Aussi longtemps qu’on ne comprendra pas que le Sacré en l’Homme
est aussi fabuleux que cette soudure de deux galaxies des Antennes,
dont les noyaux fusionnent pour devenir une supergalaxie unique,
on ne comprendra rien au Sacré.

©ESA – Photo : NASA, ESA, and B. Whitmore – Space Telescope Science Institute
Mai ! Le mois prochain s’ouvrira à Arès le Pèlerinage 2014.
Chaque Pèlerin deviendra sacré en se soudant au Père et à son Univers. Si cette soudure se fait mieux au Feu d’Arès (Signe xLi/1-5), elle peut aussi se faire n’importe où.
De 1929 à 1974 j’appris comme enfant et adolescent, je servis comme militaire, je produisis des biens matériels et gagnai de l’argent comme ingénieur, je dispensai une foi dogmatique et une prière stéréotypée dans l’église, je collai au système que je crus seul protecteur et prometteur pour l’homme, jusqu’à ce que vinrent devant moi, qui était aussi indigne qu’impréparé, le Messager du Créateur puis le Créateur Lui-même.
De 1974 à 1977, pendant des heures aussi apeurantes que bouleversantes, face au Surnaturel Optimal je découvris que je pouvais, que n’importe qui pouvait redevenir sacré. Je découvris que le Sacré n’est pas un culte ou un lieu de mémoire, serait-ce l’Écriture, une relique, un temple, une église, Jérusalem, La Mekke, Arès, Rome, Bénarès. Le Sacré est tout ce qui se soude au Tout Autre dans le moment de cette soudure.
De 1974 à aujourd’hui je suis toujours comme chacun de vous de chair et d’esprit — notre côté animal pensant, non sacré — mais je suis aussi d’âme, parce que chaque fois que j’entre en pénitence, aussi souvent que je peux, je suis sacré.
Étre sacré, c’est quitter une heure, un jour, une vie, une façon de vivre qui, même religieuse, peut être sans finalité spirituelle, afin de muer en l’image et ressemblance du Créateur.
Des progrès sociaux ont été faits, mais au prix de deux guerres affreusement martyrisantes, meurtrières, dispersantes et destructrices au XXe siècle et de dettes nationales faramineuses au XXIe. Plus grave encore que les guerres et les dettes, le prix du progrès a été l’avilissement et le matérialisme lourds, la perte du sacré en l’homme.
Le Signe survient et l’humain entre en lui-même (Luc 15/17), revêt le Bien, le sacré donc.
À première vue le Sacré ne se voit pas plus que le Bien ; rien ne le montre au monde quand vous passez dans la rue, quand vous travaillez à votre bureau, votre établi, votre champ.
À seconde vue le Sacré apparaît à l’œil rare qui perçoit que le Bien vous rend libre, intelligent, pacifique, miséricordieux et aimant. Le sacré redonne sa divinité à l’animal pensant, quand celui-ci tète sa force dans la Force et redevient l’homme qui a la Voix (Signe vii/5).
Le Créateur, le sixième jour (Genèse 1/26-31), spiritualisa l’animal pensant, lequel demeure en vous avec ses projets, ses nourritures, ses conforts, ses plaisirs équitables, mais pour retrouver le sacré il vous faut cesser de courir après des chimères, des nourritures, conforts et plaisirs surfaits. La différence entre équitable et surfait ne vous est déjà pas aisément perceptible, mais pour la plupart des humains aujourd’hui cette distinction est quasi impossible — De là, entre autres causes, une cause importante des difficultés de votre mission — Patience ! Les gens verront la distinction un jour ou l’autre.
Vous devenez sacré quand le temps d’un Bien accompli, d’une vraie piété, d’un travail à la moisson, vous oubliez la souffrance de l’impermanence, que Bouddha cinq cents ans avant Jésus avait déjà été envoyé dénoncer. Égarement et caprices, sueur, soucis, adversité, malheurs, maladie, vieillesse et mort sont les étapes de l’impermanence. Est sacré tout ce qui en vous y échappe, serait-ce un instant. Il n’y a, il n’y aura, de permanence que dans le Bien sans âge, sans maladie et éternel.
Le Bien, dans les moments où vous l’accomplissez, suspend dans votre impermanence votre âge et vos maux, et dans ces moments vous êtes sacré.
J’ai cité Bouddha comme j’aurais cité Sarsouchtratame (Signe xviii/3), Isaïe, Jésus ou Mouhamad, mais je ne parle pas ici du bouddhisme et des bouddhistes, du judaïsme et des juifs, du christianisme d’église et des chrétiens d’église, de l’islam de mosquée et des musulmans de mosquée. Je ne confonds pas la Voix avec ceux qui l’ont figée, car la Voix est Vie, et donc le Bien et le Sacré sont Vie.
La Vie (Signe 24/5) court sans cesse pour, comme le Créateur, faire mille nouveaux soleils (Signe xxii/10) dans nos cœurs, nos âmes, en attendant que nous contribuions à les faire aussi dans l’univers comme cela m’arriva, quelques instants, en 1977 (vi/1-4), , car le Sacré, c’est aussi votre brillant retour à la co-création.
Écouter une présentation audio de cet article par Michel Potay (enregistré initialement au format vidéo avec sa fille Nina) :
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