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Le monde doit changer (Signe 28/7), parce que l’homme est créé pour le bonheur.
Si le monde de Bien ne remplace jamais le vieux monde de Mal surviendra le péché des péché (38/2), l’extrême malheur.
Mais l’homme traite ce danger à la légère, parce qu’il voit le visage du péché et du Mal aussi doux et séduisant que le visage du Bien.
Quand, en 1974 et 1977, le Créateur délivra son plus grand Message à la suite de la Bible et du Coran : Le Signe, j’en compris le sens général, mais sur le moment je ne compris ni sa nécessité ni les nature et profondeur organiques de son Dessein.
La nécessité de l’Appel m’échappa, parce qu’en ces jours-là, les affaires du monde et celles de la religion — l’œcuménisme battait son plein — allaient plutôt bien. L’heure était à l’optimisme.
Les nature et profondeur organiques du Dessein m’échappèrent de même, parce que, pour les voir, il m’aurait fallu réaliser que j’avais déjà en moi ces nature et profondeur organiques.
Or, héritier d’Adam, qui avait choisi d’être son maître sur la terre plutôt qu’un simple Fils en Éden (Signe 2/1-5), je ne me connaissais plus comme héritier de l’Immortelle Transcendance (Signe xxii/10-12, xxxix/1).
Ma foi en 1974 se conformait aux idées, morale et règles de la religion, mais non à la conscience existentielle et créatrice qui active la Vie spirituelle
Pendant assez longtemps, c’est seulement par l’intellect, par l’idée biblique (Genèse 1/27), mais non par la Vie, que je me vis l’image du Créateur, jusqu’à ce que je réalise en toute conscience que j’étais organiquement, et existentiellement, le co-créateur de mon âme, de mon destin (Signe 30/11) et, à long terme, d’un nouveau monde (28/7) en devenant un pénitent tel que Le Signe le définissait.
Même si, en 1974-1977, le sens général du Signe m’inspirait déjà des images audacieuses comme « Exode général de la vieille civilisation religieuse et politique vers une civilisation spirituelle nouvelle », j’attribuerais assez longtemps au Signe l’objectif limité d’une « insurgeance ».
Par « insurgeance » j’entendais le redémarrage du christianisme du Sermon sur la Montagne, stoppé par les théologiens, la reprise de l’ascension vers les Hauteurs Saintes, j’entendais une super-réforme de la foi par la simplification — le bien accompli suffit pour sauver l’homme — et par la renaissance spirituelle — la pénitence ou pratique du bien — dans un esprit d’alliance fraternelle avec toute la progéniture du Bien primordial (Signe 35/11).
C’était une juste mais insuffisante interprétation.
Après que mon propre optimisme eut fini de me cacher non le sens du Signe, on l’a vu, mais son éminente libéralité : son invitation à transcender ce monde sans le mysticiser, sans mépriser le matériel et le charnel qui sont créés, donc saints comme le Saint (Signe 12/4, xxv/11, Lévitique 19/2), je découvris dans un éblouissement mêlé de crainte qu’elle visait rien moins que le retour du Fond (Signe xxxiv/7-12, xxxix/8) sur terre, la vraie, totale et formidable contribution humaine au Fond des Fonds universel (xxxiv/6).
Il était donc à l’évidence possible de restaurer Éden.
Le monde doit changer (Signe 28/7), mais ici changer veut dire se recréer.
Changer n’a pas le sens limité de spiritualiser le mental religieux et politique. Ce mental même doit disparaître.
Homme, si tu fais l’ascension des Hauteurs (25/4-6), n’emporte avec toi que ta foi pure en ta destinée de Bien et ton savoir pur des bases de la vie et de la nature !
Si tu puises trop à ton intellect, tu perds ta force de foi pure ! Si tu ne changes à ton humanité que ce que tu en comprends, tu changes peu. Tu ne peux changer de toi-même que ce que tu vis ; alors tu changes beaucoup.
Rappelle-toi que comme la vie seule transmet la vie, la Vie spirituelle seule transmet la Vie spirituelle.
C’est pourquoi le Père parle de changer sa vie.
L’homme qui change sa vie (Signe 30/11) puise à son humanité profonde, à l’image et ressemblance du Père et donc au Bien (Genèse 1/26-27) au fond de lui, il amorce sa transfiguration — petite ou grande, sur terre c’est à chacun selon ses moyens — qui s’achèvera le Jour (Signe 31/8) où le Bien aura triomphé du Mal.
Notre kérygme est moins fait de mots que de formidables frémissements de Vie : Souvent un baiser de toi fera plus qu’un discours ! (Signe 23/6)
De la fin des années 80 au début des années 90, j’observai le durcissement de l’autorité, de l’égoïsme, de la cupidité, du cynisme, de l’hypocrisie, et le raffinement des mensonges politiques, sociaux, médiatiquex et même religieux comme le fondamentalisme chrétien et l’islamisme nés d’un détournement du sens de l’amour, du pardon et de la paix dans la foi.
Je réalisai que l’Appel d’Arès concernait la vie humaine au sens le plus large : L’humanité semble parfois s’amender, mais cela ne dure pas. La masse retombe dans la médiocrité.
Malgré quelques trompeuses plages de paix et d’amélioration dans l’Histoire, l’humanité comme masse s’achemine vers un mal extrême : le péché des péchés (Signe 38/2). C’est par l’individu et seulement par l’individu que la masse se sauvera. Il faut que des individus en nombre aussi grand que possible se recréent bons. C’est le concept rédempteur du petit reste (de pénitents) (Signe 24/1, 26/1, 29/2, 33/12) et, par extension, du reste (d’hommes bons) (« Nous Croyons Nous Ne Croyons Pas »).
Une des causes de l’actuelle montée du mal : L’effondrement du bloc soviétique en 1990. Seul Dieu pouvait le prévoir en 1974. D’abord considéré comme un bien, cet effondrement allait déclencher un rapide processus de dégradation morale dans le monde dit libre. Les politiciens occidentaux ne se voyant plus obligés de se prouver les instigateurs et défenseurs des libertés, de la créativité, de la largeur d’esprit, face à un communisme d’état oppressif, se sont mis à légiférer lourdement, à réduire ainsi les libertés et la créativité, à augmenter l’impôt, et surtout à resssusciter les critères de classe, les enrégimenteurs de tous acabits, fondamentalement hostiles à la Vie spirituelle fondamentalement libre (Signe 10/10).
Ce monde se croit irrésistiblement voué au progrès, parce qu’il maîtrise la science et la technique, mais celles-ci cachent un rationalisme puissant et aveugle que renforce le rationalisme brutal du juridisme dont le monde s’enivre tout autant. L’hyperrationatisme qui en résulte peut tuer ce qui reste à l’homme de vitalité spirituelle et ramener la barbarie sous le séduisant et doux visage du bien public.
Contre cette menace radicale Le Signe appelle au changement radical du monde (Signe 28/7) : la re-création de l’homme par lui-même, l’orientation par la pénitence individuelle de toutes les perspectives humaines vers le Bien. C’est la lumière — lumière de la raison, lumière de vie — que notre mission ne cesse pas de répandre.
Nous ne laisserons pas à l’Histoire de dire ce qu’il adviendra du Bien et du Mal, parce que, même si nous ne pouvons pas empêcher directement les événements, nous pouvons en contrebalancer les mauvais effets indirectement en changeant nos vies (Signe 30/11) et en rassemblant le petit reste (24/1). Le Créateur lui-même nous dit que contre les ravages d’une puissante déspiritualisation du monde notre conscience spirituelle collective, la polone (Signe xxxix/12-13) formera une force recréatrice permanente non moins puissante.
Poursuivons notre mission !
Certes, l’incertitude nous tourmente, parce que la masse est en majorité athée ou tombée dans l’indifférence spirituelle.
Mais les individus qui composent la masse, il ne faut s’exagérer ni leur désespérance, ni leur imperméabilité aux idées spirituelles, ni leur soumission aux « raisons » rationalistes, ni leur confiance dans les institutions profanes.
Chacun de ces individus recèle l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27). « Ne souhaite pas trouver Dieu ailleurs que partout, » dit Gide.
Le Créateur sait que les hommes n’ont pas perdu leur racine divine, leur nature sacrée. En tout humain il voit un Abraham, père d’une nation nouvelle, Israël, ou un Jésus, père d’un monde nouveau à peine ébauché, relancé par Le Signe : le pur Christianisme, non un christianisme dogmatique.
Le Créateur estime réparable le Dieu apparemment mort dans l’homme (Signe 2/13), puisqu’il nous envoie sillonner le monde pour y moissonner le petit reste de pénitents qui deviendront à leur tour réveilleurs des âmes libres (10/10) et conscites (xxii/14) qui à la longue changeront le monde (28/7).
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur la domination d'Adam : pourquoi l'homme a-t-il trahi sa mission édénique ?
À un commentateur qui demande : "Pourquoi Adam voulut-il dominer ses frères et la nature ? Pourquoi le Père a-t-il donné la charge du jardin d’Éden à l’homme etc ?", Michel Potay répond :
La Parole ne nous dit pas pourquoi. Nous pouvons au mieux émettre des hypothèses — Les théologiens notamment ont beaucoup discouru sur ces questions, mais nous Pèlerins d'Arès ne faisons pas de théologie, parce que ça ne sert à rien.
Comprendre pourquoi j'ai attrapé un microbe, cause d'une maladie dont je souffre, servira (peut-être) à éviter que d'autres humains attrapent plus tard cette maladie.
Mais comprendre pourquoi Adam introduisit le Mal dans la Création et savoir s'il fut ou non conscient de ses conséquences ne nous sert à rien, parce que le Mal n'est venu qu'une seule fois. Il faut le remplacer par le Bien, c'est tout.
C'est pourquoi la Parole ne se perd pas en explications inutiles.
C'est pourquoi j'ai écrit dans mon entrée de blog : "Si tu ne changes à ton humanité que ce que tu en comprends, tu changes peu. Tu ne peux changer de toi-même que ce que tu vis ; alors tu changes beaucoup." [100C01*17/10/2009]
Sur l'argent comme obstacle au Bien, parmi d'autres
L'argent — le Mamon biblique = les biens, les possessions (Matthieu 6/24, Luc 16/13) — est un agent du mal quand il constitue un pouvoir, mais les pouvoirs qui, consciemment ou non, entretiennent et activent le Mal sur terre ne sont pas que d'argent, loin de là.
Au reste, la fortune en elle-même n'est pas nécessairement un mal. L'Éternel n'enrichit-il pas Abraham et ne combla-t-il pas de richesses Job après qu'il sortît de ses misères tant corporelles que matérielles ?
D'autres pouvoirs que l'argent exercent une influence encore plus néfaste sur les cœurs humains :
l'État par nature envahissant de la vie privée et dictateur en matière d'éducation,
tous les chefs — Tu ne sera le chef de personne, dit la Parole d'Arès (16/1) — corrompus par l'exercice du pouvoir et qui se justifient en déclarant qu'un monde sans autorité n'est plus que chaos et jungle,
l'administration qui se veut remplacer les privilèges abolis autrefois,
l'élite intellectuelle, qui devrait être celle des forts au service des faibles, mais corrompue par son corporatisme et sa sélection fermée qui interdit les autres mouvement de pensée de s'exprimer,
les media qui décident du choix de qui parle et de qui l'on fait taire, qui répandent les mensonges et modèlent l'opinion,
la justice qui prétend défendre la vérité contre l'erreur, mais qui n'est que fonctionnaire de la loi des rats (xix/24),
la violence, l'égoïsme, le cynisme, etc., etc.
la religion qui entretient l'esprit de caste, d'obéissance aux dogmes, qui combat la libre conscience,
et nos propres petitesse, mesquinerie, égoïsme, lâcheté, etc.,
bref, tout ce qui s'oppose à l'exercice de l'amour, du pardon, de la paix, de la liberté absolue et au développement de l'intelligence spirituelle comme contrepoids nécessaire de l'intelligence intellectuelle.
Si on lit bien Le Signe, on voit que l'argent et ses "pouvoirs financiers planétaires" forment bien un obstacle au développement du Bien, mais sont loin, très loin d'être le seul obstacle.
Le Signe nous invite toujours à la mesure. [100C05*17/10/2009]
Sur la question : Où est le bien où est le mal?
À un commentateur qui écrit : "Ce monde me dégoûte, mais qu'est-ce que le bien peut faire contre ça ? Où est le bien où est le mal ?", Michel Potay répond :
Je précise que j'ai pris comme titre "Faisons le point !" parce qu'en français l'impératif à la première personne du singulier n'existe pas, à moins de faire appel à une forme lourde, devenue inutilisable : "Que je fasse le point !" En fait, par cette entrée de blog je fais le point en moi-même pour moi-même.
J'ai naturellement pensé que ces paragraphes pouvaient aussi servir à chacun de mes frères et chacune de mes sœurs pour faire le point de sa foi.
Si vous voyez mal "en quoi" rappeler que je ne compris pas sur le moment la nécessité de l'Appel d'Arès "sert à faire le point", c'est parce que vous n'êtes plus missionnaire. Si vous n'étiez pas devenu un électron libre, un isolé volontaire qui vit sa foi en chambre — "excusez du peu !" —, vous feriez connaître Le Signe ici et là à des personnes qui, de même, n'en comprennent pas la nécessité sur le moment. Vous leur feriez alors gagner du temps en leur expliquant tout de suite "en quoi" cet Appel était nécessaire en 1974, reste nécessaire aujourd'hui et sera encore nécessaire demain.
Cette entrée de blog n'est pas, c'est vrai, centrée sur la liberté, mais j'y déplore expressément l'action des "enrégimenteurs de tous acabits, fondamentalement hostiles à la Vie spirituelle fondamentalement libre (Signe 10/10)" et je conclus en annonçant l'apparition dans ce monde de nombreux "réveilleurs des âmes libres (Signe 10/10)".
Je serais tellement heureux, si vous vous joigniez à ces "réveilleurs des âmes libres". Rejoindre la mission devrait vous être facile, puisque vous semblez très sensible au caractère libérateur du Signe.
Un jour de Pèlerinage, à la fin des années 90, quand je pouvais encore recevoir les pèlerins qui souhaitaient me rencontrer, nous eûmes, vous et moi, une conversation sur la liberté et la libération justement. Vous aviez déjà ce point à cœur.
Je me souviens vous avoir dit que je distinguais dans l'Histoire cinq grandes impulsions de libération.
Je résume mon propos d'alors :
Une première, avec Sarsouchtratame (Zoroastre) (Signe xviii/3), dont on ne sait quasiment rien, mais que Le Signe ne cite pas sans raison. Première tentative de libération spirituelle étouffée par le pouvoir barbare — Une tradition dit que Zoroastre fut assassiné par des séïdes païens au pied de l'autel du Dieu unique, qu'ils détruisirent.
Une seconde, celle des philosophes antiques — ah ! Socrate ! — et des prophètes d'Israël, qu'allait appuyer et parachever la Parole transmise par Jésus, travail hélas étouffé dès le 4e siècle par la religion et la politique, deux bonnes vieilles consœurs.
Une troisième, par Muhammad et la naissance de l'Islam, au 7e siècle.
Une quatrième, au siècle des lumières, en fait du 16e siècle — les humanistes, ah ! Érasme ! — au 18e siècle, quand l'homme se découvre libre au sens où il ose enfin s'affirmer indépendant de la nature, de l'Histoire, de principes qui semblaient le déterminer jusque-là, et capable de les critiquer et de s'en évader. Il découvre qu'il peut non seulement critiquer, mais aussi porter des jugements de valeur. C'est alors évidemment le retour de la philosophie, de l'éthique — ah ! Spinoza ! —, de ce j'appelle (dans mes petits mots à moi) la pensée librement chercheuse — ah ! Pascal et ses pensées ! —. L'homme découvre qu'il est en somme inachevé et capable de se former lui-même encore et encore. Mais, malgré des résurgences comme l'existentialisme, cette grande impulsion de libération est étouffée par l'éclosion des grandes idéologies, longtemps en incubation, venues remplacer la religion : le communisme, le fascisme, le nazisme, le supercapitalisme qui survient en réaction aux trois précédents. Le duo étouffant religion/politique est remplacé par le duo idéologie/politique.
Une cinquième avec Le Signe. À la fin du 20e siècle, donc pour le 21e siècle, apparaît un livre-événement dans lequel les pouvoirs, qui retiennent de mieux en mieux les leçons de l'Histoire, voient immédiatement un grand danger pour eux. Ipso facto, à peu près tout le monde se garde de parler de Le Signe, même des Salons du Livre la rejettent en prétendant que "Ce n'est pas un livre !" (les mots mêmes qu'on m'opposa au Salon du Livre de Bordeaux), de sorte que pour la faire connaître les Pèlerins d'Arès doivent se faire missionnaires de rue et représentants en librairie. Mais ce livre-évènement en dépit des barrages et de la conspiration du silence va inspirer aux hommes d'achever par l'accomplissement d'une Parole venue du Père de l'Univers (12/4) le travail de libération commencé il y a longtemps par Sarsouchtratame. Cette fois-ci, le Créateur n'y va pas de main morte : Il appelle à une libération à la fois organique et métaphysique totale de l'homme, autrement dit, il "vise rien moins que le retour du Fond (Signe xxxiv/7-12, xxxix/8) sur terre, la vraie, totale et formidable contribution humaine au Fond des Fonds universel (xxxiv/6)."
Nous avons besoin d'aide pour faire connaître cette nouvelle "Bonne Nouvelle" et mettre en marche un petit reste pour commencer ? Vous avez cessé la mission il y a longtemps pour vivre votre foi dans la solitude, mais il n'y a pas de Vie spirituelle dans la solitude, comme il ne peut y avoir d'amour (sauf pervers amour de soi) dans la solitude.
Rejoignez notre mission ! [100C07*18/10/2009]
Sur les prophètes accusés de mensonge
Quel mouvement prophétique n'a pas été accusé de "mensonge" ? Quel prophète n'a pas été prétendument "pris en flagrant délit de mensonge" ? Aucun ! Les prophètes bibliques, Jésus, Muhammad, tout le monde est passé par là. C'est pourquoi je dis que c'est l'Histoire qui arbitrera. L'Histoire dira si je suis un menteur ou si je suis l'homme de Dieu ; on verra si l'Histoire retiendra le souvenir de mon nom ou s'il retiendra le souvenir du nom ou des noms de celui ou de ceux qui m'ont accusé de mensonge.
En attendant, je dis à tous mes sœurs et frères : mettez la confiance dans votre cœur et occupez-vous à la mission en toute confiance. Vous servez la Vérité ! [100C09*18/10/2009]
Sur les limites de l'action violente, même au service d'une juste cause
À un commentateur qui voue une grande admiration à José Bové — pour ses actions et leurs répercussions mondiales — alors même que le prophète jugeait, en son temps, ces actions trop violentes, Michel Potay répond :
Me voyez-vous aller avec une troupe de gros bras saccager des églises sous prétexte qu'on y prêche des idées qui empoisonnent l'esprit, comme José Bové est allé avec sa troupe de gros bras saccager des champs de maïs transgénique sous prétexte qu'il empoissonne le sang (ce qui n'est même pas démontré) ?
Certes, je me ferais de la publicité, je serais cité dans les journaux, interviewé à la télé, filmé en train de saluer la foule depuis la fenêtre de ma prison.
José Bové, lui, s'est fait un nom comme ça. Pas moi.
Si je procédais comme José Bové, ceux qui ne m'aiment pas, qui me dénigrent, qui guettent de ma vie la moindre énigme pour la monter en scandale, trouveraient là une vraie raison de me "prendre en flagrant délit de mensonge".
Je préfère être ce que je suis, un quasi inconnu, mais un homme qui, au nom de l'amour et du respect du prochain, respecte l'espérance et la propriété d'autrui. Je ne vois pas ce que vous appelez agir "par pur Christianisme" si vous prenez, pour l'occurrence, le modèle de José Bové.
Je ne vois pas non plus ce que vous considérez dans mon entrée de blog comme étant "pour la première fois, une réelle remise en cause de l'évolution globale de mon enseignement". Je n'ai jamais prêché autre chose que ce que prêche cette entrée de blog. Mais dame ! Cette entrée de blog "fait le point", elle rassemble des concepts qu'on trouve généralement plus dispersés dans mes textes, et encore ! Je n'en suis pas certain.
[100C10*18/10/2009]
Sur la condition cachée des compagnes de prêtres catholiques en exercice
À un commentateur qui demande à Michel Potay son aide pour une cause précise : celle des compagnes de prêtres catholiques en activité, contraintes à une relation cachée — ce que les Italiennes nomment "amore negato" —, et parfois abandonnées lorsque la hiérarchie fait pression sur leur compagnon jusqu'à le menacer de licenciement, Michel Potay répond :
Je suis aussi ému par le fait que vous, un catholique parlant au nom de compagnes de prêtres catholiques et mères de leur enfants, nous considériez, nous Pèlerins d'Arès, comme libres des questions morales obsolètes qui empêchent encore beaucoup des fidèles de votre Église de venir au secours de la situation pénible que votre commentaire expose.
Certes, nous pouvons vous aider à vous faire entendre, car je suppose que c'est ce que vous attendez de nous, mais voyez-vous un avantage à ce que les Pèlerins d'Arès contribuent à faire comprendre à leurs frères catholiques qu'ils devraient faire pression sur leur hiérarchie pour qu'enfin elle considère la mariage de son clergé ?
N'y aurait-il pas plus de sagesse, et d'efficacité, à demander à vos partenaire du mouvement œcuménique — auquel les Pèlerins d'Arès ne sont malheureusement pas conviés — de contribuer à cette prise de conscience ? Je pense aux protestants et aux orthodoxes, dont les clergés sont mariés, ou, quoique moins proches, les juifs et les musulmans, dont les rabbins et imams sont aussi mariés,
Nous, Pèlerins d'Arès, avons déjà subi tellement d'avanies que nous n'en sommes plus à une avanie près de la part de nos détracteurs, dont fait partie votre hiérarchie catholique, mais elle pourrait bien nous accuser d'opportunisme, ou, au mieux, de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas, ce qui vous ferait du tort.
Nous voulons bien, non par opportunisme évidemment, mais par pur amour du prochain, par pure référence au Sermon sur la Montagne, qui est notre héritage comme il est le vôtre, examiner ce que nous pouvons faire pour vous aider. Avec réflexion et patience nous trouverons peut-être un type de contribution qui, venant de nous des non-Catholiques suspects (aux yeux de beaucoup) d'être des anti-Catholiques, vous aiderait vraiment, ne serait-ce qu'un peu.
De toute mon âme je souhaite qu'une solution heureuse soit trouvée à cette situation douloureuse. [100C11*18/10/2009]
La Révolution Française avec sa guillotine ne me paraît pas une impulsion de libération. La Révolution Française, si on la voit par les faits, a surtout servi à une élite roturière qui n'avait pas droit au pouvoir à prendre ce pouvoir, mais la base, elle, n'a pas vu de grands avantages libérateurs à cet événement historique qui a assez vite tourné à l'Empire. Je crois que la Révolution Française pouvait faire l'économie du sang dont elle s'est couverte et déboucher sur une monarchie constitutionnelle plutôt que de déboucher sur l'Empire.
Quant à la naissance des États Unis, il y a certes à la base une constitution très généreuse et l'éclosion de mouvements comme l'Universalisme — ah ! Emerson ! — et l'Unitérianisme (aujourd'hui réunis) et d'un saupoudrage libre de dénominations protestantes, mais tout cela m'a paru simplement la suite logique du siècle des lumières que j'ai évoqué dans ma réponse 100C07. [100C14*20/10/2009]
Sur la transfiguration
À un commentateur qui pose la question du moment où Jésus est "fait Christ" selon Le Signe (32/2) : cette conception divine se produirait-elle dès le Mont Thabor, avant même la Résurrection, qui ne viendrait alors que confirmer et sceller irréversiblement la fusion de Dieu en Jésus ?, Michel Potay répond :
Si vous devenez un grand pénitent, un homme qui réveille complètement l'image et ressemblance du Père qui dormait en lui, en d'autres termes : un homme qui met ses pas dans les Pas du Père (2/12), l'homme de Bien par excellence, alors le Créateur lui-même peut dire de vous : c'est Moi, né de Laurent, né de (nom de votre maman humaine), parce qu'il y a identité entre la créature que vous êtes et son Créateur.
Alors, vous êtes christ, un christ parmi tous les christs dont le Père souhaite voir l'apparition (Jésus n'est que le Christ de référence que tous les hommes de bien sont invités à imiter) au point que le Père se reconnaît en vous et peut dire : C'est Moi, né de Laurent, etc.. Autrement dit, vous êtes fait un Dieu (Signe 2/13) alors.
C'est cela la Transfiguration.
Jésus atteignit le niveau de Bien qui provoqua sa transfiguration (Marc 9/2-9) automatiquement, mais n'importe quel homme qui devient un pareil pénitent peut atteindre de même la transfiguration.
Parlant de Jésus qui m'apparut en 1974 je dis souvent : "Je vis le ressuscité," mais je pourrais dire aussi : "Je vis le transfiguré," et pour être plus précis dans le cas particulier de Jésus : "Je vis le transfiguré ressuscité," parce que tous les transfigurés n'échappent pas à la mort. Les deux transfigurés connus montés au Ciel vivants sont Élie et Jésus, mais il y a sûrement eu beaucoup d'autres transfigurés qui sont passés par la mort. [100C15*20/10/2009]
Sur la différence entre écrire par talent et écrire par nécessité prophétique
J'ai toujours protesté mon incapacité à écrire — Je veux dire : écrire naturellement et facilement comme un écrivain né, une personne qui rédige avec talent, qui est douée pour exprimer et raconter, qui a le don du style.
À une certaine époque, je l'ai même protesté par écrit : Je ne suis un écrivain ni par don, ni par vocation, ni par goût.
Certains ont pensé que je répondais ainsi à leurs compliments par coquetterie, par fausse modestie.
Mais non, c'est tout simplement vrai. Je ne suis qu'un laborieux et ce n'est pas ainsi que je m'imagine l'écrivain, que j'ai toujours vu comme quelqu'un qui se raconte ou qui montre sa richesse de pensée avec facilité, plus ou moins acteur, voire même exhibitionniste, mais moi, je n'ai rien à raconter sur moi ou sur ma vie, qui sont l'un et l'autre sans intérêt.
Si j'avais un don et du goût pour l'écriture je n'aurais pas attendu d'avoir 49 ans — en 1978 avec "Le Pèlerin d'Arès" après les apparitions de Jésus et les Théophanies — pour m'y mettre et si, pour finir, mon écriture est acceptable, c'est sans nul doute parce que cet infatigable Aguéla (Signe xxxi/13) vient derrière moi guider ma main à la plume ou sur le clavier.
J'écris parce que l'événement qui a bouleversé ma vie m'y contraint : ...Et ce que tu auras écrit (Signe 33/10).
Je n'aime pas écrire. Il me faut travailler, réfléchir, et je ne considère même pas cet effort comme un mérite, mais seulement comme un des devoirs de ma charge prophétique. J'écris comme le boulanger fait le pain.
C'est peut-être la seule chose qui explique le choix que Dieu a fait du bonhomme que je suis : J'ai une conscience, une haute conscience, de ma charge, et je vois clairement et m'efforce de dire clairement ce que le Créateur veut dire au monde.
Bref, j'ai quelque chose à dire d'important et c'est seulement pour ça que je le dis. [100C25*25/10/2009]
Sur la première approche : éviter le discours moral et réveiller l'instinct spirituel de l'interlocuteur
"Mutiler" le message est nécessaire sur un tract, dont la nature est d'être bref, un cri, où quand le temps de parole qui vous est laissé est très réduit, mais quand dans le train vous engagez la conversation avec un voisin de compartiment, ce qui suppose que cette personne veut bien vous écouter — et rappelez-vous : elle vous écoutera plus facilement qu'elle ne lira votre petit papier —, vous devez trouver le courage et la naturel de témoigner de votre espérance.
Le petit papier ne sera plus qu'un aide-mémoire sur ce que vous avez dit de vive voix. Mais si j'ai bien compris, vous faites l'inverse : Je suppose que, dans la conversation, vous vous contentez d'allusions à... mettons... un dépassement spirituel encore possible chez l'homme moderne et autres sous-entendus sur le salut par l'accomplissement du Bien plutôt que par les dévotions, et vous comptez sur le petit papier pour préciser votre pensée et carrément parler du Signe, de la pénitence, etc ? Dans ce cas, rédigez un petit papier plus long que ce que vous envisagez d'habitude et en tendant ce petit papier, insistez poliment : "Lisez ceci complètement. Ça changera peut-être votre vie comme ça a changé la mienne," ou quelque chose comme ça.
Il ne faut pas donner de leçon, mais stimuler l'instinct spirituel qui, comme l'image et ressemblance du Créateur, dort au fond de l'interlocuteur. En première approche surtout, il faut éviter le discours moralisateur et faire ressortir l'étonnant aspect pratique de Le Signe : Soyez pénitents, c'est-à-dire soyez bons, miséricordieux, pacifiques et vous déclencherez des forces étonnantes contre le mal.
La Parole de Dieu est incitative, suggestive, elle n'est ni impérative ni légaliste comme la religion l'a laissé penser, parce qu'elle respecte toujours l'homme libre dans sa liberté de choix. La religion a fait de la Parole de Dieu une idéologie. Nous avons a lutter contre cette vision culturelle d'idéologie et d'illuminisme que revêt tout ce qui invoque une Source autre que psycho-biologique.
Certes, il nous faut adresser des remontrances à l'humanité, ce qui comporte toujours un risque de désagréments en retour, parce que l'humanité, fière et toujours sûre d'elle, a horreur des remontrances, sauf exceptions. Ce sont ces exceptions que justement nous guettons.
Ce sont ces exceptions le blé mûr, les gerbes à faucher, le grain à engranger, le petit reste !
Mais si ces remontrances sont trop agressives, elles rebuteront même les exceptions. Il faut être subtil, avenant, joyeux même, et cette subtilité et gaîté vous ne les trouverez qu'au bout de votre pénitence. C'est aussi pour ça que votre pénitence est fête (Signe 30/11).
Laissez toujours votre interlocuteur ouvert à toute l'amplitude des possibles, parce que c'est ainsi que Le Signe nous parle, avec mesure et sans fixer à l'homme de conduite ou de politique précises, car toutes les façons de vivre chez soi ou en société peuvent s'envisager dans la pénitence. Il est en effet important de ne pas laisser l'interlocuteur s'abandonner à ses craintes, justifiées par l'Histoire, enracinées dans l'atavisme, d'un nouveau diktat religieux.
Nous ne créons rien. Il n'y a rien de nouveau dans Le Signe. Nous ne faisons que rappeler, que réveiller, que revenir sur les traces de la Parole pour la redéployer dans sa Vérité simple.
Bien sûr, il faut retourner le bébé dans la matrice comportementale et c'est un travail délicat, difficile, mais le Créateur ne désigne pas de catégories humaines plus préparées que d'autres à cette tâche. Il dit seulement que si vous n'êtes pas un pénitent assidu et modeste, vous ne pouvez pas retrouver ce savoir au fond de vous. Soyez pénitent et tout ira bien. [100C26*25/10/2009]
C'est chez ceux qui n'ont rien à perdre que naît la base militante d’un mouvement spirituel comme le nôtre
Notre message s'adresse à tout le monde, financiers compris. Mais on ne peut obliger personne à le suivre. Le Père dans sa Sagesse sait bien que c'est d'abord et toujours chez ceux qui n'ont rien à perdre, comme on dit, que la base militante d'un mouvement spirituel comme le nôtre trouve ses premières forces. [100C28*25/10/2009]
Sur l’intelligence spirituelle et l’intelligence intellectuelle
L'intelligence dont le Père parle au singulier dans Le Signe, celle qui n'est plus qu'un faible lumignon (32/5), est l'intelligence spirituelle, qu'on appelle aussi familièrement l'intelligence du cœur. En déplorant la dégradation ou quasi disparition de cette intelligence spirituelle le Père implique nécessairement l'existence d'une autre intelligence, qu'il ne lui est pas nécessaire de citer parce qu'elle va de soi, parce qu'elle existe nécessairement puisque sans elle vous ne pourriez tout simplement pas comprendre le verset en question (Signe 32/5).
Le Père distingue donc clairement l'intelligence qui n'est plus qu'un faible lumignon, d'une autre intelligence qui n'est pas citée, mais qui ne peut être que l'intelligence intellectuelle, celle grâce à quoi vous pouvez lire, analyser, étudier, comprendre Le Signe. Il n'existe donc pas "une intelligence entière" qui serait, disons, déséquilibrée parce que sa partie spirituelle aurait quasiment disparu, mais deux intelligences : L'intelligence intellectuelle, qui est nécessairement brillante puisque vous pouvez lire et comprendre Le Signe, une Parole subtile, et l'intelligence spirituelle qui a presque disparu, dont il ne reste que des traces.
Il y a entre ces deux intelligences la différence fondamentale qui existe entre comprendre et accomplir.
Ce sont donc bien deux outils distincts, différents. À preuve, un très grand nombre d'humains ont lu et compris Le Signe, mais peu l'accomplissent, peu sont entrés en pénitence et se sont mis à la moisson des pénitents.
Plus encore, il n'est pas nécessaire de comprendre (d'avoir l'intelligence intellectuelle) pour accomplir : Des humains qu'on prend pour des attardés, voire même des idiots, ou pour des impies, sont vantés par le Créateur comme accomplissant sa Parole sans savoir que ce qu'ils font est sublime et porteur d'une grande espérance pour le monde : Ceux qui ne reconnaissent pas la Voix du Créateur (qui n'ont pas compris intellectuellement ou qui ne savent même pas ce que dit cette Voix)... peuvent battre le péché, l'abomination haute comme une falaise (Signe 28/6-12). Les Béatitudes disent dans ce sens : Heureux les pauvres d'esprit (Matthieu 5/3).
Il y a bien dualisme — et seulement mais pas nécessairement éventuel mariage — de comprendre et accomplir, qui ne sont pas réductibles l'un à l'autre, comme il y a dualisme — et seulement mais pas nécessairement éventuel mariage — de la vie psycho-biologique, que seule reconnaît la science, et la Vie spirituelle, qui ne sont pas réductibles l'une à l'autre. Bref, il y a deux intelligences comme il y a deux vies.
Pour appliquer ce principe à n’importe qui, il faut que vous accomplissiez :
Aimez, soyez patient et magnanime, pardonnez, mettez la paix en vous et faite la paix autour de vous, soyez libre de tout préjugé à l'égard des autres, rallumez en vous l'intelligence spirituelle sans vous préoccuper de votre intelligence intellectuelle, qui paraît bien suffisante et même beaucoup trop vous encombrer, et vous serez un merveilleux pénitent sur la voix de l'accomplissement, et vous n'aurez plus besoin d'exemple, vous serez un exemple. [100C31*25/10/2009]
Sur la prière comme fusion et diffusion de Dieu en moi et de moi en Dieu
Je ne suis pas une "grosse tête". Je suis un "cœur tendre". Je ne vis pas du tout ma foi de façon intellectuelle, notamment je ne prie jamais de façon intellectuelle. Quand je prie il y a diffusion de l'intention mise dans la Paroles dans l'intention mise dans ma vie pour trouver la Vie, il y a fusion et diffusion de Dieu en moi et de moi en Dieu. Je ne sais plus qui est l'Un et qui est l'autre. Rien d'intellectuel là-dedans. Cela, je l'ai enseigné cet été, pendant le Pèlerinage, à un groupe de quinze jeunes qui maintenant vont d'assemblée en assemblée pour transmettre mon enseignement.
Seulement, je dois tenir compte des natures de ceux qui ont emboîté le pas au Signe (Signe 2/12, 32/3) de même que de leurs âges, de leurs origines culturelles, etc. Le changement d'une être humain ne se fait pas du jour au lendemain.
Certains ont besoin par nature de comprendre, de comprendre au sens discursif, exemple(s) à l'appui, pourquoi et comment ils doivent faire pénitence, alors que la pénitence est moins d'ordre discursif qu'intuitif, mais le passage du discursif à l'intuitif n'est pas toujours facile.
Être bon, aimer, pardonner, faire la paix, réveiller l'intelligence spirituelle pour contrebalancer l'intellect et se rendre libre de tous préjugés sont des actes qui, certes, peuvent partir d'un agrément logique : "C'est la sagesse qui logiquement amènera dans le monde le Bien," mais qui doivent devenir un jour ou l'autre intuitifs pour former une synthèse naturelle, un tout accompli, dans la conduite humaine après avoir, si nécessaire, résulté d'une analyse du comportement pendant un certain temps.
Il y a bien chez l'homme deux intelligences distinctes comme il y a un clou et un marteau, l'un et l'autre ne servant à rien séparément — un clou ne s'enfonce pas sans marteau et un marteau ne sert qu'à des tâches non spécifiques, quand il n'a pas un clou à enfoncer.
Mais une fois enfoncé, le clou servira en permanence à tenir ce qu'il doit tenir : la pénitence, contre l'arbre, c'est la vie <---> Vie spirituelle — Je serre, Je serre comme le clou (Signe ii/21).
Le marteau, lui, n'a plus alors qu'à retourner dans son tiroir en attendant un autre clou, c'est l'intellect. C'est l'outil.
Mais le clou, qui tient la pénitence rédemptrice unie à l'arbre à la point toujours verte (Signe xvi/13), la part de l'homme qui ne meurt jamais, peut être enfoncé par autre chose qu'un marteau : une pierre, un talon de gros croquenot, n'importe quoi de lourd et même un jour, je le crois, par la seule force de volonté... L'intellect n'est pas nécessaire pour que la vie spirituelle vous fasse serrer, serrer dans le bois de la Vie. [100C32*27/10/2009]
Sur l'absence de tout système politique imposé par le Père dans Le Signe
Dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" je rappelle que le Père, auteur du Signe, ne fixe aucun système politique à l'humanité. Par là il sous-entend que n'importe quelle(s) gestion(s) de la vie sociale et des installations publiques convien(nen)t : capitalisme, communisme, monarchie, république, anarchie, etc. convient, pourvu que le Bien y règne, c'est-à-dire vive dans les cœurs et les comportements des citoyens comme de leurs coordinateurs.
Toutefois, il semble clair que le communisme, là où il sera accepté (les non-acceptants iront librement ailleurs installer la gestion différente qui leur conviendra), et géré avec bonté et bonheur, offrira des perspectives sociales plus aisément conformes à l'idéal d'amour qu'il faudra rendre effectif.
C'est sans doute pourquoi on assiste actuellement à des choses étonnantes : Le plus grand journal US : "le New York Times", qui rend publique son opinion que Karl Marx est peut-être, tout compte fait, le plus grand penseur de la fin du deuxième millénaire, et les rééditions un peu partout dans le monde du "Capital" de Marx et d'ouvrages pour repenser "Le Capital".
Il faudra, bien sûr, réviser bien des aspects du communisme, notamment l'idée de "dictature du prolétariat", l'affreuse coercition par la loi et la police, qui est un idée purement révolutionnaire, violente par nature, et inacceptable dans une perspective spirituelle, mais je crois absolument dans la faisabilité d'un communisme spirituel.
D'ailleurs, les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc sont l'amorce indélébile de ce communisme spirituel fondé sur l'amour du prochain, mais non sur le partage contraint. Le sanhédrin et le procurateur romain avaient certainement à l'esprit les possibles débouchés sociaux du Message lancé par Jésus et n'en avaient que plus de hâte à faire taire celui-ci.
Ceci dit, je ne suis pas le héraut d'un nouveau communisme ; je n'ai pas la nostalgie du communisme politique qui s'est effondré, parce que ce communisme politique était lui-même un fauteur de misère, d'injustice et de Mal qui ne valait guère mieux que le libéralisme qui sévit seule à présent. Je dis seulement que le Mal n'a fait qu'augmenter depuis l'effondrement d'un concurrent dont les idées tentaient beaucoup d'électeurs du monde dit libre, ce qui obligeait les politiciens de ce monde libre à faire contrepoids à ces idées par des idées plus généreuses. Quand le pire est contenu non par idéal de bien, mais simplement parce qu'un contrepoids puissant existe pour le contenir, c'est que le Bien n'existe pas fondamentalement. La preuve en est que, sans concurrent à défier, le Mal s'étend. Bref, le Bien ne peut venir que d'un changement spirituel et là rien n'a commencé, sinon chez les quelques-uns, encore invisibles et sans influence, qui forment le commencement du petit reste. [100C35*27/10/2009]
Sur l’amour du prochain et la haine
Je rappelle ce que dit Qohélet 9/1. Ce verset dit : Ni l'amour ni la haine ne sont prévisibles pour l'homme, un sens mieux rendu par la Bible de Jérusalem : Que ce soit l'amour ou que ce soit la haine, l'homme ne sait jamais ce qui l'attend. La traduction (Bible juive) rabbinique (d'après la version massorétique) est un peu différente et dit : Les hommes ne se rendent compte ni de l'amour ni de la haine, tout leur échappe.
Si je m'en tiens à la traduction Bible de Jérusalem, Qohélet 9/1 signifie que l'homme connaît l'amour et connaît la haine, mais il ignore lequel de ces deux sentiments il éprouvera lui-même ou subira des autres demain. Nous pouvons tous faire le mal (ou faire le bien) imprévisiblement. Il s'agit donc de l'imprévision ou de la contingence, mais non de la méconnaissance de l'amour et de la haine.
Un commentateur dit : "Un seul péché annule beaucoup de bien", mais ce n'est pas vraiment ce que dit Qohélet 9/18, dont le sens est : Un seul homme malavisé (ou malintentionné) annule beaucoup de bien. Ce que Le Signe dit d'une autre façon : Le traite parmi eux (et) celui qui entre en doute [autrement dit, le malintentionné et le malavisé], éloigne-les tout de suite [sinon il annulera à lui seul beaucoup de bien dans l'assemblée] (37/9).
Il est vrai que, dans Qohélet, homme malavisé est parfois traduit par pécheur (dans la traduction rabbinique notamment, mais jamais traduit par péché), parce que l'hébreu particulier de Qohélet a toujours été considérée comme difficile à traduire.
Qohélet est un livre dont la traduction est non seulement difficile, mais encore révèle quelques contradictions. Les exégètes disent que Qohélet, appelé aussi l'Ecclésiaste, est une compilation de plusieurs auteurs (on en a compté jusqu'à huit différents) qui ne disent pas tout à fait la même chose. Ce n'est pas ce qu'on peut appeler Parole de Dieu. C'est plutôt un recueil d'aphorismes sur les bases de la foi juive de son temps. [100C36*28/10/2009]
Sur le travail de synthèse que le prophète a accompli lui-même
Quoi de nouveau ici, alors ? Rien de nouveau sous le découpage des idées, lesquelles ont toutes été exprimées plus ou moins séparément au cours des trente-cinq années passées.
La nouveauté ici, c'est que ces idées sont regroupées et soudées entre elles et forment un mélange soudainement très éclairant, très lumineux, qui confère à l'ensemble une force singulière. Toutes les lampes s'allument en même temps et le terrain apparaît dans sa plénitude, sa vastité et son relief.
Mais surtout, l'originalité profonde du sens du Signe y devient spécialement frappante.
En somme, j'ai fait ici moi-même ce que normalement les exégètes du prophète auraient fait après sa mort, comme ils l'ont fait pour tous les prophètes passés qui n'avaient jamais fait, faute de temps, une synthèse simple de leurs enseignements.
Je ne sais plus quel commentateur (et dans quelle entrée de blog ?) a déjà fait remarqué qu'il y a dans ma personne prophétique une particularité encore jamais rencontrée dans l'Histoire du prophétisme : Les prophètes passés ont passé à leur mission entre une année (Jésus) et vingt années (Muhammad), mais le Frère Michel y a déjà passé trente-cinq, bientôt trente-six année. Inévitablement, il en arrive à un affinement de son enseignement que ses prédécesseurs n'ont pas eu le temps d'assumer.
Je pense que si Jésus n'avait pas été aussi vite éliminé, il aurait tôt ou tard regroupé les éléments épars de son enseignement en une synthèse simple, profonde et merveilleuse — le Créateur souhaite que le Fond humain rejoigne le Fond des Fonds —, qui aurait tout aussi simplement interdit aux exégètes et théologiens futurs de disserter à n'en plus finir sur ce qu'il avait seulement commencé à dire et tout simplement empêché d'exister ces exégètes et théologiens. Toutefois, je pense que le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7), en l'état actuel des Évangiles Palestiniens, peut déjà être considéré comme la pré-synthèse de référence non définissant le Fond mais montrant bien la Voie, celle de la pénitence. Déduction facilitée par l'élimination par la Parole même du Créateur de l'Évangile de Jean et des Épîtres de Paul (Signe 16/12, 35/12) qui sont déjà des développements théologiques.
Ouillouillouille ! Des commentateurs vont me dire : Voilà que ça redevient "intello" ! J'arrête.
[100C39*30/10/2009]
Sur ce que rappelle Le Signe
Il n'y a rien dans Le Signe qui n'ait déjà été révélé. Jésus il y a 2.000 ans déjà n'était envoyé que pour rappeler la Parole qui l'avait précédé et les mots de l'Évangile de Marc ne sont textuellement que ceux donnés à Moïse 1.300 ans plus tôt (Lévitique) : Tu aimeras ton prochain comme toi même.
Le Signe le rappelle, du reste : Ce Que Je dis Je l'ai déjà dit ; Mes Prophètes et Mes Témoins l'ont livré au monde. Si tu les avais écoutés, Je ne serais pas descendu vers toi (30/1).
Le vrai problème de la société est de "ne pas trouver la force de mettre en pratique" les Révélations déjà données.
Alors, Le Signe et le mal que se donnent ses missionnaires pour la répandre ne servent-elles à rien ?
Elles servent autant et aussi nécessairement que servait l'Évangile de Jésus il y a deux mille ans
à rappeler des vérités qui ont été occultées ou oubliées comme, par exemple, le fait que l'âme ne vient pas avec le nouveau-né, mais est une production du bien pratiqué,
à rappeler que l'homme est en fait co-créateur du monde et que la Providence n'existe pas : le mal installé sur terre par l'homme (Signe 2/1-5) ne peut en être effacé que par l'homme,
à rappeler que les théologies et les dogmes développés par les religions et les églises ne servent à rien et ont détourné les hommes vers des espérances fausses (rédemption par la croix, salut par l'obéissance à la religion, etc.),
à rappeler que le salut ne dépend pas de ce qu'on croit, mais de ce qu'on fait de bien,
à rappeler donc que même l'incroyant est sauvé s'il est un homme bon,
à rappeler ce qu'est réellement la pénitence, qui n'est pas avoir du remords et s'en punir soi-même, mais renoncer au mal, pratiquer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et se rendre libre (Signe 10/10) de tous préjugés et de toute crainte des lois humaines, à pratiquer Le Sermon sur la Montagne en somme,
à rappeler que le monde doit changer (28/7) et que le pénitent n'assume pas que son salut personnel, mais assume aussi sa part du changement du monde en bien,
à rappeler que la prière qui glorifie et qui supplie ne sert à rien, parce que la vraie piété (31/6) consiste seulement à rappeler à ses lèvres (prononcer) ce qu'il faut accomplir : le renoncement au mal, la pratique du bien,
à rappeler — pour abréger — que le christianisme ou simplement la vie spirituelle n'a pas commencé.
Le monde a encore besoin de Révélation, parce qu'il n'a pas entendu ou il a changé en religion les diffusions précédents de la Révélation et que tout rappel est pour lui comme une Révélation nouvelle.
À ce propos, nous avons besoin de pénitents pour montrer l'exemple et de moissonneurs pour trouver d'autres pénitents : le petit reste.
Rejoignez-nous ! [100C40*01/11/2009]