
© Christiane et Nina Potay
Quoi dire d’une actualité qui n’est qu’incertitude ? Tout dans le monde me semble inabouti ou hésitant, en attente de conclusions ou d’orientations. Je voudrais parler d’hommes ou de situations qui ne changeront pas encore cet après-midi, mais hélas…
L’ascension économique de l’Europe est bien stoppée, son déclin a peut-être même débuté. La puissance économique de demain est maintenant bien lisible sur les étiquettes de tout ce que j’achète : Made in China, made in Taiwan, made in India, made in Indonesia, made in Viet-Nam, made in Japan, en attendant bientôt made in Russia, made in Ukrainia, made in Bielorussia, made in Algeria, etc. Ce qui se faisait ici se fait maintenant là-bas. Aux élections présidentielles de 1995, j’avais voté pour l’obscur Chaminade, parce qu’il avait dit la seule chose réellement importante : « Le problème de la France, c’est que notre industrie va s’effondrer au profit de l’industrie asiatique qui, elle, se développe à toute vitesse. » Hier j’entendais un ingénieur d’Airbus dire : « Je dois contractuellement former des ingénieurs chinois à la technologie Airbus… Parions que dans quelques années la Chine sortira son propre A380. » Mais en même temps, rien n’est certain, ce transfert des grandes activités humaines aux antipodes pourrait ne pas avoir l’ampleur qu’on craint, mais en attendant il se fait. La tête penseuse qui était en Occident passe en Orient et en Extrême Orient.
Le monde me fait l’effet de marcher sur la tête.
À propos d’élections présidentielles en France, j’écoute des candidats qui me font bien l’effet de marcher sur la tête, le cerveau planté dans le passé, mais les pieds gigotant en l’air. Tellement soucieux d’être élus, ils entretiennent l’illusion d’une France qui n’a eu qu’un malheur : celui d’avoir été mal gouvernée jusqu’ici, mais qui (si vous votez bien) nagera dans la richesse et le bonheur avant « trois ans… mettons quatre. » Les projets et les mots mêmes que j’entends depuis ma jeunesse. Des programmes de paroisse ou de municipalité. Où est l’ample replanification, vigoureuse et spirituelle, dont le pays a un urgent besoin ? Côté USA, George W. Bush a aussi la tête en bas, tenant bon contre toute une nation qui réalise enfin que se déroule en Irak une guerre qui n’aboutira à rien et qui accable ce pays de malheurs bien pires que ceux qu’il connut sous Saddam Hussein. J’arrête ici mon énumération de tout ce qui va à l’envers ; je pourrais en remplir cent pages.
Oui, ce monde marche la tête en bas, mais, comme Gribouille voulut échapper à une pluie torrentielle en se plongeant dans la rivière et d’une certaine façon y échappa, peut-être les puissants de ce monde comme la pythie se couperont-ils la tête pour échapper au ver (Signe XXXVIII/1) des nouveaux malheurs qu’ils semblent introduire dans la grande pomme du monde actuellement.
Voilà que je suis amusant maintenant ! Il me reste au moins ça.
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© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Ça ne vous gêne pas que les marchandises qui étaient faites en France soit faites en Chine ou en Algérie?
Ce qui me gêne, c'est la perte du bon sens et je crois qu'actuellement trop de choses capitales sont décidées en dépit du bon sens. Ce souci me réveille la nuit.
Non, ça ne me gêne pas de partager le savoir-faire, mais il faut le faire avec sagesse. C'est là que la spiritualité manque aussi. Je sais que de toute façon nos frères humains hors d'Union Européenne, en Asie, en Afrique, en Europe de l'Est, sont aussi intelligents et habiles que nous et peuvent très rapidement se faire à nos techniques et savoir-faire, ils peuvent créer aussi bien ou même mieux que nous. Mais la perte du bon sens, c'est de ne pas laisser faire le temps — Je [le Créateur] suis hors du temps, mais toi [l'homme] tu es dans le temps (Signe 12/6) —. Si les Asiatiques, les Africains, les Russes, etc., étudient nos manières de faire et s'efforcent de s'y adapter par l'observation, les essais, d'abord infructueux et maladroits, puis s'améliorant, ce qui prend du temps, c'est très bien. Mais si nous allons vers eux avec tout : notre savoir-faire, les machines, les calculs, les plans, pour qu'ils acquièrent en deux ou dix ans ce que nous avons appris à faire en deux cents ou quatre cents ans. Eh bien, ça, oui, c'est marcher sur la tête, c'est perdre la raison, parce que nous voulons nous situer hors du temps comme Dieu que nous ne sommes pas et nous allons le payer. Nous donnons à des hommes immédiatement, par cupidité, pour gagner tout de suite beaucoup en exploitant leurs salaires encore très bas, les moyens de nous égaler sans nous laisser le temps, à nous, de progresser, de créer, de toujours garder une avance, de ne pas laisser l'économie changer plus vite que le cœur des hommes ne peut changer (au sens du Signe, bien sûr). De cela dont nous risquons de mourir économiquement ici.
Même chose pour George W. Bush qui a voulu avec folie donner à l'Irak en deux ou quatre ans ce que des siècles d'Histoire (dont un énorme trou d'inertie : 500 ans d'occupation turque) ne lui ont pas encore donné : un équilibre autre que celui ancestral des rapports de force tribaux ou religieux. M. Bush aussi a voulu jouer avec le temps. Quatre générations ne suffiront pas, dit Le Signe (24/2). Ces folies seront payées chères.
Par contre, nos candidats à l'élection présidentielle entrent en campagne avec des idées qui, elles, ont inversement fait leur temps et qu'il faut faire absolument évoluer. Autrement dit, le monde évolue à l'inverse du bon sens, que ce soit en avant ou en arrière, et il n'est pas "comique" de le déplorer.
J'aurais peut-être dû expliquer tout ça dans mon entrée, mais je me suis fixé des limites de surface de texte justement pour ne pas écrire un "article", mais pour procéder par petites entrées courtes. [56C1*23/03/2007]
Michel Potay ne prophétise rien dans cette entrée
Je ne prophétise rien. Je ne prédis absolument pas que la France "vivra dans la richesse et le bonheur avant trois ans... mettons quatre." Ce sont les candidats à l'élection présidentielle qui disent cela grosso modo. Quant à "suggérer" le nom de celui qu'il faut élire pour que nous nagions dans la richesse et le bonheur, alors là... vous ne laissez bouche bée. Vraiment, j'aurais dû revoir mon texte avant de le publier. [56C2*23/03/2007]
La vie spirituelle ne renaîtra pas de chants patriotiques
J'appelle expressément (il suffit de lire l'entrée #0056) à "l'ample replanification, vigoureuse et spirituelle," dont la France et, au-delà de la France, l'Europe et le monde occidental ont besoin. J'appelle à la "sagesse." Il n'y a pas l'ombre d'un "désespoir" là-dedans.
J'ai vu et entendu à la télévision les extraits des meetings où Mme Royal a appelé chaque Français à avoir chez lui le drapeau bleu, blanc rouge, et a fait chanter la Marseillaise. En mon temps, j'ai servi la France et j'ai servi les idées communistes ; ce n'est pas Mme Royal qui m'apprendra comment on sert ces idéaux-là. Mais le Père de l'Univers est passé là-dessus, m'a ouvert les yeux sur la Vérité : C'est Le Signe. Je voudrais qu'on m'explique comment cette flambée patriotique et des idéaux socialistes surannés paieront la terrible dette (1100 milliards + 1000 milliards de réserves à assurer = 2100 milliards d'Euros) de notre pays, guérira notre industrie malade, arrêtera le déclin économique. Notre alarmante situation est tout simplement un constat, honnête, réaliste, non une "entreprise de démoralisation publique."
D'ailleurs, si Mme Royal en appelle à la fibre patriotique, faute de meilleur idéal à la disposition de l'athée et de la marxiste qu'elle est (le marxisme politique est éventé, démodé, démontré impraticable), c'est bien qu'elle a conscience que du côté spirituel il manque aujourd'hui aux Français quelque chose de vital qui a été détruit au fond d'eux, ce dont la politique qu'elle représente est profondément responsable. Non, la vie spirituelle ne renaîtra pas de chants patriotiques, mais du Bien renaissant. Je n'ai jamais aussi bien compris l'opportunité du Signe. [56C7*24/03/2007]