La patience est superposition de couches d'efforts longanimes.C'est agir sans se plaindre que les résultats se font attendre, c'est supporter sans révolte devant le temps qui passe, parce que ce monde cadenassé dans ses hautaines idées sera long à comprendre que changer en Bien, c'est se recréer, c'est mourir à soi pour devenir un autre. La patience est superposition de couches d'efforts longanimes. C'est agir sans se plaindre que les résultats se font attendre, c'est supporter sans révolte devant le temps qui passe, parce que ce monde cadenassé dans ses hautaines idées sera long à comprendre que changer en Bien, c'est se recréer, c'est mourir à soi pour devenir un autre. (Photo : Cristina Pop, Unsplash)

La patience est superposition de couches d’efforts longanimes. C’est agir sans se plaindre que les résultats se font attendre,
c’est supporter sans révolte devant le temps qui passe, parce que ce monde cadenassé dans ses hautaines idées sera long à comprendre que changer en Bien, c’est se
recréer, c’est mourir à soi pour devenir un autre.
Photo  : Cristina Pop (Unsplash)

« Quand il faut modifier ou renouveler la doctrine fondamentale, les générations au milieu desquelles s’opère la transformation y demeurent essentiellement étrangères et souvent y demeurent directement hostiles. »
Auguste Comte (Appel aux conservateurs)

« L’art moderne  :
Impression de paix dans la cour,
Vidéos trafiquées de la guerre du Liban
Et cinq mâles occidentaux
discutent de sciences humaines »
Michel Houellebecq (poème, 1999)

Et pendant tout ce temps rien ne semble se passer, mais nous Pèlerins d’Arès préparons avec patience (Signe 39/3) le changement (30/11, 28/7) qui commencera demain, ou après-demain, ou même plus tard, mais qui commencera.

Apôtre du Signe, qui que tu sois, femme ou homme, jeune ou vieux, « efforce-toi de te présenter à Dieu comme un humain éprouvé, un ouvrier qui n’a pas à rougir, qui dispense droitement la Parole de Vérité. Quant au bavardage profane évite-le  ! parce que les bavards s’enfonceront toujours plus dans l’impiété » (Paul de Tarse, 2Timothée 2/15). Paul de Tarse n’est que livre d’homme (Signe 16/12, 32/12), mais c’est le livre d’un apôtre qui a appris sur le terrain missionnaire combien courage et patience sont nécessaires pour quiconque travaille à la Moisson prescrite par Le Signe.
La vraie foi est prophétique, parce que la pure Parole du Père, par excellence Le Signe, s’adresse à des cœurs d’apôtres  ; il ne fait pas que traverser les croyants comme des épisodes religieux fugaces les jours de culte au gré des calendriers religieux. L’école évangélique qu’a fondée Jésus de Nazareth, celui mort sur la croix puis ressuscité, a fait de tous et toutes des apôtres, a établi la mission patiente de tous. Jésus n’a fondé aucune religion, aucun clergé, parce que chaque croyant est apôtre, clergé, une parcelle du Cœur et de la Voix de Dieu sur terre. L’apostolat n’est pas servilité  ; c’est une existence hautement et patiemment créative de soi et du prochain. L’apostolat n’est pas non plus une passion, car toute passion a une fin, mais c’est une vie virtuellement infinie, parce qu’elle dépasse la mort, elle s’écoule dans le sillage de la Vie, Nom que Le Signe (24/3-5) donne au Créateur, dont nous sommes les Enfants (13/5). La patience apostolique est parfaitement conforme à l’intelligence (32/5).

Les religions en général, particulièrement les télévangélistes vendent de l’espérance. Nous, nous ne vendons rien. Nous prêchons la pénitence, qui est l’effort d’aimer, pardonner, faire la paix, avoir l’intelligence spirituelle et se rendre libre de tous préjugés, et nous sommes bien placés pour savoir que prêcher un effort qui n’a ni retour ni résultat immédiats exige beaucoup de patience. Dieu est l’exemplaire Grand Patient et nous, Ses Images et Ressemblances, nous devons à nos frères humains une patience aussi solide que possible. Comment sans elle parvenir à montrer la Lumière à une humanité qui ne voit plus l’immuable Phare, qui ne s’éteint jamais sur le remue-ménage du monde  ? Le propre de l’Amour étant de prendre des risques, l’Amour a créé libre (10/10) l’homme, Son Enfant (13/8), comme libre est la nature  : les vents qui tournent en cyclones, les volcans qui crachent leur feu, la turbulence stellaire. L’humain devenu impatient est lui aussi cyclonique, volcanique, turbulent  ; il veut tout tout de suite, mais sa hâte permanente ne peut ni troubler, ni rompre l’Équilibre de la Vie étalée (Signe ii/4) à l’infini avec éternelle Patience, ni décourager la patience apostolique. Les siècles qui viennent forment le cheval que nous enfourchons  ; il va se mettre au galop plus tôt que ne le croient les hommes que nous rencontrons sur les trottoirs.

Dans le tonnerre des grands chefs, théoriciens, légalistes et condamnateurs politiques ou religieux on n’entend qu’un « Dieu » synthétique, qu’on l’appelle progrès ou roi du Ciel. Politiques et religions se débrouillent de ce « Dieu » anthropisé, mais de grandes masses humaines ne se laissent plus prendre aux légendes  ; ces masses, privées d’une Source pure où retrouver une Vérité crédible, deviennent athées. C’est pourquoi le Père est revenu leur parler à Arès en 1974-1977. C’est Le Signe, qui nous permet de refaire le pari de l’Amour inconditionnel, le pari d’une planète heureuse où même la mort serait vaincue. Peu à peu les humains entreront en pénitence, peu à peu ils retrouveront la voie du Salut, de la Vie (Signe 24/5), ils découvriront le vrai Dieu qui est tout autre chose que ce qu’ils ont appelé « Dieu ».
Mais que de patience il faudra pour désembrouiller le Fond des Fonds (Signe xxxiv/6), car ceux des humains encore croyants voient encore Dieu comme un roi et juge qui vivrait au-dessus d’eux comme la girafe broute la cime des arbres au-dessus des piroguiers du Zambèze. Il y aura fort à faire pour leur faire comprendre que la Vie (24/6) est une puissance diffuse du moindre atome au fond de l’homme jusqu’à l’infini stellaire de l’espace. Nos vies peuvent se ressouder à la Vie comme l’amour peut se ressouder à l’Amour. Dans un monde où tout a fini par se vendre, s’acheter, se voler ou se régler par des lois, des récompenses ou des punitions, nous avons la tâche thaumaturgique de ressusciter la conscience qu’existent au fond de nous l’Amour et le Bien gratuits et gagnés sans chefs, ni loi, ni qualification, ni gloire, pourvu qu’un petit reste (24/1) de pénitents patients changent leurs vies (30/11) avant que ne survienne le péché des péchés (38/2).

Commentaires et réponses d’origine
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.

© Michel Potay 2021 — Tous droits réservés