En ce jour de 2008 où l’église commence à méditer la passion du Christ, je ne compare pas Ingrid Bétancourt à Jésus. Si je les cite ensemble, c’est parce que nous savons maintenant que si Mme Bétancourt retrouvait sa liberté et sa place dans la politique, elle se vouerait au soulagement des crucifiés de la terre, dont elle côtoie depuis six ans un échantillon, les FARC qui la gardent prisonnière et otage.

Marche pour la libération d’Ingrid Betancourt, sur la photo Cristina Fernández (présidente de l’Argentine), Astrid Betancourt (sœur d’Ingrid) et Lorenzo Delloy (fils d’I. Betancourt).
Photo : Presidencia de la Nación Argentina (Wikimedia)
Depuis des années j’affirme que plus on réclame haut et fort, dans des manifestations impressionnantes, la liberté d’Ingrid Betancourt plus on donne de prix à l’otage qu’elle est et moins les guérilleros colombiens n’accepteront de se séparer du bouclier qu’elle constitue contre l’armée qui les traque.
Mais il y a autre chose :
Luis Eladio Perez, ancien parlementaire récemment libéré par les FARC, révèle qu’il a beaucoup parlé avec Ingrid Betancourt. Elle a énormément médité et changé, dit-il. Notamment, elle a réalisé et admis que la révolte et la violence des FARC ne résultaient pas de l’ambition politique de quelques meneurs d’hommes, mais de causes humaines infiniment plus profondes et largement partagées. Du fond de sa jungle-prison, Ingrid Betancourt, bien que subissant privations et humiliations, prévient qu’il n’y aura pas d’issue militaire à cette rébellion et qu’il faut négocier avec elle sur des bases d’humanité.
M. Perez affirme qu’Ingrid Betancourt depuis son enlèvement consigne ses pensées par écrit et que les FARC lui laissent ses notes. Elle admet qu’il y a deux Colombie : une Colombie urbaine et riche et une Colombie de la misère (schéma retrouvé dans un nombre considérable de nations de la terre) et que rien de ce qui les oppose ne sera résolu par les projets politiques traditionnels.
Ingrid Betancourt aurait élaboré un programme de paix plus proche de l’amour et de la sagesse que des lois. Aurait-elle compris ce que Le Signe nous dit du commencement à la fin, que la politique comme sa génitrice, la religion, en dépit de bonnes intentions, fait plus de mal que de bien, parce qu’elle repose sur un système qui ne tient que par la loi et la répression des indociles ?
Peut-être la passion douloureuse que subit Ingrid Betancourt aboutira-t-elle à une solution heureuse du problème que posent les FARC au pouvoir central de Colombie et, par extension, à des mesures heureuses à l’égard des crucifiés de la terre, notamment dans d’autres parties de l’Amérique Latine.
Nicolas Sarkozy, informé par Luis Eladio Perez des espérances d’Ingrid Betancourt, aurait proposé que la France accueille les guérilleros de la jungle colombienne, si leur pays craignait de les réintégrer après qu’ils aient déposé leurs armes.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés


Tout est toujours possible chez un être humain
À un commentateur qui partage son analyse sur la captivité d’Ingrid Betancourt en soulignant "qu'elle n'est pas un génie politique" ou "qu’il ne fallait pas avoir fait Sciences Po pour comprendre" la situation mieux qu’elle ne semble l’avoir fait, Michel Potaya répond :
Beaucoup de gens ont en pensée le tracé moral, en plus ou moins flou, que vous faites de la prisonnière de la jungle [Ingrid Betancourt]. Je tends pour ma part à partager, depuis longtemps, votre modération concernant l'importance intrinsèque probablement infondée que certaine presse donne à Mme Betancourt. L'important, c'est la cruauté de son épreuve et l'évidence qu'il ne faut pas la prolonger afin de ne pas faire d'une otage une martyre — vous voyez ici pourquoi j'ai écrit "prisonnière et otage", parce qu'elle pourrait devenir "prisonnière et martyre" ou Dieu sait quoi d'autre, à l'inverse, comme "prisonnière et complice" etc. Mais je me refuse à présumer de l'avenir. Je sais simplement que tout est toujours possible chez un être humain.
Donc, mon analyse personnelle, quoique plus courtoise envers cette femme malmenée, rejoint la vôtre, bien que je n'aie pas d’informations précises sur l'Ingrid Betancourt d'avant ces événements.
Sans nul doute, Mme Betancourt n'est pas Mère Térésa prisonnière d'une bande de brigands d'honneur dans la jungle indienne, mais... et ici j'oppose un mais fort... je regrette un peu la suffisance, peut-être même la pointe de mépris de votre commentaire qui me rappelle les propos des progressistes vigoureux, qui tendent à réduire les capacités d'intelligence et les possibilités actives de ceux qui ne sont pas progressistes comme eux ou qui le deviennent sur le tard, ce qui laisse souvent une impression d'opportunisme.
De grandes vocations humaines sont nées d'épreuves (guerre, maladie grave, rencontres imprévisibles, etc.) qui leur ont fait voir ce qu'ils avaient ignoré auparavant. L'évidence n'est pas une perception instantanée, car les choses sont toujours moins évidentes et plus compliquées : il y a des gens méprisables et gens admirables chez les miséreux comme chez les bourgeois et il n'est pas toujours clair que l'autre bord est digne d'intérêt.
Le Créateur, certes, appelle par Le Signe une humanité semée (Signe 6/2, 14/1), c'est-à-dire qui a la connaissance infuse de la Voie droite qu'il faut prendre, celle de l'amour, du pardon, de la paix, de la liberté et de l'intelligence spirituelle. C'est pourquoi nous ne cherchons pas à convertir, mais nous attachons simplement — ce qui n'est pas forcément simple — à une mission ou apostolat, pour moissonner ces hommes et femmes semés, dont la graine n'est la plupart du temps que l'intuition de la bonne direction. Cela ne réduit nullement leurs mérites et leurs possibilités dans la pénitence et la moisson, une fois qu'ils ont ouvert la bonne porte, la fameuse porte étroite.
Je souhaite à Ingrid Betancourt que sa passion lui redonne cette intelligence (Signe 32/5) et cette force qu'elle n'avait probablement pas avant l'épreuve. [79C2*18/03/2008]
Sur l’idéalisme, feu ou tison spirituel
Je n'évoque pas ici le contenu de l’idéalisme personnel d’Ingrid Betancourt, même s'il semble bien avoir viré vers des espérances et un comportement spirituels, proches du Signe comme le souligne un commentateur, confirmant mes propres informations. J'évoque l'idéalisme en soi, ce feu ou tison qui s'éteint dans notre monde qui devient hypermatérialiste, qui préfère le feu triste des néons colorés au grand Feu que l'homme vient chercher à la Source du Bien. [79C4*20/03/2008]
Sur la "dynamique immobilité" de la situation colombienne
À un commentateur qui partage sa réflexion et conclue sur les "difficultés à trouver des solutions pacifiques dans ce genre de conflits", Michel Potay répond :
La mort de Raul Reyes, n°2 dans la hiérarchie des FARC pourrait ne pas arranger la situation. Je parle au conditionnel ; je reviens sur ce sujet plus loin.
J'ignorais que les États Unis avaient apporté une contribution spéciale dans l'attaque du camp FARC en Équateur où Raul Reyes se trouvait. Je savais seulement que des accords militaires permanents liaient Colombie et USA depuis très longtemps. Tout le monde sait aussi que les Américains, d'une part, ont une aversion viscérale du communisme sous toutes ses formes, qu'il soit castriste ou celui des FARC, et d'autre part s'attaquent à toutes les sources de drogue, notamment à la cocaïne colombienne, la plaie n°1 de la jeunesse US.
Cependant, d'après les informations que j'ai, que je ne prétends pas meilleures que les vôtres, parce que ces événements sont très lointains pour nous — faux bruits autant que vérités nous arrivent — il semblerait que Raul Reyes fût le principal responsable de la séquestration et de du maintien comme otage d'Ingrid Betancourt et donc, à ce titre, plus nocif que profitable à la prisonnière de la jungle. Ce n'est pas invraisemblable. Reyes était chef de la diplomatie FARC et pouvait considérer, dans les discussions, Mme Betancourt comme un atout de valeur, un élément de pression ou une monnaie d'échange. Ceci dit, chez les FARC comme ailleurs, un Raul Reyes disparu, un autre, parfois pire, le remplace aussitôt.
Depuis toujours, depuis Spartacus ou Robin des Bois, les rebellions armées qui tiennent les campagnes lointaines et les forêts sont traversées par un courant romantique qui leur permet de tenir dans leurs terribles inconfort et dénuement. Ce romantisme, qui d'un côté maintient les moteurs du combat : l'idéologie et le moral, empêche d'un autre côté une organisation et une discipline rigoureuses. Toute rébellion d'envergure est toujours un peu pagailleuse, dominée par des personnages pittoresques, et imprévisible quand elle est autocéphale, ce qui est le cas des FARC qui ne disposent plus de la logistique lointaine mais solide du bloc communiste d'avant le rideau de fer. Il faut vraiment que ces guérilleros préfèrent être ce qu'ils sont plutôt que des pacifiques miséreux... ils ne font que troquer une misère paysanne ou ouvrière pour une autre : la jungle où la lutte ajoute au moins l'enthousiasme à leur misère.
C'est ce que semble avoir compris Ingrid Betancourt, ces gens n'ont fait que troquer une misère pour l'autre. Il demeure, à mon sens, que les FARC sont inévitablement imprévisibles idéalement parlant, et que de toute façon les tractations auxquelles les tractations auxquelles vous faites allusion devaient tout bonnement se résumer à des évaluations bassement matérielles : Mme Betancourt contre combien d'argent, combien de vivres, combien d'armes, etc. ? Ces besoins demeurent avec ou sans Raul Reyes et donc les chances d'une libération pour Mme Betancourt restent les mêmes : arrivera-t-on à un accord sur l'échange ? On devine que l'essentiel obstacle est du côté du gouvernement colombien qui n'entend pas échanger Mme Betancourt contre un renforcement de la trésorerie et de l'armement des FARC. Mme Betancourt, si mon analyse est bonne, a bien compris que le problème de la rébellion ne sera jamais réglé de cette façon.
On est en plein dans ce que Faulkner appelait une "dynamique immobilité". Tout cela tourne en rond. C'est terrible. Il faut que les choses passent par le cœur. [79C5*20/03/2008]
Sur le parallèle entre Ingrid Betancourt et Sarkozy, otages tous les deux
À une commentatrice qui partage son espérance de réconciliation dans ce conflit FARC-gouvernement colombien, son estime pour le courage d’Ingrid Betancourt et le lien qu’elle fait entre ces événements et ses efforts personnels de pénitence, Michel Potay répond :
Je crois qu'on a plus d'informations sur Ingrid Betancourt, son sort et ses perspectives, qu'on n'en a sur Nicolas Sarkozy dont le rôle politique est autrement plus complexe ! Mais M. Sarkozy, puisqu'il n'est pas à plaindre, déchaîne des passions contre ou pour, tandis que Mme Betancourt ne fait que vivre une passion douloureuse et qu'on a quelque pudeur à être contre ou pour.
Cependant, l'un comme l'autre est otage. L'une est otage des FARC. L'autre est otage du programme sur lequel il a été élu. L'un et l'autre sont en butte à une minorité agressive, mais "agressive pour la bonne cause," en butte aux caprices des hommes qui un jour sont pour ceci et un autre jour contre ceci et un autre jour contre cela et un jour pour cela. Le monde est-il bipolaire de type pile ou face ? Je n'en suis pas sûr, mais ce dont je suis sûr, c'est que la bipolarité permet à tout un chacun de changer d'avis comme de chemise en faisant semblant d'avoir été trompé quand il était pour et de se réserver de changer d'avis après s'être déclaré contre...
Le drame de ce monde, et c'est bien pourquoi tôt ou tard quelque chose de grave va se passer, c'est la frivolité : d'être à gauche, voire même très rouge, quand on vit confortablement plus à la manière de droite que de gauche, tout comme les coquettes se couchent facilement mais font de la pudeur dès qu'on leur manque de galanterie, etc. L'énorme privilège d'Ingrid Betancourt, si on peut appeler ça comme ça, c'est de ne plus pouvoir pour un temps vivre dans cette frivolité-là. À sa façon, M. Sarkozy ne peut pas non plus. [79C6*22/03/2008]
Sur les différences fondamentales entre les cas de Chantal Sébir et Ingrid Betancourt
À un commentateur qui confie se soucier plus du sort de Mme Sébir* que de celui de Mme Bétancourt, Michel Potaly répond :
Je ne crois pas que le cas de Mme Betancourt et le cas de Mme Sébir soient similaires.
Dans un cas, nous avons affaire à la politique et à ses risques quand on a l'imprudence d'entrer dans la cage des loups en croyant qu'on les domptera par des mots. Le Signe implicite partout que les mots ne servent pas à grand-chose en eux-mêmes, ce qu'il faut, c'est décider les méchants à faire pénitence comme décider les loups (aussi bien les FARC que la politique opposée) à devenir des bons chiens, c'est déclencher un processus de survie spirituelle autrement plus profond, de portée universelle. Point n'est le cas de Mme Sébir. Ceci dit, Mme Betancourt a été un peu négligente ou naïve : la cage s'est refermée derrière elle, la clé est tombée, s'est perdue et il faut attendre longtemps un serrurier, bien heureux si les loups ne la mangent pas entre temps. Mais on cherche le serrurier, il est virtuellement existant. Même si on ne l'a pas encore trouvé, l'espérance de le trouver reste raisonnable.
Dans l'autre cas, Mme Sébir est atteinte d'une maladie incurable qui la défigure et la démoralise au point qu'elle souhaite en finir, et nous avons affaire à une situation de désespérance, de tentation de suicide par désespérance. Là, aucun serrurier n'existe ! La médecine l'a cherché et a dit : ce serrurier n'existe pas, mais pour autant pouvons-nous nous considérer comme bourreaux autorisés ? Autorisés à exécuter sur le seul motif que cette personne souffre ? Aucun médecin au monde ne peut répondre oui à cette question sans remettre en question le fond spirituel même de sa profession — oui, il y a de la spiritualité dans le serment d'Hippocrate —. Alors, refusant à Mme Sébir de se substituer officiellement à sa conscience, car c'est ce qu'elle aurait voulu, un médecin a, j'imagine, tout bonnement "oublié" sur sa table de nuit quelques pilules... Elle pouvait les avaler ou ne pas les avaler. On l'a laissée décider en conscience, on lui a laissé le libre exercice de son humanité. Ce n'est pas le cas de Mme Betancourt.
Les questions de conscience, la portée universelle de la question, dans les deux cas sont totalement différentes.
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Chantal_S%C3%A9bire [79C07*22/03/2008]
Sur la mission sanitaire envoyée à Mme Betancourt
Il y a déjà plusieurs jours que j'ai appris que la mission médicale française n'avait pas pu approcher l'état-major des FARC et pas pu dépasser les avant-gardes de la guérilla. Néanmoins, d'après certaines informations qui m'ont été données (sous toute réserve), ils auraient accepté les vaccins et médicaments destinés à Ingrid Betancourt et auraient eu connaissance d'un bulletin de santé établi par un médecin de la guérilla, qui aurait promis d'administrer le traitement à l'otage. La guérilla a donc un service sanitaire et disposerait même d'au moins un bloc chirurgical de campagne offert par Cuba ou le Vénézuéla (n'oublions pas que Che Guevara lui-même était médecin).
Comme d’autres je regrette que cette mission sanitaire n'ait pas pu rencontrer Mme Betancourt, qui souffre, mais d'un autre côté on comprend que les FARC agissent avec des précautions d'assiégés qui ne veulent pas voir entrer au cœur de leur forteresse forestière des "éclaireurs" de l'armée colombienne qui, sous déguisement d'infirmiers ou d'infirmières, viendraient observer leurs positions. [79C43*09/04/2008]
Sur la recherche du joint entre notre foi et l’action sans retomber dans la politique ou la religion
À un commentateur qui propose de "...reconsidérer le problème de la condition humaine dans le monde sous un autre aspect, celui de la parole du Père qui se manifeste à nouveau ? Tiens, cela n'a encore jamais été fait !", Michel Potay répond :
Si, cela a été fait ! En termes d'espérance, je n'ai jamais cessé de "reconsidérer le problème de la condition humaine" dans mes écrits, mes allocutions, mes causeries depuis plus de trente ans. Mais, c'est vrai, je ne l'ai fait qu'en parole (prophétique), en mots.
Nous n'en sommes, c'est vrai, qu'au stade où nous faisons connaître la Parole du Père et où nous moissonnons des pénitents, mais où nous faisons fort peu pour mettre cette Parole en action. La raison en est à la fois très simple et très problématique : nous cherchons le joint entre notre foi et l'action qui se fera sans que nous tombions dans la politique que Le Signe considère aussi négative que la religion : Roi blanc et roi noir même cuisse ! C'est une recherche très difficile avec nos cerveaux et réflexes structurées par la culture et, même quand de bonnes idées arrivent, il faut trouver à l’activer dans un monde plus encore que nous structuré par la culture. Je crois que tout le monde y réfléchit au sein de l'assemblée. Je crois qu'en continuant de nous déculturer nous avançons, mais lentement.
Justement, puisqu'il s'agit de recherche, toutes les idées sont accueillies et examinées. Avez-vous une idée dans le sens d'une action qui nous évite des compromissions avec la politique ? [79C12*26/03/2008]
Malgré la disparition de pièces du dossier, le peu d’attention de l’inspecteur et l’envoi de lettres suspicieuses, la probité de frère Michel reconnue
Concernant les soucis fiscaux, l'affaire vient de s'arranger. J'ai depuis peu la lettre de l'administration fiscale qui m'annonce qu'après "examen approfondi" l'administration reconnaît que je bénéficie en effet d'une autorisation en bonne et due forme de la Direction Générale des Impôts en date de novembre 1989 qui m'autorise à procéder comptablement de la façon dont je procède depuis l'origine de notre mouvement et que les "propositions de rectification concernant la taxation de ces sommes d'argent sont abandonnées."
Depuis le contrôle fiscal subi en novembre 2007, j'ai vécu quatre mois de gros soucis, de discussions... et de nuits blanches qui m'ont énormément fatigué. Voilà donc une fin heureuse, mais j'ai l'impression d'avoir vieilli de dix ans.
En fait, on a fini par m'avouer verbalement que mon dossier fiscal avait été visité dans les archives de l'administration, à une date indéterminée, et que des pièces importantes, comme le statut qu'avait établi pour moi de la Direction Générale des Impôts de Paris en novembre 1989, avaient été subtilisées. Avaient d'ailleurs disparu la plupart des papiers les plus importants afférents au contrôle fiscal de 1987-89. Qui a volé ces documents ? Des marchands de documents ? Des affidés des organismes antisecte ? Des journalistes ? Des "biographes" du frère Michel ou des "historiens" du mouvement arésien ? Des gens cherchant à me nuire ? Le saura-t-on jamais ? Heureusement que j'avais moi-même conservé tous ces papiers dont j'ai remis des copies au fisc qui a ainsi pu reconstituer mon dossier administratif. Il n'empêche que quand je montrai à l'inspecteur des impôts le document de 1989 de sa Direction Générale de Paris m'autorisant à procéder comptablement comme je procède, il n'en tint sur le moment aucun compte (comme si j'avais falsifié l'en-tête de la Direction Générales de Impôts de Paris !). Il aurait quand même pu s'inquiéter avant de m'adresser en décembre un redressement pharamineux qui me plongea dans de terribles tourments. Il est pardonné, de toute façon.
Cela m'a donné aussi l'occasion, que j'aurais préféré ne pas avoir, d'apprendre que des "frères" avaient adressé aux Impôts des lettres peu bienveillantes à mon égard ou à l'égard de notre mouvement. Voilà ces "frères" rassurés sur le sort des dons qu'ils ont faits ou qu'ils font encore. J'ai comme tout le monde bien des défauts, mais je suis un homme de Dieu d'une probité scrupuleuse. Toutes nos associations sont de même absolument honnêtes. De ce côté-là, ce contrôle fiscal est peut-être aussi un mal pour un bien, comme on dit. L'honnêteté étant prouvée par les enquêteurs les plus vétilleux qui soient, ceux du fisc. Mais, franchement, je me serais bien passé de ce tracas, qu'une fois de plus j'ai été seul à porter. [79C15*28/03/2008]
Frère Michel tourmenté oui, mais pas impressionné par les Impôts
L'argent destiné à nos missions ou à notre Pèlerinage vaut bien l'argent destiné à la Fondation de France ou au musée du Louvre. L'homme ne se nourrira pas que de pain, disait Jésus. Et le Père me dit : Ta pante (ton estomac) coûte plus que les musées (y compris le musée du Louvre, j'imagine) (Signe xxxvi/23).
Les Impôts ne m'ont pas impressionné, ils m'ont tourmenté, ce qui est très différent. De toute façon, je n'ai pas de réserve cachée, mais enfin, c'est vrai, ils pouvaient imaginer que j'en eusse... [79C25*29/03/2008]
Le zèle de l’inspecteur des impôts plus facile à excuser que la passivité pratique des frères pour décharger le Prophète
La DGI n'a pas commis d'erreur me concernant. Au contraire. C'est la DGI (Direction Générale des Impôts) qui m'avait délivré en 1989 l'autorisation de poursuivre ma comptabilité comme je la tenais depuis l'origine de notre mouvement. C'est l'inspecteur des impôts local qui, fin 2007, a commis une très malencontreuse erreur, emporté par son zèle, croyant découvrir une anomalie me concernant et m'a adressé un avis de redressement. C'est vrai qu'on peut toujours dire concernant cet inspecteur local : "Je ne comprends pas l'entêtement de ce fonctionnaire...", mais, après tout, ces vérificateurs font une besogne de bas étage, ils "vont au charbon" tous les jours, on ne peut pas leur demander d'avoir le recul de grands experts ou de grands fiscalistes. Il leur faut du temps pour s'apercevoir de leurs erreurs. De plus, ils sont soupçonneux par profession. Je me dis qu'ils doivent visiter tellement de fraudeurs... Alors, vous pensez, le "chef d'une secte", ça ne pouvait être a priori qu'un hyperfraudeur. Avec de tels a priori, il faut beaucoup de temps pour trouver la vérité. Comme vous voyez, j'essaie maintenant de trouver des excuses à cet inspecteur des impôts. Par contre, j'ai du mal à en trouver à mes frères qui m'ont depuis toujours laissé me débrouiller avec ce genre de problème et beaucoup d'autres problèmes dont je suis sorti avec honneur. Il est trop tard pour corriger tout cela maintenant.
C'est d'ailleurs la même chose pour le site que je suis en train de concevoir et réaliser. C'est là encore un travail que mes frères m'ont laissé sur le dos. Il ne s'agit, après tout, que d'une compilation des idées maîtresses de notre foi et de notre mission, exprimées sur tous les tons depuis plus de trente ans, un travail certes minutieux, mais que n'importe qui pouvait faire à ma place et depuis longtemps et qui pouvait, de plus, beaucoup mieux que moi l'informatiser. N'avons-nous pas parmi nous des informaticiens, des graphistes, des professionnels qui connaissent bien l'internet, alors que moi, je n'y connais rien et je passe dix fois plus de temps qu'eux pour un résultat inférieur ? [79C29*02/04/2008]
Quelques clarifications quant à la situation fiscale de frère Michel
Je ne suis pas soumis à l'ISF, n'étant qu'un petit propriétaire, et je gagne moins que ma plus jeune fille qui est ingénieur. Il n'y a pas de secret dans tout ça. En le publiant, j'ai eu peur de laisser penser que je me plains de ne pas gagner assez et que je possède peu. Ce n'est pas le cas. Je laisse beaucoup aux associations, notamment au Pèlerinage, qui a de gros besoins, vu les travaux importants et coûteux réalisés ces années dernières et les travaux en vue, et aussi parce que ce Pèlerinage entièrement gratuit impose un gros budget d'entretien. Quant aux raisons de ma solitude, c'est, somme toute, le résultat d'un long processus, de méprises, dialogues de sourds et autres choses de ce genre. [79C37*05/04/2008]
L’ignorance de l’administration et au-delà de la société sur Le Signe et les Pèlerins d’Arès
Durant ce contrôle, j'ai eu l'occasion de vérifier une fois de plus que l'ignorance de l'administration nous concernant est totale et se borne à des rumeurs ou à des informations malveillantes, certaines archi fausses, venues notamment des antisectes. Pour cette raison, je travaille actuellement d'arrache-pied sur un site généraliste qui nous manque terriblement. Il y a bien un site généraliste, que j'apprécie beaucoup, mais qui ne semble pas toujours suffire. J'ai pensé pendant longtemps que des frères feraient un site généraliste très complet, bien meilleur que ce que je pouvais faire, moi qui ne suis ni informaticien ni doué pour des documents destinés au grand public, mais rien n'est venu. J'essaie maintenant de combler cette absence. Ce que je fais sera peut-être décevant. J'aurai au moins mis ma conscience en paix en faisant ce que je peux. [79C15*28/03/2008]
Malgré diverses difficultés, il est suffisamment avancé pour un premier lancement
Concernant le site généraliste, je le crois assez avancé pour le mettre très bientôt en ligne. Je continuerai d'en parfaire ou compléter peu à peu la présentation et les textes, tous courts, d'autant plus difficiles à mettre au point. Dans mon état d'isolement il m'est impossible d'attendre l'achèvement complet. Je crois quand même que, dans son état d'avancement, le site ne décevra pas trop et fournira au monde profane, auquel il est destiné, des informations fondamentales accessibles aux personnes non habituées aux sujets spirituels. Il me faudra traduire ce site en anglais, bien sûr, mais je n'en ai pas le temps actuellement. [79C43*09/04/2008]
Sur l’aire spirituelle de la mission des Pèlerins d’Arès
C'est dans la Veillée 5 que Le Signe définit l'aire de notre mission, mais à l'Ouest l'Amérique du Nord ou du Sud est bien comprise dans cette aire qui se prolonge jusqu'aux îles de corail, c.-à-d. le Pacifique.
En outre, la Veillée 5 définit une aire spirituelle bien plus qu'une aire géographique. Elle définit en gros l'aire des religions abrahamiques jusqu'où se dresse l'étendard de Muhammad (Signe 5/6), c'est-à-dire la chrétienté, le judaïsme et l'islam. Le Darfour étant musulman me semble bien compris dans l'aire de sensibilité de la mission, tout comme l'Indonésie qui est musulmane, bien qu'asiatique. Par contre, le Tibet est manifestement hors de notre champ, comme l'Inde, la Chine, etc. [79C21*28/03/2008]
Des ailes blanches qu’il faudrait envoyer aux belligérants dans le monde
À plusieurs commentateurs qui proposent d’envoyer une aile blanche au président Colombien M. Uribé et au chef des FARC Monsieur Marulanda, Michel Potay répond :
Donnez-moi l'adresse des FARC et j'adresserai aussitôt une aile blanche respectivement à ceux-ci et au Président Uribe, dont je peux trouver l'adresse.
Je ne veux pas me trouver d'excuses. Je fais seulement un aveu. La nuit du 19 octobre 1977, je crus qu'il me fallait envoyer l'aile blanche au paro et à Israël dans le cas précis de la guerre entre ce pays et l'Égypte et au moment également précis où Sarbal et Moussa ferr(ai)ent Yërouchlim (Jérusalem) dont les murs pleur(ai)ent et cela avant que le Talon du Créateur passe et ne laisse cendre (Signe xxv/2-6). De plus, ce moment survenait alors que Le Signe n'était pas encore entièrement donné et qu'il n'était pas encore possible de procéder comme me l'avait recommandé Le Signe xvii/8-12 le 9 octobre. Depuis lors, j'ai fait tout ce que j'ai pu, avec les moyens dont j'ai disposé, pour que le Vent prenne mon aile blanche (Signe xvii/11), c'est-à-dire pour que la Parole d'Arès soit éditée et diffusée selon les moyens dont j'ai disposé. Autrement dit, l'aile blanche par excellence qu'est la Parole d'Arès, je l'ai envoyée dans le monde aussi bien que j'ai pu.
Mais si vous estimez que je dois adresser une aile blanche à tous les protagonistes de conflits douloureux et sanglants dans le monde, donnez-moi aussi l'adresse des rebelles tibétains pour que je puisse envoyer une aile blanche à ceux-ci et au gouvernement chinois (trouver cette dernière adresse ne doit pas poser de problèmes), et donnez-moi aussi l'adresse des nationalistes Tchétchènes (je trouverai l'adresse du gouvernement russe) ainsi que l'adresse des adversaires de la démocratisation à l'américaine, qui posent des bombes et tuent tous les jours en Irak, et des Talibans en Afghanistan (je pense que l'autre côté : je trouverai facilement l'adresse de M. George W. Bush), etc. Vous connaissez sûrement tous les conflits actuellement en cours. Il y en a, oui, bigre, il y en a ! Pour ce qui est d'Israël et du Hamas, j'ai déjà envoyé des lettres à leurs responsables depuis assez longtemps déjà. [79C30*03/04/2008]
Les suggestions du Prophète n'ont pas été entendues ou voulues par les Pèlerins d'Arès qui sont des croyants libres (Signe 10/1).
Merci de rappeler que j'ai toujours respecté les versets : Tu ne seras le chef de personne (Signe 16/1) et Tu ne commanderas à personne (36/19). Je n'ai donc pu procéder que par suggestions, lesquelles suggestions n'ont pas été entendues ou voulues par les Pèlerins d'Arès qui sont des croyants libres (Signe 10/1). Cela montre que "la distance à parcourir" pour passer d'une "société d'autorité" à une "société de liberté et d'intelligence spirituelles" est grande et qu'il faudra du temps pour y parvenir. Cependant, je regrette de devoir tout seul de mon côté et sans compétences personnelles ni pour la comptabilité, ni pour les affaires fiscales, ni pour la conception et la réalisation d'un site d'Internet, procéder à des tâches dans lesquelles d'autres Pèlerins d'Arès que moi, professionnels (experts-comptables, concepteurs et programmateurs informatiques, etc. il y en a parmi nous) auraient pu, et probablement dû dans un élan de foi constructive, me précéder parce qu'ils avaient la connaissance et le métier que je n'ai pas. Je ne suis que le témoin de Dieu. Il s'agit là d'actions personnelles, pas de société, pas d'assemblée.
Mais là nous entrons dans un problème interne et nous nous éloignons du sujet d'Ingrid Betancourt. Ce que j’ai dit, c'était simplement le cri d'un pauvre vieil homme dépassé, qui fait ses confidences dans son blog, qui est un blog personnel, je le rappelle, et qui aimerait bien n'avoir plus à s'occuper que de sa mission spirituelle. [79C31*03/04/2008]
Même si quatre générations ne suffiront pas, d'autres auraient pu mieux faire bien les choses du vivant Prophète
Je ne maugrée pas contre le fait que "la reconnaissance" n'est pas venue. Je m'en veux d'avoir pris sans le vouloir un ton qui laisse mes lecteurs penser cela. Je ne me compare surtout pas à Jésus sur sa croix.
Je crois avoir toujours dit que quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2) et que pour Le Signe, et pour son témoin donc, "la reconnaissance viendra" seulement après des générations de pénitence et de moisson.
J'ai seulement pensé et parfois (je m'en excuse) exprimé avec humeur que d'autres auraient pu faire bien des choses mieux que moi, vu mes faibles compétences en divers domaines, et vu la foi qu'ils proclament, et que j'aurais peut-être ainsi disposé de plus de temps et de paix pour enrichir ce qu'il me faudra laisser bientôt à mes frères plus jeunes : le legs de ma parole qui est la Parole (Signe i/12). Il n'y a rien de plus. J'ai laissé à tout le monde la liberté du poulain agile. [79C33*03/04/2008]
L’enseignement du prophète, largement donné, faiblement diffusé
À une commentatrice moissonneuse qui demande : "Bien que vous ne soyez le chef de personne, comment voyez-vous la mission à venir qui donnerait l’éveil dans bien des consciences ?", Michel Potay répond :
Pendant des années et des années, en gros de 1978 à 2002, j'ai beaucoup parlé de la mission, fait de nombreuses suggestions, encouragé l'imagination et la diversification de l'action apostolique, bref, j'ai largement donné à mes frères et sœurs les informations que vous me demandez. Si elles n'ont pas circulé, j'en suis désolé.
Les choses de la mission ne peuvent pas être mises par écrit ni rendues publiques, car nos ennemis guettent toutes les idées et consignes qui peuvent circuler entre nous concernant la moisson pour les contrecarrer. Nous sommes un peu les FARC, les rebelles, les guérilleros, de notre monde d'idées français et européen.
Tout apostolat est un combat pacifique, mais combat quand même contre le système établi dont l'apôtre contrarie toujours les projets. Pour cette raison j'avais pris comme slogan pour notre grande mission L'Œil S'Ouvre en 1988, celui-là même de Jésus il y a deux mille ans : "Reprenons la lutte !"
Ceci dit, vous avez raison de commencer par le commencement, c'est-à-dire répandre la nouvelle de l'événement d'Arès : le Créateur est revenu parler au monde par la voix de son messager Jésus en 1974 et par sa propre Voix directement en 1977. Le Père nous envoie moissonner les pénitents qui formeront le petit reste, mais pour que ces pénitents se reconnaissent dans le projet que propose Le Signe il faut bien qu'ils apprennent l'existence de celui-ci. [79C44*09/04/2008]
Même pour contacter les media, le Prophète livré à lui-même
À un commentaire qui suggère de "faire des appels à la radio ou mieux, à la télévision" où le Prophète aurait une chance d’être entendu, Michel Potay répond :
C'est vrai, l'aile blanche pourrait ne pas être une lettre, quoiqu'à l'origine ce le fut (Signe xxv/6). Où ai-je la tête ?
Dites-moi où et quand je dois me rendre à France Inter ou à une autre radio à grande portée, voire même (ce serait peut-être mieux) à la BBC ou à NBC, mais ne prenez pas rendez-vous pour moi ces jours-ci, parce que je souffre d'un gros rhume et j'ai une voix, déjà pas formidable à l'état normal, qui dans l'état actuel combine le canard (par le nez) et l'outre-tombe (par les poumons : bronchite !). Dans deux semaines ça ira mieux.
De mon côté, depuis trente ans, j'ai essayé d'avoir accès aux micros des grandes radios et aux grands plateaux de télévision, mais sans succès. Maladroit et ne connaissant personne, je m'y suis sûrement mal pris. [79C32*03/04/2008]
Sur l’absence de réponse à un détracteur sur internet, non pas contre lui mais pour faire connaître ce que dit vraiment Le Signe
Il est un point sur lequel je suis absolument d'accord avec un des observateurs extérieurs qui m’écrit sur le blog, c'est celui concernant "le site qui s'est mis à vomir sur les Pèlerins d'Arès" auquel n'a répondu aucun site qu'un frère ou qu'une sœur aurait à cette intention et tout à fait légitimement créé et installé sur le net. Comme ce commentateur et d'autres, je m'attendais moi-même à voir s'installer plusieurs, peut-être même trop de sites pour la réplique. Il n'y en eut aucun.
Je l'ai dit à plusieurs reprises — et dernièrement encore — à un certain nombre de mes frères qui me reprochaient ma passivité face à cette attaque. Je crois que la seule réplique qui a été apportée à cet "éreinteur", l'a été, il y a quelques années, dans un forum (ou plusieurs ?) d'une façon qui aurait dégénéré en grossièreté, m'a-t-on dit. On m'a aussi reproché de ne pas avoir admonesté les frères discutailleurs en question. Finalement je n'ai eu que des reproches dans cette affaire qui, c'est vrai ne m'a jamais ému beaucoup, parce que d'une part je pardonne "l'éreinteur", d'autre part je sais que des critiques inélégants ou violentes, des pamphlétaires, des rivarol*, on en trouve toujours devant soi dans tous les domaines et à toute époque et tout spécialement dans celui des mouvements idéologiques.
Voilà ce que j'écrivais il y a quelques jours sur le site privé d'un de nos frères où était abordé le sujet du site critique en question. Je fais un copier-coller :
"[...] On ne combat pas un bonhomme qui est contre en étant contre lui, mais en étant pour autre chose ! C'est ce qui n'a pas été fait. Alors, je ne plains pas l'assemblée, elle n'a que ce qu'elle méritait : Des mensonges qui l'accablent, parce qu'elle n'a pas su clamer [...] sur le même terrain : l'Internet, les vérités qu'il faut dire au monde.
Autrement dit, ce pauvre type était tout seul contre nous mais on lui laissait toute la place, on lui laissait le champ libre. On aurait dû voir s'installer dans les trois mois après son apparition dix, vingt, trente sites positifs, non pour dire : [Untel] n'est qu'un méchant et un menteur (il n'y avait même pas besoin de le nommer ou de parler de son site, il y aura toujours des contres, on n'y peut rien), mais pour dire : Voilà la Vérité : Le Signe, la pénitence, l'amour, la paix, la liberté, l'intelligence.
Pendant des années [Untel] a occupé le haut des moteurs de recherche quand des visiteurs tapaient Arès. Et nous ? Nous étions simplement absents. Pendant des années nous n'avons quasiment rien installé de sérieux sur l'Internet, alors que nous sommes [des milliers, dont des centaines de militants] attaqués par ce pauvre type tout seul et que nous avons des professionnels de l'informatique, des graphistes, des sœurs et frères de talent pour lancer la mission sur le web... Nous n'avons pas lieu d'être fiers. Oui, je l'affirme, on lui a laissé le terrain à lui tout seul. Ne nous plaignons pas qu'il ait pu gagner tant d'audience et que nous, nombreux et nantis de certains moyens comparés aux moyens dérisoires que cet homme (même aidé de [Untel-2]) a et qui devrait être aujourd'hui en troisième ou quatrième page des moteurs de recherche [...]"
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Rivarol_(hebdomadaire) [79C35*04/04/2008]
Sur le rôle de prophète, cause morale, mais non pas chef de guerre
Il n’y a pas de "lien de causalité" entre les deux parties de ce verset du Signe 35/14 : "J'allongerai les riches et les forts dans la poussière et pourtant tu resteras doux et pacifique". La phrase dit ce qu'elle dit très clairement : Les riches et les forts sont allongés dans la poussière sans que j'aie à intervenir dans ce processus. C'est tout. Mon rôle est de prophète, non de chef de guerre ou de conducteurs d'actions qui d'ailleurs viendront par des événements dont ma mission prophétique aura peut-être été la cause morale, mais non la cause dynamique ou violente. Il y a dans Le Signe plusieurs autres événements violents annoncés dont je ne suis pas la cause directe : On tirera de leurs palais et de leurs temples les hypocrites... (28/8), etc. [79C41*08/04/2008]
Sur le manque d’une présence publique plus marquée de notre mission
À une commentatrice qui s'oppose aux critiques d'un observateur selon lequel les Pèlerins d'Arès sont des croyants sincères qui se limitent aux bonnes intentions, tandis que leur prophète, admirablement efficace, reste presque seul à agir, Michel Potay répond :
Je n'ai pas ressenti le commentaire [que vous évoquez] comme une critique, mais comme l'honnête témoignage d'un observateur, qui n'est pas Pèlerins d'Arès, qui n'est qu'un sympathisant. J'ai entendu des propos similaires dans la bouche d'autres observateurs, qui à peu près tous se demandent ce que nous faisons en dehors de distribuer des tracts de temps en temps.
Je sais très bien que vous faites beaucoup plus que cela, vous organisez des rencontres, des causeries, vous portez témoignage et aidez spirituellement les personnes qui le souhaitent, mais, je le répète, il n'est pas inintéressant de savoir que le monde nous aperçoit à peine. Nous manquons indiscutablement d'une présence publique plus marquée. [79C42*08/04/2008]
Sur la presse, les media et le site généraliste du prophète comme valeur de testament spirituel
C'est vrai que ce qui nous est montré du monde, par l'Internet comme par la presse, est son théâtre, le théâtre du monde. On n'y sent pas ou l'on y sent mal les êtres de chair, d'esprit et (éventuellement) d'âme, les êtres entiers (Signe 17/7). Jean Giraudoux, fameux auteur de théâtre (Siegfried, La Guerre de Troie N'aura Pas Lieu, Électre, que je ne vois plus à l'affiche depuis longtemps), ne cessait de répéter que les auteurs et les acteurs recouvraient en fait une époque, un ensemble d'idées du moment, et non des humains. C'est vrai qu'on fait d'Ingrid Betancourt, des FARC et du gouvernement colombien une époque, un ensemble d'idées du moment, bien plus qu'on ne les connaît comme femmes et hommes. Ingrid, les Farc et M. Uribe ne sont pour nous que des titres d'articles ou des signatures au bas d'un livre. Ce sont des voix et des concepts qui ne sont pas les leurs propres, mais les voix des politiques qu'ils représentent et surtout des images dont les recouvre la presse. Ils sont, je ne sais plus qui disait ça, "les doublures de leurs rôles."
L'essentiel de l'actualité, ce ne sont pas les hommes dont l'actualité parle, mais c'est l'actualité elle-même qui, elle, profite à des anonymes. Faulkner, mais je ne me souviens plus de ses mots, avait dit des choses semblables à propos des journalistes, qu'il tenait en horreur et écartait systématiquement, dénonçant la presse comme une exploitation des hommes et de leurs drames ou joies à leur profit, déformant tout, mettant tout en scène, masquant la vie en somme. Peu après qu'il eut reçu le Prix Nobel, Faulkner se laissa exceptionnellement séduire par un journaliste, un certain Coughlan (ce nom m'est resté) qu'il accueillit chez lui à Oxford (Mississipi) et qui lui paraissait honnête, mais une fois que ce Coughlan eut publié son reportage, terriblement déformant, Faulkner publia de son côté des pages impitoyablement accusatrice du journalisme.
Sans copier Faulkner, partant seulement de mes propres expériences malheureuses avec les premiers journalistes, ceux rencontrés après les événements surnaturels d'Arès, j'écrivis dans l'introduction à la première édition intégrale du Signe : "La grande presse n'informe pas vraiment, elle veut mettre en scène l'histoire. L'information qui refuse de passer par l'atmosphère ou par la direction qu'elle veut donner aux événements, elle l'écarte." Donc, ce que les media nous permettent de savoir d'Ingrid Betancourt, des FARC et de M. Uribe serait en grand partie démenti, en mieux ou en pire, si nous pouvions nous-mêmes rencontrer ces gens-là, leur parler.
Un commentateur me demande, en conséquence, de donner à mon site en fin de préparation une forme et un ton qui reflètent la vérité et non une "propagande" arésienne, bref, qui ne fabriquent pas un masque médiatique. C'est exactement le cahier des charges que je me suis imposé dès le départ en plus d'une règle : l'espérance et donc la gaîté, la fraîcheur. Ce site est entièrement conçu par moi, il reflète totalement ma façon personnelle de croire, d'espérer et de penser. Personne n'est intervenu pour essayer de me faire croire que la publicité (au sens de "rendre public" et non au sens de "vendre") avait ses "lois" et devait emprunter ces critères que j'appelle "de pot de yaourt". Je rends publique ma façon personnelle de comprendre Le Signe et la vie et l'action du Pèlerin d'Arès, autrement dit, ce site aura entre autres documents de moi, valeur de testament spirituel, outre qu'il s'efforce d'être accessible aux profanes. Non, je ne suis pas dans ce site mon propre comparse effacé derrière moi-même, ce que certains malheureusement se croient obligés d'être en politique, mais aussi en religion, en art, etc. D'ailleurs, je n'ai pas de conseiller en relations publiques comme ont les politiciens, les prélats et les stars, ce qui ne doit pas être toujours inutile (Faut-il se présenter en salopette, en chemise pervenche ou en tricot de corps ? Faut-il ne jamais entrer dans un 4-étoiles, même simplement invité, ni boire un pastis à la terrasse d'un bistrot ? etc.).
C'est finalement une grande chance pour moi que de pouvoir m'exprimer comme je le souhaite, même avec maladresse et des petits moyens. A contrario, rappelons, pour finir, que la presse, quant à elle, qui voit le monde comme le décor de son théâtre, est la personnification de toutes les contraintes du théâtre : ses conventions morales, religieuses, philosophiques et même gestuelles du moment (Shakespeare n'est rien que le plus talentueux miroir de son époque, n'est rien que la presse de son temps élisabéthain), et que pour trouver la vérité à travers la presse il nous faut redonner à notre regard la transparence de l'intelligence qui voir qui sont les personnages et ce que sont les faits auxquels nous nous intéressons. Le Créateur lui-même a du mal à percer ces lourds rideaux de théâtre. Pour ça il a besoin de nous, ça fait partie de l'exercice de la foi. [79C46*10/04/2008]