ne fête pas les morts, car pour moi un mort c'est un moteur tombé définitivement en panne, une enveloppe vide, un sac d'os, la vie n'est plus là et il n'en reste que l'abri terrestre qui tombe en ruine. Pour moi ce n'est qu'une vieille fripe qui tombe en guenille sans intérêt. Ne m'intéressent que les âmes qui sont des morceaux de la Vie se déploient dans l'Univers ou les spectres, qui sont des riens, des ombres inhabitées, mais dont le Père se souviendra peut-être en Son Jour (Le Signe 31/12) et qu'Il ressuscitera. [245C39*04/11/2022]
Sur les extrêmes qui habitent un frère
Pour moi, ce frère est un peu comme la Villa des Mystères à Pompéi. Je ne parle pas de la villa elle-même comme chose architecturale, mais je pense aux fresques à fond rouge de cette demeure antique, images dont la facture comme le sens restent un mystère pour ceux qui les contemplent. Il y a là tout à la fois une religiosité et une sorte de débauche, quelque chose certes d'esprit romain antique, mais qui pour moi représente l'homme dans ce qu'il peut avoir de bellement transcendant ou sacré et en même temps de terriblement profane et charnel. Ce frère que j'aime mais dont l'humanité bouillante parfois m'inquiète, parfois me sourit, mais souvent m'embarrasse, reste pour moi le mystère vivant de l'humain luttant sans cesse entre le chaud et le froid, l'attirance et l'éloignement, le brutal et la douceur, bref, entre ces extrêmes qui forment la perturbation centrale de tous les pécheurs, à savoir de tous les hommes, car nul homme descendant d'Adam n'échappe encore au péché. [245C40*04/11/2022]
Sur la femme et les épouses en particulier
J'aurai peut-être un jour la joie de connaître votre épouse qui vous a vu plus vrai et plus riche en esprit que vous ne vous voyiez vous-même.
Vous n'êtes pas le seul dans ce cas. J'ai moi aussi l'extraordinaire bonheur d'avoir une épouse qui n'a pas posé sur moi un "regard transfigurant", mais un regard d'immense confiance et qui m'a puissamment aidé, peut-être sans le savoir parce que l'amour perce sans effort toutes les difficultés, à passer par les terribles moments d'interrogation qu'il m'a fallu traverser après mes expériences du Surnaturel. Je plains les vieux mollahs d'Iran qui prêchent encore la subordination des femmes, au point de les obliger à se cacher sous des voiles, sans voir tout ce qu'ils leur doivent ou leur devraient, s'ils leurs donnaient la place d'humains supérieurs qu'elles méritent. [245C41*04/11/2022]
Sur nos petits moyens et notre grande mission
Les circonstances que nous traversons, astreints que nous sommes à une mission ardue, les épreuves et tentations de renoncement que subissent nos âmes, nous font sentir notre à peine possible participation à un apostolat cent fois plus grand que nos petits moyens, l'apostolat fou du changement du monde (Le Signe 28/7). La Force de Dieu, heureusement, est entrée en nous et nous en venons à ne pas concevoir que nous puissions être autre chose que des apôtres, des moissonneurs. [245C41*04/11/2022]
Sur la réinstallation dans le monde du Bien
Depuis qu’Adam, qui, je le rappelle, n'était pas le nom d'un être isolé mais le nom d'une espèce humaine choisit son propre destin, le mal règne dans le monde. Nous recevons pour mission de réinstaller dans le monde le Bien, disparu avec la chute d'Adam, une entreprise qui aurait dû commencer avec Jésus, mais que l'Église apparue très tôt n'a pas poursuivie. À nous de reprendre cette tâche abandonnée. Cela va nous mener là où le monde ne sait point aller. Nous allons redonner au monde le goût et les moyens de vivre dans le Vrai, la justice, la justesse, la bonté, l'amour, le pardon, la paix. Cette perspective réagit déjà nécessairement sur nos esprits et des esprits qui se transforment n'offrent plus les mêmes perspectives et les mêmes directions.
La tâche sera longue, mais il faut la commencer, vraiment il le faut.
[245C42*04/11/2022]
Sur la méchanceté et la division humaine
Hier soir j'ai vu les extraits de l'incident filmé qui a eu lieu à l'Assemblée Nationale : Un député noir de la France Insoumise parle des difficultés qu'ont des navires affrétés par des passeurs pour transporter des Africains de leur continent vers l'Europe et un député du Rassemblement National lui crie : "Qu'ils retournent en Afrique !" Mais aussitôt les députés France Insoumise font croire que ce député Rassemblement National a dit : "Qu'il (le député noir) retourne en Afrique !" ce qui était forcément une interprétation sournoise. La fourberie et ses mensonges politiques étaient en marche. J'ai eu envie de pleurer, me disant : "La méchanceté et sa complice la plus impitoyable : la perfidie, est en marche. Seigneur, quand donc les humains retrouveront-ils la fraîcheur de l'objectivité ?" C'est plus dans des incidents de ce genre que dans l'indifférences des passants indifférents à nos prêches dans la rue que je vois les grandes difficultés de notre mission. Quand donc l'humanité en aura-t-elle assez de voir chez son frère humain un ennemi, une bête à abattre, parce qu'ils ne voient pas les choses de la même façon ? Quand nous aurons, entre autres choses, convaincu les hommes de réduire les masses nationales en petites unités humaines ! [245C42*04/11/2022]
Sur l’ignorance presque certaine des conséquences de la chute
Il y aurait beaucoup d'hypothèses à formuler pour tenter d'expliquer la chute d'Adam(e) (Le Signe 2/1-5, vii/7-16). Je ne connais pas la bonne hypothèse. Je ne connais que le moteur de la chute : la liberté dévolue à Adam en même temps que quelques autres Attributs Divins que la Vie a partagé avec Son Enfant, même si ce fut à un degré moindre : la parole, l'amour, la créativité, l'individualité.
Mais il me paraît à peu près certains qu'au moment de la chute, Adam(e) ne prévoyait pas que son mauvais choix apporterait à sa descendance les difficultés et souffrance de la vie que nous vivons. [245C44*07/11/2022]
Sur les Pèlerins d’Arès petits p et grands P
Dans ce blog il existe une entrée du 11 juillet 2009 intitulée "Pèlerins d'Arès et pèlerins d'Arès" ? Cette "catégorisation existentielle des personnes dans le mouvement des pèlerins d’Arès" n'est pas d'hier. Au reste, ce n'est pas une catégorisation, mais simplement une distinction qu'il m'est commode d'utiliser. Elle me permet d'individualiser les Pèlerins d'Arès qui suivent mon enseignement de plus près (le petit reste, Le Signe 24/1), par rapport aux pèlerins d'Arès fort nombreux qui prennent de mon enseignement ce qu'ils considèrent bon pour eux et qui voient le reste comme moins essentiel. Je ne les juge pas. Beaucoup sont même probablement de meilleurs pénitents que moi. [245C46*07/11/2022]
Sur la quantité d’humains qui forment en puissance de grandes réserves d’amour activable
Quand je dis : "Il y a sur Terre d’innombrables b’hers (puits) où nagent inconsciemment quantité d’humains qui forment en puissance de grandes réserves d’amour activable", je veux dire que nous venons tous ou à peu près tous d'horizons qui ne nous préparaient pas à la pénitence à laquelle nous invite Le Signe et pourtant nous nous sommes mis à la pénitence. Lentement nous nous sommes mis à aimer, pardonner, faire la paix, chercher l'intelligence spirituelle et nous libérer des préjugés. Je suis donc en droit de parier qu'il y a dans les puits noirs du monde des humains pas du tout près à devenir des pénitents mais qui portent en puissance la capacité de changer de vie (Le Signe 30/11). C'est le moyen de les détecter, ces nageurs dans les puits, que nous n'avons pas encore trouvé. [245C47*07/11/2022]
Sur le retour de la vie dans la Vie
Résumer la vie ou plutôt le changement de vie (Le Signe 30/11) de l'humain qui s'engage sur le sentier qui peut le ramener et ramener la race, celle dans quoi coule le miel (xii/5), avec laquelle il ne fait qu'un (xxiv/1). La "résurrection" que vous évoquez n'est pas celle limitée à la chair, c'est une résurrection totale de l'être aspirant à retourner dans l'Être ou, pour reprendre les mots du Signe, de la vie aspirant à retourner dans la Vie (24/3-5). C'est une résurrection cosmique, universelle — "J'ai vu le premier navire aérien, le premier navire sidéral lancé dans l'infini par des êtres pensants," chantait Guy de Maupassant, et l'on peut dire que le pénitent prend place dans ce vaisseau aérien qui, sur la Mer de la Vie, va le lancer dans l'infini.
Le problème pratique pour l'apôtre, c'est qu'il est très difficile, voire même impossible, de parler au passant rencontré dans la rue de ce voyage dans l'infini en quoi se lance le pénitent. L’énoncé doit réveiller un imaginaire chez l'homme de rencontre, le frère humain qu'on aime et voudrait entraîner sur le sentier vers les Hauteurs — aborder une réalité oubliée impose de passer par l'imaginaire, écueil pratiquement certain — et dès que l'homme moderne sent naître en lui l'imaginaire, il se croit jeté dans la fiction, le conte de fée. Il peut trouver cela charmant, mais il ne donne pas suite. Il écoute et passe. Nous vivons dans des temps de "pratique" telle qu'il paraît impossible de redonner vie à ce qui est tombé dans la fiction. [245C48*08/11/2022]
Sur la difficulté de la mission et sa réussite finale
la mission est très difficile, voire même désespérante par moments, mais nous avons beaucoup de raisons de croire raisonnablement qu'avec le temps nous pourrons réussir la Moisson que le Père nous envoie faire et le changement du monde à l'extrémité de l'axe que Le Signe (28/7) nous fixe.
Avoir une idée de la réussite finale de notre mission, dans X générations (Le Signe 24/2), c'est avoir cette réussite finale dans ma conscience et c'est voir cette réussite dans la conscience de mes frères et sœurs, particulièrement de mes frères et sœurs du petit reste (24/1). Comme le Professeur Christian Perronne garda, à une toute petite échelle de temps, avec fermeté et courage ses idées sur le Covid19 et la médecine à appliquer à ce virus, nous gardons à très grande échelle de temps notre confiance dans la réussite finale du Sermon sur la Montagne qu'il va bien falloir enfin mettre en application après plus de vingt siècles. Comme le disait, je crois, David Hume, le philosophe écossais, qui ne passa pas pour un métaphysicien rêveur, l'objet vaut pour l'idée. L'idée de changer le monde (Le Signe 28/7) est déjà un objet dans nos cerveaux et nos cœurs. Pour nous, le monde est fait d'êtres de chair et d'os qu'il faut ramener à l'état de chair et d'os transfigurés qu'ils avaient en Éden avant le mauvais choix d'Adam(e) (2/1-5, vii/7-16). Cet objet de l'homme transfiguré existe déjà au fond de chaque être humain. Reste que réveiller cet objet et lui redonner vie n'est pas une mince affaire. Il demeure que pour moi, pour nous, l'image de l'homme changé est implicitement assimilée à l'être matériel qu'elle représente. Par-là, nous nous éloignons carrément de l'idée que la religion se fait de l'homme qu'elle réduit à l'âme sans aller plus loin.
Courage et obstination, nous y arriverons ! Il est sans importance que cela arrive après que nous serons enterrés ou incinérés, parce que ce que nous faisons aujourd'hui contient déjà dans nos consciences l'image éternisée du Dessein de la Vie. En fait, nous ne mourons jamais ; notre œuvre est la poursuite de l'Œuvre de Jésus de Nazareth et se poursuivra jusqu'à sa réalisation. Le temps, certes nous pèse et nous fait croire que nous sommes une étincelle de vie très vite éteinte. Mais non, nous somme le Feu jamais éteint (Le Signe xLi/3-7). [245C49*08/11/2022]
Sur El Shaddaï
Il y a quantité de petites histoires petites parce qu'elles se passent avec très peu de monde sur de très petites aires géographiques, qui dans la Bible se déroulent de façons qui permettent de prévoir les tenants et aboutissants, le passé, le déroulement et l'aboutissement d'autres histoires à d'autres époques avec d'autres gens en d'autres lieux. Au-dessus de ces histoires plane toujours El Shaddaï, Nom de Dieu qui apparaît trente-trois fois dans Job, huit fois dans le Pentateuque, sa première apparition ayant lieu dans la Genèse : Quand Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans Yawhé vint à lui et lui dit : "Je suis El Shaddaï, marche devant Moi et sois parfait !". Shaddaï vint de shaddàou (montagne) ou shaddoua (montagnard), l'Éternel étant vu alors comme demeurant au sommet d'une montagne sainte — les Hauteurs Saintes du Signe —. Éphrem le Syrien, auteur chrétien, place lui aussi le jardin d'Éden au sommet d'une montagne inaccessible. D'autres disent qu'El Shaddaï provient plutôt de l'hébreu sadèh signifiant plaine incultivable, steppe, et qu'El serait une divinité des steppes. On pense évidemment aux hommes rudes des steppes (Le Signe 31/5).
C'est au Nom d'El Shaddaï que Jacob (ou Israël) confie Benjamin à ses frères. Jacob ! Ah oui, Jacob !... Jacob posa sa tête sur une pierre, s'endormit et rêva d'une échelle allant de la Terre à l'Univers le long de laquelle des anges montaient et descendaient. Le Père se tenait en-Haut. Le Père bénit Jacob et lui promit une postérité innombrable, toutes les familles de la Terre. Comme quoi les juifs ne sont pas les seuls appelés, tous les humains le sont ! Alors ? Alors, nous n'avons pas à nous en faire. Certes nous avons à être pénitents, aimants, bons, pardonnants, mais nous réussirons, quel que soit le nombre des générations de Pèlerins d'Arès. [245C65*18/11/2022]
Sur l’Appel à établir sur Terre le Bien originellement prévu
Quand Yahvé renvoya Adam du Jardin d'Éden pour cultiver le sol d'où il avait été pris, quand Il chassa l'homme et posta à l'Orient du Jardin d'Éden les chérubins et la flamme du glaive tournoyant pour garder le chemin de l'arbre de Vie (traduction Osty) (Genèse 3/23-24), la Genèse fut une Création interrompue, c'est clair, parce que le Père n'avait pas créé Adam pour le chasser d'Éden, mais au contraire pour l'y installer pour l'éternité. C'est raté. Adam et Ève reprennent leur vie animale : L'homme connut Ève, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn, etc. (Genèse 4/1), etc., etc. jusqu'à la fin de la Bible qui, pour ainsi dire, finit en queue de poisson, parce que la question du Mal inventé par Adam et Ève reste non-réglée.
Pour quoi faire le Père nous renvoie-t-Il en mission par Le Signe sinon pour enfin créer les conditions qui permettront à l'homme de régler une fois pour toutes la question du Mal, autrement dit, pour installer enfin sur la Terre l'amour entre les humains ?
C'est déjà ce que Jésus devait réaliser, mais il fut vite exécuté sur la croix par le Sanhédrin de Jérusalem.
Il est moins facile, à la lecture du Coran, ouvrage assez antithétique, d'être sûr que Mouhamad fut envoyé aux humains dans le même but, à moins de considérer que ce livre n'est que la mise en écriture de propos remémorés (la Bible aussi, de toute façon), et contient des contresens, mais finalement je crois aussi que le prophète de l'Islam fut envoyé installer sur Terre le Bien pour effacer le Mal.
En ce qui concerne Le Signe, je suis sûr que cet Appel est un Appel à établir sur Terre le Bien originellement prévu pour toute la Création, en notant bien que cette œuvre qui dépend présentement de la liberté (Le Signe 10/10) donnée à l'homme avec la parole, l'amour, la créativité et l'individualité, sera inévitablement longue (24/2), parce qu'elle ne peut se faire que dans l'opposition entre Bien et Mal.
Nous sommes toujours à la croisée des chemins. Dieu aime Israël et Israël aime Dieu, mais Israël est-ce seulement le peuple juif ? Non. Israël c'est tout ce qu'aime Dieu, c.-à-d. tous les humains car ils sont Ses Enfants (Le Signe 13/5), y compris ceux qui ne prononcent pas Son Nom et qui eux aussi ont droit à l'équité (28/10). L'amour mutuel est dans l'alliance ! L'Écriture tout entière, pas seulement la Torah mais tout ce qui est venu à l'homme depuis le Ciel jusqu'au Signe, témoigne de l'Amour du Père pour Israël, pour toute l'humanité. [245C53*09/11/2022]
Sur la notion du temps dans le Timée (Platon)
La langue grecque antique tendait sans cesse à oublier la temporalité justement. Platon dans le Timée dit quelque chose au sujet du temps en employant plusieurs variantes conjuguées des verbes γίγνομαι, "devenir" et εἰμί, "être" :
Ἡμέρας γὰρ καὶ νύκτας καὶ μῆνας καὶ ἐνιαυτούς, οὐκ ὄντας [temps présent] πρὶν οὐρανὸν γενέσθαι [aoriste], τότε ἅμα ἐκείνῳ συνισταμένῳ τὴν γένεσιν αὐτῶν μηχανᾶται· ταῦτα δὲ πάντα μέρη χρόνου, καὶ τό τ̓ ἦν [temps imparfait] τό τ̓ ἔσται [temps futur] χρόνου γεγονότα [temps parfait] εἴδη, ἃ δὴ φέροντες λανθάνομεν ἐπὶ τὴν ἀίδιον οὐσίαν οὐκ ὀρθῶς. Λέγομεν γὰρ δὴ ὡς ἦν [temps imparfait] ἔστιν [temps présent] τε καὶ ἔσται [futur], τῇ δὲ τὸ ἔστιν [temps présent] μόνον κατὰ τὸν ἀληθῆ λόγον προσήκει, τὸ δὲ ἦν [temps imparfait] τό τ̓ ἔσται [futur] περὶ τὴν ἐν χρόνῳ γένεσιν ἰοῦσαν πρέπει λέγεσθαι. Traduction : En effet, les jours et les nuits, les mois et les saisons n’existaient point avant la naissance du Ciel, mais leur naissance a été ménagée, en même temps que le Ciel a été construit. Car tout cela, ce sont des divisions du temps : le passé et le futur sont des espèces engendrées du temps, et lorsque nous les appliquons hors de propos à la substance éternelle, c’est que nous en ignorons la nature. Car nous disons de cette substance qu’elle était, qu’elle est et qu’elle sera. Or, en vérité, l’expression "est" ne s’applique qu’à la substance éternelle. Au contraire, "était", "sera" sont des termes qu’il convient de réserver à ce qui naît et progresse dans le temps."
C'est une des raisons pour lesquelles le grec antique a été certainement le meilleur langage pour la philosophie dont la métaphysique fait évidemment partie. Heureusement, il n'est pas nécessaire d'apprendre le grec ancien (langue difficile) pour savoir se servir de la métaphysique comme on se sert d'un arc et de flèches !
[245C53*09/11/2022]
Sur le projet politique et spirituel des Pucs (Petites Unités Confédérées et Souveraines)
Le projet des Pucs vise à un acte éminemment politique autant que spirituel : Il s'agit quand même de faire éclater une grande masse humaine nationale ou urbaine (s'il s'agit de grande métropole) en une multitude de petites unités humaines, par exemple Paris : 2.160.000 habitants devient une agglomération de 54 Pucs de 40.000 habitants, ou la France de 68.000.000 habitants devient une fédération de 1.700 Pucs de 40.000 habitants ou de 1.000 Pucs de 68.000 habitants, dont chaque Pucs peut se subdiviser en deux populations indépendantes de 34.000 habitants. Si aujourd'hui la politique est pour l'essentiel et grosso modo la recherche du pouvoir, c.-à-d. la politique qu'on peut rejeter, il demeure que ce seul mot très insuffisant de "politique" peut aussi très simplement désigner l'ensemble des affaires publiques : voirie (rues est routes), école, hôpital, etc. Donc, répartir une population de 68.000.000 habitants en 1.700 Pucs de 40.000 habitants est bien un acte politique puisqu'il s'agit de répartir les gestions de la voirie (routes et rue), école, hôpital, etc., d'un territoire en 1.700 maîtrises ou régences là ou auparavant il n'y avait qu'une seule maîtrise ou régence générale. Cela dit, il est certain qu’un tel éclatement de l'organisation d'une population demanderait probablement un vocabulaire nouveau. [245C54*11/11/2022]
Sur Dieu, imperceptible
La vérité demanderait toujours plus que le cerveau ne peut donner. Voilà pourquoi je dis qu'aucune vérité n'est vraiment accessible aux Terriens. C'est d'autant plus notable que la foi s'attache à quantité de choses invérifiables. Ainsi, particulièrement en ce moment, je pense énormément à Dieu. Oui, à Dieu tout simplement, tout bêtement et je me réveille la nuit en murmurant (je voudrais crier mais je ne veux pas réveiller mon épouse) : "Ô Dieu, qui es-Tu, qu'es-Tu, où es-Tu, que fais-Tu, etc !" et par la force des choses, parce que je n'ai pas de réponse, je me neutralise, j'éteins ma pensée tumultueuse, je me dis : "Dieu, Tu m'es imperceptible ; c'est pourquoi Tu es Dieu, pourquoi me poser des questions sans réponse ?" Et je me rendors comme un bébé qui se demande ce qu'est ce jeu d'ombres et de lumières venant des fentes des persiennes jusqu'au-dessus de son berceau. [245C54*11/11/2022]
Sur l'impénétrabilité du Père
Je m'efforce depuis quelques temps à élever mes frères et sœurs toujours plus haut au-dessus de tout ce que la religion et les traditions populaires croient expliquer à propos du Père, en se trompant. Dieu existe, mais il nous est impossible de dire, dans notre état de pécheurs, Ce qu'Il est, Qui Il est, comment Il est, où Il est, et comment Il peut être en même temps indéfinissable et capable de nous parler et nous aimer. Il est tout à la fois dans la moindre de nos cellules et étalé à l'horizon infini de l'espace sans limites !
Le Père et les forces célestes sont impénétrables à l'homme pécheur, parce que l'homme pécheur ne possède plus qu'un cerveau très limité, certes capable des plus subtils raisonnements mathématiques mais c'est quelque chose très en-deçà de ce que l'homme devra concevoir dans l'état de sainteté, laquelle est la totale image et ressemblance de l'homme à son Père. Le cerveau humain a déchu au point que l'humain peut se dire que le bien et le mal peuvent co-exister... Oui, mais ça ne paraît vrai qu'à un cerveau pécheur. Non, pas en Éden. Or, c'est à notre retour en Éden que nous commençons de travailler maintenant. [245C56*12/11/2022]
Sur olam ou owlam : la Puissance de création de l’Univers
Dieu est tout à la fois dans la moindre de nos cellules et étalé à l'horizon infini de l'espace sans limites !
Dans la Bible hébraïque on trouve un mot : olam ou owlam, qu'on traduit généralement par éternel, mais qui en fait a un sens qui dépasse l'entendement et le langage humains. Le grand Basile de Césarée disait que l'idée d'éternité n'existe pas dans la Bible, que cette idée signifie plutôt intensité, paroxysme, surérogation infinie. En fait, pour moi, ce mot olam ou owlam désigne quelque chose d'intraduisible, qui, dirais-je, s'apparente à la Puissance de dépassement, qui est aussi Puissance de création de l'Univers, la Vie qui est plus forte que toute idée que nous humains pouvons avoir de la Vie. Olam ou owlam contient le sens de totalité, absolu, univers, indépassabilité et ces traductions sont encore très au-dessous de l'idée intraduisible impossible à trouver. Il est de toute façon impossible de dissocier l'idée d'intensité ou de paroxysme de l'idée d'univers illimité et il est en même temps impossible de dissocier l'idée d'intensité ou de paroxysme de l'idée d'homme qui se débat dans le brouillard dont l'enveloppe le péché, mais qui aura la force intrinsèque de comprendre s'il trouve la sainteté, laquelle échappe à l'humain pour le moment. L'Univers qu'est-ce, sinon l'espace qui dure indéfiniment et tout ce qu'il contient ? [245C56*12/11/2022]
Sur les déclarations de la Commission du Parlement Européen au sujet du vaccin Pfizer
En 2022, je découvre les conclusions d'une Commission d'Enquête du Parlement Européen, qui déclare avec une implacable fermeté que le vaccin Pfizer n'a été propagé à des centaines de millions d'exemplaires que par des mensonges répandus par le service commercial Pfizer, qu'on peut aujourd'hui considérer comme éhontés, mais aussi (on le devine) par une distribution de pots de vin dans le monde. C'est un peu tard pour faire une telle déclaration.
Ce que je regrette au plus haut point, puisque le Parlement Européen existait bel et bien pendant la pandémie, c'est qu'on n'ait pas entendu de tels propos de 2020 au début de 2022. J'ai bien vu passer dans une vidéo en 2021 un groupe de médecins français hostiles à Pfizer et aux "vaccin" à ARN Messager (qui ne sont pas des vaccins), mais la vidéo a très vite disparu et je me souviens du Professeur Raoult, à qui l'on demandait pourquoi il ne recommandait pas le "vaccin" Pfizer, répondant : "Mais je n'ai vu de ce prétendu vaccin que des notices publicitaires, je n'ai jamais vu de notices scientifiques." Nombreuses étaient les personnes qui doutaient de l'efficacité et de la non-toxicité de Pfizer, mais les doutes étaient sans cesse bousculés et à leur tour mis en doute par la propagande officielle dont il était très difficile d'affirmer qu'elle n'était que boniment.
Rares ont été les réfractaires absolus comme le journaliste Ivan Rioufol qui affirma chaque soir sur CNews (émission de Pascal Praud à 20h) qu'il refusait totalement d'être vacciné, de quelque manière que ce fût. Pendant la pandémie nous fûmes elle et moi partisans de sa logique totalitaire. Notons, avec le sourire, qu'Ivan Rioufol est membre de l'Association des descendants de capitaines corsaires de Saint-Malo et de l'Association des amis d'Alphonse Allais, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Passons ! Nous avons été, Christiane et moi, vaccinés au Johnson (un vrai vaccin) avec rappel au Moderna (à notre grand regret), dont nous connaissions les risques, mais nous avions besoin de voyager et donc besoin d'un pass sanitaire. Je comprends que mes frères et sœurs aient eu des avis très partagés, car personne en fait ne savait vraiment à quoi se fier et ce qui était faux ou vrai dans la déclaration officielle. Je comprends qu'en entendant un ministre de la Santé qui était lui-même médecin on put être troublé, ne plus savoir quoi penser ni discerner le vrai du faux. Autrement dit, la déclaration péremptoire de la Commission du Parlement Européen aurait été la bienvenue il y a un an et demi, mais on n'a pas du tout entendu ce Parlement pendant deux ans !
[245C59*13/11/2022]
Sur le rapport entre mon corps et moi
Mon corps est-il un encombrant logement que je trimballe avec moi comme la tortue sa carapace ? Est-il l'émetteur-récepteur nécessaire de sensations ? Quel est le rapport utile ou nécessaire de Mon corps avec Moi quand, comme dans votre beau dessin de "Penseur", je ne fais que "penser" ? Mon corps sert à quelque chose si, campant mes jambes solidement sur le sol, j'attrape de mes deux mains une hache et j'abats un arbre. Mais si je dors, si je rêvasse, si je réfléchis ? Mon corps n'est qu'encombrement. Si je regarde un vol de grues passant dans le ciel, mes yeux seuls travaillent. Donc, je ne suis qu'assez épisodiquement l'instrument de mon corps, que je dois quand même nourrir, dégourdir, entraîner, comme une machine, un tracteur, un hachoir, une locomotive. Bref, je ne suis pas sûr d'être identique à mon corps. Et Dieu sait si les philosophes ont philosophé sur ce sujet !
Il est vrai que tôt le matin, quand nous nous réveillons Christiane et moi, assez souvent en même temps, nous nous prenons la main. Et c'est depuis toujours un moment merveilleux. Mais quoi ? C'est du senti ou du ressenti. Si nous n'avions pas de corps, pas de mains donc, ce ressenti n'existerait-il pas quand même ? Je n'ai pas de réponse à ça, sauf de penser que ma pensée peut peut-être à elle seule ressentir. Mais ce n'est qu'une pensée. Nous avons donc tout à fait raison de nous poser des questions, même si pour finir nous pouvons dire qu'en allant un peu plus loin que le commun des mortels ne va habituellement nous aboutissons à d'autre incertitudes, nous continuons de rester sans réponse et nous réalisons notre misère humaine, sauf...
Sauf si nous nous demandons si le "Moi", "Mon corps", "Ma vie" ne sont pas, en fait, que des sémaphores, des moyens d'envoyer des messages. Un sémaphore est généralement une sorte de haute tour, mais existe-t-elle vraiment, en fait ? L'existant, ce qui vaut la peine d'une pensée, n'est-ce pas plutôt les messages qui passent par-là ? Après tout, les Indiens d'Amérique n'avaient pas de sémaphore, mais seulement des signaux de fumée : un petit feu de bois mouillé et un linge pour donner une cadence significative à l'émission de fumée. Il y a eu moins matériel encore : A bord du sous-marin américain atomique "Nautilus" en plongée prolongée des expériences de transmission de messages par pure transmission de pensée eurent lieu en 1959 (ou 1960). La pensée devait traverser la coque métallique, une épaisseur d'eau de mer et la distance à des milliers de kilomètres jusqu'à la réception sur terre. Les expériences avaient lieu deux fois par jour et il y eut 70 % de réussites. La probabilité était seulement de 20 % et donc 70 % de réussites, c'était énorme. Les résultats n'ont jamais été publiés officiellement. Les Soviétiques firent des expériences similaires. Il est très difficile de répondre à la question : "Que suis-je ?"
En fait, les questions que nous nous posons échappent à toute prise objective quand on approfondit vraiment beaucoup la question. Apparaît alors le travail extraordinaire de la conscience quand, par exemple, la prière affine celle-ci. L'homme a à se redécouvrir. À cela aussi Le Signe invite l'homme. [245C60*14/11/2022]
Sur la méprise du réel
Tandis que des réalités passent pour des fictions, la fiction ne manque pas de passer pour une réalité aux yeux de certains. Ainsi la nouvelle religion : l'écologie ! Des humains apparemment raisonnables veulent arrêter la marche de la nature ; c'est comme si l'on criait à des vieillards qu’ils sont vieux par leur faute et qu'ils doivent rajeunir. Il est improuvé que l'homme soit responsable de l'enrichissement en dioxyde de carbone de l'atmosphère, du réchauffement climatique, etc. En fait, le réchauffement climatique et la montée des eaux n'ont jamais cessé depuis la dernière glaciation. Il y a à trente mètres sous la mer à Marseille des grottes où vécut l'homme préhistorique (grotte Cosquer dans la calanque de la Triperie) et il y a huit siècles les montagnes de France portaient beaucoup moins de neiges et glaces qu'aujourd'hui où l'on présente comme une catastrophe la fonte des glaciers. Si l'écologie fait des ravages, c'est qu'elle est présentée avec un matérialisme chimio-mécaniste qui paraît d'une logique imparable. Par contre notre Appel : "Aimez-vous le uns les autres et le Bien remplacera le Mal !" paraît purement uchronique, illusoire.
Pourquoi quand je dis : "Aimer mon prochain, c'est faire renaître en moi un être heureux et immortel disparu," je passe pour un religieux arriéré, mais si je dis : "Rouler en diesel c'est me suicider, mais rouler en électrique c'est m'ouvrir à la vie," je passe pour solide et réaliste ? Comment inverser cette méprise, qui est même un sophisme et faire passer la conscience d'un concept passant pour rêve ou illusion à un concept vrai ou du moins vraisemblable ? Pour l'heure, nous pensons qu'il faut ramener ce non-sens à une idée simple : "Voulez-vous être heureux ? Suffisez-vous à vous-même et pour cela aimez, pardonnez, faites la paix, soyez libre ! Se suffire à soi-même, c'est rentrer dans une réalité implacable, c'est réaliser qu'à vous seul vous êtes toute l'humanité." Évidemment un tel propos est empli de métaphysique, mais il est impossible de faire entrer quiconque dans une réalité oubliée sans philosopher un peu. [245C48*08/11/2022]
Sur l'écologie comme religion
Je parle d'écologie comme religion parce que je connais ou rencontre des écologistes qui enfourchent leur cheval de bataille en passionnés avec une conviction, à tout le moins une éloquence, que je peux qualifier de religieuse, parce qu'elle repose manifestement dans leur esprit sur des rapports entre l'homme et le pouvoir supérieur de la nature qu'ils révèrent comme une chose sacrée. Je leur réponds, quand c'est de vive voix : "Vous voulez arrêter le cours de la nature ? Mais elle est plus forte que tout. L'eau de la mer monte depuis la fin de la dernière glaciation et l'on n'y peut rien. Dans la Marine j'ai lu dans les "Instructions Nautiques" des rapports d'hydrographes remontant pour certains à la fin du XVIIIème siècle, quand il n'y avait que le vent, aucune énergie fossile pour propulser les navires, et tous conseillaient de corriger de temps en temps les sondes sur les cartes en les augmentant régulièrement de quelques millimètres (j'ai encore navigué dans certains coins avec des cartes donnant les longitudes à partir du Méridien de Paris au lieu de Greenwich, mais bon ! j'avais vingt ans à l'époque). L'absence de glaciers, à l'altitude beaucoup plus haute de la pousse des conifères en montagne au Moyen Âge, est un fait que je ne tiens pas de climatosceptiques, mais d'un de nos frères, ingénieur météorologue. Les physiciens en général disent que la part de l'activité humaine dans le réchauffement climatique n'est pas du tout prouvée scientifiquement ou est minime, si elle est.
Mais ma position vis-à-vis de l'écologie n'est pas vraiment basée sur des informations scientifiques sérieuses ou vaseuses. C'est une position de simple bon sens :
D'abord, ce qui m'inquiète dans le cadre de la vie terrestre, ce n'est pas O=C=O : le dyoxyde de carbone, c'est le péché ou, si vous préférez, l'homme.
Ensuite, pourquoi s'évertuer à supprimer le moteur à explosion, les chaudières à fuel ou à charbon, etc. qui n'existeront plus, quoi qu'on fasse et quoi qu'on dise, dans quelques décennies par épuisement inévitable des ressources en carburants fossiles. Laissons la nature réguler toute seule ces choses-là au lieu de créer de terribles problèmes humains et économiques... voire esthétique (les éoliennes, que c'est laid !). Pour moi le carburant à venir est indiscutablement l'hydrogène, bien plus même que l'uranium qui s'épuisera aussi. L'électricité est un leurre, puisqu'elle n'a pas de ressource naturelle et exige pour être produite une autre énergie, hormis les orages, l'anguille électrique (Electrophorus electricus, Faraday utilisait des anguilles pour étudier la nature de l'électricité).
Ceci dit, je respecte toutes les informations.
Pour finir, une information qui peut avoir son importance... ou générer une inquiétude ? J'ai demandé à ma fille Nina de m'acheter à Bordeaux chez Mollat le livre recommandé par frère Dominique de Catalogne Française : "Réchauffement Climatique" d'Alban d'Arguin. Notons tout de suite que Mollat est la première librairie indépendante de France, 2 500 m², située à l'emplacement de la dernière maison de Montesquieu à Bordeaux. On s'attendrait à ce que qu'une librairie de cette importance ait un respect intégral de toute pensée et toute l'opinion, pourvu qu'elle soit correctement exprimée. Eh bien, non ! Il a été répondu à ma fille que la librairie Mollat, première librairie indépendante de France, ne vendait pas ce livre. L'employée à laquelle ma fille s'est adressée lui a recommandé de commander le livre dans une autre librairie. C'est à la FNAC que Nina a dû commander ce livre. Je viens tout juste de l'avoir, il est sur mon bureau, je ne l'ai pas encore ouvert ; peut-être n'est-il pas correct ? Je ne sais pas encore, mais je suis en droit de me demander, sauf le respect que je lui dois comme à tout humain, si l'actuel gérant de la Librairie Mollat, M. Denis Mollat, qui siège également au conseil économique et social régional et au Medef, dont il est le trésorier pour la Gironde, décoré de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, officier des Arts et des Lettres (oui, oui !), respecte bien ce qu'on appelle "la liberté d'expression". C'est peut-être un écologiste ou un sympathisant fort. L'écologie n’est-elle pas pour certaines personnes une religion ou une idéologie ?
[245C63*17/11/2022]
Sur le laïcisme et ce que sont les P(p)élerins d'Arès
J'ignore pourquoi Robert Badinter, humaniste remarquable, né juif de parents bessarabes (moldaves) naturalisés français en 1926, s'adresse aux Arésiens. Adolescent (nous avons lui et moi à peu près le même âge) pendant l'occupation allemande, il ne s'est pas caché dans la région du Bassin d'Arcachon, mais à Chambéry. Mais il peut avoir des amis ou de la famille à Bordeaux ou sur les rives du Bassin d'Arcachon. Ce qu'il dit ici ne me paraît pas "saugrenu", mais plutôt hermétique ou abstrus. Il encourage surtout les Arésiens au laïcisme ; ce serait plutôt pour nous quelque chose de favorable, puisque nous ne sommes pas une religion, nous sommes des laïcs et il existe même des pèlerins d'Arès non croyants.
Mais comme rarissimes, s'il en existe, ceux qui parlent de nous comme une religion ou même une secte n'ont généralement lu ni Le Signe, ni mon enseignement (magazine, livres ou blog), il leur suffit d'avoir entendu que j'ai vu et entendu Jésus de Nazareth en 1974 et le Créateur en 1977 et hop ! nous sommes pour eux assimilés à une religion ou secte sans qu'ils se soient le moins du monde inquiétés de savoir comment nous considérons Jésus (simple prophète) et Dieu (Entité créatrice plutôt mystérieuse ou indéfinissable à laquelle nous ne vouons pas de culte particulier), la prière (un rappel de l'amour du prochain qu'il faut accomplir), etc. Ils ne s'enquièrent pas le moins du monde du fait, pourtant patent, que nous n'avons aucun dogme, aucune loi, aucune obligation, aucun chef, aucun rite d'initiation ni registre d'inscription, aucun sacrement, etc., bref, que les P(p)élerins d'Arès sont des croyants libres. Alors, quelle idée les autorités arésiennes se font-elles de la Maison de la Sainte Parole, du Pèlerinage, etc. ? Nous n'en savons rien. Ils ne nous ont jamais posé la question depuis quarante-huit ans. Nous correspondons à quelque chose qui n'existe pas, alors pour eux nous n'existons pas. J'ai l'impression que Robert Badinter dit des choses soigneusement gardées vaseuses au cas où... Rien de plus. [245C64*18/11/2022]
Sur l’inauguration
Crédit photo : Sud Ouest [DR]
[245C67*18/11/2022]
Sur le péché des péchés (32/5)
Le danger qui guette l'homme est le danger de tomber dans le péché des péchés (Le Signe 32/5), le point de non-retour de la déspiritualisation, pour moi l'objectif terre-à-terre, utilitaire, dont l'humanité doit se détourner. [245C68*19/11/2022]
Sur le lien entre progrès spirituel et résistance physique
L'homme serait menacé d'asphyxie par le dioxyde de carbone ? S'il ne change pas sa vie, c'est tout à fait possible en effet ; il disparaîtra comme disparurent les dinosaures. Mais s'il change sa vie, s'il met en pratique, nécessairement graduellement, l'amour du prochain, le pardon des offenses, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés, sa résistance physique aux agents chimiques changera graduellement au fur et à mesure de ses progrès spirituels jusqu'à devenir totale. Le Jour du Père (Le Signe 31/8) sera un Jour autre que le jour actuel de vingt-quatre heures à l'horloge. Ce sera le Jour ou l'Ère de la disparition graduelle du temps, avec au bout la résurrection graduelle, c.-à-d. la non-mort graduelle, la lumière ou la vie graduellement redonnées aux cendres, etc. Et l'homme augmentera graduellement sa résistance aux agents délétères : âge, guerre, gaz carbonique, alcoolisme, maladie, etc. Autrement dit, la vie fragile de l'humain quasi éphémère, dont la vie ne dépasse pas quelques décennies, deviendra une vie se solidifiant physiquement autant que spirituellement et s'allongeant au fur et à mesure qu’elle se rapprochera de la Vie pour enfin la retrouver (24/5). [245C68*19/11/2022]
Sur les prophètes connus et inconnus
La culture moderne est chimio-physiquement et technologiquement une erreur et une impasse parce qu'on s'apercevra que les modifications qualifiées de scientifiques qu'on veut appliquer à nos vies pratiques sont génératrices d'inconvénients et de problèmes plus graves ou, à tout le moins, aussi graves que les problèmes qu'on croit pouvoir résoudre. C'est ce qui donne au Signe, pour nous Pèlerins d'Arès bien sûr, mais pour un nombre croissant d'humains dans les temps qui viennent, le statut de merveilleux héritage. Le Signe est une Merveille de mesure (Le Signe 7/6, etc.). La culture qui remettra les humains sur le sentier de l'amour, du Sermon sur la Montagne, de la Vie qu'il nous faut retrouver (24/5) dérive de jours très anciens. C'est elle qu'il faut replacer au pinacle de nos soucis. Même une bonne part de nos mathématiques tirent leur origine du monde ancien, notamment le zéro qui a une importance primordiale dans le calcul a été utilisé de très bonne heure par les Assyriens. Les Babyloniens divisaient déjà le cercle en 360 degrés. C'est toutefois dans le domaine du spirituel que les Hébreux apportèrent, notamment par la voie des prophètes, voie toujours en cours, des progrès capitaux après la chute, la rébellion d'Adam(e). Ce furent les prophètes hébreux du VIIIème siècle avant Jésus Christ qui rétablirent le Vrai simple de l'existence d'un seul Éternel Créateur. Peut-être Sarsouchtratame (Zoroastre, xviii/3) les précéda-t-il.
Ainsi le prophète Amos nous enseigna-t-il que la Création est spirituelle parce que Dieu est Esprit, Vie, éon étalé sur l'infini. Le prophète Osée souligna Dieu n'était pas seulement spirituel, il était aimant — Le Signé dit même trop aimant (12/7) —. Les prophètes Jérémie et Ezéchiel précisèrent que le salut de l'homme dépendait de sa conduite. Puis vint un déclin quand le judaïsme devint religion, donc légalisme et sacerdotalisme, mais il y a eu, par bonheur jusqu'à nos jours, assez de hérauts libres du Père pour continuer d'affirmer qu'il ne fallait pas suivre cette voie "administrative". La plupart des prophètes qui ont jusqu'à présent maintenu l'idéal spirituel sont inconnus. Le Signe fait rejaillir l'Essentiel dans sa pureté indicible et je suis très heureux de saluer parmi nos frères et sœurs tant de prophètes ignorés... [245C69*19/11/2022]
Sur les silences de la Parole d’Arès et les mystères de la Vie
Depuis quelques années, j'ai commencé de me déplacer jusqu'à l'aire métaphysique du Fond du Signe et le dépaysement des pensées est manifeste. Cela n'a rien d'étonnant ; on ne peut imaginer que le Père se manifeste pour répéter ce que les religions ont réduit à un catéchisme tombé dans la culture générale, une sorte "d'histoire sainte" pour enfants. Tout le monde a remarqué qu'il y a de nombreux silences dans la Parole d'Arès, parfois même des passages sibyllins. Ce sont des "blancs" métaphysiques que le prophète est chargé de remplir sur Terre à partir de ce qu'il trouvera de dicible, bien sûr.
Le Père ne peut pas comprimer dans une Révélation relativement simple tout ce qui tapisse les murs de l'antichambre de la Vérité, même si celle-ci n'est pas exprimable en langage humain, insuffisant, inapte à exprimer l'extrême grandiosité des Forces du Royaume, comme l'appelait Jésus. Il faut tôt ou tard aborder avec courage, quitte à se débattre dans le vide parfois, la réalité suprasensible, invisible à l'œil de chair à moins qu'il trouve comment concentrer la Lumière. Il y a pour l'homme de la planète Terre un mystère dont il ne peut voir que l'ombre ; encore faut-il qu'il la voie bien ! C'est à la concentration de cette ombre, qui se détache sur le Fond de Lumière, que je travaille actuellement. La Vie n'est pas une Puissance atone. C'est aussi une Énergie. Des Forces pas seulement chimio-physiques mais aussi spirituelles, étayées par une immense Sagesse (Le Signe 10/12, 33/6), régissent le cosmos. C'est quelque chose de cette "bouilloire" ou ce "cubilot" que voit le télescope Hubble. [245C70*19/11/2022]