Je traverse une épreuve (voir 0074) et ma piété s’accroît.
J’ai toujours beaucoup prié, mais dans ces moments où l’injustice m’enserre (28/15) j’ai besoin de plus de Lumière.
Je dois voir toujours plus clair pour accomplir (Signe 35/6), pour toujours mieux me défense qui est défendre Le Signe.
Dans le feu de ma ferveur, à côté de Chema Israël (Deutéronome 6/4+) et d’Al-Fatiha (Coran 1),
Père de l’Univers (Signe 12/4) est naturellement la prière centrale.
Cette prière fut révélée du premier au dernier mot par le Père lui-même en 1974, transmise par son messager Jésus.
Voici comme je la ressens :
| Ce que je prononce (Signe 12/4): | Ce que je ressens : |
| Père de l’univers | Créateur ! |
| Toi seul est Saint | Tu es ma seule référence ! L’homme spirituel crée son âme, qui le sauve des ténèbres, en se référant à toi ou retrouvant ton image (Genèse 1/27) |
| Que règne sur nous Ta Sainteté | Vivons en pénitents Laissons-nous mouler (Signe 1/11) à l’image (Genèse 1/27) de l’amour (Signe 12/7), du pardon et de la force qu’il donne (Signe 8/2), de la paix, non celle instable que l’homme ne garde pas dans sa main (Signe XIX/6), mais la paix absolue que Tu as promise (Signe 28/22), de l’intelligence, non seulement l’intelligence intellectuelle, mais aussi et surtout l’intelligence spirituelle, et de la liberté absolue (Signe 10/10) parce que sans se libérer de tout préjugé l’homme ne peut retrouver l’amour et la force créatrice de l’amour. |
| Pour que nous fassions Ta Volonté | pour qu’en tous domaines notre volonté soit de penser et d’accomplir comme ta propre Volonté de penser et d’accomplir |
| Pour que nous recevions notre nourriture | la nourriture spirituelle que la foi nous donne avec la paix (Signe 28/22) |
| Pour que nous puissions pardonner et recevoir pardon | pour que nous, les hommes, cessions de nous reprocher nos péchés réciproques, et que nous nous aidions les uns les autres à en guérir |
| Pour que nous résistions aux tentations et que soit abattu le malin | Pour que l’homme cesse d’être son propre tentateur et son propre malin |
| Pour que règne à jamais sur nous | pour que sans faillir nous suivions trois principes : |
| Ta Sainteté | recouvrer chaque jour un peu plus ton image (Genèse 1/27) |
| Ta Puissance et | retrouver en nous ta Puissance par la pénitence, changer ce monde en bien (Signe 28/7) par notre pénitence et en moissonnant toujours plus de pénitents |
| Ta Lumière | puiser sans cesse à ta Vérité (Signe 28/7) et la colporter parce qu’elle est la clé du bonheur universel qui s’étendra sur le monde en ton Jour (Signe 31/8) comme une magnifique fleur à la Lumière d’un matin éternel |
Commentaires et réponses d’origine
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© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés


Sur la sensibilisation des enfants à la piété dans la famille du Prophète
En 1974, nos filles Nina et Anne étaient trop jeunes (respectivement 5 ans et 3 ans et demi) pour s'être vraiment rendu compte de ce qui se passait. Cependant, à partir du mois de mars 1974 je leur dis que Jésus venait me parler, mais je ne sais pas très bien comment elles assimilèrent ce changement de relations entre leur papa et le Ciel, parce que, nées dans une famille d'homme d'église, dans un presbytère orthodoxe, elles étaient déjà habituées à une atmosphère sacrée et à la prière. En 1977, pendant les théophanies, les deux plus grandes se rendirent compte que quelque chose de réellement différent se passait, mais il y avait eu les apparitions de Jésus et L'Évangile Donné à Arès, que nous récitions, et je ne sais pas très bien comment elles ressentirent le radical transfert spirituel que les théophanies provoquaient en moi. Sara, elle, n'avait que deux ans, elle n'eut conscience de ces événements que plus tard.
Quant à la prière, elles y étaient habituées. Nous avions coutume, avant 1974, de réciter Notre Père et une Bénédiction avant de nous asseoir à table. Après 1974 nous récitions Père de l'Univers et deux ou trois versets de L'Évangile Donné à Arès. Sous l'angle de la piété, on peut dire que comme Obélix elles sont "tombées dans la marmite" dès le départ, mais comme on ne leur a jamais imposé de prier, elles n'étaient pas spécialement pieuses. Les enfants sont facilement dissipés. Nos filles sont devenues pieuses en grandissant avec le développement de la conscience. J'observe la même progression avec mes petits-enfants. Agar qui a six ans n'est pas encore très attentive, mais Samson qui va avoir 9 ans devient très sérieux en disant Père de l'Univers.
Réciter Père de l'Univers à la maison avant chaque repas, debout avant de s'asseoir, prend quarante secondes, c'est un temps supportable pour un enfant. C'est une bonne habitude à prendre. Un jour par semaine vous y ajoutez Écoute Israel et Al-Fatiha en rappelant aux enfants que nous nous relions au père Abraham comme nos frères juifs et musulmans avec qui nous formons une seule famille. Vous savez, les enfants ont plus ou moins la piété des parents.
Ceci dit, nous Pèlerins d'Arès sommes des croyants libres (Signe 10/10). Chacun fait comme il veut. Je vous raconte comment les choses se passent dans ma famille. [75C02*13/01/2008]
Le long du grand escalier de la Vie spirituelle avec le Père de l'Univers comme éclairage
Dans "Pia", un chapitre du Pèlerin d'Arès 1991-92, il s'agit plus de commentaires que d'un ressenti. Mais, de même que chaque croyant a sa manière de créer son âme, de gagner en vertu, bref, de reformer l'image du Père en lui-même, de faire l'ascension des Hauteurs, chaque croyant ressent la Parole qu'il récite selon son esprit du moment, selon son évolution.
Le Signe, même si le public l'ignore ou le connaît encore très peu, s'est boulonné à ce monde comme un toboggan qui, chez ceux qui s'y jettent, balaie beaucoup d'idées, notamment beaucoup d'idées sur la prière ou plus exactement la piété, qui est le mot du Signe 35/6.
Je me demande d'ailleurs si les impôts, il y a vingt ans, n'avaient pas montré justice et mansuétude à mon égard seulement parce qu'ils n'avaient pas vu le toboggan. Ils se dirent peut-être : "Bof, ce Signe, c'est de toute façon un phénomène de mode. Dans quelques années on n'entendra plus parler de ce frère Michel et de ses Pèlerins d'Arès". Et puis, voyant que Le Signe et notre foi persistent 34 ans après 1974 et que nous glissons avec joie sur ce toboggan comme sur un tapis volant, ils se disent : "Attention, ça paraît solide ! Il serait peut-être temps de taxer ce mouvement-là pour lui enlever l'envie de poursuivre".
Même chose pour la prière, sa façon d'être envisagée depuis Le Signe commence, ou commencera bientôt, à se faire sentir. Nous-mêmes évoluons, le monde évoluera. L'évolution n'est pas nouvelle, elle a traversé des paliers très importants comme ceux installés par Isaïe, Jésus ou Mahomet. Nous aussi nous installons un palier très important le long du grand escalier de la Vie spirituelle, peut-être le palier décisif, le dernier étage, avec Père de l'Univers comme éclairage, mais un éclairage sans minuterie, un éclairage qui ne s'éteindra jamais. [75C07*13/01/2008]
Prier n'est ni demander ni même glorifier, mais juste prononcer la Parole pour l’accomplir (35/6)
À un commentateur qui se sent mal à l'aise à l'idée de demander quoi que ce soit à Dieu, estimant qu'Il nous a déjà tout accordé, et qui s'interroge sur le bien-fondé de cette réticence, Michel Potay répond :
Non, vous ne vous trompez pas. Si vous lisez ou relisez tout ce que j'ai dit et redit et même écrit sur la prière depuis 34 ans, vous savez que j'ai toujours souligné l'importance fondamentale du verset : Prononcer Ma Parole pour L'accomplir, voilà la vraie piété (35/6), qui signifie que prier n'est ni demander ni même glorifier, mais rappeler à ses lèvres la Parole qui a été donnée pour être accomplie par celui ou celle qui prie et non pour être une formule magique. [75C22*16/01/2008]
Sur la vraie piété, au cœur du lien Père/fils : synergie, volontés combinées… et amour
Je ne préconise aucune religion. Je prêche simplement la vie spirituelle. Le Signe préconise un recentrement non sur Dieu seul comme maître absolu, unique, du destin, mais sur le lien Père/fils, le fils — vous, moi, n'importe quel homme ou femme — comme miroir (image, Genèse 1/27) du Père. La source de grâce comme de destin est dans la synergie, ou volontés combinées — c'est le sens de Pour que nous fassions ta Volonté — du Créateur et de la créature humaine.
Il ressort non seulement du Signe, mais aussi de la simple observation de l'histoire humaine, que la relation entre Dieu et l'homme n'est pas la relation entre Maître et sujet et que réduire la foi à des prières de supplication et de glorification ne sert pas à grand-chose. Je ne prétends pas que le Père ne puisse pas intervenir, je prétends seulement qu'il n'intervient que rarement et même, dans certains périodes, pas du tout : N'évoque pas à tous propos ma Miséricorde (Signe 16/15) !
Je prends un exemple extrême, pour simplifier : des guerres surviennent, épouvantablement destructrices, meurtrières, ruineuses, et il est clair qu'elles résultent de l'orgueil des pouvoirs et d'une folie des hommes qui aiment se battre. La guerre est une horreur dans laquelle Dieu reste un observateur neutre et malheureux comme un père terrestre voit s'entretuer ses fils. Il est à l'évidence neutre face aux prières pour la paix de part et d'autre du front, parce que la paix arrive toujours mais par épuisement des ressources et des hommes et non par intervention de Dieu.
Par ailleurs, Dieu porte en lui sa Gloire comme vous portez en vous vos entrailles et il n'est guère plus avancé en entendant des glorifications que vous ne seriez avancé si des chœurs chantaient des hymnes à vos entrailles. Ce que le Dieu du Ciel vous recommande, c'est de redevenir un Dieu de la terre en mettant vos pas dans ses Pas (Signe 2/12) par la pénitence qui est sanctifiante ou déifiante. La vraie piété (35/6) consiste seulement à réviser chaque jour dans la Parole les passages qui recommandent cette pénitence. Celle-ci — la pénitence, pas la prière — nous donnera la puissance de changer ce monde.
Dans la façon qu'a Le Signe de présenter la vraie piété il n'y a rien que de raisonnable. Le Père a dicté une Parole raisonnable, équilibrée comme son univers est équilibré. Au milieu de cette immensité Il a concentré sur la terre et ses créatures humaine son Amour. L'amour du peuple est probablement une expression vide de sens pour un notaire, un juge, un agent des impôts, un patron de supermarché ou un général d'armée, parce qu'ils ignorent la magnifique aventure de gagner les cœurs et de faire naître des âmes. Ils cherchent surtout à gagner des voix électorales ou des clients ou des subalternes obéissants. C'est la grande différence avec Dieu et c'est pourquoi Dieu ne fait pas pression sur les hommes. Il les laisse libres et notamment libres (Signe 10/10) de prier. Il se contente de rappeler ce qu'est la prière : un aide-mémoire pour atteindre le Bien. La religion, elle, impose la prière a ses fidèles. Nous ne sommes vraiment pas dans la même perspective. [75C23*16/01/2008]
Sur l’inutilité de la prière si elle n’est pas suivie ou accompagnée de l’accomplissement
Si vous avez bien noté dans Le Signe le sens qu’il donne à la vraie piété, qui est de prononcer la Parole pour (se rappeler qu'il faut) l'accomplir (Signe 35/6) et non pas d'accomplir la Parole en la prononçant, il est bien évident que la récitation de la prière Père de l'Univers "ne suffira pas à elle seule à sauver le pécheur".
Si la prière n'est pas suivie ou accompagnée de l'accomplissement de ce qu'elle suggère de réaliser, elle ne sert à rien.
C'est pourquoi à ceux qui me disent : "Untel est malade, mais je prie pour lui", je réponds : "Soyez un(e) pénitent(e) et vous ferez mille fois plus pour le malade Untel qu'en priant pour lui, ce qui de toute façon est nécessaire pour rappeler en permanence aux étourdis et aux inconstants que nous sommes qu'il faut accomplir le Bien".
On peut toujours demander (ou glorifier), ce n'est pas illégitime, mais changer sa vie (Signe 30/11), c'est s'efforcer de changer le cours des événements, c'est se libérer (Signe 10/10) du déterminisme, maîtriser le destin ou plus exactement abolir l'idée vulgaire de destin. Cette maîtrise est certes faible dans cette génération, mais elle gagnera en force de génération en génération. Nous sommes surtout pénitents pour l'humanité à venir. En ceci tous les pénitents sont prophètes ou apôtres, c'est pour cela qu'il y aura une éternité pour leur gloire (Signe 37/9).
La prière — la Mémoire du Sacrifice (10/4) a le même but — n'est qu'un aide-mémoire permanent de ce qu'il faut faire, à savoir faire pénitence, c.-à-d. vivre en effort permanent d'aimer, pardonner, faire la paix, se libérer des principes autres que ceux que recommande le Créateur, rechercher l'intelligence spirituelle. C'est la pénitence qui est ce que vous appelez "l'élément réparateur" individuel et la moisson des pénitents "l'élément réparateur" du mal qui sévit dans le monde. [75C25*18/01/2008]
Sur Al Fatiha, ses traductions et son sens ressenti par le prophète
L’entrée 75 concerne la prière du pécheur : Père de l'Univers trouvée dans la Veillée 12, verset 4, du Signe. Elle ne concerne pas Al Fatiha, première Sourate du Coran, mais comme j'ai eu l'imprudence d'accepter une traduction particulière de cette dernière (75C04) comme commentaire de Père de l'Univers il m'est difficile de refuser d'autres traductions d'Al Fatiha (75C17), prière que je récite moi aussi, mais qui n'est pas le propos ici.
Je profite de l'occasion pour dire qu'il existe de très nombreuses traductions d'Al Fātiha. En français j'en ai quelque quatorze ou quinze, autant que de traductions différentes du Coran, dans ma bibliothèque et en anglais je ne les compte plus. Il demeure que mon ressenti quand je prononce Al Fātiha reste à peu près toujours le même :
Le Créateur de l'univers (le Maître des mondes) aura de toute façon le dernier mot comme Il a eu le premier mot, autrement dit, Il sera de toute façon le Seigneur du Jour comme Il fut le Seigneur de la Genèse, parce que Lui seul sait ce qu'est dans tout l'univers le bien et ce qu'est dans tout l'univers le mal, Lui seul nous a appris à les distinguer, mais libre à nous, ayant été guidés, de suivre l'un ou de suivre l'autre. Al Fathia est une des plus fortes expressions de la liberté humaine, liberté absolue.
Certains me diront que ce n'est pas le sens littéral d'Al Fatiha, mais pour ma part je ne crois pas qu'il puisse y avoir d'écart entre la Parole du Coran et la Parole d'Arès, laquelle restera toujours pour moi la référence, c'est-à-dire le seul Saint = la seule référence. En effet, un être ne peut être saint que par rapport à d'autres êtres qui seraient proposés comme saints : par exemple saint Noé, saint Élie, saint Isaïe, saint Jésus, sainte Marie, saint Glinglin, saint Tartempion, etc. Or, Le Signe, en dehors du Créateur, n'appelle saints que ceux qui sont ses plus proches images : les anges (Signe 37/7), et donc le Saint, le Créateur lui-même, est pour les croyants le Saint de référence dont nous devons nous aussi retrouver et enfin garder l'image (Genèse 1/27), mais cela ne fera jamais de nous que des christs dont Jésus est le Christ de référence. La différence entre christ et saint est d'une subtilité tellement profonde qu'elle est au-delà du langage et que la connaître n'ajouterait rien à la nécessité d'accomplir le Bien, de toute façon. [75C26*18/01/2008]
Sur la difficulté de vouloir parler le langage du monde sans faillir à notre devoir de vie spirituelle
À un commentateur, qui pose la question : Est-ce qu'une démarche spirituelle peut régler un problème matériel ?, Michel Potay répond :
Je ne vous connais pas, mais je sens à travers les questions légitimes que vous vous posez, mais qui ont reçu de multiples réponses claires et développées depuis 34 ans, je sens en vous quelqu'un d'éloigné, et même très éloigné, de notre grande fraternité arésienne de France et d'au-delà de la France. Je sens quelqu'un qui n'a ni entendu ni lu tout ce que j'ai pu enseigner depuis 1974, depuis trente-quatre ans, sur des sujets tels que les épreuves de la vie, qui en ce qui me concerne ne sont pas nouveaux, et sur les relations de l'épreuve et de la piété.
Mais, et c'est pour cette raison que je publie votre commentaire, l'utilité de celui-ci à mes yeux est de nous montrer, à nous Pèlerins d'Arès, combien déficients nous avons été. Si vous fréquentez un groupe de Pèlerins d'Arès, ceux-ci n'ont pas rempli leur rôle prophétique d'enseignement auprès des nouveaux frères, et si vous ne fréquentez aucun de nos groupes, notre mission en général n'a pas su bien expliquer comment nous lisons Le Signe, ce à quoi nous croyons, et surtout quelle mentalité ou psychologie nouvelle et ipso facto quel comportement nouveau la pénitence a forgés en nous.
Je lis pour ma part votre commentaire avec l'humilité de celui qui réalise, une fois de plus, qu'à force de vouloir parler le langage du monde, de "finasser avec les idées du monde," comme je dis parfois, nous avons manqué à notre devoir de transparence, de démonstration, bref, de vie spirituelle que nous avons gardée pour le privé alors que nous devions aussi en faire état — en tout cas plus que nous ne l'avons fait par excès de prudence — dans notre mission publique et dans notre vie quotidienne.
Envoyez-moi un E-mail privé pour me dire dans quelle région vous vivez, afin que je puisse vous adresser à l''une de nos missions. Les questions que vous posez me semblent trouver des réponses dans la mentalité et le comportement généraux des Pèlerins d'Arès, forgés par les années, mais non facilement explicables intellectuellement parce qu'un trait essentiel de la foi arésienne est la déculturation, le changement par rapport aux valeurs du monde. Problème de vécu, en somme.
Mais comme je n'ai pas compris grand-chose à votre commentaire, je suis peut-être, ici encore, à côté de ce que vous attendez de moi. Je ne suis qu'un témoin de Dieu mais non un génie de la psychologie ou de la casuistique. [75C27*18/01/2008]
Sur la difficulté de démasquer les VRAIS des FAUX prophètes
À un commentateur qui demande si la prière adressée au Créateur est le moyen de distinguer les VRAIS prophètes des FAUX, Michel Potay répond :
Que voulez-vous dire ?
Que les personnes qui "prient le Créateur" reçoivent, par l'inspiration ou le ressenti, une information sur la sincérité ou la facticité du prophète qui a recommandé la prière qu'elles utilisent ?
Que c'est quand le prophète "prie le Créateur" que ceux qui l'écoutent ou qui l'observent peuvent le "démasquer" comme faux ou le féliciter comme vrai prophète ?
Je ne crois pas, de toute façon, que l'une ou l'autre hypothèse, ou une autre hypothèse, permette de "démasquer les vrais et faux prophètes" à coup sûr, car il y a dans ce monde un certain nombre de tartufes extrêmement bien entraînés à prier de façon convaincante. Mais ce n'était peut-être pas votre idée en postant votre commentaire.
Je crois avoir répondu à la question, de toute façon. [75C29*18/01/2008]
Sur l’éducation spirituelle par imprégnation, à condition que l'exemple des éducateurs soit naturel et seulement suggéré
Il est arrivé à ma seconde fille Anne une mésaventure.
Anne devait avoir 6 ans. Elle partit en classe de neige en février dans les Pyrénées et, avant qu'elle montât dans le car de l'école, je lui dis ainsi qu'à sa sœur Nina : "Chaque soir récitez au moins Père de l'Univers." Je ne leur demandai pas de le réciter tout haut ni même de façon visible, une discrétion que Nina, 8 ans, comprenait très bien, mais Anne, elle, fit exactement comme chez nous : elle dit Père de l'Univers à haute voix, debout près de son lit, les mains élevées vers le Ciel. Et toute la chambrée de partir en rires et en moqueries ! La pauvre ! À son retour huit jours plus tard, elle descendit du car et me dit : "Papa, je ne recommencerai jamais". Elle venait de découvrir que nous étions des croyants égarés au milieu d'un monde tombé dans la mécréance et le mépris du spirituel.
J'avais simplement oublié de recommander expressément à Anne de dire sa prière dans son lit à voix basse en vertu du conseil fameux de Jésus à ses apôtres : Ne jetez pas les perles sous les pieds des chiens (ou des porcs, selon les manuscrits)," que nous, Pèlerins d'Arès, pourrions traduire par : "Ne jetez pas les perles dans les pattes des singes, parce que les singes rient (Signe IX/)." Je ne pouvais pas prononcer ces mots devant ma petite Anne, qui comme tous les jeunes enfants prenait tout au premier degré ; elle se serait dit que ses camarades moqueurs étaient des singes ou des chiens, et alors c'est l'amour évangélique qui en aurait pris un coup.
"Il est difficile de former les enfants," parce que nous ne disposons pas avec eux de toute l'étendue de vocabulaire et d'outils de la compréhension dont nous disposons quand ils deviennent plus grands. Finalement, l'imprégnation spirituelle finit par se faire, mais à condition que l'exemple des éducateurs soit naturel et seulement suggéré, jamais dogmatique et imposé, de sorte que les jeunes puissent eux-mêmes gérer graduellement leur foi — s'ils ont la foi, et donc la confiance — selon "l'espace de liberté spirituelle" très étroit que leur laisse l'environnement du moment. Certains jeunes ne sont pas doués pour la foi ou ne trouve la foi que très tardivement. On n'y peut rien. C'est bien pourquoi le Père dans sa Sagesse parle de petit reste. [75C33*20/01/2008]
Sur la connaissance de Dieu non pas culturelle, mais plus profonde : instinctive
Les hommes et les femmes qui ne prient pas le Père mais qui Le connaissent (Signe 25/6) sont ces innombrables humains qui ne prononcent pas le Nom du Père et qui même le haïssent... parce qu'ils ont été scandalisés (par la religion) ... les abusés devenus prudents (28/4-5), mais qui au fond d'eux savent que le Créateur existe. Ce sont aussi ces humains innombrables qui n'ont pas reçu la Parole, qui ont rejeté le Père avant de la connaître, mais qui savent qui Il est... (Signe 1/9). La connaissance de Dieu n'est pas vraiment culturelle, mais bien plus profonde : instinctive. [75C34*21/01/2008]