
[DR]
C’est la substance même du Signe !
Voici deux missionnaires sur un boulevard, l’un vêtu en ange, l’autre portant une banderole où l’on lit :
« Le Christianisme n’existe pas,
sinon la fraternité existerait. »
Cette campagne spirituelle comme beaucoup d’autres précédentes montre quelle grande espérance les Pèlerins d’Arès mettent dans l’amour, la grandeur d’âme, le pardon, la délivrance des préjugés, la paix, l’intelligence spirituelle, comme vertus répondant aux recommandations de l’évangile bien plus que n’y répondent les termes de foi abstraits comme la trinité ou le rachat de tous les pécheurs par la croix. Les pécheurs sont rachetés par leurs efforts pour devenir bons, ce que Le Signe appelle pénitence (30/11) en changeant le sens de ce mot qui passe de remords et expiation à re-création de soi, reconquête de la divinité laissée en l’homme par le Créateur (Genèse 1/27, Signe 2/13).
Ce qui ne signifie pas que les Pèlerins d’Arès méprisent leurs frères chrétiens associés aux églises ni leur frères croyants, juifs, musulmans, etc., puisque le Père sans nul doute sauve qui il veut (Signe 11/3). Non seulement nous savons avec certitude que les pénitents, les hommes de bien, sont sauvés, quelle que soit leur religion ou leur philosophie, mais nous savons qu’ils contribuent au changement du monde en bien (Signe 28/7), au salut universel final.
S’il s’agit du christianisme vrai, êtes-vous des conquérants ou des mous ? Pour tout humain imprégné du besoin d’accomplir l’ascension vers les Hauteurs (Signe 36/14) apparaît un autre humain, enthousiaste pour devenir à son tour un pénitent, afin que le monde change en bien peu à peu.
Commentaires et réponses d’origine
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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Sur le thème missionnaire de 1988
C'est moi qui avais décidé du thème de 1988 "le christianisme n'existe pas" et "reprenons la lutte !" et j'avais imprimé à Arès les affiches et les tracts, aidé par frère Bernard L., je m'en souviens comme si c'était hier. L'année suivante, la mission, thème et organisation, fut entièrement préparée par les Parisiens et ils supprimèrent mes thèmes de 1988. Ils les estimèrent inopportuns, peut-être un peu trop provocateurs... Je n'en ai jamais vraiment connu la raison, mais tout comme vous j'ai beaucoup regretté ce recul. Oui, ils ont mis presque vingt ans pour les reprendre en s'avisant enfin que c'est la substance même du Signe : L'évangile n'a pas été accompli, il faut enfin l'accomplir. J'en suis comme vous très heureux. [25C3*07/05/2006]
Sur l’intelligence spirituelle
Certains ont raison de façon intellectuelle, mais tort de façon spirituelle. Or c'est l'intelligence spirituelle, devenue faible lumignon, que nous sommes invités à réveiller (Signe 32/5). C'est-à-dire la foi active, créatrice. Pourquoi le Père serait revenu parler aux hommes en 1974 et 1977, donnant au monde Le Signe, si aucun changement culturel important ne pouvait être commencé dès maintenant ? Pour la suite, nous savons que quatre générations ne suffiront pas (24/2), de toute façon. [25C4*07/05/2006]
Sur le rabâchage
Michel Potay répond à un lecteur qui a parcouru le blog depuis le début — en remontant à partir de l'entrée n°4 — et qui, bien que se déclarant très intéressé, confie ressentir une certaine lassitude face au retour constant des mêmes thèmes : la pénitence, l'amour, le pardon, l'intelligence... Ce lecteur lui pose alors la question suivante : "Comment faites-vous pour ne pas vous lasser vous-même de ce leitmotiv ? Il doit bien exister une façon de contourner la répétition. Avec un peu de réflexion, ne pourrait-on pas dire la même chose de sept ou huit manières différentes, pour éviter de tomber dans le rabâchage ?"
Je ne me lasse pas de manger, boire et dormir. Vous non plus, j'imagine. Parce que c'est fondamental. De même, je ne me lasse pas de faire l'effort d'aimer, pardonner, faire la paix en moi et la paix avec toutes les personnes qui pourraient m'irriter ou me faire fuir. Parce que c'est tout aussi fondamental. Je ne me lasse pas de réfléchir à tout cela, qui a cessé d'être naturel chez le pécheur que je suis, depuis tant de générations, que, si je me lasse de gravir les sentiers chevriers, je glisse et dévale en arrière avec l'impression pesante que j'entraîne avec moi toutes les générations qui m'ont précédé et tous ceux qui ascensionnent les Hauteurs avec moi. Tout serait à recommencer.
Le monde ne se sortira pas du mal, du malheur, de la mort, s'il se lasse de faire pénitence. Il est important que ceux, rares —le petit reste, pour le moment tout petit, —ne se lassent pas de se répéter ce qu'ils doivent accomplir : Prononcer la Parole pour l'accomplir, voilà la vraie piété (Signe 35/5-6) et la prononcer inlassablement : Ne te lasse pas de dire... (27/8) Ne te lasse pas de parler au peuple... (26/15) Voilà pourquoi je "rabâche." [25C6*10/05/2006]