À mes frères Jeff et Nasser, qui ont, de concert avec d’autres frères et sœurs, réalisé la vidéo « Un prophète » en version longue et version courte, je disais il y a quelques mois que j’avais encore des enseignements à donner et que je pourrais encore m’exprimer devant leurs caméras. Mais quelques mois c’est beaucoup de temps quand on vieillit. Je réalise que quand le déclin va, il va vite. Chaque jour j’ai un petit quelque chose de moins que la veille.
2021 sera ma 92ème année. Je peux éventuellement faire ce que d’autres vieux ne peuvent plus faire, mais pas sans fatigues et pauses parfois fréquentes et imprévues. Je dois avancer avec précautions.
Alors, je veille à ne pas me tromper, car passé est le temps où je pouvais me dire : « Si je rate, je recommencerai. »
C’est pourquoi, cette fois-ci, je consulte mes lecteurs : Que puis-je dire que je n’aie pas dit ?

Frère Michel lors de l’enregistrement de « Un Prophète », Paris 2018
© Christiane et Nina Potay
De quoi souhaite-t-on que je parle encore ?
S’il vous plaît, pas de questions de modalité ! Qu’importe qu’on soit chrétien, musulman, juif, bouddhiste, shintoïste, agnostique, athée. Qu’importe qu’on prie comme ceci ou comme cela. Qu’importe qui et qu’est la Mère, qui et qu’est le Père. Etc.
Pas de questions de simple curiosité non plus ! Qu’importe qu’Adam fut blanc, noir ou jaune. Qu’importe qu’on nomme Dieu Père, Allah, Brahma, Grand Esprit, l’Éternel. Rien de tout cela n’est vital et n’a d’importance.
Le salut d’un l’homme ne vient pas du Ciel, mais du fond de lui-même. C’est l’objet central du Signe.
Un seul sujet est vital : Tout ce qui tourne autour de l’action, parfois de l’exploit, par quoi l’homme travaille à son propre salut. Comment créer au fond de soi et aider d’autres à créer au fond d’eux-mêmes
le vrai corps,
aussi léger qu’une fumée pure,
qui ne naît pas du ventre de la mère,
mais de la vie de l’homme déjà né,
qui s’engendre lui-même en une autre vie infinie
qu’il bâtit comme un vaisseau pour prendre le large
(Signe 17/3),
que la Parole appelle l’âme (4/5-8, 17/4, 20/4, etc.) ou l’ha (xxxix/5-11).
Tout est là. Chaque humain est l’artisan de sa propre âme, qu’il crée par sa pénitence (Signe 30/11), laquelle n’est ni remords, ni sanction, ni autopunition, mais épanchement d’amour, de pardon, de paix, d’intelligence du cœur libre de tous préjugés.
Il est si difficile d’échapper au péché et de devenir bon que j’ignore si ma pénitence (Signe 30/11), aussi zélé suis-je à l’accomplir (35/6), sera achevée quand je mourrai. Pour trouver le salut il me faudra vraisemblablement l’appoint de l’Amour que la Vie (24/3-5, 25/3, 38/5, etc.) dispense même à ses Enfants terribles (Matthieu 5/45-46), mais au moins y aurai-je tendu de tout mon être. C’est seulement cette tension de l’être vers son changement de vie (30/11) qu’il faut considérer, parce que changer sa vie est concomitamment contribuer à changer le monde (28/7).
Chevrier, c.-à-d. escarpé et pénible, sera le sentier (Signe 25/5) jusqu’au monde changé (28/7), que Le Signe noie dans des similitudes : les Hauteurs (25/5), le Jour (31/8), etc. Il faudra des générations (24/2) pour y parvenir et l’on est là sur la bonne ligne, celle que trace la Parole d’Arès, qui ne voit le salut individuel que comme un maillon de la longue chaîne du salut de la race (25/4, xii/5). Il faut effacer le mauvais choix d’Adam (2/1-5). Les concepts qui touchent à la sublimité, laquelle est le bois de l’échafaudage au vrai corps ou à l’âme de l’humain (17/2), percent certes déjà : Le Signe et mon enseignement, mais ils sont encore loin d’atteindre les dimension et sûreté nécessaires pour achever l’œuvre qui nous est confiée. Ces concepts, je les cultive depuis bientôt quarante-sept ans ; j’ai tracé le Jardin (xxviii/21), je l’ai houé (xxx/7), re-semé (5/1, 6/2), le brout est sorti, mais mes frères et sœurs doivent poursuivre la tâche (xxxvii/12), faire croître ce Jardin en beauté (12/3), nourriture (4/10, 12/4, etc.) et espace (32/3), jusqu’à la Victoire, quelque temps cela demanderait.
Ce qui nous fait face est moins l’ignorance qu’a aujourd’hui le monde de la Vérité que son manque d’amour. L’obstacle au Salut (Signe 30/10) et au Bonheur (36/23, xxvi/12), c’est l’absence d’amour, de pardon, de paix, d’intelligence du cœur, de liberté, parce que ce n’est pas ce qu’on croit qui sauve, c’est le Bien qu’on est capable de reconstituer. Il faut que la bonté tombée à plat se regonfle et remonte à la surface de l’homme.
Le Signe n’appelle pas l’homme à une inclination spirituelle personnelle, à la culture d’un penchant individuel pour la foi, mais elle appelle à rien moins qu’un travail collectif fraternel au changement du monde (28/7) par la pénitence de chacun de ses artisans (30/11). Notre mission est une affaire très sérieuse qui demande à chaque Pèlerin d’Arès l’oubli de soi pour lier ses efforts personnels aux efforts de tous et y mettre toute l’intelligence possible (32/5).
Notre foi est inséparable de la raison. Nous ne pouvons pas avancer sans les faire l’une notre pied gauche, l’autre notre pied droit ; sinon nous claudiquons ; clodiquant nous nous affaiblissons, nous n’arriverons nulle part.
Cette entrée est particulière. Elle ne sollicite pas des commentaires, mais des requêtes. Les lecteurs peuvent, exprimer leurs requêtes en quelques lignes. Je n’y répondrai pas, sauf exception, mais j’y réfléchirai.
La question est : De quels sujets essentiels pour le salut personnel comme pour le salut général souhaitez-vous que je parle encore dans une vidéo, que j’enregistrerai peut-être l’année prochaine ?
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2020 — Tous droits réservés


Sur "La mort d'Ivan Illitch" de Tolstoï
Livre magnifique qu'est "La mort d'Ivan Illitch" de Tolstoï, que j'ai lu il y a longtemps : L'histoire de l'émouvant et profond examen de conscience, de la découverte de lui-même et, plus encore, de la découverte qu'on peut changer, devenir un autre, d'un homme qui se meurt de maladie. J'avais beaucoup pensé à Dostoïevski en lisant ce très bel ouvrage. 225C4*15/12/2020]
Sur la conscience
Nos raisons et conscience sont les images et ressemblance (Genèse 1/26) de la Raison de la Conscience du Père. Sauf que le Père étant parfait Sa Raison lui interdit de faire l'Idiot et que sa Conscience également parfaite lui interdit de mentir, voler, etc., tandis qu'étant celle d'un pécheur ma raison me permet d'avoir l'air de manquer de raison et notamment de faire l'idiot, de même que ma conscience ne m'empêche pas de mentir, voler, etc. [225C5*16/12/2020]
Sur le fait d'être toujours à l'œuvre
"Serons-nous toujours à l'œuvre comme pénitents ?" Le Signe ne dit rien sur ce point, sauf que Jésus étant venu me parler quelque deux mille ans après sa mort, je suppose que nous serons ou que certains d'entre nous seront "toujours à l'œuvre".
[225C5*16/12/2020]
Sur le salut
À la question posée dans cette entrée – Que dire que je n’ai pas déjà dit ? –, certains lecteurs du blog font des suggestions qui renvoient à des choses que j’ai pensé avoir déjà dites. Je réponds en ramenant à l’essentiel : la simple pénitence suffit à faire son salut et contribuer au salut du monde.
Faire son salut et contribuer au salut du monde
Je peux ignorer ce qu'est "le monde futur et lointain",
je peux tout ignorer des prophètes, hommes ou femmes "et une quinzaine ou vingtaine d'autres personnes", qui m'ont précédé,
je peux ignorer les versets terribles(Signe 26/13-14),
je peux être insurgeant (je n'ai jamais préconisé d'être insurgent) de la manière que je veux,
je peux ne pratiquer aucun rite,
je peux ignorer complètement ce que deviendront le Pèlerinage, les assemblées, etc.,
je peux ne pas savoir comment trancher, parce que je pardonne et aime tous ceux qui me contestent (c'est eux qui me quittent, ce n'est pas moi qui les chasse),
et faire mon salut et contribuer au salut du monde si j'aime tous les hommes, si je pardonne toutes les offenses, si je fais la paix, trouve l'intelligence du cœur libre de préjugés. Je n'ai aucun préjugé envers ceux et celles qui me contestent, bref, si je suis un bon pénitent. [225C7*16/12/2020]
Sur l’insuffisance de pénitence
Sans nul doute l'obstacle "majeur : l’insuffisance de pénitence, c’est-à-dire le problème de l’égo, du moi qui veut exister au lieu de s’oublier, qui veut avoir raison, dominer, imposer ses vues, qui se manifeste, qui est réactif, qui resurgit par surprise, par défaut de veille, qui tel un hamster, tourne en rond dans sa cage cérébrale, bref l’obstacle étant l’absence de maîtrise de ses humeurs de surface ou une faible connaissance de son moi profond." Oui, c'est évidemment contre tout cela que chaque pénitent ou pénitente lutte tous les jours. À chaque jour suffit sa peine (Matthieu 6/34).
Soyez pénitent chaque jour et formez des pénitents chez ceux et celles qui vous suivent et ayez confiance en ceux et celles qui viendront après nous. [225C13*16/12/2020]
Je n’ai jamais changé le sens du Signe
Oui, Le Signe dit : Ma Parole seule sauve (Signe 7/4), mais elle développe par ailleurs cette idée, notamment et surtout il s'agit de la Parole accomplie (35/6). L'accomplissement est dans la pénitence.
Soyez pénitent et ne vous préoccupez pas des mots dans Le Signe et acceptez l'enseignement du prophète. Ta parole est ma Parole est Ma Parole, Justice de juste (xxxi/10).
Je n'ai pas changé le sens du Signe. Jamais. Et quand bien même aurais-je, dans un seul souci de clarté, modifié quelques mots (j'ai ces devoir et capacité) et quand bien même ignorerais-je tous les mots du Signe, je fais mon salut et je contribue au salut du monde si j'aime tous les hommes, si je pardonne toutes les offenses, si je fais la paix, si je trouve l'intelligence du cœur libre de préjugés, même envers ceux et celles qui me contestent, bref, si je suis un bon pénitent. [225C15*16/12/2020]
Pour être juste
Pour être juste, soyez pénitent. Vous faites votre salut et vous contribuez au salut du monde si vous aimez tous les hommes, si vous pardonnez toutes les offenses, si vous faites la paix, si vous trouvez l'intelligence du cœur libre de préjugés. N'ayez aucun préjugé envers ceux et celles qui vous contestent, bref, soyez, juste un bon pénitente. [225C19*16/12/2020]
Sur l’âme
Ce que Le Signe enseigne, c'est que l'homme ne naît pas avec l'âme, mais qu'il crée celle-ci (Signe Veillée 17) en étant un pénitent, autrement dit, un humain d'amour, de pardon, de paix et d'intelligence spirituelle libre de tous préjugés. Soyez donc un pénitent et un moissonneur (tout croyant est apôtre) et non seulement vous trouverez votre salut, mais vous contribuerez au salut du monde (Signe 28/7). [225C65*25/12/2020]
Dieu, mais qu'est-ce que c'est ?
Quel humain dans cette génération est à la hauteur du sublime idéal que trace devant nous Le Signe ? Aucun. Il faut cependant commencer et c'est ce que nous faisons tant bien que mal dans les tortures de l'incertitude, car devant nous au regard obscurci que de trous noirs, de vides ! Très peu a commencé, voilà deux mille ans, après l'exécution du prophète sur la croix, puis a vite avorté sous le poids énorme des idées du monde qui est le rival quasi absolu du Père, dont il détient les Attributs, parce qu'il En est l'image et ressemblance (Genèse 1/26-27). On sait que souvent, dans la mission, aux personnes de rencontre défiantes ou goguenardes qui me disaient : "Dieu, mais qu'est-ce que c'est, Dieu ?" je répondais : "C'est toi (ou c'est vous) !" et j'ajoutais souvent, si la personne m'en laissait le temps : "Mais tu n'es (vous n'êtes) qu'à un bout de Dieu ; l'autre bout est là-bas dans l'infini d'une Création sans limite." Et là la personne s'en allait, fière mais comme songeuse. Ce songe éveillé montrait que l'homme est très diminué, parce qu'il ne sait rien, en fait, rien de l'essentiel. ; son "savoir" ne saurait en aucun cas l'empêcher de rêver éveillé.
Beaucoup ne croient pas que Jésus me visita en 1974 et que le Père, l'Éternel, la Vie, le Tout-Autre, le Créateur, Brahma, le Grand Esprit (innombrables Noms) me parla en 1977, et je les comprends. Cet événement surnaturel est cependant vrai. Mais, à mon avis et je l'ai toujours dit, ce n'est pas l'Apparition de l'Étalé (Signe ii/4) qui pose le principal problème ; c'est son Message, c'est Le Signe. Il situe un mode d'existence potentiel et invisible, tout comme le plus reculé passé et l'avenir lointain sont potentiels et invisibles, à côté du mode d'existence que l'humain s'est donné, ce monde d'Adam(e) au sens de Signe 2/1-5 et vii/7-16. La grande puissance que le Père a donné à l'Enfant est résumée dans la capacité de choix. Cette capacité de choix est don de Dieu, elle fait de tous les hommes des Dieux, et c'est pourquoi il nous faut aimer aussi, parmi tous les humains, ceux qui choisissent une autre voie que la nôtre parce qu'ils font preuve d'un don divin. C'est sur cette carde que même nous Pèlerins d'Arès, nous dormons encore tout en cherchant à dormir dans la Main du Père sans y parvenir avant quelques générations (Signe xxxvi/9). Malraux et bien d'autres avaient raison de souligner si fortement que l'homme est avant tout malheureux. Le sentier sera long devant nous et sur lui nous ahanons.
Tous les hommes, quels qu'ils soient, où qu'ils soient, blancs, noirs ou jaunes, nous Pèlerins d'Arès y compris, vivent dans un mélange de crédulité et d'incrédulité qui fait de nous des sortes de corniauds, mi-ceci et mi-cela. Tout homme n'est qu'une métaphore d'autre chose de vivant. C'est ainsi parce qu'il ressemble trop à Dieu que l'homme ne croit plus en Dieu. Faire sortir de là le monde est notre mission, mais quel boulot pour des humains qui ne savent plus eux-mêmes exactement ce qu'ils sont. C'est pourquoi Le Signe est un fantastique Acte d'Amour. Le Père, Qui est en nous tout en étant au-dehors, sait qu'il faut simplifier l'homme à l'extrême pour qu'il s'en sorte. Alors, Il dit : "Quoi que vous croyiez (sous-entendu : pour l'heure vous croyez tous à des fichaises de toute façon), soyez pénitents, c.-à-d. aimez, pardonnez, faites la paix, trouvez l'intelligence du cœur libre de préjugés." C'est le poteau de départ. Vous avez pris votre départ, un jour, et qu'importe où vous en êtes, vous poursuivez l'ascension sur le sentier. Cela m'émeut, j'en ai les larmes aux yeux, mon cœur lance un hymne silencieux à la Vie ! [225C66*26/12/2020]
Sur les superstitions
Dans l'édition 1995 dite bilingue, je dis : "Superstitions : Les croyances et peurs populaires primitives, l'infaillibilité des dogmes, les sacrements illusoires (baptême 20/6, absolution, confession (30/15-16), ordination des clergés (8/1), onction (2/12), eucharistie (8/2), bénédiction (16/7), culte des saints (39/4), etc. La nature sacrée ou suprême attribuée à tout pouvoir politique, judiciaire, etc. (33/20) est également superstition." J'ajoute que passer sous une échelle, le vendredi 13, être 13 à table, voir un chat noir traverser la rue, porter une médaille de st-Christophe, les histoires de fées, de Merlin l'enchanteur, etc. sont aussi des superstitions.
N'oublions pas qu'être pénitent est aussi être moissonneur ! [225C6*16/12/2020]
Sur le Fond des fonds
"Quelle opportunité nous est-il donné de faire ré-émerger le Fond des fonds ?" L'opportunité est unique et très claire : il suffit d'être pénitent. [225C9*16/12/2020]
Le diable c’est vous, c’est moi
"Le diable peut-il être abordé comme une métaphore du dévoiement de nos libertés ?" Le diable ou démon n'existe pas. Le diable c'est vous, c'est moi, c'est n'importe quel pécheur. Léon Bloy disait en substance : "Qui cherche le diable oublie qu'il est son propre diable," et aussi : "Celui qui cherche le diable a tout simplement omis d'examiner son propre cœur." [225C9*16/12/2020]
Le bon et le mauvais en chacun sont distincts
Le tentateur existe, se manifeste par celui ou celle qui le veut — Si la prière stipule que nous fassions la Volonté du Père de l'Univers (Signe 12/4), c'est bien qu'il existe sa contrepartie : la volonté de l'homme libre.
Si j'ai envie de mentir, de voler, je mens, je vole, à moins que, luttant contre ce tentateur en moi, ce tentateur que je suis devenu, je m'en abstienne.
Le tentateur ou plutôt mon tentateur c'est moi. Votre tentateur c'est vous. Le tentateur de Pierre, Paul ou Jacques, c'est Pierre, Paul ou Jacques. Mais je suis un être complexe. Aussi, parallèlement, le Bien que je fais, c'est moi qui le fais. Le Bien que vous faites, c'est vous qui le faites, le Bien que font Pierre, Paul ou Jacque, ce sont eux qui le font ; ce Bien existe par l'homme et sans l'homme n'existe pas sur Terre. L'homme est agent du Mal comme agent du Bien ; c'est en cela qu'il est libre (Signe 10/10) et qu'aucun animal ou végétal ne l'est.
En résumé, le noir ou tentateur ou démon tout comme l'agent du bien, c'est chacun, selon que par sa volonté d'homme il articule son destin comme ceci ou comme cela.
Tandis que la trinité, elle, n'a aucune existence, parce que rien dans la Parole et les Actes (la Création par exemple) du Père, ou de Dieu, ou de la Vie, ou de l'Éternel, ou de Yahwéh, ou de Brahma, ou d'Allah, etc. ne dénote l'existence de plusieurs personnes distinctes. Le bon et le mauvais en chacun sont distincts sous une même peau et un même cœur, tandis que le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont distincts que dans la pensée des théologiens et des clergés, mais non dans ce qu'on voit, entend, observe de Dieu.
Je souligne que le Mal comme le Bien, que peut faire l'homme, quel qu'il soit, ou le tentateur ou l'ange que l'homme peut être, quel qu'il soit, forment le carrefour même de l'existentialisme qu'est la foi arésienne vécue : Dans quelle direction vais-je dans ma vie en général comme dans un acte en particulier ? Dois-je haïr et me venger ? Dois-je au contraire aimer et pardonner ? Autrement dit, dois être mon tentateur ou mon Dieu (Signe 2/13) ? [225C29*18/12/2020]
Sur l’amour du prochain
"Qu'est-ce qu'aimer évangéliquement ?" C'est mettre en pratique Le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7). L'amour évangélique est un amour-devoir, pas un amour sentimental. Je dois aimer (et donc pardonner, faire la paix avec, etc.) tous les hommes, y compris ceux qui ne me plaisent pas, ceux qui, comme dit Le Livre, ont l'hameçon, le pus, le ver à la lèvre... parce que c'est du fumier que sort le Jardin (Signe xxii/8). [225C12*16/12/2020]
Sur ce que je croyais avoir déjà dit (plusieurs approches)
Non, je ne suis pas "le chercheur solitaire de Dieu." Je ne cherche pas Dieu, c'est Lui Qui m'a trouvé. Je ne suis pas non plus solitaire ; j'ai Dieu avec moi.
Je ne suis pas vraiment en train de transpirer et ahaner au fond d’une galerie de mine muni "d’une pioche, d’un casque, d’une lampe, de bois pour étayer les galeries, creuser et creuser, chercher et chercher les filons prometteurs, parer les coups de grisou, les poches d’eau et de gaz, renforcer les galeries derrière vous pour faire passer le frères mineurs à ma suite, car le but de l’entreprise," c’est bien "d’extraire l’amour, la vérité, un projet de société… des minerais précieux à sortir au grand Jour," mais il suffit pour cela d'aimer tous les hommes, de pardonner toutes les offenses, de faire la paix, de trouve l'intelligence du cœur libre de préjugés.
Il est vrai que le Père fait de nous des héros (xxxv/4-12), mais ce n'est pas aussi héroïque au sens littéraire humain qu'on peut le croire, puisque c'est à la portée de tout le monde. Il suffit de vouloir — pour que nous fassions Ta Volonté (12/4). [225C10*16/12/2020]
Sur le péché des péchés
Les guerres de 1914-1918 et de 1939-1945 (quelque 65 millions de morts à elles deux) et la grippe espagnole de 1918-1919 (50 millions de morts) ont fait de très gros dégâts matériels et humains. Et dans l'Histoire tout court en 1347 la peste noire envahit toute l'Europe et fit 25 millions de victimes humaines sur une population européenne d'environ 75 millions d'habitants à l'époque ; le tiers des Européens mourut ! Ainsi, le virus covid-19 est une toute petite pandémie.
Ceci dit, oui, la fin de l'homme est une éventualité, mais je ne crois pas que ce soit la mort ou arrêt du cœur de l'humanité que le Père redoute, parce que dans l'état actuel des choses l'homme est pécheur et meurt, son cœur s'arrête de toute façon, mais s'il s'est fait une âme il survit dans l'au-delà.
Ce que le Père redoute ressort à l'évidence du Signe et des prophéties précédentes, c'est que l'humanité disparaisse dans le péché des péchés (Signe 38/2), c'est-à-dire disparaisse complètement, privant le Créateur de l'Enfant (13/5) qu'il s'est donné. Disparaître dans le péché des péchés équivaut pour l'énorme masse humaine au sort final de spectres, c'est-à-dire équivaut à rien, au vide, à l'anéantissement (4/4) total. C'est la remise en question de la Création par la disparition de son fleuron : l'homme. [225C14*16/12/2020]
Sur le non-jugement
Le non-jugement va sans dire dès lors qu'on aime tous les hommes. Comment pourrais-je aimer et juger en même temps ?
Je fais mon salut et je contribue au salut du monde si j'aime tous les hommes, si je pardonne toutes les offenses, si je fais la paix, si je trouve l'intelligence du cœur libre de préjugés. Je n'ai aucun préjugé envers ceux et celles qui me contestent, bref, si je suis un bon pénitent.
N'oubliez pas qu'être pénitent est aussi être moissonneur !
Je pensais avoir déjà expliqué ça. [225C16*16/12/2020]
Sur les supports missionnaires
Votre vidéo dure 7 minutes 29 secondes, ce qui est très long. Puisque vous êtes missionnaire, vous savez comme moi qu'on retient à peine l'attention d'un passant plus de trente secondes et qu’une minute ou, très rarement, deux minutes forment en général la plus grande faveur que puisse faire un passant attentif.
Cela dit, j'ai toujours pensé que le visuel ou le sonore sont des moyens d'attirer l'attention (le roulement de tambour du garde-champêtre de mon enfance), non des moyens apostoliques par eux-mêmes. C'est l'humain qui est porteur du Message par lui-même et, pour commencer, par sa propre attitude qui, si elle est d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur libre de tous préjugés, attire plus que les discours, l'attention de ceux, déjà rares, qu'attirent l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et l'esprit libre de tous préjugés. N'oublions pas que le Père ne nous envoie pas convertir, mais moissonner les épis mûrs.
[225C23*16/12/2020]
Sur l’éducation spirituelle des jeunes
Je n'ai rien d'autre à enseigner aux jeunes que ce que j'enseigne aux humains de tous âges : amour du prochain, pardon des offenses, paix avec tous, intelligence du cœur pour doubler l'intelligence intellectuelle et fait d'être libre ou délivré de tous préjugés.
J'ai déjà parlé ou écrit sur ce sujet, mais vous pouvez ne pas l'avoir noté. Je recommence donc ici :
Lorsque nos trois filles étaient enfants, ma mère (leur grand-mère), qui était venue habiter Arès et qui les recevait quelquefois à sa table, me disait : "Que tes filles se tiennent mal à table ! Je ne t'ai pas éduqué comme ça. Elles sont habillées comme des petits voyous, alors que je t'habillais de façon convenable (ma mère m'habillait comme un notaire quand j'étais enfant), etc." Je lui répondais ceci : "On ne peut pas tout enseigner aux enfants. Il faut faire un choix réduit, se cantonner au fondamental. Ainsi avons-nous décidé, mon épouse Christiane et moi, de leur enseigner cinq choses et de fermer les yeux sur le reste, c.-à-d. à aimer tout le monde, même ceux qui ne les aiment pas, même ceux qui leur déplaise, à pardonner toutes les offenses, à fuir les conflits et faire la paix, à tourner leur langue sept fois dans la bouche avant de parler pour ne rien dire de méchant, et à ne pas avoir de préjugés à l'égard de quiconque." Et ma mère soupirait en murmurant : "Cela va-t-il les armer contre ce monde impitoyable ?" Je concluais : "Assez rarement dans l'immédiat ; la bonté affaiblit l'homme dans ce monde inhumain, c'est vrai, mais si on ne commence pas maintenant, quand le monde changera-t-il ?"
Tel est notre héroïsme (Signe xxxv/4-12) dans ce monde difficile. Nos enfants doivent être des héros, eux aussi.
[225C24*17/12/2020]
Sur les "Piliers de la Pénitence"
Je peux ignorer complètement les "Piliers de la Pénitence" (Périodique "Le Pèlerin d'Arès" n°1, n°2 et n°3, 1978) et faire mon salut, si j'aime mon prochain, pardonne les offenses, fais la paix avec tous, ai l'intelligence du cœur libre de préjugés. J'ai cessé de parler des "Piliers de la Pénitence" il y a longtemps, quand je me suis aperçu que certains Pèlerins d'Arès leur accordaient plus d'importance qu'au message d’Arès. Les "Piliers de la Pénitence" me sont parvenus dans des circonstances tout à fait différentes que Le Signe ou La Révélation d'Arès et que je considère comme très inférieurs en importance. [225C26*17/12/2020]
Sur les Attributs
La Vie partage avec sa créature ses Attributs (Signe 21/4, 22/11, 26/17) : l'amour, la parole, la créativité, la liberté et l'individualité. Les Attributs que nous partageons avec le Père sont d'importance égale. Je ne me souviens pas à propos de quoi j'aurais pu dire que l'individualité était ce que en nous est "le plus accessible" des attributs divins.
Si je suis amour, pardon, paix, intelligence et liberté, je peux très bien faire mon salut en ignorant tout des cinq Attributs que je partage avec la Vie, mais il y a peut-être là des points qui forment le miroir de ma divinité et qui peuvent m'aider à me sentir plus proche des Amour, Pardon, Paix, Intelligence et Liberté du Père... [225C27*17/12/2020]
Sur la non-dualité
Je peux faire mon salut et contribuer au salut du monde sans savoir ce qu'est la non-dualité, puisqu'il me suffit pour cela d'aimer, pardonner, faire la paix, avoir l'intelligence du cœur libre de préjugés.
Mais c’est vrai : La connaissance de la non-dualité est un affinement du concept d'amour, car aimer c'est fondamentalement avoir conscience que rien ne sépare quiconque des autres sur le Fond, qu'ils soient sur Terre ou dans l'Infini. Avoir conscience de la non-dualité est un affinement qui renforce la capacité d'aimer sans réfléchir. [225C37*18/12/2020]
Sur nos missions sans chef, mais pas sans coordination
Nos missions, quelles qu'elles soient, sont toutes sans chef (Signe 16/1). Elles ont des coordinateurs, ce qui n'est pas la même chose, qui émergent de façon naturelle parmi les frères ou les sœurs plus doués et/ou plus disponibles et dévoués que d'autres pour agencer, planifier, préparer, mettre sur pied, harmoniser, etc. la mission. Dans cette génération très susceptible et individualiste il n'est pas facile de coordonner sans avoir "l'air d'un chef" ne serait-ce que si l'on se dévoue à harmoniser la mission, ce qui est nécessaire si l'on veut créer des expérience collectives observables et donc corrigeables et améliorables, parce que la mission d'instinct n'est pas toujours la meilleure et qu'il y a des choses à apprendre tous ensemble pour trouver de l'efficacité.
La mission de nos jours est une expérience très difficile dans un monde sollicité de toutes part par l'éducation, la publicité, la presse, la politique, etc. et un peu d'humilité pour accepter non un chef, mais une organisation consensuelle ne peut qu'être profitable. [225C21*17/12/2020]
Sur l’importance de l’humilité dans l’action missionnaire
L'absence d'humilité fausse toute action missionnaire qui, si l'égo domine, n'est plus qu'une action propagandiste, une activité qui peut engendrer la foi, mais comme la publicité peut engendrer le goût pour un fromage ou un parfum qu'on utilisera désormais jusqu'à son dernier souffle peut-être, mais qui n'est jamais qu'une affaire d'adhésion. L'humilité transforme la Parole en autre chose, parce qu'elle la divinise. On voit l'action négative de la superbe "par exemple dans l'interprétation erronée que, faute d'humilité, de lucidité donc, nos frères juifs donnent encore aujourd'hui au terme peuple élu" ("Et Ce Que Tu Auras Écrit, Le Pèlerin d'Arès 1993-1996", "Pénitence" p. 58). Dieu, lui, est on ne peut plus, humble ; personne ne vit plus caché, plus discret, plus respectueux de la liberté de Son Enfant que Dieu. [225C25*17/12/2020]
Sur la mesure
La mesure n'est pas un sujet facile, car la mesure est comme le timbre de la voix et la couleur des cheveux ; certaines personnes sont mesurées, d'autres ne peuvent pas l'être et sont toujours en situation de débordement ou d'excès. Mais enfin, il est vrai que le Message du Père, dès la Veillée 7 de L'Évangile Donné à Arès évoque la mesure.
Ce sujet est très important, puisqu'il concerne la maîtrise de soi, et la pondération, et nous entraîne à réaliser que même dans l'Univers infini où vogueront nos âmes, tout ce que nous appelons sublime et glorieux, reste posé, équilibré, raisonnable, paisible, autrement dit sage au sens fort et ultime du mot. [225C32*18/12/2020]
L’Assemblée, c’est quoi ?
L'Assemblée, c'est l'angélité de l'humanité, le fin du fin, sa quintessence, son trésor ; c'est au-delà de toutes organisations ou solitudes possible l'ensemble, dont les membres peuvent se connaître ou plus souvent ne pas se connaître,
de tous ceux et celles qui aiment le prochain, c.-à-d. tous les hommes, et qui aiment sans réfléchir — Ne réfléchissez pas ! Aimez ! car si vous réfléchissez vous trouverez des raisons "valables" de ne pas aimer certains —,
de tous ceux et celles qui pardonnent les offenses — Ne réfléchissez pas ! Pardonnez ! Tout, sinon vous laisser un couloir vers les vengeances sans fin ! —,
de tous ceux et celles qui font la paix — Ne réfléchissez pas ! Faites la paix ! Avec tous ! —,
de tous ceux et celles qui ont l'intelligence du cœur — Ici ne réfléchissez pas trop, sinon vous trouverez toujours des raisons de donner la préférence à l'intelligence intellectuelle... Ici on est au cœur de la mesure ! —,
et de ceux et celles qui se rendent libres de tout préjugé, qui font sauter toutes les chaines des habitudes de penser et de juger, les chaînes des préconceptions, des partialités, des idées reçues, des partis pris.
L'Assemblée est cette humanité aimante, sans nom, sans adresse, sans téléphone, sans publicité, celle qui ne meurt jamais, car elle est faite d'âmes et toutes ces âmes ensemble font la polone. [225C34*18/12/2020]
Les assemblées sont souveraines d'elles-mêmes
Les assemblées ne sont que les vécus locaux de l'Assemblée. Cette Assemblée qui n'a ni statuts ni hiérarchie, qui n'existe que par elle-même, peut se réunir en certaines circonstances pour décider de certains points ou simplement pour la joie de se retrouver ensemble.
Donc, chaque vécu local de l'Assemblée, qui est d'une élasticité absolue, est une assemblée et nous savons que les assemblées seront souveraines d'elles-mêmes (Signe 8/1). Ainsi chaque assemblée, qu'elle soit de deux ou de deux-cents, s'organisera souverainement comme elle l'entendra. Ce n'est pas à moi de lui dire comment, c'est à l'assemblée de convenir de l'organisation qui lui convient. L'élasticité est absolue : Si dans un même lieu dix frères et sœurs sont des pénitents et moissonneurs mais ne sont pas d'accord sur une même organisation, mais ont deux par deux des concepts différents de la façon de fonctionner ils sont en fait cinq assemblées ; toutefois, ils peuvent convenir par l'intelligence du cœur (32/5) que l'union fait la force et convenir de fonctionner tous ensemble en s'articulant en "familles d'affinités" pour donner de la souplesses ; j'ai déjà beaucoup parlé de celles-ci à une certaine époque.
Pour l'heure, les assemblées en France fonctionnent plus ou moins comme fonctionnent les associations soumises en France aux lois de 1901 ou de 1905, parce que nous sommes encore, dans cette génération, ancrés dans un monde qui a ses habitudes dont il est difficile de sortir du jour au lendemain, mais cette sortie des habitudes se fera petit à petit et dans l'avenir chaque assemblée fonctionnera comme elle l'entend pourvu que ce soit sans chef, sans commandement, sans lois.
Je ne veux pas que ce que je dirai sur les assemblées devienne une règle, car seules les assemblées seront souveraines d'elles-mêmes (Signe 8/1) et moi je ne suis le chef de personne (16/1). [225C43*21/12/2020]
Constituée de frères et sœurs libres
Chaque vécu local de l'Assemblée, qui est d'une élasticité absolue, est une assemblée et les assemblées seront souveraines d'elles-mêmes (Signe 8/1). Ainsi chaque assemblée, qu'elle soit de deux ou de deux-cents, s'organisera souverainement comme elle l'entendra. Ce n'est pas au Prophète de lui dire comment, c'est à elle de convenir de l'organisation qui lui convient. L'élasticité est absolue : Le Signe n'emploie que ce mot : Assemblée ou assemblées. Aussi des termes tels que Confraternité par exemple ne sauraient être liés à un projet d'organisation globale de l’Assemblée ou d’organisation-type des assemblées. Le Signe est totalement muet sur ce point. Il s'ensuit que chaque vécu local, qu'il soit d’un, deux, dix, cent, mille, dix-mille frères et sœurs, est une assemblée — Même un isolé est une assemblée en puissance, parce qu'il est pénitent et moissonneur par définition, donc géniteur potentiel d'autres pénitents. Ainsi, cette "Confraternité" ne peut qu'être faite de frères et sœurs libres ou, si vous préférez, elle ne peut qu'être naturelle, instinctive, spontanée, "élastique à l'infini," ai-je déjà écrit.
[225C53*21/12/2020]
Sur le pardon
Le pardon est une conséquence immédiate de l'amour. De plus, c'est une immense sagesse, parce qu'il donne de l'idée de loi un tout autre sens. [225C37*18/12/2020]
Sur la Maison des Faucons
La Maison des Faucons était un projet pratique qui tombait sous le sens en 1986, quand je n'avais encore que cinquante-sept ans et de la vigueur. L'idée était très simple : Il m'était impossible de me rendre partout où il y avait des P(p)èlerins d'Arès en herbe (très nombreux à l'époque) ou déjà bien engagés afin de leur donner mon enseignement, réfléchir et travailler avec eux sur la mission, car cela aurait exigé de moi des voyages continuels, plus coûteux que mes moyens le permettaient, très fatigant, des pertes de temps considérables, une gêne importante pour tout ce que j'avais à faire chez moi comme travail, etc. Autrement dit, il était clair qu'il était plus facile, plus économique, aux P(p)èlerins d'Arès de venir à moi qu'à moi de me déplacer sans cesse vers eux dans toutes les directions. Pour cela il fallait prévoir leur séjour à Arès. C'était la Maison des Faucons pouvant accueillir au moins six personnes ou six couples en permanence avec des extensions réalisables avec le temps pour atteindre une quinzaine de personnes ou couples. De plus, la Maison des Faucons pouvait héberger une cuisine de groupe, un secrétariat permanent, des locaux d'enregistrement, une imprimerie, etc.
Aujourd'hui j'ai 91 ans et je ne peux plus me donner à tous de la même façon. Je travaille encore douze à treize heures par jour, dimanche compris, mais cela ira en diminuant parce que je perds chaque jour un peu plus de vigueur ; je ne peux plus travailler quelque dix-sept heures comme je le pouvais dans les années 80 et 90. La Maison des Faucons telle qu'envisagée dans les années 80 n'a plus de raison d'être. À l'époque, mes frères et sœurs n'ont pas compris l'intérêt de la Maison des Faucons et je l'ai toujours beaucoup regretté. [225C38*18/12/2020]
Sur l’intelligence spirituelle
L'intelligence spirituelle sera probablement quelque chose de plus long à acquérir que l'amour, parce que l'amour est quand même toujours plus ou moins présent dans les romans, les chansons, les films, le théâtre, la charité, etc., même si ce n'est pas dans l'état évangélique absolu que le Père attend que nous le redonnions au monde, tandis que l'intelligence du cœur libre de tous préjugés n'existe pratiquement plus dans le monde où des morales, des règles, des lois, des "droits", l'ont falsifié partout, sauf chez quelques individus (le jars, Signe xxxvi/3) qui certes ont laissé un bon souvenir, mais pas la moindre trace pratique... pas à ma connaissance, du moins.
Où est l'intelligence d'exécuter un meurtrier en le pendant, ou le décapitant, ou lui injectant un fluide mortel ? Qu'est-ce qui par-là fait reculer le Mal ? Rien. Ce n'est qu'une intelligence de vengeur (Signe 27/9). L'intelligence spirituelle part de la sagesse qui dit que tout mauvais homme peut changer, est récupérable et que, de toute façon, il faut apporter à tout frère humain, une partie de nous-mêmes et notamment l'aimer, car non lui seul mais toute l'humanité est malade du péché. L’intelligence (32/5) est la même que l’intelligence (23/4-5). [225C40*19/12/2020]
Sur la capacité à être/ne pas être un P(p)èlerin d’Arès
N'importe qui est capable d'être un P(p)lerin d'Arès s'il a l'humilité de s'accepter comme il est et d'entrer en pénitence comme il est. Le Signe ne fixe absolument de pas niveau de pénitence ; elle dit : Soyez pénitent tel que vous êtes, pas plus que vous n'êtes en mesure de l'être, mais pas moins. C'est tout. Aucun humain n'est actuellement assez parfait pour être le pénitent idéal ; aucun. Accepter d'être ce qu'on est, pas plus que ce qu'on est, mais pas moins, c'est ça l'humilité et vous l'avez si vous avez simplement la volonté d'être sur la ligne de la Vie. Aucun de nous cesse d'être un pécheur ; pécheur chacun et pécheresse chacune de nous l'est plus ou moins, inévitablement. Ce n'est pas ce plus ou moins qui compte, c'est la direction que vous prenez.
Tout P(p)èlerin d'Arès est bancal et insuffisant. Chacun et chacune d'entre nous est un grand pénitent ou un petit pénitent, ou même un tout petit pénitent, mais chacun et chacune d'entre nous fait ce qu'il peut pour aimer, pardonner, faire la paix, avoir l'intelligence du cœur libre de préjugés. Il est impossible que nous soyons tous au même niveau. C'est par la direction prise que nous sommes égaux.
La capacité d'être ceci ou d'être cela est liée à la personne. Certains sont plus singulièrement profonds et spécifiques et rencontre des difficultés à devenir P(p)èlerins d'Arès. D’autres ont accepté plus facilement leurs vides, lacunes, manques. Ainsi, on peut se trouver devant le tunnel noir de la pénitence sans oser y entrer, par un excès de scrupules ou de complications. Eh bien entrez-y ! Entrez-y sans réfléchir, en faisant confiance à la Vie qui vous a parlé par Le Signe. Entrez-y sans être meilleur que vous êtes, entrez-y comme vous êtes ; c'est seulement une question de direction, de tension, pas une question de perfection ou d'imperfection ou de niveau. Seul le Bien chassera le Mal. Alors, que chacun donne le Bien qu’il peut, même s'il n'est pas bien gros ; le Père n’en demande pas plus. [225C42*19/12/2020]
Sur ce que vous avez donné
Je peux disparaître ce soir ou demain (ma mère Lucie en 1996 et ma grand-mère Dèle en 1982 sont mortes tout d'un coup à Arès), mais au moins j'aurai enseigné au monde tout ce qu'il faut savoir pour être sauvé et participer au salut du monde. Je crois aussi que j'ai beaucoup donné et que ce que j'ai donné je le recevrai quand je serai dans l'au-delà, ce qui était déjà une pensée du jars (Signe xxxvi/3), François d'Assise.
Photo partagée par un frère sur la page Facebook de frère Michel [DR]
[225C45*21/12/2020]
Sur l'image et ressemblance
Chaque homme est image et ressemblance de son Créateur (Genèse 1/26-27) comme il est image et ressemblance de ses mère et père de sang. Étant image et ressemblance de Dieu, vous êtes Dieu par descendance comme vous êtes le fils par descendance de vos mère et père de sang. Aucun autre être vivant, animal, insecte, poisson, végétal, microbe, n'est image et ressemblance de son Créateur. Seul vous l'êtes comme Il est seul Saint. Oui, des méchants comme Ivan le Terrible, Adolf Hitler, Joseph Staline, Gengis Khan, Tamerlan, le docteur Joseph Mengele, Folcoche (Paule Rezeau), etc. sont des Dieux par descendance, mais des Dieux pas faits Dieux (Signe 12/13), c'est-à-dire pas sacralisés par leur pénitence, parce que c'est par sa pénitence que la Vie fait un Dieu de l'humain. Entre Dieu et vous il y a toujours un lien, même si vous êtes un mauvais homme. Ici on sort complètement de la notion religieuse de Dieu qui en fait une Personne totalement séparée de sa créature humaine et dominatrice de celle-ci. [225C46*21/12/2020]
Sur l'honnêteté dans la vraie piété
Quand j'enseigne la prière aux jeunes ou aux moins jeunes je dis toujours en substance : "Placez l'honnêteté dans votre prière, car vous ne devez jamais oublier que, même si vous êtes l'image et ressemblance du Père, trop de choses vous sont inconnues à cause du voile épais du péché devant votre regard spirituel. Notamment vous est largement inconnue, dans l'état actuel des choses, la communication que vous avez avec l'extrémité haute du Dieu infini, la Vie, qui est partout, inimaginablement, sans limites. Vous n'en connaissez, vous n'en voyez que l'extrémité basse, c.-à-d. vous-mêmes. Vous pouvez tout juste entendre quelque chose de cette extrémité basse : le prophète, dont vous êtes l'écho. Il est ainsi évident que, quand vous priez, vous ignorez si votre prière est entendue à l'extrémité haute, mais vous savez qu'elle est entendue à l'extrémité basse de Dieu, c'est-à-dire en vous-mêmes. C'est par là seul que vous êtes certain que quelque chose de Dieu communique avec vous, ne serait-ce que par Sa Parole qui vient sur vos lèvres, et cette Parole c'est le prophète qui vous la fait connaître. De là ce verset parmi les plus précieux du Signe : Prononcer Ma Parole pour l'accomplir, voilà la vraie piété (35/6)."
Quand on prie, même en s'adressant à soi-même, seul endroit où quelque chose de Dieu vous entend — et peut-être même vous écoute, ce que l'on ignore —, on n'est plus de ce monde. Il faudra mourir avec une âme pour retrouver en permanence cet apanage de l'homme ; sur terre je ne le retrouve que dans mes moments de vraie piété. Quand je prie, honnêtement j'ignore si je suis entendu de l'extrémité haute du Père, des Hauteurs Saintes (Signe 31/11, 33/27, 36/19, 40/5), mais je sais que je m'entends moi-même si je réalise dans ce moment que je suis l'image et ressemblance basse de la Vie. Pourquoi tirerais-je de l'orgueil de cet état de fait, qui est, qui est au sens fort ? Savoir que je suis l'extrémité basse de la Sainteté, de la Lumière et de la Puissance n'a jamais chez moi laissé éclore la moindre vanité, le moindre orgueil. C'est comme ça, c'est tout. L'humilité, c'est la conscience de la réalité comme réalité non comme cause d’outrecuidance, de prétention, ni même de présomption, car je me sais tout bêtement Enfant (13/5) du Père. Rien de plus. Et rien de plus normal. [225C46*21/12/2020]
Sur la patience
Nous humains restons des Enfants étourdis, inconstants, et il n'est jamais mauvais de ré-entendre sans cesse, de diverses façons, tout ce qui doit devenir en nous réflexe. Il faut que mes frères gagnent notamment en patience. Patience a pour adéquats résistance, endurance, effort. [225C47*21/12/2020]
Sur l’inventivité dans la mission
Pour la mission, c'est en inventivité que les moissonneurs doivent progresser, sachant que nous commencerons par désemparer, désarçonner, avant de faire naître une véritable volonté de changement dans un large public. Tout commencera par une lueur avant de devenir une lumière, puis la Lumière... [225C47*21/12/2020]
Sur le changement ou transfiguration possible
Le sens de A à Z du Signe est partout le même dès ses premiers mots : Redresse-toi... Je t'ai mis nu pour te revêtir d'un manteau neuf (1/1). L'humanité court vers le péché des péchés (38/2), elle se disloque ; comme sa jambe casse, elle doit maintenant ramper comme l'orvet (vii/14), mais elle peut aussi revenir au Dessein du Créateur, si elle fait sienne la Volonté du Père (12/4). Tout du Message, du 15 janvier 1974 au 22 novembre 1977, parle, certes de diverses façons, mais parle tout le temps de la transformation de l'homme, de son changement ou transfiguration possibles. L'outil transfigurant étant la pénitence, bien sûr. [225C48*21/12/2020]
Sur ce Pèlerin qui se fait lui-même
Devrait-on proposer une école, serait-elle progressive comme toute école ? Non car nous ne cherchons pas à convertir ; nous moissonnons les rares épis mûrs, parce que nous savons que ce sont eux, rassemblées en petit reste (Signe 24/1), qui seront le fer de lance du changement du monde.
Si je cherchais à convertir et non à seulement chercher ceux qui ont soif, comme disait Catherine de Sienne, qui ont soif de Bien et donc de pénitence, il y a longtemps que j'aurais moi-même chercher une façon de former.
Les épis mûrs manquent certes de connaissance et d'expérience au départ ; ils sont avec nous d'instinct, et ce n'est que petit à petit, au contact des anciens, et aidés par la lecture de mon enseignement, qu'ils progressent, mais le Pèlerin d'Arès se fait lui-même. C'est le chemin de la vie. [225C49*21/12/2020]
Sur la prière
Cette vidéo a été réalisée par deux Pèlerins d’Arès d'Aquitaine, auxquels je fais mes compliments fraternels. J'aime tellement ce très simple petit film que je ne résiste pas à l'envie de le publier ici.
Chez les Pèlerins d'Arès la vraie piété, pas nécessairement la prière prononcée, est le rappel à l'esprit de l'homme de ce qu'il doit accomplir (Signe 35/6) pour faire son salut (changer sa vie 30/11) et contribuer au salut du monde (changer le monde 28/7). Ce ne sont pas les paroles — il n'y a d'ailleurs pas de forme de prière imposée chez les Pèlerins d'Arès — , mais c'est la dynamique accomplie de la direction qu'il donne à sa vie, la direction de pénitence.
Autrement dit, la prière est inséparable de la pénitence, la prière est dans la pénitence, et l'on peut dire qu'être pénitent : aimer, pardonner, pacifier, être intelligent et se rendre libre de tous préjugés, est accomplir la vraie piété, même si l'on ne s'agenouille jamais ni ne récite jamais aucune prière autre que la prière des pécheurs (12/4). La forme verbale, psalmodiée et gestuelle de la prière n'est qu'enjolivement, aide-mémoire, arabesque et, j'ose dire, coquetterie de la vie pénitente ; elle peut accompagner la vie, elle ajoute une beauté particulière à la nécessité, qui va de soi, d'agir en humain de Bien, mais elle ne change pas la vie (30/11), elle ne crée pas ce Bien par elle-même. La dynamique du Bien est dans la pénitence, pas dans la prière.
Cette vidéo préserve dans une simplicité, un laconisme cet aspect fondamental de la vraie piété du pénitent, qu'il soit P(p)èlerin d'Arès ou n'importe quoi d'autre.
Prier, c'est se rappeler qu'on est image et ressemblance du Père et qu'il faut ranimer en soi Son Amour.
On est très loin du concept que la religion a de la prière. [225C52*22/12/2020]
Sur l’évolution du Prophète
Je ne suis plus celui qui recevait la Parole du Père par les lèvres du Messager il y aura quarante-sept ans bientôt, en janvier 2021, ni celui qui écoutait le Père il y a quarante-trois ans, ni celui qui enseignait il y a trente ans, vingt-ans, dix ans, car, pécheur à la peau dure, au cerveau rétif, je ne me suis fondu dans la Parole d'Arès que peu à peu. De ce fait, je n'ai jamais varié sur le sens du Message mais j'ai varié sur la façon de l'exprimer, j'y ai mis graduellement plus de Feu (Signe xLi/7), plus de Vie (24/3-5), je l'ai fait mieux comprendre... Du moins je l'espère. Seul le Père est constant, parce que seul Il est Saint (12/4) ; moi je suis un pécheur que la pénitence a peu à peu pétri et cuit en bon pain (xv/3) du Salut. [225C55*23/12/2020]
Sur la quête d’une existence perpétuelle que rejette les rationalistes
La rationalité change selon le temps, étant toujours fondée sur le substrat des idées reçues du moment. La rationalité de notre temps n'accorde pas le moindre crédit à ce qu'avance Le Signe. Justement, le propre du Signe est d'apporter des espérances et de faire découvrir des possibilités qui ne cadrent pas avec les idées générales de notre époque d'humains à la page, qui ont leur liste bleue des choses qu'il faut croire et leur liste rouge des choses qu'il ne faut pas croire. Mais, vous savez, ces listes varient... Les exemples fourmillent : Avant Galilée le soleil tournait autour de la Terre — dame ! puisqu'Aristote l'avait écrit — après on sut sans discussion possible que la Terre tournait autour du soleil. Avant Einstein la mécanique newtonienne était promue vérité universelle, mais on sut que c'était faux après qu'eurent apparu la relativité restreinte et la relativité générale d'Einstein. Le rationaliste se demande quel rapport ces découvertes et ces changements de rationalité ont-ils avec Le Signe ?
Le Signe ne vient pas nous dire que l'homme est immortel, loin de là ; il parle même de la mort à maintes reprises. Ce qu’il fait comprendre, c'est que la mort, évident état actuel des choses, n'est pas une fatalité ; elle résulte de l'altération graduelle de la créature humaine par le péché, le Mal. Le Signe rappelle que chez l'homme l'esprit a une relation directe avec la chair, de sorte que l'un dépend de l'autre de façon telle que le passage au Bien modifie les perspectives charnelles, y compris celles de la mortalité.
Mais l'homme créé libre (Signe 10/10) fait son destin. Ce n'est pas le Père Qui le fait comme la religion le fait croire. Le Bien accompli (35/6) peut changer ces perspectives, mais ce n'est pas gagné, loin de là. Si l'humanité continue de vivre comme elle vit, elle disparaîtra dans le péché des péchés (Signe 38/2) — donnant alors raison aux rationalistes qui rejettent notre message —, mais si une bonne part de l'humanité entre en pénitence, la nature physique même de l'homme changera lentement (24/2) et la mort disparaîtra faisant place à un autre mode d'existence perpétuelle, dont nous ne savons rien en détail mais qui a pour nom la résurrection (31/8-13). [225C56*23/12/2020]
Sur les différentes façons de dire le Vrai
Il y a une autre chose importante, que j'ai apprise du Messager et du Père venus me parler en 1974 et 1977, c'est que chaque humain ne réagit avec bonheur qu'à une certaine forme de langage, de phrasé, de mots, de ton, etc. Alors je me suis habitué à répéter le même Vrai sous diverses formes de langage, de phrasé, de ton, etc. en me disant que certains resteraient impavides, inébranlables devant telle façon de dire, mais seraient émus, convaincus par d'autres façons de dire (la même chose) et que d'autres réagiraient de façon inverse.
Il m'a ainsi fallu, pour être compris de Paul, dire les mêmes choses de manières très diverses pour qu'il comprenne enfin ce que je voulais dire, alors que Jean l'avait déjà compris et que Jacques était encore loin de comprendre et me demanderait de trouver d'autres formules et manières pour enfin voir la lumière. Max Scheler, philosophe aujourd'hui plutôt oublié, définissait l'homme comme la seule créature sur Terre pouvant dire "Non !" et je pense que c'était une très simple et très bonne définition, je le pense d'autant plus que je me suis trouvé en présence d'un nombre impressionnant d'hommes et de femmes a priori réfractaires à presque tout ce qu'avait dit Dieu à Arès ; ils m'écoutaient mais je voyais que leurs yeux disaient "non" et qu'ils n'étaient pas d'accord et cela durait, durait, jusqu'à ce que, un beau jour, je trouvas pour chacun d'entre eux, les mots magiques auxquels ils réagissaient positivement à propos de choses dont j'avais été jusque-là l'infructueux rabâcheur sur tous les tons. [225C58*23/12/2020]
Changer ce monde d'intellects en monde d'âmes
Nous Pèlerins d'Arès ne fêtons pas la naissance de Jésus le 25 décembre. Ne formant pas une religion avec dogmes, lois, hiérarchie, calendrier, interdits, etc., nous nous considérons pécheurs parmi les pécheurs que sont tous les hommes, et simplement nous nous efforçons de nous distinguer de la masse par la pénitence qui, dans Le Signe, ne désigne pas un état de remords, d'autopunition, etc., mais un engagement dans l'amour du prochain, quel qu'il soit, du pardon des offenses, quelles qu'elles soient, de la nécessité de la paix avec tous, de la quête de l'intelligence du cœur libre de tous préjugés, que nous appelons le Bien, ce Bien qui seul vaincra le Mal. Aussi, en cette veille de Noël, nous exprimons à chacune et chacun notre amour fraternel, nous encourageons à la vertu, car Noël, fête de la générosité, est aussi fête naturelle de la vertu, notamment de l'horreur du mensonge, qui est peut-être, avec la haine et le préjugé le péché le plus nocif.
Si vous vivez dans la droiture, l'honnêteté, la fidélité, le respect de l'autre, l'amour pour tous les humains, vous serez peut-être plus justifiés que moi qui ne suis qu'un pécheur, certes en effort d'être chaque jour un peu meilleur, mais j'ignore où j'en suis, comme tout pénitent, même des plus assidus, ignore où il en est. Au reste, ce n'est pas un niveau de perfection déterminé que la Parole du Père nous demande d'atteindre, mais une direction de vertu et de certitude qu'il nous prie de respecter et de ne jamais abandonner. En gros nous sommes des chrétiens dans l'ordre du Sermon sur la Montage.
Nous nous efforçons de changer ce monde (Signe 28/7) en changeant nos vies (30/11). Changeant nos vies en bien nous créons nos âmes. Au fond, le but du Signe est de lever une humanité qui change ce monde d'intellects et d'affects déspiritualisés en monde d'âmes (voir dans Le Signe les Veillées 17 et 18) ; il faut redonner à l'humanité des ailes d'ange. Il faut sauver une planète engloutie sous une culture souvent charmante mais qui a perdu sa vocation de divine créativité, son génie de Feu du Ciel ; il faut opposer à l'ordre des nombres et des préjugés l'ordre du cœur, que rien ne peut mieux décrire que le Sermon sur la Montagne. Si vous nous emboîtez le pas, mettant vous aussi vos pas dans les Pas de la Vie (2/12), n'oubliez pas qu'il ne faut pas attendre de Dieu le salut, mais de vous-mêmes, car vous êtes avec le Père co-créateurs de l'Univers. C'est la pénitence qui vous reconstruit, qui vous donne une âme, qui vous élèvera le jour de votre mort. Vous vous devez à la vertu qui est image et ressemblance de la Vertu infinie. Aimés par le Père, vous l'êtes, mais vous devez relancer cet Amour tombé en vous en amour pour tous les autres, car il n'y a pas sept milliards d'humains, mais un seul Humain en sept milliards d'atomes ; vous devez vous tenir sur la ligne de la Vie sans limites. [225C59*24/12/2020]
Sur le mariage homosexuel
Ce que je pense du mariage homosexuel ? Rien. Ce n'est qu'un papier, mais il est utile quand il s'agit de laisser à l'autre, quand on meurt, le fruit légitime d'un labeur effectué à deux et de peines partagées. [225C59*24/12/2020]
Sur l’indicible
À la question posée dans cette entrée, certains répondent que j'ai tout dit. C'est aussi mon impression. Du moins ai-je dit ce qui est dicible ! Car il y a beaucoup d'indicible ou de difficilement dicible et compréhensible, touchant à quelque chose de l'intensité ineffable, informulable, qu'on trouve par exemple dans les propos que Bagger Vance ("film "Légende de Bagger Vance" que j'ai vu il y a deux jours), simple caddy de golf, tient au golfeur Rannulph Junuh, vétéran de la Première Guerre mondiale dépressif, qui participe à un tournoi de golf contre deux joueurs de très haut niveau : "Ne pense pas ! Seul compte le swing authentique (le mouvement du corps pour envoyer avec le club la balle très très loin), celui dans lequel tu te mets à fond ! Il y a la balle, tes bras et le fanion tout là-bas ! Ce n'est pas ton cerveau, c'est toi qui agis. Aie confiance !" Et Rannulph Junuh comprend que la réussite n'est pas dans le calcul, mais dans le don de soi au jeu, dans ce "génie" de l'homme... Chez nous c'est le don de soi à la mission. Le génie est là en chacun, mais ils ne le savent pas toujours, parce qu’ils croient encore que tout est dans l'appris, le rationnel, l'acquis. Leurs instincts les conduit plus sûrement à la réussite de la mission que la lecture de certaines de mes réponses.
Certaines de mes réponses s’aventurent sur cet indicible mas il n’est pas nécessaire de les comprendre pour créer son âme par la pénitence et contribuer efficacement au changement du monde tout simplement en aimant, pardonnant, faisant la paix, trouvant l'intelligence du cœur libre de préjugés. On peut arriver au même résultat, voire faire mieux, par d'autres voies. [225C60*24/12/2020]
Sur l’image et ressemblance qui change le monde
Comment spiritualiser chacun de nos gestes ? C'est très simple. Il suffit de mettre "chacun de nos gestes", quels qu'ils soient, au service de la respiritualisation de ce monde, ce que le Messager appelle le changement du monde (Signe 28/7). Aucun des discours qu'on entend, aux pupitres où parlent les superbes, aux pupitres des politiciens, aux micros des idéologues, des protestataires, des "constructeurs" de mondes nouveaux, etc., n'arrivera jamais à la surface de la réalisation. Tout depuis l'Antiquité n'est que rêve politique et religieux, à l'origine de catastrophes : guerres, conquêtes, querelles, rivalités, etc., et de rien d'autre. Sur le plan effectif, le monde n'a avancé que grâce à des petits, des non-gouvernants, des sous-fifres, des apolitiques, les seuls vrais artisans du progrès : Pythagore, Bouddha, Archimède, Jésus, Gutemberg, Lavoisier, Hegel, Einstein, etc. Nous vivons dans un espace créé par les "problématiseurs" et "complicateurs" inutiles que sont la religion et la politique, mais nous faisons fièrement partie des simplificateurs, des "déplisseurs", qui sont depuis toujours les vrais agents du progrès humain.
Si le Père utilise les métaphores animales, c’est peut-être parce que les animaux sont des êtres très variés, mais simples et pas du tout "rationnels" au mauvais sens de ce qualificatif. On appelle l'homme "animal rationale", terme que déjà Augustin d'Hippone attribuait aux anciens. Locke qualifiait ces termes de scolastiques et ironiquement de sacrés, Leibniz les disait "consacrés". Heidegger en fit le centre de sa critique de l’humanisme, lequel aurait manqué l’humanité de l’homme parce qu’il a rangé l’homme dans le genre animal, avec la raison comme différence spécifique. De là serait venu le biologisme. Michel Foucault lui aussi disait que cette définition régnait depuis 2.000 ans en Occident, etc. quoiqu'il lui donnât un autre sens. Nous Pèlerins d'Arès nous situons ailleurs, dans une vision très simplifiée de l'homme comme image et ressemblance du Père, rien de plus, tout bonnement. Nous sommes des simplificateurs. [225C61*24/12/2020]
Face à l’état de l’homme et du monde : aimer, aimer, aimer
À toutes et tous, en ce jour de Noël où nous fêtons l'amour, la générosité et l'espérance d'un retour de l'humanité à la Sainte, Puissante et Lumineuse Vie infinie,
à tous ceux et toutes celles qui à ma côtés sont apôtres du Signe, à tous ceux et toutes celles qui ne m'aiment pas, qui me considèrent comme un égaré, un menteur, un trompeur, un malin — mais qui, quelque moment, ne s'égare pas un peu, ne ment pas un peu, ne trompe pas un peu, n'est pas un peu malicieux ?
j'adresse mon salut fraternel, mon chant d'amour et de considération,
je propose de partager ces musiques sublimes, que j'ai écoutées ce matin :
Dans ce que Jésus appelait le Royaume, qui n'est autre que la Vie spirituelle (Signe 24-3-5) en son idéal épanouissement à l'infini, l'Amour n'est pas mécaniquement partagé comme un corps simple, soufre ou carbone imperturbable, indifférent et inaffectif, mais est produit de la Volonté d'être (12/4), du Désir en haut ou du désir en bas, de la Soif ou soif dynamique d'harmonie universelle qui comme Force consciente de liaison est perturbée par le péché humain dû à la liberté absolue donnée par le Créateur à Son Enfant, l'homme.
La répartition des pouvoirs ou puissances, Puissance (Signe 12/4) consciente du Père, puissance consciente de l'Enfant, a entraîné une certaine dispersion de l'Intelligence, dispersion qu'on appelle vulgairement, schématiquement Bien et Mal. Nous sommes envoyés réparer cet accroc dans le Royaume. Ce n'est pas la tâche la plus facile, mais c'est la plus sublime, celle qui va refaire du Surnaturel le naturel. À cela ils ne comprennent rien ceux qui ne voient pas plus loin que leur œil, qui n'entendent pas au-delà de l'oreille ; le problème est dans le fait dérisoire, mais qui impressionne les peureux humains, qu'ils se sont arrogés les pouvoirs terrestres. Jusqu'au pouvoir d'étouffer nos voix. Mais ce ne sont que des voix de surface. Ces voix portent la Voix de l'Éternel qui nous vient des profondeurs infinies. Écoutons cette Voix !
Le 16 octobre Abdoullakh Anzorov tue Samuel Paty et est tué peu après ; le 23 décembre Frédéric Limol tue trois gendarmes et se donne la mort peu après. La presse et le monde se jette sur l'horreur et en suce le sang avec un amer délice, hurlant à la justice vengeresse, rageant que, les assassins étant morts, elle ne puisse pas s'exercer. Mais moi je pense à autre chose, je me dis voilà des humains antagoniques ici-bas partis dans l'au-delà à peu près en même temps, soudain projetés dans un état fluide où la conscience, s'il y en a, est tout autre chose, où l'antagonisme n'existe plus. Spectres ou âmes ? Qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (Signe 11/3). Des vivants que les mœurs humaines avaient opposés et qui soudain se trouvent autres, tout autres, sans cerveau, sans cœur, sans nerfs, sans regard, sans audition, sans émotion, en un état totalement oublié par les charnels que nous sommes. C'est le problème de cette cruelle séparation de la vie ici-bas de la vie au-delà qu'il nous faut résoudre, un problème qui n'est soluble que dans l'amour, car lui ne meurt jamais.
Je vous souhaite à tous d'aimer, aimer, aimer. [225C62*24/12/2020]
Un Prophète au travail
[DR]
Cette belle photo a été prise alors que, mon épouse Christiane et moi, venions de nous habiller et allions quitter une réunion de travail des diffuseurs du Signe. [225C63*24/12/2020]
Sur l’ambiguïté, voire l’obscurité de certains passages des Évangiles palestiniens
À un commentateur qui cite un passage de l’Évangile de Matthieu (30/32, Michel Poray répond :
Voici ce que dit entièrement le passage que vous citez : Qui n'est pas avec moi est contre moi et qui ne ramasse pas avec moi disperse. Voilà pourquoi tout péché ou blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et celui qui dit une parole contre le fils de l'homme, il lui sera fait rémission, mais celui qui en dit une contre l'Esprit, le Saint (Esprit), il ne lui sera fait rémission ni dans ce monde ni dans le monde à venir (traduction d'Émile Osty).
Ce passage est contradictoire ou ambigu, en tout cas obscur. C'est un passage d'authenticité douteuse qu'on retrouve avec les mêmes contradiction, ambiguïté et obscurité dans (Marc 3/28-30) et dans (Luc 12/10), il est donc de ceux qui ont poussé les exégètes convaincus qu'il existe une version Q — Quelle (prononcer Kvellé) = source en allemand — à laquelle Matthieu, Marc et Luc ont puisé, mais qui n'a jamais été retrouvée.
Ce qu’il faut en retenir, c'est que "tout péché ou blasphème" et "toute parole contre le fils de l'homme (le prophète) est remis (pardonné) à l'homme," tandis que placer À l'homme à égalité avec l'Esprit de Dieu est tout bonnement invraisemblable, forcément une erreur grossière dans le fameux texte Q, qui n'a jamais été retrouvé. [225C65*25/12/2020]
Sur Éden
Comment vois-je Éden ? Je n'ai pas encore pris mon billet d'avion (ou de fusée ?) pour Éden, tellement j'ai été occupé à écrire "des textes qui resteront dans l'Histoire." Mais quand j'irai là-bas, je vous enverrai des cartes postales pour vous décrire le lieu paradisiaque où des houris aux grands yeux et aux longues tresses blondes jettent aux quatre vents tous les parfums d'Ophir et vous servent sur des plateaux d'argent des savoureux kiwis poussés sur les cocotiers entre les drupes trois plus grosses que des ballons de rugby, face à la mer à l'horizon de quoi le soleil d'or se couche…
Ma réponse est sèche et désolée : Je n'en sais rien, et même moins que rien. Ce qui devrait vous rassurer, c'est que vous n'avez pas besoin de savoir ce que fut Éden, ni ce que sera le monde des ressuscités, que Le Signe ne nomme pas, si vous êtes un pénitent.
Pardonnez le côté drôle de ma réponse. Je ne me moque pas de vous, et je comprends votre curiosité, mais je ne peux simplement pas la satisfaire. Il y a d'étroites limites à ce que le Père me permet de savoir. [225C67*26/12/2020]
Sur l’action d’aimer sans réfléchir
"Agissez et arrêtez de réfléchir !" nous lancent certains comme un précepte impérieux. Nous avons certes besoin de conseils, comme tous les pécheurs, mais celui-ci ne peut provenir que de ceux qui nous connaissent très mal, parce qu'agir sans réfléchir, c'est exactement ce que nous faisons : Sans réfléchir nous aimons tous les hommes, nous pardonnons toutes les offenses, nous faisons la paix, nous cherchons l'intelligence du cœur et nous nous libérons de tous préjugés. Cela s'appelle la pénitence dans Le Signe. Nous appliquons le Sermon sur la Montagne.
Je ne doute pas de la sincérité de ces donneurs de conseils, mais je ne comprends pas pourquoi donner des conseils pour être P(p)èlerin d'Arès, ce que je suis depuis quarante-sept ans très bientôt et que la plupart des P(p)èlerins d'Arès sont depuis des décennies. Quoi qu'il soit, sans réfléchir, qu’ils aiment leur prochain, pardonnent les offenses, fassent la paix avec tous, allient l'intelligence spirituelle à l'intelligence intellectuelle et soient libres de tous préjugés, et ils ouvriront la porte à la Vie (Signe 24/3-5) et contribueront au changement du monde (28/7). [225C68*27/12/2020]
Sur la très lente acculturation au Bien
Si nous aimons tous les hommes, et pardonnons toutes les offenses, nous aimons et pardonnons aussi ces biologistes et pharmaciens et les politiques qui les soutiennent [en appelant à la vaccination massive contre le Covid-19], qui profitent de la situation pour faire fortune tout comme pendant l'Occupation de la France par l'Armée Allemande les producteurs de patates et de jambon faisaient fortune au "marché noir" en profitant de la population française affamée. En leur jetant à la figure notre mépris nous les mettrions en état de vengeance sans fin (Signe 27/9), nous manquerions à l'engagement que nous avons pris de faire de ce monde un autre monde. Souvenons-nous que l'enrichissement par la spéculation, l'affairisme, la combine, a toujours existé dans ce monde de péché et que la seule différence avec le passé est que la facilité moderne des transports et des transactions fait que les opérations de profit deviennent gigantesques. Nous, Pèlerins d'Arès, sommes attachés à la mission que nous avons accepté de remplir pour le Père, à savoir changer le monde par le Bien, non par l'invective, qui est un mal.
Rappelons-nous : Douce sera ta voix, sobres tes paroles, souvent un baiser de toi fera plus qu'un discours (Signe 23/6). Ne croyons pas que les piques que nous lancerions aux profiteurs les convertiraient au bien ou leur feraient peur, mais ce que nous avons à dire, disons-le poliment, calmement, et nous ouvrirons peut-être le dialogue. Ne devenons pas ce que Voltaire appelait un "mal-vivant, qui dit du mal, qui hait quiconque réussit, comme les eunuques haïssent les jouissants," ne soyons jamais "un de ces serpents qui se nourrissent de fange et de venin," ne devenons pas "un folliculaire. "Qu'appelez-vous un folliculaire ? demanda Candide." "C'est un faiseur de feuilles (couvertes de méchancetés)" ("Candide"). Le Père a besoin d'humains de haute lignée, nobles, réfléchis, maîtres d'eux-mêmes.
Nous sommes dans un monde de très lente acculturation au Bien — quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2) —, les émotions seraient-elles les plus légitimes, quand elles sont colères et invectives deviennent nocives et font que les dominateurs prennent les dominés pour des mauvais et trouvent justifiées leurs mesures "d'ordre" appliquées tôt ou tard. Il ne faut pas que le jeu du justifiable et de l'injustifiable, de l'amitié et de l'inimitié, des échanges calmes et de la violence, continue indéfiniment à régir les relations humaines. Ce n'est pas approuver que d'être poli et calme, mais c'est sûrement le seul moyen d'ouvrir les relations nécessaires. [225C71*27/12/2020]
Sur le mensonge
Le mensonge est devenu une sorte de violon d'Ingres moderne, fignolé et brillant comme les chromes d'une Rolls Royce, qui est aujourd'hui utilisé avec art par les gens importants quand ils pensent indispensable de parler de quelque chose de contrariant dont ils ne veulent pas parler tout en redoutant que le monde méjuge d'eux s'ils se taisent. Alors, ils tissent tout autour une fable, une contrevérité, qu'ils exposent au pupitre en roulant dans leurs bouches des pommes rissolées brûlantes. Quand l'importante personne roule lentement dans sa bouche entre la langue, le palais et les joues des mots surchauffés, je me dis : "Gare ! Ce propos a le son du boniment." Je me souviens des sourires suffisants et des rires railleurs des édiles à propos du masque en mars 2020 : "Le masque est inutile," comme ils auraient dit, avec la même ferme assurance : "Chaque culdejatte recevra une paire de chaussures vernies Weston" ou "Par décret, les unijambistes n'auront désormais plus besoin de béquilles ou de chaise roulante. Il leur sera greffé, gratuitement et remboursé par la Sécurité Sociale, une paire d'ailes."
Nous vivons, pensons-nous, une époque où les menteurs passent pour des hommes particulièrement lucides, du moins intéressants. Dernièrement me sont parvenues des informations selon lesquelles le pape François allait démissionner. Cela m'était rapporté sur le ton de parole chuchotante d'un chef de cabinet ministériel avec la précision, la netteté, la force imparable d’une confidence d'État. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais plus clair, précis et circonstancié est le mensonge, plus vrai il semble. Chez moi la nouvelle de la démission imminente de François n'a pas pris racine, mais d'autres ont trouvé ça très sérieux. Si, par contre, l'affirmation paraît mal étayée, elle passe pour un baratin sans importance ; ainsi Winston Churchill (qui picolait pas mal, il est vrai) avait-il pressenti bien avant la déclaration de guerre de 1939 qu'Adolf Hitler présentait un danger redoutable pour l'Europe, mais personne ne l'écoutait. La belle carrière du mensonge vient de ce que presque personne ne sait ce qui est vrai ou faux avant que l’événement ou la situation ne se précise. Et cela, ce n'est pas moderne, ça a toujours existé en donnant au mensonge des synonymes divers : ruse, astuce, ingéniosité, finesse, etc. Ce qui rend le mensonge plus subtil en même temps que plus commun, c'est l'ampleur qu'ont pris les media, leurs techniques, leurs portées, au point qu'on croit qu'il y a aujourd'hui un plus énorme et plus contagieux besoin de mentir. Il y a seulement une facilité plus grande de mensonge, qui s'accompagne d'un risque plus grand... Voyez le Président Nixon ! [225C72*28/12/2020]
Sur la subjectivité du sens donné à juste
Les Israéliens donnent le nom de justes — au sens d'impartiaux, j'imagine — à ceux qui ont caché, sauvé, aidé les Juifs pourchassés par les Nazis. Ces justes-là sont pris au sens de justes en humanité ou en philanthropie, mais ne sont pas des justes au sens où le sont les prophètes bibliques qui eux sont justes, parce que la Parole de Dieu qu'il colportent est considérée comme juste au sens d'exacte. Juste a beaucoup de sens. Albert Camus a écrit une pièce "Les Justes", où il est question de terroristes antérévolutionnaires, avec un sens encore un peu différent. On n'en finirait pas de citer des justes ici, des justes là, avec tous les sens donnés au qualificatif ou au substantif.
Bref, il est très difficile de parler des justes, car si vous êtes justes à mes yeux, parce que vous suivez fidèlement Le Signe, ceux qui vous désapprouvent ou qui vous voient comme des égarés ne vous considèrent pas du tout comme justes. Autrement dit, n'est un juste que celui ou celle qui appartient à un groupe humain où il est convenu de trouver justes telles ou telles qualités de foi, de vie, de comportement, que d'autres humains ailleurs considèrent comme des foi, vie et comportement injustes, ou erronés, ou faux, ou inadéquats, etc. Notons qu'on retombe ici dans le problème de l'insuffisance du langage humain que je dénonce très souvent ; juste est un mot pris dans trop de sens. [225C73*28/12/2020]
Sur l’écoute dans l’Assemblée
Sur l'écoute entre frères et sœurs de notre Assemblée, je n'ai pas de recette pour obliger les uns et les autres, qui sont libres comme des poulains agiles (Signe 10/10), à ouvrir leurs oreilles, à accuser réception des propos entendus, à promettre d'y réfléchir et à revenir exposer les raisons pour lesquelles ils approuvent ou désapprouvent les propos entendus. Pendant plusieurs années, particulièrement dans les années 80 et 90, j'ai voyagé en France de mission en mission et j'abordais toujours ce sujet. Je disais ceci : "Quand vous avez quelque chose à proposer, exposez-le calmement et de façon bien préparée, argumentée. Que ceux qui écoutent demandent éventuellement des précisions, mais qu'ils ne répondent pas à la proposition le jour-même. Qu'ils s'accordent une, deux ou trois semaines de réflexion, puis que l'assemblée se réunisse à nouveau pour que les auditeurs donnent leurs réponses positives, négatives ou conditionnelles." Jamais cette recommandation n'a été vraiment mise en application. À ma connaissance du moins. Je crois que dans ce domaine la sagesse de Qohélet 3/1-8 [L'Ecclésiaste dans les Bibles Catholiques] s'applique : Il y a pour tout un moment et un temps pour toute chose sous le ciel... Un temps pour se taire et un temps pour parler. À ce que je vois, les humains de notre temps, sauf les professionnels (diplomates, etc.), ne sont prêts à écouter ce qu'ils ne veulent pas entendre ; cela viendra mais je crains qu’il faille beaucoup de patience. Que cela ne nous empêche pas d'être pénitent et moissonneur pour notre salut personnel et le salut du monde. [225C73*28/12/2020]
Sur la transfiguration comme apothéose de la pénitence
On peut dire que la pénitence est un niveau supérieur de dépassement de soi, une marche ascensionnelle vers la transfiguration. La transfiguration de Jésus est l'apothéose d'une vie de pénitence intense. En voici le texte chez Matthieu 17/1-9 : Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : "Rabi, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie." Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : "Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon Amour ; écoutez-le !"
Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : "Relevez-vous et n’ayez pas peur !" Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : "Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts."
Tout pénitent et toute pénitente peut, en principe, accéder à ce niveau et ce n'est pas grave si très peu y parviennent. L'essentiel est que l'ascension sur les sentiers vers les Hauteurs (Signe 25/5) de cette montagne-là soit entreprise de façon continue. Cette ascension du pénitent lui permet, à quelque niveau il parvienne, de transcender tous les schémas des basses zones spirituelles auxquelles se cantonne généralement l'homme moderne dit "spirituel" ou "religieux". Le mot Hauteurs est un mot fourre-tout pour exprimer ce qui est devenu indicible pour les pécheurs. C'est une expérience intérieure pas facile à exprimer dans le langage humain, mais il faut commencer d'être pénitent pour y accéder. [225C75*30/12/2020]
Sur les trois amours du couple
Le couple réunit les trois amours selon moi : l'amour romantique, l'amour parental et filial et, bien sûr, l'amour évangélique. Nous vivons, sœur Christiane et moi, depuis bientôt cinquante-deux ans, sur un tapis volant tissé de ces trois amours comme de lin, de laine et de soie. Nous nous aimons aujourd'hui comme au premier jour, sortes de perpétuels jeunes mariés, frémissant, remplis d'émerveillement quand nous nous prenons la main ; nous aimons parallèlement nos trois enfants de la même tendre attention qua nous leur portions quand elles étaient petites, et nous nous respectons tous les cinq comme nous respectons toute l'humanité, même celle qui ne nous aime pas, dans nos défauts comme dans nos qualités, dans nos erreurs comme dans nos justesses comme la Vie nous aime. Ces trois amours prennent dans nos pensées, nos intimités, des traits obscurs, que le monde extérieur sent peu, parce que cette façon de vivre, qui n'est pas que d'instinct, qui est aussi une construction volontaire et consciente, ne fait plus depuis des millénaires partie de la façon de vivre du monde. C'est le fil conducteur que nous nous sommes fixés depuis l'origine de nos vies à deux. L'homme est maître de son destin. C'est le destin que nous avons voulu ; nous nous sommes prouvés en un demi-siècle qu'il est un destin possible. [225C76*31/12/2020]
Sur l’union de sept milliards d’êtres indépendant qui ne font qu’un
La renaissance de l'intelligence spirituelle, tombée à l'état de faible lumignon (Signe 32/5), est l'intelligence de l'homme comme individualité, non comme société ou masse, de même que le pénitence et l'amour sont des pratiques que l'homme comme individualité fait siennes, car il n'existe pas de pénitence et d'amour de masse comme il n'existe pas d'image et ressemblance du Créateur qui soient de masse.
Chaque humain, chaque homme, chaque femme comme individualité est l'image et ressemblance du Père, parce que chaque homme fait son destin, son âme, son salut, dose son péché, le faisant gros comme une montagne ou le réduisant à un caillou. S'il est vrai qu'il n'existe pas sept milliards d'humains, mais un seul humain en sept milliards d'atomes, ces atomes sont indépendants. Leur cohésion dans le Bien qui peut leur redonner le bonheur et une nature éternelle est la renaissance d'une Force générale en interaction constituée de milliards d'efforts individuels (du moins nous l'espérons telle dans un certain avenir) de la gente humaine, qui pour l'heure, hélas, n'est plus que "la gent marécageuse, gent fort sotte et fort peureuse, qui s'en va se cacher sous les eaux ("Les grenouilles qui demandent un roi", La Fontaine).
La construction de cette réalité qu'actuellement nous commençons toute petite, petite même avec l'apport des non-Pèlerins d'Arès qui vont dans le même sens, car il y a heureusement des hommes d'amour partout en petits nombres dispersés, des Pèlerins d'Arès qui s'ignorent (les épis-mûrs) ; cette construction donc repose sur le fait, qu'il nous faut rénover, que la vie humaine ne peut pas être spirituellement chaotique. Pour l'heure les hommes ne croient pas en une union possible entre cause et effet spirituels. Autrement dit, Le Signe surgit dans un monde d'idées telles qu'elles ne conçoivent même pas théoriquement la possibilité, la probabilité d'une union non-chaotique autre que celles que peuvent tant bien que mal établir des traités, des "accords", des projets de nation à nation, bref, des "lois". [225C76*31/12/2020]
Sur la capacité à gérer les retombées de notre Appel
À un frère qui propose de lancer un Appel à la pénitence comme Charles de Gaulle lança son Appel à la résistance, Michel Poty répond :
Le problème n'est pas seulement d'appeler, c'est de faire face aux sollicitations qui résultent de cet appel. Moi, je ne peux pas, je suis déjà au maximum de ce que je peux faire ; je travaille encore quelque treize heures par jour à 91 ans. Je suis seul et je me heurte, par le seul fait de ma solitude, à l'impossibilité de faire face à la soif de tous ceux qui me demandent de l'étancher et nos missions ne sont pas prêtes à faire face à un afflux de frères et sœurs humains auxquels il faut consacrer beaucoup de temps pour créer des liens solides, leur enseigner le sens du Signe et pour faire d'eux des pénitents et moissonneurs à la hauteur. Il ne suffit pas d'appeler ; il faut être capable de réagir positivement au besoin d'accueil fraternel, de formation et d'enseignement des demandeurs, des postulants. La plupart de ceux que j'envoie à nos missions sont déçus, soit ils trouvent porte close, soit ils ne sont pas reçus comme il faudrait, etc. et on ne les revoit pas. Notre accueil n'est pas à la hauteur du nombre. Je dois rester très mesuré dans mes appels, car décevoir est pire que de ne pas être entendu.
Tout Appel général demande qu'on l'établisse à un très bas niveau pour qu'il soit entendu par le maximum de personnes. Charles de Gaulle appelait les Français à la résistance ou à le rejoindre comme soldats. C'était très simple ; le bas niveau suffisait. Le Signe appelle les humains à tout autre chose, à la pénitence et à la moisson, à changer le monde (Signe 28/7) en commençant par le changement personnel de la vie, ce qui exige de hautes qualités spirituelles et la consécration de l'existence. Deux situations incomparables. [225C80*31/12/2020]
Sur le "radicalisme" arésien
Le "radicalisme" arésien, tel que Le Signe le dessine, est une remise en question totale, qui a tout à la fois besoin de forces spirituelles puissantes et d'un souci considérable pour l'homme, le frère humain, afin qu'il accède à une autre vie que la sienne actuelle. Il faut faire appel à un idéal passionné qui prend racine dans l'image et ressemblance de Dieu au fond de l'homme. Il faut en somme abandonner les "certitudes" du monde et recréer complètement le monde. [225C81*31/12/2020]
Sur l’importance d’en rester à l’enseignement d’une pénitence-base très simple
Cette humanité commune n'est pas prête d'emblée à se placer à un niveau métaphysique élevé. On trouve ces niveaux élevés chez les rares frères humains déjà montés très haut dans les étages élevés de l'être spirituel et qui n'ont plus besoin de nous pour s'approcher de la Vie ou se fondre en Elle. En général, ces frères et sœurs ne font pas de prosélytisme de base ; ils suivent un chemin de transcendance quasi solitaire — quelques disciples tout au plus — et n'ont pas comme nous de mission prophétique à accomplir dans les basses strates populeuses de l'humanité. Ils suivent une trajectoire personnelle qu'ils croient impraticables dans les basses couches de la société. Or, Le Signe — cela me paraît clair dans tout son contexte — fait de nous des apôtres, comme Jésus fit des apôtres, pour la très nombreuse (et houleuse) masse humaine élémentaire.
Le Signe n'apporte, avec une extraordinaire sagesse, que des principes de base, de sorte qu'en dehors des principes de base de la pénitence et de la moisson, il n'aboutit nulle part aux apories métaphysiques par lesquelles il faut passer pour s'élever à un haut niveau spirituel, apories qui indisposent la base humaine spirituellement médiocre, qui ne comprend pas que de la Terre la Vérité n'est visible qu'en elles. Plus on s'élève moins on n'apporte aux terriens de réponses sans complication. Dieu a donc fait de nous les réinventeurs d'un monde d'âmes qui n'existe presque plus. C'est une mission ingrate, mais notre mission doit passer par là.
De plus, nous ne sommes pas dualistes dans un monde qui l'est. C'est une position mentale plus délicate qu'on ne croit. Nous sommes des êtres carnés, nous ignorons pour quelle raison, pendant une période très courte de quelques décennies — guère plus qu'un soupir à l'échelle cosmique — alors qu’en fait nous nous situons sur la ligne continue de la Vie sans commencement ni fin. Platon avait déjà détecté cela ; sa réflexion portait sur la soudure ou la dissociation de l'âme et de la chair étroitement liées. Pour lui l'âme existait avant d'être incarnée sur terre, de la même manière qu'elle existerait après la mort, elle avait pour source la sphère du Noûs, du divin et du raisonnable ; incarnée, elle était selon Platon enfermée dans la chair (soma), elle-même "semblable à une maladie" ou à une "tombe" (sèma). La différence entre Platon et nous était que, pour lui, le but de l'existence terrestre était le retour de l'âme à son état originel par l'anamnèse, capacité que possède l'âme de rechercher et retrouver les Idées dont elle a conservé la connaissance virtuellement, alors que pour nous, qui ne croyons pas à la réincarnation, l'homme n'a qu'une vie (Signe v/1-2). Nous sommes là sur un schéma métaphysique dans lequel nous ne pouvons pas du tout entraîner le commun des mortels ; cela ne servirait à rien, de toute façon, sauf à développer des superstitions. Nous sommes contraints de mesurer nos propos. Nous enseignons une pénitence-base très simple. [225C82*31/12/2020]
Sur l’amour ou l’Amour, cercle sans fin par lequel passe tout ce qui vit
Dans le passage de Matthieu 22/34/40, Jésus paraît distinguer deux directions distinctes de l'amour, l'une vers Dieu, l'autre vers l'humain, mais Jésus n'avait pas les moyens de déployer une métaphysique, que des Grecs raffinés pouvaient comprendre en grec, mais que les Palestiniens auxquels il parlait ne pouvaient pas comprendre en araméen. Pourquoi dans ces conditions le Père n'a-t-Il pas envoyé un prophète en Grèce plutôt qu'en Galilée ? Parce que les Grecs étaient certes très avancés en métaphysique, mais c'était en Palestine, en Judée notamment, que l'Éternel avait planté ses racines depuis longtemps déjà. Jésus assumait une continuité avec le Révélé, certes dévoyé par la religion juive, comme je l'assume en France à la suite d'une Église qui a certes dévoyé ses racines évangéliques. Jésus était un redresseur. Je suis un redresseur.
Il n'y a pas deux directions de l'amour humain transcendant. Aimer évangéliquement l'humain, bon ou mauvais, c'est aimer son Père, toujours Bon. C'est pourquoi le mot qu'utilise Le Signe : la Vie (Signe 24/3-5), est excellent parce qu'il désigne l'existence animique qui se trouve aussi bien dans le Créateur que dans sa créature humaine, et même diminuendo vers les animaux et les végétaux. Quand un mécréant me demande, sur un ton défiant : "Dieu, qui c'est ? ou qu'est-ce que c'est ?" Je lui réponds : "Toi ou vous !" Ce n'est pas un truc pour clouer le bec à un incroyant ; c'est une Vérité profonde, fondamentale. Il n'y a pas de dualité ; nous sommes dans la non-dualité avec l'Univers et son Créateur. C'est ce que signifient les versets fameux de Genèse 1/26-27 : À Son Image et Ressemblance Il créa l'homme. Autrement, dit, de même qu'il y a une Vie unique tant en Dieu qu'en nous, il y a au sens évangélique un amour unique tant pour Dieu que pour le frère humain, même pécheur — pécheurs nous le sommes tous depuis la chute d'Adam, à des degrés divers — auquel répond l'Amour de Dieu (Père, Éternel, Allah, Vie, Brahman, etc.) pour l'Enfants humain, même pécheur — pécheurs nous le sommes tous depuis la chute d'Adam, à des degrés divers et même celui qui cesse de pécher reste pécheur potentiellement parce qu'il est lié par l'amour à toute la race humaine (Signe 25/4, xii/5).
L'amour ou l'Amour est un cercle sans fin, qui passe par tout ce qui vit. [225C83*02/01/2021]
Sur la différence entre l’Esprit du Signe et l’Esprit Saint
Ce que la dogmatique chrétienne des Églises Catholique, Protestante, Orthodoxe, Copte, Arménienne appelle l'Esprit Saint n'est pas ce que Le Signe appelle l'Esprit.
L'Esprit dans Le Signe est simplement l'émanation légère et subtile de la Vie, véhicule des messages créateurs et vitaux et des vérités fondamentales qu'Elle adresse à l'Univers et particulièrement aux humains, Ses Enfants.
L'Esprit Saint, lui, est un des éléments de l'invention théologique pondue par les évêques réunis au Concile de Nicée en 325 pour institutionnaliser la trinité — le dieu à trois têtes (Signe 23/7) ou le père, fils et fumée (les trois doigts du noir, xviii/1) — et en faire un objet de culte et d'adoration. [225C88*02/01/2021]
Sur la noria
[DR]
Je suis un homme du Fond, je ne suis pas un homme de l'organisation apostolique pour laquelle nous avons parmi nous des frères que je crois beaucoup plus compétents que moi.
Cependant, il y a longtemps (quelque vingt-cinq ans), j’avais utilisé dans mes allocutions la catachrèse de la noria, cette roue à godets servant de pompe, pour imager la suggestion que je faisais des rapports entre assemblées pour la mission comme entre frères et sœurs dans une même assemblée. Noria avait été le mot utilisé par le capitaine Doumenc pour relever régulièrement les troupes engagées lors de la bataille de Verdun. Ce système a été repris régulièrement par la suite, notamment par les régiments du train, chargé de la logistique des unités sur le terrain. Mais, à l'époque où j'évoquais assez souvent la noria pour la mission, personne parmi mes frères, absolument personne ne releva ma suggestion, ne m'en parla ni pour me demander ce que j'entendais par-là, ni pour développer l'idée avec moi. J'ai donc laissé tomber depuis longtemps l'idée de noria qui semblait n'intéresser personne ; vous êtes le premier à m'en parler, mais je suis maintenant trop vieux, trop prêt de la mort, trop empreint de l'urgence de rappeler ou préciser le Fond, pour me pencher à nouveau sur la mission comme noria de la Parole dans le monde. Je rappelle toutefois que l'idée de groupes missionnaires se succédant pour assumer l'ouverture de la mission au public à Paris, idée ensuite adoptée par nos frères et sœurs de Lorient, était fondée sur le principe de la noria. [225C91*04/01/2021]
Sur la psalmodie des slams
L'émotion spirituelle peut être ravivée et stimulée par la brillance poétique de slams fondés sur des extraits du Signe, bien pensés et réalisés, dans l'éthique et l'esthétique d'une déclaration chantée ou psalmodiée. Il y a une poétique de l'amour du prochain et de la Vie qui dort au fond de chaque humain. Le problème est toujours le même que celui de la mission, que pouvons-nous faire pour donner une plus large diffusion publique à ces slams ? Enfermés dans YouTube ils ne peuvent pratiquement atteindre que ceux et celles qui en connaissent l'existence ; or, ceux-là sont généralement déjà réveillés. Vos slams devraient être entendus par les autres. Par la radio, bien sûr, mais comment passer sur les antennes radiophoniques pour être entendu dans les voitures, les ateliers, les chantiers, etc. ? Pour l'heure nos slams passent par YouTube et c'est déjà mieux que rien, mais c'est comme si nous chantions pour nous-mêmes dans notre salle de bain. Je rêve que nous chantions sur le balcon. Ça viendra. [225C94*04/01/2021]
Sur la Voie nouvelle – aux milliards de sentiers – qu’ouvre Le Signe
Le Signe marque une étape nouvelle dans le développement de la spiritualité en notre temps. Un peu comme la figure de Job dans la Bible tout croyant, pénitent et moissonneur, dans Le Signe est présenté comme un apôtre qui prêche la rétribution individuelle et se délivre de toute doctrine religieuse traditionnelle en faisant par surcroît du pénitent-moissonneur le co-bâtisseur d’un monde changé. Par là on voit que Le Signe reprend de façon très élargie le thème du Livre de Job tout en gardant le côté misérable, malade, de l'homme devenu pécheur, menacé de disparaître dans le péché des péchés. Ainsi, chez l'homme comme chez le Job biblique, Le Signe montre que la souffrance ne résulte pas nécessairement du péché, mais elle promet au pénitent, humain aimant, pardonnant, pacifiant, intelligent et libre, la triple récompense de la réapparition de son âme disparue avec la chute d'Adam, de son salut personnel proche et du salut du monde plus lointain, ce que ne fait pas le Livre de Job dans lequel l'amour, le pardon, l'intelligence, le monde, etc. ne sont pas centraux et les effets de sa vertu réduits à la fortune terrestre.
Le croyant qu'appelle Le Signe est proche de Job en cela qu'il refuse de croire en la providence quasi mécanique de la doctrine traditionnelle juive, chrétienne ou musulmane. Le Pèlerin d'Arès ne croit pas que le Père ou la Vie est un comptable pesant rigoureusement le dû et le devoir, le bonheur et le malheur, la vie et la mort. Le Pèlerin d'Arès sait que Dieu ou la Vie est libre, et que l'homme charnel est tout aussi libre. Leurs rapports sont ceux d'un Père-Mère et de l'Enfant adulte, indépendants l'un de l'autre, que le péché éloigne l'un de l'autre de plus en plus, mais que l'amour rapproche au point de réintroduire un Jour l'Enfant dans la matrice de la Vie. Quand Dieu, qui n'est pas juge, parle de Son Tribunal il use de ce mot ironiquement pour désigner simplement les effets de fusion et répulsion selon la dosage d'amour ou de péché de l'homme charnel.
Le Pèlerin d'Arès sait qu'il peut choisir un autre destin que celui que lui impose la race d'Adam qui abandonna Éden et qui, muni des Attributs de Dieu que sont l'amour, la parole, l'individualité, la créativité et la liberté, créa son monde à lui, mais qu'il lui faut pour cela rejeter la culture de sa race et que ce travail très difficile sur lui-même — appelé pénitence — prendra des générations. En fait, la façon dont le Père-Mère parle à l'homme à Arès en 1974-1977 nous remémore de façon évidente qu'il n'existe pas des milliards d'homme passés, présents ou à venir, mais un seul homme en milliards d'atomes qui s'attirent ou se repoussent, de sorte que ce que fait en bien ou en mal un homme il le fait pour toute l'humanité. Cette ré-agglomération des humains morts, vivants ou à venir en un monde changé oblige à redonner à la race une malléabilité que le péché avait quasiment fait disparaître ; c'est la très longue tâche, qui durera des générations, que les Pèlerins d'Arès commencent.
Le Signe fraie une Voie — composée de milliards de sentiers — qui renvoie à la fosse des illusions les "solutions" des religions. La mentalité du Signe n'est pas facile à saisir dans un monde écrasé sous l'idée-maîtresse de religion qu'on retrouve même en politique, organisée comme des religions, en science pareillement organisée, etc. et cela rend notamment ardue la moisson, surtout dans ses débuts au milieu d'énormes forêts de broussailles. Le Signe poursuit un seul but : Sortir l'homme du péché, mais non lui inculquer une nouvelle doctrine, des nouveaux dogmes, des nouvelles lois, des nouveaux rituels, des nouveaux interdits, etc. Ce n'est pas ce qu'on croit ni ce qu'on s'interdit, mais ce qu'on fait de bon qui compte ; il en résulte simultanément le Bien réinstallé et l'âme, parente de la grande Âme Créatrice. La foi en Dieu ou en la Vie va de soi, mais n'a rien d'obligatoire ; l'âme se crée de l'amour, non de la foi en Dieu ; le mal — la Bête — n'a pas à être combattu, c'est le Bien en grossissant qui le fera disparaître. La prière est libre, l'homme est totalement libre, etc. Le monde n'est pas prêt à reconnaître cette Vérité au premier coup d'œil et au premier son de voix. Un lent travail éducatif sera nécessaire. L'extrême simplicité de la Voie qu'indique Dieu à Arès n'est reconnue que par ceux et celles, rares encore, que nous appelons les épis mûrs.
Le Pèlerin d'Arès n'est pas un sceptique, mais un homme qui sait qu'il n'a pas besoin de savoir grand-chose pour suivre la Voie Droite : pénitence et moisson, ce qui met la foi arésienne à la portée de tous. Le Pèlerin d'Arès s'impose par sagesse une extrême réduction du savoir spirituel et peut ainsi mieux se consacrer au peu intense qui est la clé du Salut personnel et universel. L'intensité, non la quantité, est Puissance, Lumière et Sainteté. [225C96*06/01/2021]
Sur l’importance de l’épouse (ou époux) pour l’apôtre
À un frère qui lui écrit ceci : "Quand on veut se consacrer au Signe, ce n'est pas du tout facile de trouver une épouse, car si l'on cherche ailleurs on risque de passer moins de temps pour Le Signe et ce n'est pas mon souhait personnellement...", Michel Potay répond :
Vous touchez là à quelque chose qui, du point de vue apostolique, n'est pas sans importance, car ce quelque chose a été très important dans ma propre vie prophétique depuis 1974 : une épouse. Je dois énormément à mon épouse Christiane qui se dévoue encore aujourd'hui, chair, esprit et âme, pour assurer l'intendance de mon existence en même temps que pour m'être un réconfort permanent. Il est en effet probablement plus facile d'être pénitent et moissonneur avec une bonne épouse (ou époux) comme compagne (ou compagnon), soutien et tendresse. [225C98*06/01/2021]
Sur Marie
On peut faire son salut sans se préoccuper du Père/Mère car ce n'est pas ce à quoi l'on croit qui donne le salut mais c'est l'amour, le pardon, la paix, etc., bref, la pénitence qui mène au salut l'humain et qui y mènera le monde. Le concept de Père/Mère me paraît tomber sous le sens, puisque le Père, la Vie, Dieu, l'Éternel, Brahman, le Tout Autre, etc. (appelez-le comme vous voulez) n'a pas de sexe. Il n'est ni masculin ni féminin et notre langue française n'a pas de genre pour Le désigner. Là encore l'insuffisance de la langue humaine fait problème.
Il ne fait aucun doute que quand je récite, par exemple, le Je te salue Marie, comblée de Grâce (Luc 1/28), je ne m'adresse pas à une bonne femme, mère du charpentier et prophète Jésus, qui siègerait éternellement sur un trône dans le Ciel et pourrait exaucer mes vœux, mais je m'adresse à la seule Entité capable d'exaucer mes vœux, si le Créateur, le Père, la Vie, Dieu, l'Éternel, Brahman (appelez-le comme vous voulez) le veut. L'idée de Marie ou de la Mère comme personnage céleste autre que Dieu, supposée remplie de pouvoir autant que de compassion serait païenne, polythéiste, si elle n'était contenue dans le concept du Créateur Lui-même.
Le Créateur est bien un Père/Mère, mais je n'ai pas, comme être humain, d'autre moyen que de m'adresser à Lui-Elle tantôt comme Puissant, Saint et Lumière tantôt comme Cœur de Mère compatissante de deux façons différentes, parce que je suis un humain d'émotion qui a besoin d'ouvrir dans sa pauvre tête un livre d'images. La Vie le sait bien et c'est pourquoi, par compassion pour nos faibles moyens de L'appréhender, Elle présente ses deux facettes : L'une en Puissance Paternelle, l'autre en Compassion Maternelle de deux façons différentes sous deux identités. Il Lui est impossible de se présenter Tel qu'Il est : Père et Mère, sans laisser penser qu'il serait une sorte de Janus ; Il Lui paraît moins grave que l'homme pense plutôt à deux personnages, même si c'est une erreur. On est là dans un domaine qui dépasse nos possibilités d'entendement.
Cela étant dit, je le répète : Il est absolument sans la moindre importance que le pénitent croie ou ne croie pas dans la Marie Catholique, car ce n'est pas ce qu'on croit, mais c'est ce qu'on fait qui sauve. [225C100*06/01/2021]
Sur la différence entre préjugé et opinion
On peut ne pas voir la différence entre préjugé et opinion. Pour montrer la différence que je vois entre deux je prends un exemple très simple : L'idée selon laquelle un assassin est un criminel qui doit être sévèrement puni est un préjugé que tout le monde a d'instinct et partage culturellement sur Terre, mais moi, depuis que Jésus m'a parlé en 1974, je me suis fait l'opinion selon laquelle cet assassin reste un frère humain, un pécheur récupérable qui doit être aimé, pardonné et rééduqué. [225C101*06/01/2021]
Sur la tendance à l’universalité d’Hegel
Georg Hegel est à mes yeux, comme philosophe, tout à fait à part dans l'immense concert philosophique du monde. Il n'est pas le plus connu des philosophes, parce qu'il est plutôt difficile à lire, mais il a, à mon sens toujours, pour caractéristique de tendre à une universalité que je retrouve dans Le Signe, non dans le détail mais dans l'idée globale qu'on peut se faire de la vie humaine comme immense polymathie ou, si vous préférez une définition plus primaire, il a quelque chose de l'esprit universel axé sur l'espérance d'un avenir heureux global. Si l'on compare la Bible ou le Coran au Signe on peut dire que les deux premiers sont des messages très locaux, très typés sémites, l'un hébraïque, l'autre arabe, disons très limités, tandis que la Parole d'Arès présente une universalité que j'ai trouvée renversante dès 1974. La pensée de Hégel s'inscrit certes dans l'idéalisme allemand, mais ne s'y encoconne pas ; elle a eu une influence énorme sur l'ensemble de la philosophie planétaire, ce qu'a mon avis Le Signe aura sur l'ensemble des pensées spirituelles dans le monde. Dans l'enseignement de Hegel se retrouvent tous les savoirs sous une forme dialectique. Il faut voir sa pensée comme une "phénoménologie de l'esprit" ou comme une "encyclopédie des sciences philosophiques" où l'on retrouve à peu près tous les domaines : métaphysique, ontologie, philosophie de l'art, de la foi, de la nature, de l'histoire, de la morale, de la politique, du droit. Cette extraordinaire universalité rejoint l'universalité du Signe, dont le texte m'a toujours paru présenter une extraordinaire élasticité adaptable à une grande quantité de sujets.
Cela dit, n'importe qui peut faire son salut sans avoir jamais entendu parler de Georg Hegel ! [225C102*06/01/2021]
Sur ce qui fait de l’homme un Dieu
Si le Bien ne s'installe pas solidement et perpétuellement, le fléau (du Mal) reviendra derrière l'horizon (Signe 22/13), parce que l'homme ne perdra jamais l'Attribut de liberté que le Père lui a donné et pourra toujours retomber dans le péché. La volonté d'être ceci ou cela, bon ou mauvais, en résumé la volonté humaine de ne pas être toujours faire la Volonté du Père (12/4) restera à jamais chez l'homme, mais ce qui fait la grandeur, l'incomparable noblesse de l'homme est justement de faire le Bien quand on a la possibilité de faire le Mal. Le salut de l'homme restera à jamais attaché à l'homme tel que la Création l'a prévu : image et ressemblance (Genèse 1/26) de la Liberté suprême. Autrement dit, même après le Jour, l'homme ne sera jamais une machine, un robot, et c'est bien ce qui fait de lui un Dieu (2/13). [225C103*06/01/2021]
Sur la honte salutaire
Changer est ce qui, par-dessus tout, sépare radicalement l'humain de l'animal, et changer en bien sans pour autant perdre la trace ou le souvenir du mal qu'on a pu faire me paraît me paraît anoblir, grandir l'homme. Oui, j'étais en effet coléreux étant jeune. Oh ! pas tout le temps coléreux, mais je me souviens de quelques colères que j'ai eues, totalement inutiles comme toute colère, et je ne tiens pas à les effacer de mon souvenir car, comme dit Le Signe, la honte est salutaire (27/3) et se souvenir de ses erreurs aide à cesser d'y revenir. [225C105*06/01/2021]
Sur l’Appel à devenir un homme de Bien
Le Signe ne se présente pas à l’esprit de certains comme susceptible de les engager à notre suite. Sans nager de concert avec nous dans le sillage de cet Appel venu du Créateur — je le confirme — chacun peut devenir un homme de bien et c'est tout ce qu'au fond Le Signe demande à l'humain, Enfant de la Vie (24/3-5). La Parole d'Arès reste un Appel à l'espérance d'un homme meilleur et d'un monde changé. [225C105*06/01/2021]
Sur le petit reste
Le petit reste, tel que le Messager du Père l'institue dans Le Signe (24/1, 26/1, 29/2, 33/12) est manifestement présenté comme référence, appelée à rester dans l'avenir le conservatoire inflexible de ce que le croyant idéal sur son sentier vers les Hauteurs (25/4-6) peut savoir sans plus et sans moins. Ce petit reste référentiel est dépositaire et propagateur du Signe tel que le prophète l'a propagé et en a enseigné le sens, c'est-à-dire dépositaire et propagateur d'un seul tout indissociable. J'insiste sur ce point parce que dans l'avenir, après ma disparition, on verra inévitablement apparaître des variantes ou des correctifs dont, déjà de mon vivant, on perçoit les amorces.
Le petit reste est aujourd'hui presque exclusivement missionnaire, mais c'est une situation particulière de démarrage, parce que le petit nombre de disciples du Signe oblige chacun de ses membres à tout faire, si je peux dire. Quand le nombre s'élargira le petit reste tout en restant apostolique sera surtout un référent, un tout petit noyau de purs, dans la masse grandissante du reste, c.-à-d. de ceux et celles incomplètement fidèles au Signe tel que l'aura enseignée le prophète. Il sera le référent auprès duquel tous ceux et celles du reste qui, évoluant, voudront s'approcher de l'idéal, voire adopter entièrement l'idéal et entrer dans le petit reste, viendront s'informer, quelquefois même se former, de France, mais aussi d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud, de Russie, de Pologne, d'Arabie, du Kazakhstan, etc. Aujourd'hui, le petit reste est seulement constitué de quelques centaines de Pèlerins d'Arès, mais le reste est déjà inchiffrable pour la seule France : des milliers sans nul doute, car Le Signe circule à quelque 330.000 exemplaires et il est déjà impossible de dire chez combien d'humains il a fait éclore une espérance active.
Un référent, même apostolique, ne peut pas être prosélytique. On vient vers lui, ce n'est pas lui qui va vers les autres qui, une fois devenus beaucoup trop nombreux, ne sont pas atteignables. [225C107*06/01/2021]
Rien n’est plus beau que le vrai
Rien n'est beau que le vrai ; le vrai seul est aimable.
Il doit régner partout et même dans la fable (Nicolas Boileau, Épitre IX).
Or, que peut-il y avoir du vrai et du beau qui ne serait pas inspiré par la Parole du Père ?
[225C108*07/01/2021]
Sur l’âme et ses sens
Le Signe donne au mot âme un sens différent de ceux nombreux qu'il a déjà. Quels sens a déjà le mot âme, pour les principaux du moins ?
Le sens le plus commun est celui de principe de la vie chez un être humain. Le mot âme vient du latin anima, qui signifie souffle ou respiration. C'est le principe vital et spirituel, immanent et transcendant, qui anime tout être vivant. "Le corps étant dompté, l’âme déploie ses ailes en toute sécurité (Honoré de Balzac, "Modeste Mignon") ; "(Au lieu de) cette planche où l'on espérait lire une indication de route, on se trouve en face d'un barbouillage de flammes rouges et d'ailes volantes ; ce sont les âmes du purgatoire qui crient (Onésime Reclus, "La Terre à vol d'oiseau").
En philosophie c'est généralement le principe ou le fondement du sentiment, de la pensée et de la volonté de l’homme, la conscience morale. "C'est ce souffle divin qui fait l'homme : Aimer en apprend plus sur les mystères de l’âme que la métaphysique la plus subtile (Madame de Staël, "de l'Allemagne"). "L'essentiel pour les jésuites, c'était d'affaiblir, d'amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire les petits très-petits et les simples des idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire" (Jules Michelet, "Le prêtre, la femme, la famille")
L'âme dans le langage populaire :
L'être humain. "Ce roturier se haussait du col au point d'estimer qu'il avait, lui aussi, accès au suicide, cette marque de courage et de prestige réservée aux âmes bien nées ! (Frédéric Lenormand, "Les enquêtes du Juge Ti"). "Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années" (Corneille "Le Cid").
L'habitant. "La population du globe est, dit-on, de quatorze cents millions d’âmes, et à trente-deux dents par habitant, cela fait près de quarante-cinq milliards (Jules Verne, "Claudius Bombarnac").
Ce qui anime et qui fait agir :
Si le cheval manque d’âme, il est aiguillonné par la houssine ou le bâton qui agit adroitement, quand ce stimulant n’est pas remplacé par le fouet (Gabriel Maury, "Le commerce des solipèdes")
Ce qui est le principal fondement de quelque chose, qui le maintient.
"Mirabeau était réellement l’âme de la Constituante. À la révolution il consacrait sa vie, et la puissance de ses arguments ; le souffle qui animait ses discours faisant de ce tribun le véritable souverain de la Chambre" (Alfred Barbou, "Les Trois Républiques françaises")
En électricité : la partie centrale d’un câble ou d’un toron.
En lutherie, en musique : Dans les instruments à cordes à archet la pièce de bois cylindrique placée à l’intérieur de l’instrument, qui améliore la résonance en transmettant les vibrations du chevalet à l’ensemble de la caisse.
En sculpture : Espèce de forme, de noyau sur lequel on applique le stuc, le plâtre, etc., dont on forme une figure ou une statue. Le noyau sur lequel on coule une figure ou une statue et qu’on retire après l’opération de fonderie
Cavité dans une arme à feu où l’on mettait la poudre et le projectile.
Dans un soufflet la soupape de cuir qui laisse entrer l’air en se levant et qui l’y retient en s’abaissant.
Dans un matelas, la partie centrale représentant l'essentiel de l'épaisseur.
Les mots qui servent à expliquer la figure représentée dans le corps d’une devise.
La femme aimée. "Elle semblait faite pour glisser, en robe blanche, dans des paysages liturgiques […]. En réalité, elle trayait les vaches, cette âme, elle crochait le fumier dans la cour, ce rêve..." (Octave Mirbeau, "Le colporteur")
Dans l'industrie : l'élément central d'un câble ou d'un toron, constitué par un fil unique ou plusieurs fils torsadés.
Et j'en passe... On voit qu'âme a quantité de significations, et dans le registre abstrait aussi les significations sont nombreuses. Les représentations symboliques de l'âme sont innombrables, les croyances à son sujet le sont de même. On retrouve le mot âme dans la plupart des conceptions religieuses, philosophiques, psychologiques ou superstitieuses. Notons que le terme d'âme est souvent employé comme synonyme d'esprit.
Mais dans Le Signe, l'âme ou l'ha n'a pas de signification abstraite ; âme ou ha a un sens substantiel quoiqu'invisible et indescriptible. C'est un élément vital qui "s'excroit" de l'humain, s'ajoute à son esprit et à sa chair (Signe 17/7) quand il change sa vie (30/11) pour, autant qu'il peut, aimer, pardonner, faire la paix, être libre, équilibrer son intelligence intellectuelle avec l'intelligence spirituelle. L'excroissance qu'est l'âme, bien qu'indétectable et immensurable, est l'élément qui relie l'homme charnel à la Vie (24/3-5), et qui survit à la mort physique. Cela dit, on sait très très peu de choses de l'âme, aussi appelée ha, et quand Le Signe dit qu'elle est dure comme la pierre et pourtant plus léger il n'y a rien (xxxix/10), elle veut dire métaphoriquement qu'elle est éternelle et sans poids qui la gênerait pour s'étendre ou se rendre jusqu'au fin fond de l'Univers infini. Que pourrais-je ajouter à cela sans risquer d'inventer ? [225C109*07/01/2021]
Sur la force des vœux
Je crois dans les effets invisibles mais concrets, effectifs des vœux sincères.
Les vœux, s'ils sont l'expression de l'amour, ébranlent l'éther et comme un caillou jeté dans un étang provoque des ondes concentriques (les ronds dans l'eau), les vœux gênent le mal dans sa besogne ; soignez un malade avec amour, vous lui ferez du bien ; soignez un malade dans l'indifférence ou la malice, vous ne l'aiderez pas à guérir. Tandis que prier pour un malade, sauf si la prière a seulement le but d'exalter l'amour qu'on a pour lui ne sert pas à grand-chose car le monde invisible qui nous entoure n'a pas besoin qu'on le prie pour venir au secours de quelqu'un. [225C111*07/01/2021]
Sur l’importance de la vie spirituelle
Ne voient-ils pas nos dirigeants que le covid s'installe pour des siècles comme le rhume de cerveau contre lequel on n'a encore trouvé ni vaccin, ni remède efficace ? Ne voient-ils pas qu'il faut faire avec et ne pas acculer à la faillite inutilement certaines professions interdites ? Ne voient-ils pas que, quand on voyage (j'ai notamment besoin de voyager et je suis cloué à Bordeaux), on a besoin de restaurants pour se nourrir ? Pourquoi immobiliser ce pays en empêchant les gens de circuler ? Le Pèlerinage d'Arès 2021 risque d'être interdit comme celui de 2020, mais quelle idée se font-ils, ces proscripteurs, de la vie ? Ne savent-ils pas que la vie spirituelle est aussi importante, sinon même plus importante pour certains, que la vie biologique ? Ce pauvre monde est tombé bien bas et je suis heureux d'être l'aîné d'une communauté d'âmes qui a compris que tout ne s'arrête pas entre six planches de sapin. [225C112*07/01/2021]
Sur la métaphysique
La métaphysique est le domaine, comme la religion, la vie spirituelle, qui en sont des parties importantes, de ce qui est au-dessus ou au-delà (méta-) de la physique. Emmanuel Kant dit que la métaphysique a trois domaines principaux : l'âme, la connaissance de l'univers (que Hégel appelle le "savoir absolu") et Dieu, y compris toutes les questions au sujet de son existence. [225C113*07/01/2021]
Sur l’amélioration de notre amour du prochain
Que dire sur l'amélioration, le progrès que nous pourrions sans cesse apporter à notre amour du prochain ? Ce n'est pas une question facile en ce monde moderne dur qui, pire que ne pas chercher à améliorer l'empathie des uns pour les autres, ne croit pas que les rapports entre les hommes puissent s'améliorer autrement que par des lois. Or, nous sommes totalement à l'opposé de l'hypothèse selon laquelle l'amour naîtrait du Code Civil. Martin Luther King ne cessait pas de dire qu'aucune loi n'avait jamais rendu un homme meilleur ; c'est absolument vrai. [225C113*07/01/2021]
Sur le charisme prophétique
Dans Le Signe, le Messager du Père me dit : Ce que Je dis Je l'ai déjà dit ; Mes Prophètes et Mes Témoins l'ont livré au monde. Si tu les avais écoutés, homme Michel, Je ne serais pas descendu vers toi (30/1). Le sens de ce verset est très clair : Ce que Je dis veut dire Ce Que Je dis ici à Arès maintenant en 1974 (et potentiellement en 1977) et donc non ce que disent la Bible ou le Coran, qui ne sont jamais cités. Autrement dit, Noé, Abraham, Moïse, Mouhamad, Élie, Jésus (Signe 2/7-11), Iyëchayë (Isaïe xLii/14-22), Sarsouchtratame (Zoroastre xviii/3) n'ont rapporté au monde que des Parole justes, mais je n'ai pas pu (et personne n'a pu) les écouter (30/1), parce qu'elles sont perdues, ou fardées selon les cultures, dans la Bible et le Coran gâtés par des paroles d'homme (16/12, 35/12). La Bible et le Coran ne les ont pas rapportées comme elles avaient été prononcées. C'est pourquoi le Père envoie Son Messager et vient Lui-même à Arès en 1974-1977 pour corriger les erreurs, altérations ou ajouts bibliques et coraniques qui n'ont pu que remplir à moitié leur rôle en engendrant des religions.
La Bible et le Coran contiennent ici et là la Parole du Père et c'est pourquoi nous les lisons avec vénération. Moi, je ne suis qu'un pauvre pécheur mais nanti d'une mission gigantesque (tâche pour les géants des temps anciens, Signe 31/6) : Rectifier l'Écriture. Pour l'heure, car il ne faut pas aller trop vite pour éviter les chocs et les violences, je donne un filtre à mes frères et sœurs pour lire le Fond à travers des mots faux. La Vérité n'est pas une massue, mais une noria qui tourne lentement. J'avance doucement dans la Lumière. Je m'efforce d'avancer avec autant de tact que possible, sans oublier la clarté nécessaire, pour ne pas désespérer les croyants très sincèrement attachés à leurs "livres saints" ou à leurs idées personnelles. Au reste, le Père, dans son Amour et sa Sagesse infinis et qui sait que "chaque homme voit midi à sa porte", réduit les conditions du salut non à ce qu'on croit mais à ce qu'on fait dans l'amour par la pénitence.
Toute entreprise prophétique sérieuse se fait par un écart, un décentrement, sinon pourquoi le Père appellerait-Il un prophète ? C’est l'épreuve à subir pour se défaire des pensées habituelles, des idées sur mesure, des points de vue unilatéraux et s’ouvrir à l’originalité qui en permanence gît au cœur même de la Pensée Créatrice. C'est une caractéristique du Souffle qui rectifie sans cesse les schémas de la Parole. À quoi voulez-vous que je me réfère d’autres que la Parole que j'ai entendue et au charisme que j'ai reçu ? [225C114*08/01/2021]
Sur la force de l’unité dans l’assemblée
Je souhaite que vous réintégriez complètement la mission de […] afin que vous formiez tous ensemble un bloc prophétique qui donne aux […] envie de retrouver la Vie (Signe24/5). Vous dites : "Il nous manque l'amour. L'amour permet tout pour donner la Vie : la bonne mesure, le vrai qui appelle à la clarté et au juste, la bonne pensée (Signe xxxvii/9), la simplicité, qui permet de trouver le Beau, la clarté… tout ce qui permet de bien communiquer et de créer son âme et de fait, l'âme des peuples." Vous savez donc très bien ce qu'il faut rappeler à nos frères humains. [225C115*08/01/2021]
Sur les pulsations de l’amour
Entré dans la vieillesse, je ne veux pas cesser ma mission prophétique, mais la lenteur venant, la fatigue m'empêchant de travailler plus de douze ou treize heures par jour, je dois me consacrer le plus possible au Fond et aux problèmes de foi et de conscience. Je me dis qu'à s'organiser mes frères y arriveront bien toujours, tandis qu'un drame, une souffrance, un dilemme de conscience, une question de vie ou de mort (il y en a plus que vous ne croyez) doit toujours passer en premier. Je reçois sans cesse des appels d'humains qui "se dédoublent", comme je dis, c.-à-d. qui découvrent qu'ils sont deux personnes : celle qui soudain et en même temps veut vivre et disparaître. Alors, j'abandonne tout pour aider à y voir clair ceux qui n'y voient plus clair. Les gens sont de plus en plus seuls pour résoudre leurs drames intérieurs. On n'a pas idée (ceux qui nous dirigent n'ont pas idée de ce qu'est vraiment la vie) du nombre et de la variété de tragédies au fond des consciences et de l'énorme besoin d'amour de ce monde qui est très souvent de souffrance. Les pouvoirs nous donnent l'illusion que ce monde est préformé à tout et rien n'est plus faux : La pandémie du covid le démontre magistralement. Le moi-sujet est oublié au profit du moi-objet, c'est angoissant et cet abyme qui se creuse souvent entre moi et moi, Sartre l’appelait le néant. Le temps me manquant maintenant je place en premier les questions de foi, d'espérance et de désespérance, de souffrance qui toutes sont personnelles... et que je ne laisse apparaître que très peu dans ce blog. Qui ne sait que ce n'est pas par des arguments "logiques" qu'on réveille l'épi mûr, mais par les pulsations de l'amour ? [225C117*09/01/2021]