La lettre d’Ahmadi-Najad (ou Ahmadi-Nèdjad), président d’Iran, à George W. Bush, président des USA, se trouve en annexe pour ceux qui lisent l’anglais. Je n’ai pas encore trouvé le temps de la traduire en français pour les autres.
En attendant la traduction, rien n’explique mieux le sens de cette lettre que le commentaire que m’a adressé Bernard L., frère de Bretagne :

Photo : Khamenei.ir (Wikimedia)
« […] Comme le dit cet homme (le président iranien) à un autre homme (le président des USA) :
« Dans la charte des media, la diffusion correcte de l’information et le reportage honnête d’une histoire sont des principes nécessaires. Si on permet que la vérité se perde, comment cela peut-il se concilier avec les valeurs prônées par Jésus Christ ?
« Merci, frère michel, de réhabiliter tout homme dans son rôle de prophète,
« [La lettre d’Ahmadi-Najad] parle aux « gens du livre », [comme le Coran appelle les juifs, chrétiens et musulmans,] tous animés d’une parole unique, comme parle un prophète, et les met tous sur le même plan. Lui-même s’adresse à nous tous, quelle que soit sa position et sa relation particulière [avec le monde] aujourd’hui.
« Ne censurons ni ne trafiquons ce « message » d’homme parmi tant d’autres. Relevons-le au niveau de la Parole qu’il veut aider à faire accomplir (Signe 35/5-6).
« Je vous remercie de nous faire connaître ce message par-delà la déformation que lui font subir les media de tous bords. Soyons nous-mêmes des media de lumière et de bonté,. Parlons pour le vrai et le bien dans le monde, avec force et assurance.
« Merci au Nom du Père pour cette information que vous nous donnez. Transmettons-là ! »
Soupçonnant l’Iran de fabriquer une bombe atomique, qui n’est peut-être qu’un prétexte, comme ces « armes de destruction massive » qui motivèrent l’invasion de l’Irak, les USA diabolisent Ahmadi-Najad. Inversement, il semble tout à fait improbable qu’un musulman pieux prétexte faussement du Coran pour tenter une conciliation diplomatique. La lettre d’Ahmadi-Najad ne règle pas le problème entre l’Iran et les USA, mais elle nous ouvre le cœur de cet homme. Peut-être George W. Bush ouvrira-t-il son cœur dans sa réponse ? L’enjeu est de taille. L’enjeu est peut-être une nouvelle guerre mondiale.
Ce n’est pas en vain que Le Signe recommande : Tu (toi, le chrétien) feras alliance fraternelle avec les assemblées des synagogues (les juifs) et les soumis de Dieu (les musulmans) (35/11). Le Père savait, en 1974 quand il adressa ces paroles au monde, que la situation se tendrait dangereusement entre chrétiens, juifs et musulmans quelque trente ans plus tard.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Sur ce que désigne le "bon livre"
Le "bon livre" désigne toute la Parole de Dieu, donc le Coran, mais aussi la Bible (du moins les livres de la Bible nommés dans le Coran : la Torah, les psaumes, les évangiles, les prophètes) et, pour ceux, nombreux, parmi des Musulmans qui la connaissent et la reconnaissent, Le Signe.
[26C3*12/05/2006]
Sur le silence médiatique en France autour de la lettre de Mahmoud Ahmadi-Najad
Un commentateur demande à Michel Potay s’il sait "pourquoi aucun de nos media [de France] n'a publié la lettre que Mahmoud Ahmadi-Najad a adressée à George Bush, tout au moins sa traduction en français ?" Réponse :
Non, je ne sais pas, je ne sais pas de façon informée, pourquoi les media français n'ont pas publié in extenso cette lettre d Ahmadi-Najad, mais, si tel est le cas selon vous, j'en devine la raison. C'est la même raison qui fait que tout ce qui est profondément moral et plein d'espérance, comme Le Signe, est aussi peu cité que possible par nos journaux qui détruisent ou taisent systématiquement tout ce qui représente un idéal de beauté comme servante du Bien (Signe 12/3). Tout se passe comme si les journalistes avaient tiré un trait définitif sur tous les idéaux considérés désuets, dépassés, définitivement cuculs et donc, dans leur esprit, pas sérieux et nocifs.
[26C5*12/05/2006]
Échanges avec un commentateur anonyme
Michel Potay répond à un commentateur anonyme qui écrit ces mots : "Mes condoléances ! Un comique disait que le jour où le dernier des imbéciles arriverait au niveau du singe, l'humanité aurait fait un grand pas. Ce n'est pas encore le cas du métèque dont vous montrez la photo tendant la main pour des cacahuètes, mais s'il fait quelque progrès il arrivera peut-être au niveau d'un sous-singe. Il n'en prend pas le chemin avec sa lettre à Bush qui, d'ailleurs, comme sous-singe, n'est pas mal non plus."
Réponse :
Ah mais, c'est que vous me complimentez. Je suis métèque moi aussi. Venez donc au pèlerinage cet été, vous verrez que, comme sous-singe, je ne suis pas mal non plus. Quelle espérance de voir que le Créateur envoie ses messages à sa Création en commençant par le bas ! De cette façon, nous ne pouvons que monter. Je suis quand même une étape au-dessus de la vôtre, parce que moi, je sais signer mon nom... Tralalalalère ! Ahmadi-Najad aussi, du reste. Vous n'en êtes pas encore là, mais ne désespérez pas. Je suis heureux de voir que mon blog a un public aussi varié.
[26C7*12/05/2006]
Ce même commentateur envoie un second message : "Je crois que l'auteur de l'entrée 25 est de bonne foi, mais il voit la situation par le petit bout de la longue-vue. Il y a tout juste quelques heures, dans une adresse à des étudiants indonésiens (tous musulmans), il a répété ses menaces contre les juifs, déclarant qu'Israël était "voué à l'écrasement". Je ne crois pas que les USA prennent l'enrichissement d'uranium en Iran autrement que comme une menace contre Israël. Cet Ahmadinedjad, ou Ahmadi-Najad comme vous l'écrivez, fait lugubrement penser à un nouveau Hitler menaçant ses voisins, l'Autriche, la Tchécoslovaquie, un peu avant le grand conflit international de 1939."
Réponse :
Le but de ce blog n'est pas de fixer des positions et de les défendre à tous crins. Surtout en politique, domaine dans lequel les Pèlerins d'Arès ne sont qu'observateurs. Je suis au courant des propos que le président Ahmadi-Najad (j'emploie cette orthographe, parce que l'intéressé lui-même l'utilise : voir document en annexe) a tenu en Indonésie, hier jeudi 11 mai. Vous semblez oublier qu'il a également dit, en substance, que "l'Iran, qui continuera d'enrichir de l'uranium comme le font d'autres nations libres, est d'accord pour engager des discussions sur son programme nucléaire avec ceux qui le souhaiteraient, mais pas sous la menace d'une attaque militaire [par les USA]." Ce qui réduit quand même la portée de son "Israël est voué à l'écrasement" ("doomed to crumble" d'après Associated Press), qu'il a effectivement dit.
Cela n'enlève rien à la valeur morale de sa lettre à George W. Bush. Ceci considéré, j'ai dit avec prudence, dans mon entrée 0025, que cette lettre ne réglait pas le différend entre les USA et l'Iran, j'ai ajouté que l'enjeu était très sérieux.
Je proteste, cependant, contre votre comparaison avec Hitler. Comment soutenir une telle comparaison entre un musulman pieux, même exalté, et Adolf Hitler qui n'était pas chrétien et suivait la dangereuse idéologie du nazisme ? Aucune analogie possible entre la lettre d'Ahmadi-Najad et "Mein Kampf" de Hitler.
[26C8*12/05/2006]
Sur la complexité du dialogue Orient-Occident
A ma connaissance, il n'existe actuellement aucun pays musulman dont le chef d'état ne soit pas plus ou moins "liberticide". Pas plus tard qu'avant-hier le président Hosni Moubarak d'Egype envoyait ses "compagnies de sécurité", au Caire, contre des manifestants apportant pacifiquement leur soutien à des juges qui venaient d'être interdits parce qu'ils montraient trop d'indépendance par rapport aux volontés d'Hosni Mubarak. Le roi d'Arabie, lui, coupe les têtes, etc. Comme beaucoup, je dis "non" à ces comportements liberticides.
Cependant, les choses peuvent être beaucoup plus compliquées que de simples "oui" ou "non". Si George W. Bush et d'autres de ses alliés persistent dans leur "besoin existentiel de dire non" au dialogue avec Ahmadi-Najad, ce qui risque de se passer peut être très grave — On dit que des escadres de bombardiers US sont en alerte, prêtes à décoller pour jeter la mort et la destruction en Iran —. Ce que mon entrée #0026 veut montrer, c'est que ces hommes que les media occidentaux diabolisent sont quand même des hommes qui, quoiqu'empruntant les procédés et les arguments d'une culture différente de la nôtre, ne sont pas fermés au dialogue pour peu que les Occidentaux veuillent bien enfin mieux considérer à quoi ils croient et pourquoi ils raisonnent différemment, et veuillent bien ne plus les menacer de représailles armées, s'ils ne se soumettent pas à leurs diktats.
Cependant encore, l'Iran musulman est capable d'accepter et d'héberger ses citoyens contestataires. Prenez Shirine Ebadi, prix Nobel de la paix en 2003. Cette femme est avocate, son mari est ingénieur ; ils vivent librement avec leurs enfants en Iran, même s'ils ne reçoivent ni encensement officiel ni facilités d'expression radiodiffusée ou télévisée du gouvernement iranien —Et nous, Pèlerins d'Arès en France, depuis le triste "rapport parlementaire" de 1996, ne sommes-nous pas traités de la même façon par les officines officielles et leurs agences (Adfi, etc.) ? Il n'empêche que Shirine Ebadi combat pour la liberté de la presse, l'égalité entre hommes et femmes, etc., en Iran.
Rien n'est facile, rien ne se règle sur le champ, dans ce vieux monde où les habitudes de penser se sont différenciées selon les lieux au cours des millénaires. D'ailleurs, Shirine Ebadi dit elle-même que la condition d'infériorité et de dépendance de la femme en Iran, en Afghanistan, en Arabie, etc., n'est pas due au Coran, mais aux mœurs développées depuis des âges et des âges en Orient. C'est pourquoi je crois qu'on doit favoriser tous les efforts de paix, à défaut d'amour pour le moment. La paix, sans laquelle rien ne se règle jamais. Je salue la lettre d'Ahmadi-Najad, parce qu'elle forme une ouverture de paix, même si elle ne dit pas ce que Washington attendait que l'Iran dise.
[26C9*12/05/2006]
Sur la question : "quelle est la véritable intention d’Ahmadi-Najad ?"
Michel Potay répond à un commentateur qui lui écrit : "Le moins que l'on puisse dire, c'est que la lettre de Mr le Président Ahmadi-Najd est magnifiquement rédigée.
Mais finalement, quelle en est sa véritable intention ? De faire un véritable geste de paix ou bien d'infliger un camouflet au Président Bush sous forme de propagande ?"
Réponse :
Face à l'alternative que vous posez : "...quelle en est sa véritable intention [l'intention d'Ahmadi-Najad] ?", vous ne répondez pas vous-même.
Ahmadi veut-il "faire un véritable geste de paix ou bien infliger un camouflet au Président Bush sous forme de propagande ?" Je préfère, jusqu'à plus ample informé, opter pour la première hypothèse. Disons que j'ai la réaction de l'optimiste alors que vous avez celle du pessimiste sans que, pour le moment, nous n'ayons vous et moi la preuve d'avoir tort ou raison.
Il y a quand même un point qui fonde mon optimisme, c'est qu'Ahmadi-Najad est un musulman pieux et que je n'ai pas encore rencontré un musulman pieux qui invoque le Coran et l'islam à la légère, mais je vous accorde qu'il existe sûrement des tartufes en Islam comme il y en a (ô combien !) en Chrétienté. Ahmadi-Najad est-il un tartufe ? Nous n'en savons rien.
J'admets que cet homme manifeste à l'égard d'Israël une hostilité qui semble parfois lui faire perdre la tête. Si les media n'ont pas trahi ses paroles. Permettez-moi de me méfier des media, alors que la lettre adressée par Ahmadi-Najad à Bush paraît bien authentique en tous points.
Je vais donc conclure ma réponse par une question : Si vous étiez l'administration américaine, sans même parler de George W. Bush, que feriez-vous face à cette lettre ? Car enfin elle existe. Cette administration a beau se demander : Ahmadi-Najad tente-t-il un coup de pub ou est-il sincère ?, elle doit choisir entre ces deux options et répondre en fonction de son choix. Je me demande si, quand même, vous ne donneriez- pas sa chance à la paix en pariant sur la sincérité de l'homme ? Parce que, pour finir, que peut donc bien faire l'Iran d'une bombe atomique ? Bombarder Israël ? Mais Téhéran dans la demi-heure qui suit ne serait plus que cendres, car Israël aussi a la bombe. Faire sauter la bombe iranienne quelque part au cœur de New-York, de Washington, de Chicago ? Mais les USA ont plein, plein, plein, de bombes atomiques pour écraser l'Iran. Je ne crois pas que cette affaire de bombe nucléaire iranienne soit sérieuse. Je peux certes me tromper, je vous l'accorde, mais finalement j'opte pour une ouverture de paix, pour la détente.
[26C11*13/05/2006]
Que répondrait frère Michel Potay à la place de Condoleezza Rice ?
Michel Potay répond à un commentateur qui lui écrit : "(…) j'ai entendu Condoleezza Rice parler [il y a quatre jours à la télévision] de la lettre d'Ahmadi-Najad : "une missive de 17 ou 18 pages...", avec mépris. N'empêche qu'elle doit être bien "em...dée" pour répondre. Que répondriez-vous à sa place ?"
Réponse :
Je suppose que Condoleezza Rice soit ne répondra pas, soit répondra "nous prenons acte" ou par une autre formule qui ne veut rien dire, soit, si elle veut être plus explicite, répondra que la lettre du Président d'Iran n'aborde pas le sujet du jour, c'est-à-dire l'enrichissement d'uranium à des fins militaires, ce qui lui évitera d'aborder le fond spirituel de l'appel d'Ahmadi-Najad. D'une façon ou d'une autre, les choses en resteront au point où elles en étaient avant la lettre en question.
J'avoue que je doute que Mr George W. Bush ait la qualité humaine, la finesse politique, la sagesse, qui lui feraient profiter de l'occasion pour provoquer un grand mouvement de détente générale au Moyen Orient, qui en a bien besoin. Je persiste néanmoins à estimer que la lettre d'Ahmadi-Najad n'est pas du tout de ces appels faits pour exciter toute une région contre l'Occident, mais au contraire un appel à la détente générale, un appel plutôt propre à gêner les intentions belliqueuses des USA, en tout cas. Il y a, bien sûr, les invectives contre Israël, mais ça, c'est une constante de la rhétorique iranienne depuis l'ayatollah Khomeini. Ce n'est pas rassurant, mais en même temps on est en Orient où les joutes de mots sont culturelles. Il n'est, pour s'en convaincre, que de lire la Bible !
[26C13*13/05/2006]
Sur l’hypothèse d’une attaque nucléaire par l’Iran d’une ville ou d’une base militaire occidentale
L'Iran ne doit pas avoir le bombardier ou le missile de croisière capable d'emporter la bombe [nucléaire] très loin. Mais je crois savoir que l'Iran a une marine, qui n'est pas négligeable, notamment des sous-marins. Ceci dit, je maintiens que l'hypothèse d'une attaque par l'Iran d'une ville ou d'une base militaire occidentale, même par la mer, n'est pas sérieuse, considérant les risques de représailles. Le Pakistan, allié des USA, a la bombe nucléaire. L'Iran peut légitimement se garder de ce côté-là.
Mais j'en reviens à la lettre d'Ahmadi-Najad, justement. Cette lettre a clairement pour but de montrer que si des considérations d'ordre spirituel, moral et humain préoccupent l'Occident, notamment les USA, autant qu'elles préoccupent l'Iran, il n'y aura jamais aucun problème militaire entre l'Occident chrétien et l'Orient musulman. Reste évidemment l'alternative : S'agit-il d'une énorme ruse ou d'un cri du cœur ? J'opte pour le cri du cœur, mais si cela s'avérait de l'hypocrisie, je serais affreusement affligé.
[26C16*14/05/2006]
Sur la légitimité d’envoyer une aile blanche (Signe XXV/4-6)
Michel Potay répond à une commentatrice qui lui demande : "Est-ce que l'envoi d'une aile blanche (Signe XXV/4-6) aux deux protagonistes pourrait servir à nouveau de planche de réflexion pour le président américain ?"
Réponse :
En 1977, c'était à la demande du Père que j'avais adressé l'aile blanche (lettre invitant à la paix : Signe XXV/4-6) à Menahem Beghin et Anouar el Sadate. Avec, pour la petite histoire, une réaction amicale de ce dernier par l'intermédiaire de l'ambassadeur d'Egypte à Paris, mais aucune réaction du côté d'Israël.
En 2006 je n'ai aucune demande du Père. Ce qui, vous avez raison, n'interdit pas de considérer la première demande comme une invitation à procéder de même chaque fois qu'une occasion de faire ou de maintenir la paix se présente. Je pense cependant que les conditions sont différentes. En 1977 il y avait un état de guerre entre Israël et l'Egypte. En 2006 il ne s'agit pas d'Israël, d'une part, et, d'autre part, il n'y a pas de guerre entre l'Iran et les USA. Enfin, je considère la lettre d'Ahmadi-Najad comme une aile blanche en elle-même.
Je reste curieux de la réaction officielle du président Bush, s'il y en a une. Pour le moment, comme si de rien n'était, il est tout occupé à déployer l'armée US le long de la frontière sud des USA contre l'immigration clandestine.
[26C22*17/05/2006]
Sur l'absurdité du négationnisme
J'ignorais l'existence de la pétition lancée par "La Tribune Juive" [qui affichait en bas de première page : "Signez la pétition contre la présence du président iranien au mondial 2006."]. Je n'ignore pas que la presse aurait fait circuler un propos d'Ahmadi-Najad disant que l'holocauste n'a pas existé. Je n'ai personnellement pas lu le propos en question, je ne connais ni les termes ni le sens exact dans lesquels il a été tenu (je me méfie quand même des media), mais comme je l'ai déjà dit dans une réponse à un commentaire, Ahmadi-Najad manifeste à l'égard des Juifs un mépris qui lui fait parfois perdre la tête. L'existence de l'horrible holocauste des juifs, des polonais, des tziganes, des homosexuels, des communistes, etc., est historiquement indiscutable. J'avais 16 ans quand les charniers des camps de concentrations furent découverts en Allemagne et je me souviens parfaitement de l'horreur que cette nouvelle souleva. Néanmoins, des historiens et universitaires, en France et ailleurs, en ont nié ou relativisé l'existence depuis. J'avoue ne pas comprendre pourquoi des antisémites nient ce terrible holocauste, qui est un fait avéré, puisqu'étant antisémites, ils devraient au contraire et malheureusement s'en réjouir... Peut-être veulent-ils par-là prétendre que nos frères juifs auraient inventé l'holocauste pour s'attirer des sympathies ? C'est, je l'avoue, un point noir dans la rhétorique d'Ahmadi-Najad, mais sa lettre au président Bush ne semble pas confirmer une haine aussi primaire pour les Juifs. Il y a quelque chose de troublant, mais néanmoins on ne va pas risquer une guerre mondiale pour des mots malheureux.
[26C29*19/05/2006]