Source : Aymolinier (Wikimedia)Bien plus inquiétante que l’affaire du CPE, la dette de la France atteint un chiffre astronomique. La dette publique immédiate, ce qu’il faudrait rembourser sur le champ, se monte à 1140 milliards d’Euros (67% du Produit Intérieur Brut ou PIB) auxquels, dit un règlement européen, il faut ajouter ce qu’il faudra payer demain inévitablement comme les retraites des fonctionnaires et militaires encore en exercice. Total : environ 2100 milliars d’Euros. En nette augmentation par rapport à l’annonce faite à l’automne dernier. L’actuel ministre des finances, Thierry Breton, essaie pourtant de maîtriser cette fabuleuse dette accumulée par ses prédécesseurs, mais n’y parvient pas. Il arrive tout juste à en payer les intérêts composés —Notons qu’il réussira quand même à réduire le déficit public à moins de 3% (prévision : 2,8%) en 2006, selon ce qu’exige le Pacte Européen de Stabilité, mais le déficit public n’est pas la dette publique.
![[DR] Source inconnue](https://www.michelpotayblog.net/wp-content/uploads/dette_publique-300x109.gif)
[DR] Source inconnue
Chaque nouveau-né français avant même d’ouvrir les yeux a déjà environ 34.000 Euros de dettes.
L’une des paraboles par lesquelles le Père dans Le Signe désigne l’impatiente gourmandise des hommes : L’homme est fou… Il compte deux chaises pour une jambe, deux lits pour une nuit (V/7), fait facilement comprendre comment une nation en arrive à un tel endettement.
Comment la nation remboursera-t-elle ses créanciers ? Arlette Laguiller dirait : « Faisons payer payer les riches ! » Mais des riches, il n’y en a plus beaucoup. Tout le monde devra donc, c’est clair, faire tôt ou tard des grands sacrifices, tout le contraire de ce que semble envisager le discours politique de gauche comme de droite.
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© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


Sur la dette publique de la France en 2006
Je ne dis pas qu'un pays ne devrait pas avoir de dettes. Je ne dis pas que les dépenses de santé ou un traitement "acceptable" de la fonction publique seraient superflus. Je parle de "dette astronomique", exagérée, non proportionnée aux moyens immédiats de la nation, de ce fait, non résorbable sans sacrifices à venir. Or, les sacrifices forcés sont des tourments qui tuent le développement spirituel d'un peuple, l'histoire l'atteste. C'est pourquoi Le Signe parle uniquement de pénitence individuelle, plus que consentie, voulue. En France, la dette a pour origine l'inconséquence de nos politiciens. [16C1*05/04/2006]
Sur le matérialisme politique qui représente un obstacle à la vie spirituelle
Aujourd'hui, toute politique est fondée sur le matérialisme épais et exclusif. On n’y trouve même plus trace d'idéologie au sens d'idéal. Une telle politique conduit inévitablement à céder à toutes les revendications, y compris à celles dont on n'a pas les moyens, à cultiver le clientélisme, et donc à ajouter aux dépenses sensées les dépenses de deux chaises pour une jambe et de deux lits pour une nuit qui n'apportent rien à personne sauf aux marchands de chaises et de lits. Le sujet a donc tout "à voir avec la vie spirituelle", parce que celle-ci ne se développe pas dans une société trop soucieuse de ses acquis ou de ses dépenses matérielles. [16C1*05/04/2006]