Il reste de la vie spirituelle au fond de tous les hommes. Sinon, comment le Père espérerait-il que le monde puisse changer (Signe 28/7)? Seulement voilà, cette spiritualité est chaque jour plus réduite à l’invisibilité et à l’inaction. Si ce déclin continuait, elle mourrait. Notre mission est plus que nécessaire, vitale.
J’ai lu ou écouté ce que disaient Mme Royal et ses rivaux en compétition pour les primaires au PS. Je n’ai rien entendu de spirituel ni même de métaphysique. Je n’en ai pas entendu plus sur les lèvres de M Sarkozy ou d’autres. Machiavel, contrairement à ce que l’homme commun croit, n’inventa ni n’enseigna la rouerie et la bassesse politiques ; il les décrivit seulement. Il montra comme l’ont montré d’autres avant lui et d’autres après lui, dont le Créateur en 1974-1977, qu’il n’existe aucun espoir de voir le fond spirituel de l’homme triompher du mal par la politique ou par sa mère, la religion.

Photo : rauschenberger (Pixabay)
En cachant le mal politique sous la démocratie et le mal religieux sous le tolérantisme on n’empêchera pas la déspiritualisation complète de l’homme — le péché des péchés (Signe 38/2) —, pas plus qu’on n’empêchera les tempêtes solaires (photo) (XVII/13, XXII/12-13, etc.), dont les media se gardent de parler, de détruire nos réseaux de communications et nos transformateurs électriques un de ces jours. Cacher le mal ne l’éradique pas. Il faut l’éradiquer par la pénitence d’un nombre suffisant d’hommes de bien — le petit reste.
Notre mission est essentielle, mais elle va devenir d’autant plus difficile que les hommes voient de moins en moins ce qui se prépare : la déshumanisation, tellement plus grave que les revers économiques dont les signes sont déjà évidents. Ce n’est pas parce qu’il y a maintenant la sécurité sociale, des restaurants du cœur, des abris pour les sans-logis, des associations humanitaires, que l’homme ne se déshumanise pas. Il se déshumanise parce qu’il se dépiritualise. Il croit remplacer par des lois et des règles l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence et la liberté spirituelles qu’aucune loi ou règle ne peut donner. Si l’homme ne reprend pas conscience de ce qu’il est : une créature spirituelle, qui ne doit son génie qu’à sa liberté spirituelle, il court à un désastre qu’aucune science politique et sociologique n’empêchera.
Comment changer le monde en bien en le gérant à la petite semaine comme font la politique et la religion ? Les politiciens vaquent, très souvent mal, aux affaires de l’instant et laissent le bulldozing des énormes boues résiduelles et les grandes questions de l’avenir à leurs successeurs, qui feront de même. La religion entretient au jour le jour les grandes inquiétudes métaphysiques et la quête de miracles ; ses fidèles ont une vie trop brève pour la forcer à corriger ses erreurs. Ainsi l’homme s’est-il déspiritualisé sans discontinuer et maintenant il passe une limite critique. C’est ce que Le Signe dit. Ceux qui demandent : « Une nouvelle révélation… pour quoi faire ? » n’ont pas encore compris grand chose.
L’urgence du changement n’est pas facile à faire comprendre au monde et c’est à un petit reste d’hommes et femmes sans influence ni pouvoir, sauf leur foi, que le Créateur demande d’assumer ce prophétisme de géants (Signe 31/6). Il leur faut une foi géante, donc ! Que leur foi gagne en puissance ! Et ils ne sont pas seuls, le Père est derrière eux.
Ils y arriveront. Alleluia !
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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Rester ou ne pas rester un ecclésiastique après les apparitions de Jésus ?
J'ai beaucoup parlé, en public ou en privé, de la période très difficile que je traversai après les apparitions et le Message de Jésus en 1974, du grand trouble qui m'habita et des multiples questions qui me hantèrent, surtout de 1974 à 1976. Je me posai alors la question : Rester ou ne pas rester un ecclésiastique ? Mais un ecclésiastique prêchant — et prêchant à demi-mots pour ne pas être chassé brutalement par sa hiérarchie — contre les dogmes, la doctrine générale et les sacrements de son église ? Un clerc en rébellion demi-teinte contre l'institution avec laquelle il serait resté en communion ? En admettant que j'eus eu le courage d'assumer ouvertement cette malhonnêteté, de célébrer une liturgie (une messe, disent les catholiques) au fond eucharistique de quoi je ne croyais plus, de parler Christ-Sauveur en pensant charpentier de Nazareth ou prophète Jésus, de faire le signe de croix sachant que la croix n'était autre qu'un instrument de torture ? Ce double jeu, cette malhonnêteté, n'était pas dans ma nature et je me suis dit que si le Père avait voulu un messager capable d'une telle équivoque, il serait allé chercher quelqu'un d'autre. Donc, je choisis la clarté. [51C2*09/12/2006]
La pénitence prépare l’homme nouveau
Il est vrai que notre pénitence n'a pas d'effet direct immédiat sur le monde qu'il faut changer, mais ce n'est pas là la causalité que suggère Le Signe. Celui-ci parle de tout autre chose, il dit en gros que la politique et la religion disparaîtront d'elles-mêmes quand l'humanité n'aura plus besoin d'elles en redevenant capable de s'autogérer naturellement et de vivre sa vie spirituelle en plénitude non sous des chefs, des dogmes et des lois, mais par l'amour, le pardon, la paix, la liberté et l'intelligence. Elle conclut en affirmant que l'humanité ne parviendra à cette capacité que par la pénitence. Ma pénitence ne modifie pas la société autour de moi comme la pluie mouille la ville autour de son nuage. Ma pénitence prépare en moi l'homme nouveau, l'homme du temps qui vient auquel s'ajouteront tous les hommes du temps qui vient que j'aurai moissonné pour augmenter le nombre du petit reste qui rendra inutiles politique et religion. [51C2*09/12/2006]
La pénitence est individuelle
La pénitence est essentiellement individuelle et le monde ne peut changer que par l'addition et la combinaison de ces pénitences (autocréations d'âmes) individuelles.
L’amour, le pardon, la justice (au sens spirituel), lla liberté spirituelle absolue, l'intelligence spirituelle (obtenue par l'amour et non par l'intellect), sont des vertus fondamentalement individuelles et qui ipso facto ne peuvent pas être obtenues par la masse, qui est le contraire de l'individu et dont les modes d'inflexion du comportement humain sont forcément autoritaires (gouvernements, lois, etc.).
C'est tout le débat du Signe.
Les orientations socio-économiques sont d'évidentes améliorations, mais d'esprit rationalisant, des inflexions du système actuel vers un différent système de distribution et de rapports humains qui, quoique souhaitables, ne sont pas la solution définitive, ne pouvant être obtenus que par la politique ou, dans d'autres pays, la religion ou les deux — roi blanc et roi noir, même cuisse (Signe XXXVII/14) —. Je n'y vois pas de changement radical du monde par la pénitence de l'individu se libérant et du péché ainsi et des rois blancs (religion) et noirs (politique, industrie, etc.). Il s'agit donc de quelque chose d'intéressant et de souhaitable, une étape vers un monde plus juste, mais sans rapport avec le Fond de mon entrée de blog 0051, qui repose naturellement sur la perspective d'un monde changé (Signe 28/7), changé radicalement, c'est-à-dire spiritualisé, auquel appelle Le Signe. [51C19*25/12/2006]
L’homme du temps qui vient
L'homme du temps qui vient n'est pas celui qui a pris conscience du mal "ne serait-ce que l'espace d'un instant." C'est celui qui entre en pénitence (Signe 8/6, 31/2, 33/13) et la pénitence prendra non un instant, mais toute sa vie. [51C3*09/12/2006]
Sur le rayonnement du pénitent
Le pénitent rayonne en permanence, donc sur l'instant — on dit maintenant inutilement "en temps réel" pour employer une expression anglaise qui signifie le français "sur l'instant" —. Le pénitent rayonne un bien que l'entourage immédiat ressent s'il n'est pas, comme disait Jésus il y a 2.000 ans, devenu aveugle ou sourd. J'ai dit aux moissonneurs maintes et maintes fois : "Croyez-moi, si vous êtes de vrais pénitents, des passants dans la rue le ressentent. Vous rayonnez quelque chose." L'entourage peut même parfois le ressentir beaucoup plus profondément et inconsciemment et alors le pénitent ou la pénitente est source de grâce, de miracle sur lui-même ou sur elle-même ou autour de lui ou autour d'elle. [51C4*10/12/2006]
Réponse à une commentatrice qui écrivait : "Je ne vois pas en quoi ma pénitence peut avoir un effet sur la politique et la religion. Elles s'en fichent pas mal."
Vous avez raison au sens d'effet immédiat de la pénitence. De cela un exemple fameux : Jésus était le pénitent par excellence et pourtant ceux qui l'avaient condamné, ceux qui allaient l'exécuter comme la foule qui le huait et l'insultait sur le chemin du Golgotha ne ressentaient rien à son contact, sauf peut-être quelques exceptions trop rares et trop faibles ou indécises pour le sauver d'un sort ignoble et cruel. Son excellente pénitence n'avait pas changé ce monde-là. Elle n'a même pas encore changé le monde 2.000 ans après. D'où Le Signe. D'où la nécessité de notre pénitence et de notre moisson de pénitents pour que peu à peu un petit reste se dégage, suffisant, mais sûrement déjà relativement très nombreux (comme son nom ne l'indique pas), pour qu'un groupe d'homme en refusant le système établi par Adam rende celui-ci peu à peu inopérant, inutile, et le fasse disparaître par la simple loi de l'évolution, qui fait partie de la Création et qui fait que ce qui cesse d'être viable ne vive plus. En cela, c’est vrai, le sens du Signe ne saute pas aux yeux et demande une certaine imprégnation. Un jour j'ai posé la question : "Un prophète, pourquoi et pour quoi faire ?" et la première réponse à cette question est évidemment : Pour expliquer, expliquer, expliquer — Ne te lasse pas de leur parler (Signe 28/15) — le sens de la Parole. Ce qui est très difficile, parce que l'âme, même quand elle renaît du bien dans cette génération, a dégénéré jusqu'à être incapable d'embrasser ensemble toutes les causalités. Mais cela reviendra un jour. [51C4*10/12/2006]
Sur la puissance de l’accomplissement de la Parole
La Parole bien apprise n’a pas par elle-même une vertu miraculeuse, mais Le Signe dit qu'elle n'a cette puissance qu'accomplie dans la pratique du Bien : Prononcer ma Parole pour l'accomplir, voilà la vraie piété (Signe 35/6). [51C8*12/12/2006]
Sur notre engagement en politique
Nous ne faisons pas de politique au sens commun, parce que nous y perdrions inutilement notre énergie de foi, mais dans certaines circonstances urgentes ou dramatiques il le faudrait peut-être, dans un esprit évidemment pénitentiel au sens arésien, parce que la pénitence est l'arme contre le mal que le Père nous assigne. [51C8*12/12/2006]
Les tempêtes solaires vont-elles détruire nos centrales nucléaires ?
Jésus disait à ses disciples il y a 2.000 ans : Ne craignez pas ce qui peut tuer le corps, mais ce qui peut tuer l'âme ! Donc, la mort physique par irradiation atomique n'est pas la pire chose. Ceci dit — avec le sourire — je ne pense pas que les tempêtes solaires puissent perturber ou détruire autre chose que des ondes électromagnétiques ou hertziennes (notamment celles des communications radio) ou bien des transformateurs électriques. Je ne suis plus physicien depuis des décennies et, de toute façon, la somme de connaissance dans ces domaines était alors moindre qu'elle n'est devenue, mais je ne pense pas que le cœur nucléaire d’une centrale puisse être détruit par une tempête solaire. [51C9*13/12/2006]
Sur le péché des péchés (38/2)
Je rappelle que si nous devions être menacés par le péché des péchés (Signe 38/2) mieux vaudrait pour nous d'être irradiés par les centrales nucléaires. Ceci n'est pas une prophétie, c'est seulement pour rappeler que les ténèbres glacées (Signe 16/15) serait un mal pire que la mort physique qui, elle, doit de toute façon nous frapper d'une façon ou d'une autre tant que le petit reste n'a pas fait lever l'aube du Jour. [51C10*14/12/2006]
Sur la note XXVIII 7-11 de La Révélation d'Arès édition 1995
Je reconnais que ma note XXVIII/7-11 dans La Révélation d'Arès édition 1995, la "bilingue", n'est pas assez développée. J'y disais que l'homme s'était "amélioré par étape," ce qui est vrai humanitairement et socialement parlant (développement de l'entraide, disparition de l'esclavage enchaîné, etc.), mais qu'il fallait encore que "la vie spirituelle éclose," ce qui est tout aussi vrai, puisque la vie spirituelle n'existe pas encore et même, comme le dit la dernière phrase, résidu d'une phrase originalement beaucoup plus longue, son "déclin menace," autrement dit, ce qu'il en reste menace de se réduire encore jusqu'à disparaître. Pour des raisons de pagination et de maquettage il me fallut raccourcir et en somme "mutiler" les annotations de cette page-là, parce que le montage du texte sacré et des annotations en bilinguisme et en vis-à-vis posait par endroits de difficiles problèmes de mise en place. Mais le résultat ici n'est pas très clair, j'en bats ma coulpe.
La note originale opposait, bien sûr, le progrès scientifique, humanitaire et social, qui s'est fait tandis que la vie spirituelle, avec laquelle ce progrès matérialiste et rationaliste n'a rien à voir, continuait de s'affaiblir dans l'humanité en général sauf chez les prophètes qui, eux, constituaient une escalade de la Lumière, hélas inécoutée de telle sorte qu'il faut que la lèvre [prophétique] court partout encore et sans cesse (XXVIII/16). Je pensai que, les faits historiques parlant d'eux-mêmes, le sens allait de soi. [51C12*19/12/2006]