Récemment, un E-mail anonyme me dit ceci : « Dans une conférence sur les Cathares à la salle Jean Renoir, vous avez été cités, vous Frère Michel et les Pèlerins d’Arès, comme les nouveaux Cathares. Ce n’est pas offensant et j’ai même trouvé ça plutôt marrant. » Je répondis en demandant les noms de la ville et du conférencier, mais ma réponse me fut aussitôt retournée avec « adresse inconnue. » Si l’on commence à nous comparer aux Cathares, ce qui n’est pas offensant en effet, il me paraît quand même utile de souligner quelques particularités qui séparent les Pèlerins d’Arès de ces Bons Hommes et Bonnes Femmes d’un autre âge.
À la rigueur nous sommes… disons… des Cathares Réalisés en ce sens que notre foi chrétienne est basée sur la réalité simple et pure de la Parole du Créateur. Ce n’était pas en tous points la foi, teintée de gnosticisme et d’ascétisme, des Cathares Mystiques des XIIe et XIIIe siècles.
Notre connaissance du catharisme, comme de toute religion détruite par la persécution ou l’abjuration forcée, n’est pas sans failles. Ses documents et archives pour la plupart disparurent sur les bûchers qu’allumèrent les croisés envoyés contre les Cathares par le pape et le roi de France. Que peut-on en dire, cependant ?
Les Cathares voyaient l’héritage des Évangiles dans la simplicité et la bonté considérées comme suffisantes pour assurer le salut de l’individu et du monde. En ceci la foi du Cathare et la foi du Pèlerin d’Arès se ressemblent, mais contrairement au catharisme qui naquit, dit-on, d’une réaction de rejet de l’église autocratique, politisée et corrompue, envers laquelle les Cathares affichaient leur dédain et même leur hostilité, les Pèlerins d’Arès n’éprouvent envers l’église, et envers les religions en général, ni dédain ni hostilité. Ils s’en détournent simplement pour les dépasser. La foi du Pèlerin d’Arès n’est même pas à proprement parler un retour aux sources ; elle part d’une perspective d’avenir dynamisée, voilà trois décennies, par l’avènement surnaturel du Signe advenue en 1974 et 1977. Le Pèlerin d’Arès comme le Cathare considèrent que c’est seulement à ses fruits qu’on reconnaît le bien (Matthieu 7/17-20) et que l’humain est sauvé par ses seules bonté et pénitence, mais ce que le Pèlerin d’Arès appelle pénitence le Cathare l’appelait « règle de justice et vérité » et le pratiquait de façon ascétique et abstinente, conformément aux penchants moyenâgeux. La pénitence et la moisson (la recherche de tous les pénitents possibles, perdus dans le monde qu’il faut changer en bien) sont les clés de voûte de la foi arésienne, mais elles induisent des pratiques et un apostolat modernes, où la droiture, l’amour, le pardon, la liberté et l’intelligence spirituelles, prennent le pas sur l’austérité.

Le pog de Montségur (près de Foix, Ariège), haut lieu de la résistance cathare. Au pied de ce rocher, en 1244, plus de 220 Cathares, hommes et femmes, ayant refusé de se convertir à la foi catholique, furent « brûlés dans un enclos fait de pals et de pieux… où ils passèrent dans le feu du Tartare, » c’est-à-dire de l’enfer, selon un féroce rapport catholique de l’époque.
Photo : Lucas Destrem (Wikimedia)
Voici d’autres différences. Certes, ni le Cathare ni le Pèlerin d’Arès ne s’intéresse à la présumée providence divine, que les religions structurées affirment représenter sur terre. Certes, l’un et l’autre gardent l’œil fixé sur l’origine du mal, afin de se garder de lui, mais leurs visions de la source du mal diffèrent beaucoup. D’un côté, le Pèlerin d’Arès sait que l’homme seul est maître du mal comme du bien, ainsi que l’explique clairement Le Signe. D’un autre côté, le Cathare voyait l’origine du mal dans les « anges déchus, ayant pour chef Lucifer, » qui auraient été précipités du Ciel et enfermés dans les peaux des hommes, dans lesquelles ils se réincarneraient régulièrement. C’est pur gnosticisme. Le Signe dément la réincarnation sans ambiguïté (V/2) et ne mentionne nulle part des anges déchus comme sources du mal. Cette croyance à forte odeur ésotérique avait conduit les Cathares à lire la Bible de façon dualiste et réductrice. Ils avaient ainsi rejeté l’Ancien Testament comme satanique et ne lisaient que le Nouveau Testament. Le Signe, tout au contraire, invite l’homme à relire la Bible tout entière sous sa lumière et même le Coran.
Il y a d’autres divergences. Les Cathares avaient une sorte de sacrement, une imposition des mains, qui servait de baptême, d’ordination, d’absolution et d’extrême onction. Les Pèlerins d’Arès n’ont aucun sacrement. Le Cathare voyait Jésus comme fils de Dieu, non au sens trinitaire, mais au sens immatériel. Pour lui Jésus n’aurait été qu’une apparence humaine, un ectoplasme, qui n’aurait pas souffert sur la croix. Or, la Bible et Le Signe n’attestent nulle part cette prétendue immatérialité de Jésus. La preuve de sa matérialité est le Jésus dont je fus témoin en 1974, qui se tenait devant moi en chair et en os. L’organisation sociale cathare était aussi très différente : Comme les Pèlerins d’Arès les Cathares n’avaient pas de prêtres, mais ils avaient des évêques, quoique pauvres et sans pouvoir séculier, ainsi que des diacres, qui étaient des prêcheurs itinérants, et une élite religieuse qu’ils appelaient Bons Hommes et Bonnes Femmes, ceux que l’Inquisition appela d’un fameux nom : les « parfaits. » Les Pèlerins d’Arès, à l’inverse, n’ont ni hiérarchie, ni clergé, ni élite : Vous êtes ou vous n’êtes pas Pèlerin d’Arès et seul votre comportement individuel définit naturellement cette identité.
Par contre, comme les Pèlerins d’Arès les Cathares n’avaient aucune théorie eucharistique du partage du pain entre les croyants. Il y a également similarité concernant les fins dernières, le Jour où les hommes réintègreront leurs « corps lumineux, » selon les Cathares, et le Jour décrit par Le Signe (31/8-12, 35/3). Autre similarité : l’opprobre, celle perpétuellement jetée sur les minorités spirituelles. L’Inquisiton moderne est cette collusion des organisations antisecte : ADFI, CCMM, etc., avec les journaux qui leur sont dévoués. Nous, Pèlerins d’Arès, n’avons pas à souffrir le cruel martyre des Cathares, c’est vrai, mais nous sommes en butte à des organismes qui, si la constitution de France ne les en empêchaient, nous feraient subir volontiers les mêmes persécutions extrêmes.
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© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Sur les premiers visiteurs à Arès entre 1975 et 1980
Les premiers visiteurs à Arès, entre 1975 et 1980 surtout, m'obligeaient à me débattre et à surnager dans un bouillon de méprises et de confusions, me forçant à me répandre en paroles de rectification, défense, explication, etc. Ceux qui se souviennent de cette époque, il y a trente ans, se rappellent ce que je disais : "Ce saint lieu d'Arès est l'auberge espagnole où chacun apporte son panier-repas fait des idées, souvent surprenantes et même bizarres, qu'il se faisait à la lecture de L'Évangile Donné à Arès (alors seule partie de La Révélation d'Arès ou Signe entièrement éditée et trouvée en librairie)." Dans cette lecture des catholiques avaient retrouvé le catholicisme (mais "pur et autocritique," précisaient-ils), des bouddhistes le bouddhisme, les musulmans l'islam, des ésotéristes l'ésotérisme, des marxistes le marxisme, etc. [55C2*28/02/2007]
Sur ce que dit Le Signe
LES PÈLERINS D'ARÈS ne sont
NI DES juifs
NI DES bouddhistes
NI DES catholiques
NI DES musulmans
NI DES cathares
NI DES protestants
NI DES socio-gauchistes, etc.
MÊME S'ILS AIMENT TOUS LEURS FRÈRES HUMAINS.
LES PÈLERINS D'ARÈS sont simplement
DES CROYANTS
SANS CHEF NI DOGME,
DES ÂMES
QUI SE CRÉENT PAR ET POUR
L'AMOUR
LE PARDON
LA PAIX,
LA LIBERTÉ SPIRITUELLE,
L'INTELLIGENCE SPIRITUELLE,
qui seuls donneront LE SALUT à l'individu
et LE BONHEUR au monde,
bref, LA VIE.
C'est ce que dit LE SIGNE [55C2*16/03/2007]
Tout homme est issu de Dieu
Tous les hommes qui sont entrés en pénitence et qui visent au Bien général sont de Dieu, bien sûr. Les Cathares l'étaient à la manière mystique de leur temps et nous sommes de Dieu à la manière non mystique que le Père, dans sa Sagesse, estime bonne pour nos temps modernes. [55C15*16/03/2007]