1961, l’année où naît Barack Obama.
Les Freedom Riders — les Passagers de la Liberté — militent pour un droit local et mineur : l’égalité dans les autocars du Sud des USA, et contribuent à réaliser l’inimaginable : L’élection d’un président des USA noir 47 ans plus tard.

Des actes locaux, très limités, ont des conséquences lointaines immenses.
Il ne faut jamais désespérer de sa fragilité du moment.

[DR]

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En 1961 aux USA, dans les états du Sud il y a des autocars pour blancs et des autocars pour noirs. Des protestataires blancs et noirs, pour dénoncer cette discrimination raciale aussi humainement révoltante qu’économiquement stupide, ont l’idée de voyager en autocar par groupes mixtes noirs et blancs de 15 à 30 voyageurs. Par le nombre ils espèrent tout à la fois attirer l’attention du public sur les horreurs du racisme, d’autant plus dommageable qu’il est devenu réflexe, et faire hésiter la police et la justice racistes. Sur ce dernier point ils se trompent. Beaucoup d’entre eux finissent leur voyage en prison.
Ces Passagers de la Liberté sont jugés aussi insensés, voire même blâmables, par leur entourage que les Pèlerins d’Arès le seront par leur propre entourage quelques décennies plus tard, mais c’est à ce prix qu’on fait bouger les choses, qu’on change le monde (Signe 28/7)

(Photo : Adam Jones, Wikimedia)

Photo  : Adam Jones (Wikimedia)

Voici des extraits d’un témoignage de Margaret Leonard, aujourd’hui âgée de 67 ans, une Freedom Rider qui fut emprisonnée en 1961 à Parchman, peut-être le plus dur pénitencier d’Alabama, pour avoir simplement osé faire partie d’un de ces groupes de passagers mixtes dans les autocars.

« De 1960 à 1970 il n’était pas facile de militer dans les Mouvements des Droits Civiques. Je n’ai pas été battue, mais d’autres l’ont été. Je n’ai pas été battue, peut-être parce que je fus arrêtée quand le mouvement tirait à sa fin. Mais la prison a été pour moi très dure émotionnellement. Je garde profondément ancrée dans ma mémoire l’image de ma sortie de la prison de Parchman,: Tous les bras étaient tendus vers moi à travers les barreaux des cellules le long du couloir. Un long couloir de bras blancs et noirs.
« Les gens avaient peur. Ils avaient peur de manifester leur espérance d’un ordre de vraie justice. Ils avaient peur non de mourir, mais d’être montrés du doigt, de perdre leur travail. Ma mère a été licenciée après mon incarcération.
« Je pense que nous avons aidé à mettre en place un monde meilleur. Les USA sont clairement mieux aujourd’hui qu’ils ne furent autrefois. J’aurais souhaité que mes parents et ma sœur vivent assez longtemps pour voir cela. »

(Photo : U.S. National Park Service, Wikimedia)

Photo  : U.S. National Park Service (Wikimedia)

Qu’a manifesté cette frêle Miss Margaret en 1961 ?
Le courage d’être libre de tout préjugé (Signe 10/10),
libre
d’être un homme du temps qui vient (Signe 30/13),
bref,
le courage d’être
au sens où le Créateur dit Je suis (Signe ii/1).

Pour être Pèlerin d’Arès vous devez aussi avoir le courage d’être, d’être une sorte de Passager de la Liberté, dans une perspective de liberté spirituelle (Signe 10/10) différente de la liberté sociale visée par les non moins héroïques (Signe xxxv/4-12) Freedom Riders de 1961, mais plus déterminé encore à changer le monde (28/7).
Au reste, votre courage d’être est beaucoup plus facile à montrer aujourd’hui.
Vous êtes missionnaire dans un pays où vous pouvez, certes, être encore montré du doigt, mais où vous ne risquez plus de perdre votre emploi ou d’être jeté en prison pour votre foi.
Tout est beaucoup plus facile pour vous grâce au courage d’être de héros qui, comme Margaret Leonard, d’étape en étape et de siècle en siècle ont désincrusté du monde beaucoup de préjugés, d’habitudes égoïstes et discriminatoires, d’intérêts autoritaristes.
Comme le créateur vous ne croyez pas que le système d’Adame hors Éden (Signe vii/7-9), le système du monde actuel, puisse rendre à l’humanité le bonheur pour lequel elle a été dotée de Vie spirituelle en la personne d’Adame en Éden (vii/5-6).
Vous voulez, en inspirant au monde d’entrer en pénitence, arrêter la stagnation ininterrompue d’Adame dans la stérilité spirituelle (Signe 14/1), Adame qui encore aujourd’hui laisse le bruit entrer dans sa tête comme du sable (vii/5) lourd, stérile, qui le leste et qui empêche son ascension vers les Hauteurs (36/14) du bonheur.
Vous voulez simplement inspirer au monde de retrouver la Vie (Signe 24/5).
Voilà pourquoi vous avez le courage d’être.
Vous réussirez.

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