La Vie de l’homme comme la Vie de l’ange
ne suit pas une tradition, mais la Lumière.

(Photo : Romainbehar, Lyon 5e - Cimetière de Loyasse, Wikimedia)

Photo  : Romainbehar, Lyon 5e – Cimetière de Loyasse (Wikimedia)

Des négateurs me demandent, avec dégoût ou avec désolation  : « La tradition, qu’en faites-vous  ? »
Je réplique  : « Vous voulez dire  : Que fait Dieu de la tradition  ? N’oubliez pas que Le Signe est Parole de Dieu. »
Leur regard durcit, signifie  : « Nous ne croyons pas que vous avez rencontré Dieu, vous le savez bien. »
Je les ignore  ; je poursuis  : « Dieu balaie toutes les traditions d’une Main sublime. Les traditions ne sont qu’étroitesses d’esprit, régression, chauvinisme des unes contre les autres, exclusion des unes par les autres. Quelle tradition est la bonne  ? Aucune. »
La tradition  ? C’est immobilisme, archaïsmes, mort. Le Créateur en est tout le contraire  ; chaque jour il court et fait mille nouveaux soleils (Signe xxii/12), rien n’est fixe dans l’univers. Il est la Vie. Les traditionalistes L’ont ensarcophagé et desséché dans des images et des théologies, la moumia (momie Signe xLix/7) et ils blâment ceux qui vont de l’avant de soi-disant tuer le monde et ses « valeurs ».
La tradition de la religion égyptienne antique dura quelque 4.000 ans. Ça, c’était de la tradition  ! Il ne reste cependant rien du Maât, de Ra, d’Osiris, d’Horus, d’Isis, et qui s’en plaint  ? Un jour il ne restera rien du christ-dieu, du vatican, du christia­nisme d’église et qui s’en plaindra  ? Le Signe nous dit en substance  : « Pourquoi attendre  ? Prenez les devants. Rompez la tradition, quelle qu’elle soit, dès maintenant  ! Vivez, quoi  ! »

« Rompre la tradition, c’est perdre des repères vitaux  ; tout va partir en quenouille et ce sera la fin, » entend-on. Mais oui, ce sera la fin de la religion, de la stagnation, de la mort de l’esprit. Dans l’antiquité la tradition formait la base de la vie locale. Rien ne bougeait. Ceux qui tentaient de remettre le monde en marche étaient appelés prophètes, mais on les menaçait (Élie) ou les tuait (Jésus). On appelle encore aujourd’hui « société traditionnelle » toute société où rien ne bouge.

Beaucoup de traditions disparues se reforment sous d’autres vocables. « La tradition républicaine… » disent les politiciens avec des trémolos. Tout traditionaliste loue sa tradition, la déclare parfaite, relativise les autres vues comme arriérées ou nuisibles. D’où la nécessité de remplacer partout la tradition par la lumière et le mouvement, dit Le Signe.

La science, dit-on, est évolution, l’antithèse de la tradition. Erreur  ! La science évolue, mais à l’intérieur d’elle-même  ; elle est par elle-même une tradition, comme toute tradition, rendue aveugle et sourde à tout ce qu’elle ne veut ni voir ni entendre. J’ai vu et entendu Jésus puis le Créateur, mais la science me dit  : « Impossible et donc faux. » Moi  : « Mais mes yeux voient bien, mes oreilles entendent bien. » La science  : « Faux, faux, faux. Vous l’avez inventé ou vous avez été illusionné. » La science a des principes indéracinables  ; elle est bien une tradition.

Du reste, il n’existe pas de tradition « de toujours ». Aucune tradition ne remonte aux origines du monde, prétendues supérieures, même si, dans les moments douloureux de l’Histoire, les traditionalistes le font croire pour consoler.
Les traditions s’attribuent des généalogies imaginaires, prétendent défendre les « identités » des sociétés qu’elles affirment représenter. Mais ces identités n’ont pas cessé de varier. La Catholicité par exemple prétend avoir deux mille ans, mais si vous pouviez entrer dans une église pendant une messe au 8ème ou au 10ème siècle, vous vous croiriez sur une autre planète. Toute identité n’est qu’apparence, n’est que moment.
« L’âge d’or » d’une tradition n’a pas plus existé que n’a existé la « race française », qui n’est que le produit sans cesse croisé et recroisé de milliers de copulations hétérogènes qui se poursuivent inlassablement avec les mouvements de population et les allées et venues des immigrants.

Le Signe ne nous demande pas d’établir une tradition de Vérité absolue qui serait la dernière et la seule bonne tradition. Elle nous demande seulement d’établir le Bien. Il n’existe pas de Vérité absolue sur terre et c’est pourquoi la Parole dit  : La Vérité, c’est que le monde doit changer (Signe 28/7), et elle laisse les hommes libres (10/10) de vivre en communautés qui chacune suivent le mode de vie qui leur plaît, et l’on sait que cela ne peut exister hors de petites unités humaines.
Le morcellement des grandes nations entraînera la disparition des grandes traditions. On dit  : « Chaque ère nouvelle crée des hommes nouveaux », mais Le Signe signifie autre chose  : Tout homme qui naît naît nouveau  !

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