Récemment, en zappant je tombe sur une chaîne, dont j’ai oublié le nom — Maroc quelque chose ? — Je vois un jeune homme sympathique interviewé qui, à l’instant où je vais cliquer pour passer à la chaîne suivante, prononce ces mots : « …spirituel, un Islam réellement respectueux des autres. » Je tends l’oreille. Ce jeune homme parle de sa foi en termes nobles et superbes.
Soudain, son nom s’inscrit sur l’écran : Abd Al Malik. Je n’ai pas la moindre idée de qui il s’agit.
À un moment donné, l’interviewer lui dit en substance : « Mais vous gagnez bien votre vie quand même. »
Abd Al Malik répond (je traduis sa pensée de mémoire) :
« Gagner de l’argent n’est pas pour moi une fin. C’est un moyen d’exister,
parce que sans existence pas de possibilité de lancer un message aux hommes.
Dans ce monde on est ce qu’on a. Si l’on n’a rien on n’est rien, on est invisible. »

Photo : Nikeush (Domaine Public, Wikimedia)
J’ignore si Abd Al Malik a lu Le Signe, mais il connaît bien, à sa manière, une vérité essentielle et universelle que le Créateur rapporte à lui-même dans cette Révélation :
J’ai, je suis, dit le Créateur (Signe ii/1).
C’est parce qu’il ressemble à son Créateur (Genèse 1/27) que l’homme possède matériellement plus que sa seule vie, car le Créateur lui-même, s’il ne possédait que sa Vie, n’existerait pas, il ne serait pas entendu de l’homme pour qui n’existe que ce qui est perçu, senti, évalué, échangé.
Avoir, matériellement parlant, c’est donner prise aux sens et à la conscience de l’autre et c’est l’autre qui, en vous percevant, vous fait exister.
On est, parce ce qu’on a, donc,
mais le Créateur va plus loin : On a ce qu’on est, aussi.
C’est pourquoi laisser des hommes dans la misère, c’est les empêcher d’être. C’est plus qu’un péché contre le prochain, c’est un péché contre la Créateur et sa Création.
Conséquence : tout bien possédé est fait pour être échangé — contre reconnaissance, contre objets, contre service, contre argent, contre salaire, n’importe — et le dû honnêtement payé permet même d’évaluer un état spirituel (Matthieu 25/14-30, Luc 19/11-27, etc.)
Même s’il n’a pas vocation d’exister matériellement comme l’homme, qui assume sa chair, habite une maison, s’habille, se nourrit, etc., le Créateur a lui-même besoin de posséder pour exister. En disant : J’ai, Je suis (Signe ii/1), le Créateur souligne qu’il n’existe que s’il est perçu par sa Création et, notamment, entendu par les créatures humaines, et que cela n’est possible que par les liens de possession. Il possède — il a — beaucoup même. Cela va du plus grand : son Univers (Signe 12/4) immense et somptueux, au plus petit : sa Voix (4/8-10, vii/4-5, xxxiii/5) par laquelle il appella sonorement Noé, Abraham, Sarsouchtratame (Zoroastre), Moïse, Isaïe, Jésus, Muhammad et Mikal et le monde au-delà des prophètes.
Deux ou trois fois par mois, un moraliste morigénateur survient et me tance : « Vous avez reçu Le Signe gratuitement, vous devez la donner au monde gratuitement. Vendre ce livre est honteux. Ça montre bien que vous êtes un escroc (ou un imposteur, ou un petit malin, etc.). » Ouillouillouille, on ne me ménage guère !
Je réponds : « Tout a un prix dans l’univers. Au Créateur transmettre Le Signe à l’humanité a coûté beaucoup plus que de l’argent, la douleur d’aimer sans retour : Je serre, Je serre comme le clou (ii/21). Un coût exorbitant que nous, pécheurs, n’assumerons que peu à peu (Signe 24/2) par la pénitence, l’acquisition du Bien, une monnaie encore hors de notre portée. Aussi, en attendant ce Jour, la Sagesse divine a-t-elle fixé à sa Parole sur terre un prix infiniment moins élevé, mais qu’il faut quand même assumer : l’argent pour éditer, imprimer et diffuser Le Signe et l’obligation d’assurer son autofinancement par la vente pour continuer de la propager et élargir son champ de diffusion. »
J’ajoute : « D’après ce que vous dites, si ce livre était gratuit, vous seriez converti ? »
La réponse à cette question varie d’un moraliste à l’autre, mais signifie toujours : « Ce n’est pas ce que je veux dire. »
Je réplique alors : « Implicitement, vous venez d’avouer qu’il y a une morale dans le fait de vendre Le Signe. Les événements le prouvent. Vers 1980, pendant plusieurs mois nous avons distribué gratuitement 20.000 exemplaires de L’Évangile Donné à Arès. Combien de vocations spirituelles cette gratuité a-t-elle éveillé ? Aucune ! Par contre, les livres payés comptant en librairie ont permis à beaucoup d’entrer en pénitence et de créer leur âme (Signe Veillée 17). Comme quoi, même l’âme vaut un peu d’argent au départ. »
Le moraliste morigénateur disparaît alors, convaincu que j’ai menti. Un autre surviendra dans huit ou quinze jours.
Et moi, je ne fais que poursuivre la logique de la Création, qui est d’avoir et d’être inséparablement :
J’ai, Je suis (ii/1),
sachant qu’on ne peut pas avoir sans être, mais qu’on ne peut pas davantage être sans avoir.
Payer la facture de l’imprimeur, faire ensuite payer le livre au lecteur et laisser au libraire son bénéfice, ces actes normaux — car l’ouvrier (même l’ouvrier de l’apostolat) mérite son salaire (Luc 10/7) — ne déspiritualise pas la Parole. Seuls des bougres d’hypocrites essaient de faire croire aux gens qu’une Parole n’est authentique que si son témoin vit de rien et communique avec le monde par pure transparence, comme les anges (et encore, qui sait de quoi vivent les anges ?)
Une nouvelle édition du Signe va voir le jour.Elle sera, comme les précédentes, vendue. Il n’y a rien là de malhonnête. Je remercie d’avance tous ceux qui l’achèteront, dont elle aidera le Réveil spirituel (Signe 36/4), et qui par la même occasion aideront notre difficile mission.
Au fait, j’ai demandé à ma fille Nina si elle avait entendu parler de Abd Al Malik. « Bien sûr, me dit-elle ! C’est une rappeur formidable ! »
Un rappeur ? Un rappeur soufi et philosophe ?
Mortifié de me voir si ignorant des choses du rap, je me suis dit : « Faut que j’me visse sur la tête une casquette, la visière de côté, que je mette un pantalon style besace dont le fond me descende aux genoux, des baskets délacés… Faut que je maigrisse pour me faire une poitrine de vélo et que je me traîne, un joint au bec (faut aussi que j’apprenne à les rouler), dans quelque bouge à rap… avec un faux menton en carton pour cacher ma barbe, car parmi les quelques rappeurs aperçus à la télé je n’ai vu aucun barbu… » Je soliloquais comme ça, parce que je n’avais vu d’Abd Al Malik que le beau visage.
Hier, Christiane, mon épouse, acheta un CD d’Abd Al Malik, « Abd Al Malik, Dante ». Je découvre qu’il est habillé comme tout le monde, comme moi, comme vous, et que sa poésie est belle, pleine de sens et n’oublie ni Dieu ni les valeurs de l’amour, du pardon, de la paix, de la liberté et de l’intelligence spirituelles.
Ouillouillouille, il doit s’attirer les reproches des moralistes morigénateurs.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur le soufisme et au-delà
J'ai rencontré quelques soufis et je peux seulement parler de ceux-là. Parmi eux il y avait des mystiques et des non-mystiques — au sens que je donne au mot mystique, bien sûr — et j'en ai conclu que comme toute façon de croire, de prier, de regarder le monde, le soufisme avait ses extrêmes et son juste milieu. [93C01*24/02/2009]
Sur Le Signe, son Prophète et l’inévitable tunnel par lequel passe la Vérité à toute époque
Je suis la cible de toutes sortes de moralistes. De même que j'ai toutes sortes d'assassins : outre ceux qui m'annoncent simplement qu'ils vont me "faire la peau", il y a les assassins égorgeurs, les assassins étripeurs, les assassins à l'arme à feu (je passe sur les variantes d'armes... ce sont les plus nombreux), etc., il y a les moralisateurs geignards, les moralisateurs persifleurs, les moralisateurs apophthegmatiques, les moralisateurs insulteurs, les moralistes théologiens, etc.
Je me souviens avoir lu, au début des années 80, dans la Vie de Mahomet de W. Montgomery Watt ceci : "De tous les grands hommes du monde entier, aucun n'a eu autant de détracteurs que Mahomet... Pendant des siècles l'Islam fut le grand ennemi de ma chrétienté..." Je ne suis pas un "grand homme", je suis tout juste un témoin de Dieu, mais j'ai déjà ma part de "détracteurs". Je me demande ce que ce sera dans quelques siècles.
Vous n'avez pas idée de tout ce que j'ai pu lire et entendre depuis 34 ans que Le Signe est publié et est tombé sous les yeux de ceux qui le déteste ou le déplore et qui me détestent ou me déplore dans le sillage. Ce sont pour la plupart des "chrétiens" catholiques ou protestants qui me morigènent à propos du Signe commercialisé, comme s'ils ne commercialisaient pas les livres du pape, des évêques, ou de leurs révérends prêcheurs ! Ils ne le nient certes pas, mais pour eux ces "chrétiens" sont les vrais qui s'expriment de la part de Dieu et l'argent qu'ils récoltent par leurs livres est une bénédiction du Ciel comme le juste retour de la fortune et de la santé à Job. Tandis que le l'argent de la vente du Signe n'est qu'une exploitation satanique de la crédulité humaine par un "petit malin".
Je pardonne, je ne rends pas les insultes, mais il est quand même de mon devoir, de temps en temps, de rappeler que la vente du Signe est aussi honnête que celle de tout autre livre.
La Vérité est, à toute époque, passée par ce tunnel pour parvenir aux hommes. [93C04*24/02/2009]
Sur la mission et l’adaptation de notre propos
Ceux des Pèlerins d'Arès qui sont issus des banlieues difficiles devraient y réussir puisqu'Abd Al Malik y a réussi, avec quand même le rap en moins... quoique dans ce domaine nos frères musiciens, comme le fondateur du groupe Pious Gens, sauraient peut-être apporter quelque chose.
Je suis né et j'ai passé mon enfance et mon adolescence dans une banlieue usinière et rouge, qu'on aurait pu à l'époque qualifier de banlieue difficile, encore que cette notion n'existait pas. On parlait plutôt de faubourgs populaires par allusion aux faubourgs d'où étaient toujours parties les révolutions à Paris. Ces banlieues de l'époque, collées à Paris (il n'y avait que la Seine, les fortifs ou la "grande ceinture" à traverser à pied), n'étaient pas peuplées d'émigrés, mais de bons Français de souche, des Poirier, des Potdevin, des Dupont et des Durand, des Bourgoins, des Delaunay, etc. avec quelques Polonais, Espagnols, "Macars" (Macaroni= Italiens) et "Norafs" (Nord-Africains, qu'on appelle Maghrébins aujourd’hui) très minoritaires. Pas d'Islam. "L'islam" de l'époque, c'était Marx et le poing levé en chantant "L'Internationale." Aujourd'hui, soixante ans plus tard, je n'ai plus rien en moi qui rappelle mes origines. Tout a changé considérablement. Je ne crois pas que, pour ma part, je trouverais la manière qu'il faut pour parler à cette banlieue moderne d'émigrés, sinon par le cœur.
En fait, je ne sais pas. À l'époque où j'avais lancé les missions "L'Œil S'Ouvre", en 1987 et 1988, j'avais demandé à des frères parisiens de me préparer une mission spécifique des quartiers populaires de la capitale et de sa banlieue, mais rien ne fut fait pour des raisons qui n'ont jamais été vraiment bien discernées. Je crois que c'était très difficile, en fait. Je crois encore aujourd'hui que c'est une mission qui ne peut pas s'improviser. Il faut étudier la mentalité du monde banlieusard auquel on veut s'adresser et, pour ainsi dire, s'identifier à lui.
Mais Le Signe s'adresse aussi bien aux bourgeois de Neuilly ou du XVIe qu'aux cocos de Montreuil. [93C05*24/02/2009]
Sur cet aspect d'avoir qui explique le sens d'être
Mon entrée de blog 0093 se limite au seul aspect des quatre mots par lesquels le Créateur se définit, s'identifie : J'ai, je suis dans Le Signe (ii/1) et des similitudes avec ce sens que mettent
notre mission dans l'aspect possédé : réalisé et coûteux (à ne pas confondre avec lucratif) du Signe en amont et en aval de sa diffusion, en tant que livre matériellement parlant,
et, semble-t-il, Abd Al Malik dans ce qu'il réalise matériellement lui-même pour pouvoir être le lanceur de messages qu'il est.
Il est certain que, vu le grand nombre de sens possible des verbes avoir et être du fait de l'insuffisance du langage humain — il faudrait deux verbes spécifiques, qui n'existent pas, pour donner à être et avoir le sens que le Père leur donne — il me faudrait pour comparer entre eux tous ces sens, même sommairement, beaucoup plus qu'une simple entrée de blog. Celle-ci est déjà assez longue ainsi.
Il est certain aussi que la métaphysique ici exprimée demanderait un développement, qui n'est pas le but d'un blog qui n'est qu'un petit carnet de notes, et que faute de développement chacun essaie de la résumer à sa manière. Pour ma part, je dis : La soif d'acquérir, la recherche du profit, la quête de la domination ou de la supériorité, ne constituent ni le but poursuivi par le Créateur en possédant sa Création, ni le but poursuivi par notre mission en réalisant et vendant Le Signe, ni le but poursuivi par Abd Al Malik en vendant des CD de rap, d'après ses propos. C'est cet aspect d'avoir qui explique le sens d'être dans ces trois situations où avoir et être devraient être exprimés non seulement par deux verbes spéciaux, qui n'existent pas, mais encore par un seul verbe qui existe encore moins pour dire à lui seul avoir et être. [93C07*26/02/2009]
Sur la pauvreté et la vraie richesse
Le Signe est parfaitement clair sur le sujet de la pauvreté. Tout son contexte dit : Ce n'est pas ce que tu as matériellement parlant qui fait question, mais ce que tu en fais !
La pauvreté de Jésus est très bien exprimée dans ces mots des Béatitudes : Heureux les pauvres en esprit (ou pauvres de cœur) ! (Matthieu 5/3, Luc 6/20) Ce qui signifie que ce n'est pas ce que tu as dans ton portefeuille ou dans ton compte en banque qui fais de toi un riche ou un pauvre, mais c'est l'importance ou la signification que tu donnes dans ton esprit ou dans ton cœur à cette possession qui compte. Si vous êtes riche en biens matériels, mais n'êtes pas pauvre en esprit, et sauf le cas de l'avarice qui est une maladie, vous manquez de cette potentialité qui vous ferait posséder la richesse pour le Bien, vous serez tenté de l'utiliser pour le mal, vous êtes en danger de mort spirituelle. C'est pour éviter ce danger que Jésus disait que, si on ne pouvait pas être un riche généreux, il valait mieux être matériellement pauvre de peur de ne pouvoir passer par le trou d’une aiguille, la fameuse porte étroite du Bien. [93C13*26/02/2009]
Sur le communisme déguisé qui gouverne la France et ses conséquences désastreuses
Les Français ont des rapports moraux exécrables et hypocrites entre argent et absence d'argent, qui conduit chacun à cacher son argent. Ces rapports ont pour origine une idéologie marxiste politicienne de très bas niveau qui a été honteusement exploitée dans les campagnes électorales pendant tant de décennies qu'aujourd'hui cet état d'esprit empoisonne catastrophiquement toute la société. Cet état d'esprit est devenu une sorte de religion. C'est pourquoi je dis souvent : "Vous dites qu'on vit dans un régime de droite ? Mais non ! Même avec M. Sarkozy, vous ne voyez pas qu'on vit dans un communisme déguisé ? Et pas le meilleur communisme, le communisme démagogique." Je fus communiste plus de quarante ans, je sais de quoi je parle ; je me rends compte que l'idéologie radicale politicienne de gauche que je défendis jusqu'à ce que le Père m'ouvre les yeux a empoisonné ce pays. C'est comme ça que tous nos capitaux et toutes nos industries fichent le camp à l'étranger faute d'une compréhension de la base travailleuse un peu plus large qu'elle n'est, hélas. On voudrait que les patrons soient des anges et comme ils ne sont pas des anges, loin de là, on en fait sans nuance des salauds, des démons et des vampires. Dans ces conditions, les limites du dialogue sont vite atteintes. Alors, les "riches" fuient et les "pauvres" restent avec le chômage... tant que l'on pourra payer les chômeurs. Le Signe a raison : La perte de la mesure est catastrophique en tous domaines." Et, dans le sillage des "riches" qui fuient avec leur capitaux et industries, tous les Français qui ont quelques sous les cachent de peur qu'on les soupçonne d'être des complices du "capital". Que les Français poursuivent ce cauchemar fou, je trouve que c'est un grand malheur ! Ce n'est pas s'opposer au progrès social que de dire cela. [93C13*26/02/2009]
Sur le Créateur Qui s’est manifesté à Arès
Les traductions modernes de Genèse 1/2 évoquent Le souffle de Dieu planant à la surface des eaux (Bible TOB, Bible Hébraïque ou Juive d'après la version massorétique, etc.) ou Un souffle de Dieu agitant la surface des eaux (Bible de Jérusalem) et donnent ainsi à cette phrase un sens plus proche du souffle respiratoire, donc physique, que celle issue de la Vulgate (traduction catholique de st-Jérome) qui dit : L'Esprit de Dieu flottait à la surface des eaux, d'où est notamment sorti le Dieu "pur esprit" des théologiens, qui ne correspond pas du tout à l'expérience de Dieu que j'eus à Arès en 1977.
Certes, le Créateur qui me parla en 1977 n'était pas visible en soi. Certes, il n'était pas anthropomorphique, mais il parlait ma langue. Certes, je ne sentis pas son souffle respiratoire. Mais sa manifestation s'accompagna d'effets physiques lumineux, sonores, cinétiques, etc. extraordinaires. Certes, je ne sais honnêtement pas, en somme, de quelle nature est ce Créateur invisible, capable de courir d'un bout à l'autre de l'univers (de Sa Main à Sa Main) infini pour créer sans cesse de nouveaux soleils (Signe xxii/10-12) comme de se réduire à un clou (ii/21), mais l'événement surnaturel complexe que représenta sa manifestation à Arès montra, dans son ensemble et de façon évidente, sa relation à la matière et aux phénomènes terrestres qui y sont attachés.
Or, c'est précisément au cours de cet événement que les mots : J'ai, Je suis (Signe ii/2) me sont parvenus.
Pour moi il y avait relation matérielle directe, évidente, entre Celui qui me parlait et les forces physiques qui accompagnaient sa Parole. Pour moi donc il est bien le Créateur de la matière et de l'Univers. S'il n'est pas matière lui-même, du moins pas au sens que nous humains donnons à ce mot, il a partie liée avec elle, sans aucun doute. Et donc, il a tout simplement, il a au sens du verbe avoir.
Il n'y a aucun sophisme dans cela.
La théologie catholique ou protestante, n'est que l'ombre floue, projetée, le reflet dégradé de réalités qui nous échappent et que Le Signe, qui n'est pas du tout une "copie" de la Bible, texte encombré de livres d'hommes (Signe 16/12, 35/12), vient au contraire corriger. Ceux qui ne souhaitent pas lire Le Signe ont tort. Ils se privent d'une immense Lumière. Ils liront ensuite la Bible tout autrement. [93C14*26/02/2009]
Sur la part d’inconnu de la Parole et sa Lumière que le prophète a pour mission de rendre supportable
Les grandes œuvres — et la Parole du Père en est l'apex — ne sauraient exister sans garder leur part d'inconnu, simplement parce que nos regards de pécheurs ne peuvent pas supporter la grande Lumière en face. C'est cette part d'inconnu qui fait qu'un Guide Michelin et que la Parole : Bible, Coran ou Signe, n'appartiennent pas au même monde. Le premier est immédiatement accessible et d'une compréhension sans ambiguïté. Le second, toute Lumière qu’il soit, n'est pas toujours immédiatement accessible et c'est pourquoi le Père, depuis les origines, veut de temps en temps un prophète pour rendre cette Lumière supportable aux humains. Il se trouve que ce type de mission m'a été donné. Je n'en tire pas de profit personnel. Chacun a la liberté totale de me croire ou de ne pas me croire. Tout est là, dans la décision prise de m'entendre ou de ne pas m'entendre. [93C14*26/02/2009]
Sur la distance entre Le Signe et la doctrine calviniste et au christianisme traditionnel en général
À un commentateur qui croit à l’authenticité du Signe, mais reste teinté de sa culture protestante calviniste opposée sur plusieurs points à la foi qui découle du Signe, Michel Potay répond :
La doctrine protestante calviniste, beaucoup plus répandue aux USA qu'elle ne l'est en Europe aujourd'hui, est un point de difficulté considérable pour notre mission américaine.
Je récuse toute parenté entre Le Signe et la doctrine de la prédestination du salut, typiquement calviniste, que votre commentaire non seulement défend, mais croit curieusement reconnaître dans la Parole que j'ai reçue à Arès et dont je défendrai le véritable sens jusqu'à mon dernier souffle.
Nous n'allons pas réveiller ici les controverses sur la prédestination (l'hypothèse selon laquelle Dieu destine certains hommes au salut, mais pas les autres) que les synodes réformés de Dordrecht et de Westminster s'efforcèrent de calmer ou d'éteindre en leur temps et, de toute façon, il y a d'autres points de la doctrine protestante qui, concernant la rédemption (Jésus seconde personne de la trinité, la croix qui sauve, la salut par la foi mais non par les actes, etc.), sont clairement ignorés par Le Signe.
Pour beaucoup de protestants Dieu existe pour l'homme, mais l'homme n'existe pas pour Dieu, ce qui est déjà différent de ce qui ressort du texte et du contexte du Signe, mais pour Jean Calvin — et encore aujourd'hui pour les calvinistes purs et durs — il est hors de doute que seule une petite partie de l'humanité serait appelée au salut éternel, ce qui pousse la différence à l'extrême.
Si le Pèlerin d'Arès est bien d'accord avec la doctrine protestante selon laquelle appliquer les normes de la justice terrestre aux décisions de Dieu est dépourvu de sens et une insulte à sa majesté — je dirais plutôt à sa suprême paternité —, le Pèlerin d'Arès ne croit pas du tout cela parce que Dieu seul serait libre. Le Pèlerin d'Arès le croit parce que Dieu est amour et que l'homme est libre (Signe 10/10), libre absolument à l'image du Père. Autrement dit, l'homme est capable d'estimer lui-même s'il a été bon ou s'il a été mauvais et est capable d'orienter son destin dans le sens du bien ou dans le sens du mal. À quoi servirait-il au Créateur d'appeler sa créature à la bonté, si la créature était par avance destinée au salut ou à la perdition ? Si le Créateur appelle sa créature à changer sa vie (Signe 30/11) et le monde à changer en Bien (28/7), c'est bien parce que cette faculté est laissée entièrement à l'humanité.
Sans doute, pour l'heure, les hommes, qui sont tous pécheurs, ne sont-ils que potentiellement capables de changer consciemment ou volontairement et c'est pourquoi seule une minorité peut changer (ou entrer en pénitence) consciemment — c'est le petit reste.
Mais pour le Créateur les autres, plus ou moins inconscients de leur destin spirituel, ne sont pas nécessairement perdus et voués aux ténèbres glacées. Sage et plein d'Amour, le Créateur rappelle que les autres peuvent être inconsciemment sauvés s'ils sont bons, parce qu'en fin de compte ce sont les faits ou les actes bons et non la foi qui créent et justifient l'âme salvatrice. Le Signe nous conduit dans la Voie Droite d'une espérance toute différente de celle de la doctrine protestante (et du christianisme traditionnel en général) et plus encore de celle de la doctrine protestante calviniste.
C'est pourquoi J'ai, Je suis (Signe ii/1) a pour premier sens, indépendamment des attributions respectives de J'ai et de Je suis, sur lesquels je ne m'étends pas dans cette réponse, un sens d'échange total entre Créateur et créature faite à son l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27). Chaque homme peut dire : "J'ai, je suis," à l'image du "J'ai, Je suis" que dit le Père. Ce J'ai, je suis est une clé de départ de l'existentialisme de la foi en ce sens que la conscience et les actes qui en découlent peuvent définir ce qu'il faut avoir et ce qu'il être pour être bon comme Dieu est bon ou pour être mauvais comme Adam le fut lors de son mauvais choix (Signe 2/1-5). [93C17*27/02/2009]
Sur la mesure nécessaire à la mission pour toucher le cœur et/ou la conscience de ceux qui en manquerait
Je vois en Abd Al Malik quelqu'un qui refuse le système. Je vois même dans cet artiste rappeur, mais aussi penseur plein d'à-propos et de mesure (Signe 7/6, etc.), quelqu'un qui, par un langage mesuré et juste, par surcroît plein d'une bienveillance soufiste, peut être mieux entendu par ceux qui par nature ou par allergie ne veulent pas entendre le rap dans lequel ils voient une violence dangereuse. Il y a souvent dans le rap (pour le peu que j’en connais) la colère pour la colère qui, de ce fait, ne propose ni dialogue ni solution. Il faut aussi, parmi les messagers de la souffrance humaine, un Abd Al Malik et cette espèce d'autocritique clairvoyante en lui, qui adoucit son refus du système, mais ne l’annule pas.
Tout message, tout appel, tout reproche, etc., n'a de chances d'être entendu par ceux auquel il s'adresse que s'il est mesuré. La mesure, que prône Le Signe, est la grande chance de l'amour évangélique. Sinon, un message, aussi beau soit-il, s'il est trop véhément, radical ou, a fortiori, violent, porte en lui sa propre hermétique. Il n’est entendu que par ceux qui s'y reconnaissent et rejeté a priori par les autres. Un tel message oppose les attentions, mais ne les éveille pas à la réflexion, bref, n'a que très peu de chances de toucher le cœur et/ou la conscience de celui qui manque de cœur ou de conscience. C'est un des problèmes constants de la mission. [93C19*01/03/2009]
Sur le J'ai, Je suis comme manière divine de traduire la paix
J’ai déjà abordé avec mes frères au Pèlerinage les termes J'ai et Je suis (Signe ii/) comme relatifs l'un à l'autre chez le Créateur, mais très souvent, trop souvent, exclusifs l'un de l'autre sur terre. Tout cela dépend des sens que l'on donne à avoir et être, sens que je pouvais faire sentir à Arès de vive voix, mais qu'il faudrait développer trop longuement dans un blog "tout public".
J'ai, Je suis est une manière divine de traduire la paix.
Sur terre, la paix, c'est seulement la paix armée. La paix n'est jamais que la guerre empêchée. Nous vivons en paix, mais prêts à la guerre. On l'a bien vu, il y a quelques jours, dans le choc de deux sous-marins nucléaires, l'un français, l'autre britannique, dans l'Atlantique. Chacun portait dans ses flancs 1.000 fois la puissance de la bombe d'Hiroshima. Dans leur cas, le j'ai 1.000 fois la bombe d'Hiroshima et je suis ainsi le gardien de la paix étaient exclusifs l'un de l'autre, formaient une contradiction qui n'était que mensonge. Tel n'est pas le Créateur, parce qu'il a des milliards de milliards de fois la puissance de la Bombe d'Hiroshima (mille soleils), mais qu'il est l'agent de la Paix par l'équilibre même de son Univers, où les forces dangereuses se tiennent à distance l'une de l'autre sans la moindre précarité d'équilibre.
Dans les propos de Bouddha on trouve ceci : "l'absence de colère vainc la colère. L'absence de mal vainc le mal comme on vainc l'avarice par la générosité et le mensonge par la vérité." Ce sont des propos comme ceux-là, signés Dieu, qui montrent que Bouddha, quoique non cité dans Le Signe, fut selon moi un envoyé de Dieu. Le J'ai vainc le Je suis et le Je suis vainc le J'ai et ils deviennent J'ai-Je Suis et cette neutralisation garantit la Paix suprême. [93C24*01/03/2009]
Sur le J'ai, Je suis de Dieu qui deviendra un Jour le j'ai, je suis de l'homme
Il m'arrivait en ces temps-là de déborder largement le sens primitif des mots du Livre pour en expliquer la puissance et l'étendue d'expression exceptionnelles, car le Livre est un recueil de mots, que j'ai mis en phrases (par parenthèses ajoutées) pour en faciliter la lecture et la compréhension. Je montrais qu'un seul mot ou groupe de mots : J'ai, Je suis notamment, qui forment en effet une seule idée indissoluble, pouvait être le réservoir d'une signification très étendue, un élément indissociable de l'absolu, de telle sorte que le Livre entier était à lui seul un concept unique.
Depuis lors, j'ai compris que de tels développements plaisaient plus à l'intellect qu'au cœur qui n'a pas besoin de tout ça pour créer et développe une âme (l'élément salvateur) chez le propriétaire du cœur. Propriétaire du cœur... Autrement dit, je suis le cœur que j'ai !
Depuis lors, donc, je me garde de tels développements. Ai-je tort ou raison d'être ainsi moins bavard ? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que vous serez sûrement sauvé si vous vous contenter d'être bons, d'aimer, de pardonner, d'être libre de tous préjugés et d'acquérir l'intelligence du cœur.
Le manque de liberté absolue vient de notre manque de disponibilité. Même si nous sommes des gens de cœur, nous devons dormir, travailler, bref, céder à des actes vitaux impérieux qui déjà en eux-mêmes réduisent considérablement la liberté d'avoir la disposition du Bien absolu et d'être par là même le pénitent absolu. À l'inverse, le Créateur a totale disponibilité et est ainsi disponible à sa Création totalement. Cela ne veut peut-être pas dire qu'après l'avènement du Jour où le temps s'arrêtera (Signe 31/8) nous ne dormirons ni ne dégusterons ces fruits merveilleux dont parle Coran, mais que cela ne se fera plus qu'avec maîtrise complète de la volonté de décider du moment délicieux du repos ou des plaisirs des sens. Ce que doit être la transfiguration. Le J'ai, Je suis de Dieu deviendra alors le j'ai, je suis de l'homme. [93C26*02/03/2009]
Sur avoir et être au sens absolu du J’ai, Je suis
Dans le verset J'ai, Je Suis avoir et être ne sont pas des "auxiliaires", mais des verbes au sens absolu utilisés seuls : avoir au sens de posséder et être au sens d'exister. [93C27*02/03/2009]
Sur l’importance de résister à l’envie de mourir
La vie humaine n'est pas ce désenchantement continuel que la méchanceté et la bêtise qui nous environnent produiraient sur nous, si nous étions réduits à la seule raison — les animaux dispensés de raison ne sont pas déçus par la vie, ils vivent d'automatismes et ne se suicident jamais —, parce que nous avons des raisons d'espérer un dépassement, voire même une transfiguration à terme, d'espérer d'être plus que des corps appelés à s'arrêter de fonctionner et à pourrir.
Dans ce sens le Créateur nous fait partager son J'ai l'espérance et la vie infinie et Je suis cette espérance d'une vie infinie pour mon image et ressemblance (Genèse 1/27).
Autrement dit, le miracle est à notre portée, parce que la force du miracle est dans notre pénitence, productrice de grâce.
La survie de l'homme au-delà de la mort est un miracle.
Il n'est pas de foi plus naturelle et plus raisonnable que la foi en l'immortalité.
J'ai, Je suis l'immortalité, dit Dieu. Son image et ressemblance, l'homme, est immortalité.
Mais résistez à l'envie de mourir — en cela votre mort de la mort est salutaire —, parce que le Créateur a besoin de vous et l'humanité a besoin de vous besoin de votre pénitence, pour changer ce monde. [93C30*02/03/2009]
Sur la question de la promotion publique du témoin d’Arès
La question de donner ou de ne pas donner une tribune publique au témoin du Signe est ancienne et, pour dire vrai, en écoutant les uns et les autres, contradictoires (je ne parle pas que de ce blog mais de l'abondant courrier que je reçois), je n'ai plus d'opinion.
Je ne sais plus si j'aurais dû créer les missions L'Œil S'Ouvre en 1987 et parler au Cirque d'Hiver à Paris en 1988, 1989 et 1990.
Je ne sais donc plus si mes frères auraient dû ensuite continuer d'assurer mes apparitions publiques.
Les uns disent oui, d'autres disent non.
Certains regrettent que les frères ne m'aient pas donné une tribune publique, et d'un autre côté semblent dire que ce n'est pas à moi, Mikal, mais aux frères d'avoir une tribune publique (de parler aux hommes).
C'est vrai, les frères doivent parler aux hommes. Je remarque seulement qu'entre Le Saint parle à Mikal et les frères parlent aux hommes il y a un stade intermédiaire : Mikal parle aux frères (Signe xxviii/26).
La mission L'Œil S'Ouvre en France et le Cirque d'Hiver à Paris, n'était-ce pas une tribune me permettant de parler aux frères du monde, ceux existant virtuels, inconscients, dans le monde, ceux qu'il me fallait appeler pour les envoyer au monde à leur tour ?
C'est ce que regrettent ceux qui disent qu'il existe dans le monde un bonhomme appelé Michel Potay, témoin et prophète d'une Révélation majeure du Créateur, qu'ils ne connaissent pas, qu'ils découvrent par hasard, alors que, selon eux, son témoin aurait dû être promu publiquement, une promotion publique qu'à l'évidence il ne pouvait pas faire sans le travail de l'assemblée.
Connaissez-vous bien Le Signe et son sens pour parler aux hommes ? Me connaissez-vous bien ? Vous ai-je suffisamment parlé avant que vous parliez aux hommes ? Le manque de communication, le manque de contact entre le témoin d'Arès et l'assemblée a par exemple conduit à la "malheureuse mission socio-politique".
La promotion publique du prophète est un sujet évoqué, mais jamais débattu au sens large au sein de l'assemblée, à ma connaissance du moins. De ce fait, comme je dis, je n'ai plus d'opinion, parce que j'écoute aussi ce qu'on me dit et que, quand aucune raison solide ne se dégage affirmativement ou négativement des échanges, il m'est difficile de conclure. Je ne sais pas si je dois me réjouir ou regretter qu'on m'ait laissé "dans un petit coin". C'était peut-être ce qu'il fallait faire. Ça ne l'était peut-être pas.
Certains quittent l'assemblée pendant un temps parfois long puis y reviennent. Peut-être aurait-ce été utile qu’on m'aide à parler aux hommes, car je suis un frère moi aussi et j'ai été infailliblement fidèle à ma mission avec un noyau d'assemblée d'une fidélité à toute épreuve mais qui ne m'a pas aidé à parler aux hommes.
[93C36*04/03/2009]
Sur la peur de l'effort d'être, de l'effort de la pénitence
À une question d’un commentateur : "Sa Main est-elle aussi la nôtre ?" je réponds comme j'ai répondu des centaines de fois depuis 35 ans.
Le Créateur nous a créés à son image et ressemblance (Genèse 1/27) faisant ainsi de nous des co-créateurs, ses fils, ses enfants. Par ce fait, la Main du Créateur n'est pas notre main, mais notre main est co-créatrice aux côtés de sa Main.
C'est ainsi que nous sommes co-créateurs de nous-mêmes et que c'est en vertu de cette divine capacité que nous pouvons choisir librement, comme le fit Adam (Signe 2/1-5) entre bien et mal, c'est en vertu de cette capacité que nous pouvons changer notre vie (Signe 30/11) et changer le monde (28/7).
C'est donc ainsi qu'il y a similitude entre le J'ai, Je suis du Père et le j'ai, je suis de l'enfant. Rien ne devrait nous empêcher "d'ouvrir nos veines et de lui dire : Entre !" Rien sinon la peur de l'effort d'être, de l'effort de la pénitence. [93C40*07/03/2009]