
Photo : Inna Bulchak (Unsplash)
Comme la mouette ne fait pas la mer,
le stigmate ne fait pas Jésus,
le démon ne fait pas le péché,
Marie ne fait pas le salut.
L’édition 2009 du Signe a éveillé chez quelques lecteurs des doutes sur mon honnêteté. À propos de Marie, des démons ou du tentateur, des stigmates et j’en passe.
Par exemple, certains trouvent improbable que le Père ait envoyé Jésus à un témoin aussi peu attentif à l’emplacement des stigmates sur le corps de ce messager.
Dans le liminaire de 1974 je situai les stigmates « dans les poignets » ; dans l’introduction de 2009 je les situe « au milieu de l’avant-bras ». Cette imprécision me vaut d’être accusé d’erreur suspecte et, par voie de conséquence, Le Signe devient pour certains suspecte d’inexactitude ou même d’inauthenticité.
Voilà la réponse que je fis, le 22 août, à l’un des soupçonneux :
Je sais combien dans ce monde moderne schizophrène le goût du géométrisme, l’inflexibilité de pensée, l’importance donnée à des points sans importance vitale sont devenus grands, et je sais combien, à l’inverse, je suis insuffisamment attentif à les satisfaire, mais ce défaut que j’ai de ne pas m’arrêter ou m’attarder à des points sans importance est ici la seule explication.
La précision des détails physiques de Jésus n’a pas plus été mon souci en 2009 qu’en 1974. Mon seul souci , l’objet de tous mes soins, en 2009 comme en 1974 a porté sur ce qui était important, ce qui conditionne le salut de l’homme et du monde : Le Signe elle-même. C’est accomplir la Parole de Dieu qui sauvera l’homme, mais pas des détails anatomiques concernant Jésus.
Les stigmates n’étaient ni « dans les poignets et dans les pieds », comme je l’écrivis en 1974, ni — quoique moins inexact — « au milieu des avant-bras et à mi-tibia » comme je l’ai écrit en 2009.
Comme chacun sait, en plaçant les stigmates dans les poignets, j’avais fait protester les physiologistes et autres professions médicales dès 1975 : « Impossible ! Le poignet est une articulation complexe qui éclaterait traversée par un gros clou… Cela formerait un point de rupture… Le corps lourd tomberait… Etc. » J’avais écrit « poignets et pieds » en mai ou juin 1974 (moment où fut rédigé le liminaire) par réflexe ecclésiastique. J’étais alors un prêtre, théologien de la tradition, qui comme toute la chrétienté qui se fonde sur Luc 24/39 et Jean 20/25-27 parlait de mains ou de pieds comme on dit qu’on a mal au cœur quand on a en fait mal à l’estomac. Façon de parler. Néanmoins, en disant poignets, pour inexact que cela fût, au lieu de mains, j’avais quand même signalé que les Évangiles (Luc 24/39 et Jean 20/25-27) étaient erronés : Ce n’étaient pas les mains qui avaient été percées.
En rédigeant l’introduction 2009, je me suis dit : Bon ! Je vais en profiter pour rattraper tout ça.
Je me souvins des médicaux, qui avaient protesté : « Impossible ! Le poignet est une articulation complexe qu’un gros clou briserait, » et de moi qui avais dessiné grosso modo de mon index droit sur mon bras gauche la zone où j’avais vu le stigmate et d’eux qui alors s’étaient exclamé :
« Mais ce n’est pas le poignet, ça ! C’est l’avant-bras. »
Moi : ‘Oui, mais plus près du poignet que du coude ! »
Eux : « C’est quand même l’avant-bras. »
Moi : »J’aurais donc dû dire : Dans l’avant-bras plus près du poignet que du coude ? »
Donc, rédigeant l’introduction de 2009 j’écrivis d’abord : « Un (stigmate) dans chaque avant-bras nettement au-dessus du poignet. » Las ! L’édition ne devait pas dépasser 160 pages. Donnant toute priorité et tous mes soins à la Révélation elle-même, je rognais sans trop de soucis dans les paragraphes et les phrases de l’introduction pour gagner de la place. Je réduisis à « Un (stigmate) au milieu de chaque avant-bras, » entendant par « au milieu » que ce n’était ni dans le poignet ni dans le coude. Cela me paraissait bien suffire.
Qui donc se damnerait parce qu’il ignorerait où se situaient exactement les stigmates de Jésus ? Personne. Pour moi une seule chose importera perpétuellement dans Le Signe : Le Signe lui-même quand il est accompli, à savoir, accompli par la pénitence et la moisson des pénitents.
Mais ne voilà-t-il pas que les « chasseurs de stigmates » succèdent aux « chasseurs de barbe » !
Les « chasseurs de barbe » ? Je rappelle que, dès l’année 1975, je reçus ici et là les visites de soupçonneux que turlupinait l’aspect extérieur du Jésus dont j’avais été témoin. Entre autres questions — couleur des yeux, etc., auxquelles je ne répondais pas de façon plus satisfaisante — ils me posaient celle-ci : « La barbe du Jésus que vous prétendez avoir vu était-elle longue ou courte ? » Comme je n’avais pas plus mesuré ou scruté la barbe que les stigmates de Jésus, dont la haute stature, la lumière, le regard et le port nobles et surtout le Message m’avaient autrement plus impressionné que ces détails, je répondais en toute sincérité :
« Ni longue ni courte, » ou d’autres choses comme ça.
Les soupçonneux s’écriaient alors : « Si cet homme ne sait même pas si la barbe de l’apparition était courte ou longue, il n’a rien vu (ou il a vu Satan) » et ils s’éloignaient de moi, convaincus d’avoir démasqué un imposteur (ou un sataniste).
Il est des points de Vérité que vous ne pouvez trancher. Seule votre intelligence (Signe 32/5) spirituelle ranimée vous permet de dépasser leurs imprécisions, leurs contradictions, leur dichotomie.
J’étais suspendu aux lèvres de Jésus, non à ses stigmates. Je les voyais ; je ne les regardais pas. La seule Vérité qui valût était que les stigmates existaient bien, qu’on avait bien tué Jésus en le clouant sur une croix, qu’il était donc bien ressuscité et que donc tout humain qui pareillement par la pénitence mettra ses pas dans les pas du Père (Signe 2/12) ressuscitera.
Quant à l’équivoque autour de Marie dans Le Signe, qu’importe qu’on la voit comme une femme qui parcourt la terre en implorant pitié (Signe 33/13) pour les hommes ou qu’on la voit comme la face maternelle du Créateur ! La seule Vérité qui vaille est que la force qui miracule vient du seul Créateur, car tout miracle est création ou recréation et jaillit du Père de l’Univers (Signe 12/4), le Miracle-Source par quoi tout existe ou ré-existe.
On peut en dire de même des démons. Qu’importe que le tentateur vienne du dehors ou soit tout bêtement l’homme lui-même, la seul Vérité qui vaille est qu’il faut résister à la tentation d’où qu’elle vienne, faire pénitence. C’est la seule voie de salut.
Il est temps que nous sortions de l’antique superstition (Signe 21/1) et trouvions la maturité spirituelle !
Que Jésus dans sa chair transfigurée vous soit envoyé par le Père, je vous assure que vous ne rationaliserez pas l’événement ! L’énergie motrice de la Vérité, celle qui met en marche votre cœur et votre humanité spirituels, n’est pas dans votre attachement aux détails, dans le décorticage des mystères ou la mesure au centimètre, en bref, le filtrage des moucherons (Matthieu 23/24). Elle est dans votre foi, dans votre confiance.
La pression sur ma bouche du pouce de Jésus — pouce droit ou gauche ? je ne me souviens même plus… les soupçonneux soupirent : improbable témoin ! — créa entre lui et moi un lien spirituel plus durable, profond et fort, plus vrai, que mon souvenir visuel du pouce, dont je ne peux dire s’il était long ou court, bien manucuré ou non. J’aperçus juste les sillons de sa peau lumineuse et je sus ainsi la seule Vérité qui vaille, à savoir qu’il était bien de chair et que donc, à mon tour, un Jour, longtemps après ma mort, je retrouverai ma chair moi aussi.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur le faux problème du crucifiement de Jésus
Au cours des années 70, 80 et 90 la question du crucifiement (Coran 4/157*) ainsi que celle du sceau des prophètes m'étaient posées si souvent que j'avais un imprimé tout préparé pour la réponse que je glissais dans l'enveloppe avec une lettre courtoise, toujours courtoise même quand la ou les question(s) étai(en)t posée(s) de façon sévère ou brutale.
Pour moi il n'y a pas de problème. C'est plutôt pour mes frères musulmans qu'il y a un problème. Jésus qui m'a visité en 1974 portait, j'en suis certain, les cicatrices du clouage sur la croix, qu'on appelle stigmates.
Le Coran dit en effet qu'il ne fut pas crucifié. Alors, de deux choses l'une :
Ou bien, comme je le dis parfois, des hadiths (déclarations personnelles de Muhammad) se sont glissés dans le texte du Coran au moment du recensement de la mémoire verbale, et alors la recommandation que m'a faite le Créateur : Tu écarteras les livres d'homme (Signe 35/12) se justifie bien,
Ou bien, comme des musulmans eux-mêmes me l'ont dit à diverses reprises, il s'agit d'un passage (Coran 4/157) textuellement peu clair et/ou ambigu en arabe.
De toute façon, que ce passage soit clair ou moins clair en arabe, le salut d'un croyant, musulman, chrétien, juif, Pèlerin d'Arès ou autre, n'est pas attaché au fait que Jésus fût crucifié ou qu'un autre homme fût crucifié à sa place. Ce n'est donc pas "un réel problème", parce que le seul "réel problème" est celui du Salut par le Bien et du retour du monde au Bien.
*"Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah"... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : Ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué. [98C02*02/09/2009]
Sur l’adresse à Marie
Aujourd'hui encore, quand on me demande si on peut toujours réciter "L'Adresse à Marie" que j'avais je crois, publiée dans "Le Pèlerin d'Arès" trimestriel, je réponds :
"Mais oui, pourquoi pas ?
"L'homme n'aura pas avant des générations le moyen spirituel de concevoir la phase maternelle du Créateur comme il en conçoit la phase paternelle. Dichotomie impénétrable pour nos cerveaux dans notre état actuel. Énorme poids étouffant de la culture et étroites limites de nos cerveaux qui ont besoin de catégories pour comprendre ! De toute façon, cette adresse ne va pas aux oreilles d'une femme supposée tourner autour de la terre avec des pouvoirs supposés extraordinaires ou exerçant une influence considérable sur Dieu.
"La Marie des églises est un concept païen ou superstitieux, une idole abattue par Le Signe. Elle n'existe pas comme entité indépendante. Votre "adresse à Marie" va au Créateur lui-même qui, n'ayant aucun sexe, est tout à la fois Père, Mère et d'autres choses encore. Cette adresse revient donc sur vous-même, vous qui êtes image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27), vous-même qui, si vous êtes pénitent ou pénitente, êtes la source même de la grâce dont vous avez besoin pour créer votre âme et faire votre salut. Oui, en quelque sorte, cette adresse s'adresse à vous-même, votre prière sollicite vos propres pouvoirs que recrée peu à peu votre propre changement de vie (30/11), vos propres pouvoirs dont vous n'avez idée et dont Le Signe vous redonne conscience." [98C07*03/09/2009]
Sur la sagesse du Père quand il nous invite à converser avec lui et avec la femme élevée au-dessus de l’Orient (Signe 33/13)?
Si le Créateur nous invite lui-même à converser avec lui et avec la femme (Marie) élevée au-dessus de l'Orient qui l'a enfanté... (Signe 33/13), c'est parce que, dans sa Sagesse immense, le Créateur sait qu'il nous est impossible, diminués comme nous sommes par le péché, de le concevoir omniscient, ainsi que dit le Coran, c.-à-dire de concevoir Celui qui sait tout, qui peut tout, qui est universel, capable de tellement de choses et de tellement de phases créatives comme affectives en même temps que si nous ne séparons pas, dans nos pauvres cerveaux de pécheurs, certaines de ses capacités nous ne pouvons les concevoir sans prendre le risque de refaire de lui un dieu à trois tête (Signe 23/7) ou un Janus à deux têtes, bref, une sorte de figure païenne. Dans sa Sagesse il nous recommande de ne pas nous aventurer dans des concepts qui nous dépassent dans cette génération. Quand le Créateur dit que la femme élevée au-dessus de l'Orient l'a enfanté, il explique par cette parabole qu'il est lui-même le propre produit éternel de son propre Amour de Père trop aimant.
J'ai assez longuement expliqué cela lors de mon enseignement à l'Espace des Peupliers à Paris en 1996, mais j'admets que, dans cette génération, ce n'est pas un concept facile à assimiler.
J'ai moi-même dû évoluer pour mieux l'expliquer. Voilà pourquoi j'ai toujours dit : La vraie foi ne repose pas sur des dogmes intangibles ; la vraie foi est évolutive : chaque matin vous croyez différemment que vous croyiez la veille et si ce n'est pas le cas, vous devez vous reprendre en mains. [98C07*03/09/2009]
Sur une conséquence, parmi d’autres, de la solitude du Prophète
Mes frères et sœurs m'ayant laissé tout seul dans mon coin pendant 35 ans et ne faisant quasiment jamais appel à moi, comme s'ils avaient tout compris d'avance, se sont privés d'un enseignement qui ne pouvait se faire qu'au cours des décennies, les yeux dans les yeux, de ma bouche aux oreilles. Mon enseignement ne pouvait qu'être imparfait de façon écrite, car on peut toujours écrire des dogmes ou des lois, mais on ne peut pas toujours écrire facilement et brièvement la Vérité, qui est autre chose, qui tient de l'imprégnation, mais non de l'explication, comme un enfant s'imprègne de la langue qu'il entend tous les jours sans qu'on ait à la lui expliquer. [98C07*03/09/2009]
Sur la longueur des liminaires des précédentes éditions du Signe
À un commentateur qui pense que les abondants liminaires des précédentes éditions du Signe (1983, 1987, 1995) s’adressaient aux soupçonneux, détracteurs, ennemis, Michel Potay répond :
J'aurais en effet probablement procédé comme vous le dites "dans les premières éditions du Signe," si les soupçonneux, les détracteurs, les ennemis et même les assassins (en ce temps-là je recevais par la poste des petits cercueils) avaient été dénombrables, je veux dire, si je m'étais adressé à eux "dans d'interminables liminaires." Ils étaient bien trop nombreux et variés pour que je m'adresse à eux ou même que je tente de m'adresser à eux.
Même "interminables," mes liminaires n'auraient pas répondu aux soupçonneux, aux détracteurs, aux ennemis, parce qu'à cette époque pour un humain qui croyait en moi, cent et davantage non seulement n'y croyaient pas, mais encore exprimaient leur incrédulité de façons si variées que vous ne sauriez avoir idée de cette variété.
C'était le temps où, comme je le disais, "chacun apportait à Arès son panier repas comme à l'auberge espagnole" : Les catholiques leur panier catho, les protestants leur panier huguenot, les bouddhistes leur panier bouddhiste, les marxistes leur panier marxiste, les innombrables variétés d'ésotéristes leurs paniers ésotériques etc., etc.
Aussi, ce que vous appelez mes "interminables liminaires" n'étaient que des exposés de ma façon de voir Le Signe pour les générations futures de théologiens et métaphysiciens qui l'étudieraient, parce que j'avais très bien compris que, dans le présent, répondre à toutes les objections était impossible et je n'en avais pas souci. Comme je sortais de l'église, je m'exprimais de la seule manière que je connaissais alors, dans des termes adaptés à la vision religieuse, qui est toujours vétilleuse et demande des développements. De là l'impression d'interminabilité que vous avez eue. [98C10*03/09/2009]
Un témoignage d’amour pour une personne devenue ennemie
"La personne qui s'attarda sur les stigmates écrivait en juin 2009 sur son forum" est la personne même dont parle le commentateur M.F. (98C12), mais ce n'est pas la seule qui a soulevé le point des stigmates. Il y en a eu d'autres.
Celle dont vous parlez se distingue seulement des autres parce qu'elle a fait beaucoup de bruit.
Elle a rompu avec moi "avec fracas", ainsi que M.F. (98C12) le rappelle, mais cette personne n'était pas un Pèlerin d'Arès. Son départ n'est donc qu'une sortie formelle, une sortie de théâtre, mais non une sortie de fait. Vous savez mieux que personne, mon frère, qu'elle ne participa jamais à la mission de votre région et ne mit même jamais les pieds dans vos locaux, je crois.
Néanmoins, elle a fait en juin 2009 cette déclaration enthousiaste que vous publiez dans votre commentaire à propos de l'édition 2009 du Signe, mais, étant une personne probablement soumise à un va-et-vient intérieur attirance/répulsion, il fallait peu de chose pour qu'elle bascule de l'attirance à la répulsion. Sa foi était sûrement fragile, de toute façon, soumise aux déchirements de la rationalisation.
Perdre la foi est respectable et des questions de foi on ne peut discuter.
Ce que je trouve moins respectable chez cette personne, c'est l'ensemble de motifs qu'elle s'est cru obligée d'invoquer publiquement pour nous quitter. Mais peut-être se sentait-elle en dette morale et spirituelle envers moi et envers les Pèlerins d'Arès et cherchait-elle des raisons morales et spirituelles de rupture pour ne plus se sentir en dette de quoi que ce soit envers Le Signe et son témoin ? Ce genre d'idée bizarre peut venir à une personne solitaire, enfermée en elle-même ou qui ne prend pas conseil. Elle n'a finalement trouvé que des raisons très récusables. Je m'en sens vraiment peiné pour elle. De toute façon, on peut essayer de comprendre, mais on ne peut juger. Où qu'elle aille, je lui souhaite d'y faire le bien, parce que le bien seul sauve ! [98C13*04/09/2009]
Un phénomène d’hostilité et de détraction d’ensemble dont les causes étaient chez certains plus profondes que les raisons évoquées (stigmates, Marie, tentateur, etc.)
À l'administrateur d'un forum où frère Michel a été confronté à une hostilité marquée, et qui a exprimé son désaccord avec les attaquants ainsi que son soutien au prophète, Michel Potay répond :
Merci. Je rappelle quand même que c'est le co-fondateur de votre forum qui a sur ce forum ouvert la porte à l'attaque que j'ai subie, à laquelle je ne m'attendais pas du tout et devant laquelle je ne pouvais pas me retirer sans laisser penser que l'attaquant avait raison et que je me sauvais la queue basse. On m'accusait de mentir, de manipuler, de fuir les questions, etc. Bref, vous aviez lâché les chiens sur moi et le moins que vous puissiez faire était quand même de ne pas prêter à cet accablement en invitant l'attaquant principal et les autres à plus de modération. Merci de l'avoir fait.
Ceci dit, s'il ne s'était agi que de l'échange sur votre forum et des accusations que j'y ai subies de quelqu'un qui n'était même pas pèlerin d'Arès, je n'aurais pas écrit cette entrée de blog 0098.
Si je l'ai écrite, c'est parce que d'autres, parmi lesquels des vieux compagnons, dont la méfiance à mon égard subitement révélée m'est beaucoup plus pénible que l'hostilité que j'ai essuyée sur votre forum, m'ont annoncé leurs doutes et, pour certains, leur éloignement.
C'est un phénomène d'hostilité ou de détraction d'ensemble qu'a répondu mon entrée #0098.
Dans un sens et dans plusieurs cas cela a été probablement été un mal pour un bien, car je ne pense pas que les raisons invoquées pour s'éloigner de moi et/ou du Signe (stigmates, Marie, tentateur, etc.) soient la cause profonde des troubles. Chez certains du moins la cause était certainement plus profonde : la foi devenue incertaine, la tiédeur qui a peu à peu refroidi le cœur, le manque de piété, l'éloignement de moi, etc. On ne peut discuter des raisons de la foi, mais les prétextes pour la perdre sont parfois légers. [98C25*05/09/2009]
Des imprécisions qui prouvent que l’on peut se fier au Prophète
Si je disais un jour par négligence : "Les stigmates étaient dans les poignets," ce qui était faux stricto sensu, et qu'un autre jour, 35 ans plus tard, je redisais la même chose : "Les stigmates étaient dans les poignets," mais cette fois-là conscient de ma négligence précédente, je persisterais sciemment dans l'erreur et c'est dans cette persistance qu'il y aurait la preuve qu'on ne peut pas se fier à moi. Mais personne, sauf moi, ne connaîtrait jamais l'existence de cette erreur, laquelle en se confirmant deviendrait un de ces "témoignage irréfutables", un de ces mensonges sacralisés et dogmatisés sur lesquels la religion et autre "Légende Dorée" se sont fondées.
Par contre, en disant un jour, par approximation, que "les stigmates étaient dans les poignets," mais en ayant à cœur de rectifier cette approximation 35 ans plus tard en utilisant (faute de place pour être plus précis) une autre approximation moins inexacte, mais approximation quand même, je donne au contraire la preuve qu'on peut se fier à moi, parce que je suis capable d'avouer une erreur et capable de la rectifier.
C'est du moins ce qu'il me semble. Si tant est que la position exacte des stigmates ait de l'importance. Pour moi, je le répète, seule l'existence de stigmates était significative : Jésus avait bien été crucifié et s'il venait à moi, certes transfiguré mais en chair et en os, c'est qu'il avait bien ressuscité, preuve qu'un homme peut ressusciter. [98C37*06/09/2009]
Concernant les stigmates, ce n’est pas celle qui a fait le plus de bruit qui a causé le plus de soucis au Prophète
À un commentateur qui accuse de haine et de folie une des principales accusatrices du prophète, Michel Potay répond :
Je ne juge pas la personne dont vous parlez. Je ne crois pas qu'elle me haïssait. Pourquoi m'aurait-elle haï ? Nous n'avions plus de contacts depuis longtemps, mais, à ma connaissance du moins, nous n'étions pas en mauvais termes. Je proteste de sa santé intellectuelle. J'interprète votre qualificatif "folle" comme désignant un moment d'emportement et un manque de réflexion. Pour le reste, que j'ai masqué entre crochets [...], vous vous hasardez à des dépréciations où je ne peux pas vous suivre. Cette accusatrice se trompe à mon égard, mais elle se trompe peut-être avec sincérité malgré le petit ton théâtral qui, je pense, lui est venu par la pratique du forum sur l'Internet où les échanges écrits finissent par paraître tellement plats que le besoin de les épicer survient.
Pour répondre à votre curiosité, parce que vous êtes une déjà très ancienne compagne de foi, je dirai que je connus cette personne voilà environ six ans, peut-être un peu plus. J'avais personnellement procédé à son accueil à Bordeaux. Comme elle ne connaissait pas grand-chose à Le Signe, je l'enseignai assez longtemps.
Quoi qu'il en soit, quand se termina cet enseignement, elle n'avait pas créé de forum sur l'internet, elle n'avait peut-être même pas d'ordinateur. Depuis, nous nous sommes perdu de vue, graduellement au début, totalement ensuite.
Un jour je reçus sur mon ordinateur une invitation à participer à un forum qu'elle avait créé, apparemment depuis peu de temps, et qui comportait dans son en-tête : Bible, Coran et Révélation d'Arès, ces trois livres cités en gros corps gras sous un titre général de forum dont j'ai oublié le nom.
Je fus surpris qu'elle eût choisi un titre d'une telle ambition, parce que je ne lui connaissais pas de compétences particulières pour diriger des échanges sur la Bible, le Coran et Le Signe. Grande ambition ! Mais après tout pourquoi pas ? Par affection fraternelle pour cette personne, je m'enregistrai, mais je réalisai très vite que les participants comme leurs propos n'étaient pas à la hauteur d'un programme d'une pareille dimension, exigeant de considérables connaissances exégétiques — pour ne parler que de celles-là — sur trois terrains scripturaires extrêmement vastes, dont deux, la Bible et le Coran, à la source de trois religions d'étendue mondiale : le judaïsme, le christianisme et l'islam. Aussi, je participai très peu à son forum, mais, ne sachant pas vraiment quel plan éditorial s'était fixé la créatrice du site, je me dispensai de toute critique et même de tout conseil de prudence, qu'elle ne me paraissait déjà plus en mesure d'écouter — c'était sa liberté, après tout — et je cessai tout simplement de participer. Il faut aussi beaucoup de temps, que je n'ai pas, pour participer utilement à un forum ; surtout un forum d'une pareille ambition.
Depuis des années, donc, je n'avais plus de nouvelles personnelles de cette personne et je n'avais eu avec elle que de rares contacts sur l'internet. Je sus qu'elle s'était installée dans une ville proche de Nice, mais on ne la vit jamais au local ou à la mission de cette ville. Pendant toutes ces années on ne la vit pas davantage au Pèlerinage d'Arès. Bref, elle était clairement sortie de l'assemblée, elle n'était plus ni pèlerin d'Arès ni moins encore Pèlerin d'Arès (petit reste, #0097).
Je n'ai ré-entendu parler d'elle que cet été, après le 15 août, dans les circonstances que vous connaissez sans doute aussi bien que moi. Sa rupture avec moi, il y a deux semaines environ, n'en a pas été une, en fait. Il y avait longtemps, comme je viens de le dire, qu'elle m'avait semblé fort loin déjà. Je pense qu'il ne lui a pas déplu de dramatiser un peu les choses. Parfois certains ou certaines ont besoin de cela pour rappeler qu'ils existent, qu'ils ont des idées, des opinions. C'est humain.
Mais, concernant les stigmates, ramenons cette personne à sa juste proportion :
Je l'ai déjà précisé ici, c'est elle qui a fait le plus de bruit, mais ce n'est pas elle, loin de là, qui me cause le plus de soucis dans le cadre des prétextes soudainement invoqués par quelques-uns pour quitter l'assemblée, prétextes tous fondés sur une critique de l'édition 2009 de Le Signe. [98C46*07/09/2009]
Point essentiel concernant les stigmates : non leur emplacement mais leur présence
Thank you Brian for this piece of information on the distinctive characterictic of Aramaic which has no word for "wrist". It has only words for "arm" and "hand", which I did not know.
Nevertheless, although I never had a fixation on the stigmata for Jesus' 39 or 40 appearances and the radiance of his skin was not very bright, barely adequate for me to write down his word, I recall his stigmata being roughly between the sleeves of his tunic or shirt and his hands, say, in an area the center of which lay somewhat above the wrists. But I might have not seen them well.
The point is not the place of Jesus' wounds. The point is that he did have wounds, that is, he had really died through crucifixion, so that he had really risen from the dead.
traduction :
Merci, Brian, pour cette précision sur une particularité de l'araméen qui n'a pas de mot pour "poignet". Il n'a que les mots "bras" et "main", ce que j'ignorais.
Toutefois, bien que je n'aie jamais fait de fixation sur les stigmates pendant les 39 ou 40 apparitions de Jésus et que la luminosité de sa peau n'était pas très forte, à peine suffisante pour que je puisse transcrire sa parole, je me souviens de stigmates grosso modo entre ses manches et ses mains, disons, dans une zone dont le centre se situait plutôt au-dessus des poignets. Mais je peux ne pas avoir bien vu.
Le point essentiel n'est pas l'emplacement des plaies de Jésus. L'important est qu'il avait vraiment ces plaies, c.-à-d. qu'il était bien mort par crucifixion, de sorte qu'il avait vraiment ressuscité. [98C47*07/09/2009]
La vraie rigueur est dans le Fond, pas dans la forme
Mes descriptions et mes souvenirs peuvent varier dans les formes sans jamais varier sur le Fond. Néanmoins, je fais plus attention à ce que j'écris, ne serait-ce que parce qu'écrire est plus lent que parler et qu'on se relit et que, de ce fait, la réflexion s'arrête un instant sur les mots et les phrases. Mais pour autant je ne m'attarde pas à ce qui n'est pas essentiel. Alors, quand des annotations expriment aussi fortement l'essentiel que celles de l'édition 2009 du Signe, que j'ai voulu très courtes dans un livre très court, ceux qui les lisent peuvent avoir l'impression que ma pensée a varié, que j'en prends à mon aise avec la Vérité.
Il y a aussi de leur part un manque de confiance en moi. La variation de mon expression est une invitation permanente à assouplir l'esprit, mais certains ne me suivent pas dans cette voie. Ils placent la rigueur dans la répétition sans voir que c'est la répétition qui a sans cesse arrêté la Vérité et que la vraie rigueur est dans le Fond, pas dans la forme. Le changement est mouvement continu ; il n'est pas saut instantané et rigide d'un état dans un autre. Je suis très peiné de les voir demeurer en arrière, mais, pour ma part, je ne peux qu'avancer. Peut-être me rattraperont-ils ! [98C52*08/09/2009]
Une entrée qui évoque ces contradictions mais ne règle de compte avec personne
À un commentateur qui apostrophe le prophète sur ce qu’il perçoit comme contradictions dans l’édition 2009, Michel Potay répond :
Ce message a un ton qui n'est plus celui de l'opinion ou du commentaire, ni celui de la blague, mais le ton de l'emportement et de l'apostrophe, ce qui ne vaudrait que si l'apostropheur enlevait le masque de l'anonymat pour permettre à l'apostrophé de répondre. Je ne sais pas qui vous êtes.
De plus, vous parlez à mots couverts. J'ai mis entre crochets des points d'interrogation là où je ne suis pas sûr de quoi et de qui vous voulez parler. En tous cas, je n'ai pas souvenir d'avoir "condamné et sali" ni "cassé" qui que ce soit.
Enfin, vos citations sont séparées de leurs contextes général et par là, peut-être sans le vouloir, vous en déformez le sens.
Si j'ai masqué les noms et l'URL du forum que vous citez, ce n'est pas pour vous censurer. C'est pour vous éviter, dans votre emportement, de révéler à tout le monde l'identité d'un des soupçonneux ou accusateurs, que peut-être par ailleurs vous vous efforcez de ne pas nommer. Comme vous l'avez remarqué, j'ai masqué les noms dans tous les commentaires, parce que cette entrée de blog ne règle pas des comptes avec des personnes ; elle parle d'une situation. [98C59*09/09/2009]
Parmi beaucoup d’autres, un avis positifs sur cette nouvelle édition et ses annotations
À ceux qui estiment que les nouvelles annotations apportent un éclairage nouveau sur le Fond du Signe — et ils furent nombreux —, Michel Potay répond simplement : Je pense comme vous. Nous reproduisons ici cet échange à titre d'exemple :
Quelle joie, frère Michel, de lire vos nouvelles annotations !
Elles rééclairent le Fond en bousculant le préjugé comme l'ont toujours fait les prophètes. Stigmates ou sexe, peu importe. Car ce dont vous témoignez, Dieu l'avait déjà dit dans la Bible et le Coran : Ce Que Je dis Je l'ai déjà dit, Mes Prophètes et Mes Témoins L'ont livré au monde (Signe 30/1-2).
Ces phrases, vous témoignez les avoir entendues de la bouche du stigmatisé ressuscité.
Ressuscité ! les témoins de Jésus l'avaient dit. Le Coran aussi, je crois. Jésus, Dieu l'a élevé vers lui (Coran IV/158). Quant au verset précédent, comme vous le dites dans votre réponse au commentaire 98C02, il semble ambigu. Mais le contexte ? Les meurtriers se flattaient d'avoir tué le Messie, d'en avoir fini avec lui, et Dieu réagit en parodiant leur dérisoire chant de victoire : "Ils ne l'ont pas tué, ils ne l'ont pas crucifié !" Avec, en arabe, ces deux verbes sonores et qui riment, les voilà renvoyés à leur égarement sanguinaire, car même la mort physique ne tue pas le prophète.
Ils ont chanté : "Nous l'avons crucifié, nous l'avons sacrifié, bon débarras !" Dieu prodigue l'illusion à qui le veut, pauvres fous ! Dieu l'a élevé.
Quant au sexe de Dieu, la première fois que j'ai lu Le Signe, je me suis dit : "Cette Révélation n'est pas la dernière. Elle laisse encore dans l'illusion du Dieu mâle," comme vous dites à propos de la Bible. La Genèse 1/27 me paraît pourtant bien annoncer que Dieu transcende les sexes :
Dieu créa l'homme à son image,
À l'image de Dieu il le créa,
Mâle et femelle il les créa (Genèse 1/27) [98C79*14/09/2009]
Sur l'inefficacité des preuves scientifiques sur les esprits réfractaires
Que l’on ne croit pas qu’une preuve scientifique puisse convaincre plus que des arguments de pure foi.
Jésus le disait déjà il y a 2.000 ans dans la parabole "Le mauvais riche et le pauvre Lazare" (Luc 16/19-31) :
Même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts devant leurs yeux, ils ne seront pas convaincus.
Je vous parie que des scientifiques auraient de la "fausseté" de ce "morceau de tunique" couvert de particules intersidérales une explication scientifique qui conviendrait très bien aux incrédules, car il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ni plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. [98C16*04/09/2009]
Sur le Créateur qui n’a aucun sexe et peut être considéré tout à la fois comme Père et Mère
Les images de Marie ou de la mère élevée au-dessus de l'Orient dans Le Signe me suffisent pour rappeler que le Créateur n'a aucun sexe et qu'il peut être ainsi considéré Père et Mère tout à la fois, mais aussi pour rappeler que ce concept n'est pas accessible à notre intelligence intellectuelle, mais seulement à notre intelligence spirituelle, car en fait il n'est ni Père ni Mère, il est autre chose, il est le Créateur, pour la conception asexuée, extra-naturelle, unique en son genre duquel il manque une catégorie dans notre système de pensée. [98C17*04/09/2009]
Sur la traversée du désert et les leçons à tirer des tribulations de la traversée
À un commentateur qui suggère au prophète de ne pas s'attarder sur un épisode aussi anecdotique que cette affaire de stigmate, pour quelqu'un qui, comme lui, traverse le désert depuis 1974, Michel Potay répond :
J'ai accepté depuis 1974 ma traversée du désert. Cette traversée est de tradition prophétique depuis toujours.
Mais vous, vous me demandez en somme de l'accepter en silence, de marcher dans le désert sans rien dire, sans agir, sans comprendre. Cela, je ne l'accepte pas. Traverser le désert, oui ! Ne pas tirer les leçons des tribulations de la traversée, non !
Dans la Bible, le désert est un lieu de purification, de purification de la chair, de l'esprit et de l'âme (Signe 17/7), d'apprentissage de la liberté et de découverte de soi. À condition d'y être sans cesse sur le qui-vive pour tirer leçon de tous ses dangers, de ses pièges, de ses brigands, et de savoir y prendre la mesure de sa faiblesse comme de sa force.
Je fais du désert une source de richesse pour mon âme et mon cœur et pour tous mes frères et sœurs. Dans Le Signe, le Créateur parle du désert comme du lieu qu'il nous faut fouiller comme une mine pour y retrouver la Vie (Signe 24/4). [98C24*04/09/2009]
Sur une assemblée qui n’est que virtuelle et le demeurera à jamais
Dans l'assemblée des humains libres (Signe 10/10) qui croient dans Le Signe, qu'ils s'en inspirent en totalité ou en partie, il n'existe aucun organisme décisionnaire dans les débats duquel je puisse trancher sur les autres points de vue et imposer une direction comme un chef d'état, un chef de parti ou un pape peut le faire.
Je dis ce que je crois et ceux qui ne partagent pas ce que je dis ou ce que je crois simplement ne le partagent pas, puisqu'on ne peut pas se retirer d'une assemblée qui n'est que virtuelle et qui le demeurera à jamais pour la raison simple — que mon entrée de blog #0098 rappelle — que le salut n'est pas attaché à une appartenance ou à une obéissance, mais à la pénitence.
Ceux qui ont décidé de me faire totalement confiance et de travailler concrètement dans la direction qui est la mienne sont ceux que j'appelle Pèlerins d'Arès ou petit reste, mais leur décision de me suivre est libre et ceux qui ne me suivent pas font autrement et seront sûrement, s'ils sont amour, pardon, paix, intelligence et liberté spirituelle, plus justifiés que moi qui ne suis qu'un pécheur qui a bien du mal à mettre ses pas dans les Pas de son Créateur.
Mais le Père me dit : Ne te lasse pas de leur parler ! [98C29*05/09/2009]
Face aux réactions critiques, le manque d’une centrale de formation et notre crainte si elle venait à apparaître
À un commentateur qui reproche au prophète de s’indigner des questions qu’on lui pose sur des sujets à caution de l’édition 2009 du Signe, Michel Potay répond :
Je ne fuis jamais les questions.
Je vous invite à lire plus attentivement l'entrée de blog #0098 où, selon vous, je m'indignerais de ce qu'on me pose des questions. Vous y verrez que je ne m'indigne d'aucune question, que je ne me plains guère d'être interrogé, mais que je regrette que l'édition 2009 ait "éveillé des doutes sur mon honnêteté à propos de Marie, des démons ou du tentateur, des stigmates et j'en passe" et que mon "imprécision me vaille d'être accusé d'erreur suspecte et que, par voie de conséquence, Le Signe devienne pour certains suspecte d'inexactitude ou même d'inauthenticité."
Il va sans dire que mon regret s'adresse à des personnes qui
soit d'elles-mêmes, directement en lisant l'édition 2009 de Le Signe et sans poser de questions, ont conçu de la méfiance à mon égard ou ont rejeté ma personne,
soit m'ont posé des questions, mais ont été insatisfaites de mes réponses et ont rejeté Le Signe et son témoin.
Si je publie votre commentaire, ce n'est pas tant pour vous faire remarquer que vous m'avez mal lu que pour observer à travers vous, l'apparition d'une génération nouvelle, qui a récemment ouvert pour la première fois Le Signe et commencé de lire mon blog, probablement sans contact direct avec une mission de Pèlerins d'Arès, une génération qui ne me connaît pas, qui n'a rencontré personne qui me connaisse, et qui n'a d'autre ressource que de se faire des idées sur moi et qui avance tant bien que mal dans le difficile dédale de ses impressions faute d'informations plus solides sur moi et sur les innombrables sujets qui hantent les pensées d'un néophyte..
Cela éveille mon attention sur la façon plus attentionnée avec laquelle je devrais écrire mes entrées de blog, que je tends à adresser à l'assemblée que je connais et qui me connaît en oubliant celle qui maintenant sort de l'ombre de la masse, qui ne me connaît pas. Cette nouvelle génération, je ne la connais malheureusement pas plus qu'elle ne me connaît, une génération que je me réjouis de voir apparaître dans le sillage de Le Signe, mais avec laquelle le vieil homme isolé que je suis n'est pas vraiment en phase mentale, surtout avec les plus jeunes.
Les anciens et les nouveaux ont des ressentis différents, nul doute. Il y a là, sinon un dialogue de sourds, du moins un problème. J'en ai tellement conscience. que cet été, pendant la seconde et la dernière quinzaine du Pèlerinage, je me suis ouvert à un groupe de jeunes — sur le thème de la piété, mais j'aurais pu choisir un autre thème —, afin qu'ils me connaissent mieux, car moi-même quand j'étais jeune je considérais plutôt les vieux comme des antiquités étanches, des vieux machins que je craignais un peu et auxquels je ne comprenais pas grand-chose.
Cette situation vient aussi de ce que notre moisson s'est toujours organisée d'instinct et a ainsi elle-même vieilli, en s'improvisant, surtout inspirée par sa foi et ses propres impressions, parfois aléatoires, et oubliant trop souvent la psychologie et la sociologie générales du moment. Bref, nous n'avons pas assez travaillé, pas assez préparé notre rencontre avec les générations nouvelles, pas assez prévenu ses perplexités. Notre mission manque totalement — et cela depuis trop longtemps — d'une centrale de travail et de formation missionnaires capable de se faire mieux comprendre et mieux connaître de la population.
Cette carence est le prix que nous avons payé à notre liberté spirituelle, mais nous tenons à cette liberté. Nous avons craint et continuons de craindre, non sans raison, qu'en laissant naître une centrale missionnaire de réflexion et d'organisation nous laissions naître une nouvelle autorité religieuse, autrement dit, une nouvelle religion, ce que nous voulons éviter à tout prix. Cela vient, bien sûr aussi, d'un manque de confiance entre nous, manque de confiance qui nous a empêchés de voir qu'il existe en notre sein des frères et sœurs capables d'assumer ces réflexion et organisation dans un bénévolat total, sans s'imposer comme autorités, mais c'est un concept nouveau dans cette société et ses réalisations concrètes ne se feront jour qu'assez lentement et graduellement. [98C30*05/09/2009]
Sur l’enseignement reçu, et à transmettre
Cet été, pendant la deuxième et la troisième quinzaine du Pèlerinage, j'ai chaque jour réuni autour de moi un groupe de jeunes (leur nombre allait de 4 à 15), tous de plus de 18 ans, pour leur parler longuement de la piété du prophète. Je leur ai donné comme consigne de transmettre ce qu'ils savent maintenant de ma prière personnelle. [98C64*10/09/2009]
Et ce que tu auras écrit (Signe 33/10)
Étant donné mon isolement et le peu d'occasions que j'ai de prêcher, occasions réduites à presque rien maintenant que mon état de santé m'oblige, sur conseil express des cardiologues, à éviter les grandes réunions et allocations publiques, c'est évidemment à l'écriture que je me consacre le plus. À preuve, ce blog.
Je crois que pour écrire utilement et le moins mal possible, c'est simple, il me faut aimer le Créateur, mes frères et ce que je fais. Je les aime plus que ma vie, me permettant d'y ajouter mon épouse, mes enfants. C'est à mon amour immodéré pour ma mission que je puise la force de m'exprimer ici. Pas toujours facile, cependant, de garder la joie et l'espérance en l'humain quand celui-ci montre, par moment, tant de nervosité et de négativité.
Mais c'est un fait qu'aujourd'hui, devenu vieux et resté seul, j'existe seulement quand j'écris et je suis moi-même dans ces lignes.
C'est peut-être même quand la tâche devient très difficile et quand le goût à l'écriture m'abandonne, comme c'est un peu cas en ce moment, que j'écris le mieux, si tant est que j'écrive bien, ce dont je ne suis pas sûr du tout. J'ai toujours protesté que je n'étais pas écrivain, que je n'avais reçu pour cela aucune formation. Mais j'écris avec mon cœur, mon âme — J'imagine que ces deux mots font ricaner certains.
Les mots, justement ! Je suis souvent très perplexe, dubitatif, à l'endroit des mots. Ces oiseaux qui peuvent être beaux et filer droit dans le ciel, mais qui peuvent aussi virer et piailler inutilement (Signe 13/1). Il m'arrive bien, à moi aussi, de parler pour ne rien dire. Je sais mieux que personne, puisqu'il me faut souvent écrire l'indicible, que la représentation de la Vérité et de la Vie spirituelle reste enfermée dans le langage, toujours inférieur à ce qu'il voudrait dire. Tout écriture s'expose à ne pas être comprise par tout le monde, à être même quelquefois vue comme la dissimulation de sentiments indignes.
Je n'ai jamais de sentiments indignes, je l'affirme, même si je ne m'exprime pas toujours de façon comprise, mais je peux affirmer que mon engagement total, ma radicalité, ma passion même, dans cette mission prophétique sur le clavier d'ordinateur m'obligent sans cesse à réfléchir, à me poser les bonnes questions. Il n'est pas facile d'user des mots, de rechercher les mots justes — c'est tellement important dans ma mission — en éviter les mauvais sens et les débordements. [98C64*10/09/2009]
Pourquoi je travaille ?
Pour redonner aux hommes la Vérité, l'espérance qu'ils peuvent par la pénitence redevenir bons et rendre ce monde bon, de rendre à l'humanité sa divinité. Des frères du pécheur que je suis viendra le salut du monde. [98C64*10/09/2009]
Sauve ! Ne juge pas ! (Signe 27/3)
Malgré ma descendance bretonne, je ne suis pas têtu. Je n'arrête jamais sur un homme ou une femme un regard de jugement, c.-à-d. de catégorisation définitive, même sur mon pire ennemi — Et des ennemis, j'en ai et pas des moindres : les églises, la politique, les fanatiques religieux de toutes sortes, etc. auprès desquels les soupçonneurs et accusateurs dont je parle ici sont peu de choses, mais ce sont mes frères et mes sœurs proches. Leurs dépréciations de ma personne me font de la peine, non pour moi qui ne suis qu'un pécheur, mais pour ce qu'elles enlèvent à un mouvement de spiritualisation qui a tellement besoin de toutes ses forces et dont, qu'on le veuille ou non, je suis la force aînée (Signe 16/1). [98C64*10/09/2009]
Sur les dons d'extralucidité et de supranormalité de l’humain
À une sœur qui demande : "L'homme a-t-il de réelles capacités d'extra-lucidité et de supranormalité et, dans le cadre de la rectitude spirituelle, quelles sont les limites de l'honnêteté dans ce domaine ? ", Michel Potay propose une réponse raccourcie à cette question (un blog ne permet que des raccourcis) :
Indiscutablement, les humains ont des pouvoirs d'extralucidité et de supranormalité. Pour la supranormalité, Jésus déjà, il y a deux mille ans conseillait à ses apôtres d'imposer les mains aux malades, par exemple. Pour l'extralucidité, c'est patent ! Qui n'a eu dans sa vie des intuitions avérées justes, quoique totalement irrationnelles, et comment nier que les mères ont pour leurs enfants des dons d'extralucidité évidents. Ce que je dis par contre, c'est que ces dons ne peuvent pas être commercialisés, parce qu'ils ne sont pas constants. La "voyante" qui fait des prédictions de 5h à 12h, de 14h à 18h et sur rendez-vous, est inévitablement un charlatan, même si à la base elle a un don particulier. L'extralucidité, dans ce monde de péché, ne peut jouir de la constance. Elle est inévitablement occasionnelle. Elle doit donc être gratuite et non sollicitée. [98C67*11/09/2009]
C’est la vertu et la foi de l’homme (ici, Job) qui triomphent des forces du mal
Qu'il existe en dehors de nous des forces maléfiques, parfois même capables d'actes physiques, c'est patent. L'exemple que vous citez de la force extérieure qui m'éleva au plafond d'où elle me jeta au sol pendant la période des apparitions de Jésus, en 1974, est un bon exemple. Ce que je nie, c'est qu'il faille mettre sur le dos de ces démons la responsabilité du péché. La responsabilité du péché incombe à l'homme ! L'homme est son propre tentateur.
Vous parlez de Satan. Bien ! Satan est cité de façon expresse dans le prologue du livre de Job (Bible). Mais par quoi Satan jette-t-il le pauvre Job dans le malheur et la maladie ? Pas par ses propres moyens ; il n'a pas les moyens d'éprouver Job. Satan ne peut agir qu'en vertu d'une autorisation de Yawhé : Soit, dit Yahwé au Satan, [Je t'autorise à éprouver Job] ! Je mets tout ce qu'il (Job) possède en ton pouvoir, mais tu ne porteras pas la min sur lui ! (Job 1/12). Autrement dit, Satan ne peut rien faire hors de la force du Créateur. Et, pour finir, c'est le Créateur lui-même qui, ayant gagné son pari contre Satan, redonnera à Job tous ses biens et son bonheur. Autrement dit, la vertu et la foi de Job ont triomphé des forces du mal.
On pourrait dire la même chose de Marie. Quelle que soit la nature réelle de cette phase — phase de compassion, à ne pas confondre avec l'Amour, qui, lui, est une constante — du Créateur, c'est le Créateur qui est la seule force véritable derrière Marie ou la femme élevée au-dessus de l'Orient ou quel que nom que vous lui donniez. [98C67*11/09/2009]
Le responsable du péché, c'est l'homme, toujours l'homme, exclusivement l'homme
Il ne fait aucun doute qu'il existe autour de nous, invisibles, des forces maléfiques, de même qu'il existe des anges, des défunts, etc. La force maléfique qui m'éleva au plafond et me jeta à terre pendant la période des apparitions de Jésus en 1974 (voir le liminaire de l'époque) était un de ces démons, ou diables, ou quelque nom qu'on leur donne. Peut-être ce démon essaya-t-il de m'induire en tentation de peur, en tentation de fuir les apparitions de Jésus ? Je ne sais pas. En tout cas, je ne ressentis pas cette tentation. Cette force maléfique cherchait surtout à me détruire, je pense.
La question que je soulève dans mon entrée de blog 0098 est celle du démon considéré comme tentateur. Je ne crois pas que nos péchés soient le résultat de tentations que nous inspire ce tentateur extérieur. Dans tout son contexte, Le Signe nous fait bien comprendre que le responsable du péché, c'est l'homme, toujours l'homme, exclusivement l'homme. Quand il parle du très grand et grave péché que fut le mauvais choix d'Adam (Signe 2/1-5), il ne dit nullement que son mauvais choix lui fut inspiré par le démon ou tentateur. Il dit clairement : Adam.. ; qui a choisi d'être maître de la terre, etc, etc. Mais le tentateur peut être, outre soi-même, un autre humain : D'une femme aguichante qui fait perdre la tête à un homme, ne dit-on pas qu'elle est une tentatrice ?
Quelle que soit l'origine du mal que je commets, j'en suis responsable et je ne me sauverai que par la pénitence. [98C83*14/09/2009]
Le mal existe. C'est l'homme qui l'a créé (Signe 2/1-5, vii/8-16)
Je me trouve moi-même sans cesse en butte à ce mal, dont je suis héritier, qui sévit dans toute l'humanité, sur toute la terre et sous mille formes.
En 1974, un démon passa, que mon existence horripila, il s'emporta, tenta de me tuer. C'est le mal. Étant pécheur et donc moi-même producteur de mal, que pouvais-je faire contre ça ?
Dieu avait-il ou non "autorisé" ce démon ? Je n'en sais rien, mais ce n'est pas sous cet angle que je vois cet épisode de la période fatidique du 15 janvier au 13 avril 1974. Ce démon, c'était de toute façon le mal dont je suis co-producteur par mon péché. Ce que je sais, par contre, c'est que Dieu me miracula sûrement, afin que je ne succombe pas à cette brutalité démoniaque.
Demain, une guerre peut survenir et je vais m'y trouver malgré moi mêlé, peut-être éprouvé ou tué parmi des millions d'hommes et de femmes, parce que, que je le veuille ou non, je suis comme pécheur co-acteur du mal et appartenant à la race des fauteurs de mal, et cette guerre Dieu ne l'aura pas plus "autorisée" qu'il n'autorisa le démon à me jeter par terre depuis le plafond. Cette guerre hypothétique ou ce démon qui tenta de ma tuer, c'est la même chose : des effets inévitables du règne du mal sur terre.
Le démon est actif en mal comme la guerre est active en mal et comme (il suffit de lire les journaux) mille choses sont actives en mal dans le monde tous les jours. Pour autant Dieu n'autorise pas le mal, mais il a créé l'homme libre du bien comme du mal et le Créateur s'est ainsi conditionné lui-même à sa propre création. Il ne peut pas retirer à l'homme cette liberté.
Le seul moyen de faire reculer le mal est la pénitence des hommes. C'est pourquoi notre mission : Appeler le monde à la pénitence ou plus exactement y moissonner les hommes encore capables de pénitence, est d'une importance universelle. [98C87*15/09/2009]
Sur l’amour évangélique et les autres formes de l’amour
L'amour évangélique est un amour-devoir. Celui qui a l'amour évangélique n'obéit pas à des sentiments, il surmonte même sa répugnance, car il ne doit pas hésiter à embrasser la bouche de celui qui le pus et l'hameçon à la lèvre (Signe xxii/8), car c'est de cet amour-là que sortira le jardin (Éden) dans le monde (xii/9).
L'amour du couple est romantique et n'est pas un amour-devoir, encore qu'il doive d'une certaine façon le devenir par fidélité, et l'amour filial ou parental est un amour naturel. Mais là, nous abordons un sujet très vaste. [98C68*11/09/2009]
Sur un spectacle d’espérance
J'ai eu un grand plaisir à regarder cette vidéo. Un spectacle d'espérance sans aucun doute. [98C69*11/09/2009]
Nous sommes tous pécheurs
À un frère contradicteur qui pense que le Prophète est responsable de la perte de confiance d’une sœur déjà citée par ailleurs (Voir "Sur les attaques contre la nouvelle édition du Signe"), Michel Potay répond :
Il faut aimer ses frères et sœurs et vous faites ici preuve d'amour fraternel et j'en suis heureux.
De même, j'aime fraternellement cette sœur, et je n'ai absolument rien fait pour qu'elle m'attaque et rompe.
Vous me dites : "Vous avez été sur tous les sites : "Vous n'êtes pas allé sur son site, vous ne lui avez pas répondu, alors que vous êtes allé sur tous les sites."
D'abord, j'ai bien répondu à son invitation, je suis allé sur son site (voir 98C46) et je suis allé sur trois autres sites par la suite : "Spiritualités" dont je me suis retiré, "L'Abeille", votre site où je ne suis pas retourné depuis assez longtemps, et "Terre Inculte", où je n'ai que des participations très épisodiques, mais je ne suis pas allé, loin de là, "sur tous les sites" auxquels j'ai été invité : plusieurs dizaines ! Ma vie n'y suffirait pas. Ma mission est universelle et m'appelle aussi ailleurs.
Si la personne dont vous parlez avait sollicité ma participation sur des sujets particuliers, j'y aurais répondu dans la mesure de mes moyens et de mes disponibilités. Mais elle ne m'a pas ré-invité. Il y a des années qu'elle ne m'écrit plus, qu'elle a coupé tout contact avec moi. J'ai respecté sa réserve. La mission de Nice a pris contact avec elle, mais elle n'y a pas donné suite. La mission de Nice a respecté sa réserve. Elle s'est elle-même sortie complètement du milieu arésien depuis longtemps.
Les hommes et femmes qui se sont approchés pendant un moment de leurs vies du Signe et du Frère Michel et qui s'en sont retirés ensuite sont des milliers depuis 35 ans. Je ne peux malheureusement pas les suivre tous après leur abandon, même en supposant qu'ils n'attendent que ça, ce que vous semblez vouloir dire à propos de cette personne. J'en suis vraiment désolé.
Cette sœur manifestait clairement sa liberté d'isolement, qui a été totalement respectée.
Je suis ému quand vous me dites : "S'il est une personne qui défendait Le Signe, qui le connaissait sur le bout des lèvres et qui vous défendait bec et ongles, c'était bien [elle] !", Dans ce cas, je ne comprends moins encore son attitude négative et même méprisante envers moi au mois d'août.
Mais puisque vous semblez en bons termes avec elle, invitez-la à reconnaître qu'elle est allée un peu loin, qu'elle s'est laissé aller à ses impressions, à ses doutes, ou à un moment d'emportement — il n'y a pas de honte à cela, la vie de foi est une aventure difficile de l'esprit et du cœur — et les choses peuvent très bien s'arranger. Nous sommes tous pécheurs. Qui mieux que des pécheurs, dont je suis, peuvent se sentir frères d'autres pécheurs ? Peut-être serez-vous plus heureux que moi, qui me suis efforcé au mois d'août d'apporter à ses questions des réponses, qu'elle a trouvées insatisfaisantes. [98C76*13/09/2009]
Des ennemis, Le Signe et son témoin en ont beaucoup
Des sites plus ou moins ouvertement hostiles ou défavorables au Signe et à son témoin, il y en a plus de 200 sur le web, d'après une recherche qu'a fait faire par un organisme spécialisé un de nos frères. Je n'ai pas cette liste en tête et, pour tout dire, trop m'en inquiéter ne me servirait à rien. L'hostilité et la défection sont des fatalités dans tout mouvement prophétique.
Par ailleurs, ces quelque 200 sites, a estimé l'organisme spécialisé en question, "au vu de leurs fréquentations, n'attirent qu'une faible audience sur la toile internationale. Il faut aussi, en déduction, tenir compte de la nature fictionnelle d'une grande part des participations aux forums et chats faites de noms d'utilisateurs de messagerie qu'on peut créer à l'infini." J'ignore si la participation au site de la "défectrice" est de nature fictionnelle ou non, mais de toute façon, son site ne représente qu'une faible audience parmi 200 faibles audiences.
Des ennemis, Le Signe et son témoin en ont beaucoup, pour des raisons diverses. [98C80*14/09/2009]
Pardonnée elle l'est, je ne lui souhaite aucun mal
Voilà ce que j'ai répondu pas plus tard qu'hier 13 septembre à un frère qui m'informait que sur son forum la "défectrice" se "radicalisait" :
"Elle se radicalise ? Peut-elle se radicaliser plus qu'elle ne l'a fait en déclarant qu'elle ne croyait pas dans l'authenticité du Signe ? Je ne crois pas. Elle a consommé elle-même, expressément, en termes clairs, sa rupture radicale avec Le Signe et les pèlerins d'Arès dont elle s'était d'ailleurs séparée voilà longtemps. Elle a dit ce qu’elle pensait de moi, un menteur, un manipulateur, etc. Que peut-elle dire de pire ? Pardonnée elle l'est, je ne lui souhaite aucun mal, mais mon pardon ne peut rien pour arrêter l'inexorable dans lequel elle s'est elle-même engagée.
Elle-même a d'ailleurs bien compris que rejeter le témoin du Signe revenait à rejeter Le Signe.
Aussi, mon frère, mettez la paix dans votre cœur. Nous n'y pouvons plus rien tant que des pensées passionnées aveuglent [...]. Sauf retour plein d'humilité de [...] revenant sur ses propos négatifs, mais ce genre de retour qui demande énormément de foi, de grandeur, de force et beauté intérieures, ne me paraît pas dans la nature de [...] — du moins pas actuellement, car elle est dans l'incapacité d'analyser sereinement la situation dans laquelle elle s'est placée —. Elle a choisi le pire et se condamne elle-même à s'y enfoncer, parce que ses arguments sont piètres et elle doit commencer à s'en apercevoir. Elle croira, en noircissant davantage la situation, donner force à ses arguments. Schéma psychologique répété dans toute l'Histoire religieuse.
Je pleure sur ce destin qu'elle s'est choisi par colère [ou par] illusion ? Je ne sais pas, mais sans doute sur les bases d'une foi solitaire, trop faible.
Je souhaite de tout mon cœur qu'elle mette la paix dans son cœur. Nous ne pouvons plus rien pour l'y mener, sinon l'inviter à un retour plein de raison et d'humilité non vers moi, mais vers son Créateur, retour auquel vous l'avez déjà invitée, je suppose.
"Mettez la paix dans votre cœur !"
Il s'agit ici d'un problème de foi et la foi ne rejaillit pas par l'effet d'exhortations et moins encore de supplications.
Invitez cette personne à revoir sa position, si vous la connaissez, comme votre commentaire le laisse supposer. [98C80*14/09/2009]
Sur le Prophète qui a toujours couverts ses frères
Vous évoquez "l'affaire Jabboune", qu'une autre personne appelle "le mensonge Jabboune/Potay", et je vous remercie de ne pas utiliser le mot "mensonge", mais si "mensonge" il y eut dans ces circonstances qui remontent à 2005, je n'y suis pas pour grand-chose personnellement, mais j'en assume la responsabilité en couvrant les protagonistes pour la raison simple qu'ils combattaient un site Internet hostile qui, semblait-il, pouvait être lui-même être mensonger à ses heures.
Lorsque des jeunes frères en âge de conscription, entre 1978 et 1996, revendiquaient le statut d'objecteur de conscience en invoquant "l'interdit du Frère Michel de servir sous les armes" — ce qui était faux, je n'ai jamais interdit à personne quoi que ce fût, y compris de servir sous les drapeaux — et que j'étais devant des enquêteurs pour cette question, je couvrais mes jeunes frères, sachant qu'ils risquaient la forteresse. Je me taisais. Je ne disais pas que j'avais lancé un interdit du service militaire, mais je ne disais pas non plus que je ne l'avais pas fait, je laissai planer un doute, qui toujours entraîna le bénéfice du doute pour les réfractaires. D'une certaine façon, je mentais selon votre définition.
Autre mensonge dont je me rendis coupable par le silence : Quand des lieux publics d'une grande ville de France furent couverts d'autocollants indécollables (l'opération de décollage au grattoir et solvant puissant coûta très cher en décolleurs et en temps) invitant à acheter Le Signe et que la justice tomba évidemment sur celui "à qui profitait le crime" : moi, bien que je n'y fusse pour rien, je couvris le coupable qui n'avait écouté que sa foi et son enthousiasme, son "idéologie" comme vous dites.
Je ne peux pas vous citer toutes les circonstances au cours desquelles j'ai dû, pendant 35 ans, en masquant certains faits et certains noms, couvrir mes frères. Il y en a eu plus qu'un honnête homme, que je suis, n'en aurait jamais souhaité assumer.
Eh bien, je ne le regrette pas. Je persiste et signe, comme on dit.
Notre mouvement est activement apostolique et, de ce fait, est inévitablement confronté à des situations désagréables où il nous faut ruser comme disait Jésus à ses apôtres : Vous serez doux comme des colombes et rusés comme des serpents. Ces moments, où tout n'avait certes pas le blanc-bleu des rosières, je les ai acceptés "par pure conviction sentimentale ou idéologique... capable d'engendrer des dégâts dans le monde" comme vous dites, car beaucoup nous considèrent comme susceptibles "d'engendrer des dégâts dans le monde". Pourquoi, croyez-vous, avons-nous été placés en 1995 dans la liste des sectes ? Pour l'Ordre et ses partisans le changement en bien, comme nous le voyons, est "dégâts". J'ai assumé ces moments où je ne me sentais vraiment pas un ange, des moments lourds. Je n'ai jamais regretté de les avoir assumés. Je me serais considéré comme un faux frère si je n'avais pas couvert "par pure conviction sentimentale" des frères incriminables, qui furent parfois des sœurs en d'autres circonstances.
Il ne s'agit évidemment pas pour moi de couvrir des mensonges délibérés, calculés et prémédités, des vols, des crimes, cela je ne le couvrirais certainement pas et vous le savez. Vous, vous parlez d'un fait vraiment dérisoire comparé aux calomnies atroces lancées contre nous par des organismes qui jouissent du bénéfice d'une certaine officialité, voire du soutien de l'État et naturellement des Églises.
Nous avons besoin, petit reste, d'une grande cohésion fraternelle.
Nous n'avons pas de doctrine, pas de dogmes, donc pas d'idéologie, mais nous avons le foi, la foi dans une Parole qui nous guide vers un monde de Bien et dans cette mission nous devons nous soutenir fraternellement face à un système qui ne sèmera sûrement pas les pétales de rose sur nos sentiers.
Ce n'est pas par des forums sur l'Internet que notre mouvement avancera, s'installera dans le monde, mais par une implantation apostolique, une action. Toute action, surtout prolongée sur bientôt 36 ans, rencontre des complications qui se transforment en pièges, si on ne les contourne pas tant bien que mal. Ces tribulations sont inévitables ; c'est le travail, le nitty-gritty de la mission, comme diraient les Anglais, et si je ne les avais pas parfois soutenues, nous n'en serions pas où nous en sommes aujourd'hui.
Tout est dans la mesure et je crois fermement que la mesure a été respectée. [98C84*15/09/2009]