Hier matin, 18 décembre 2018, ma boîte de commentaires était vide. Aucune nouvelle déclaration d’assidue fidélité à mon blog ne faisait suite à mon message 202C44 du 4 décembre.
Je m’étais fixé comme limite de réflexion le jour où je trouverais tari le petit filet de déclarations d’assidue fidélité à mon blog. J’y étais. J’avais vu la part du feu. Quelques tardives déclarations de fidélité viendront encore ensuite  ; ce sera la part des braises. Le silence quant à lui est-il la part des cendres  ? Oui et non, parce que j’étais cendre quand Jésus en 1974 me visita et il mit le Feu à ce qui était mort en moi. Tout peut donc renaître, rien n’est jamais désespéré, même la mort ne l’est pas, puisque nos âmes volent comme les grands migrateurs d’étoile en étoile en attente du Jour (Signe 31/8) où la Création s’achèvera.

Léonidas et 300 des siens arrêtent aux Thermopylesla vaste armée du plus puissant empire d'alors : la Perse de Xerxès 1er. Moi et 300 Pèlerins d'Arès nous vaincrons le plus puissant empire de notre temps : le péché au fond de l'humain et le Mal auquel il contribue. (Source : Pimpinellus, Wikimedia)

Léonidas et 300 des siens arrêtent aux Thermopyles la vaste armée du plus puissant empire d’alors  : la Perse de Xerxès 1er.
Moi et 300 Pèlerins d’Arès nous vaincrons le plus puissant empire de notre temps  : le péché
au fond de l’humain et le Mal auquel il contribue.
Source  : Pimpinellus (Domaine Public, Wikimedia)

J’ai donc eu deux semaines pour réfléchir au fait que j’avais découvert à Paris le 30 novembre, le fait que ce n’était pas par mon blog, comme je m’étais hasardé à l’espérer, que je gravais dans le cœur de mes frères ma ligne de pensée. La question se repose, alors, à moi une fois de plus  : Comment garder le contact avec mes frères et sœurs  ?
Ceux et celles qui ne me lisent pas ne sont pas en faute. Les Pèlerins d’Arès ne sont pas plus obligés de lire ou d’écouter le prophète, ses livres, ses causeries, son blog, qu’ils ne sont obligés de prier, de faire le Pèlerinage, etc., puisqu’il n’y a plus sur terre, depuis que la pensée d’Adam y remplace celle du Père, aucune loi (Signe xix/24) qui vaille d’être obéie. C’est pourquoi Le Signe réveille la conscience tellement supérieure à la soumission. C’est du Jour (31/8) et de la Loi qui sera (28/8) que nos consciences ont faim, mais sans se nourrir elles n’avanceront que très lentement, peut-être trop lentement avant que ne survienne le péché des péchés (38/2).
J’ai compris que demeure le problème de la prophétisation, c.-à-d. de l’engendrement de prophètes par le prophète. Vieillissant et isolé, je ferai ce que je pourrai pour aider, si l’on souhaite mon aide que mon isolement et mon âge m’obligent à donner si mal, mais j’ai compris que l’action de mon blog ne saurait être centrale.

Comme Dieu je prends les hommes comme ils sont, non comme je souhaiterais qu’ils soient.
Environ 200 frères et sœurs ont en deux semaines répondu à mon déconcertement et peut-être quelque 100 de plus y répondront qui n’ont pas pu me répondre vite pour des raisons irrépressibles.
Soit quelque 300 en tout  ! Ça paraît peu.
Mais c’est Léonidas et ses 300 Spartiates aux Thermopyles  !
C’est assez pour triompher du péché.
Quant aux autres je les aime tout autant, et je promets de ne plus être déçu. La déception, je le découvre aussi, est un vilain et bête péché. La sagesse hindoue dit  : « Veux-tu savoir ce que quelqu’un a dans le cœur  ? Vois comment il se comporte avec ceux qui ne lui donnent rien ou peu. »

Je poursuis mon blog et j’écrase ma propension, déraisonnablement grandie en moi depuis quelques années, à penser que ce blog était le bon moyen d’enseigner en continu mes frères du petit reste et particulièrement leurs coordinateurs. J’ai compris mon erreur  ; rien ne permet d’échapper ni aux vacillements des mille façons dont est compris ou ressenti le dit ou l’écrit de quiconque ni au désordonnement des rythmes humains.
Je ramène ainsi ce blog à ce qu’il était à son origine, strictement personnel, ainsi que sa définition était affichée sur la page d’accueil en 2006  : « Un blog est un mémoire non périodique, un journal de l’âme. Dans celui-ci le témoin du Signe, Michel Potay, note ce que l’actualité du monde ou de la fraternité arésienne, la vie arésienne ou seulement ses pensées lui inspirent. » Ceci n’est que le blog d’un pénitent, d’un homme qui combat en lui-même le tentateur qu’il est autant qu’il est l’ange, un pénitent qui n’est le chef de personne (Signe 16/1), qui ne commande pas (36/19), qui n’est rien d’autre que la parole qui est la Parole (xxxi/10), parole et Parole qui n’ordonnent rien à personne, qui attendent seulement d’être entendues. Chacun fait le mal qu’il veut, en pâtit et rend le monde un peu plus mauvais qu’il n’est, ou fait le bien qu’il veut, se sauve et contribue à changer le monde en bien (28/7). Mes frères proches, moins proches ou même ennemis pensent de ce blog tout ce qu’ils sont libres (10/10) de penser.
Un blog comme tout langage est une sorte de toile d’araignée dans quoi l’auteur comme le lecteur peut être pris comme une mouche. L’araignée — la pensée — l’encoconne. Chaque mouche est prise dans les fils des mots et des phrases tels qu’elle les comprend et que les autres comprennent autrement dans leurs cocons respectifs. Nietzsche, je crois me souvenir, compara le langage à un columbarium romain, que chaque visiteur ou utilisateur voit à sa façon en scellant dans une niche parmi les milliers de niches le sens en lui fixé de chaque mot ou de chaque expression comme une urne funéraire. Or, le Vrai est tout le contraire  ; il fait exploser le colombarium, les niches partent en poussière, en fumée, en vapeur avant l’Aurore (Signe xix :18). Dans Le Signe les mots sont inenfermables et flottants. Si la Parole d’Arès dit pénitence, c’est parce qu’il n’y a pas en français d’autre mot pour désigner le pont qui fait passer du mal au bien, mais cet abrégé fait que l’auteur et les lecteurs le comprennent chacun à sa façon  ; le prophète Mikal essaie seulement de le mieux circonscrire, mais qui écoute les prophètes  ? La définition d’un mot n’est pas une explication  ; ce n’est qu’une idée. Le Signe, que je confirme exacte quand à l’énoncé — y compris l’énoncé des mots entre parenthèses dans Le Livre, irremplaçables et inescamotables —, n’est pas construite autrement qu’une suite de concepts et de perspectives. C’est une architecture vivante, modulante, musicale même, ce n’est pas un cimetière comme l’est l’intellection du grammairien ou du théologal ou la science, que la Parole qualifie de vaniteuse (33/8).
On peut lire le blog par le commencement, la fin ou le milieu, on y entrera par n’importe où. On peut ne pas le lire. Le Signe nous fait vivre dans l’incertitude  :  Qui peut savoir qui est sauvé qui n’est pas sauvé  ? (Signe 11/3). Certains ont trouvé que des commentaires sont « trop longs », « pénibles à lire », etc. Eh bien  ! qu’ils ne les lisent pas  ! C’est sans importance, s’ils sont pénitents, s’ils vivent selon le Sermon sur la Montagne, en aimant, en pardonnant, en faisant la paix, en cherchant l’intelligence du cœur, en se voulant libre de tous préjugés.

À tous je souhaite un beau Noël d’espoir  !

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