Moyen Orient : Âcres odeurs de la poudre et de la détresse ! Aucune solution durable en vue tant que les ennemis ne changeront pas un tant soit peu leurs perspectives. Les combats au Liban et en Palestine ne résoudront rien, sauf (et sans certitude) les positions politiques d’Ehud Olmert et de Mahmoud Ahmadi-Najad, parce que leurs électeurs respectifs espèrent encore dans la violence.

Photo : IDF Spokesperson’s Unit (Wikimedia)
Côté israëlien, Sharon, vieux, moins aiguillonné par l’ambition politique, aurait sans doute évité une attaque armée de pareille ampleur. Côté islam, Ahmadi-Najad, qui par sa lettre à Bush (voir #0026) s’était montré ouvert à une solution morale et pacifique, si la Maison Blanche y consentait, ne peut pas ne pas soutenir les musulmans.
On est revenu au point insoluble du problème que David Ben Gourion — qui serait premier ministre d’Israël trente ans plus tard — perçut clairement en 1919, quand il militait déjà pour la renaissance d’Israël : « Il n’y a pas de solution ! Il y a un gouffre sur quoi personne ne peut jeter un pont. Nous, juifs, comme nation voulons ce pays, et les arabes [musulmans] comme nation veulent ce pays. » Comment ne pas penser aux mots du Père : Les nations reviendront vers Moi (Signe 28/21), c’est-à-dire, disparaîtront comme divisions religieuses et politiques pour ne plus former qu’un seul peuple, Mon Peuple ?! Comment ne pas penser à l’unique Voie que le Père montre à tous : la pénitence, pour arriver à l’amour, au pardon, à la paix, aux solutions intelligentes, qui chasseront le mal de la planète ?
Le mal naquit du projet — le système — que le peuple d’Adam en créatures libres fabriqua et a depuis lors opposé au plan de son Créateur (Signe 2/1-5). À cause de ça, l’homme passa de l’immortalité à la mortalité (la fosse 2/1), quoique bénéficiant longtemps d’une grande longévité — Métushelah (Mathusalem) vécut 969 ans (Genèse 5/27) —. L’homme n’en profita malheureusement pas pour retourner en Éden. Sa longévité se réduisit au fur et à mesure que s’étendit le mal et aujourd’hui la vie d’un homme ne lui permet plus de résoudre d’une seule opération les terribles problèmes que le mal a engendrés. C’est pourquoi quatre génération ne suffiront pas (Signe 24/2) pour retrouver le chemin d’Éden, la Voie. La solution reste possible, néanmoins. Peut-être la démonstration quasi caricaturale du mal et des malheurs qu’il engendre actuellement au Moyen Orient aidera-t-elle l’humanité à entendre Le Signe et à commencer de l’accomplir.
En 1988, lors d’un grand meeting public au Cirque d’Hiver à Paris, je lançais l’idée d’un nouvel « Exodus », un bateau virtuel pour le Moyen Orient, non pour fonder une nation qui causerait des grands problèmes dans la région, mais au contraire pour fonder l’entente entre les occupants antagonistes de ce sol. L’appel spirituel et moral du Signe aux Israëliens et Palestiniens n’était pas sans espoir alors, mais les Pèlerins d’Arès n’avaient pas les moyens de se lancer dans l’entreprise en 1988. En 2006, la rage s’est répandue partout au Moyen Orient, la folie y semble irrésistible. Du pied à latête plus rien n’est sain (Isaïe 1/6) et seule l’extrême douleur fera entendre raison aux hommes enragés. S’il est un lieu où l’hommes doit changer, mais où il est plus incapable que jamais de changer, c’est bien celui-là. Je pleure.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Commentaire du "Cher sous-singe"* du 24 juillet 2006 et la réponse de Michel Potay
C'est encore le métèque [le président d'Iran] que vous montiez en épingle dans votre entrée 0026 qui est la cause de tout ce drame. Ce sous-homme a décervelé les gars du hezbollah et du hamas, déjà des chiens, et il en a fait des rats. Vous n'avez rien compris : ces gens-là, c'est tout rebut de la société humaine, des moins que rien qui, si on leur met des missiles entre les pattes, sont des guenons qui jouent avec des rasoirs. Israël ne sait plus comment s'en protéger. Israël ne peut rien faire d'autre que de leur rentrer dedans et vous allez voir que les puissances du monde, qui sont bien à l'abri à des milliers de kilomètres, vont tout faire pour ralentir Tsahal [l'armée israëlienne] et la faire retourner dans ses casernes et tout sera à refaire. De plus, c'est vraiment faire de l'angélisme au comble de la naïveté que d'imaginer que vous et vos pégriots vous pourriez par des sermons et des tapes dans le dos calmer ces enragés-là. Comme ils sont fanatisés, non seulement ils ne vous écouteront pas, mais ils vous égorgeront au nom d'Allah, ils ne comprendront que la douleur, l'éventration, les [...] arrachées [...]
Anonymous
* Un commentateur anonyme — vraisemblablement le « Cher sous-singe » déjà croisé dans ces pages — fit parvenir un commentaire à Michel Potay. Nous le reproduisons tel quel, afin que le lecteur puisse suivre le fil des échanges dans toute leur authenticité.
Réponse de Michel Potay :
J'ai hésité à publier votre commentaire. Je me suis dit : Si c'est un provocateur qui aime scandaliser, il ne sert à rien de laisser le monde le lire. Mais s'il est sincère, il est utile de rappeler au monde qu'il existe réellement des gens comme lui (ou elle, je ne suis pas sûr que vous ne soyez pas une femme), des gens que l'idée que l'amour existe et, étant source de lucidité, peut régler certains problèmes n'effleure même pas. Toutefois, le "métèque" de "sous-singe" est passé au grade de "sous-homme." C'est un progrès.
Par contre, je pense que vous ignorez ce que sont des pégriots, parce que... quand même.. ! traiter mes compagnons de foi et de mission de filous de bas étage... vous allez un peu loin, mon cher sous-singe. Mes sœurs et frères sont tous d'honnêtes gens. Mais il y a de par le monde quantité d'humains qui comme vous aiment lancer des avanies comme ils cracheraient à la figure, histoire de voir si l'autre réagit et comment. Eh bien, nous vous pardonnons et même nous rions de bon cœur.
La bonté, le pardon, bref l'amour, comportent toujours une part d'angélisme, c'est vrai, mais remarquez bien que notre angélisme ne va pas jusqu'à la déraison, parce que j'ai bien dit que ce qui "n'était pas sans espoir" en 1988 est sûrement sans espoir dans les circonstances immédiates. N'oubliez pas, cependant, que Gandhi par son angélisme fit reculer l'occupant anglais bien des fois, mais la situation en Inde n'était pas celle d'un fou roulant de haine autant sinon plus encore que de poudre, comme celui que nous entendons depuis le Moyen Orient. [36C6*24/07/2006]
Comment savoir qui est ce "Cher sous-singe" ?
Un commentateur m’écrit que "par l'adresse IP je peux savoir qui est cette personne" [l’anonyme "Cher sous-singe"].
Je réponds que je n'ai jamais cherché, par son IP ou tout autre indice, à garder une trace quelconque d'une personne qui ne souhaite pas donner son nom, pas plus que je n'ai jamais enregistré une communication téléphonique, ni quoique que ce soit, qu'une personne ait librement souhaité garder privé, secret ou anonyme, cette personne serait-elle mon ennemi et même si ce document ou cet enregistrement pouvait me servir à me défendre devant la justice terrestre. Inversement, je n'ai jamais écrit ou parlé à personne anonymement, même si celle-ci se considérait trop importante comparée au cafard que je suis pour laisser ses nom et adresse et préférait rester dans l'anonymat. Je sais que par là je parais naïf et démodé, mais je suis l'honneur du Père (Signe XXXVI/16). Garder des preuves de la dissimulation, de la tromperie, de la méchanceté de qui que ce soit, c'est une atteinte à l'amour et à l'espérance que cette personne puisse changer et souhaiter que disparaisse son passé : Je ne me souviendrai pas du passé (Signe 30/13). [36C8*25/07/2006]
Sur les versets XL/9 et XL/10 du Signe
Le verset XL/10 (Signe) est directement lié au verset XL/9, ce qui donne en fait : L'homme pleure des grêlons, (mais) pleure(r n'est qu'un) petit mal. Une nuance importante ! Je n'ai pas introduit ce (mais) à cause du nécessaire (Mais) par quoi débute la suite (XL/11), également inséparable. Toutes ces phrases s'impliquent les unes les autres. L'homme pleure de façon compréhensible et justifiée, mais ne doit pas faire de ses pleurs un défi au Père, comme cela arrive. Une fois de plus on tombe ici dans une Parole d'une signification nuancée et profonde qui, comme vous l'avez vu, s'applique particulièrement à ce qui se passe au Moyen Orient où même les plus criminels des deux bords pleurent des grêlons, qui ne sont pas des larmes de crocodile, mais qui peuvent constituer un défi au Ciel avec des résultats pires encore : ...l'homme tombe plus mort que mort. [36C3*24/07/2006]