
Paul Klee, Büsser (Pénitent), 1935. J’ai rebaptisé cette œuvre cendrée, aérienne, « Âme ». (source 1 en fin d’article)
Pénitence ! Par là Le Signe ne désigne pas remords et expiation, mais cette fête permanente qu’est changer sa vie (30/11) en aimant, pardonnant, faisant la paix, se libérant et libérant le monde spirituellement, en regardant tout avec intelligence spirituelle. J’ai ainsi compris le mythe du sphinx.
J’ai compris que ce que le sphinx défiait les voyageurs de voir et qu’ils ne voyaient pas, c’était le mensonge. Œdipe vit le mensonge et le sphinx, de dépit, se précipita du haut de sa montagne et sembla disparaître. Ce mythe n’était qu’une prophétie, ce que l’humanité entière oublierait jusqu’au Signe.
Le mensonge est le pire péché, de sorte que le Créateur n’applique qu’au mensonge cette expression paroxysmique : le mensonge des mensonges (Signe 32/7), alors qu’il ne dit pas la guerre des guerres, le vol des vols, l’adultère des adultères, le malheur des malheurs, parce qu’à l’origine de toute guerre, de tout vol, de tout adultère, de tout malheur, il y a un mensonge.
Le sphinx reste à vaincre. C’est quand il sera vaincu, que le Jour du bonheur cessera de reculer (Signe 30/4). Mais il reste à l’homme de comprendre que le mensonge n’est pas un mal inévitable, dont il faudrait à jamais demander pardon à Dieu et aux hommes.
Dès 1974, quand Le Signe me parvint, je compris que le manteau neuf (1/1), dont s’habillait le nouveau pénitent, n’était plus le vêtement de la pénitence religieuse, le vêtement du remords et de l’expiation, mais le manteau de la Vie (Signe 24/3-5) , de la re-création de soi-même, de la Lumière et de la Vérité retrouvées.
La Vérité, l’homme ne la voit plus depuis longtemps, parce qu’il ne voit plus le mensonge. Contradiction ? Non. L’aveugle ne voit plus ni la nuit ni le jour. Mais la Vérité redeviendra de plus en plus perceptible au pénitent, quand au pénitent le mensonge deviendra de plus en plus perceptible.

Paul Klee, Katastrophe der Sphinx (Catastrophe du sphinx), 1937. (Source 2, en fin d’article)
Le mensonge règne, si banalisé que les hommes ne le voient plus. Quand on leur en parle, ils font les étonnés et répondent que le mensonge est l’état inévitable, donc normal, des affaires humaines. Voilà un mois, parlant avec un fervent catholique, je lui fis remarquer que la doctrine de l’église n’est qu’un bouquet d’idées discutables, tantôt lugubres (la rédemption par le supplice de la croix), tantôt féériques (les œuvre du saint esprit). Il répondit avec gravité : « Peut-être, mais si la foi ne s’exprimait pas par quelque chose d’un peu compliqué, elle se viderait, deviendrait la foi du charbonnier. Rien n’est plus dangereux que le vide. » Je répliquai : « Votre réponse est inconsciente d’un fait alarmant : Il ne s’agit pas de vide, mais de mensonge. »
En ce moment en France, la campagne de l’élection présidentielle bat son plein. Le mensonge ici s’appelle promesse. Bien qu’ils aient tous participé à des gouvernements, les candidats principaux déclarent sans embarras que le seul mal dont a souffert la France, c’est d’avoir été mal gouvernée. Mais toutes ces erreurs vont être corrigées, la prospérité et le bonheur vont revenir, si le bon candidat, c.-à-d. le candidat qui parle, est élu.

Paul Klee – hésitation (Source 3, en fin d’article)
« Alice » du pas souple de ses jambes en cerceau, flottant dans ses immenses perruque blonde et robe cramoisie, promet un abonnement de rêve, un combiné de télé, internet et tout et tout. De nombreux abonnés « Alice » paient depuis des mois l’abonnement, attendant toujours raccordement ou remboursement, mais « Alice » continue de pavoiser comme étant le meilleur choix. « Juste un mensonge commercial. Mensonge négligeable, me dit-on en haussant les épaules ! » Pour moi il n’y a pas de mensonge négligeable ; il n’y a que le mensonge.
Pénitent, donc pécheur, je lutte quotidiennement contre le réflexe de mentir reçu de la culture, qui de temps immémorial a rendu l’homme inattentif à ce que le plus petit mensonge contient tout l’organisme — le mécanisme — du plus gros mensonge comme le petit papillon contient tout ce qui fit le tyrannosaure et qui fait la vipère venimeuse ou la hyène puante et lâche ou une armée de brutes en uniforme envahissant un pays pour lui « apporter la démocratie. »
Ce qui rendra aux hommes le bonheur universel perdu depuis Adam, c’est l’amour de la Vérité, qui va avec l’amour du prochain. Or, « une seule chose sépare l’homme de la Vérité, le mensonge, plus préoccupant que la cupidité, que le socialisme moderne voit comme le mal suprême, car si le cupide ne mentait jamais, il guérirait tôt ou tard de la cupidité. » (Péroraison de l’Introduction Générale du Signe, édition 1995).
Paul Klee baptisa cette œuvre (3) « Empfindsame Jungfrau mit dem Massliebchen » (Vierge sentimentale à la pâquerette, 1906). Je l’ai rebaptisée « Hésitation, » parce que la jeune femme me paraît hésiter, la main droite pendante, encore inutile, au bord de la décision capitale de l’humaine qui entre dans la vie et se dit : « Vais-je être vraie ou menteuse ? » Peu importe à propos de quoi elle hésite, d’ailleurs ; on hésite toujours entre le vrai et le faux. La fleur qu’elle fixe l’aide seulement à concentrer sa pensée sur le Fond des Fonds (Signe XXXIV/6).
Paul Klee est un de mes peintres préférés pour sa capacité à exprimer l’inexprimable, à transformer la matière et la lumière en pensée profonde. Il y a depuis peu à Bern, Suisse, un superbe musée dédié à Paul Klee. Le temps me manque pour le visiter, mais mes sœurs et frères suisses m’ont offert un album de ce musée. J’en suis tout ému.
(1) Paul Klee (1879 − 1940)
Büsser, 1935, 143 (Pénitent, 1935, 143)
aquarelle et plume sur toile de jute préparée ; cadre original
85,5 x 35,5 cm
Zentrum Paul Klee, Berne
Crédits photo : Zentrum Paul Klee, Berne, Archives images
(2) Paul Klee (1879 − 1940)
Katastrophe der Sphinx, 1937, 135 (Catastrophe du sphinx, 1937, 135)
huile sur coton préparé
50 x 60 cm
Zentrum Paul Klee, Berne, Donation Livia Klee
Crédits photo : Zentrum Paul Klee, Berne, Archives images
(3) Paul Klee (1879 − 1940)
Empfindsame Jungfrau mit d. Maßliebchen, 1906, 21 (Vierge sentimentale à la pâquerette, 1906, 21)
peinture sous verre ; cadre reconstruit
23,7 x 20,4 cm
Collection particulière, en dépôt au Zentrum Paul Klee, Berne
Crédits photo : Zentrum Paul Klee, Berne, Archives images
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2007 — Tous droits réservés


Sur le mensonge
À un commentateur qui écrit que "le mensonge, c'est aussi ne pas harmoniser ses actes avec ses propos", je réponds que ce qu’il décrit là n'est pas mentir. C'est soit manquer à sa parole par négligence ou oubli, soit découvrir après s'être intéressé à quelque chose que la chose en question ne valait pas qu'on s'y intéressât, soit ne pas s'être trouvé, pour des raisons impérieuses, en état de faire face à sa parole, soit regretter qu'un autre ait interprété vos propos comme une promesse que vous n'avez jamais faite. [57C4*02/04/2007]
Le mensonge a-t-il toujours à voir avec une pensée?
Oui, le mensonge est nécessairement associé à une pensée, même sans "parole associée", si celle-ci est activée, c'est-à-dire appliquée à une action, sinon elle n'est qu'une intention et le pécheur peut toujours revenir à temps sur une mauvaise intention avant de l'appliquer. Ce retour sur le bien n'est-il fondamentalement le mécanisme permanent de la pénitence ?
Mais d'autres choses mauvaises, mais qui ne sont pas des mensonges, peuvent être appliquées à partir de la pensée, par exemple l'erreur. L'erreur peut être innocente, mais le mensonge par définition ne peut pas l'être. Le tri entre erreurs et mensonges n'est pas toujours facile à faire. [57C6*02/04/2007]
Est-ce qu'une intention mauvaise est déjà mensonge?
Oui, mais pas nécessairement conciemment. Si mon intention mauvaise est de vous tuer et d'appliquer ma pensée qui vous est hostile, parce que votre présence sur terre m'est devenue insupportable, le meurtre en lui-même n'est pas un mensonge, c'est un meurtre. Mais je me mens à moi-même, mais inconsciemment, sincèrement, en pensant que ce meurtre va résoudre le problème que vous me posez. C'est là un exemple de la difficulté de trier entre le mensonge et erreur.
C'est un problème vaste et complexe. C'est pourquoi dans mon entrée je ne prends que des exemples simples où le mensonge est évident : La catholique que je cite admet, est donc conscient, que la doctrine de son église est probablement une erreur, mais affirme qu'elle est malgré tout nécessaire ; il la fait ainsi passer d'erreur à mensonge. L'homme politique qui affirme qu'il fera le contraire de ce qu'il fit quand il était au gouvernement, ne peut que mentir, car sa motivation à l'évidence n'est pas de découvrir soudainement la vérité mais d'être élu. Le directeur de publicité de "Alice" ne peut pas être inconscient que la firme dont il vante les mérites ne mérite pas ces mérites ; il ment donc. [57C6*02/04/2007]
Où Satan trouve-t-il son compte dans tout ça?
J'ai peur de mon propre péché, parce que je suis pécheur comme tout un chacun, mais peur de la "damnation éternelle" parce que je répands Le Signe depuis 33 ans ? Non. Jésus répondait à ceux qui lui disait qu'il parlait comme Satan ? Regardez ! Les aveugles voient, les sourds entendent... Où Satan trouverait-il son compte dans ces bienfaits-là ? C'est la même chose dans le sillage du Signe : Des esprits médiocres et mesquins deviennent des âmes lumineuses et valeureuses, des méchants deviennent bons, des menteurs se mettent à pratiquer la vérité, des adultères deviennent fidèles, des égoïstes et des cupides deviennent bons et généreux... Où Satan trouve-t-il son compte dans tout ça ? [57C12*03/04/2007]
La cause du mal, est-ce le mensonge ou est-ce la jalousie, la méchanceté?
On peut se poser la question de la responsabilité du mal causé : La cause du mal, est-ce le mensonge ou est-ce la jalousie, la méchanceté ? Eh bien, je répondrai, c'est le mensonge, parce qu'il est la flèche propulsée par l'arc dont bois et corde sont jalousie et mépris. Le péché n'est péché qu'en devenant actif, parce qu'un homme naturellement jaloux ou méchant, comme un autre est naturellement peureux ou frileux, peut au moment d'exercer sa jalousie ou sa méchanceté, se reprendre, se retenir de l'exercer et donc — si c'est par la parole qu'il est sur le point de l'exercer — s'empêcher de mentir. C'est une retenue répétée et répétée que tous les pénitents connaissent, surtout dans les débuts de la pénitence, quand il faut beaucoup se surveiller continuellement dans cette société qui nous a appris à parler à tort et à travers. [57C13*04/04/2007]
Il faut qu'un mensonge ait une cause.
Un jeune qui enjolive pour se faire valoir et un vieux qui radote mentent-ils ou répondent-ils à une irrésistible pulsion de l'âge ? Les deux, pardi ! Il faut bien qu'un mensonge ait une cause. Mais seul le mensonge est le mal. La cause existe : le jeune est jeune mais encore peu considéré, d'où son envie de se vanter, et le vieux est mieux considéré mais ne plaît plus, d'où son envie de se faire valoir par des radotages, et contre ces envies-là ni l'un ni l'autre ne peut rien faire, mais l'un et l'autre peut se dispenser de mentir. Si nous péchons, ce n'est jamais sans cause, mais la cause qui reste passive, qui ne s'active pas, n'est pas péché. Elle est misère de l'homme. Le pénitent est celui qui apprend à supporter sa misère et à s'empêcher de l'activer et qui finit par y trouver de la joie, parce qu'il fait une découverte capitale. Il découvre que du cercle vicieux cause-péché l'homme peut sortir, il découvre qu'il y a réellement une issue hors du mal contrairement à l'opinion commune.
Ceci dit, il n'y a pas de gros et de petits mensonges. Il n'y a que le mensonge, comme mon entrée #0057 le rappelle. [57C13*04/04/2007]
Sur le fait de "couvrir" des erreurs ou des maladresses, voire des mensonges
Concernant le mensonge qu'on n'a pas dit, mais qu'on assume, parce que s'en défendre ne sert à rien quand il faut défendre quelqu'un ou quand les apparences sont contre vous. Je veux dire que, finalement, nous portons souvent la responsabilité des erreurs des autres, qu'elles ressemblent ou non à un mensonge, ce qui nous amène à cette sorte de funeste "solidarité" humaine dans la faute, péché. ou non. Depuis 1974, j'ai été quelquefois amené à "couvrir," comme on dit, des erreurs ou des maladresses, voire des mensonges, de quelques sœurs et frères de l'assemblée arésienne, en particulier dus à leurs excès de zèle. En voici un exemple récent :
À la fin de l'été 2005 pendant le Pèlerinage, je souffris d'un accident cardiaque grave. Le pontage s'avéra impossible ; j'étais inopérable. Je subis, en remplacement, une angioplastie. Quatre petits ressorts, des stents, furent glissés dans mes artères coronaires (artères du cœur) pour les élargir. De l'intervention (ne fût-ce peut-être que de l'anesthésie) je sortis très fatigué, fatigue ajoutée à celle de l'accident coronarien d'origine. Il se trouva, dans ces moments difficiles, qu'une sœur me proposa par l'Internet de participer à un forum, dont j'ai oublié le nom, pour répondre à un site du web, du nom d'Infosecte-arès, qu'elle me disait être très hargneux contre les Pèlerins d'Arès et surtout contre ma personne. Je pardonne tous mes objecteurs, qui sont nombreux, et bien que je n'eusse pas plus envie de faire du mal à Infosecte-arès qu'aux autres, je me dis que discuter sur un forum m'occuperait un peu. Un nouveau malaise m'empêcha très vite de poursuivre ma participation à ce forum et des sœurs et frères pensèrent que c'était me rendre service que de se substituer à moi, au pied levé, pendant mon indisponibilité. Ils dirent ou me firent dire sur ce forum des choses que je n'aurais pas dites et firent intervenir comme si je l'avais appelé moi-même un ennemi d'Infosecte-arès, bref, ils firent en mon nom et sous mon nom ce que je n'aurais pas fait moi-même même à l'égard de l'hostile Infosectearès. Quand je revins sur ce forum, je me trouvai pris dans un qui pro quo, dont aujourd'hui je n'ai pas encore tout saisi, mais dont j'eus le tort de me défendre un peu. Cette protestation pouvait de ma part passer pour un mensonge, mais comme, fidèle à mon principe de "couvrir" mes frères, je m'interdisais de dire : Ce n'est pas moi, c'est Untel et Untel, j'assumai — Certaines vérités non entièrement exprimées ou expliquées passent finalement pour des mensonges et en sont peut-être, qui sait ? —. Eh bien, ce que je veux vous dire, c'est que je ressens en moi ce malaise, ce mal-être, du menteur, et je comprends, bigre oui, et par là, pour paraphraser Gandhi ("Je suis le frère de tous les assassins..."), je me sens le frère de tous les menteurs.
Ceci dit, je le répète, il n'y a pas de petit mensonge et le malaise ne compense pas même un petit mensonge, parce qu'il porte en lui tour le mécanisme des très gros mensonges dont l'humanité a pâti. [57C15*05/04/2007]
Sur le fait que le mensonge est une calamité
Expliquer le mensonge n'était pas le sujet de mon entrée #0057. Le sujet de mon entrée était de dire en bref que le mensonge est une calamité, quelle que soit sa cause, et qu'il faut l'éradiquer, même s'il faut pour cela beaucoup plus de quatre générations. Je crois que l'homme peut être entièrement vrai, puisque le Père lui-même le croit. [57C20*09/04/2007]
Sur le mensonge sous la contrainte
Ou bien le résistant est laissé sans contrainte libre de répondre ou de ne pas répondre à la question de l'ennemi (cette liberté est, par exemple, laissée aux officiers prisonniers de guerre selon la Convention de Genève) et il n'a qu'à garder le silence, puisque rien ne l'oblige à répondre et donc rien ne l'oblige à mentir. Ou bien le résistant est contraint de répondre n'importe quoi sous la menace, voire même sous la torture, et là il n'a plus ni sa libre conscience ni son libre arbitre, la question de la vérité ou du mensonge ne se pose plus, puisque le fautif ici n'est plus le menteur mais le tortionnaire, la force coercitive. [57C22*10/04/2007]
Sur le mensonge par le silence
Quant au "mensonge par le silence," c'est toujours une question qui me paraît bizarre, parce que ceux qui la posent semblent considérer qu'on est toujours obligé de répondre à une question. D'où vient une telle idée ? Un idiot ou un grossier personnage vous pose une question concernant une affaire qui ne le regarde pas ou qui ne le regarde que de très loin et vous vous considérez comme obligé de lui répondre ? Mais non ! La qualification du silence dépend donc d'abord de la qualification du questionneur. Au-delà de ce cas, le plus courant quand il s'agit de silence, de discrétion, de réserve, etc., face aux questions, il me semble qu'on ne peut qu'assez rarement qualifier un silence de mensonge. Sans doute existe-t-il des cas où la rétention de vérité peut entraîner des conséquences graves, mais même dans ce cas-là peut-on parler de mensonge stricto sensu ? Sinon, au plan général, il me faudrait pour traiter du mensonge par abstention beaucoup de place en commençant par le cas qui me semble n°1 : Peut-on qualifier de mensonge un silence qui n'est silence que par sagesse, parce que ceux qui attendent une réponse n'y comprendraient rien ou comprendraient tout de travers de toute façon ? [57C22*10/04/2007]
Tout mensonge contient d'abord sa propre énigme
Quel terrible mensonge est l'inutilité à laquelle on donne une importance capitale, voire vitale (le sphinx zigouillait les pauvres voyageurs qui ne comprenaient pas sa question comme la guerre tue les pauvres types qui ne voient pas pourquoi ils croupissent dans des tranchées et seront tués demain ou tout à l'heure).
Vous avez fait tout à la fois la demande et les réponses.
Si je n'ai pas cité l'énigme que posait le sphinx aux gens qui passaient devant lui, c'est parce que la place manque toujours dans une entrée présentée comme une brève et aussi parce que l'énigme en soi n'avait pas d'importance. Toute énigme calculée (sous forme de loi, d'idéologie, de dogme, etc., toujours plus ou moins devinettes), tarabiscotage d'une vérité trop simple pour que le pouvoir la présente ainsi, car il doit maintenir son importance pour mettre l'humanité en défaut, pour pouvoir la mener, la juger, la condamner... bref, pour la dominer, toute énigme ou "complication" obscurcissante est un mensonge en soi (très kafkaïen par surcroît ; ça fait penser au "Procès" !). Je résume, c'est le mensonge par excellence contenu dans tout mandarinat, tout domaines réservé, etc.
Si ma mémoire est bonne, le sphinx demandait tout bêtement : "Qui n'a qu'une seule voix, mais qui a quatre jambes et deux jambes et trois jambes", ce qui signifiait : "qui marche d'abord à quatre pattes, puis qui se tient sur ses deux jambes et qui, pour finir, a trois jambes (2 jambes + la canne sur laquelle il s'appuie) ?" Réponse : évidemment l'homme, et c'est Œdipe qui trouva la réponse, évitant ainsi la mort, alors que tant de voyageurs avant lui avaient trouvé la mort dans un simple jeu d'enfant présenté comme le mystère de la vie humaine, qui finalement va à la mort pour bien peu de chose. Et l’on voit bien que tout mensonge contient d'abord sa propre énigme. Pourquoi déformer la vérité quand la vérité : l'homme, est si simple, si évidente ? Pour entretenir l'obscurité et la rendre punissable ou mortelle pour l'humain (le sphinx tuait, j'ai peut-être oublié de le dire, ceux qui ne donnaient pas la bonne réponse). [57C25*15/04/2007]
Sur les problèmes posés par l’accroissement de la population
Il m'a toujours paru arithmétiquement impossible que, sans dégâts et épuisements énormes et rapides de la planète, l'humanité puisse croître et prospérer suivant une exponentielle folle et en même temps, du fait d'une idéologie qui vise à garantir à tous sur la planète un bien-être seulement réservé aux riches ou aux entreprenants autrefois, une abondance de bonne nourriture et gourmandise, un confort, des emplois, etc. Inévitablement cela a conduit à épuiser rapidement les terres, donc à produire de l'engrais chimique, à rechercher des plantes toujours plus productives (OGM), à chercher et épuiser l'énergie, à fabriquer les machines du confort et l'électricité qui les actionne, dont le besoin croît de façon énorme, à épuiser les forêts pour fabriquer des meubles pour des milliards, à fabriquer de la matière plastique indissoluble, à bâtir des usines et des usines qui polluent l'eau et le sol pour fournir de la marchandise et donner des emplois, à épuiser les mers pour nourrir en abondance les hommes, les chienschiens, les chachats, etc. Je n'ai pas besoin de voir le film d'Al Gore, présenté ou non avec certaines "dissimulations," pour savoir par la seule logique que l'état de dégradation de notre planète est forcément alarmant. Ce Monsieur Al Gore me paraît produire de la sensation vraiment très facilement.
C'est bien pourquoi le Père, qui est conscient de la situation, a envoyé au monde Le Signe. C'est bien pourquoi nous devons courageusement le faire connaître sans la dissimulation d'idées sociales et écologiques, un semblant de rationalité, parce que le social et l'écologie ne font qu'accommoder à des sauces plus agréables la cuisine matérialiste de nos temps, alors qu'il faut absolument changer de civilisation, passer d'une vision matérialiste de l'avenir, qui ne fera, bien ou mal gérée, barbare ou humaniste, qu'accroître irrémédiablement l'épuisement et la souillure de la planète. La seule solution est la pénitence : le passage au Bien spirituel, ce qui évidemment conduira à une façon de vivre radicalement différente. Il n'y a pas d'autre Vérité possible. [57C26*17/04/2007]