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Que le Vent de la pénitence emporte l’Histoire, ses péchés, ses maux, ses vicissitudes, comme le vannage emporte la balle du grain !
Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes matérialistes. Le patrimoine des Français doublait en trente ans, le confort se répandait, les avantages sociaux progressaient, la médecine avançait à pas de géant. Inaperçu était le déploiement de l’industrie asiatique, dont le travail allait peu à peu remplacer le nôtre. Inaperçu était l’allongement de la vie, qui allait alourdir les charges prestataires. Inaperçu était l’endettement général, qui allait déclencher la crise actuelle, le commerce de l’argent de compte (Signe ii/10-19, xi/3-4, xxvi/2, etc.), argent emprunté facilement, mais qui n’existait pas en réalité.
Les avantages sociaux régresseront. L’argent, le vrai, sera moins facile à gagner et à emprunter. Le travail se fera plus rare : 80.000 chômeurs de plus en février en France et des précisions alarmantes : 50.000.000 de chômeurs prévus dans le monde industriel dans les deux ans qui viennent, ce qui est énorme !
Dans un pays où l’on fabrique de moins en moins de produits industriels, qui sont de plus en plus sous-traités dans des pays lointains, les grands patrons ne sont plus que des super-agents de relations publiques pour négocier avec Polonais, Tchèques, Roumains, Chinois, Indiens, Indonésiens, etc. La capacité en super-communication n’étant pas donnée à tout le monde, ces grands patrons se font payer très cher. La Bourse et les grands spéculateurs ont acquis un tel pouvoir qu’ils influencent tous les cours et le pétrole en quelques mois passe de 30 à150 Dollars/barril et redescend sans logique apparente de 150 à 50 Dollars. Plus rien n’a de valeur stable, la valeur n’étant plus la marchandise — l’honnête coût de l’exploitation et de la distribution — mais le maximum qu’on peut sans vergogne en tirer à un moment donné.
Certes, on peut quand même vivre dans l’appauvrissement et les problèmes, mais ceux-ci signalent actuellement le début d’une dégringolade aux conséquences tout à fait imprévisibles sur un humain qui a perdu toute philosophie face aux aléas de l’Histoire, parce qu’il ne voit plus depuis longtemps qu’il peut être plus fort que l’Histoire.
La population croit ne rien devoir craindre du gouvernement d’un pays démocratique sans voir que celui-ci légifère sans cesse et ainsi réduit chaque jour son intelligence, déjà devenue faible lumignon (Signe 32/5) côté spirituel, et ses libertés, de sorte qu’elle devra un jour se rendre à nouveau absolument libre (Signe 10/10).
Comment ? C’est toute la question.
Pour l’heure, la population déçue s’est déjà créé et se créera de plus en plus ses propres rêves et folies. Elle en exigera, de plus en plus souvent et en pure perte, la réalisation dans des manifestations de toutes sortes, poussée par des machines à penser, politiques, médiatiques, etc., sur lesquelles elle n’a aucun contrôle.
La déception ne peut plus spontanément inspirer à une population désipritualisée les bonnes et justes intentions comme la pénitence, le pardon, l’amour, l’intelligence spirituelle, etc. Pour cela il faut un éveil provoqué de la conscience. C’est l’objet de notre mission.
La déception porte toujours une population déspiritualisée à de mauvaises tentations, certaines violentes comme la vengeance (Signe 27/9) contre les présumés coupables, la révolution et la dictature idéologique, voire même la guerre, et d’autres individuelles et pacifiques, mais non moins pernicieuses, comme la tentation de se défausser de ses déceptions sur d’autres — en les critiquant et.ou les abandonnant —, sur ceux en qui on croit voir les fautifs du marasme ou de l’échec, les soi-disant indécrottables immobilistes, incapables, bornés ou petits chefs, une tentation qui parfois se voit jusque dans nos assemblées de Pèlerins d’Arès, dans notre génération de pénitents débutants qui présentent encore beaucoup des péchés de la population générale. Car la spiritualisation, dont la toujours difficile fraternisation est une clé, doit commencer par nous-mêmes.
L’homme a rejeté la vie spirituelle, considérée comme démythifiée par la science, les progrès sociaux, et ainsi prouvée incroyable. Or, l’incroyable va devoir devenir le nécessaire.
Je ne me réjouis pas du reflux économique. L’homme pouvait retrouver la vie spirituelle sans que sa vie matérielle confortable soit menacée, les deux étant légitimes. Mais, devenu incapable de développer l’une et l’autre en même temps, il est clair que c’est dans la vie spirituelle — que Le Signe appelle la Vie tout court (24/3-5) — que l’homme trouvera les bases les plus sûres et les plus solides de bonheur.
L’homme ne croit plus au miracle socialo-communiste évaporé avec le « bloc de l’Est ». Maintenant il ne croit plus au miracle capitaliste ou libéral. Il comprend que ces deux miracles ont un seul et même prédateur, le système, qui officie à la tête de la chaîne financière comme il avait officié à la tête de la chaîne collectiviste. Ce qu’il faut remplacer, c’est bien le système, le système d’Adam (Signe 2/1-5), et non le matérialisme puisque nous sommes nous-mêmes matière. Matière organique qu’il faut respiritualiser comme le Créateur spiritualisa un animal pensant — l’homme qui couchait sur l’ombre (Signe vii/2) — pour en faire Adam en Éden (vii/5), l’Adam d’avant la chute (Signe vii/7-11).
Nous devons étendre et affiner sans cesse notre mission de spiritualisation, parce que la religion ne le fera pas, puisque depuis des siècles elle ne l’a pas fait. Nous ne laisserons pas les hommes à jamais incapables de comprendre que les bases du bonheur sont ailleurs que dans le système et dans ses lois, de gauche ou de droite, et ailleurs que dans l’espérance passive et résignée de la Miséricorde (Signe 16/15) et d’un paradis post mortem.
Faire prendre au vivant terrestre conscience de sa vocation spirituelle est très difficile. L’homme s’en est tellement éloigné que la seule hypothèse du spirituel n’effleure, pour l’heure, que quelques esprits ici et là. Aucun doute, la mission de spiritualisation est chiendent. On demande à des taupes de se changer en aigles (Signe 23/2). Devenir des aigles ? La taupe n’y voit même pas une utopie absolue, car penser à une utopie, c’est déjà penser. L’homme de la masse ne pense pas plus à devenir spirituel qu’a devenir végétal ou gaz.
C’est pourtant cette gageure que, par Le Signe, le Créateur nous envoie accomplir.
Nous serons tous, si nous le voulons, créateurs d’un monde changé (Signe 28/7). Les religions ont beau jeu de dire que c’est pure utopie et que le plus qu’un croyant puisse espérer est une mort et une éternité heureuses. Le Signe nous rappelle que l’homme n’a pas été créé pour mourir, que la mort est une anomalie, due au péché cumulatif. L’homme a été créé pour être chair, esprit et âme (Signe 17/7) inséparés sur la Terre. Il a été créé pour un bonheur terrestre que seule la Vie spirituelle (Signe 24/3-5), produit de la pénitence, peut animer dans sa complexité vivante.
Que le monde change avant que survienne le péché des péchés (Signe 38/2), le mal définitivement triomphant et que le monde ne s’autodétruise !
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur les bonus financiers et autres stock-options
Je fus ingénieur dans l'industrie autrefois, appelé, jeune, à diriger une usine. J'eus ainsi connaissance, avec précision, comptablement, des intéressements (c'est ainsi qu'on nommait ce que vous appelez aujourd'hui bonus) distribués à certains, d'abord les voyageurs de commerce, les représentants, les commerciaux, puis ensuite certains cadres des études et de la production, dont la contribution aux bénéfices de l'entreprise était évidente. Il y a des gens particulièrement efficaces et souvent irremplaçables pour apporter des marchés, des affaires, parfois inespérées, pour sauvegarder la fidélité précieuse d'une clientèle que la concurrence courtise, des gens dont le départ peut être très préjudiciable à l'entreprise et qu'il faut tout à la fois fidéliser et récompenser. Tout le monde y trouve son compte.
Cela a toujours existé partout et dans tous les régimes économiques.
C'est pourquoi je ne me laisse pas distraire par le tam-tam politico-médiatique autour de ces bonus et stock-options, parce que je ne sais pas exactement qui cela concerne, dans quelles entreprises, dans le cadre de quel contrat de travail, etc. Je me méfie de tout ce qui globalise pour diaboliser globalement. On ne peut parler de cela qu'au coup par coup.
Tacitement, quoique personne (sauf M. Olivier Besancenot peut-être) n'en parle, tout le débat en cours est, en fait, dans l’alternative : Industrie collectiviste ou industrie capitaliste ? Je n'ai rien contre le collectivisme, n'ayant pas grand-chose à y perdre personnellement, mais il se trouve que l'industrie collectiviste a fait la preuve de son incurie et de son immoralité d'un genre particulier dans le bloc soviétique où elle a engendré la pauvreté et la paresse générales, voire même dans des pays comme la Corée du Nord la misère générale. L'opinion actuelle est donc contre les stock-options et bonus dans un esprit collectiviste, mais en fait tout le monde est bien content d'être dans l'industrie capitaliste, un mauvais système, néanmoins un peu moins mauvais que l'autre, si l'on considère le standard de vie matérielle qu'elle permet aux hommes malgré leurs mécontentements et revendications.
Si, étant un cadre commercial supérieur d'une industrie, je suis contractuellement chargé d'apporter à cette industrie de gros clients et que pour salaire de mes efforts pour arracher ces clients à la concurrence et les faire s'approvisionner dans mon industrie je reçois contractuellement un intéressement (dans le cas contraire je suis viré), que ce soit sous forme de bonus ou de stock-option, je ne suis pas responsable des erreurs dont peuvent être coupables ceux qui gèrent les comptes et les capitaux de mon industrie, travail qui n'est pas le mien. Pourquoi, m'étant brillamment acquitté de la tâche qui m'était confiée, serais-je sanctionné ? Par solidarité avec les mauvais gestionnaires de mon industrie, lesquels d'ailleurs sont eux-mêmes dépendants de l'économie générale et de ses lois féroces ?
M. Sarkozy comme Mme Aubry eurent raison de rappeler récemment qu'en matière d'économie la morale n'est pas une option, mais une obligation. Mais j'ajoute que cette morale doit aussi jouer dans le respect des contrats de travail quand ceux-ci ont été correctement remplis. La question des bonus et stock-options est très délicate, ne peut être réglée qu'au coup par coup : Ces bonus et stock-options sont-ils ou ne sont-ils pas mérités ? Toute globalisation a la fâcheuse conséquence de créer beaucoup de boucs émissaires sans parler de l'hypocrisie de ceux qui accusent. Ce n'est pas justice.
Si je n'ai pas parlé en détails de ces bonus et stock-options, c'est parce que je sais qu'ils ne sont pas le problème de la crise. Une fois qu'on aura repris aux bénéficiaires leurs bonus et stock-options, la crise sera toujours là, parce qu'elle porte sur des montants d'argent fabuleux auprès desquels ces bonus et stock-options sont quasiment zéro.
Oui, les sommes d'argent qui concernent la crise sont fabuleuses : c'est le montant d'argent prêté à des centaines de millions de gens ravis qu'on le leur prêtât, mais qui n'existait en fait que dans les livres. De l'argent qui n'existait pas en réalité. Le monde souffre aujourd'hui d'une fabuleuse ardoise, d'un énorme crédit, quasiment impossible à rembourser.
C'est le signal qu'il faut passer à autre chose, à une autre vie, à la Vie !
La Vie n'exclut nullement la vie matérielle.
La Vie signifie seulement que notre actuelle façon de vivre cette vie matérielle, ce que j'appelle le système d'Adam, qu'il soit collectiviste, capitaliste ou autre, partira avec la Bête qui agonisera derrière l'horizon jusqu'à ce qu'elle meure complètement (Signe 22/14). Ce seul mot d'horizon montre qu'il s'agit bien de la terre et non d'un éther infini ou d'un ciel paradisiaque. Il s'agira donc bien de vivre dans et de la matière minérale, végétale, animale et humaine, matière qu'il faudra gérer, mais cette fois droitement (12/7), par l'intelligence spirituelle autant sinon plus que par l'intelligence intellectuelle, dans l'amour et la paix en étant libres de toute domination notamment des préjugés et, bien sûr, du péché.
En conséquence, prendre ou ne pas prendre les bonus qui vous reviennent, c'est affaire de votre conscience. Je ne souhaite pas que ce soit affaire de la loi des rats. [94C14*30/03/2009]
Sur le partage des bénéfices… comme des pertes ?
La société que nous espérons n'existe pas encore et n'existera pas avant longtemps et seulement après des générations de travail pour changer nos vies (30/11) et changer le monde (28/7). La société actuelle existe et nous ne pouvons pas exiger d'elle aujourd'hui ce qu'elle ne sera pas capable de donner avant un bon moment. Au reste, dans le monde que nous espérons, il n'y aura plus d'affaires au sens des affaires qui font aujourd'hui tourner la machine industrielle, qui donnent des emplois, bref, qui font, quoi qu'on dise, bouillir la marmite.
En attendant, un raisonnement classique dit que le bénéfice des bonnes affaires doit être partagé par tout le personnel à parts égales au nom de la loi évangélique, loi de fraternisation. Mais alors ne faudrait-il pas aussi, en toute justice, que les pertes des mauvaises affaires soient aussi partagées à parts égales par tout le personnel, au nom de la loi évangélique, loi de fraternisation ? Évidemment, cette seconde proposition jamais envisagé n’est pas retenue. En d’autres termes, le personnel doit partager les bénéfices, mais pas les pertes.
Ce raisonnement est dans l'air du temps : il suit le sens unique un peu roublard de beaucoup de revendications actuelles, mais je fais remarquer que, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le système fera toujours des mécontents, qui seront ceux d'en haut quand ce ne sont plus ceux d'en bas et vice versa. C'est bien pourquoi notre espérance va dans le sens de la disparition du système et l'apparition d'une tout autre société, où les outrances des uns n'annulent pas les mérites des autres, où les envies et jalousies ne déclenchent pas des chasses aux sorcières ; bref, une société dont le fonctionnement ne donnera plus aux uns et aux autres l'occasion d'entretenir ou de réveiller des piètres sentiments.
Ajoutons qu’en URSS, avant la chute du mur de Berlin, où la notion de bénéfices industriels n'existait pas et la notion de bonus et stock-options existaient moins encore, l'industrie était tombée dans une situation d'incurie, de laisser-aller, presque de ruine dans certains secteurs, faute d'avoir des responsables motivés, c'est-à-dire intéressés. [94C21*31/03/2009]
Sur le souci de l’usurier (28/25)
Dieu n'interdit rien. Il a fait l'homme libre de choisir (Signe 2/1-5) le mode de vie qu'il veut. Dieu ne fait que recommander les choix qui conduisent au bonheur, dont le Salut est le point culminant, et déconseiller rigoureusement ceux qui conduisent au malheur.
C'est notre conscience qui nous guide.
Le Signe parle, en effet, de l'usurier dans ce passage :
Ai-je fixé un prix à Mon Salut ?
Ne l'a-ai-je pas livré à tous pour le peine d'une pénitence...
pas plus lourde que le souci de l'usurier ? (28/25).
Néanmoins, il n'y est pas dit que l'usurier fait un métier interdit. Il y est simplement dit que la pénitence donne moins de souci au pénitent que la peur de ne pas recouvrer l'argent prêté à intérêt en donne à l'usurier, autrement dit que la voie de la pénitence est plus sûre et plus facile, contrairement à ce qu'on pense, que la voie de notre système, notamment de la finance, car la finance, quelle qu'en soit la branche (banque, bourse, gestion financière des entreprises, économies familiales, etc.) consiste toujours à faire fructifier le capital, ce qui donne parfois beaucoup de soucis. En effet, on pense toujours à l'usurier (ou banquier) qui s'enrichit sur le dos des autres, mais on oublie les usuriers qui se retrouvent ruinés quand on ne les rembourse pas. [94C27*01/04/2009]
Sur l’intérêt de l’argent
Trois textes bibliques interdisent de percevoir un intérêt sur l'argent ou d'autres manières. Ce sont
Exode 22/24 : Si tu prêts de l'argent... tu ne lui imposeras pas d'intérêt,
Deutéronome 23/20-21 : Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère... mais à l'étranger tu pourras prêter à intérêt,
Lévitique 25/36 : Ne lui prends (à ton frère) ni travail ni intérêt...
Je doute de d'authenticité de ces "lois" prétendues, parce que l'a recommandation d'amour universel — voir la Veillée 25 sur l'étranger dans Le Signe — ne permet pas de distinguer entre celui dont on ne devrait pas profiter (le frère) et celui dont on pourrait profiter (l'étranger).
Le problème est ailleurs, comme le montrent bien les paraboles de Jésus dites des talents (Matthieu 25/14-30) ou des mines (Luc 19/12-27), où l'on voit bien que l'argent peut légitimement fructifier par le jeu des intérêts.
En fait, tout dépend de l'honnêteté ou de la conscience mise dans l'opération.
Prenons un exemple moderne : Vous faites une invention géniale, qui pourrait rapporter gros si elle plaît au public, mais vous ne disposez pas des capitaux nécessaires pour la mettre au point et lancer le produit. Pour ce faire vous me demandez de vous prêter une grosse somme d'argent, mettons cent mille Euros, et j'accepte de vous prêter toutes mes économies ou réserves, acceptant le risque de tout perdre si votre invention est un four.
L'invention étant mise au point et le produit se vendant comme des petits pains, vous gagnez beaucoup d'argent, mettons dix fois la mise, et vous pensez alors qu'il est temps de me rendre la somme prêtée ; cent mille Euros, qui vous a permis de faire neuf cent mille Euros de bénéfices. M'ayant rendu l'argent, vous allez même porter un cierge gros comme le bras à l'autel de saint-Dudule en pleurnichant (d'émotion pieuse) cette prière : "Tu vois Seigneur, j'ai respecté ta Parole : je n'ai pas donné intérêt de l'argent !" C'est faux, ce n'est pas ce qu'a recommandé le Seigneur.
Moi, je peux me dire légitimement : "Ce type est contractuellement honnête, mais il n'est pas honnête en conscience ! S'il avait échoué, je perdais tout. Ce risque valait bien d'être honnêtement partagé, tout de même ! S'il avait échoué, je perdais tout et c'était encore lui le gagnant, puisqu'il n'était plus qu'un débiteur insolvable."
Qu'est-ce que je ferai la prochaine fois qu'on m'empruntera de l'argent pour lancer une autre invention géniale ? De l'usure ! Je prendrai les devants et je demanderai un partage des risques. Ce partage sera concrétisé par un intérêt. C'est ainsi qu'est né l'intérêt de l'argent, parce que l'avarice des emprunteurs était en conscience pire que l'intérêt que demanderait plus tard le prêteur.
Peu importe que l'argent soit prêté par un individu ou par sa banque. Il ne faut pas oublier que les banques aussi courent de gros risques et boivent le bouillon. On le voit bien avec la crise.
Mais évidemment, comme en toute chose, il y a aussi des façons malhonnêtes de profiter du désarroi d'un homme en lui prêtant de l'argent à intérêt exagéré, abusif. C'est comme le marchand de légumes qui vous carotte avec sa balance truquée.
Comme vous voyez, tout est question de conscience.
C'est ce que Le Signe nous dit en substance : Il serait trop facile que tout se règle par des lois : ceci est permis, mais cela ne l'est pas. En fait, entre des êtres de conscience tout est réglé par la conscience, à commencer par le salut lui-même. Ceci pour les temps que nous traversons.
Pour les temps futurs, dans le monde changé que nous espérons le commerce de l'argent disparaîtra non par une loi, mais du fait de rapports très différents entre les hommes. La question ne portera plus sur l'évaluation de l'intérêt, parce que l'argent ne sera plus une fin en soi, mais seulement un moyen d'échange pratique, mais je sors du sujet... [94C27*01/04/2009]
Sur le discrédit des religions et l’humilité du Prophète
À un commentateur qui s’étonne que ce blog ne dise mot sur les récentes positions de l’église au sujet de l’excommunication d’une fillette de 9 ans pour son avortement, car violée et enceinte de son beau-père, Michel Potay répond :
Ce n'est pas la petite fille, mais sa mère, qui a été excommuniée par un évêque du Brésil. L. L'excommunication est une pratique courante depuis toujours dans certains pays d'Amérique du Sud. C'est seulement la première fois que la presse européenne s'est saisi d'un cas d'excommunication parmi beaucoup d'autres, ce qui donne faussement à la nouvelle un caractère dramatique exceptionnel.
Je n'approuve pas plus que vous, mais le monde est encore loin d'être changé : quatre générations ne suffiront pas (24/2) !
En attendant, l'église suit ses convictions. En Islam on lapide encore à mort des femmes adultères et on coupe les mains des voleurs... Ce sont leurs convictions, qui oublient que dans le Coran ces prescriptions sont assorties d'appels au pardon, à la miséricorde. S'il fallait faire la liste de tout ce que la religion, quelle qu'elle soit, où qu'elle soit dans le monde, pratique encore de primitif et barbare, il y aurait de quoi remplir un livre.
Quant aux propos du pape en Afrique concernant la capote anglaise (que les Anglais appelle française), les avez-vous lus ? Je les ai lus. Et je n'y ai rien compris. Je crois que ces paroles avaient de plus remarquable d'être discours confus et incompréhensible, un phébus. Le Vatican avait habitué le monde a plus de maîtrise de la pensée. Ceci dit, je pense que Benoît XVI voulait simplement reprendre les idées de Jean-Paul II sur la question, à savoir que le meilleur remède contre le sida n'est pas le préservatif, mais le respect et la maîtrise de son corps. Ce en quoi je suis personnellement d'accord, même si dans un monde où la pulsion sexuelle s'est complètement débridée ce n'est pas pour l'heure très réaliste.
Une fois de plus la religion se discrédite et perd un peu de son influence sur ses propres fidèles. Nous ne nous en plaindrions pas, si nous étions capables de la remplacer. Ce qui n'est pas encore le cas.
Du reste, pour ma part, je ne suis qu'un pécheur. De ce fait, le Père ne m'envoie pas juger les autres — Tu ne jugeras pas (Matthieu 7/1, Signe 36/16) — , mais les appeler à la Lumière. Pour cette raison, j'évite de citer des cas particuliers et personnels afin de rester dans le cadre d'une opinion constructive telle qu'une situation générale l'inspire sans entrer dans l'individuel, le nommément désigné, car j'entrerais alors sur le dangereux terrain du jugement. [94C16*31/03/2009]
Sur l’esprit général du Signe
Le Signe dit : Les vivants ne peuvent comprendre ces choses, mais il importe... qu'ils trouvent leur salut dans la crainte s'ils ne le trouvent pas dans la joie (17/7). Néanmoins, il faut comprendre ces mots dans l'esprit général du Signe.
Autrement dit, le Père nous envoie à la moisson. Il ne nous envoie pas faire peur au monde ! Il nous envoie moissonner le petit reste de ceux qui éprouvent naturellement la crainte des conséquences du mal.
Nous ne sommes pas envoyés à une mission terrorisante. Nous sommes au contraire des hommes d'amour et de pardon. [94C19*31/03/2009]
Sur la bonne réponse – reposant sur la foi – à une question rationaliste
La foi est un acte de l'esprit qui consiste à croire en des choses improuvables, comme par exemple Dieu ou, par exemple, la résurrection des morts.
J'ai rencontré Dieu, mais tout le monde ne l'a pas rencontré et j'ai vu et entendu Jésus ressuscité, mais tout le monde ne l'a pas vu et entendu. Donc, universellement et sauf l'exception que je suis, Dieu et la résurrection sont improuvables.
Cependant, vous y croyez et vous avez raison, car mon témoignage est sincère et que vous vous dites que ne pas croire un homme sensé et sincère sous prétexte que ce qu'il dit ne répond aux critères scientifiques n'est pas très scientifique, au fond.
Votre "proche" disait que la résurrection des morts formait un "scénario qui ne tenait pas la route," mais il se plaçait sur un plan strictement rationaliste, c.-à-d. fondé sur ce que, physiquement, nous connaissons des chiffres, des volumes et de la biologie des êtres mortels, tels que l'observation scientifique les définit. Encore que de ce point de vue, il faut aussi réfléchir et se dire qu'il n'y a pas si longtemps que l'humanité se compte par milliards sur la terre. Il y a aujourd'hui 6 milliards d'humains, mais des estimations font état de 60 millions d'humains seulement sur toute la terre à l'époque de Jésus, il y a seulement 2.000 ans. Au temps de l'homme du Cro-Magnon, il n'y vraiment pas grand monde sur la planète. Au Moyen Âge, on pense que la population terrestre ne dépassait pas 300 millions. Mais la vraie question est ailleurs.
Certes, l'homme est chair, esprit et âme (Signe 17/7) et, du fait d'une vie biologique (la chair) il est attaché à son lieu de prédilection : la Terre. Mais Jésus, l'homme ressuscité qui m'a visité en 1974, et qui était bien de chair, venait aussi d'ailleurs et, à l'issue de chaque visite, repartait ailleurs. Autrement dit, sa chair était transfigurée (Marc 9/2-10), capable de vie terrestre et de vie extraterrestre.
C'est exactement l'expérience que le Créateur me fit vivre et qu'il décrit lui-même pour la postérité dans Le Signe (vi/1-6).
Cette vie mixte du ressuscité, terrestre et extraterrestre, explique que l'humanité ressuscitée, tout en ayant comme base la Terre, peut aussi échanger sans cesse entre la Terre et l'espace infini. Bref, l'humanité n'aura plus de limites de confinement. Je ne peux pas en dire plus, n'en sachant pas plus, mais cela me suffit pour avoir la foi.
De tout cela la science ne rend évidemment pas compte puisque pour elle le récit de la transfiguration de Jésus L'Évangile de Marc ou le récit de ma brève transfiguration dans Le Signe sont des fables. La science a aussi ses a priori.
Si vous voulez faire à une question rationaliste une réponse rationaliste, histoire de convaincre votre proche, vous ne pouvez pas et vous vous ridiculisez, mais si vous répondez sereinement par un témoignage de foi, vous le pouvez et, croyez-moi, vous vous ridiculiserez beaucoup moins, parce que vous aurez une réponse. [94C24*01/04/2009]
Sur l’absence de différence entre femme et homme dans l’assemblée
Dans l'assemblée des Pèlerins d'Arès nous ne faisons aucune différence entre femme et homme, nous montrons le même respect et le même amour fraternel à l'une qu'à l'autre.
L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès a pour président une de nos sœurs, une présidente, une femme donc. À Paris l'accueil est effectué par des sœurs, des femmes donc, etc.
Je ne vois absolument pas où et quand les frères manquent de respect et d'amour pour les sœurs au sein de notre fraternité. [94C28*06/04/2009]
Sur le caractère cyclique des crises et des mécanismes financiers qui les provoquent
Ce n'est pas la première fois depuis cent ans que les marchés s'effondrent. De plus, aucune des crises qui ont résulté de tels effondrements n'était inéluctable et imprévisible. Quand la présente crise finira et que l'économie repartira, les mêmes mécanismes financiers qui en ont été la cause se reproduiront, sous d'autres noms, pour une raison simple que voici :
La politique, qu'elle soit de gauche ou de droite, par souci d'être populaire, fera toujours en sorte que la population bénéficie de prêts et de facilités financières de toutes sortes sans qu'on s'inquiète trop de sa capacité à payer ou à rembourser. Ce sont ces prêts et facilités accordées sans précautions suffisantes, aujourd'hui très mal vues, considérées comme "prudence de notaires" ou comme politique du "on ne prête qu'aux riches".
Or, ce sont ces prêts et facilités accordés à tout le monde sans inquiétude ni enquête suffisante sur le moyens dont disposent les emprunteurs, et cela dans le monde entier et d'abord aux USA, qui a provoqué la crise actuelle, parce que les banques, quoique par nature plutôt pingres et hyperprudentes, soucieuses de préserver les comptes, petits et grands, de leur clientèle, ont cédé aux prières du monde politique d'extrême gauche, de gauche, de droite ou d'extrême droite. Le monde politique entier, absolument entier, est responsable. C'est la politique qui a porté la banque à se lancer dans des opérations spéculatives, la recherche de ces fameux "produits toxiques", par le seul moyen desquels la banque pouvait financer le crédit populaire à grande échelle qu'on la priait de mettre en pratique en fermant les yeux sur l'incapacité des emprunteurs à pouvoir rembourser.
Les paradis fiscaux, c'est le bouc émissaire, la poudre qu'on jette aux yeux de la population pour faire croire qu'ils constituent la cachette où se trouverait tout l'argent qu'on cherche pour sortir de la crise, mais c'est faux. Les capitaux détenus par les paradis fiscaux ne sont un secret que pour les pauvres gens comme vous et moi, mais ils ne sont pas un secret pour les ministères des finances qui savent très bien ce qu'y trouve et qui savent très bien que ce n'est qu'une très petite partie des sommes énormes qui ont disparu, volatilisées ou plutôt fictives, pour causer la crise actuelle. Au passage, je vous prie de noter que c'est un homme de droite, M. Sarkozy, qui dénonce les paradis fiscaux, ce que M. François Mitterrand ou M. Lionel Jospin, socialistes, n'ont jamais dénoncé, sachant fort bien qu'ils ne constituent qu'un problème mineur pour l'économie générale.
Nous vivons une époque extraordinaire où les gouvernements de droite mènent des politiques de gauche, par exemple en nationalisant le crédit. Oui, n'oubliez pas que c'est la droite qui a nationalisé le crédit en France !
Cette année je dois changer ma voiture qui a dix ans et qui a beaucoup roulé, laquelle a remplacé la précédente qui avait aussi dix ans et avait beaucoup roulé. Chez Citroën, voilà un mois, j'ai essayé une Picasso et au moment de négocier le prix, le vendeur me demanda : "Comment paierez-vous ?" Je répondis : "Je paierai comptant, parce que pendant dix ans j'ai économisé de quoi payer la voiture suivante." Il m'a regardé comme une bête curieuse ou un homme dangereux, puis a fait de la main un signe de totale désapprobation en disant péremptoirement : "Si vous acceptez un financement, on vous accorde une réduction de prix. Sinon, pas de réduction de prix, si vous payez comptant !" Ce n'est vraiment pas encourager la saine économie ! Je suis allé chez Volkswagen où, pour un véhicule équivalent, on m'a accordé une réduction de prix même si je paie comptant. C'est assez dire l'esprit financier spéculatif qui règne dans une maison comme Citroën. Il n'y a rien à faire, c'est dans l'air du temps.
Je crois que la présente crise se reproduira dans dix, vingt ou trente ans, parce que l'emploi ne peut fonctionner que fondé sur une société de consommation et donc de prêt et de spéculation financière à grande échelle, puisqu'elle seule dans le système actuel peut faire marcher l'industrie et le commerce. Si l'on veut éviter cela, il faut sortir du système par la spiritualisation, c'est-à-dire atteindre le moment où les citoyens attendront une autre source de bonheur que celle aujourd'hui exclusivement basée sur les salaires, allocations, vacances, retraites, joies matérielles ou charnelles, tellement vulnérables comme on le voit, et parce que la seule source possible d'un autre bonheur est l'enrichissement du matériel par le spirituel.
C'est ce que propose Le Signe.
Cette crise passera quand les sociétés qui détiennent d'importantes quantités de "produits financiers toxiques" qu'elles ont payés très cher auront apuré leur situation. Quand les fonds de "private equity" et de "hedge funds" auront cessé de vendre leurs actifs, les marchés repartiront nécessairement, mais pour une autre crise plus tard — que la politique soit de gauche ou de droite — simplement parce que la clientèle électorale réclame sans cesse des facilités d'argent. [94C33*08/04/2009]
Pourquoi refuser de voir ce que l'homme a de différent de toute autre créature: la possibilité d'être un autre ?
À un premier commentateur qui tient pour impossible de spiritualiser le monde, préférable de l'accepter tel quel et de se borner à consoler l'homme à la manière des religions, et périlleux de faire rêver ses adeptes d'un monde différent — allant jusqu'à dire que Le Signe, en prônant cela, se leurre et ne peut venir que du démon ou d'un esprit dérangé —, Michel Potay répond :
La foi consiste à prêter attention à l'improuvable du moment, y compris à ce qui défie la raison du moment. L'homme de foi enlève ses œillères rationalisantes.
De deux choses l'une, ou bien Le Signe "se paie de mots", ou bien c'est vous qui vous "payez de mots" en répétant les arguments de la "raison correcte" du moment. Nous n'avons pas, vous et moi, hormis ma foi ou votre refus de la foi, le moyen de savoir de façon absolue lequel du Créateur qui m'a parlé et que je sers ou du "penser correct" que vous servez sera le seul remède contre le mal.
Je veux dire que vous parlez selon votre foi — tout refus de foi est une forme de foi, aussi improuvable que la foi — tout autant que je parle de la mienne.
Vous avancez la vieille rengaine rationaliste, entendue depuis toujours. Inversement, Le Signe, de A à Z, n'a qu'une idée : la modernité, le renouveau de la force créatrice en l'homme. Cessons de n'entendre que la vieille voix dans la pente (Signe xLv/2) ! Que la modernité du Signe provoque du scepticisme, voire même un rejet chez certains, n'y enlève rien. Le Signe interroge l'Histoire et interroge notre temps et les confronte. Il nous rappelle notre possibilité d'être autrement que ce que nous avons été. Il dit même que le salut se tire de cette possibilité de changer sa vie (Signe 30/11) et de changer le monde (28/7) et de cela seul. C'est à cela que vous ne croyez pas et c'est à cela que je crois. Mais pourquoi ne pas y croire, même sous l'angle de la seule raison ?
Ne voyez-vous que cette "raison correcte" que vous invoquez est prise dans les chaînes des automatismes que vous croyez immuables ? Et ne voyez-vous pas que ce sont ces automatismes mêmes qui sont causes des crises, celle que nous traversons comme celles passées et celles à venir ? Ne pouvez-vous pas admettre un instant que ces automatismes ne sont peut-être pas immuables ? Ne pouvez-vous admettre qu'il faut en sortir et que l'homme a des moyens d'en sortir ? Votre discours est fataliste et par là même, à mes yeux, il n'est pas raisonnable, il n'est pas rationnel, parce qu'il nie sottement (pardonnez-moi ce mot) ce que l'homme a de différent de toute autre créature : la possibilité d'être un autre. Il le fait pour le mal et c'est patent dans toute l'Histoire. Pourquoi ne le ferait-il pas pour le bien ? Il faut passer du niveau du réflexe auquel vous obéissez au niveau de conscience, de perception d'une détermination possible : L'homme peut être bon, juste, intelligent, oui.
L'écueil sur lequel l'humanité sans cesse vient se briser est le conformisme. Vous êtes un conformiste et vous souhaitez que l'humanité en reste à ce conformisme rationaliste. Vous avez peur qu'elle bouge et vous criez au scandale si une Parole venue des confins de la Création dit que l'humanité peut et doit bouger Vous dites alors qu'elle est une "fabrication" en utilisant le mot, je le devine, dans son sens anglais : une invention, une forgerie. J'imagine que pour vous toute parole d'espérance n'est qu'un rêve, un faux, au mieux une consolation
À cela je redis : Non ! L'Histoire a suffisamment montré ses malheurs pour que nous affirmions enfin notre volonté de ne plus nous laisser guider par les mécanismes des idées reçues, que vous appelez sans doute sens commun. Jamais le verset central de la Parole d'Arès : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7), ne m'a paru plus raisonnable qu'aujourd'hui.
Le Signe définit un horizon, celui derrière lequel nous pourrons repousser la Bête (le mal) et la contenir assez longtemps pour qu'elle finisse par y mourir (Signe 22/14). Et cela pour la peine d'une pénitence qui est une joie pour les hommes pieux (28/25) qui formeront un petit reste d'humanité d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence spirituelle et qui se se rendront libres des automatismes dont vous vantez tant la fatalité, mais qui ne sont pas fatals.
Vous n'avez aucune preuve de cette fatalité. Vous confondez les habitudes prises avec la fatalité.
Vous ne pouvez pas me démontrer que la pénitence ne finira pas par vaincre le mal.
Pour moi vous n'êtes qu'un désespéré. Mais ouvrez Le Signe, lisez-le, méditez-le, en vous disant que l'événement et la Parole qu'il relate sont authentiques. [94C34*09/04/2009]
Pourquoi ne pas innover en s'imposant d'entrer en pénitence?
À un second commentateur, impressionné sans être convaincu, qui rappelle au Prophète que le déterminisme, confirmé par l'histoire, rend tout changement humain ou universel impossible, Michel Potay répond :
En publiant des commentaires contradicteurs. Je ne fais là que ce que fait déjà, à sa façon, Le Signe : Répondre "Oui" à un monde qui dit "Non !" Mais qui dit non au nom de quoi ? Au nom de pas grand-chose.
Le Signe n'a jamais qu'apparu dans un chassé-croisé de oui et de non.
Le passé a barre* sur nous, sans aucun doute, mais dans la mesure où l'on peut l'observer, c'est-à-dire tout au plus... mettons... sur 4.000 ans. Que sont 4.000 ans ? Presque rien ! Quand vécurent Adam, Ève et l'Éden qui les abritaient et que le Père nous demande de recréer ? Nous n'en savons rien. Bien sûr, je devine que cela vous fait rire, mais il a bien fallu que l'humanité spirituelle, remplaçant une animalité pensante, apparaisse à un moment ou à un autre. Une humanité confrontée à la distinction entre bien et mal, qu'aucun animal ne peut faire.
Je dis que le passé n'a barre sur nous que dans la piètre mesure où nous savons quelque chose de lui et, comme nous ne savons pas grand-chose, les déductions hâtives des rationalises ne sont pas suffisantes pour prétendre que Le Signe m'a leurré et leurre tous ceux qui lui font honneur.
Donc, quand le passé est invoqué il ne fait que montrer son imperfection ou, si vous préférez, le peu qu'on en sait.
Aussi sont-ils bénis les Livres qui nous apportent des informations sur ce passé. La Bible, le Coran et Le Signe.
De plus, si l'on parle de la crise financière actuelle**, on parle d'un passé financier extrêmement récent à l'échelle de 'Histoire économique. Trois siècles tout au plus.
Votre rationalisme n'est qu'un rationalisme bien fragile reposant sur une observation vraiment très courte.
Mais même si je veux comme vous rationaliser, je dois raisonnablement conclure que l'homme doit sans cesse innover, s'il ne veut pas disparaître sous ses propres erreurs. Pourquoi ne pas innover en s'imposant d'entrer en pénitence ?
Que proposez-vous d'autre ? Votre commentaire s’ajoutant au précédent me critique, mais ne propose rien. Ce sont des commentaires de fatalistes, qui disent : "C'est comme ça et ça ne peut pas être autrement."
Rien ne me paraît plus impropre à l'homme que le fatalisme. La majorité des hommes a certes sombré dans le fatalisme, mais elle n'a ainsi fait que sombrer dans la paresse d'innover, d'aller de l'avant, ce qui fait l'affaire de la politique qui a tout intérêt à ce que cette stagnation dure. C'est en cela, par exemple, qu'on reconnait que le Vatican est une entité politique. J'ai lu les discours du pape en Afrique. À aucun moment il n'a encouragé les Africains à prendre leur destin en main, à le construire, à devenir libres (Signe 10/10) des emprises politico-économiques qu'on leur a imposés pour changer leur Afrique ! Non, en bon politique, il les laisse sous les tutelles que la politique et l'économie de partout leur ont imposées.
Je fais exactement le contraire à l'égard des hommes vers lesquels Le Signe m'envoie. Je m'efforce de rappeler au hommes qu'ils doivent souverainement dépasser la loi des rats, y compris les "lois" des sciences dites humaines, et ne pas se contenter d'outrepasser quelque petite idée reçue ici et là en croyant qu'on ne peut pas faire plus.
Pour le moment, ma petite voix est presque inaudible tout comme Le Signe est presque inconnue encore et, vu notre quasi silence, l'énorme tintamarre ou bruit du rationalisme qui gouverne ce monde devrait vous rassurer.
Mais vous n'êtes pas rassuré, le doute est sensible dans votre commentaire. Vous vous dites : Et s'il avait raison ?
J'ai raison, et c'est pourquoi je ne me lasse pas de parler aux hommes et je crois qu'ils finiront pas comprendre qu'ils ne sont pas les esclaves des sciences dites humaines, qui ne sont que des sciences du moment, mais les créateurs d'une autre humanité s'ils le veulent pour leur descendance.
*prend l’avantage
**Crise des subprimes [94C35*09/04/2009]
Pourquoi réduire l’homme à la pure passion de dominer la matière et à la pure cupidité ?
À un troisième commentateur qui, rejoignant les deux précédents, souligne selon elle l'incompétence du Prophète, Michel Potay répond :
Je ne sais pas si vous, vous êtes une économiste, mais si c'était le cas, je pense que vous ne vous priveriez pas de me faire une démonstration académique, dans les règles, chiffres à l'appui, de mon incompétence. Or, vous vous réduisez à dénoncer mon incompétence sans explication. Votre reproche est tout à fait gratuit.
Ceci dit, si l'on veut réduire l'homme à la pure passion de dominer la matière, les technologie et l'industrie et à la pure cupidité par le bénéfice, le gain et la thésaurisation, non, je ne suis pas un économiste. Parce que ce n'est pas à mes yeux le fond du problème posée par la crise actuelle ni même le fond de la vie humaine.
Ou plutôt je ne crois pas que l'économie soit l'état d'un univers matériel de relations entre inventivité, production et gain sur lequel l'homme interviendrait compulsivement sans pouvoir s'en empêcher, parce qu'il serait un animal économique comme il serait un être mangeur, dormeur, copulateur et rien d'autre.
L'économie, telle qu'on la considère aujourd'hui, n'est pas à mes yeux un destin socio-biologique. Pour moi l’économie est le résultat psychologique de générations entraînées à l'imitation et à la contagion de produire, qu'on appelle travail — ou emploi pour parler plus moderne —, et de gagner un salaire, une retraite, des prestations, des plaisirs, etc. L'homme se croit fait pour l'économie comme il se croit fait pour jouer au football, pour bricoler, regarder des films et des jeux télévisés, utiliser l'Internet, le téléphone portable, etc. qui sont devenus son univers qu'il ne songe pas à quitter, qu'il croit le sommet de la conquête de l'activité et du bonheur sans voir qu'il vieillit et meurt comme un imbécile après s'être fait à peu près entièrement plumé de tout ce qu'il a pu gagner, s'il a pu bien gagner sa vie, parce que, même s'il a été très économe, l'impôt se charge de prendre à ses héritiers le reste (ou à peu près) de ce qu'il avait laborieusement mis de côté pour eux. Bref, l'économie non seulement ne laisse rien aux hommes, mais le haut niveau de matérialisme dont elle a besoin pour s'activer a fait perdre aux hommes le sens de leur vocation spirituelle et ils meurent sans foi après avoir gagné et consommé toute leur vie. Je suis sûr que l'homme n'est pas fait pour ça. Si je n'ai pas grande compétence économique, je suis compétent en ce qui concerne pour l'homme la possibilité d'un tout autre destin.
Je ne crois pas du tout que l'homme soit spécifiquement fait pour ce genre de vie d'animal travailleur et thésauriseur en petit comme en grand, dans un monde marxiste comme dans un monde libéral. Oui, je crois que le Créateur a créé l'homme pour un autre destin. Je ne crois pas que la vie globale de la communauté humaine se réduise, comme l'ont pensé à peu près tous les économistes, à un destin inéluctable de production, de commerce, de thésaurisation ou de dépenses, avec seulement un petit espace de loisirs et de pensée libre — pour ne rien dire de la vie spirituelle disparue en Occident —. Vous allez me die : Mais les retraités ? Tous les retraités que je connais ne font que penser aux choses auxquelles ils pensaient déjà quand ils étaient actifs, comme on dit. Psychologiquement, même les retraités baignent dans l'économie compulsive, planifiée.
Ce à quoi s'emploient les Pèlerins d'Arès, en montrant qu'il y a une autre manière de vivre : la Vie spirituelle, c'est à réduire considérablement cette compulsion et si possible à l'éliminer à terme, parce que le seul bel héritage que l'homme puisse laisser est celui de l'amour. C'est évidemment très difficile, puisque cela implique que l'homme soit arraché à cette drogue économique pour laquelle il se croit fait en oubliant que ses ancêtres sont passés par d'autres destins depuis la création.
Donc, l'étude de l'économie ne m'intéresse pas dans le détail. J'en sais juste assez pour aider mes frères à faire face à une réalité matérialiste à laquelle ils ne peuvent échapper pendant plusieurs générations et pour évaluer le grand danger que court l'humanité dans sa course à la matière quantifiable et monnayable. Vous avez tout à fait raison : Je ne suis pas un économiste.
Je veux seulement, prophétiquement, arracher l'homme à la fatalité qu'il s'est bâtie des faits économiques en se croyant une machine économique pour l'amener à se considérer comme l'homme spirituel, l'homme fait pour le vrai bonheur, pour la conquête de l'éternité, de l'univers et de l'amour pour lesquels, comme image de Dieu (Genèse 1/27), il a été fait. [94C36*09/04/2009]
Tous condamnés à croire sans preuve ce que nous avançons,
Je viens de faire face à une petite attaque d'une vingtaine de libres penseurs et penseuses qui avaient dû s'entendre pour m'envoyer l'un après l'autre, le temps d'une journée, cette volée de bois rationaliste. Je n'en ai publié que trois — les autres commentaires étaient de la même teneur — auxquels j'ai répondu aussi fraternellement que possible pour bien faire remarquer à ces braves gens incrédules que nous sommes tous, pauvres pécheurs, condamnés à croire sans preuve ce que nous avançons, que ce soit comme eux par la "raison" rationalisante ou que ce soit comme nous Pèlerins d'Arès par toutes les solides raisons que nous avons de faire confiance à Le Signe.
Nous ne pouvons, eux et nous, que croire, simplement parce que nous ne voyons pas l'avenir, nous ne pouvons que construire l'avenir, eux avec leur conformisme rationaliste sclérosant, auquel ils croient comme à une vieille religion, une moumia, et nous avec notre pénitence et notre moisson de pénitents.
La modernité, c'est nous, contrairement à ce que beaucoup pourraient penser en ce monde où l'on assimile la foi à l'arriération. Depuis que les mouvements prophétiques existent, ils ont tous été un signal d'avenir et ce sont toujours les vieilles voix dans la pente (Signe xLv/2) qui leur ont résisté. [94C37*10/04/2009]
Sur les contradictions du Prophète
À un commentateur qui voit dans la position du Prophète sur l’économie une contradiction avec des propos tenus par le passé, lui rappelant une autre contradiction concernant l’évocation des philosophes antiques, pourtant païens et opposé à la Vérité, Michel Potay répond :
Je ne crois pas, en tant que premier représentant du Signe, avoir jamais varié dans mon opinion sur le système et son économie. J'ai seulement exprimé mon point de vue en termes différents selon les circonstances. Je pense que vous avez cette impression, parce que vous m'avez peu suivi dans les années 80 et 90.
Concernant les philosophes anciens, j'en ai évoqué certains, de temps en temps, dans leurs positions pour ou contre le Fond selon le cas : Platon, Démocrite, Diogène, Confucius, Plotin, Zénon, Averroès, etc., et bien sûr Héraclite, Parménide et Socrate. Mais je les ai surtout évoqués pour rendre hommage à des hommes qui nous ont appris à penser, car je crois que nous ne maîtriserions pas aussi bien l'outil qu'est l'esprit s'ils n'avaient pas existé. Tout, même la Parole du Père, demande à passer sous l'outil de l'esprit comme l'Arbre, malgré la magnifique puissance qui court dans sa sève unique, a besoin de passer sous le rabot du menuisier pour confectionner des meubles et des objets utilisables par l'homme.
Je n'ai jamais évoqué ces penseurs-là d'un point de vue économique. Tous vécurent en des temps où l'économie n'avait que des rapports très lointains avec celle qui cause la grande crise actuelle.
Je les évoqués pour montrer que leurs métaphysiques étaient souvent, par endroits, très proches de la Vérité telle qu'elle nous parvient par la Parole depuis des temps très anciens.
Héraclite et Parménide vécurent avant Socrate. Héraclite, vers 500 avant J.C., fut le philosophe du "feu créateur du monde et des hommes", mais surtout pour moi le philosophe du devenir ou changement constant. Il ne voyait pas nécessairement le changement dans le sens où Le Signe prend ce mot : le changement en bien, mais il avait génialement compris que tout pouvait changer et par là il s'opposa aux Éléates (école d'Élée) qu'étaient, entre autres, Parménide et Zénon, qui affirmaient à tort l'immuabilité de l'être, ce qu'affirment les commentateurs précédents et autres rationalistes. Comme vous voyez, l'opposition des deux thèses ne date pas d'hier.
Quant à Socrate, dans lequel on peut voir le fondateur naturel de l'existentialisme, si on voit l'existentialisme comme philosophie de la liberté absolue, c'est naturellement celui vers lequel nos pensées à tous se portent souvent. Critique farouche des idées reçues et des pouvoirs de ce monde, il allait devenir le type du sage dont la sagesse doit tout à son fond de bien et de justice, mais ne doit rien aux circonstances et aux influences. Il se présentait comme "celui qui ne sait rien", interrogeant sans cesse les Athéniens, particulièrement la jeunesse (qu'il allait être accusé d'avoir corrompue), pour détruire par ce jeu de questions et réponses toute l'éducation acquise, les automatismes acceptés sans réfléchir — nous dirions aujourd'hui culture — qu'il considérait comme nuisibles. Il y a chez Socrate une parenté frappante sur le Fond, bien qu'en des termes totalement différents, avec le Souffle des Évangiles Palestiniens et du Signe. Socrate n'était pas un païen au sens négatif du terme. La seule prière qu'on connaisse de lui était : "Mon Dieu, donne-moi la pureté intérieure !" [94C38*10/04/2009]
Sur la transition d'une économie matérialiste optimale à raisonnable
Savez-vous que 75% de l'industrie produit des objets qui ne sont pas nécessaires à l'existence ?
Par exemple : Plus de la moitié des gadgets qui se trouvent dans votre voiture automobile ne sont pas nécessaires à son bon fonctionnement. La première 2CV Citroën avait le strict nécessaire à son fonctionnement : Un seul essuie-glace manuel, un seul feu rouge arrière (mais quand même deux phares), des sièges réduits à leur plus simple expression : une toile tendues sur des élastiques entrelacés sur un cadre en tube, pas de vitres montantes ou descendantes remplacées par un simple battant AV sur charnières, portières en tôle brute et sans garniture qui ouvraient vers l'arrière (les dames cachaient leurs cuisses pour descendre), bien moins coûteuses que nos portières ouvrant vers l'avant, un bruit pas possible, la peinture minimale qui laissait la carrosserie rouiller mais tout le monde s'en moquait, etc. Et les Français de l'époque — l'époque de ma jeunesse — étaient heureux, enthousiastes même, de rouler à 90 Km/h (à fond et dans les descentes) dans cette "Deuch" rudimentaire, jamais en panne. Mais il y avait du travail pour tout le monde. Les usines d'équipements automobiles (le personnel d'une d'elles vient de séquestrer son patron) n'avaient pas lieu d'exister. Et puis peu à peu il a fallu faire travailler de plus en plus de monde et l'on a équipé les voitures de beaucoup de choses non nécessaires, parfois par textes de loi (deuxième feu rouge, puis troisième feu rouge en attendant le quatrième, etc.) qui ont imposé des tas de gadgets !
Bref si, dans tous les domaines, on arrête la fabrication des gadgets, il faut mettre 75% des travailleurs au chômage. Ils tomberont dans la misère parce que les 25% qui travailleront ne pourront pas payer le chômage des 75% d'inactifs + les retraites des retraités + les fonctionnaires, dont vous avez été. La transition d'une économie matérialiste optimale à une économie matérialiste raisonnable dans un esprit de spiritualité ne se fera que très lentement : Quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2). Cela ne peut pas se faire avant que nous, Pèlerins d'Arès ayons donné à un nombre conséquent d'hommes l'envie de voir la vie tout autrement : la Vie. Nous avons une mission historique. [94C39*10/04/2009]
Sur le catastrophisme
Je me garde de juger l’économiste Lyndon Lerouche, mais tout en approuvant une partie de ses thèses, que nous n'avons pas le temps de développer ici, je regrette son catastrophisme particulièrement aigu. Son alarme ou son émoi enlève malheureusement beaucoup de force et de profondeur à sa réflexion. Je pense que l'humanité a encore le temps de réfléchir à son destin et d'en changer (Signe 28/7), sinon le Père serait venu lancer l'Appel de 1974-1977 beaucoup plus tôt. Ne dit-il pas que quatre générations ne suffiront pas (24/2) ?
Je ne crois pas que cette crise économique soit l'ultime, celle après laquelle rien ne pourra être pire, voire même celle après laquelle commencera l'apocalypse, mais elle est très sévère sans nul doute, par son étendue et par la collusion d'erreur et de corruption qui en est la cause. [94C45*11/04/2009]
Sur le dépassement de la politique
Les accords du G20 n'apporteront pas la solution, parce qu'ils sont eux-mêmes issus d'une collusion d'erreur et la corruption, puisque ceux-là mêmes qui ont défini et adopté ces accords étaient totalement silencieux sur le sujet il y a seulement quelques mois. La politique est cause de la crise et depuis très longtemps.
Mon espérance, par la Bonté du Père qui m'a ouvert les yeux, va dans un autre sens : Il faut spiritualiser le monde, parce qu'il n'y a pas de solution du mal par le mal. La seule solution au mal est le bien.
C'est à éveiller chez l'homme la conscience qu'il faut changer que s'emploie notre mission. Elle est pour l'heure modeste, mais il faut un commencement à tout. [94C45*11/04/2009]
La grande Sagesse du Signe: que l'homme se respiritualise!
Les militances d'obédiences morales, humanistes ou économistes tendent toutes à politiser leurs espérances pensant les présenter ainsi sous un jour plus sérieux et plus intéressant, ce qui les conduit, de surcroît, à dénoncer leurs opposants bien plus qu'à exposer leurs propositions. Par là ils se font malheureusement négatifs. Notre propre mission de Pèlerins d'Arès a eu, pendant une certaine période, cette fâcheuse tendance sans penser que nous sortions de notre logique en oubliant de parler du changement de l'homme, lequel ne peut que se faire par la pénitence personnelle de chacun et non dans un processus politique de masse qui aboutit inévitablement à des lois, des mises au pas, des répressions, bref, toutes les calamités des révolutions.
C'est là qu'on réalise la grande Sagesse qui anime Le Signe : Il faut que l'homme se respiritualise ! [94C48*15/04/2009]
Sur les motivations d’un choix pour les présidentielles
Je ne sais pas où vous êtes allé prendre cette fausse information selon laquelle les Pèlerins d'Arès auraient "obéi au Frère Michel pour élire M. Sarkozy". Je n'ai jamais donné d'ordres de vote ni d'ordres d'une façon générale. Je ne suis le chef de personne (Rév d'Arès 16/1).
À l'époque des dernières campagnes présidentielles il y avait sur le web un think-tank de quelque 80 Pèlerins d'Arès, un panel d'échanges collégiaux, qui réfléchissait à diverses questions tant sur le spirituel que sur l'intégration sociale. Tout naturellement, ce panel, qui existait depuis quelques mois à mon initiative, a été amené à se poser la question : Fallait-il, dans l'intérêt de notre mission, élire M. Sarkozy ou Mme Royal ? La question n'était pas politique, mais seulement pratique. Nous avons, en toute collégialité, cherché ce que nous pouvions craindre de l'un ou de l'autre candidat des deux restant en lisse. Comme Mme Royal, quand elle avait été au gouvernement, avait fait circuler dans les écoles une circulaire pour la surveillance et le signalement des élèves de familles attachées à des "sectes" et comme M. Sarkozy n'avait, inversement, jamais rien fait de spécialement agressif ou soupçonneux envers les familles de foi et de pensée appelées "sectes" quand il était ministre de l'Intérieur, nous avons pensé qu'un vote en faveur de M. Sarkozy était un risque moindre pour une famille d'espérance comme la nôtre. De là la suggestion de voter pour lui, suggestion qui a probablement circulé dans toute l'assemblée. Ceci dit, chacun a voté comme il a voulu. Nous n'effectuons pas de contrôle des consciences. [94C49*15/04/2009]
Sur les limites de l’ouverture d’esprit
Je crois que tout comme vous [le commentateur], si vous êtes vraiment "plein d'amour", tous les Pèlerins d'Arès s'efforcent d'être pleins d'amour, chacun à sa manière et à son niveau.
Pour autant, les Pèlerins d'Arès ont toujours accepté de rencontrer des personnes de toutes appartenances culturelles ou religieuses mais cette rencontre passée, que peuvent-ils faire concrètement avec des personnes qui n’adhèrent pas à leur appel à la pénitence et à la recherche de la Vie spirituelle, autrement dit à la recherche au fond de soi de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence et de la liberté spirituelles et à la moisson d'autres pénitents ? [94C49*15/04/2009]
C’est sur terre que le monde, et donc l’économie, doivent changer et c’est par la pénitence que s’amorcera ce changement
Le Signe n'est pas envoyé à des créatures destinées à trouver le bonheur au Ciel et qui ne feraient qu'un bref passage sur terre. Dans tout son texte comme dans tout son contexte, Le Signe est adressée en 1974-1977 à un homme de la terre, dans un langage de la terre, pour qu'il transmette à tous les hommes de la terre la seule recette du bonheur sur terre : l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles, en un mot la pénitence, parce que l'homme a été créé sur la terre pour la terre, ce que confirme d'ailleurs bien la Bible elle-même : Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre... Tout ce qui se meut et possède la vie... je le donne ainsi que la verdure des plantes (Genèse 9/3-6). Dans Le Signe c'est le sol de la terre et non le Ciel que l'homme est invité à fouiller pour retrouver la Vie spirituelle (Signe 24/4-5).
Il faudra donc bien sur terre que l'homme renverse le mauvais sens dans lequel il a pratiqué l'économie, économie qui n'a pas pour fatalité d'être mauvaise, Le Signe nous le rappelle. C'est de cette économie rendue intelligente et juste que l'homme continuera indéfiniment à tirer ses moyens d'existence. La mort n'est qu'une anomalie, un passage provisoire jusqu'au Jour de la Victoire du Bien sur terre : La Vérité c'est que le monde doit changer (Signe 28/7) et non "La Vérité, c'est que le monde doit monter au Ciel."
Il demeure qu'il faut surmonter pour en arriver là un énorme obstacle, le pouvoir des religions, des politiques et des idées générales, de l'opinion générale, ce que nous appelons la culture que l'homme croit définitive et incoercible.
Tout pouvoir est absolu, y compris le pouvoir des idées et des préjugés, et c'est bien pourquoi nous devons contre lui devenir absolument libres (Signe 10/10). Notre vie sociale terrestre actuelle fait très comprendre cela. Une action ne peut réussir que par l'accord des exécutants et le système ne peut perdurer qu'avec l'accord des hommes. En écoutant les gens discuter on a l'impressions qu'ils sont tous très indépendants et rebelles (on dit "râleurs") à tout ce qui les contrarie, mais en fait, sauf quelques opposants actifs rares, considérés violents et donc condamnables, tous ces indépendants et rebelles exécutent par millions et millions les ordres du système. Le système n'a pas tellement besoin de forcer l'obéissance. Celle-ci ci est générale.
On peut, en fatalistes, pleurer sur le fait que des gens aussi dociles invoquent à tout propos des idées contraires à celles qu'ils exécutent de leur naissance à leur mort, mais je crois, comme Le Signe et donc le Créateur croit, que la seule existence de cette contradiction au fond des gens, bien que théorique pour le moment, est preuve qu'il faudrait sûrement un influx nerveux et psychologique, un événement, un changement, moins importants qu'on imagine pour que le contre remplace activement le pour et vice versa au fond d'eux.
Il faudrait simplement que chacun en entrant en pénitence découvre qu'il peut changer sa propre vie (Signe 30/11) et peut même le faire avec joie et dans la fête, s'il y met courage et détermination. Il découvrirait alors que le monde peut changer, après tout. Notre mission consiste à moissonner tous ceux qui ont été semés, car même s'ils ne réalisent pas vraiment que l'image du Créateur a été semée en eux, ils le savent au sens que Le Signe donne ici au verbe savoir (1/9). [94C50*15/04/2009]
Sur le sens de libre chez les Pèlerins d’Arès
Le titre (ou l'étiquette) de Pèlerin d'Arès n'est pas délivré par une autorité vérificatrice. Il n'existe pas de registre ni de fichier de Pèlerins d'Arès. Il n'existe même pas une Association des Pèlerins d'Arès. Chacune de nos associations prend grand soin de prendre un autre nom, afin de ne jamais se poser en autorité centrale, mais simplement en regroupements de certains frères et sœurs qui se plaisent à œuvrer ensemble ou s'y résignent par raison supérieure, car la foi et l'amour demandent inévitablement une libre et joyeuse (30/11) résignation. C'est leur grandeur. Mais si d'autres préfèrent se regrouper ailleurs pour former une autre mission, ils sont libres de le faire.
Bref, il n'existe pas d'organisme central ou d'adresse imposée. Pas de "chapelle" !
Ceci dit, l'isolement (l'individualisme est un isolement) est à éviter, sauf maladie ou isolation géographique impérative, car si Le Signe parle du pénitent au singulier, elle ne parle de moissonneurs qu'au pluriel, ce qui est logique, l'union faisant la force sur le Champ du Créateur.
Il demeure qu'ils doivent tous être des Pèlerins d'Arès, que ce soit en un, deux, dix, cinquante ou cent groupes ou assemblées locales. Pour voir le Pèlerin d'Arès par le Fond, je publie ici un extrait d'une brochure "Pèlerinage" que je suis en train de préparer, mais que je ne pourrai pas publier pour le Pèlerinage 2009, parce que je suis débordé (Elle le sera pour le Pèlerinage 2010) :
[...] Pour comprendre dans quel sens la prière du Pèlerin d’Arès est libre il faut se rappeler pourquoi le Pèlerin d’Arès est un croyant libre (10/10).
Le Pèlerin d’Arès, homme ou femme sans distinction, est, par un effort existentiel constant, libre de tous préjugés et de toute domination des idées, car nul ne peut devenir trop aimant, à l’image (Genèse 1/27) du Père (12/7), que s’il s’est libéré (28/21) de toute trace de préjugé envers les autres et nul ne peut travailler à changer sa vie en bien (30/11) et ainsi travailler à changer le monde (28/7) que si d’autres idées ne parasitent pas ce projet ou Dessein (28/27).
L’esprit ainsi libéré des empreintes et conformismes du dehors, le Pèlerin d’Arès, homme ou femme sans distinction, vit une foi libre (10/10) sans dogmes, ni hiérarchie, ni inscription, ni sacrements initiatiques, ni obligations autres que celles de sa propre conscience délibérément logique avec Le Signe.
Le Pèlerin d’Arès a librement choisi (19/2) d’être l’homme d’un Dessein prophétique spécifique (28/27), de faire son âme et son salut par sa pénitence personnelle et sa participation à la moisson d’autres pénitents.
Le titre de Pèlerin d’Arès n’est pas décerné par une autorité vérificatrice il découle naturellement d’une vie qui applique Le Signe et la parole de Mikal (le témoin) qui est la Parole (i/12). On n’est pas Pèlerin d’Arès par adhésion, on l’est par vocation — vocation de gloire (37/9), mais ardue, puisqu’autodisciplinée — sans préjugé contre d’autres vocations possibles dans la population humaine, car il y a bien des façons de trouver son salut par la pratique du bien, de l’amour, du pardon, du non-jugement, de la paix, de l’intelligence et de la liberté spirituelles.
Ainsi la foi du Pèlerin d’Arès est-elle un haut niveau de conscience spirituelle libre, dont la valeur ne s’évalue pas à un niveau de connaissance et d’expérience défini et abouti, mais s’évalue à la tension, même débutante et maladroite, pourvu qu’elle soit intense et continue, une ascension du cœur, qui prend du temps comme toute ascension, vers l’amour, l’intelligence spirituelle et l’accomplissement de la Parole.
Ainsi la prière du Pèlerin d’Arès vise-t-elle de même à atteindre librement un haut niveau de conscience du Signe qu’il faut accomplir.
Tout comme être Pèlerin d’Arès est plus difficile qu’être le fidèle d’une religion qui fixe tout : doctrine, hiérarchie, obligations, etc., la prière du Pèlerin d’Arès est plus difficile que sa nature libre peut le laisser penser. [...] (Copyright © Michel Potay) [94C54*20/04/2009]
Sur une mission qui s’adresse à l’homme, non à la masse
Ma mission prophétique n'est pas une mission "de masse" et donc je n'ai pas souci de "communication de masse". Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas souci de me faire entendre par les grands media, ce qui est autre chose.
Je ne suis pas envoyé aux Semailles mais à la Moisson (6/21). Autrement dit, ma mission n'est pas de conversion de masse, qui aboutirait à l'éclosion d'une nouvelle religion, que le Créateur veut éviter, mais d'éveil des pénitents potentiels, de pénitents libres.
La pénitence est une action intérieure essentiellement personnelle, qui demande une aptitude ou, si vous préférez, une nature semée. De ce fait, ma mission a toujours été faite de sorte que je m'adresse à l'homme, mais non à la masse. Notre mission agit de même. L'homme ne peut être libre que par lui-même, il ne peut pas l'être pas une décision ou loi de masse. On est bien ici dans une problématique de haute conscience spirituelle. C'est pourquoi je suis envoyé rassembler un petit reste (24/1) mais non une masse, car ce petit reste suffira pour changer le monde. [94C54*20/04/2009]
Sur l’amour et la patience dus à tous, critiqueurs compris
À un frère qui expriment fermement son désaccord aux critiqueurs ayant commenté cette entrée et son soutien au Prophète, Michel Potay répond :
Doucement mon frère ! Les critiqueurs dont vous parlez sont aussi des "pénitents en marche". Ils ont cru discerner dans nos assemblées des défauts, des "étiquettes et des chapelles" rédhibitoires qui, selon eux, justifient la création d'assemblées différentes, plus "authentiques", mais c'est leur façon d'évoluer, d'apprendre, en se mettant au dehors. Ils s'apercevront tôt ou tard que les améliorations dont ils rêvent sincèrement n'existent pas, parce qu'il n'y a pas de grandes variétés d'assemblées possibles et parce que les hommes sont ce qu'ils sont, qu'on ne les change pas du jour au lendemain. Nos frères critiqueurs aussi devront accomplir leur temps (Signe 24/2) et s'apercevoir un jour que les principes fixés par la parole de Mikal qui est la Parole (i/12) ne sont pas si mauvais et que personne ne se rabaisse en les suivant. Bref, ce qu'ils feront par ressembler à ce qu'ils ont quittés, plus ou moins.
On peut regretter leur manque de confiance, le temps qu'ils perdent probablement, bien qu'on leur souhaite de réussir et de nous en apprendre, mais cette génération se traverse inévitablement par rampements ou par sauts, sursauts, soubresauts, tentatives et abandons, enthousiasmes et déceptions. Les hommes de ce temps sont nerveux, sceptiques, susceptibles, craintifs. Il faut faire avec et ne jamais oublier l'amour et la patience. [94C56*21/04/2009]
Que faire pour entrer dans l’Histoire ?
À un commentateur qui insiste pour que le Prophète publie son commentaire dans lequel il affirme que, contrairement à Jésus ou Moïse, les Pèlerins d’Arès et leur Prophète ne sont pas entrés dans l’Histoire, Michel Potay répond :
Bien que ce blog soit un blog et non un forum, je fais comme vous le souhaitez, exceptionnellement, mais j'y réponds.
"Jésus est entré dans l'Histoire plus directement encore puisqu'il a été tué par Ponce Pilate," dites-vous.
Donc, il me suffirait d'être condamné à une peine infâmante pour entrer dans l'Histoire ? Je n'y avais pas pensé. Je vais donc me mettre à prêcher aux coins des rues à tue-tête contre le système, la politique, les religions, et j'arriverais bien à me faire arrêter et condamner pour outrage aux pouvoirs publics et aux libertés publiques et j'entrerais dans l'Histoire.
Eh bien, non ! Je pense tout le contraire. J'entre dans l'Histoire avec discrétion mais dès maintenant et de façon plus sûre, parce que, justement, je ne fais rien qui puisse faire tort aux pouvoirs publics et religieux et qu'ils ne trouvent pas motif à me couvrir d'infamie et à contraindre mes frères, par peur d'autres condamnations, à se cacher et à fausser la Vérité ou à fuir sur les friches (Signe 5/2-5) comme le firent les disciples. Je fais gagner un temps énorme à notre mouvement qui ainsi entre beaucoup plus vite dans l'Histoire. Sinon, comme Jésus, je raterais ma mission, car Jésus n'est vraiment entré dans l'Histoire que le 15 janvier 1974 à Arès. C'est là que la Vérité sur Jésus et sur son Message prophétique est enfin révélée. Sinon, qu'est-ce qui de Jésus est entré dans l'Histoire avant 1974 ? Un christianisme déjà faussé dès le premier siècle et qui tombe complètement dans l'erreur des conciles du IVème siècle avec les dogmes de la trinité, de la rédemption par la croix, etc., bref la naissance de l'église telle que nous la connaissons.
Quant à Moïse, c'est la même chose. Son entrée dans l'Histoire ne s'est pas faite lors de son entrevue avec le pharaon, puisque la Tora n'existait pas encore. La Tora ne prendrait naissance qu'au cours de l'Exode dans le Sinaï. En fait, l'entrée dans l'Histoire de Moïse ne s'est faite, tant mal que bien, qu'avec la naissance du judaïsme, c'est-à-dire plusieurs siècles après lui et encore, de façon faussée car, entre-temps, s'étaient déjà ajoutés à sa parole prophétique des paroles d'hommes ou livres d'hommes (Signe 16/12, 35/12) ou livre des siècles (Signe i/11, ii/15, etc.) dont le Pentateuque (Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) est particulièrement encombré.
Si vous interprétez mal Le Signe, notamment parce que vous n'écoutez pas le témoin et prophète (30/1, xxxvii/2), vous n'êtes pas du petit reste que le Père m'envoie rassembler (Signe 26/1), vous vous tenez à l'écart, ce que je m'interdis de juger, mais vous n'êtes pas ou pas encore ce que j'appelle un Pèlerin d'Arès.
Ceci dit, "Pèlerin d'Arès" n'est pas une marque déposée et beaucoup se diront Pèlerins d'Arès qui ne le sont pas, pas à mes yeux en tout cas. De même, et cela a déjà été fait, beaucoup de réclameront de Le Signe, notamment comme "drapeau de la protestation ou de la révolution", comme dit un commentateur de l'entrée 0096, mais pas comme Parole génératrice d'un petit reste qui n'est plus rien pour lui-même (Signe 40/6).
Ceci dit, il n'est jamais trop tard pour reprendre librement, après s'être trompé librement, avec moi et avec ceux qui m'ont pris pour guide les sentiers rocailleux vers les Hauteurs Saintes.
En dehors de ces considérations qui sont les miennes, si vous êtes un homme d'amour, de pardon, de paix, de liberté et d'intelligence spirituelles, vous serez plus justifié que moi qui ne suis qu'un pécheur. [94C57*24/05/2009]