Le Pèlerinage d’Arès 2008 a commencé, comme chaque année, le 21 juin. Tous les jours nous y allons depuis Bordeaux, sœur Christiane et moi, en voiture (aller et retour : environ 104 km). Nos finances étant plus limitées que celles des émirs d’Arabie, ce trajet quotidien nous coûte cher et, comme à Wall Street on parle déjà du baril de pétrole à 200 Dollars, nous nous disons qu’un jour nous n’irons plus à Arès qu’un jour sur deux ou sur trois.
Et puis, le pétrole se raréfiera, le carburant sera hors de prix, et « nous irons à Arès en brouette, Christiane ou Michel dans la brouette et l’autre la poussant tour à tour, 10 kilomètres par 10 kilomètres, parce que nous serons trop vieux pour faire le trajet complet à pied, » disons-nous, à grands éclats de rire, comme deux bons vieux fous à lier. Nous ajoutons : « À condition qu’il reste encore quelques points sur nos permis de conduire les brouettes, parce que les politiciens, qui ne reculent plus devant l’absurdité totale — comme leur loi des 35 heures voulait donner du travail en empêchant de travailler, leur permis à points veut faire des Français des conducteurs modèles en leur interdisant de conduire —, les politiciens, disais-je, traient à pleins seaux de lait-amende+punition chaud et bien gras les voyageurs les plus raisonnables ! Dernièrement, 95 au lieu de 90 km/h… Paf ! Un point de moins. 54 au lieu de 50 km/h… Paf ! Encore un point de moins. Comme vous devez regarder la route et pas seulement le compteur (enfin, moi, je conduis en regardant la route de temps en temps… pas vous ?), je vous mets au défi de déceler à l’oreille la différence de régime-moteur entre 95 et 90 ou 54 et 50 km/h. Le plus raisonnable conducteur est refait de quelques points et Euros à chaque radar ! Nous vivons des temps où les politiciens et les marchands du pétrole deviennent plus bêtes et méchants que les bons vieux ne deviennent fous à lier. Je ne juge pas (Signe 35/9), je constate par moi-même, c’est tout.
Je me demande tout aussi légitimement ce que l’avenir nous réserve.

Un château-fort du futur moyen-âge.
Photo : JerzyGórecki (Pixabay)
Peu de gens savent que la Chine détient plus d’un quart des réserves mondiales de change. Un état qui paie ses employés 30€/mois est forcément très riche. Chaque jour, tandis que nous Occidentaux essayons d’acheter le pétrole un peu moins cher, l’agent de la Chine à New York renréchit, parce que la Chine veut avoir la première industrie du monde et ne recule devant rien pour la pourvoir de l’énergie nécessaire. Alors, chaque jour le prix du pétrole monte un peu, il ne baisse jamais. Cette course à l’énergie va refouler des milliards d’humains de base vers un nouveau moyen-âge.
Je me souviens d’un temps, pas si lointain, — les années 80 — où Jacques Ellul écrivait « Le Bluff Technologique. » Je lui avais fait porter un exemplaire de Le Signe. Le commissionnaire me rapporta, je ne sais si c’est vrai, qu’Ellul se moqua durement de ce saint livre. Eh bien, aujourd’hui, nous voyons bien qu’il n’y a pas à prendre les technologues pour des bluffeurs. Ce sont eux qui boivent toute l’énergie de la terre. Le temps n’est peut-être pas si loin où le bec de fer (la technique à son point le plus dangereux) essuiera même la mer comme la sueur (Signe xii/8). Cette mer, qui perd déjà tous ses poissons surpêchés, qui est déjà polluée, dont on captera les forces de marée et dont on extraira l’eau douce et l’hydrogène. C’est à la mer qu’on tirera d’une façon ou d’une autre l’énergie que le pétrole ne pourra plus fournir.
Remarquez bien, la mer ne sera pas la seule exploitée. Il y aura l’air. On parle aussi de rouvrir les mines de charbon. Peut-être bientôt les usines de brouettes ?
Je me demande si l’on ne rouvrira pas les loges et quartiers d’esclaves, si l’homme n’entre pas en pénitence.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés


Sur la répartition des richesses et puissances
Le Créateur parle du sable des déserts dont il a fait jaillir pour eux (les fils spirituels de Mouhamad) la richesse et la puissance (Signe 2/9), ce qui d'ailleurs est vrai pour toutes les richesses du monde : fer, cuivre, charbon, bois, eau, etc. mais nulle part dans Le Signe le Créateur n'approuve la façon dont les profits de ces richesses sont distribués, ce qui est un tout autre sujet. On est en droit de se dire que Le Signe pousse l'humanité à une répartition juste des richesses et puissance entre autres répartitions justes de l'amour, du pardon, de la paix
Donc, quand on prie dans ce verset, on n’a pas à être "étonné" et on est en droit de se dire : "Oui, mais le but du Signe est justement de pousser l'humanité à une répartition juste des richesses et puissance (au bons sens des mots) entre autres répartitions justes de l'amour, du pardon, de la paix, etc." [83C01*02/07/2008]
Sur les "pervers narcissique"
À un commentateur qui met en garde contre les "pervers narcissique", encourage à s'informer sur le sujet afin de ne pas en être victime, Michel Potay répond :
Je ne sais pas qui vous êtes, mais probablement pas un Pèlerin d'Arès, je veux dire, pas un pénitent, parce que tout pénitent sait qu'il est lui-même, à quel que degré que ce soit, un "pervers narcissique" et ne peut aborder ce sujet qu'avec une grande modestie. Ce terme, "pervers narcissique", ne me paraît pas strictement médical, c'est-à-dire limité à désigner une maladie, mais un terme qui me paraît bien cacher un jugement — Tu ne jugeras pas, pas le plus petit jugement au fond de la tête (Signe 36/16), la paille et la poutre (Bible, Matthieu 7/1-5).
Notre Père, le Créateur, est Père de tous ses enfants, y compris le Père des "pervers narcissiques", c'est-à-dire d'une forte majorité de l'humanité, parce que le système que choisit Adam (Signe 2/1-5) a établi une échelle de valeurs qui, si l'on veut s'en sortir dans la vie, classe la "perversion narcissique" tout en haut. C'est évidemment tout le contraire de l'échelle de valeurs : amour, pardon, paix, humilité, liberté et intelligence spirituelle, que préconise le Créateur.
C'est justement tout l'enjeu du Signe, c'est là toute la difficulté de notre mission dans le monde.
Peut-être ne vous croyez-vous pas, sincèrement pas, un pervers narcissique. Dites-vous avec humilité et réalisme que c'est une apparence que vous donne nécessairement, disons... par exemple, votre absence totale de moyens d'être ailleurs qu'au bas de l'échelle sociale. Imaginez seulement que vous gagniez demain à l'Euromillion 150 millions d'Euros ! Êtes-vous sûr que vous ne vous sentirez pas subitement tenté, terriblement, peut-être irrésistiblement tenté, de vous comporter en "pervers narcissique" ? Même plus ou moins. Le ton même de votre commentaire montre que vous avez pour certaines catégories d'hommes un mépris qui revient à ne pas avoir vraiment l'amour évangélique en plénitude, l'amour du prochain, le prochain quel qu'il soit. Il faut cet amour-là pour renoncer à la richesse et à la domination sociale, même limitée. Il faut pour y parvenir beaucoup, beaucoup, beaucoup de pénitence. Mais peut-être l'avez-vous, après tout, peut-être suis-je en train de vous juger. Dans ce cas pardonnez-moi ! [83C02*02/07/2008]
Sur les capacités à la fois efficaces et dangereuses de la technologie
Le Signe ne prend pas du tout la technologie pour un bluff. Il la prend pour une capacité de l'humanité à la fois très efficace et bénéfique et très dangereuse, si elle est poussée à une sorte d'excès adorateur, comme c'est sa tendance aujourd'hui. [83C03*02/07/2008]
Sur l’absence de Michel Potay sur le blog qui fait écho à la solitude du prophète
Concernant mon silence de blogger depuis le 20 mai, il est seulement dû au travail, à un calendrier très chargé et incompressible. J'ai des difficultés à reprendre le rythme normal de mon travail après la longue période d'inquiétude et de nuits blanches causées par le contrôle fiscal de l'hiver, dont je suis sorti victorieux, mais qui désorganisa mon existence comme font toutes préoccupations imprévues. Je rappelle notamment que cette confrontation avec l'administration me montra l'abyssale ignorance que celle-ci avait encore aujourd'hui, après 34 ans, du Signe et des Pèlerins d'Arès et, aucun des frères qui s'étaient proposés pour le faire ne l'ayant fait au cours des années précédentes, je dus dans l'urgence créer de toutes pièces le site généraliste exhaustif michelpotay.info sur l'Internet. Bref, ce n'est qu'à la suite de ces mois consacrés directement (subir l'inspection fiscale) ou indirectement (créer le site généraliste) à des mises au point nécessaires avec l'administration, que je pus reprendre la préparation, stoppée en novembre 2007, de la prochaine édition du Signe, qui aura une présentation simplifiée, mais pas pour autant appauvrie, totalement nouvelle. C'est un travail qui me demande beaucoup de réflexion, d'attention et de temps — N'étant pas très malin et ralenti par l'âge, je ne fais rien rapidement —. Il m'est, de surcroît, toujours très difficile de reprendre un travail interrompu pendant des mois. Je suis donc encore dans la bousculade d'un calendrier qui n'a pas repris son rythme normal. Je suis en plein dans ce travail actuellement. Voilà la raison de ma longue absence de sept semaines sur le blog. Je vous en demande pardon. [83C03*02/07/2008]
Sur le manque d’énergie, signe parmi d’autres d’un déclin inévitable
À une commentatrice qui évoque les personnes qui ont réfléchi à la compensation du manque d’énergie et cite en exemple l’inventeur du moteur à eau, Stanley Meyer, Michel Potay répond :
Le cracking de l'eau (on fait éclater la molécule d'eau en ses composants hydrogène et oxygène) est un procédé physique auquel il est fait appel depuis longtemps, par exemple en arrosant le charbon des chaudières autrefois ou en injectant de l'eau mélangée au mazout dans les grosses chaudières modernes de type centrale électrique. J'étais ingénieur et je m'étais spécialisé dans la thermique, thermodynamique et hydraulique appliquée. C'est un sujet de physique industrielle que je connaissais. Certes, des progrès pratiques ont sûrement été faits depuis le temps, maintenant lointain, où, dans les années 60, je quittai l'industrie des transformations physiques pour rechercher la vérité dans les profondeurs métaphysiques, mais les lois physico-chimiques qui régissent le cracking de l'eau n'ont pas plus changé que celles de la pesanteur et de la conservation de l'énergie. Stanley Meyer, dont je n'ai jamais entendu parler, ne peut pas changer ces lois. Il n'est pas le premier à avoir rêvé du fameux moteur à eau et à y avoir travaillé.
Des physiciens se sont usés sur ce problème. En vain. Notamment à l'époque nazie quand l'armée allemande manquait d'essence et de gasoil et cherchait des solutions de rechange. En URSS également des recherches ont été menées dans le domaine des énergies de substitution, le moteur à eau entre autres, mais aucun résultat pratique réalisable à l'échelle industrielle n'en a jamais résulté. Le problème tient à ceci que pour produire le cracking de l'eau il faut beaucoup d'énergie (électricité ou chaleur, etc.) et que, hors du laboratoire, dans le volume réduit d'un moteur de voiture capable de développer une puissance convenable, c'est irréalisable.
Personnellement, je ne crois pas à l'invention de Stanley Meyer, ce qui ne signifie pas que je n'espère pas avoir tort, mais que j'ai bien peur d'avoir raison. À propos d'eau, il y eut au début de l'ère automobile un constructeur de teuf-teufs (son nom m'échappe... Darracq ?) qui utilisait la chaudière Serpolet qui permettait de mouvoir une voiture par la vapeur d'eau produite. Ça marchait très bien, j'ai vu de mes yeux marcher ce véhicule au cours d'un rallye de vieilles bagnoles à la fin des années 50, mais il fallait du bois... Je vous rappelle que pendant la guerre 1940-45 il n'y avait plus d'essence et que les camions, autobus, voitures, à Paris marchaient au gazogène fonctionnant au charbon de bois.
Je pense que l'avenir est à l'hydrogène, carburant capable de développer une puissance similaire à celle de nos voitures modernes sans faire subir à celles-ci des transformations trop importantes. Le problème n'est pas l'hydrogène et le moteur adapté, mais l'infrastructure nécessaire à la distribution de ce gaz. Il y a actuellement en Californie un parc d'automobiles expérimentales à moteurs à hydrogène (plusieurs centaines, je crois), dont le rayon d'action est limité aux stations de distribution d'hydrogène, elles-mêmes en pleine expérimentation. Il est possible que dans un avenir relativement proche beaucoup de Californiens roulent à l'hydrogène dans leur état.
Le problème économique que le prix de l'énergie (aujourd'hui essence, gas-oil, mazout, butane, propane, etc., demain hydrogène, électricité, etc.) pose n'est pas celui du pétrole à la source ou de sa distillation à la sortie de la raffinerie. Non taxée, l'essence serait vendue à un prix très raisonnable. Le problème est surtout celui de la taxation énorme qui, presque partout dans le monde, frappe et continuera de frapper l'énergie à base de pétrole. En France, je n'ai pas le chiffre exact en tête, mais je crois que la taxation de l'essence est de l'ordre de 74%. Énorme ! Mais est-ce évitable dans la logique matérialiste qui gouverne le monde ? Non. Si les nations renonçaient à cette taxe ou à une partie de cette taxe sur les carburants, il leur faudrait trouver ailleurs les ressources dont elles seraient ainsi privées, ce qui ne pourrait se faire que par l'augmentation d'autres impôts sur toutes les marchandises : TVA, sur les revenus, etc. On imagine donc facilement que, même si le moteur à eau existait, le moteur à eau serait taxé : Tant de chevaux-moteur ? Tant à payer par an !
Le coût kilométrique de nos voitures serait le même, étant donné le train de vie d'un état moderne aujourd'hui, pêle-mêle : routes, écoles, hôpitaux, sécurité sociale, voirie, fonction publique, armée, caisses de retraite, déficits de toutes sortes à combler, etc., et les fonds considérables que l'ensemble exige. C'est une de nos gabelles modernes.
Quand je parle de nouveau moyen-âge, j'utilise évidemment une image pour illustrer l'inconfort considérable, l'impression très désagréable de manque et de contrainte, de régression, de déclin pour tout dire, par lesquels les Occidentaux modernes, devront de toute façon passer pour accéder à un autre genre de vie sociale et matérielle. Parce que nos habitudes de bonne vie matérielle ont été fondées sur l'exploitation des pays pauvres, lesquels se laissent de moins en moins exploiter et commencent à nous faire payer le prix de ce que nous voulons et que ce rééquilibrage va créer un nivellement qui nous paraîtra vraiment un retour au moyen-âge. Savez-vous quel prix vous devrez donner pour une tablette de chocolat le jour où l'on devra payer aux paysans produisant le cacao un prix qui leur permettrait de vivre comme nos propres paysans de France ?
Comme notre mission ne cesse de la rappeler au public, la seule solution heureuse dans un monde où la répartition équitable des ressources appauvrira ceux qui profitaient à bas prix des biens matériels des moins industrieux, c'est la vie spirituelle, c'est le basculement des valeurs matérielles vers les valeurs spirituelles. [83C05*02/07/2008]
Sur le moteur à eau
À un commentateur qui revient sur le sujet du moteur à eau (voir recueil thématique précédent), Michel Potay répond avec humour :
Il n'y a donc pas à s'en faire. Pour le moment les magnats de l'énergie chère, du pétrole en particulier, font triompher leurs thèses mensongères afin d'empêcher l'eau de couler à flot de nos robinets ou de nos ruisseaux dans les entonnoirs de nos moteurs. Mais ne croyez-vous pas que quand la cherté de l'énergie sera devenue insupportable, rien ne pourra empêcher les fabricants de voitures et de motocyclettes à eau d'apparaître ?
Alors, ma concierge, vous, moi, achèterons un de ces véhicules à eau pour rouler pratiquement à l'œil à travers le monde. Même si une taxe frappe ces véhicules, le prix insignifiant du carburant de base abaissera extraordinairement le prix de revient kilométrique. Il n'y a donc vraiment plus à s'en faire.
Je me demande quand même comment les multinationales de l'énergie chère, qui ont pourtant de l'entregent, n'ont pas réussi à faire interdire les bateaux à voile, qui pullulent dans nos ports, qui fonctionnent au vent "qui ne coûte pas un sou", afin d'imposer l'usage unique et obligatoire des bateaux à moteur. Ah, mais oui, j'ai compris ! C'est parce que ces moteurs aujourd'hui à essence et gasoil seront tôt ou tard remplacés par des moteurs à eau, et pour peu que ça marche aussi à l'eau salée (avec quand même un petit filtre pour piéger les crabes et les crevettes, qui d'ailleurs fourniront le déjeuner à ceux qui aiment les fruits de mer à bord), alors là... le prix du mètre cube sera zéro Euros zéro centime. Donc, les multinationales ne perdent pas leur temps à reculer l'inéluctable. Merci pour votre information qui respire le bon sens. [83C08*03/07/2008]
Et le GPL ?
À un commentateur qui "roule au GPL comme le Ciel le lui a conseillé", Michel Potay répond avec humour :
Le Ciel vous aurait donc conseillé de rouler au GPL ? Pour ma part, je ne reçois aucun conseil du Ciel dans ce domaine.
J'ai songé à rouler au gaz comme vous. S'il ne s'agissait que des allées et venues entre Bordeaux et Arès ou de petits déplacements en ville ou dans les environs, j'aurais sans nul doute adopté cette solution. Cela pose malheureusement trois problèmes, si vous voyagez beaucoup et un peu partout dans le pays et même un peu à l'étranger. Premier problème : l'encombrement de la bonbonne de GPL, qui réduit l'espace du coffre à bagages. Deuxième problème : le réseau de distribution de GPL en France. Dans certaines régions on n'en trouve absolument pas. Dans d'autres régions les points de ravitaillement sont rares. Il faut donc rouler mixte : essence et GPL, mais quand il faut rouler à l'essence sur 80% du voyage, les inconvénients ne valent pas l'investissement. Troisième problème : Certains parkings, notamment certains grands parkings payants souterrains des grandes villes, refusent les voitures munies d'un réservoir de gaz. Ajoutons, me concernant personnellement un quatrième problème : J'aurai 80 ans l'année prochaine et je souhaite me délivrer le plus possible des problèmes techniques. Un seul carburant, s'il est universel, simplifie la question de son ravitaillement. De là mon choix de la brouette pour l'avenir, car même le cheval ou l'âne présente des complications techniques : le sac d'avoine, l'étrillage, les sabots à ferrer, etc. [83C09*04/07/2008]
Sur ce qui empêche l’émergence des valeurs spirituelles : non la bourgeoisie mais la technicité multiforme excessive
Le mot "bourgeois" est, étymologiquement, un mot moyen-âgeux. Les bourgeois et la recherche des biens et du confort matériels ne manquaient pas au Moyen Âge historique, d'une part, et d'autre part je ne vois pas pourquoi des bourgeois ne deviendraient pas de bons Pèlerins d'Arès. On peut être bourgeois et pénitent, un apôtre généreux et actif. Par contre, je pense que l'absence des préoccupations et distractions qui empêchent les hommes modernes, les non bourgeois et les bourgeois confondus, de retrouver les valeurs spirituelles, viennent de la technicité multiforme excessive des temps que nous traversons et du temps énorme que tout le monde lui consacre : media, télévision, voiture, distractions et voyages de toutes sortes, gadgets à profusion, etc. Un peu moins d'énergie en ralentirait la production et, donc, l'usage. La vie spirituelle trouverait plus d'espace mental et plus d'espace-temps pour renaître plus vite. [83C09*04/07/2008]
A un commentateur qui demande un avis sur un support ambulant de messages
À un commentateur que l’entrée 083 a bien faire rire ( ?) et qui envisage "d’utiliser son fourgon blanc Renault Trafic pour écrire à la peinture noire en gros caractères : BIENTÔT LE MOYEN-ÂGE, CE MONDE MARCHE SUR LA TÊTE, LISEZ LE SIGNE POUR LE REMETTRE D'APLOMB", Michel Potay répond :
Si mon entrée de blog vous a "bien fait rire", votre commentaire m'a bien fait rire aussi dans son dernier paragraphe qui me demande mon avis sur ce projet de message ambulant, cet appel peint* sur votre fourgon.
Je pense que, si vous songez à faire de votre fourgon un support ambulant de messages, ne peignez pas ceux-ci directement sur la tôle, mais envisagez des panneaux mobiles interchangeables selon les sujets dont vous comptez entretenir la foule. Je dis ce qui me passe par la tête sur le moment, car vous êtes le premier à envisager ce genre de mission en France. J'ai vu, par contre, beaucoup de vans porteurs de messages religieux aux USA, qui se déplacent de stationnement en stationnement. Là-bas, la plupart des villes, très étalées et prévues pour la voiture et non pour le piéton, sont difficiles à missionner avec des tracts distribués sur les trottoirs où il ne passe personne, sauf New York, Boston, Chicago, quelques villes rares bâties à l'européenne.
En ce qui concerne la teneur du message je doute que les passants réalisent dans quel sens le mot "moyen-âge" est employé, une fois privé de son contexte, lequel contexte est l'entrée 83 complète de ce blog. Ce terme "moyen-âge" sera pour eux aussi déconcertant ou insolite que s'il ne représentait rien, parce qu'ils ne connaissent pas le code de notre pensée. Il faut éviter les mots isolés qui ont un sens pour nous, qui en connaissons tout le contexte, mais qui n'en ont aucun pour l'homme de la rue qui n'a pour contexte que ses souvenirs de leçons d'histoire scolaires, son journal ou les idées du jour. Dans ces conditions, le lecteur peut très mal estimer à qui il a affaire et se laisser imaginer autant de folles explications qu'il lui en passe par la tête.
Rédiger une formule, une accroche courte pour le public demande beaucoup de réflexion et de soin, pour être très claire au premier coup d'œil. Un blog est un blog, un tract est un tract, un court message sur un fourgon, plus proche du logo que du slogan, est un message sur un fourgon. Chacun demande une formulation particulière et moins il y a de mots plus c'est difficile et plus il y a de mots moins le passant lit.
L'idée d'un message sur un fourgon, c'est bien, mais le message que vous envisagez, je le crois trop énigmatique ou ambigu pour amener le passant à lire Le Signe. Vous risquez de produire l'effet inverse.
Ceci dit, je ne suis pas un spécialiste. Je peux me tromper. Parlez-en avec nos frères. [83C10*05/07/2008]
Sur un beau sujet de méditation et mission : nous sommes tous complices autant que prisonniers du système et de ses mécanismes
Nous sommes tous complices de l'abondance dont nous avons profité pendant quelque cent cinquante ans, en gros depuis le début de l'ère coloniale. Je me souviens que le litre de fuel domestique, à notre arrivée à Arès, valait dans les 30 centimes de Franc, soit grosso modo 0,048 centimes d'Euro (calcul mental). On croit rêver.
Quand les multinationales nous vendent les produits de nos plaisirs à bas prix, ce ne sont pas des multinationales... Elles deviennent "multinationales" quand elles doivent elles-mêmes subir les hausses que parviennent à leur imposer les producteurs, même si ceux-ci sont évidemment tout autant complices que rivaux des précédentes. Comme nous devenons "sectes" quand nous répandons des idées qui ne plaisent pas aux dominateurs qui ne sont guère que les représentants des idées qui courent. Je veux dire qu'il n'y a pas dans le monde autant de complots qu'on croit. L'humanité entière suffit pour être dépassée par ses propres actes.
Chaque fois qu'un pétrolier a sombré et répandu une marée noire, j'ai, hochant la tête, dit à mon épouse émue par le naufrage : "Je ne suis ni hypocrite ni bête. Je me réjouis de pouvoir mettre de l'essence dans ma voiture. Je me considère donc comme complice de ce naufrage, si tant est qu'il faille se sentir coupable de profiter des biens de la terre. Je ne ferai pas la chasse aux boucs émissaires. La première chose qu'on vous apprend dans la Marine, c'est qu'un bateau, ça coule, tout comme un homme, ça meurt, et une mouette aussi, marée noire ou pas !"
En fait, les choses suivent leur cours logique : Il y a dans le sol une certaine quantité de pétrole et celui-ci s'épuise par la consommation. 2+2=4 et 2-2=0. C'est ce qu'avait courageusement admis politiquement Giscard d'Estaing qui lança le programme d'électricité nucléaire contre la colère des écologistes, dont la peur du nucléaire allait entretenir le fonds de commerce pendant quelques décennies. Que d’hypocrisie ! Il y a aussi des avancées de la technologie dont on ne peut nier qu'elles réalisent un vieux rêve : relier les hommes. Je n'ai jamais eu l'hypocrisie de cacher que je ne serai pas malheureux demain, quand le pétrole manquera, de recevoir de l'EDF de l'énergie nucléaire pour alimenter mon ordinateur et mon blog qui me relient aux hommes. Le problème des denrées de base et de la technique est loin, très loin d'être simple.
D'un côté, un nouveau moyen âge rendra les hommes plus ouverts au métaphysique et au spirituel, mais d'un autre côté, au plan pratique, des difficultés apostoliques viendront avec l'abandon de certaines techniques dévoreuses d'énergie. C'est pourquoi, en disant dans mon entrée de blog : "Je me demande tout aussi légitimement ce que l'avenir nous réserve," je pense autant au positif qu'au négatif.
Il suffit qu'un gros client, comme la Chine, apparaisse, avide d'énergie à n'importe quel prix, et les prix flambent. Mais c'est le signal de changements de valeurs matérielles similaires dans le monde et, puisque nous ne voulons plus travailler comme nos grands-pères travaillaient tout en profitant quand même de beaucoup d'avantages extrêmement coûteux, nous cherchons à résoudre la quadrature du cercle et serons punis de notre folie. Il y a surtout à souhaiter que tout cela soit assez lent pour que nous puissions réfléchir et réagir en disposant du temps nécessaire pour ça.
Tout comme nous avons abandonné les rhétoriques de la lutte des classes et du "grand soir" communiste, nous devons abandonner la rhétorique des grands complots des multinationales, celles du pétrole comme les autres. Si je demande à l'une de mes filles, ingénieur dans une multinationale de cesser de travailler pour des gens immoraux, elle finira peut-être par m'écouter. Elle quittera son emploi. Bon ! De quoi vivra-t-elle ensuite ? De chômage. Mais est-il moins immoral de dépendre paresseusement du système de chômage ? Je ne le crois pas. J'aime donc autant qu'elle reste dans sa multinationale, parce que nous sommes tous complices, tous complices autant que prisonniers des multinationales, bref, du système et de ses mécanismes.
Voilà un beau sujet de méditation et de mise au point de mission spécifique pour nos groupes de moissonneurs, s'ils savent spiritualiser ce problème et non tomber dans un discours socio-politique en s'imaginant être mieux vus ainsi. [83C15*05/07/2008]
Sur un souvenir de jeunesse de frère Michel
Je me souviens comme si c'était hier des fameuses plaques d’immatriculation fixées à l'avant sous le guidon du vélo. Les voitures étaient encore rares à l'époque, mais les bicyclettes pullulaient et la gendarmerie veillait à ce que chacun payât son droit de pédaler. Il y eut, instituée par le gouvernement de Vichy, une plaque d'immatriculation sur les vélos exactement comme sur les voitures ou les motocyclettes. Elle était fixée sur le garde-boue arrière et, pour les sportifs dont les vélos n'avaient pas de garde-boue, fixée à l'arrière de la selle qui, vue de derrière, donnait l'impression qu'on avait immatriculé leurs fesses ou leurs fonds de culotte. Chaque vélo avait sa carte grise, évidemment payante (timbre fiscal), sourcilleusement vérifiée par les gendarmes. Je me souviens avoir été contrôlé même par la Feldgendarmerie de la Wehrmacht, deux casqués avec leurs plaques métalliques pendouillant à une grosse chaîne autour du cou. Je n'avais pas la fameuse carte grise. L'un d'eux s'est mis à aboyer et je fis semblant de ne rien comprendre (alors qu'à l'époque je comprenais l'allemand), tactique indispensable : l'air idiot du Français "dégénéré" qui ne comprend rien à rien, "négligent, insouciant et feignant" par nature ("Ach, die Franzosen !"), qui rendait si fière d'elle la "race supérieure" (à l'époque pour les boches c'était nous les bougnoules... quelques souvenirs farfelus pour changer). L'autre Feldgendarme, qui portait sur ses épaulettes d'Unteroffizier (sous-officier) les boutons de Feldwebel (adjudant) et qui avait peut-être, quelque part en Allemagne, un gamin de mon âge — je devais avoir quatorze ans et je portais encore des culottes courtes — prit un air songeur et dit à son collègue (en allemand) : "Fiche-lui la paix, c'est un gosse !" Je n'avais jamais rencontré autant d'indulgence chez nos bons gendarmes français. Comme à l'époque j'étudiais Göthe (Goethe) et Schiller au lycée, je reconnus chez ce gendarme d'outre-Rhin cet humanisme à l'allemande, proche du romantisme, inimitable, encore très typique à l'époque. Mais bon ! Je commence à sortir du sujet. [83C16*06/07/2008]
Sur cette fraîcheur d’enfant du Père nécessaire pour entrer dans la vie spirituelle
Certains commentaires témoignent d’une certaine fraîcheur de foi, qui contraste avec les propos plus sourcilleux ou plus techniques, parfois plus amers, de sœurs et frères davantage portés vers une vision politisante, quelque peu vengeresse dans leur subconscient, de l'homme moderne, de ses malheurs et de ses travers.
Mais il faut de tout pour faire ce peuple qu'est le petit reste.
La conscience de la situation du monde ne nous fait pas perdre cette fraîcheur d'enfant, d'enfant du Père, dont Jésus disait qu'elle était nécessaire pour entrer dans le Royaume, c.-à-d. la vie spirituelle. [83C17*06/07/2008]
Sur l’homme, à la fois son propre tentateur et ange gardien
J'ai toujours enseigné que le tentateur dont parle la Veillée 26 n'était pas le personnage du mythe ecclésiastique : directeur d'entretien de la multinationale du mal en ce monde et concierge en chef de l'enfer dans l'autre monde, parce que l'homme n'a pas besoin d'être poussé à "l'envie et à l'avidité d'argent et de plaisir" par la fourche du diable. L'homme est totalement libre (Signe 10/10) de son laisser-aller ou de son auto-discipline. Il est donc tout à la fois et tour à tour son propre tentateur et son propre ange gardien, il est son propre enfer ou son propre salut. Le plaisir qu'il prend en telle chose ou action, il peut le transformer en plaisir de se passer de cette chose ou action. Aucun plaisir n'est fatalité et le plaisir du bien est aussi grand et légitime que le plaisir du mal. C'est là tout le sens du Signe. Dans la Veillée 2/1-5 le Créateur ne dit pas : Le tentateur poussa Adam à choisir ceci ou cela... mais il dit : Adam choisit...
Le poids que la religion, héritière du paganisme, a donné à l'idée du diable amène toujours, culturellement, à se demander si le mal n'est pas ce personnage vicieux qui se veut rival du Créateur, qu'on appelle Satan. Il est certain que la religion, continuité tout à la fois de l'idéalisme mythologique barbare et des spiritualismes conséquents par réaction de l'intelligence (jamais complètement morte) — un bien terrible mélange — a fourni à l'imagination populaire des thèmes simplistes en croyant donner au peuple, toujours considéré comme imperfectible, voire irrémédiablement borné, des façons enfantines de craindre le mal et de se tourner vers la lumière des "saints". Au point qu'il fut un temps, pas si lointain, où nier Satan comme tentateur extérieur à l'homme était considéré comme irréligieux, voire même athée.
C'est pour dénoncer cette arriération que, prenant la théorie religieuse de Satan à contre-pied, le Créateur utilise les mêmes mots de tentateur et démons pour faire comprendre qu'en fait tout se joue dans le cœur de l'homme, dans le libre-arbitre humain : Mais qu'offre-t-il le tentateur que Je ne donne pas déjà (Signe 26/8), s'écrie-t-il ? ! Autrement dit : L'homme, qui est mon image (Genèse 1/27), n'a-t-il pas déjà en lui le mal et le bien, et tous les biens de la terre (pétrole compris : les Mules... le fer et le feu...), dépendants de son libre arbitre ?
Attention ! Je ne substitue pas ici à Dieu l'hypothèse de l'imagination, comme certains semblent le penser. Je reste bien dans Le Signe, que la déculturation de mon esprit m'a permis de lire sans le filtre culturel, rien de plus. J'enseigne à lire la Parole du Père comme il faut la lire, afin qu'elle ressortît aux exigences de l'intelligible. [83C18*06/07/2008]
Sur le rançonnement prémédité des automobilistes
À un commentateur qui demande : "Pourquoi les fabricants continuent-ils à développer des voitures et des motos trop performantes ?", Michel Potay répond :
C’est une question que je me suis posée, moi aussi, maintes fois. Deux causes à cette "anomalie" sautent à l'esprit :
D'une part, tous les pays du monde ne connaissent pas la double répression que nous subissons (amendes + punition pouvant aller au retrait de permis) avec tolérance zéro (ce qui est une aberration scientifiques ou technique, aucun instrument de mesure, sauf de laboratoire, ne pouvant être vraiment exact : ni votre compteur de vitesse ni les radars), les constructeurs de véhiculent doivent se ménager le marché de l'exportation et ne peuvent pas construire des véhicules spécialement pour la France chez Peugeot, Citroën, Renault, mais aussi Fiat, Volkswagen, etc., ce qui les conduirait à des prix de revient excessifs. Les voitures sont déjà assez chères comme ça ! De plus, viser à un résultat "accidents de la route=0" est tout aussi anti-scientifique. C'est simplement impossible : Malaise au volant, éclatement de pneu, dérapage, brouillard ou vent subit, défaillance mécanique, piéton ou animal surgissant, etc.
D'autre part, le budget du gouvernement français compte officiellement sur les amendes routières pour augmenter ses ressources. Donc, les voitures rapides font l'affaire du gouvernement. Comme je le dis dans mon entrée 0083, personne ne peut dans une voiture moderne sentir à l'ouïe une différence entre 130 et 135 km/h, 90 et 94 km/h ou 50 et 54 km/h, et comme on ne peut pas avoir en permanence l'œil sur le compteur, la police et la gendarmerie jouent sur le velours ! La manne financière est pharamineuse et la punition par retraits de points existe uniquement, à mon avis, pour donner un air moral à ce rançonnement, car c'est un rançonnement au point où les choses en sont arrivées. Je mesure bien le mot. [83C20*07/07/2008]
Sur le peuple de lâches que nous sommes !
Comme nous vivons dans un pays de moutons ou d'a-plat-ventristes (pardonnez ce néologisme que je me suis fabriqué), les réactions de protestation se feront attendre. Aujourd'hui, hélas, on ne peut plus dire aux gendarmes ses sentiments, même poliment, car je suis toujours poli avec tout le monde. Aujourd'hui, on reçoit son amende par la poste sans aucun moyen de protester, ni même de discuter. Il n'y a plus qu'aux "contrôles" de "sécurité" dans les aéroports que je peux protester, poliment, mais de voix sonore : "Pendant la guerre, même les Nazis aux postes de contrôle n'allaient pas aussi loin en traitant tout le monde en terroristes, car c'est ce que vous faites et, de toute façon, ça ne leur aurait servi à rien aux Nazis, puisqu'ils ont perdu la guerre, etc." Ça ne leur plaît pas du tout, mais alors pas du tout. À ce moment-là, en général, un CRS s'approche, le sourcil froncé et me dit des choses du genre : "Gardez pour vous vos opinions !" Je me tourne vers les passagers qu'on fouille, qu'on fait déchausser, etc., comme des criminels, et je leur dis : "Et vous, mes amis, vous ne dites rien, vous ? Vous vous laissez faire comme des brigands pris la main dans le sac. Où est notre dignité ? Vous ne voyez pas que Big Brother est arrivé à vous mettre à plat ventre et que ça va beaucoup plus loin que vous ne pensez ? Etc., etc." Un des "contrôleurs" me dit alors à peu près à chaque coup : "C'est pour votre sécurité." Je réponds à haute voix pour être bien entendu : "Ma sécurité ? Savez-vous que statistiquement, sur 120 accidents d'avion mortels un seul, oui, un seul est dû au terrorisme ? Pouvez-vous me garantir que l'avion que je vais prendre ne se crashera pas ? Non, vous ne pouvez pas" Silence ! Personne n'y avait pensé, les passagers contrôlés se regardent, tout pâles...
En général j'arrête là, surtout parce que ma pauvre Christiane tremble et se dit qu'on va m'arrêter, me mettre en prison. Si ce n'était pas pour ménager les miens, j'en arriverais à cela volontiers. J'aimerais bien m'expliquer avec un "juge". Peuple de lâches que nous sommes ! Mais il y a aussi autre chose, qui me fait limiter ma protestation. Une sœur, avocate de grande expérience, m'a dit : "Faites attention, frère Michel, le système a prévu les hommes de courage comme vous. À un homme comme vous on ne fera jamais la faveur d'un tribunal, on ne vous laissera jamais parler, même pour vous défendre. On vous fera passer pour un vieux fou, on fera signer une ordonnance d'internement et là on fera de vous un légume avec des piqûres. Comme ça, les anti-secte pourront dire : 'Il a été ramassé à un contrôle d'aéroport en état de délire. Le gourou des Pèlerins d'Arès est un malade mental.' Quant aux journalistes, vous savez mieux que moi qu'ils ne prendront pas votre parti. Méfiez-vous, frère Michel."
Ce n'est sûrement pas invraisemblable. On a bien traité Jésus de criminel et en criminel. [83C20*07/07/2008]
Sur l'État qui a mesuré la couardise des citoyens est fort
Karl Marx a exprimé ou repris à son compte une vérité terrestre très forte et très vraie : "Tout n'est que rapport de forces."
Quand les citoyens sont dignes et courageux, donc forts, l'État ne s'y frotte pas trop, légifère et décrète raisonnablement, évite la tyrannie, car il y a, au sens propre, un début de tyrannie — , c.-à-d. d'administration arbitraire, autocratique — dans les procédures régissant ce permis à points, probablement un premier test de la résistance publique à l'arbitraire, qui, si elle se prouve réellement très faible, sera suivi de mesures tyranniques dans d'autres domaines.
Quand, à l'inverse, le citoyen est a-plat-ventriste et lâche, cas actuel semble-t-il, l'État qui a mesuré la couardise des citoyens est fort, abuse d'eux et tend à en abuser de plus en plus..
Vous êtes manifestement tout seul pour protester à la préfecture (si vous y veniez à 50, ou même seulement 25, en même temps, vous verriez des résultats positifs très rapides), comme je suis tout seul pour protester aux contrôles d'aéroport. Je n'ai jamais vu personne m'approuver ou acquiescer même timidement tandis que j'exprimais ma pensée. La soumission sans réflexion au système (que d'aucuns doivent prendre pour du rationalisme rigoureux, vu leur regard aride) et la lâcheté paraissent totales. Pourquoi Big Brother se priverait-il d'abuser, quand il lui reste si peu de force morale et qu'il embauche de plus en plus de forces publiques ? [83C25*08/07/2008]
Sur l’antifatalisme du Signe
À un commentateur qui évoque l'image perpétuelle du char pour évoquer avec fatalisme que "l'Europe est en plein démontage", Michel Potay répond :
L'idée du char est pour moi surtout hindouiste, bouddhiste et même platonicienne : Le char vu comme un ensemble d'éléments (le Soi ou le Moi, ce Soi où Bouddha lui-même disait s'être réfugié, apparemment en contradiction avec ses espérances existentielles), ce char qui n'existe pas avant que ses éléments soient assemblés et qui n'existera plus quand il s'en ira en morceaux, on ne sait trop comment ni pourquoi. Le char n'est qu'une métaphore qui désignait pour Platon et qui désigne encore dans les philosophies orientales un certain objet de perception, qui ne saurait être pris pour une existence, une entité, en tant que telle. L'hindouiste dit : "Seul l'ignorant demande : Qui suis-je ? Où vais-je ? Il n'y a pas plus d'individu que d'âme du monde." Le Pèlerin d'Arès dit au contraire : "Je ne suis plus ignorant. Je sais maintenant qui je suis et où je peux aller, le Créateur me l'a dit. Je suis un individu qui peut changer ce monde (Signe 28/7) complètement et je sais même qu'il a une âme du monde, la polone (Signe xxxix/12-13), et que donc ma conscience n'est pas qu'un processus mental comme pisser est un processus fonctionnel inconscient, mais c'est une puissance, une dynamique que je peux contrôler, capable de faire de moi-même et de ce monde autre chose que ce qu'il est, avec ou sans pétrole. La plus forte énergie possible, inépuisable une fois née dans le cœur, c'est l'amour !"
Le Créateur, a créé chacun de nous — il le rappelle avec insistance — avec la capacité de créer son âme et que celle-ci est bien une entité, une existence à part entière, qui existe par la volonté d'être, qui est existentielle. Tout ce qui existe au-delà de l'âme individuelle, notamment la polone ou âme du monde, obéit à une causalité similaire.
Je crois, oui, que nous pouvons ne pas être "indéfiniment" dépendants de phénomènes d'assemblage et de désassemblage des choses de ce monde (le char), nous pouvons être des constructeurs conscients et volontaires d'un monde changé.
S'il en était autrement, pourquoi le Créateur nous enverrait-il à la Moisson ? Pourquoi nous pousserait-il à changer nos vies (30/11) et à changer le monde ? Votre façon de voir frôle le fatalisme, Le Signe est antifataliste.
Oui, l'homme, s'il le veut, a la possibilité d'éviter le nouveau moyen-âge qui s'annonce, pour dépasser complètement ce stade, passer au-delà des retours de l'Histoire. [83C21*07/07/2008]
Sur le vol vu sous l’angle de la nécessité plutôt que sous l’angle moral
À un commentateur qui demande : "Est-ce moral pour un Pèlerin d'Arès d'acheter du carburant qui n'a rien coûté à celui qui le propose, et qu'il a volé par conséquent ?", Michel Potay répond :
Ma réponse ne reposera pas sur le dilemme : Y a-t-il vol ou n'y a-t-il pas vol ? La réponse à la question : "Qui a quoi ou qu'est-ce qui appartient à qui ?" est sans réponse simpliste (les lois type Code Civil ou Code Pénal sont simplistes) dans la Parole du Créateur, pour qui la Création appartient à toutes les créatures, encore que la création propre à la créature (son travail par exemple, le salaire de l'ouvrier) lui appartient, ce qui fait de ce sujet un très vaste chantier éthique sur lequel je ne m'étendrai évidemment pas ici, Tout ici comme dans la vie spirituelle est affaire de conscience : Où commence et ou finit l'amour, la droiture ?
Je vois les choses sous un autre angle, l'angle de la nécessité. Je caricature pour être mieux compris :
Si vous avez un urgent besoin de conduire un malade en danger de mort à un hôpital où il sera guéri, à 1.000 kilomètres de là, et que vous n'avez pas d'autre ressource que d'acheter le gazole à bas prix, l'origine de celui-ci n'a pas d'importance. Vous n'avez d'ailleurs pas à juger celui qui vous le vend : Tu ne jugeras pas. En effet, comment juger celui qui vous vend ce gazole, s'il reçoit un salaire insuffisant pour nourrir des pauvres émigrés affamés dans le voisinage et qu'ainsi son acte fait de lui un Robin des Bois plutôt qu'un Al Capone ?
Si, par contre, vous avez besoin de gazole pour aller jouer les économies familiales au casino de Tridouilles-les-Machinasous et prêcher l'athéisme et le cynisme, il vaudrait mieux pour vous d'être arrêté, avant de partir, par un scrupule devant l'achat de gazole "volé", parce qu'alors il sera bon pour votre salut de qualifier hypothétiquement, momentanément, simplistement, ce gazole de "volé." De même si celui qui vous le vend, le vend pour entretenir une maîtresse avec laquelle il trompe sa femme et pour s'adonner à l'alcoolisme avec lequel il se détruit, il vaut mieux pour lui qu'il hésite devant la probabilité qu'il "vole" ce carburant et qu'il risque d'être sévèrement puni.
Au-delà, il faudrait savoir si celui à qui appartient ce carburant "volé" par son employé n'est pas lui-même voleur... Si ce carburant a, par exemple, été acheté avec le fruit des amendes à moi extorquées parce que j'ai roulé à 54 Km/h au lieu de 50 Km/h par exemple et à des milliers d'autres pauvres consciencieuses personnes pour la même raison... ?
J'ai caricaturé. On voit dans ces petites paraboles que la réponse à votre la question est très difficile, est avant tout affaire de conscience, donc d'amour si on voit la question sous l'angle du Bien. [83C32*10/07/2008]
Sur les raisons du déménagement de frère Michel d’Arès à Bordeaux
Pourquoi je perds chaque jour du Pèlerinage quelque trois heures et demie à quatre heures (ma prière comprise) entre Bordeaux et Arès alors que j'ai maintenant l'automobile en horreur et que je ne m'en sers que par nécessité.
En 1992 je dus, la mort dans l'âme, quitter le saint lieu d'Arès pour habiter Bordeaux pour diverses raisons combinées :
Ma santé se détériorait et des mesures médicales (chirurgie) s'annonçaient, qui ne pouvaient pas être assurée sur place : En 1993 je passai six mois au lit, à l'hôpital ou chez moi. Nos filles aînées entraient à l'université et nous n'avions pas les moyens d'assurer des logements séparés très longtemps. Ma mission devenait lourde, à Arès nous étions de temps en temps agressés chez nous par des groupes pris de haine pour le témoin du Signe (catholiques intégristes, commandos de type lepenniste, etc. qui semblent maintenant calmés) et malgré la protection des gendarmes d'Arès, la vie était devenue très difficile. Nous n'étions que tous les deux, sœur Christiane et moi, avec nos trois enfants. Il fallait de plus — car Arès est un trou — faire des allées et venues entre Bordeaux et Arès pour les courses, les démarches, etc.
Nous avons songé à nous installer à Paris, mais les prix excessifs du l'immobilier nous ont fait reculer. Nous avons dû déménager à Bordeaux, où nous avions trouvé en 1991 un appartement à portée de notre bourse avec un crédit long terme. Déménager, c'est-à-dire transporter à Bordeaux tout notre mobilier, tout ce qui touche à mon travail : archives, matériel, etc. Les saints lieux sont devenus la propriété entière de L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès.
Comme nous n'avons pas les moyens financiers d'avoir à Arès une résidence secondaire où je pourrais avoir en double mes archives (archives de 34 ans !), tous mes moyens de travail, etc., et que déménager mon bureau pour la seule saison du Pèlerinage serait un travail considérable, le seul moyen de faire mon Pèlerinage est de faire l'aller et retour chaque jour.
Le problème a été tourné et retourné et, au plan financier comme pratique, c'est la seule solution possible. Il y aurait une autre solution : Ne plus faire mon Pèlerinage. Cela arrivera bien quand je ne pourrai plus voyager (j'aurai 79 ans demain) et quand je serai mort, mais pour l'heure, j'ai la faiblesse de "participer à la pollution de la planète" pour ces deux mois de piété intense dont j'ai un très grand besoin. [83C33*10/07/2008]
L’exhortation à ne pas se plaindre et ne jamais se décourager
Dans ma jeunesse, j'ai traversé des périodes de grande pauvreté. Mon père était mort en mars 1942 et les économies familiales fondirent très vite avant que ma pauvre mère, en pleine occupation nazie, ne trouve un emploi, au reste très mal payé aussi longtemps qu'elle dût étudier pour devenir assistante sociale, fonction qui serait mal payé aussi, de toute façon. J'ai su ce que signifiait "ne pas manger tous les jours." Plus tard, je connus les périodes où pour vivre et étudier le jour il me fallait travailler la nuit : Tantôt aller ouvrir et/ou fermer des milliers de chaises au Val d'Hiv (chaises pliantes en ferraille type jardin, rouillée, qui vous pinçaient les doigts), tantôt faire la plonge au Fouquet's sur les Champs Elysées (Les seules fois où je suis entré dans ce grand restaurant, c'était pour faire la vaisselle de nuit, ah ah ah !). Quand on veut vraiment faire quelque chose, on le fait. Il y a toujours un boulot à faire que d'autres ne veulent pas faire. C'était un temps où quiconque ne travaillait pas pouvait vraiment mourir de faim et de froid, car il n'existait aucune caisse assurant un minimum vital. Et puis des jours meilleurs sont arrivés. Les jours meilleurs arrivent toujours.
En ce temps-là, j'étais athée. Je n'avais même pas l'espérance de la foi. Je ne faisais pas l'ascension vers les Hauteurs, ignorant même que ça puisse exister. Je n'avais que l'espérance que la "lutte des classes" triompherait un jour.
Voilà, c'est ce bonhomme insignifiant que le Créateur viendrait chercher un jour, beaucoup plus tard encore.
Ne vous plaignez pas ! En recevant Le Signe vous avez reçu la plus belle part qui puisse être donnée à un homme.
Rappelez-vous de ceci : Rien n'est facile ! Rien n'est facile, dans aucune occupation, même avec l'aide de Dieu !
Allez, courage ! C'est le découragement qui est impiété (Signe 13/8). Ce n'est pas le fait d'être pauvre. Ce n'est pas le fait de ne pas faire atteindre l'étape la plus haute de l'ascension vers les Hauteurs. Le Signe ne fixe pas de niveau à atteindre, il dit : Faites l'ascension ! Chacun fait comme il peut, mais il fait. [83C43*13/07/2008]
Sur les média, toujours au service prudent du pouvoir
Les média ne parlent que de choses et événements dont les dominateurs (religion, politique, institutions, etc.) acceptent qu'on parle. Les médias sont tous, toujours, au service ou dans le sillage prudent du pouvoir. Aucun événement portant en arrière-plan ou en filigrane Le Signe n'a la moindre chance d'être médiatisé pour le moment, à moins qu'il tombe dans le droit commun : crime, attentat, escroquerie, bref, dans quelque chose qui pourrait salir les Pèlerins d'Arès. À Dieu ne plaise ! Cela a pour nom "conspiration du silence" et notre mission a continué avec courage à travers cet épais silence depuis trente-quatre ans. Mais les choses changeront un jour, c'est sûr. [83C54*27/07/2008]
Sur la conspiration du silence contre Le Signe
La censure occulte appliquée au Signe est connue depuis son apparition même, depuis 1974.
Dans mon introduction au Signe Intégrale de 1983 je commente les difficultés auxquelles j'ai dû faire face pour éditer ce livre : 47 (oui, quarante-sept) éditeurs consultés, qui ont tous refusé ce livre et pour, finir, l'obligation dans laquelle je me suis trouvé d'être moi-même l'éditeur et le distributeur de la Parole du Créateur à Arès, afin de satisfaire à son Vœu qu'elle soit publiée sur les toits (37/4). Cela, je l'ai fait, donc.
L'autre aspect des choses ne tient pas à la censure, mais au temps nécessaire pour réunir un petit reste : Quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2), simplement parce que le monde est grand. Là, c'est uniquement un propos de Sagesse.
On peut facilement retrouver les textes de ma main où j'évoque cette censure occulte, inavouée, voire niée, mais réelle, dont l'existence ne fait aucun doute. Je parle même, quelque part dans "Le Pèlerin d'Arès", de cette lettre que je reçus, dans les années 80, d'un membre du directoire de "L'Express" me disant qu'il y avait des événements dont "un journaliste ne pouvait jamais dire du bien sans commettre un acte professionnellement suicidaire, comme parler en bien du Signe. Il y a des sujets dont ont ne peut jamais parler en mal : Le pape, le Vatican, le Dalaï Lama, etc., et des sujets dont on ne peut jamais parler en bien, comme vous, pauvre frère Michel, même si vous êtes le meilleur des hommes." [83C55*30/07/2008]