(Photo : Andrey Svistuno, Unsplash)

Photo  : Andrey Svistuno (Unsplash)

Le Pèlerinage 2012 a commencé.
Le pèlerin qui vient prendre le Feu (Signe xLi/3-7) dit  : Toi seul es Saint. Que règne sur nous Ta Sainteté  ! (12/4), mais perçoit-il la Sainteté  ? Non.
Il ne peut que la vivre.
Autour de lui le pèlerin voit quatre murs et la charpente entre lesquels le Père parla en 1977. Au-dehors il voit les arbres, entend le bruit du monde, respire l’air, reçoit le soleil le jour et observe les étoiles la nuit, mais que sent-il de la Sainteté  ? Rien, à moins qu’il ne change sa vie (Signe 30/11) comme Dieu changea sa Vie quand il dit à Noé : Jamais plus je ne frapperai l’homme comme je l’ai fait (Genèse 8/21). Le Créateur et l’homme, son image et ressemblance (Genèse 1/26-27) peuvent changer.
Ainsi Éternité (36/23) et Sainteté ne sont pas horizontalité, mais dynamique.

Contre le monde (Signe 3/2, 34/1, etc.), qui dit que rien ne change hors des lois de sa science (26/3, 28/19, 33/6), nous disons que l’homme peut changer (30/11) et faire changer le monde (28/7) au point qu’il n’y aura plus ni jours, ni nuits (31/8), ni mort (xxxi/4).
Par ailleurs, peut-on dire que la Sainteté est perfection  ? Il se peut, mais la perfection n’est discernable que dans un système de valeurs bien connues et nous ne connaissons presque rien de Dieu.
Nous savons tout au moins que la Sainteté est dynamique, manifestation de Forces que le Pèlerin d’Arès capte.
La première Force est celle de la vie. Sans Dieu aucune vie n’existe, les vies inférieures comme  celle de l’arbre, celle du bruit du monde, du soleil et des galaxies, et les vies supérieures comme celle que le Pèlerin d’Arès approche par la pénitence : la Vie (Signe 9/6, 24/3-5, 25/3, etc.) qu’il choisit comme idéal contre l’idéal inférieur choisi par Adam (2/1-5). C’est par et dans cette Vie supérieure que le Père est le Saint par excellence. C’est pourquoi le concept de Sainteté n’existe pas en dehors de Lui. Il est bien le seul Saint.

Nous ne pouvons pas connaître toutes les manifestations de la Sainteté, mais nous pouvons dire qu’elle se manifeste dans le Buisson Ardent en face de Moïse (1300 ans avant J.C.) ou dans le Bâton de Lumière en face de Mikal (Arès, 1977). Ôte tes sandales, car tu foules le sol du Saint (Exode 3/5), dit le Saint à Moïse. Dieu met entre Lui et l’homme une barrière qui ne disparaîtra que par la pénitence, dit Le Signe. Le Créateur a une qualité d’Âme inimaginable, mais l’homme en se donnant une âme (Signe 17/4) par la pénitence s’ouvre au règne de la Sainteté, laquelle il n’atteindra en plénitude qu’au Jour de la résurrection.

Toutefois, parce qu’il est le Dieu de l’Alliance (Genèse 15/18), le Créateur ne garde pas toujours sa Sainteté, Sa dynamique, pour Lui seul. Il ne fait pas toujours d’elle une infranchissable barrière entre les sphères divine et humaine. Il cherche à la repartager avec l’homme comme Il l’avait partagée avec Adam avant que celui-ci fit son mauvais choix (Signe 2/1-5), de sorte que plus tard, même dans certains moments très difficiles  : une querelle, Il se montrera le Saint parmi les Hébreux (Nombres 20/13). En bref, c’est dans le miracle que la Sainteté se montre avec le plus d’évidence.

Le lien avec la Sainteté dans l’Alliance, que nous Pèlerins d’Arès nous efforçons de reforger, beaucoup avant nous entrèrent en pénitence, déjà, pour le reforger. C’est notamment la raison pour laquelle Isaïe utilisa le nom de Saint d’Israël 30 fois. Et à Osée (11/9) le Créateur dit : Je suis Dieu et non pas homme, le Saint au milieu de toi ; Je ne laisserai pas les flammes te détruire. Parce que si la Sainteté est ce qui qualifie Dieu comme Dieu, c’est aussi ce qu’il y a en Lui de plus humain  ! Dieu est, malgré la distance, mais à cause de la Force vivifiante de sa Parole, vraiment le plus proche parent, le Père — et même la Mère (Signe 33/16-18, 38/3) — des hommes avec lesquels il est en rapport étroit.

L’Ancien Testament confère la sainteté à l’Arche d’Alliance, au Temple ou aux prêtres, mais cette sorte de sainteté matérialisée ou incarnée n’est pas confirmée par Le Signe. Pour elle c’est l’âme, toute âme, qui seule aspire à la sainteté, celle que l’homme trouvera au Jour de la résurrection avec sa chair transfigurée, cette chair transfigurée que Jésus, qui me visita en 1974, a déjà récupérée.
Nous Pèlerins d’Arès sommes engagés contre les puissances dissolvantes (athéisme, rationalisme, etc.) de la Sainteté scellée en tout homme, au titre de l’image et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26-27). La Sainteté forme un Tout avec la Puissance et la Lumière (Signe 12/4), mais le Père emploie trois mots parce qu’il n’existe pas un seul mot dans aucun langage humain pour Le décrire. C’est vers ce Tout, l’invisible Saint Vivant sur les Hauteurs Saintes, que nous avançons.

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