Le Signe rappelle que croire qu’il faut bien faire suffit.
La voie du changement de l’homme (Signe 30/11) et du monde (28/7) n’est ni religieuse, ni politique, ni morale  ; elle est factuelle. C’est pourquoi Le Signe l’appelle sentier chevrier.
Gravir les sentiers de la pénitence, c.‑à‑d. aimer, pardonner, faire la paix, avoir l’intelligence du cœur, être libre de tous préjugés tout en moissonnant d’autres pénitents  ; rien de plus.
En lisant Le Signe dépassez les mots et le style, le butoir du langage humain à quoi s’arrêtent l’oreille, l’œil, l’intellect, la curiosité, l’approbation ou la désapprobation  !
L’homme ne retrouve la Vie (Signe 24/5) qu’en suivant la fibre transparente qui fend la nuit de ses entrailles, que seule la lumière de l’amour éclaire comme le Ciel (8/8, 17/5, etc.). C’est le sentier qui rejoint le Fond (x
Liii/14)gît comme un aigle blessé (28/8) l’image et ressemblance du Créateur. L’amour est le difficile sentier chevrier (20/4, 25/5) par où l’homme sort de lui-même, précède sa mort, fuit sa chair et redevient un Dieu (2/13).
Le sens de l’ascension n’est ni vers le haut ni vers le bas  ; l’ascension est dépassement de soi.
Le Signe libère. Il relie les parleurs (Signe x
Lix/5) qu’il fait de nous, pénitents (8/4, 13/4, 27/7, etc.), à l’ultime Parleur Qui est Tout Partout, dans l’ongle de mon pied (xxxiv/8) comme dans la vie infinie (17/3).
Mais pour refaire les nœuds, longtemps défaits, qui nous unissaient à la Vie, il nous faut d’abord transformer le Message du Père en action spiritualisante sur la Terre grossière. Ce n’est pas la moindre des difficultés sur les rocailles de nos sentiers (Signe 25/5).

Le sens de l'ascension spirituelle n'est ni vers le haut ni vers le bas, l'ascension est changement de soi en Bien.Les sentiers chevriers sont difficiles et pourtant il nous faut les emprunter.

Le sens de l’ascension spirituelle n’est ni vers le haut ni vers le bas, l’ascension est changement de soi en Bien.
Les sentiers chevriers sont difficiles et pourtant il nous faut les emprunter. (Source  : PxHere)

Dans ce monde, religieux et/ou politique, les chefs font de leur « vérité » l’unique vérité, énoncent ce qu’ils jugent permis ou interdit, ce qui vaut ou qui ne vaut rien, ce qui peut être discuté et ce qui ne peut pas l’être, bref, pour décider du bien et du mal selon leurs lois, non selon la Vie. Gros problème  ! Ils usent des mêmes mots que la Vie dans des sens différents ou opposés. De là une des grandes difficultés de notre mission  : la perplexité de ceux qui nous écoutent.
Le Signe vient et nous déplace, nous Pèlerins d’Arès, à la lisière (Signe 5/2-6, 13/7, 38/2-6) entre ce monde et le Dessein dont il naquit avant d’en devenir un piètre et fragile dérivé.
La Parole d’Arès dit  : Changez-vous en Bien  ! Moissonnez ceux et celles qui avec vous changeront ce monde en Bien, c.-à-d. un monde d’amour, de pardon, de paix, d’intelligence spirituelle et de liberté absolue… Tu parles Charles  ! Ici et là j’entre en doute (Signe 37/9)  ; mon enseignement même me semble une paranomase. Religion, politique, philosophie, etc.  usent des mêmes mots dans d’autres sens. Sortir de cette confusion sera, nous le savons, d’une grande difficulté. Le langage est tellement insuffisant qu’il peut tout décliner en morales diverses et opposées  ; ce sont les rocailles qui écorchent nos pieds (25/5).
Puisque la Parole d’Arès s’oppose aux processus de ce monde, nous pénitents nous y opposons. Mais l’amour et la sagesse nous commandent d’éviter la vengeance sans fin (Signe 27/9), nous retiennent de régler des comptes, d’instruire le procès d’hommes auxquels nous faisons crédit de leurs idées et de leurs actes. Nous savons que les hommes sont devenus ce qu’ils sont, parce qu’ils ont été scandalisés (28/4), parce que leurs pères ont été pendus aux cordes des rois (xxix/7-8, xxx/3, etc.), mais nous devons sans relâche chercher comment les rassurer, leur faire entrevoir puis comprendre que tout n’est pas perdu, parce qu’ils peuvent changer ce monde (28/7). C’est l’objectif.
Pourquoi des humains se sont-ils mués en clergés excommuniant ou en juges condamnant ceux qui ne pensent pas comme eux  ? Pourquoi des humains créés bons sont-ilss devenus méchants  ? Nous voulons trouver un visible et évident chemin inverse. Nous avons le souci d’être pénitents tout autant que de comprendre pourquoi le monde est devenu ce qu’il est. .Le Père ne nous envoie pas seulement changer nos vies (30/11), Il nous envoie humer l’air du temps, parce qu’il est impossible de changer le climat sans discerner ni peser les vents.
Toute idée qui déplaît est déclarée fausse, tout projet qui ne convient pas aux dominateurs est rejeté. Et pourtant nous avons quelque chose en commun avec les condamneurs, les négateurs, les refuseurs qui nous dominent avec l’aide de leurs media. Ce sont des hommes comme nous. Aussi étrangers soyons-nous à ces gens-là, nous partageons avec eux bon nombre de traits humains. De là la nécessité de l’amour. Kafka a écrit quelque chose comme  : « Dans ta lutte contre ce monde, tu ne peux moins faire que contribuer à ce monde. » Pas plus qu’en écartant une idée on la fait disparaître, on ne pourra faire disparaître les Pèlerin d’Arès. Les Romains crurent éradiquer le christianisme en envoyant les Chrétiens dans les arènes  ; ils n’y parvinrent pas. Ce que nous prêchons est un passage obligé pour les hommes, à moins qu’ils préfèrent disparaître comme les dinosaures. La Vie ouvre devant l’espèce humaine les sentiers chevriers dans lesquels elle s’engagera un jour. Pour l’heure, nous Pèlerins d’Arès formons l’avant-garde en commençant lentement mais inexorablement l’ascension vers les Hauteurs. Nous nous écorchons déjà les pieds sur les sentiers chevriers (Signe 25/5) et ce n’est pas en vain.
Nous nous efforçons, avec très peu de moyens et d’énormes difficultés, de réveiller la vitalité spirituelle qu’un fort courant froid politico-intellectuel ankylose depuis quelque quarante ans. La religion pensait devoir lutter avec la gente rationaliste contre nous, elle contribua à cet étouffement par le dénigrement et le silence. J’ai lieu de penser qu’elle le regrette aujourd’hui.

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