Le plus grand miracle de l'Exode n'est pas le passagede la Mer Rouge, qui n'est qu'une métaphore, C'est la délivrance, qui résulta d'une action humaine ! L'action des Pèlerins d'Arès est la pénitence et la Moisson de pénitents et elle fera aussi un grand miracle. Passage de la Mer Rouge, Chagall (Source : Denis Bloch Fine Art, Beverly Hill's art gallerie)

Le plus grand miracle de l’Exode n’est pas le passagede la Mer Rouge, qui n’est qu’une métaphore, C’est la délivrance, qui résulta d’une action humaine  ! L’action des Pèlerins d’Arès est la pénitence et la Moisson de pénitents et elle fera aussi un grand miracle. Passage de la Mer Rouge, Chagall
(Source  : Denis Bloch Fine Art, Beverly Hill’s art gallerie)

Grand mois de Juin 2016  :
En Italie, le Movimento 5 Stelle (Mouvement 5 Étoiles antisystémique et antipolitique) gagne électoralement les mairies de Rome et Turin.
Au Royaume Uni, les Britanniques par référendum se libèrent de la bureaucratie politique qui s’impose à la masse européenne au mépris des aspi­rations et de la liberté locales.
Ces deux événements sont des signes avant-coureurs du changement que depuis quarante-deux ans souffle sur une partie du monde Signe (28/7). Ils préfigurent les petites unités humaines pénitentes, acéphales, areligieuses, apoli­tiques, autogérées, au sein desquelles la pratique sociétale de la pénitence peut s’exercer et sans lesquelles la race ne peut pas faire qu’Un dans l’amour comme l’Univers (12/4) ne ferait pas Un et ne serait pas bien équilibré s’il n’était pas fait d’astres innombrables.

Il ne fait aucun doute que la pénitence change la vie en bien (Signe 30/11) et de génération en génération changera le monde en bien (28/7), donc la société.
Ce changement dans la société ne viendra pas par la politique au sens qu’on donne à politique aujourd’hui, mais par l’apparition d’un citoyen nouveau  : le pénitent.
Cependant, le processus de ce changement ressemblera parfois à de la politique, mais dans un sens qui n’existe plus depuis que la politique, quelqu’idéologie qu’elle prétexte, n’est plus qu’une carrière, la quête du pouvoir et la fabrication de lois. Le sentier politique des pénitents ne sera rien d’autre que la part publique à côté de la part privée de la vie, la gestion communautaire opposée à toute forme de gouvernement, exercées dans l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence du cœur libre de tous préjugés.
Voilà qui va demander courage, droiture et, surtout dans la présente période de conception, réflexion froide, car la nature humaine émotive et craintive pervertit la raison.
Je commence ici ma propre réflexion sur ce sujet primordial qui aura, plus tard, pour apex l’entrée « Petites unités humaines ».

En octobre 2015 je pus réaliser un projet auquel je songeais depuis longtemps  : Un voyage d’étude dans cinq Cantons historiques de la Suisse  : Uri (pays de Guillaume Tell, 35.000 habitants.), Schwitz (148.000 h.), Nidwald (41.000 h.), Obwald (36.000 h.) et Zoug (115.000 h.), parce que ces Cantons sont, en fait, des petites nations souveraines et indépen­dantes, proches des petites unités humaines qui, je l’espère, fleuriront sur Terre après l’éclatement des grandes masses.
Je m’attendais à voir dans ces vieux Cantons une Suisse de carte postale, des paysans en chapeau à plume et culotte de cuir trayant des vaches et faisant du fromage. J’y vis au contraire des petites nations  modernes, industrielles et florissantes, la preuve que de très petits groupes humains peuvent très bien vivre, au milieu d’un monde techno­logique, en sociétés autogérées indépendantes dans la paix, la justice, la prospérité, ignorant les luttes politiques, idéologiques, voire même spirituelles, inévitables dans les grandes masses
Ne rêvons pas  ! Les Uranais, les Schwytzois, les Obwaldiens, les Nidwaldiens et les Zougois ne sont pas des Moïse , mais ils vivent déjà en petites unités humaines où ils pourraient devenir des Moïse. Un long travail nous attend pour que notre actuelle mission spirituelle se double d’une mission sociétale appelant les hommes, au nom de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence libre de préjugés, à faire disparaître tant leurs cultures intérieures aux dents de fer (Psaume 57/4) que les grandes masses humaines politisées, appelées faussement nations, en vraies nations qui reviendront vers le Père (Signe 28/21). Les Pèlerins d’Arès sont aujourd’hui en quantité négligeable, mais — l’inattendu succès du Movimento 5 Stelle italien le montre — ils peuvent demain se montrer influents. La première question qui se pose est  : À quel type de citoyen Le Signe prépare-t-il son disciple  ? Ce sera comme tout humain un citoyen complexe, mais libre (10/10, 16/1), intelligent (32/5), frère (L/2), libérateur (ix/8) et fondamentalement mosaïque. Comment entendre ce mot  ?

Si grand est le prestige de Moïse que dire d’un bon pénitent qu’il est un Moïse paraît incongru.
Pourtant, la Parole qu’entend Moïse ne peut pas être différente de la Parole qu’entend Mikal à Arès.
Moïse n’est ni le chef (Signe 16/1, 36/19) que décrit la Bible faussée par les livres d’hommes (35/12) qui l’encombrent, ni le faiseur de lois barbares que le Père trop aimant (12/7) n’a jamais inspirées.
À Moïse, égyptien bouleversé par la misère des Hébreux, il est révélé (Exode 3/4-21 4/1-17) que le Père et Ses Enfants (13/5 = toute la race humaine xii/5) ne doivent faire qu’Un, comme l’Univers (12/4) ne fait qu’Un, pour que règne le bonheur (36/23)
Moïse est un pénitent de référence comme l’est, treize siècles plus tard, Jésus.

Un citoyen mosaïque est un humain sur qui passe le Souffle de l’inépuisable réalité créatrice, qui réapparaît des jours de Noé, d’Abraham, de Moïse aux jours du Signe.
Le vrai mosaïsme exclut le mythique Moïse, biblicisé comme sauveur des seuls Hébreux. Quand sur le Mont Horeb le Père dit à Moïse  : J’ai vu la misère de Mon Peuple… Je suis descendu pour le délivrer (Exode 3/7-8), il entend par Peuple toute l’humanité qui a vécu dans la misère du péché depuis Adam (Signe 2/1-5).
Le vrai mosaïsme ne donne ni le pouvoir d’ouvrir la Mer Rouge ni le droit d’écrire des lois et des légendes qui ne sont que livres d’hommes (Signe 35/12). Moïse comme tout prophète libère l’homme jusqu’à la fin des temps et s’il ne libère que les Hébreux, c’est parce que sa vie n’est que de 120 ans (Deutéronome 34/1-9). Moïse, d’une façon dont on ignore l’ardue réalité — les « plaies d’Égypte », le « passage de la Mer Rouge » ne sont qu’une saga —, commence à libérer l’humanité par les Hébreux et lance un Exode, qui n’est pas encore achevé, sans cesse interrompu par la religion et la politique depuis 3.200 ans.
La relance de l’Exode — la délivrance spirituelle de l’humanité — me parut tout de suite le fond évident du Signe et pour cette raison, dès 1974 j’appelai Exode le remise en marche du peuple enlisé dans son péché, ses religions, ses politiques, ses idées, ses habitudes. Dans ce sens, oui, la foi des Pèlerins d’Arès est mosaïque.
Oublions le bébé sauvé du Nil et élevé au palais pharaonique — cette histoire n’est qu’un replâtrage de la biographie légendaire de Sargon d’Akkad — et voyons simplement Moïse comme un habitant d’Égypte dont une Révélation enrichit l’esprit et le cœur. Ne cherchons pas pourquoi le Père choisit Moïse, un assassin (Exode 2/12), et pourquoi 3.200 ans plus tard Il me choisit, moi pécheur comme prophète, et pourquoi ensuite me suivent, comme les Hébreux râleurs et tocards suivent Moïse, des frères et sœurs Pèlerins d’Arès tout autant privés de mérite et capacité prophétiques. Le Père se manifeste à Ses Enfant (Signe 13/5) comme il crée l’univers  : invariablement de la même façon. Les rapports entre Dieu et Moïse et 3.200 ans plus tard entre Dieu et Mikal sont forcément les mêmes. Comme existe aujourd’hui Le Signe exista La Révélation du Mont Horeb, qui a presque totalement disparu. Tenons pour certain que la conversation qu’eut Moïse avec Dieu, manifesté à lui dans un Buisson Ardent, ne se limite pas à ce que raconte la Bible.
Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome (Bible) sont des fables développées autour de quelques vérités dont je ne retiens que le début (Exode 3/1-21-4/1-17) et la fin (Deutéronome 32/1-44) et quelques faits et dires entre les deux. Le sens profond de La Révélation du Mont Horeb se retrouve seulement dans l’esprit de délivrance que Moïse donne à  toutes les épreuves du peuple hébreu dans le Sinaï.
La similitude entre les Hébreux de l’Exode et les pénitents de Le Signe se trouve dans l’héroïsme (Signe xxxv/4-12) quotidien qu’une telle émigration, qu’elle soit géographique et/ou spirituelle, exige. C’est le sentier rocailleux (25/5) de la pénitence. Le combat tant intérieur qu’extérieur contre le péché y est une action plus lourde que la servitude du péché, mais ce très gros effort trouve sa justification dans le changement, véritable transfiguration. Ce changement, que symbolisent les légendes du passage de la mer, de la manne, etc., résulte de l’effort constant de pénitence rejaillissant en vitalité puissante, seulement temporaire chez les Hébreux qui retombent dans le péché et la religion bien avant que l’Exode touche à sa fin (le veau d’or Exode ch.32), mais qui chez les Pèlerins d’Arès est déjà intérieure avant d’éclater tôt ou tard en insurgeance sociétale définitive.
Comme Moïse a la bouche et la langue pesantes (Exode 4/10), les Pèlerins d’Arès ont dans leur mission du mal à parler au monde, parce qu’il est très difficile de parler d’une vie nouvelle dans un vieux langage et de réveiller une vie de création ininterrompue dans un monde figé dans ses idées reçues dépassées.
Comme Moïse le devint, les Pèlerins d’Arès deviennent bienveillants, réfléchis. Comme lui beaucoup de Pèlerins d’Arès rendent concrètes et transcendantes leurs aspiration abstraites, même si cette transcendance n’est pas encore visible à une société aveugle. Ils laissent à la politique les verges du pouvoir terrestre comme Moïse les laisse à Aaron, mais ils préparent un nouveau monde sans politique, parce que la politique c’est la loi et les institutions qui l’imposent  : tribunaux, police, armée, religion, fisc, alors qu’ils veulent rendre libre le monde. Comme Moïse ils n’ont pas d’ambition personnelle et ne poursuivent qu’un but  : Le Bien sur terre.

Moïse comme n’importe quel prophète est un modèle,  il n’est pas un chef.
Tout pénitent et moissonneur de pénitent est un Moïse, le frère aîné (Signe 16/1) moissonnant les frères humains capables comme lui de se libérer du péché. Le péché uniformise, colle, bétonne, mais le bien disperse harmonieusement comme les coquelicots dans les prés ou les blés. Reste à rendre les coquelicots éternels  !
Partout sur terre l’humain devenu pécheur se perd dans l’alcool du péché. Ivre de lui-même, de son égoïsme, de ses désirs et ambitions, il ne produit plus que rarement des œuvres dignes du Créateur dont il garde encore l’image et ressemblance (Genèse 1/26-27), inerte chrysalide. Toutefois, le pécheur peut se désintoxiquer du péché comme Moïse le fit de sa barbarie (Exode 2/11-15). Nous savons que le monde n’est plus très loin du point de non-retour (péché des péchés, 38/2), mais ne l’a pas encore atteint.
Ce n’est pas ici le lieu pour explorer les bas-fonds de la métaphysique. Je me limite donc à dire sans développer qu’il existe une universelle analogie entre péché et pénitence  Quoique le pécheur vieillisse et meure rapidement — quatre-vingts ans de vie, qu’est-ce que c’est  ? —, il peut se rafraîchir, se revivifier au cours d’un Exode qui sera certes très long — quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2) —, mais au bout duquel il retrouvera l’Éden, noiera l’absurdité cruelle du monde et réinventera sa liberté absolue (10/10). Cela, il est important de le redire sans cesse, l’humanité ne pourra le faire qu’en se constellant en une myriade de petites unités humaines comme l’Univers se constelle en astres sans rompre l’infinitude de la Création. L’amour et le bonheur ne dépendent pas de la dimension politisée, mais de la diversité libre du peuple.

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