Si par réincarnation on entend transmigration de l’âme, Le Signe dit clairement que cette sorte de réincarntion n’existe pas : L’homme fou compte les vies, alors (même) que l’homme n’a qu’une vie… L’homme a une seule mort (v/1-2).
L’âme (4/5-8, 16/15, 17/4, etc.), appelée aussi l’ha (xxxix/5-11), est le fruit (xxiii/13) unique du bien que l’homme fait dans sa vie terrestre unique.
L’âme n’est pas un élément préexistant et indépendant qui passerait de vies charnelles en vies charnelles d’un homme, mais elle est le produit de la seule vie terrestre d’un homme déjà né en chair et en esprit (17/3-7), si cet homme, ayant atteint l’âge où il a conscience du mal, renonce au mal et vit selon le bien, c’est-à-dire en pénitent (30/11).
Autrement dit, l’âme n’existe que concomitante de la pénitence vécue par l’homme d’amour, de pardon, de paix, d’intelligence spirituelle, l’homme libre de préjugé et de péché, concomitante de la seule Voie (24/3) de salut qu’indique Le Signe, concomitante de la sagesse et de la grâce, donc de miracles possibles — qu’il vous advienne selon votre foi ! (Matthieu 9/29) — dont l’homme est son propre générateur.
D’où il ressort que la pénitence n’est pas du tout l’épreuve expiatoire que la religion en a fait, mais est la source de l’âme par la vie de bien la plus dynamique, créatrice, magnifiante et même joyeuse et festive (30/11), dont un homme puisse rêver, parce qu’il retrouve à travers elle l’image et ressemblance du Père (Genèse 1/26-27).
Si on entend réincarnation au sens de résurrection, alors oui, la résurrection existe !
Certains grands pénitents ont ressuscité comme Jésus qui me rendit visite et me parla en 1974.
Nous ressusciterons tous au Jour que le petit reste (24/1) de pénitents aura préparé en réintroduisant laborieusement assez de Bien dans le monde pour y faire renaître le jardin (l’éden, xxviii/21, xvi/17, xxii/9, xLix :4) qu’avait abandonné Adam.
Ce Jour-là (17/7, 31/8) sera simplement le Jour du grand changement final, la somme des tous les vies changées (30/11) par la pénitence pendant les générations (24/2) qui viennent.
Dans le Sud où le Père m’assigne actuellement une mission apostolique, on me demande : « La pénitence, dont vous parlez tout le temps, vous a-t-elle vraiment changé ? »
Je réponds : « Que oui !.. J’étais coléreux, impatient, content de moi, égoïste, j’avais mes têtes et mes préjugés. La pénitence m’a rendu doux, généreux, patient ; je ne juge plus, j’aime et pardonne tous les humains. Chaque jour je me réincarne ou je ressuscite dans un homme un peu meilleur qu’il n’était la veille. »
Certains demandent alors : « Et à quoi ça vous sert ? Ça vous affaiblit dans ce monde impitoyable. »
Je réplique : « Ça me sert doublement ! Je me suis fait une âme qui, à ma mort, m’élèvera au-dessus des ténèbres glacées (16/15, 33/33) et simultanément je me suis prouvé que la Révélation que j’ai reçue à Arès est vraie : Beaucoup d’hommes, ordinaires comme moi, pourront changer en bien et de génération en génération rendre inutiles les princes du culte religieux, politique, juridique, financier, scientifique. Par le seul effet du bien accompli en eux-mêmes par la pénitence, ils créeront sans révolutions, sans démocratie qui soumet les minoritaires aux majoritaires, sans frontières ni nations, qui seront fondues en une seule humanité (28/21), dans l’interfécondité et non dans la rivalité des différences, un autre monde (28/7) où être libre (10/10) ne sera plus être libre légalement ou théologiquement, c’est-à-dire aux dépens d’autres humains. L’individualisme, le nationalisme, le mépris, la rivalité, l’envie, l’esprit d’exploitation auront disparu ; le commerce des produits et du travail sera naturellement équitable ; les droits de l’homme ne seront plus une règle ou une convention, mais la nature même des relations humaines. Le monde se sera réincarné ou aura ressuscité en un Éden perpétuel. »
C’est à la résurrection de l’humanité aimante et équitable et à l’immortalité qui s’ensuivra que je crois en cette période pascale.

[DR]
Voici le panneau placé dans la vitrine de la mission de Paris (rue Raymond Losserand) pour la saison pascale 2011.
Des critiques de son texte me sont déjà parvenues, mais je crois me souvenir que j’en suis entièrement coupable (je ne me souviens pas si je l’ai écrit en 2008, 2009 ou 2010) et je prie les critiques de ne pas accuser leurs frères et sœurs de Paris et de me pardonner ce texte qu’ils désapprouvent, ce qui est leur droit, mais que je crois quand même acceptable.
© Michel Potay 2011 — Tous droits réservés


Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.