AUJOURD’HUI DIMANCHE SADDAM CONDAMNÉ À MORT.
Il hurle aux juges (photo): « Vive le peuple irakien et mort à ses ennemis ! Vive cette glorieuse nation et mort à ses ennemis ! Allah est grand ! »

Photo : ZUMA Press, Inc. (Alamy banque d’images)
Allah a bon dos. Le Christ aussi, que George W. Bush aujourd’hui à l’église remercie de punir le bourreau de l’Irak. Et le système continue en invoquant ses dieux, qui ne sont pas notre Dieu, notre Père redescendu sur terre à Arès pour appeler l’homme à l’amour, au pardon, à la paix, à la vraie justice qui se passe pas dans les tribunaux.
Saddam va être pendu. Aussitôt on comprend pourquoi les mesures de sécurité ont été renforcées dans tous les aéroports des USA et d’Europe depuis quelques jours. Cette condamnation à Bagdad et sa plausible conséquence : l’accroissement de la violence en Irak et dans le monde, étaient attendues par tous les gouvernements occidentaux.
On comprend aussi pourquoi cette condamnation survient aujourd’hui, à la veille des élection américaines. Le parti républicain, très mal placé pour gagner, en espère un regain d’estime des Américains pour l’engagement de George W. Bush en Irak.
De toute façon, personne ne croit que la condamnation de Saddam Hussein puisse soulager l’Irak des épreuves dans lesquels la guerre l’a plongé. Par surcroît, en ce qui concerne les Pèlerins d’Arès, ils ne croient pas que la condamnation à mort de qui que ce soit et où que ce soit dans le monde puisse jamais être un acte de justice. Ce n’est jamais que la barbarie appliquée à un barbare. Rien qui puisse jamais faire reculer la barbarie. Toute mise à mort est une atteinte évidente à la Sagesse qui lança à l’homme cette Supplication solennelle : Tu ne tueras pas ! (Exode 20/13)
Nous ne sommes pas des partisans de Saddam Hussein, mais nous pensons que le gibet auquel il sera pendu ne sera qu’un jalon de plus sur la triste et longue route de la vengeance sans fin (Signe 27/9) qui accélère le crime bien plus sûrement qu’elle ne le freine.
Pourquoi Saddam Hussein est-il condamné à la pendaison ? Dans le présent procès — un autre procès devrait s’ouvrir, nous dit-on, avant son exécution (on se demande bien à quoi servira de juger encore Saddam) — il est condamné pour avoir fait exécuter 148 personne en 1982 après qu’il eut échappé à un attentat dans la ville de Dadjaïl. Quand on pense aux 600.000 civils irakiens morts à cause de l’invasion de leur pays par l’US Army et de ses alliés ! On se demande à quoi il faudrait condamner les responsables de cette invasion.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Un Pèlerin d’Arès ne peut pas être politicien ou juge
Je ne me poserais jamais la question sous la forme : "Mais si nous, Pèlerins d'Arès, nous étions en charge de cette situation, si nous devions trouver une solution à cette crise, que ferions-nous ?" Parce que si je suis Pèlerin d'Arès, c'est-à-dire un élément du petit reste, je ne peux pas me trouver en situation de me poser cette question, parce que je ne peux pas être politicien ou juge ou responsable de "l'ordre" adamique, bref, je ne pourrais occuper un rang satrapique (Signe 22/8) ou quoique ce soit qui m'amène à un niveau du système qui me permette une décision politique. Je ne pourrais que prêcher Le Signe, la pénitence. Je ne pourrais qu'être dans la position prophétique sans prestige ni pouvoir sans possibilité d'agir sur une pareille situation. J'aurais cette position marginale, non reconnue comme celle de tous les prophètes jusqu'à Jésus et Muhammad, lequel dut se défendre par les armes parce qu'il n'avait justement aucun pouvoir ou position qui lui permette de régler les choses pacifiquement, et c'est un autre problème, très délicat (il implique une violence), sur lequel nous ne pouvons pas nous étendre ici. Bref, nous Pèlerins d'Arès ne pourrions pas nous trouver en charge d'un règlement politique comme celui que semble demander l'Irak. C'est pourquoi Dieu ne nous "demande" pas d'agir sur l'Histoire par le moyen d'un ou des pouvoirs que s'est donné le système, mais il nous le demande par une tout autre Voie : la pénitence, le changement intérieur, la moisson ininterrompue de ceux qui accepteront de changer. C'est pourquoi notre action ne peut être que très lente : Quatre générations ne suffiront pas.
C'est pourquoi aussi notre mission est aussi urgente qu'elle est difficile et nécessitant une réflexion, une base idéale qui à l'évidence n'a pas été suffisamment réfléchie encore. [49C14*12/11/2006]