Les 41 personnalités et experts de la commission Attali n’envisagent pas de changer la France comme Le Signe envisage de changer le monde (28/7), mais leurs 316 propositions y aideront, si M. Sarkozy peut les faire appliquer.
Le sauvetage économique de la France vu par Jacques Attali, dont je salue l’intelligence et le courage, implique la restauration d’une liberté d’entreprendre et de posséder, qui ne paraît certes que matériellemais tout ce qui libère l’homme matériellement le libère spirituellement, parce que la vie est un grand tout, parce qu’il n’existe qu’une seule liberté, absolue, dont tous les aspects sont liés, au sens de  la Parole du Créateur (Signe 10/10).

Le Pèlerin d’Arès que je suis est forcément pour une France — Le Signe ne parle-t-il pas français ? — qui comprendrait enfin que la sécurité et le bonheur ne sont pas dans les subventions et les allocations, mais dans la vie, l’évolution et la créativité libres, parce que seule la liberté peut dynamiser la vraie bonté, naturelle. Or, la bonté naturelle seule fera mieux que les lois sociales, qui ne sont plus améliorables.

Jacques Attali, le 02 octobre 2007 à Paris.(Photo : Nikeush, Wikimedia)

Jacques Attali, le 02 octobre 2007 à Paris.
Photo : Nikeush (Wikimedia)

Cela, les Pèlerins d’Arès l’ont compris depuis 34 ans, sous l’angle spirituel, à la Lumière du Signe. C’est pourquoi  ils ont pris le risque de la marginalisation idéologique et métaphysique en devenant pénitents et moissonneurs de pénitent, parce qu’inciter les hommes à changer leur vie en bien (30/11) c’est les conduire au bonheur universel et même, à terme, à la disparition de la mort, mais ne débordons pas du cadre de cette entrée…
Pour le moment, il faut sortir la France du communisme déguisé, sclérosant, où elle s’est enlisée. Il faut permettre aux Français de vivre et de travailler librement, d’entreprendre librement, d’approcher enfin les idéaux de LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, qui ont été puisés à la Parole du Père, quoiqu’en disent les républicains rationalistes.

Les 316 propositions de la commission Attali vont soulever une tempête de controverses politiques, idéologiques et syndicales. Toutefois, même si  la politique et les syndicats ont, pendant des décennies, exigé avec sincérité toujours plus de lois pour enchaîner et pressurer les employeurs et les créateurs et favoriser les employés et les allocataires, ils doivent avec la même sincérité convenir qu’elles ont fini par paralyser l’économie. Nos industriels et nos créateurs, qui ne sont pas des « saints, » déménagent et les artisans se raréfient. La France continuera de se désindustrialiser et avant 20 ou 30 ans sera tombée dans la misère : Les allocataires et les chômeurs ne recevront plus rien, faute de ressources.

Je ne détaille pas les 316 propositions ici. Je souligne seulement que Jacques Attali et la commission qu’il a présidée ont bien vu, outre qu’il faut restaurer la liberté d’entreprendre et de posséder sans taxes ruineuses, qu’il faut simultanément restaurer une mentalité bienveillante depuis trop longtemps disparue :
« Je rêve d’une France où le scandale ne serait pas la richesse, mais la pauvreté. Je rêve d’une France où ne dominerait plus la jalousie, mais où chacun aurait conscience, comme dans une équipe de football, de l’intérêt qu’il a au succès de l’autre ! Je rêve surtout d’une France qui passerait d’une culture de la rente à une culture du risque, » dit Jacques Attali.
Tout comme prendre des risques en économie paie, prendre des risques spirituels paie, les risques de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence du cœur et de la liberté totale. C’est comme ça que naîtra la vie spirituelle, seule clé du Bien et du bonheur universels. Quand donc le vrai christianisme commencera-t-il d’exister ?

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© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés