Les entrées de blog ne sont pas — loi du genre — des documents d’étude. Chaque entrée s’en tient à un résumé pour donner au lecteur une vue rapide de la totalité, même quand des développements seraient souhaitables. C’est le cas de ce thème, mais qui veut comprendre comprendra.

Devanture vitrine mission Nice [DR]
Comme tous les grands messages de l’Histoire, le Message d’Arès est simplificateur.
Parce qu’il est capital !
Il parle du mal, mais ne s’étend ni sur toutes ses causes, innombrables et complexes, ni sur les imprévisibles stratégies dont le mal usera pour résister à l’apostolat du Bien que nous entreprenons.
Il incrimine la trahison des religions et des politiques, l’esprit de cupidité, de domination et de jouissance, la lâcheté des croyants, mais il ne nous sert à rien d’en rajouter, car tous les hommes ont la tare (2/12) du péché, moi, vous, tout le monde.
Et pourtant chacun cache intérieurement sans le savoir la Lumière d’une prophétie extraordinaire mais réalisable.
C’est pourquoi le grand Message d’Arès dote les hommes de bonne volonté d’un mot d’ordre simple mais puissant : Pénitence !
Le monde a la prétention de savoir où est le bien et où est le mal, qu’il exprime dans ses cultures, ses dogmes, ses lois. Définitivement auto-satisfait de son évaluation du bon et du mauvais, le monde ne peut plus évoluer vers les Bien. Bien au contraire, l’infime (2/10) Pèlerin d’Arès a découvert qu’il ne sait rien du bien et du mal et qu’il a tout à trouver au fond de lui-même par la pénitence. L’avenir est aux pénitents.
Frères humains, rejoignez-nous !
La Main dans la faille (Signe xxxvi/1), la Main qui ouvrira les mâchoires du bien et du mal entre lesquelles souffre l’homme et l’en délivrera, oui, c’est vous, humbles pénitents !
Les pénitents dont parle Le Signe ne sont pas des repentants tristes et battant leur coulpe, mais des conquérants du Bien, créatifs et joyeux (Signe 30/11). Ce sont simplement des gens qui aiment, pardonnent, font la paix, sont libres de tous préjugés, acquièrent l’intelligence du cœur.
Religion, politique et science voient l’homme irrémédiablement mâché entre bien et mal, destin dont il ne sort que par la mort, dit la science, par la miséricorde et la prière, dit la religion, par le gouvernement, la loi, l’impôt et la guerre, dit la politique.
Non, leur riposte le Père à Arès, c’est par la pénitence et seulement par la pénitence que l’homme sortira du dilemme bien/mal où il s’est verrouillé depuis Adam (Signe 2/1-5).
Le Signe rappelle d’où vient le malheur des hommes. Adam — qui désigne une race, non un individu — depuis peu spiritualisé, sans doute grisé d’être libre comme son Créateur, dont il venait d’être fait l’image (Genèse 1/26-27), choisit un mode de vie présentant de hauts risques de générer le mal et dont allaient, en effet, résulter le temps, le vieillissement, l’injustice, la souffrance et la mort (Signe 2/1-5). L’humanité en arriva à perdre conscience que le retour au Jour (31/8-12) du bonheur immortel était possible. Le roi blanc — la religion — et le roi noir — la politique, l’économie, la science — prétendent plus que jamais tout savoir du bien et du mal ; ils n’ont jamais fait autant de lois et de règles pour les définir. Bien plus, et encore plus préoccupants, ils ont généré des préjugés dominateurs, maintenant agrégés à la nature humaine profonde, sourds à toute réfutation, freins de toute évolution ou évasion possible vers le bien.
C’est au déblocage de cette situation que le Père appelle (Signe 28/22, etc.).
L’homme sortira du mal, s’il comprend qu’en réveillant en lui l’image du Père aimant, qui git là (28/6), il saura enfin ce que sont le vrai mal et le vrai bien. Sortir du tunnel des lois et préjugés du monde éprouve ou fait peur. D’abord, la Lumière aveugle, on sort à l’aveuglette comme une taupe (Signe 23/2), mais c’est la seule Voie de salut : la pénitence dans laquelle devenir bon a pour synonyme devenir spirituellement libre (10/10) et intelligent (32/5). Le pénitent novice s’inquiète : « Quelle est la cause et quel est l’effet ? Est-ce en devenant bon que je deviens spirituellement libre et intelligent ou est-ce l’inverse ? » Les deux sont simultanés dans la pénitence. Apparemment illogique ! Il faut se faire à ce transfert mental : Faire renaître Dieu en soi (2/13), redevenir le sang du Créateur (xix/21) en redevenant sa créature de base.
Ainsi n’est-ce pas de Dieu que le Pèlerin d’Arès, pionnier de tous les croyants à venir, attend le Salut de Dieu (28/25). C’est de lui-même qu’il attend le Salut de Dieu et même plus : le Salut (ou changement) du monde (28/7), parce que ce destin, qui n’est pas contingent mais voulu, se joue dans la ressemblance, l’identité, entre l’homme et Dieu.
Le Pèlerin d’Arès fait son salut — ou son âme (Signe 4/5-8, 17/4, etc.) — comme le fils de la parabole (Luc 15/11-31) découvre le mal et le bien au fond de lui-même et fait son retour vers le Père, la Source (24/4). Le Père ne décide pas à la place du fils libre (10/10) de son destin. La liberté du croyant est fondée sur l’effort, c’est une construction (17/4, 18/1-3), mais existentielle, absolue.
Autrement dit, le salut n’est assuré que quand il résulte d’un choix et d’une action voulus et continus. Le don gratuit de la Miséricorde — N’évoque pas à tous propos Ma Miséricorde pour encourager les faiblesses (Signe 16/15) — est possible, mais casuel, imprévisible, et ne concernera jamais les masses — le monde (28/7).
Ce salut par la pénitence est-il seulement accessible à des hommes supérieurs, une élite ? Non. Tout homme peut accomplir sa pénitence, parce que, dans ce domaine, rien n’est quantitatif ou mesurable. Le salut ne dépend pas du degré de bien atteint, mais de la volonté de vaincre le découragement de l’atteindre (Signe 13/8).
Pour la religion salut signifie récompense post-mortem d’une vie de foi mise dans les dogmes et la pratique rituelle de la religion.
Pour Le Signe le sens de salut est autre, flexueux et graduel, notamment parce que le salut gagnera en force sur le mal du monde vivant de génération en génération (Signe 24/2), mais par contre une signification étendue et beaucoup plus généreuse. C’est l’ascension (7/2, 25/6, 38/5) possible vers le bien et la victoire sur le mal dès ce bas monde comme dans l’autre monde pour tout homme bon, même incroyant (28/4 & 11). C’est une ascension qui, sous l’effet d’un petit reste de pénitents moissonné de génération en génération finira par transfigurer le monde au Jour de la Lumière couvrant tout sans cesse (31/8) et de la Vie retrouvée. C’est l’homme l’artisan du Salut de Dieu pour lui-même et de la Victoire de Dieu (10/7) sur le mal général : la Bête (22/14).
Quiconque a des oreilles pour entendre comprendra même ce qui est dit ici en mots humains impuissants à décrire la Vérité transcendantale !
© Michel Potay 2011 — Tous droits réservés


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