Bientôt la st-Valentin ! Les amoureux romantiques la célèbrent en réaffirmant leurs sentiments et leur désir l’un pour l’autre, en se faisant des cadeaux, en espérant plus intensément un avenir heureux. Ils n’ignorent pas que l’amour comme la rivière ou le puits sous l’incertain climat de la terre pécheresse monte, baisse ou même peut s’assècher, mais que sans eau il n’y aura, de toute façon, aucune vie possible. L’amour comme l’eau c’est l’espoir, la foi. Sans espoir ni foi on n’entreprend rien, on n’avance pas, on n’a aucune chance, mais alors vraiment aucune chance, de vaincre le mal.
Mais qu’ils n’oublient pas, les amoureux, que l’amour romantique n’escamote ni l’amour parental et sa réciproque : l’amour filial, qui viendront avec les enfants, ni l’amour du prochain, dont l’expansion changera le monde en bien (Signe 28/7).

Photo : Logan Voss (Unsplash)
Quand
l’amour romantique,
l’amour parental/filial,
l’amour du prochain,
seront-elles enfin simultanées et plus répandues que leurs inverses, la haine, le mépris, l’égoïsme et l’indifférence ?
Particulièrement l’amour du prochain, l’incontournable clé du très lourd, mais très large portail sur l’avenir qu’est Le Signe.
Sœur Christiane et moi n’avons fêté la st-Valentin qu’une seule fois en 40 ans. Parce que nous ne fêtons pas les saints. Parce que pour nous l’amour romantique advient tous les jours. Cette st-Valentin-là, survint donc par hasard, en 2003. J’avais 73 ans, Christiane 58. Nous étions en voyage à une journée de Bordeaux.
Entrant pour dîner dans un restaurant censé être quasi vide et morose en février, nous trouvons la salle bruissante de joyeux convives. « Un mariage ? » demandons-nous ? « Mais non, c’est la st-Valentin ! » nous répondit la serveuse en nous installant dans la salle de billard, faute de place ailleurs. Ainsi, dans ce coin perdu, les couples de tous âges fêtaient leurs amours !
Christiane et moi, d’indéracinables romantiques, nous levâmes nos flutes de champagne, offert par le patron, à la santé de
l’amour romantique, condition sufisante, mais nécessaire, pour les épousailles (Signe 33/21),
l’amour parental (36/20) et sa réciproque, l’amour filial que montrent les enfants,
l’amour du prochain, miroir terrestre de l’amour démesuré du Père trop aimant pour toutes ses créatures (Signe 12/7).
L’amour du prochain n’est pas sentimental. C’est un amour par devoir, qu’il faut se forcer à donner même à l’homme qui a le pus, le ver ou l’hameçon à la lèvre (Signe XXII/8), mais c’est l’immense sagesse face à laquelle cèderont toutes les haines, tous les maux et même la mort et même le temps.
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© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés


Sur la déception qui, sans tuer l'amour, l'embrume, le ternit, l'affaiblit
À une commentatrice qui confie sa désespérance de l’amour sentimental suite à une relation avec quelqu’un qui se prétendait Pèlerin d’Arès, Michel Potay répond :
Comment un Pèlerin d'Arès pouvait-il vous dire qu'il "pouvait tout vous faire (tout le mal possible, je suppose), puisque vous pardonniez tout ?" Dans l'Écriture Dieu seul a mis ainsi quelques hommes à l'épreuve, Job par exemple. Job pardonnait tout à Dieu, en effet, et même disait de Lui : "Je sais qu'il est vivant, mon Sauveur !" Mais comment un Pèlerin d'Arès pouvait-il se prendre pour Dieu, sinon parce qu'il vous lançait ces propos d'une arrogance inouïe dans la colère, c'est-à-dire dans des moments d'aberration ?
Vous avez pardonné et c'est très bien, mais vous pardonnerez mieux encore si vous retrouvez toute votre espérance, toute... c'est-à-dire l'espérance que le bonheur reste susceptible de venir un jour. Pardonnez, c'est aussi croire dans la vie, parce que c'est par cette vie, parsemée de misères, que nous conduirons le monde à la Vie !
Ne restez pas, ne restez jamais sur une déception ! Si j'étais resté sur les déceptions dont mes sœurs et frères ont été les causes depuis trente-quatre ans, simplement parce qu'ils n'avaient pas encore compris beaucoup de choses, comment aurais-je gardé l'espérance et poursuivi ma mission ?
Ne confondez pas déception et prudence, parce que la déception sans tuer l'amour l'embrume, le ternit, l'affaiblit et par là vous affaiblit. [77C10*12/02/2008]
Sur les pulsions de la chair qui ne renvoient pas forcément à l’adultère
À un commentateur qui ne comprend pas que le Prophète n’ait pas mis en garde contre la fornication cette sœur qui dans un commentaire confiait laisser parfois un homme s'assouvir sur elle, Michel Potay répond :
Votre regard n'est ni charitable, ni prudent, ni accessoirement courtois, face à une confidence qu'une sœur nous fait librement. Cette confidence, elle nous la fait non pour se vanter de "forniquer" mais pour montrer la misère à laquelle l'absence de l'amour romantique d'un homme réduit son existence. Je comprends que les impulsions de la chair puissent être parfois pour elle d'un poids très lourd. S'il est vrai que Le Signe n'emploie pas le mot forniquer dans le sens d'un compliment, il l'associe à l'adultère (Signe 26/6), ce qui n'est pas le cas de cette sœur, et par ailleurs ce même Signe nous invite à ne pas juger tout comme le fait le Sermon sur la Montagne (Matthieu 7/1-2). Cette sœur, de toute façon, connaît assez bien la Parole pour savoir ce qu'elle a à faire. Je ne la juge pas. [77C23*17/02/2008]
Sur le sens de fornication
Au commentateur du recueil thématique précédent, qui revient sur la réponse que lui fait le Prophète en faisant référence au sens de fornication dans le dictionnaire – relations sexuelles entre personnes qui ne sont ni mariés ni liées par les vœux –, Michel Potay répond :
Le Signe emploie aussi le mot pénitence dans un sens différent du sens du dictionnaire, et c'est le cas d'un grand nombre de mots avec des décalages plus ou moins prononcés : moisson, péché, culte, mortification, etc. Il ne s'agit pas de ma part de "ne pas aimer avoir tort", mais seulement de me limiter à la mission qui est la mienne, mission du Signe et non mission des dictionnaires.
Mais puisque vous êtes dans le dictionnaire, le Grand Robert est dans sa première définition de "forniquer" en accord avec Le Signe : "Péché de la chair entre deux personnes qui ne sont ni mariées ni liées par des vœux," donc entre personnes adultères. Dans Le Signe 26/6 les mots pour commettre l'adultère sont ajoutés aux mots pour forniquer par insistance, afin de bien souligner le sens précis donné à forniquer = commettre l'adultère.
Par extension, le Grand Robert donne comme seconde définition : "Relations sexuelles," terme que Le Signe n'utilise pas, mais dans son texte ou contexte Le Signe n'entend pas forcément les relations sexuelles au sens d'adultère,
UN, entre époux (ou entre personnes liées par les vœux de l'amour, ce qui est la même chose dans la Parole d'Arès) la fornication est appelée joies données aux époux (Signe 2/3, 9/7),
DEUX, entre personnes non liées par des vœux à des personnes absentes, qu'ils trompent, et donc entre personnes libres il n'y a nulle part dans Le Signe d'interdit des relations sexuelles entre personnes libres de leurs corps. Si ce type de relation sexuelle ne semble pas recommandé, c'est uniquement par déduction, parce qu'il manque de sens prophétique à l'inverse des épousailles (Signe 33/38).
Le Grand Robert donne enfin comme troisième définition le sens biblique d'adultère quand il s'agit du peuple des Hébreux abandonnant l'Éternel pour adorer des dieux païens, mais cela ne nous concerna pas ici, évidemment. [77C37*16/04/2008]
Sur l'amour comme moteur essentiel du Bien, rappelé à l’homme bien avant Jésus
À un commentateur qui évoque les paroles de Jésus : "Tu aimeras Le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit. C'est là le grand, la premier Commandement. Un second est aussi important : Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Matthieu 22/34-39), Michel Potay répond :
Ne pas omettre de préciser que les paroles prononcées par Jésus, que Matthieu 22/34-39 rapporte, sont en fait tirées de Deutéronome 6/5 pour la première partie (Chéma Israël = Écoute, Israël !), et tirées de Lévitique 19/18 pour la seconde partie (Tu aimeras ton prochain comme toi-même). Autrement dit ces Paroles ont été révélées à Moïse douze ou treize siècles avant Jésus.
Autrement dit, l'amour comme moteur essentiel du Bien a été rappelé à l'homme très longtemps avant Jésus. [77C14*13/02/2008]
Sur la différence fondamentale entre l’amour et l’amitié
Il y a une différence fondamentale entre l'amitié, profonde ou non, et l'amour tel qu'il apparaît dans la Parole : amour romantique, amour parental/filial et amour du prochain.
L'absence d'amitié n'est pas péché. L'amitié ne conduit pas au salut de l'homme et du monde, l'amitié n'a rien de nécessaire pour la construction de la pénitence, donc du Bien, pour le changement de la vie et le changement du monde, tels qu'ils sont définis dans Le Signe.
Autrement dit, je ne me crée pas d'âme si je n'aime pas mon épouse d'amour romantique — J'ai vu les épousailles dans les cœurs des jeunes gens quand ils se sont aimés (Signe 33/21) — et/ou si je n'aime pas mes parents — Tes père et mère tu honoreras, etc. — et/ou mes enfants et/ou si je n'aime pas mon prochain, mais je peux ne pas avoir d'amis aimés et m'aimant d'amitié profonde, sans que mon salut et le salut de monde souffrent de cette absence d'amitié. Autrement dit, l'amitié est subsidiaire ou accessoire. Je ne dis pas que l'amitié est sans importance dans la vie. Je dis qu'elle n'a pas valeur prophétique fondamentale. Elle a valeur psychologique, affective, confidentielle, etc. Ce n'est donc pas le sujet ici.
Ceci dit, il ne faut jamais perdre de vue que l'ami(e) est aussi le prochain, mais s'il fallait creuser la question de l'amitié seule, de ses bénéfices comme de ses dangers, nous n'en finirions pas dans le cadre de ce blog. [77C18*15/02/2008]
Sur l’invitation à démarrer ou tenter de démarrer une vie romantique, même quand celui-ci n’est pas là
À une commentatrice choquée par ce que le Prophète écrit dans la réponse précédente sur l’amour romantique – Je ne me crée pas d'âme si je n'aime pas mon épouse d'amour romantique – et de ce fait inquiète pout son salut, frère Michel répond :
Quand je dis "je", je parle au futur, je parle en membre idéal du petit reste qui n'existe pas encore, pas même en moi, et qui sera défini en tous points tel que Le Signe le définit quand assez de changement sera survenu. Je veux dire que celui ou celle qui pourra se conformer en tous point à la recommandation expresse du Père : J'ai vu les épousailles dans le cœur des jeunes gens quand ils se sont aimés (Signe 33/21) et qui, avec sa fiancée ou son fiancé, va à l'assemblée pour qu'elle prie avec eux (33/22) et qui, ensemble, fiancé et fiancée, se conforment à ce qu'il est recommandé de faire ce jour-là, et qui par-dessus tout ont conscience qu'ils sont dans ces moments comme les prophètes (33/37-38), bref, ceux qui n'auront pas conscience du sens spirituel et prophétique extrêmement profond que Dieu donne aux épousailles, ceux-là, oui, compromettront leurs âmes, ou bien Le Signe n'a pas de sens !
Mais est-ce votre cas ? Avez-vous délibérément, en toute conscience pénitente, choisi de vous marier en vous réduisant hypocritement aux prescriptions du Signe pour faire un semblant d'épousailles ou en n'avez-vous que futilement (33/25) creusé le sens prophétique que le Père donne aux épousailles ? Bien sûr que non. Vous n'avez pas eu d'épousailles comme moi-même et sœur Christiane n'en n'avons pas eu. Nous sommes une génération de découverte, une génération pionnière qui, étant dépendante du temps et de la lenteur des changements humains, ne peut pas vivre idéalement la Parole d'Arès. Nos âmes ne sont pas créées par les mouvements de conscience qui créeront les âmes des générations futures.
Il se trouve que Christiane et moi vivons depuis quarante ans cette année un amour romantique qui n'a pas connu d'éclipse et que par contre vous, semble-t-il, n'avez pas vécu la même chose avec votre mari, mais c'est le hasard.
Ceci dit, si vous en avez la possibilité, et seulement si vous en avez la possibilité, démarrez ou tentez de démarrer une vie romantique à deux ! Cela ne signifie pas qu'il faut vivre comme Roméo et Juliette, mais qu'il faut se regarder, se sentir autrement que comme deux colocataires qui se supportent. L'amour romantique ne signifie pas nécessairement grandes effusions à la mode Hollywood ou romans-photos. L'amour romantique, c'est cette tendresse, ces attentions, qui peuvent être discrètes, mais qui n'existent pas entre amis ou entre parents et enfants, mais seulement entre mari et femme qui partagent le meilleur et le pire la main dans la main comme un seul être, car le couple est comme un seul être. [77C19*16/02/2008]
Sur l’honneur dû aux parents et le mariage forcé ou arrangé
À un commentateur qui soulève la question de savoir si un mariage forcé, surtout lorsqu'il engendre des conséquences désastreuses, ne viendrait pas nuancer l'amour dû aux parents évoqué par le Prophète dans une réponse précédente, Michel Potay répond :
Nous ne parlons pas de la même chose. Vous parlez de culture et je parlais du Décalogue : Tes père et mère tu honoreras (Exode 20/12). Le choix par les parents du conjoint qu'aura leur enfant est la pratique culturelle la plus répandue dans le monde. Les peuples où les fiancés se choisissent l'un l'autre constituent une minorité, grosso modo celle du christianisme d'église.
J'ai passé l'été 1990 à l'Université de Harvard à Boston pour y suivre les cours de littérature américaine, afin de mieux connaître la façon de vivre et penser américaine et mieux cibler ma mission aux USA. Pendant cet été-là eut lieu une grande conférence sur le mariage dans un des plus grands amphithéâtres de l'université et je fus très intéressé par les conférenciers et les intervenants dans la salle. Ce qui me frappa, c'est la confrontation entre les Occidentaux d'une part : les Américains et Européens déplorant que des couples puissent s'unir sans s'être choisis eux-mêmes, et les Asiatiques et Africains d'autre part – Japonais, Chinois, Indiens, Coréens, Indonésiens, Mongols, Noirs, Arabes, etc. – choqués inversement que des jeunes gens sans expérience fassent des choix et prennent des décisions que leurs parents, pleins d'expériences, font généralement mieux qu'eux.
Deux façons de voir tout aussi sincères l'une que l'autre. Des sociologues nous apprirent que les mariages par choix et consentement mutuels étaient minoritaires dans le monde (je ne me souviens plus des chiffres exacts, impressionnants : quelque chose comme 30% des couples tout au plus se forment par choix libre dans le monde). Plus intéressantes encore étaient les statistiques concernant les divorces. Le nombre de mariages ratés et de divorces est de très loin le plus élevé dans les régions du globe où le mariage se décide sur choix personnel des fiancés.
Votre amie dont le mariage décidé par ses parents a été malheureux, et je le déplore, mais elle aurait peut-être eu un mariage tout aussi malheureux avec l'homme de son cœur. Les femmes battues, très nombreuses en Europe, se sont toutes généralement mariées par libre choix avec les hommes qu'elles aimaient.
Ceci dit, je ne dis pas que le mariage par choix et décision des parents est le meilleur. La question est complexe et n'est pas celle mentionnée par mon entrée 077. Dans tous les cas, de toute façon, il faut honorer ses parents, phrase dans laquelle le mot honorer n'est pas le mot "obéir" ou "se soumettre", nous en sommes bien d'accord. [77C29*20/02/2008]
Sur le blog du Prophète qui n’est pas un forum et n’ouvre donc pas de "débat"
À un commentateur qui remercie le Prophète d’avoir ouvert le "débat" sur le thème de l’amour, Michel Potay répond :
Il n'y a pas "débat" sur l'amour. Ceci est un blog personnel, non un forum. J'y fais part de mes pensées personnelles concernant des faits personnels, généraux ou d'actualité qui m'intéressent ou me préoccupent et qui, cela se trouve, intéressent ou préoccupent certains de ses visiteurs sur le web. Ceux-ci m'adressent parfois leurs commentaires, comme c'est votre cas. [77C30*21/02/2008]
Sur la pauvreté du français face à la diversité des formes d'amour
"Agapé" est le mot qui désigne l'amour affectif ou l'amour évangélique dans la Bible grecque, langue qui — contrairement au français qui n'a qu'un seul mot : amour, pour dire plusieurs choses différentes — a plusieurs mots [pour désigner amour], dont "eros" (amour physique). Cependant, l'amour du prochain tel que Le Signe me permet d'en concevoir la nature d'amour-sagesse ou amour-devoir, aurait besoin d'un mot encore différent. N'étant ni linguiste ni philologue, je ne me suis pas permis d'en forger un à partir de racines que je ne discerne pas, un mot qui serait peut-être simplement à inventer. [77C30*21/02/2008]
Sur l’amour romantique, mystère sacré d'une fusion de deux êtres en un seul, et la nécessité de le faire renaître
Sous prétexte que le mensonge, le vol et l'assassinat existent bel et bien — et s'étalent au cinéma — doit-on pour autant ériger ces maux en horizon inévitable de l'avenir ?
Je ne vois pas du tout comment l'amour, qui aujourd'hui suit trop souvent la courbe brève X-Y de "Tu me plais" à "Tu ne me plais plus", pourrait être une meilleure traduction de l'amour du couple vu par Le Signe à moins de tomber dans une abusive manœuvre de séduction par la mode du moment (Signe 20/2).
Il suffit de se rappeler quel prix la Parole donne à la fidélité et à la beauté de la vertu et en quelle horreur elle tient l'adultère pour comprendre que ma vision de l'amour romantique n'est pas démodée. Elle ne fait que rappeler une vérité permanente depuis toujours. Vous me considérez comme dépassé. Vous pensez que je crois à ces fumeuses "réalités éternelles" qu'enseigna Platon quatre siècles avant Jésus. Vous pensez que je refuse l'évolution en amour comme en d'autres domaines. Si évoluer c'est effacer quelque chose pour le remplacer par autre chose puis remplacer autre chose par encore autre chose et ainsi de suite, alors, oui, je refuse de voir ce processus applicable à l'amour.
Sans être platonicien ni néo-platonicien — j'ai grande considération pour Platon qui nous apprit à philosopher, notamment par la dialectique — je crois à la constance de certaines valeurs, celles de l'amour parmi d'autres valeurs. Ce sont ces valeurs que rappelle Le Signe. Allez voir, indépendamment des gestes qui eux ont pu changer, si une maman française du XXIe siècle n'aime pas ses enfants comme une maman française du XIIe siècle ou comme une maman chinoise ou congolaise !
L'amour romantique n'a pas plus changé que l'amour maternel. Je crois qu'il n'y a pas fondamentalement dix façons différentes d'aimer son compagnon ou sa compagne. Par contre, je crois que l'amour romantique disparaît, ce qui est tout autre chose, de là la nécessité de l'aider à renaître. Même chose pour l'amour du prochain.
Plaquer l'amour sur les expériences du pop-art ou de la modernité quelle qu'elle soit, c'est du délire (Signe 32/9), ne plus considérer l'amour romantique que comme une conformité plate de l'attirance aujourd'hui, c'est plus que faux, c'est monstrueux et c'est dangereux : parce que des jeunes croient "intelligent" de voir sous cet angle leurs relations avec des "copains" ou des "copines", notre époque bat tous les records en matière de suicide de jeunes. Il faut que l'amour romantique ressemble à ce qu'il est et a toujours été : le mystère sacré d'une fusion de deux êtres en un seul, une entité qui, comme dit la Bible, ne fait qu'une seule chair. [77C33*23/02/2008]
Sur le référencement de ce qui concerne les épousailles, difficile à condenser dans une entrée
Au Regard du Créateur l'amour romantique est suffisant : J'ai (Moi, le Créateur) vu les épousailles dans les cœurs des jeunes gens quand ils se sont aimés (33/21), mais l'assemblée qui priera avec eux (33/22) ne peut pas oublier que ce jour-là ils conduiront la prière comme les prophètes et devra par conséquent vérifier que leur amour romantique a bien des qualités prophétiques.
Le référencement de ce qui concerne les épousailles n'est pas facile à faire dans un texte "tout public", qui doit être bref, parce que ce sujet est dans la Veillée 33 mêlé au sujet des funérailles. Si l'on veut faire court, on fait souvent bancal. [77C35*26/02/2008]