La croyance, ferme ou vague, en l’hypothèse que la vie corporelle de l’homme n’est qu’un passage et que « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » (Anaxagore, Lavoisier) et que donc existerait autre chose après la mort est répandue sur toute la Terre. Chaque religion enseigne la façon dont, selon elle, se fait le passage de la mort à une vie au-delà.
Mais il y a tant de religions professant des doctrines disparates de ce passage ! Les chrétiens pardonnent leurs ennemis pour aller au Ciel ; des musulmans les massacrent en criant « Allahou akbar ( ٱللَّٰهُ أَكْبَ ) » ; les hindouistes attendent le bonheur de la réincarnation ; aux juifs Qohélet (9/4-5) dit : Un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort. Les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout.
Qu’est-ce que la foi ?
La foi est lucidité ! Elle n’est pas une affaire de paradis, d’enfer ou de purgatoire ; elle n’est pas une construction ésotérique ; elle n’est pas un conte de fée. Être lucide, c’est se contenter du peu qu’on peut savoir.

Je prie intensément depuis que j’ai reçu Le Signe.
Ici en 1994 dans la nature. En fait, je ne fais que répéter inlassablement les Paroles de Jésus et du Père, car je ne Les vois plus depuis 1974 et 1977 et je sais que personne n’est obligé de me croire.
Seule la foi active ma mission.
© Christiane et Nina Potay
La foi est la seule virtualité de la pensée prévisionnelle, le seul saut possible par-dessus temps et matière, le seul moyen de rendre possible l’impossible, du recevable à l’irrecevable, même si l’on ne perçoit rien de l’insensible, de l’immesurable, de l’invisible, de l’avenir.
Le Signe ne parle de la survie post-mortem qu’en métaphores : Bouche de la Vie (24/3-5), bonheur (36/23), Jour (31/8) du Père, sans précision. Pourquoi cette absence de développement ? Parce qu’il est vain de parler de l’incompréhensible à nos cerveaux, qui certes peuvent faire beaucoup mieux que des cerveaux de souris, mais qui sont des cerveaux de souris face aux antiques fantastiques possibilités du cerveau d’Adam avant sa chute. Le péché nous a rendus bigleux et obtus. La foi est notre canne blanche.
La foi prit naissance comme compensation après que la race d’Adam eut effacé ses souvenirs d’Éden d’autant plus vite et totalement qu’elle ne l’avait probablement pas aimé. La foi seule aujourd’hui encore peut évoquer l’invisible et l’insaisissable, tout ce qu’on ne voit ni n’expérimente plus. Même si la foi erre plus ou moins au hasard, affabule souvent, je ne peux pour ma part voir les matérialistes rationalistes étroits que comme des lâches, qui se dissimulent derrière une porte dont ils prétendent qu’elle serait la seule ultime limite de l’existant et qui prétendent avec force que derrière cette porte il n’y a qu’invention ou rêve. Ils ne croient pas que l’intuition est souvenir.
La foi se passe de preuves scientifiques. Elle se manifeste dans le sillage de la Vérité absolue, qui dans Le Signe est future (28/7) ; elle n’est pas à portée des lunettes, des microscopes, des manomètres, etc. « La Vérité totale n’est donnée à personne » (« Nous croyons, nous ne croyons pas », Le Signe édition 1995, p. 722), la Vérité n’appartient qu’à l’intelligibilité et à la palpabilité spirituelles. De ce fait, la foi est tellement riche qu’elle n’est jamais vraiment la même d’un individu à un autre, même d’un P(p)èlerin d’Arès à un(e) autre, parce qu’elle épouse les innombrables formes de l’intuition.
Nous avons récemment entendu des propos péremptoires qui n’étaient, en fait, que des déclarations de foi : Poutine déclare la guerre à l’Ukraine en ayant foi dans le bien fondé de ses préoccupations personnelles totalement inverses de celles des Ukrainiens, et foi dans une suite d’événements qu’il a conjecturés, mais qui se déroulent tout différemment. Douze candidats à l’élection présidentielle en France. Leurs convictions ne sont que déclarations de foi en une suite d’événements qui ne se produisent pas comme ils les espéraient. Même l’élu ne peut savoir ce que sera demain et ce qu’il fera. Autrement dit, la foi nulle part n’est réalisée comme un fait scientifiquement démontré et pourtant la conduite des nations n’est basée que sur elle. Il résulte de ce constat qu’on ne peut envisager l’avenir qu’avec foi.
Ceux qui se moquent de la foi des Pèlerins d’Arès devraient d’abord douter d’eux-mêmes. Croire en Dieu ou en des « lendemains qui chantent » ou douter de tout dans l’inverse conclusion des désespérés : « Tous pourris ! », « À mort les Juifs, les Musulmans, etc. » ressort de la même incertitude, parce que tout se construit indéfiniment ; la construction n’est jamais finie.
C’est la grande leçon du Signe. L’incertitude est un obstacle que l’hommee doit franchir s’il veut devenir saint comme le Créateur est saint (Lévitique 20/27), car la foi est la seule vague d’étrave de la Vérité.
La vie est noétique, presque entièrement faite des incertitudes de la vie psychique. Quels sont les rapports entre les prodigieuses apparitions surnaturelles de 1974 et 1977 et la vive résistance qui leur opposent des terriens ? Cette question, qui n’a jamais cessé de me poursuivre depuis un demi-siècle ; elle revisite ma foi presque chaque matin. Je ne peux qu’évaluer sans certitude les enjeux psychosociaux qui résultent de mon témoignage, qui à l’évidence obture le passage entre les faits que j’ai vécus et les faits que le monde vit.
Ma seule force est dans ma foi. La seule force de mes frères et sœurs P(p)èlerins d’Arès est dans leur foi. Pour finir, trouvons-nous l’équilibre mental dans cette affaire ? Oui et c’est un équilibre précieux, car la foi seule comme simple choix ne suffit pas — Adam choisit simplement d’être pécheur et ce fut sa chute (Signe 2/1-5) — ; la foi ne fait ni le prophète ni l’élu (28/1), car aucun de nous, faucon ou oisillon du faucon (xLv/14), ne peut prétendre qu’il soit suivi par tous les gens de rencontre, et aucun de nous, vivants, n’est encore mort et ne peut affirmer qu’il est un pénitent suffisant et qu’il a une âme ni où va cette âme ensuite, et ceux des nôtres qui sont morts ne reviennent pas nous raconter le sort qu’ils ont ailleurs.
La foi, qu’il ne faut pas apparenter au rêve, permet à l’homme de trouver son extraordaire puissance inventive, d’anticiper l’indescriptible miracle du Séjour (Signe 2/10, 20/4, 33/18, etc.) auprès de la Vie (24/3-5). Elle est le moteur nécessaire et infatigable de l’évolution, dans tous les domaines ; dans le domaine de l’entreprise terrestre, mais plus encore dans celui de l’exploration spirituelle. Je ne crois pas qu’il y ait une découverte ou une invention fondamentale, une œuvre majeure ou une évolution heureuse, qui vienne de et à l’homme seul. ll y a toujours une invisible assistance ou impulsion du dehors — je dirais pour ma part de la Vie — en est la cause première de toute création. Un être surnaturel qui, je crois, est Jésus de Nazareth vivant indéfiniment, m’apparaît en chair et en os et me parle en 1974 puis disparaît ; après quoi, une beaucoup plus impressionnante Puissance, physiquement incorporelle mais sonore, me parle en 1977 avec une éloquence concise. L’Événement n’est pas impartageable, puisque je l’ai relaté, mais il est anionique et par là incroyable, parce qu’il appartient à un type d’expérience quasiment disparu depuis la péché. Étant incroyable, seule la foi peut le faire subsister. Mais cela est vrai pour quantité d’événements qu’on classe comme matériels. Pourquoi Archimède fut-il Archimède, Mozart Mozart, Einstein Einstein ? Pourquoi mon concierge ne les vaut-il pas ? Mon concierge a le même cerveau, mais les merveilleux javelots d’or du Ciel ne le transpercent pas et je ne sais pas pourquoi. C’est tout.
Mais ne nous voilons pas la face devant le problème que pose la foi vue comme — supposons — les vingt-huit pièces du jeu de dominos, parmi lesquelles il n’y a qu’un seul double-six. La foi n’a, parmi de nombreuses formes, qu’une seule forme de Bien. Quantité d’humains ont foi en leurs cultures, leurs idées, leurs espérances spécifiques et vont jusqu’à emprisonner, dépouiller, égorger, décapiter au nom de leur foi tuer au nom de leur foi comme les ḥašašyīn (en arabe حشاشين, d’où vient le mot « assassins »). La foi pose un problème très aigu, que le monde devra résoudre. Nous ne voyons à cela qu’un seul remède : la pénitence.
Ayons foi en la pénitence, en l’amour !
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2022 — Tous droits réservés


Sur le fait que la foi n’est pas l’adhésion à une idée
La foi n'est pas une croyance intellectuelle. La foi n'est pas l'adhésion du cerveau à une idée, même à une idée qui reposerait sur la Source : la Parole venue par les prophètes. La foi est un agir produisant du Bien : amour, pardon, paix, intelligence, être libre et laisser les autres libres, même sans croyance. Nous connaissons tous des hommes et des femmes de Bien qui n'ont pas de croyance, mais qui sont des humains de Bien. Inversement, c'est à ceux et celles qui disent : "Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, que nous avons chassé les démons ?" que nous pouvons répondre comme Jésus : "Jamais je ne vous ai connus, écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité !" (Matthieu 7/23) (traduction Bible de Jérusalem). Ainsi être inique (Le Signe 28/18, 31/4), c'est ne pas être un humain de Bien actif, ne pas être un créateur ou une créatrice de Bien.
Le Signe nous fait clore notre parcours à travers des croyances comme celles de la loi mosaïque ou d'autres lois religieuses, quelles qu'elles soient. Nous avons clos notre parcours à travers des concepts compliqués, une sorte de labyrinthe de règles aussi inutiles les unes que les autres : ne pas manger ceci ou cela, ne pas travailler tel ou tel jour, prier comme ci ou comme ça, accourir aux fêtes carillonnées, soutenir un rite de passage, etc., et nous avions oublié que seul le changement du monde, c.-à-d. de l'humanité, en Bien était la porte du retour dans le Jardin qui ne fane pas. Avoir la foi, c'est simplement retracer le chemin — le sentier, dit Le Signe — du Bien qui seul ramène au Bonheur perpétuel. Croire pour un pèlerin d'Arès, c'est croire que le monde peut sortir du Mal si les hommes retournent au Bien. [241C2*30/05/2022]
Notre foi n’est pas matérielle, mais Sainteté, Puissance et Lumière (Le Signe 12/4)
Notre foi bouillonne comme les inaperçues profondeurs d'un puits, du b'hêr (Le Signe xxvi/7) dont parle Le Livre.
Notre foi, tout aussi énigmatique soit-elle pour le public, n'est pas matérielle comme l'était l'arche d'alliance. Elle est Sainteté, Puissance et Lumière (Le Signe 12/4) invisibles, assoupies, potentielles mais réelles. Elle est la foi qui changera le monde (28/7) et qui, pour l'heure, permet seulement de changer la vie (30/11) de l'humain qui la porte en pénitence créatrice pour le prix d'un effort d'amour aussi fréquent que possible.
La Vie a Foi en nous sans discontinuité. Mais notre foi à nous est discontinue, c'est comme un rabâchage avec des plages de distraction, de pensées mécréantes entre les rabâchements. Moi entre deux rabâchements — peut-être moins espacés chez moi, parce que ma mission est toute ma vie — je pense à des choses sans rapports avec ma foi : m'acheter un pantalon neuf, me doucher et me brosser les dents, dormir, parler avec Christiane du plaisir de vivre ensemble, penser à mes filles, à mes petits-enfants, zapper pour éclipser Macron qui cause, chercher à voir quelque chose qui cause moins et, n'en trouvant pas, finir par un documentaire sur l'ornithorynque, etc. Nietzsche disait que la seule façon d'exprimer sa conviction était de la répéter, répéter, répéter. Spinoza rabâchait pour compulser sans cesse le dossier cérébral de ses pensées.
Qui n'est pas au cours de sa vie un répétiteur de ses opinions ? Écoutez Mélenchon ! Son talent est sûr, mais je l'appelle Idéfix comme le chien d'Astérix. Or, on ne peut pas changer sa vie sans se remettre sans cesse en question. La litanie répétitive est un des symptômes les plus lourds du péché. C'est le propre de la foi humaine aujourd'hui ; ce symptôme disparaitra, le péché disparaîtra donc, avec la Lumière, aujourd'hui éteinte pour tant de mortels qui se réfugient dans la glaciation du rationalisme, quand elle cessera de clignoter chez les croyants. Nous sommes des espérants clignotants. Mais ce clignotement comme notre humeur cessera un jour. Quatre générations ne suffiront pas pour en arriver là, mais cela arrivera, c'est certain. [241C8*01/06/2022]
La foi est un processus à évolution lente
Aujourd'hui beaucoup rient, ou haussent les épaules, ou soupirent, quand quelqu'un a un comportement ou lâche un mot inconsciemment inapproprié. C'est souvent le cas de la foi, vue dans ce monde "rationnel" comme quelque chose d'inconsciemment comique ou de tragique résultant de déchets de culture traînant ici et là. En tout cas, j'ai remarqué que très souvent la foi est vue comme inconsciente par le monde sans foi. Mais pour la plupart d'entre nous, P(p)èlerins d'Arès, la foi que nous mettons dans Le Signe et dans ma personne chargée de l'expliquer et de la développer n'est pas inconsciente, n'est pas produite par la culture ou la subjectivité.
Par exemple, je connais un certain frère qui a beaucoup réfléchi avant de considérer comme raisonnable de considérer Le Signe comme venu à son témoin depuis une Vie universellement créatrice et d'espérer en Elle, si bien que pour la majorité d'entre nous la foi est consciente.
À cela on peut répondre que ce n'est apparemment pas le cas pour la majorité des mortels, puisque très peu d'entre eux nous suivent après nous avoir rencontrés et écoutés. Pour ma part, je ne suis pas sûr qu'il y ait autant de refus du sens du Signe qu'on pourrait penser. Je pense qu'il y a surtout une énorme faiblesse (Le Signe 36/5) de la conscience à se dire : “Oui, le bien seul peut vaincre le mal, c'est la raison même qui le dit. Oui, il faut agir, devenir producteur de bien, d'amour, de pardon, de paix, etc..." Mais là le courage manque, la langueur étouffe la conscience active, ne laisse qu'une conscience assoupie, somnolente, neutre.
Autrement dit, la conscience n'est pas une force qui comme l'orage existe ou qui n'existe pas. La conscience est un processus en évolution lente. La foi est, de ce fait, de même un processus à évolution lente et à mes yeux les Pèlerins d'Arès sont seulement des consciences, rares, à évolution rapide. C'est ce qui explique que quatre générations ne suffiront pas (24/1) non pour changer le monde (28/7), œuvre beaucoup plus lente encore, mais pour constituer un petit reste digne de ce nom. Nous ne sommes que le petit reste naissant du petit reste que le Père espère. La foi dépend donc du facteur temps (12/6). [241C12*04/06/2022]
Il faut aussi avoir foi en l'expression prophétique
Dans l'entrée 241 j'étends l'idée de la foi à d'autres domaines qu'à la foi en une puissance invisible et éternelle, parce que je ne peux pas écarter la forte probabilité que des gens comme l'antique Créon ait eu foi dans la loi qui condamnait à mort sa nièce Antigone autant qu'Adolf Hitler ou Joseph Staline aient eu foi dans les idéologies qu'ils imposaient. Je crois qu'énorme est le nombre d'hommes qui ont une conviction brûlante en quelque chose d'autre que Dieu ou autre que l'au-delà, serait-ce en quelque chose de négatif comme l'athéisme ou le rationalisme militants de l'Union Rationaliste d'Henri Roger et Paul Langevin.
J'ai eu, il y a longtemps, une brève conversation avec deux membres de l'Union Rationaliste et j'ai été frappé par l'inébranlable foi qu'ils avaient en la nécessité de détruire définitivement toute croyance en des êtres et choses invisibles et improuvées comme Dieu, les anges, la vie après la mort. Au cours de l'échange, je leur dis bien : "L'axe central de nos convictions n'est pas la foi en Dieu. C'est la foi dans le retour possible du Bien sur Terre. La Parole d'Arès dit : La Vérité, c'est que le monde doit changer... changer en Bien, il va sans dire." Mais cela ne sembla pas les concerner sur l'instant. Au moment de nous quitter l'un d'eux me dit quelque chose comme : "Vous êtes bien sympathique, mais nous ne pourrions en aucun cas être des pèlerins d'Arès..." Je le coupai : "Si, si, vous pourriez. Dieu existe tout court ; croire en Lui ne Le crée pas. Dieu n'existe pas par le fait qu'on croit en Lui. Pour être des nôtres il suffit d'aimer, de faire le Bien : ce que Le Signe appelle pénitence, terme constructif sans rapport avec l'idée annihilante d'expiation ou de punition. Nous ne sommes pas une religion." Ils me regardèrent alors fixement puis partirent sans rien ajouter, mais pensifs. Je me dis alors une fois de plus : "Le Semeur est bien passé (Le Signe 5/1). Rien ne change tout de suite, mais j'ai fait tomber sur la graine la goutte de pluie (xvi/4, xxiii/8, xxvii/4, etc) qui la fera germer, puis s'élever en belle plante, un jour."
Notre mission ébranle la foi tellement diverse qu'ont les humains en quantité d'espérance pour la ramener à la foi créatrice par excellence, la foi créatrice d'Éden. Qu'est Éden, le Jardin (Le Signe xvi/17), sinon l'état idéal du Bien ? Mais pour en arriver là, la foi doit passer par l'Écriture. C'est là que gît le problème essentiel de la foi en la Vie (Le Signe 24/3-5), parce que l'Écriture est le calame ou la plume qu'ont tenu ceux qui ont rédigé les Sources : Védas, Bible, Dao de jing (道德经), Coran, Kojiki (古事記), Âdi Granth, Le Signe, etc., c'est-à-dire, quelque chose de douteux sur le fond, car humain, donc insuffisant et possiblement mensonger comme est l'homme. En effet, ces œuvres, qui reflètent l'insuffisance et la peccabilité humaines, comportent toutes des passages qui, contradictoires ou euphoriques ou impérieux, font douter de la vérité de l'ensemble. C'est ce qui me fera écrire dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" ceci :
"La Vérité totale n’a jamais été donnée à personne. Qu’en ferions-nous, du reste ? En discuter sans fin et sans comprendre, la langue cousue (Le Signe xii/3) ? Du pécheur l’intelligence est très limitée, mais la prétention considérable. À notre salut suffit le miel, la petite part de Vérité que certains saisissent par la foi conscite (xxii/14) et d’autres par intuition, même si ceux-ci taisent le Nom de Dieu ou Le haïssent (28/10-14 ). Par la foi ou par l’intuition, de cette petite part de Vérité rien n’est déjà facile à accomplir, en même temps rien n’est compliqué, et rien n’est catégorisable, parce que chaque Idée, chaque Mot contient tous les autres. Ce flot accessible roule sur lui-même et s’échange sans cesse avec la Mer immense à laquelle, fluide, il appartient.
"L’homme ne comprend sa part de Vérité que dans le flou, l’inachevé, l’incomplétude ; cela tient à I'Amour de Dieu. Dieu respecte la liberté de l’homme, il sait que l’homme est devenu librement bègue et sourd (Le Signe xii/4-7). Dieu ne lui ouvrira pas les oreilles de force, n’en fera pas un sauvé involontaire et sans gloire. Dieu attendra que l’homme se grandisse et se glorifie en se recréant consciemment. Jusqu’à ce moment, il arrivera même que notre part de Vérité trouble la foi au lieu de l’éclairer. La compréhension de la Parole, particulièrement la compréhension collective, est bien devenue faible lumignon (32/5)."
La Vérité absolue scripturaire, du reste et sauf dans le Coran (mais le Coran n'est pas acceptable de façon formelle : par exemple, le paradis comme transport dans l'au-delà des joies et nourritures terrestres est à l'évidence parabolique, etc), n'est pas vraiment mentionnée dans les pages de ces Sources. Pour la Bible, il est dit dans Exode 24/4 que c'est sur ordre de l'Éternel que Moïse écrit le livre de l'Alliance ou que Jérémie rédige les oracles de Yahwé (Jérémie 30/2-3). Au reste, même les conciles qui ont déclaré l'Écriture Parole de Dieu n'ont rien affirmé d'autre que le fait que le Saint Esprit L'ait inspirée, tout juste inspirée. Je crois que Le Signe est la première Parole dont je peux affirmer, parce que j'en suis le témoin, le copiste et l'éditeur, qu'elle est réellement le verbatim de Ce Qui m'a été dit à Arès en 1974 et 1977. Et encore, elle n'est pas une Révélation entrant dans le détail ; elle n'est, comme je le dis dans une autre réponse, qu'une Annonce générale, un blanc-seing. C'est le charisme que le Père m'a conféré qui est le moteur de l'explication ou du complément que je peux parfois ajouter.
Donc il faut aussi avoir foi en l'expression prophétique. J'admets que ce n'est pas une conviction simple à avoir, considérant pour commencer que le sens du langage humain, les possibilités cérébrales de le comprendre, changent avec le temps. De là la nécessité du retour de la Parole dans l'Histoire humaine ; considérant aussi la difficulté pour la Vie de réduire son Verbe à la bassesse humaine. Je n'ai jamais considéré comme blasphémateurs les doutes venus à un certain frère sur l'opportunité des mots entre parenthèses dans Le Livre. Ce doute était d'ailleurs déjà venu à une sœur qui m'avait encouragé, bien avant ledit frère, à éditer Le Livre sans les mots entre parenthèses. Ils considéraient la réception du Livre de façon purement matérialiste, c'est-à-dire par l'oreille, point final, et pensaient que les parenthèses cachaient des mots de mon invention. Mais, en fait, la Parole de Dieu ne parvient pas à son Témoin par l'oreille seule, elle lui entre physiquement par toutes les parties du corps, "dans le cœur" dis-je parfois, et c'est ce reçu que j'ai mis entre parenthèses. Expérience impartageable ! C'est quasi impossible à expliquer avec le seul langage humain ; il faut avoir vécu cette expérience. La plupart des gens voient le témoignage prophétique comme Thomas d'Aquin le voyait en restreignant le champ du témoignage à la seule réception auriculaire. Or, je me hasarderais à dire que même un sourd peut entendre la Vie, le Créateur, l'Éternel, Brahma, etc. Ce n'est pas de l'inspiration ; c'est autre chose.
Le mot hébreu "dabar" signifie parole. En hébreu c'est plus que la simple expression sonore de la pensée, c'est comme une émanation dynamique, quelque chose chargé de puissance. C'est ce que sentent ceux et celles qui ont été conquis par Le Signe. Parole est donc, outre un simple moyen verbal d'exprimer sa pensée, une force dianoétique capable de transformer un son, une idée, en puissance créatrice. Dieu dit : "Que la Lumière soit", et la Lumière fut (Genèse 1/2), et c'est la Lumière dans toute l'acception du mot. [241C16*07/06/2022]
Sur la foi comme fenêtre fermée
La foi, il faut bien le reconnaître, c'est un peu quelque chose comme la philosophie, elle nous permet de voir à travers une fenêtre fermée, et l'on voit nécessairement mal, mais on n'a pas d'autre moyen pour tout savoir, c'est-à-dire pour savoir qu'il suffit de peu pour qu'on sache ce qu'il y a derrière la fenêtre. Ce peu, nous l'avons, si nous voulons bien cesser de rêver et d'imaginer pour dire simplement à Celui Qui nous a parlé : "Nous savons que le peu que Tu nous dis nous conduira au Bonheur éternel !" [241C41*24/06/2022]
Notre foi ne peut déboucher que sur un agir ou agissement concret
La foi telle qu'elle nous suffit est la foi que nous mettons dans Le Signe et dans la pénitence pour créer son âme et se sauver en même temps que pour contribuer à sauver le monde (Le Signe 28/7). Autrement dit, la foi dans la régénérescence intégrale de la Création au final, cette régénérescence serait-elle lointaine.
La foi que nous mettons dans Le Signe passe-t-elle par le point focal de la foi tout court : la foi en soi-même ? J'ai souvent médité sur le précepte très simple qu'inspire à quiconque la lit la Parole d'Arès : Ce n'est pas croire qui sauve mais c'est faire le Bien qui sauve. Ainsi méditant, je suis inévitablement passé par le couloir du "Gnôthi séauton" (Connais-toi toi-même) gravé dans le fronton du temple d'Apollon de Delphes, temple démoli (si ma mémoire est bonne) après le décret dit de Thessalonique de Théodose 1er ordonnant la destruction des édifices païens. Se connaître soi-même, ce que Socrate ne fut pas seul à rappeler — c'est un précepte qui va de soi depuis toujours, il me semble —, revient à dire à l'homme : “Tu ne peux prendre conscience de ta vie, du but de ta vie, de ce que tu peux créer de bon, que dans le cadre d'une pratique réalisée dans ta propre carcasse, d'un agir, mais non dans un cadre théorique et moral.”
Oui, notre foi ne peut déboucher que sur un agir ou agissement concret ; elle ne peut pas en rester à une intuition, comme le pensait Husserl, inventeur de la phénoménologie. Au reste, l'intuition, le croire, ne résout jamais le vrai problème de la vie : retrouver son éternité, sortir du temps et des limites étroites du "rationnel" ; il faut l'agir, donc la pénitence, pour redonner de la couleur à la foi et donc sortir celle-ci de la grisaille. Rimbaud dans "Une Saison en Enfer" s'écriait : "Je suis veuve... J'étais veuve... Mais oui, j'ai été bien sérieuse autrefois, et je ne suis pas née pour devenir squelette ! Lui était presque un enfant. Ses délicatesses mystérieuses m'avaient séduite. J'ai oublié tout mon devoir humain pour le suivre. Quelle vie ! La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. Je sais où il va, il le faut. Et souvent il s'emporte contre moi, moi, la pauvre âme. Le Démon ! - c'est un Démon, vous savez, ce n'est pas un homme" .... Nous ne sommes pas au monde ; c'est l'agir qui nous met au monde. Soyons des pénitents actifs : Aimons activement, pardonnons activement, pacifions activement, soyons intelligents activement, soyons libres activement ! [241C42*25/06/2022]
La recherche de l'indicible n'est pas possible sans foi
Face à la médiocrité qui menace l'Histoire des hommes, la foi dans le Bien est sans nul doute la grande bouée de sauvetage qui nous est lancée depuis la Vie qui occupe l'Univers infini.
Je dis bien "foi dans le Bien", car on peut avoir foi en n'importe quoi relevant du Mal : Adolf Hitler avait foi dans la "nécessité" d'éliminer tous les Juifs d'Europe, et Vladimir Poutine a foi dans la "nécessité" de faire la guerre à l'Ukraine. La foi peut être la force d'impulsion de quantités de mouvements contradictoires et incompréhensibles. Quand, il y a un mois, je regardais Marioupol, ville de 432.000 habitants, grand port sur la Mer d'Azov, presque totalement détruite (à 93 %, je crois), je me suis quand même demandé quel genre de foi pouvait bien avoir Vladimir Poutine dans la nécessité de conquérir une ville en ruine et désertée. On est dans l'incohérent, et la foi est nécessaire pour réaliser l'incohérent.
La recherche de l'indicible n'est donc pas possible sans foi. Seul l'homme peut avoir la foi, qu'elle crée le Bien ou génère de Mal, mais là s'élèvent magistralement les raisons de préférer le Bien au Mal ou le Mal au Bien. Avant Einstein les scientifiques avaient une foi absolue et sans partage dans la mécanique newtonienne étendue à l'Univers. Depuis Einstein on sait que la mécanique newtonienne n'est vraie que dans un domaine restreint. Je ne doute pas que viendra un jour un savant qui relativisera Einstein et sa loi de la relativité. La foi est, quel que soit son sens, une pulsion de conviction toujours corrélative, c'est-à-dire une chose qui est toujours en relation avec autre chose. Autre chose souvent inconnue. Ainsi ai-je foi en ma survie après ma mort physique, autrement dit en la perpétuité de mon âme. Mais sous quelle forme, de quelle manière ? Je n'en sais rien. Pour l'heure ma foi est corrélative à l'ignorance et je dois dire honnêtement que ma foi est est plutôt ma confiance.
Ma foi n'est encore aujourd'hui qu'une sentinelle, mais bien chaussée, bien couverte, bien armée ; reste qu'elle ignore, cette sentinelle, quel genre d'ennemi va s'approcher et quand. [241C23*11/06/2022]
Ma foi est limitée et corrélative à l’ignorance
Il n'y a pas de pire racisme que le racisme culturel. Nous sommes tous racistes, donc très limités, parce que nous réduisons nos repères culturels à notre environnement civilisationnel. Pour moi, par exemple, c'est le cas manifeste, puisque je me réfère fréquemment à Homère, Parménide, Platon, Bouddha, Jésus, Descartes, Spinoza, Kant, Kierkegaard, Bergson, et j'en passe... Mais je ne cite jamais ou presque jamais Lao Tseu, Confucius, Nanak, Anselme de Canterbury, Motoori Norinaga, le grand shaman Nutaaq, etc., sans parler des sages et philosophes inconnus qui ont pu vivre chez les Toungouses, les Yagans et Alakalufs, les Hottentots, les Australoïdes, etc. parce qu'ils sont hors de l'orbite étroit de ma connaissance. Ma foi est donc étroitement limitée. Même Le Signe est étroitement limité — voyez les personnages historiques cités, tous connus, pas d'inconnus ! — parce que la Vie qui me l'a communiquée savait que mes connaissances étaient dérisoires comparée à l'Histoire humaine et plus encore à l'Histoire Universelle. Nous partons donc tous d'un tout tout petit noyau de savoir. Que pourrions-nous faire avec si peu, si nous n'avions pas la foi, qui a cet extraordinaire avantage de nous épargner de marcher à l'aveuglette. Ma foi est corrélative à l'ignorance, mais j'ajoute ici qu'elle a cet avantage miraculeux d'ajouter sa lanterne à la nuit obscure de mon savoir. Sur le verre de cette lanterne est écrit : "Cette lumière te fait entrer en solidarité avec la Vie. Sans la Vie tu n'es rien, tu ne peux rien, tu es moins qu'un virus." La foi me dit d'abord et avant tout : "Tu es !" [241C24*11/06/2022]
On ne peut pas être Pèlerin d'Arès sans être apôtre
Je trouve une belle phrase dans l'article "La foi comme explosion" que j'avais écrit pour Le Pèlerin d'Arès n°4 de 1982 : "Au début vous passerez pour des moissonneurs d'illuminisme et d'utopisme, voire de désagrément ; que cela non plus ne vous serve pas d'alibi (à votre réserve) ! Si votre foi est capable d'explosion, vous verrez que l'on décèlera peu à peu la formidable force d'explosion condensée en vous ; on saura chez vos amis comme chez vos ennemis que vous pouvez faire exploser la planète..." Oui, beaucoup de ceux que l’on rencontre dans la mission et à qui l’on parle savent que nous sommes apôtres d'une Parole qui peut tout bouleverser... Et pourtant, très peu nous ont suivi. Pourquoi ? Parce que nous avons la foi, mais eux ne l'ont pas.
On peut, en effet, convenir de la Puissance de persuasion du Signe mais ne pas se sentir concerné. J'ai le très amical souvenir d'un voisin, ancien adjudant-chef mécanicien dans l'Armée de l'Air, Michel C., qui habitait boulevard de l'Aérium et exerçait la profession de plombier. Je l'employais par moments pour des travaux de tuyauterie. Je lui avais offert un exemplaire de "L'Évangile Donné à Arès" édition 1974 ; il ne m'en parlait pas. Au bout d'un certain temps je lui demandai s'il l'avait lu. "Oh oui, oh oui !" me dit sur un ton explosif, "mais c'est de la dynamite, ça ! Oui, de la dynamite !" Et pourtant il ne nous a jamais rejoints, il n'est jamais venu au Pèlerinage, lui qui habitait à trois cents mètres. Il croyait en la véracité du Signe, mais il n'avait pas la foi de l'apôtre. On ne peut pas être Pèlerin d'Arès sans être apôtre ; je crois que nombreux sont ceux et celles, que nous avons rencontrés dans la mission, qui ont compris que Dieu appelait les humains à être beaucoup plus que d'être de simples fidèles. [241C29*16/06/2022]
Notre foi reste dans le domaine de l'utopie
Avoir foi en quelque chose est bien plus que croire en ce quelque chose. Ainsi crut-on des millénaires durant que la source du Nil se situait ici... ou là... ou ailleurs... en Afrique, jusqu'à ce qu'à la fin du XIXe siècle elle fût découverte par un ancien capitaine de l'armée des Indes, John Hanning Speke. On n'avait pas foi en l'existence de cette source, mais on croyait inévitablement en l'existence de cette source, parce que le grand fleuve qui coulait en Égypte venait forcément de quelque part. Avoir la foi c'est plus que croire, c'est être convaincu que quelque chose d'absolument improuvé ou ne laissant que de rares et discutables traces, puisse exister.
Si un certain nombre d'idéologies ont existé, ont eu leur succès puis leur déclin depuis l'Antiquité, je crois que la foi est un trait humain qui n'a pas changé depuis le néolithique ou l'âge de pierre. L'homme des cavernes qui avait foi dans le Dieu du Ciel, quelque nom qu'il lui donnât, qui s'exprimait par le tonnerre et la foudre, avait la même foi que nous avons dans la Vie (Le Signe 24/3-5), qui est le Dieu dont parle Le Signe. Les preuves que nous avons de la réalité de la Vie, ou du Père, ou de l'Éternel, ou du Créateur — Il a mille Noms — sont contenues dans un livre intitulé Le Signe, reçu en 1974-1977 par un seul homme : Michel Potay, moi. On me croit ou on ne me croit pas, on me suit ou on ne me suit pas. Ces preuves ne sont ni plus puissantes ni plus convaincantes que celles qu'avaient les peuples du Nord de Thor, dieu du Tonnerre dans la mythologie germano-scandinave. Thor fut longtemps le plus fort des dieux guerriers ; il symbolisait la force, la valeur, l'agilité et la victoire ; il maniait la foudre et les tempêtes ; il était censé posséder un char tiré par deux boucs sur lequel il traversait les mondes. Dieu de l'orage, Thor apportait la pluie, ce qui faisait de lui le maître de la fertilité. Bref, les raisons pour lesquelles les athées considèrent aussi peu vraisemblable la Vie que Thor, ou Zeus, ou Jupiter, etc., sont les mêmes.
Il y a quand même des points intéressants dans certaines religions comme le bouddhisme qui ne vénère pas de Dieu. Dans la tradition bouddhiste on insiste sur le sens de la responsabilité personnelle plutôt que sur un être transcendant. Nous sommes dans ce cas. C'est là qu'on rencontre quand même un point plus susceptible de provoquer la foi. L'homme et Dieu, ou la créature et le Créateur, ont des points communs ! Et il créa l'homme à son image et ressemblance (Genèse 1/26-27). Toute la conception bouddhique du monde repose sur une idée centrée sur le principe d'interdépendance selon lequel toute chose ou événement est le pur produit d'interactions entre des causes et des conditions. Il est quasiment impossible, dans cette vision du monde, de faire place à une vérité atemporelle, éternelle et absolue. De là est prévu le Jour (31/8)... Passons. Réciproquement, pour un chrétien ou un Pèlerin d'Arès dont toute la conception métaphysique du monde est fondée sur la croyance en un Créateur divin et en la filiation divine de l'humain, ... à partir d'un certain point, les deux traditions rencontrent des points communs, se mêlent, se confondent. De ce fait, notre foi arésienne est plus proche du concept bouddhique que du concept des Églises ou de l'Islam par exemple. Nos points d'ancrage sont plus solides.
Notre foi, même déjà en ses débuts moins hasardeuse que la foi religieuse en général, reste, il faut bien l'admettre, dans le domaine de l'utopie. Notre utopie est modérée, s'affine en arguments proches de la raison. Elle promet d'arriver, quand notre foi se généralisera, à une stabilité sociale à laquelle même le rationalisme le plus athée n'est pas parvenu (notre période électorale actuelle [2022] en fait preuve). Pour l'heure, il n'est que de jeter sur le monde un regard curieux et attentif pour voir que partout sur Terre pour voir que partout, en Chine comme en Suède, en Russie comme en Ukraine (qui se font une guerre qui ne sert à rien) on en est encore à se demander si le bonheur social reposera sur l'accord des consciences individuelles mues par la foi en l'homme, car on ne peut avoir foi en Dieu sans avoir foi en l'homme, ou si l'on doit contraindre l'individu par des lois de fer, une police, une justice.
C'est pourquoi je dis souvent : "En parlant de progrès, on confond progrès technologiques et progrès moraux de l'homme. L'homme n'a pas progressé moralement." Notre monde pratique est plein d'outils : électricité, moteurs thermiques ou autres, radio, semi-conducteurs, ordinateurs, machines à calculer, avions, sous-marins, etc., etc., qui nous donnent l'illusion d'être très évolués, mais les progrès moraux sont nuls. Je ne vois pas de différence entre Vladimir Poutine rasant la ville de Marioupol ou faisant massacrer des Ukrainiens à Boutcha et Timour ou Tamerlan au XIVe siècle semant la terreur et effectuant ici et là en son temps des massacres spectaculaires un peu partout en Asie. Il faut noter que pour penser que leurs massacres et destructions ont quelque utilité, il faut quand même que Poutine ou Tamerlan, comme Hitler ou Staline, aient la foi en leur nécessité. Leur foi est proche de la foi religieuse. La nôtre est déjà décalée, parce que nous nous efforçons de garder l'innocence de notre naissance neutre, donc édénique, par la pénitence. [241C30*16/06/2022]
La foi se présente à nous sous le voile de la fiction
Les PUHCs n'existant pas, sauf en Suisse où elles s'appellent cantons, j'ai foi en elles pour faire de ce monde de conflits un monde de paix. Travailler à la paix est un travail de pénitent : amour, pardon, paix, intelligence libre.
Pour moi la foi se présente à nous sous le voile de la fiction ; ce n'est pas le cas de la croyance. La fiction n'est pas nécessairement le faux, l'inexistant. La fiction c'est l'improuvé, c'est le non manifestement visible. À travers le voile qui recouvre la fiction, en quoi nous avons foi, nous percevons quelque chose dont nous ne pouvons pas apporter la preuve comme la pomme est la preuve du pommier, mais dont notre intuition a de bonnes raisons d'établir l'existence.
Il faut par exemple être aveugle pour ne pas voir qu'on n'est jamais seul. Qui ayant atteint un âge d'expérience n'a pas vécu dans sa vie des circonstances qui ne peuvent se produire que si "quelque chose ou quelqu'un d'autre" a agi dans l'invisible. J'ai souvent raconté l'histoire qui nous est arrivée à Christiane et moi le jour où nous avons connu, autour de 1975, notre frère Pierre D. de passage à Arès en venant d'Espagne. Au moment de nous quitter il nous dit : "Vous semblez dans le besoin. Je ne peux que vous donner des pesetas, car je n'ai pas de francs, je viens d'Espagne." Il fouille dans ses poches et son portefeuille et nous donne quelques billets et des pièces. Après son départ, sœur Christiane va à la banque changer cet argent et le change se monte alors exactement, en francs et au centime près, au montant d'une dette que nous avions à rembourser... Nous pourrions vous raconter d'autres histoires semblables, les survenues de choses, de personnes, d'événements absolument miraculeux. Nous ne sommes pas seuls, c'est certain, même si l'anonymat et la gratuité des bienfaiteurs invisibles restent absolus et sans preuve. [241C31*16/06/2022]
Sur le salut
Dans les années 90, une de nos sœurs avait perdu son mari qui n'était pas pèlerin d'Arès, qui n'était pas touché par Le Signe et qui n'était même pas croyant au sens le plus simple. Cette sœur m'avoua sa détresse à l'idée que son mari n'avait pas d'âme, selon elle, n'était probablement plus qu'un spectre inconscient dans les ténèbres. Je lui répondis : "J'ai connu Maurice ; c'était un homme bon, bienveillant, serviable, ne jugeant pas, aimant les humains, encourageant à la paix, à l'entente. Je l'envie. C'était un pénitent qui s'ignorait, un pénitent que je ne suis peut-être pas. Je suis convaincu qu'il est sauvé, en tout cas plus vraisemblablement sauvé que certains "grands" croyants à l'esprit étriqué, amer, inclément. La justice du Père n'est pas celle d'un juge qui obéit à une loi. La justice est le fait d'être juste. Maurice m'a toujours fait l'effet d'être un juste. Chassez de vous l'esprit religieux ! Chassez l'idée que quelqu'un n'est sauvé que s'il est de votre clan." [241C2*30/05/2022]
Sur Moïse
Notre très ancien frère Moïse était un humain vide de toute présomption, puisqu'il ne connaissait même pas le Nom de la Vie qui lui parlait depuis un buisson sur le Mont Horeb. En effet, Moïse demande à la Voix qui sort du buisson : (Si le peuple auquel Tu me demandes de m'adresser, me dit) : "Quel est Son Nom ? Que leur répondrai-je ?" Et Yahwé dit à Moïse : "Je suis Celui Qui Est." (Exode 3/13-14). [241C3*31/05/2022]
Sur l’antisémitisme et comment le prophète y répond
Nul doute que, depuis 1974-1977 et le surgissement en ce monde du Signe, la France va devenir un point important de rencontre entre la Vie et les humains pour le changement du monde. Un des premiers qui m'écrivit, pour m'exprimer sa joie après avoir lu L'Évangile Donné à Arès en 1975 fut André Chouraqui, traducteur littéral de la Bible.
Depuis quarante-huit ans, il m'est arrivé de rencontrer des personnes qui, pensant que ça me ferait plaisir, me disent : "Je n'aime pas les Juifs. Vous non plus je suppose." Je leur réponds : "Vous tombez mal... Je suis Juif." Ils me regardent, troublés, étonnés, balbutient : "Ah bon ? Vous êtes Juif ?..." Je précise alors : "Je suis fils d'Abraham et de tout ancêtre prêchant le retour du Bien dans le monde. Je ne suis pas Juif religieux. Je m'efforce d'être un homme de Bien, un homme du temps qui vient, c'est tout. Le temps qui vient a commencé il y a des millénaires avec Noé et peut-être avec d'autres avant lui. Ni Noé ni Abraham n'avaient de synagogue, ni de rabbin, ni de rite. C'étaient des hommes simples et bons.” Ils avaient la foi dont je parle dans mon entrée. [241C4*31/05/2022]
Sur les massacres de Daech et la visite d’un imam
Je me souviens de la visite que m'avait rendue un imam connu — qui m'avait demandé de ne pas citer son nom — l'été 2015, année où avait eu lieu le massacre de "Charlie Hebdo" et où Daech (califat) au Moyen Orient volait de victoire en victoire et procédait à des exécutions spectaculaires de leurs ennemis : décapitation de James Foley, un journaliste américain (vidéo que j'ai vue, horrible !), etc. Je demandai à ce frère imam de me citer les versets du Coran sur lesquels s'appuyaient ces meurtres. Il m'en cita plusieurs comme :
Sourate 2 "Al Baqaah"/190. Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs ! 191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : L'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants…
193. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S'ils cessent, donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes.
Sourate 4 "Al Nisa"/89 : Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mécréance afin que vous en soyez au même point (sawâ’) qu’eux. Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans !
Et d'autres versets.
Après quoi, cet imam me donna ce conseil : "Mais n'oubliez pas que la susceptibilité affecte facilement vos frères arabes ; question de tempérament. Je reconnais qu'un musulman qui tue un infidèle hostile au nom d'Allah ne commet pas de faute et qu'il est impossible de condamner le commando qui a tué plusieurs caricaturistes de "Charlie Hebdo" qui avait outragé le prophète, mais vous, un frère qui a la bonté, évitez cette question très délicate. Il y a dans le Coran beaucoup de contradictions au sens littéral, qui ne peuvent être acceptées qu'au sens allégorique. C'est l'objet dans l'Islam de discussions sans issues pour le moment." [241C5*31/05/2022]
Sur la résurrection de Lazare et les livres d’hommes
La résurrection de Lazare est racontée par l'Évangile de Jean, dont Le Signe (16/12) dit qu'il n'est pas Parole du Père. Marc, Matthieu et Luc ne parlent pas du tout de cet événement. Je dis donc : cette histoire est vraie ou n'est pas vraie ; elle est douteuse. [241C7*31/05/2022]
Sur les autres “messagers” de Dieu
Une brève réflexion me fait penser que si le Messager du Père Jésus est descendu à Arès me parler en 1974 et si le Père Lui-même m'a parlé en 1977, à quoi peuvent bien servir ces personnes : Claire Heartsong, maître saint-Germain, Godfré Ray King, Géraldine Innocenti, etc. qui (si j'ai bien compris) sont des "messagers" de Dieu ? À rien ! Quoique je sois mal placé, puisque je suis moi-même témoin d'un grand fait surnaturel, pour douter que d'autres que moi aient reçu des Messages du Créateur, j'avoue ne rien comprendre et même ne rien croire de tout cela. [241C7*31/05/2022]
Sur le paysage politique français et les élections présidentielles de 2022
J'ai voté Marine Le Pen, non parce que son programme me plaît, mais pour ne pas m'ajouter à la pléthore d'abstentionnistes, que certes je comprends, mais qui forment un terrible poids mort humain. Notre idée, à sœur Christiane et moi, était de voter Jean Lassalle, mais il n'avait aucune chance d'arriver gagnant —— pas plus que Marine Le Pen, me dirait-on et c'est vrai ——. J'avoue que je préfère Marine Le Pen et ses insuffisances à Emmanuel Macron que je vois comme un magistral truquiste politique. Eh oui, "nombreux les porteurs de thyrses, rares les bacchantes" comme disait Platon ! On a vu ça au cours de cette campagne présidentielle où je n'ai jamais vu autant d'exiguïté et de "mensongerie" humaines sous les panaches (sauf chez Lasalle).
J'ai voté communiste toute ma vie jusqu'à 1988 (j'allais avoir 60 ans) quand le parti commença à ne plus rien représenter d'idéal, car de l'idéal il en avait eu malgré ses gros défauts (stalinisme, etc.). J'aurais bien voté pour Dostoïevski ou Tolstoï, mais des gens de cette dimension-là, il n'en existe pas en politique. Après avoir voté communiste j'ai voté socialiste, mais la médiocrité ayant réduit ce parti à rien, j'ai plutôt voté selon l'opportunité dans le jeu politique qui n'est jamais qu'un commerce comme un autre ; pour moi les faiseurs de lois ou les marchands de fringues ou de fleurs, c'est à peu près la même chose. Les fringues s'usent, les fleurs se fanent. Je ne crois pas Obama ou Biden meilleurs que Trump, ni Fillon plus mauvais que Macron. Je ne crois pas en la politique plus qu'en la religion et cela je l'ai assez dit, mais je suis comme tout le monde contraint de suivre comme je peux mon sentier, qui m'oblige à passer dans un monde extrêmement difficile, qui contraint à des compromis. J'ai pu éviter ainsi à notre mouvement bien des déboires, car ce ne sont pas nos ennemis qui manquent. Je ne force personne à voter Le Pen ? Je n'ai jamais donné de consigne de vote. [241C8*01/06/2022]
L'amour est le ciment qui fait de toute l'humanité et de la Vie l'Un
"La déification de l'homme par le seul amour" n'est pas "l'axe de ma pensée", parce que ma pensée personnelle n'a pas beaucoup d'importance. "La déification de l'homme par le seul amour" est le contrepoint certes ni écrit ni imprimé, mais continuel, de tout Le Signe. C'est ce contrepoint : Celui Qui m'a parlé ou Qui a envoyé Jésus me parler m'aimait et j'en pleurais quelquefois, même s'Il ne le disait pas. Il sous-entendait continuellement : Michel, comme Moi, aime ! Aime-Moi et aime ton frère humain, parce que, même devenu méchant, il est une poussière de Moi, parce que Je suis partout en tout !
Il s'agit, il va sans dire, d'amour évangélique. Cela n'a rien à voir avec l'amour dont s'occupent les psychiatres, les psychanalystes, les conseillers matrimoniaux ou sentimentaux, l'amour passionnel qui est aussi cause de grandes joies ou douleurs très personnelles et même de suicides. Mais je ne fais pas de théologie. L'amour d'un humain pour un autre ou de deux humains l'un pour l'autre n'est pas l'amour qui conduit à l'âme puis au retour à la Vie. L'amour salvateur est l'amour d'un humain pour tous les humains passés, vivants ou à venir qui est celui que développe Le Sermon sur la Montagne.
Le cœur secret de l'amour c'est le monde entier concentré dans le cœur de l'humain. Le baiser et l'assistance au lépreux, c'est le baiser et l'assistance donnés au monde entier. C'est l'immense "folie" réussie de l'amour. C'est la confusion absolue d'un ou d'une avec tous. Je suis certes l'amant de mon épouse Christiane en cela que je l'aime de toutes les façons qu'un humain peut en aimer un autre, mais je suis simultanément l'amant de l'humanité, Christiane comprise, en ceci que j'aime l'humanité de toutes les façons qu'un Enfant de Dieu peut aimer tous les autres Enfants de Dieu, ses Sœurs et Frères sans exception. L'amour est le ciment qui fait de toute l'humanité et de la Vie l'Un. Quand j'entre dans la salle où le Père me parla en 1977 je m'agenouille et je dis : "L'Un, L'Indonnable Donné..." parce que dans ce moment je ne fais plus qu'Un avec tous les hommes et la Vie Qui me parle là tous les jours par Le Livre (seconde partie du Signe). L'amour est le contraire de toutes les institutions, de toutes les lois, de toutes les bureaucraties, de toutes les religions, de toutes les politiques, de tout ce qui juge, commande, classe, catégorise, réglemente, etc. [241C10*02/06/2022]
Sur la différence entre le mot "charité" et "amour"
"Pourquoi la charité est-elle “le remède au totalitarisme” ?" dit Ariane Bilheran. Nous Pèlerins d'Arès ne parlons pas de charité, parce que ce mot n'apparaît dans Le Signe que dans l'expression dîme de charité (22/11), mais n'apparaît pas dans le sens d'amour. Nous préférons à charité le mot amour — au sens d'amour évangélique, amour du prochain que j'appelle aussi amour-devoir — qui est le Fond de la pénitence. [241C22*10/06/2022]
Sur Adam et Éden
Je pense que la race d'Adam n'avait pas aimé Éden car, dans le cas contraire, pourquoi aurait-elle quitté les sentiers du Père pour une autre vie, la vie qui a donné naissance au péché ? Mais je n'ai pas trouvé cette pensée dans la Parole du Père. C'est une idée personnelle, qui pour moi n'est pas "angoissante". [241C11*03/06/2022]
Sur la création spirituelle d’Adam
La Vie a mis son Enfant (Le Signe 13/5) au monde non par un jeu de cellules parties d'un germe comme cela se fait entre êtres vivants sur Terre, mais en insufflant la vie spirituelle dans un homme pensant déjà existant et ainsi divinisant, changeant radicalement la nature de cet être, lui donnant des Attributs qu'aucun animal n'a jamais partagé : parole, créativité, amour, liberté. De toute façon, c'est loin derrière nous. Soyons pénitents pour revenir à cet état dont, pour l'heure, peu d'humains acceptent le retour ! [241C11*03/06/2022]
Sur le surnaturel et la poétesse Catherine Pozzi
Le surnaturel dont je fus témoin visuel et auditif en 1974 et 1977 ne se passait pas dans une "chambre à tachyons”, lieu d'expérience dont j'ignorais l'existence. Je ne recherchais pas du tout le surnaturel qui s'imposait à moi, je l'ai subi non sans envie de le fuir, et par ailleurs il ne ressemblait pas du tout à ce qu’un frère me raconta de son expérience dans une chambre à tachyons.
Je pense à une poétesse, un esprit avide des invisibles mystères de l'invisible, qui fut dans les années 20 la compagne de Paul Valéry : Catherine Pozzi, une femme oubliée ! Et combien on peut regretter cet oubli. Elle mourut vers 1935 de tuberculose (ayant été moi-même tuberculeux dans ma jeunesse, j'ai à cette époque lu la poétesse Pozzi). Elle était assoiffée "d'amour exaspérément" et d'une immense curiosité. Elle a laissé un écrit métaphysique, qu'elle avait commencé au début de la guerre de 1914, peut-être resté inachevé : "Peau d'Âme", que j'ai lu il y a longtemps. "Peau d'Âme" est une œuvre énigmatique, qui est tout à la fois poésie, conte, traité de science et de métaphysique, un texte désorientant impossible à classer. C'est le fruit d'une vie tournée vers la méditation métaphysique, poétique et par endroits scientifique. Catherine Pozzi y parle de la conscience comme travail de l'esprit à la recherche d'un monde d'une autre nature. Elle a, sur un registre résolument littéraire, cherché un langage original, personnel, capable de restituer à la réalité toute son étrangeté. [241C13*05/06/2022]
Sur le travail de Michel Potay sur le blog
Je ne crois pas que "publier inlassablement sur les toits et dans les assemblées” (Le Signe 37/4) mon blog depuis 2006" soit "un travail colossal et courageux”. C'est tout simplement la tâche que le Père ou la Vie par la Voix de Son Messager en 1974 puis par Sa Voix propre en 1977 m'a assigné. C'est un travail prophétique nécessaire, parce que la Parole n'est pas un traité détaillé ; c'est seulement un blanc-seing.
On peut dire cela autrement : La Parole est un solennel schéma, mais la minutie de la Pensée Créatrice est laissée à l'Enfant, dont le prophète est l'archétype. C'est-à-dire qu'il n'est pas un homme au-dessus des autres hommes ; il n'est qu'un pécheur mais il porte les atavofigures de l'Enfant génésiaque. Le salut n'est pas une récompense, c'est un retour aux origines, lesquelles sont aussi les fins dernières. Autrement dit, outre qu'il montre ce que j'appelle "une direction de certitude", le prophète saute le temps. La vie humaine n'est faite que de variations ; la Vie (Le Signe 24/3-5) n'est faite que de constantes ; variations et constantes sont reliées par le temps. Il faut sauter le temps.
Il y a quelque chose de particulièrement élevé et éloquent dans le fond de la foi et ce n'est évidemment ni la multiplicité des religions ou des églises, ni l'invention polythéiste ou trinitaire, ni le prétendu secours des prières, des sacrements. C'est la puissance créatrice qui émane de la victime consentante. La force sans pareille de Jésus contre le péché vient de ce qu'il a défié tant les pouvoirs que la logique de ce monde pour finir crucifié, immolé pour le Bien général. C'est ce que fait le pénitent ! Il n'est pas logique matérialistement parlant de pardonner à l'ennemi, d'aimer tous les hommes, de faire la paix à tout prix, d'éteindre sa colère face à l'injustice et à la spoliation, etc., cela demande même un effort spécial et cet effort est une sorte d'auto-immolation qui n'est pas sans parfois paraître stupide. Et pourtant, l'amour est, en somme, la rançon payée à l'indifférence, à la haine, à la méchanceté, etc., pour que celles-ci arrachent les broussailles luxuriantes (Le Signe 5/4) qui cachent les sentiers (25/5) qui mènent aux Hauteurs et laissent enfin le passage salutaire. C'est dans ce sens que le monde doit changer. De même qu'il n'est pas de lumière sans obscurité (relire "La Pommeraie"), il n'est pas de Bien sans Mal, mais de même que la Lumière est, à terme, prévue pour faire disparaître l'obscurité, le Bien est, à terme, prévu pour faire disparaître le Mal.
Jésus n'apporte pas un salut venu de l'extérieur, non ! Jésus dit aux malades miraculeusement guéris : "Va ! Ta foi t'a sauvé(e) !" Ta foi... par moi Jésus. Le salut vient de l'intérieur ; d'où la pénitence. [241C15*05/06/2022]
Sur le charisme prophétique et les facultés du Pèlerin d’Arès
Ce passage célèbre de l'Épître écrite aux Corinthiens — Corinthiens 1 (13/1-13) —, par Paul de Tarse est magnifique. Paul de Tarse n'était pas prophète, donc ses Épîtres ne sont pas Parole de Dieu (Le Signe 16/12, 35/12), mais il fut un grand missionnaire, qui parfois eut des éclairs de génie ! Voilà en son entier ce passage fameux :
"Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien. L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais.
"Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra. En effet notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j'étais un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est l'amour."
Notre foi, qui pour nous Pèlerins d'Arès est la foi pure et simple, embrasse trois actions : 1. l'acceptation de l'Appel, 2. la pénitence, 3. la communication de l'Appel. Ce sont des actes de l'intelligence et de la volonté — pour que nous fassions Ta Volonté (Le Signe 12/4) —. Toutes les facultés du Pèlerin d'Arès sont dynamisées par le charisme prophétique. [241C17*07/06/2022]
Sur le jeûne
Concernant le jeûne, c'est une question que je connais assez bien. D'une part, quand j'étais clerc dans l'Église Orthodoxe, nous jeûnions, mon épouse Christiane et moi, quand la règle ecclésiastique le demandait ; ce jeûne n'était d'ailleurs pas limité à la nourriture, c'était une abstinence sur plusieurs plans. Ainsi pendant les quarante jours précédant Pâques nous ne faisions pas l'amour, nous regardions juste le nécessaire à la télévision, nous ne sortions pas et, bien sûr, nous mangions peu. Mais la vie ecclésiastique n'est pas une vie particulièrement exigeante du point de vue des efforts intellectuels, physiques ; nous en tirions un grand bienfait. Après janvier 1974, quand ma vie fut bouleversée par les manifestations de Jésus, j'eus à assumer un travail considérable, tant intellectuel que physique, levé et au travail à 06 :00 et couché souvent très tard. Il devint impossible de jeûner ; je me serais écroulé d'épuisement. Il y a aussi autre chose : Chez nous il n'y aucune règle de prière, aucun calendrier à respecter, nous ne sommes pas une religion. Le Signe est libérateur. Chacun assume comme il peut tout ce qu'elle exige de celui ou de celle qui croit en elle. [241C18*07/06/2022]
Sur la puissance de l'amour
Tu ne jugeras pas, dit le Sermon sur la Montagne (Matthieu 7/1). Une seule chose compte pour un Pèlerin d'Arès : la pénitence, c.-à-d. aimer, pardonner, faire la paix, réfléchir et parler avec intelligence spirituelle libre de tous préjugés et que nul ne sait qui est sauvé et qui n'est pas sauvé (Le Signe 11/3).
Notre cause ne gagnera pas par une bataille d'idées. Elle gagnera en mettant en pratique l'amour et tout ce qui découle de l'amour. Le Livre appelle Jésus le Bon (Le Signe i/2, i/5, i/9, etc. quelque vingt-et-un ou vingt-deux fois). Alléluia ! Soyons bons ! C'est là notre mission. [241C19*08/06/2022]
Sur la pénitence comme acte créateur
Sans la pénitence, laquelle est mue par la foi — quelle pénitence peut-on accomplir sans avoir foi en elle ? — comment pourrions-nous nous changer, c.-à-d. nous construire autrement ? Comment pourrions-nous partir en amont de nous-mêmes, précéder ce que nous devons devenir pour commencer de changer ce monde ? Car la foi nous permet de lire dans l'avenir : Tu es pénitent, pénitente ? Tu te sauves, tu te donnes l'éternité. D'une brute historique je deviens un bon, je m'efforce d'être égal au Bon (Le Signe i/2-5-9, ii/3-5-19, etc.), je prépare la seconde phase de la Création, car je suis avec Dieu créateur de cet Univers. Je me remets au travail après quelques millénaires de chômage. Alléluia ! [241C25*11/06/2022]
Si notre effort est grand, il sera meilleur pour les générations suivantes
Moi-même, bien qu'ayant reçu L'Évangile Donné à Arès il y a vingt-huit ans, il n'est pas de matin sans que je "n'ouvre les paupières" en me disant qu'il me faudra du réveil à l'endormissement du soir, toute la journée, m'efforcer d'être bon, juste, attentif, paisible, et si possible lumineux.
Notre vie n'est qu'une longue pénitence, mais si l'effort pour notre génération est grand ou très grand, il sera meilleur pour les générations qui vont nous suivre. Alleluia ! [241C28*14/06/2022]
Sur le totalitarisme et la destruction
La pénitence : amour, pardon, paix, intelligence spirituelle libre de tous préjugés, est le sentier continu du Pèlerin d'Arès. Elle est sans nul doute le meilleur remède contre le totalitarisme, qui n'est pas que celui des États et des politiciens, mais qui affecte aussi, hélas, l'autorité à des échelons inférieurs : Administration, Fonction Publique, Directions d'entreprise, etc.
Un homme de mon âge — 93 ans au moment où Michel Potay écrit ce texte —, qui a vécu le XXe siècle, qui a sans doute été le siècle le plus guerrier et totalitaire de l'Histoire, ne saurait affirmer que nous vivons actuellement une ère de "totalitarisme et de destruction" particulière. Enfant, j'entendais mes parents et mes oncles et tantes parler sans cesse de la terrible guerre de 1914-1918, puis j'ai moi-même vécu ma prime adolescence dans la guerre en France vaincue et occupée par les Allemands, sous les bombes, tremblant tandis que sévissaient la gestapo, les SS, etc., jeune homme j'ai fait mon service militaire dans la Marine en Indochine où la France faisait la guerre, etc. Alors, les temps de totalitarisme et de destruction, je connais. Je crois, du reste, que le totalitarisme et la destruction sont des fléaux vieux comme le monde d'Adam (Le Signe 2/1-5). [241C22*10/06/2022]
Sur l’origine du Signe et les autres publications du prophète
Le Signe, ce n'est pas mon livre ; c'est le livre de la Vie (Le Signe 24/3-5) ; c'est le double Livre que j'ai reçu surnaturellement : L'Évangile Donné à Arès en 1974 (j'allais avoir 45 ans) par les lèvres du Messager Jésus et Le Livre en 1977 par la Voix même de l'Éternel, du Père, de la Vie, du Créateur, etc. — Donnez-lui le Nom que vous voulez. J'ai cette année [en 2022] 93 ans.
Concernant les autres livres [Pèlerins d’Arès trimestriels et annuels, Le Pèlerinage d’Arès, etc.], il s'agit seulement de témoignages que j'ai écrits dans le sillage de cet événement pour témoigner du sens que je donne au Signe.
Le Signe n'institue pas de religion. Il est même plutôt libérateur. Les Pèlerins d'Arès sont des pénitents au sens que donne à ce mot Le Signe, non des humains qui s'autopunissent, mais des humains qui ont compris que seuls l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés (Sermon sur la Montagne) accomplis peuvent chasser le mal de la Terre et ramener le Jour de la Vie. Nous n'avons ni religion, ni chef, ni doctrine, ni lois, ni rien d'obligatoire pourvu que domine l'amour du prochain.
Et nous avons besoin d'apôtres pour réinstaller sur Terre l'amour accompli. [241C27*12/06/2022]
Sur ceux qui dérangent
Nos vies de croyants pénitents et aimants travaillant à ramener le Bien sur Terre fait qu'aucun de nous ne cherche à parler pour parler — ce n'est pas ce qu'on croit, mais c'est ce qu'on fait qui sauve —. Parler ne sert à rien sauf si l'on a quelque chose à dire. C'est notre cas. Peut-être par-là sommes-nous tous poètes, parce que les poètes cherchent des mots magiques, des mots qui font battre les cœurs dans les poitrines de foules. Notre foi ne cherche jamais à dire : “Je crois et ça me sauve”, mais porte les hommes à dire : “Je fais l'homme et donc je me sauve”. L'homme... Je me suis permis de penser à Pilate présentant, selon Jean, Jésus après l'avoir fait flageller et criant à la foule : "Ecce homo ! Voilà l'homme. Êtes-vous contents maintenant ?" Et la foule de hurler : "Non. Il faut le crucifier." Le monde crucifie, de mille façons, tous ceux qui le dérangent, mais cela s'arrêtera bien un jour. La rivière de belle eau que nous sommes se jette pour l'heure dans des rapides furieux, mais un jour, oui, ils s'assécheront.
Nous avons besoin d'une belle rivière d'apôtres coulant dans ce monde furieux. [241C33*18/06/2022]
Sur l’individu irremplaçable ou remplaçable
Un frère me dit : "On ne peut distinguer entre individu et humanité, c’est en chacun de nous fusionné, on ne sait comment, ce qui permet d’affirmer que personne n’est remplaçable." Voilà qui pose une question philosophique vieille comme le monde. C'est peut-être la première question philosophique qui s'est posée à l'être humain, dès l'âge des cavernes peut-être. Tous les philosophes ont médité sur cette question et ont donné des avis très variés. Pour moi c'est vrai et c'est faux.
Par exemple, d'un point de vue physiologique, il est faux que personne ne soit remplaçable car tous les hommes sont remplaçables. À preuve, les hommes meurent mais l'humanité non seulement persiste avec ses défauts et ses qualités mais elle s'élargit en nombre ; la mort des individus ne semble pas changer grand-chose à la vie de l'ensemble. Mais par ailleurs, d'un point de vue individuel, il est vrai que personne n'est remplaçable. Pour moi la mort d'un Mozart à 35 ans, c'est la disparition d'un irremplaçable ; il y a eu d'autres musiciens mais il n'y a qu'un seul Mozart, génie et virtuose. Je dirais la même chose de Jésus, mort beaucoup trop tôt alors qu'il avait tant à enseigner au monde ! Etc. Mais on peut aussi dire que l'Autrichien Wolfgang Amadeus Mozart né à Salzbourg le 27 janvier 1756 aurait pu être l'Espagnol Pablo Diego Adolfo Gonzales né à Tolède n'importe quand, ou que Jésus, fils d'un charpentier de Nazareth né en l'an Zéro à Bethléem aurait pu être Samuel fils d'un cordonnier de Jéricho. Le génie ou le prophétisme de l'un peut être le génie et le prophétisme d'un autre. C'est pourquoi je dis plus haut "c'est vrai et c'est faux".
"Personne n’est remplaçable" : mais je ne suis pas sûr qu'en ce qui me concerne ce soit vrai. À ceux qui me demandent : "Pourquoi vous, Michel Potay, plutôt qu'un autre, avez été visité par Dieu à Arès ?" je réponds ceci : "Dieu s'est dit : 'Tous les hommes sont pécheurs, aucun de vaut plus qu'un autre.' Alors Dieu a mis dans un grand chapeau les noms de tous les humains sur des petits papiers pliés en quatre et en a tiré un au hasard. C'est tombé sur moi, c'est tout." À cela on me rétorque : "Oui, mais vous n'êtes quand même pas bête, vous dites très bien ce que vous avez été chargé de dire. Donc Dieu n'a mis dans le chapeau que les noms d'humains assez intelligents pour faire le boulot." Je réponds alors : "Vous évoquez là un Mystère très profond, dont nous n'avons pas la clé. Chaque homme est tous les hommes et chaque homme est aussi lui-même. Il n'y a qu'une Vie... dont chacun de nous est l'image et ressemblance (Genèse 1/26-27). Ainsi aimé-je tous les humains, même les méchants, parce qu'ils sont mes frères, même si je ne suis pas méchant. Ce que vous dites évoque le symptôme de cette terrible maladie qu'est le péché."
Chacun de nous peut se définir comme une personne, qui de ce fait n'est pas remplaçable, en effet, mais la réalité absolue de cette personne n'est jamais immédiatement perceptible. Aucun humain n'est acquis à lui-même une fois pour toutes, et si la personne règne dans le secret de l'intériorité intime, chacun et chacune doit sans cesse se construire pour se rapprocher de l'idéal pénitent que la Vie nous inspire. Être, c'est s'efforcer de réduire la déchirure entre le personnage social, l'image que chacun a de lui-même, et la conscience qu'il est Enfant du Créateur. Extérieurement, la personne ne se définit que par ce qu'elle est socialement. Intérieurement nous recommençons par la pénitence à être des Enfants de la Création, mais d'autres se définissent par leurs rêves, leurs dadas, leurs idées, leur caractère, leur humeur, etc. [241C34*18/06/2022]
"Qu'est-ce qu'un Pèlerinage ?"
La question : "Qu'est-ce qu'un Pèlerinage ?" est de celles qui ne recevront jamais une réponse précise, parce que le langage humain est pauvre et que, de ce fait, un pèlerinage est un lieu où s'est passé quelque chose, où a vécu quelqu'un, où a commencé une action, où est née une espérance, une expectative, etc., qui a marqué les esprits de ceux et celles qui y viennent ranimer la révélation, la vénération, la force, la lumière, l'œuvre, etc., qui a commencé là.
Une ménagère priant dans sa cuisine dans une masure irlandaise n'est pas moins en pèlerinage vers l'Idéal aussi évident qu'invisible qui la surplombe, l'environne, l'habite.
Ces grandes disciplines de la piété : prière, respect, pieds nus, etc., que nous adoptons à Arès sont loin d'épuiser l'esprit de pèlerinage. On peut s'évader vers l'Être et prononcer Sa Parole pour l'accomplir (Le Signe 35/6) où qu'on soit, qui qu'on soit, de quelque façon qu'on peut, c'est toujours un Pèlerinage, ce que j'appelle le Pèlerinage du cœur. Au reste, le mot Pèlerinage n'apparaît pas dans Le Signe, qui parle seulement d'aller prendre le Feu (xLi/7). Toute l'histoire humaine est marquée par une tendance qui ne se dément jamais à l'effacement des limites instituées par la religion, la politique, les idées, etc., entre ce que peut être un pèlerinage et ce qui n'en est pas. [241C35*21/06/2022]
Le Pèlerinage d'Arès c'est notre visite à l'Autrui par Excellence !
Le Pèlerinage d'Arès c'est notre visite à l'Autrui par Excellence ! La grande magnifique Vie Créatrice et nos petites vies pécheresses collées à cette poussière dans l'espace qu'est la Terre sont de la même essence. La Vie est le Père, mais aussi la Mère, et d'une certaine façon le Frère. Nous naissons grâce à autrui, car nos parents aussi sont autrui ; nous ne pouvons concevoir l'existence humaine sans autrui ou Autrui.
Autrui n'est pas vraiment l'Autre... C'est aussi nous. Ici nous plongeons dans un bain d'or en fusion, dans le plus beau Mystère qui est à l'origine du monde et de l'Univers.
Alléluia ! [241C36*21/06/2022]
Sur la physique quantique, la foi et l’imposition des mains
Dans le domaine de la physique quantique, un bombardement de particules contre une plaque-bouclier percée de deux rainures produit ce qu'on appelle un effet de vague constaté sur un écran récepteur placé derrière la plaque-bouclier. Or, on peut avec le seul regard humain perturber et même empêcher la fonction de vague. Autrement dit, si un homme regarde ce qui se passe, le bombardement de particules donne des résultats sensiblement différents. Par ailleurs, la conscience humaine peut à elle seule modifier le fonctionnement d'un générateur de nombres aléatoires (en anglais hardware random number generator ou true random number generator) ; cela aussi est scientifiquement prouvé. On a même été jusqu'à constater que quelques heures avant l'attaque des avions contre les tours du World Trade Center de New York en 2001, des générateurs de nombres aléatoires avaient été perturbés ; l'émotion perturbatrice émise par les consciences d'on ne sait qui quelque part avaient donc précédé l'événement.
J'ai moi-même constaté que la conscience jouait un rôle évident dans le domaine des possibilités humaines comme celles appelées (à tort) le magnétisme — le "magnétisme" des magnétiseurs —. Mon épouse est arthritique et souffre parfois de façon insupportable. Elle ne supporte pas les anti-inflammatoires et prend le moins possible des sédatifs comme le paracétamol ; alors, je lui impose les mains et elle est soulagée. Mais pour que cela agisse il me faut une certaine concentration émotionnelle à base d'amour. L'amour est émetteur de forces considérables.
Puisqu'il s'agit ici de foi, je crois aussi que la foi est émettrice de force(s) particulaire(s) et/ou ondulatoire(s). [241C37*24/06/2022]
Sur la foi et l’accomplissement
La foi des Pèlerins d'Arès, est bien une question d'accomplir (Le Signe 35/5-6), mais non de se contenter de croire. La foi arésienne génère l'agir, non la pensée seule. Cet agir est d'autant plus nécessaire, urgent même, que la pensée seule ne peut pas assumer la très dure complexité de notre époque, qui me paraît être une époque de déconstruction. Il faut aider notre monde à tenir face à l'entreprise de destruction qu'il subit. Jusqu'à une époque récente, jusqu'à hier dirais-je, le monde n'a pas cessé d'évoluer socialement et techniquement, mais soudain nous sentons que le technomarché a atteint des limites indépassables et qu'il est lui-même en train de démolir pour faire la place à de nouveaux marchés pour que demeure le profit.
La téléologie ou rapport de finalité dans le monde a atteint le fond de ses possibilités ; le système a atteint le moment de l'effondrement comme un gratte-ciel atteint le maximum possible de sa hauteur, après quoi toute construction plus haute est dangereuse, parce qu'il y a des limites à tout. Il nous faut bien apprendre à vivre désormais comme si nous avions atteint la fin d'une certaine Histoire et qu'il faut accepter de vivre autrement. C'est à ce moment-là que Le Signe est parvenue au monde. Le monde doit apprendre à vivre autrement ; c'est en cela qu'il doit changer (Le Signe 28/7). Qui ne voit que l'avenir est rempli de menaces si les hommes n'acceptent pas d'installer l'amour sur Terre pour se sauver de la dure voie technocratique ?
Les défenseurs du faux réalisme technico-économique disent qu'il n'y a pas d'alternative au matérialisme pur et dur. Faux ! C'est bien parce qu'il y a une alternative que le Père nous envoie dire au monde : "C'est faux. Sortez de cette époque obscure ! Installez une nouvelle puissance d'agir qui ne va pas dans le sens de la technicité, mais qui va au contraire dans le sens d'une nouvelle façon de regarder l'autre, le prochain, en l'aimant. Certains politiques avaient vu cela, mais l'avaient dit trop timidement comme Jacques Chirac s'écriant : "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" devant des chefs d'État à Johannesburg. Mais personne n'a réagi comme il aurait fallu à ce moment-là — car le réagir va avec l'agir — et quand j'écoute M. Emmanuel Macron je vois bien que ce que disait Chirac n'est même pas parvenu jusqu'à lui. Au reste, M. Macron ne dit même pas ce qu'il compte faire ; dépourvu de plan, comment peut-il savoir si son plan peut se faire avec l'opposition sortie des élections législatives ? M. Macron n'a pas de plan parce qu'il est lui-même le gratte-ciel dont la hauteur est devenue indépassable.
Il nous faut agir avec "une foi bouillante, véritable flamme", qui "s’unira si intimement à la Vie dans la passion fusionnelle qui meut son désir profond, qu’elle sera capable de replanter la jambe et de revêtir la peau (xxxv/20) de l'homme ayant recréé Adam. [241C39*24/06/2022]
Sur L'homme devient un nain (Le Signe xi/4)
Il me paraît tomber sous le sens que le Père considère que l'Adam non-pécheur avant la chute, quand il avait la taille normale de la créature que le Père avait voulue comme Enfant (Le Signe 13/5), se soit considérablement réduit moralement et intellectuellement après la chute, raboté (si je peux dire) par le péché. Le mot nain ne désigne pas que l'humain qui n'a pas atteint la taille normale ; le mot nain est aussi un adjectif qualificatif signifiant "anormalement petit" comme dans "étoile naine" pour désigner une étoile très contractée et dense comme une étoile de la série principale du diagramme de Russel. De même quand le Père utilise le contraire de nain, qui est géants, il ne parle pas forcément d'humains ayant atteint une taille anormalement grande, mais aussi d'humains capables d'exceptionnels dépassements moraux et intellectuels. Le Père entend par nanisme une catastrophe psychique et cognitive qui n'a pas réduit les capacités physiques de l'homme mais ses capacités cérébrales et cordiales. Dans le film "Hiroshima mon amour" l'héroïne raconte à son amant japonais qu'elle a vu la place où tomba la bombe atomique en 1945 et elle en donne une description, mais l'amant lui répond quelque chose comme : "Non ! Tu n'as rien vu, en fait." Pour le Japonais voir cet endroit, c'est voir en cet endroit atomisé ce qui empêche d'agir, de construire, d'accomplir dit Le Signe (35/6). Érasme a écrit un livre fameux : "Éloge de la folie" pour faire comprendre au monde qu'il faut se hausser des nains "raisonnables" que nous sommes à des géants "fous" pour atteindre ce que Jésus de Nazareth a voulu faire du monde. [241C40*24/06/2022]
Sur les exigences minimales de la foi
Bien sûr, je pourrais être "un gros menteur". Bien sûr, Le Signe a peut-être un fond de vérité, mais elle pourrait n'être qu'un "récit outrancier" de ce fond de vérité. On est sans nul doute dans le possible invérifiable. Je pense, de toute façon, qu'il n'y a jamais que la conviction personnelle à celui ou celle qui a la foi. C'est pourquoi il m'arrive de dire qu'il y a autant de Dieux que de croyants tout comme il y a autant d'au-delàs imaginés que d'humains qui croient qu'il y a une vie après la mort. Einstein appelait la foi une "expérience de pensée" et c'était le propos prudent d'un homme qui malgré tout croyait en tout ce que nous croyons.
Toutefois, je tiens à rappeler que la foi arésienne (= issue de la Parole d'Arès) se ramène à ceci : Ce n'est pas ce qu'on croit qui sauve, mais le bien qu'on fait ! Notre foi a des exigences minimales. [241C43*27/06/2022]