Hé ! Jeunesse ! Fais rajeunir le monde ! Spiritualise-le ! Désembourgeoise-le !
La jeunesse ne se compte pas en années, mais en capacité de détachement social et matériel, dont le contraire, la dépendance sociale et matérielle, cause l’embourgeoisement.
Chaque jour l’embourgeoisement s’étend, vieillit et déspiritualise le monde, si tant est qu’il y reste quelque spiritualité notable.
Chaque jour, Le Signe devient l’emblème plus évident du désembourgeoisement.

Se désembourgeoiser, c’est se délivrer de la peur de perdre et d’être méjugé, c’est raviver en soi la fête permanente de la jeunesse (Signe 30/11)…
(© Christiane et Nina Potay)
L’embourgeoisement ne résulte pas d’un complot social, il n’est ni une philosophie matérialiste ni un vice. C’est un tissu autogénéré de peurs spécifiques : peur de manquer, peur d’être méjugé, peur de sortir du moule social, etc. C’est par ces peurs-là que la politique, les mass-media et la religion nous dominent. Riches ou pauvres, nous sommes presque tous embourgeoisés.
C’est pourquoi des insondables fonds de l’éternellement jeune Création, où n’existent ni temps ni peur, est descendu l’Appel libérateur : Changez !
S’il est au moins un échelon de l’insurgeance (Le Pèlerin d’Arès 1989, p.236), pacifique, sympathique, mais courageuse, que tout vrai croyant doit atteindre, c’est son désembourgeoisement. Une sorte de métamorphose à l’envers, le retour à la foi du conquérant spirituel qui réendosse sa jeunesse passée autant qu’il s’inspire de la jeunesse autour de soi.
Personne ne naît bourgeois. Shelley, le poète, citait la mère élevant son nouveau-né à bout de bras et lui criant : « Parle, mon bébé ! Révèle-nous ton immortelle vérité ! » Le Créateur ne rappelle-t-il que l’homme doit toujours croire en sa vérité native ? — Faites-vous aussi jeunes que ce petit enfant… (Matthieu 18/4-5, 19/14), N’accumulez pas les sécurités sur terre, assurez votre sécurité spirituelle… Ne vous inquiétez pas pour votre vie… Regardez les oiseaux du ciel… (Matthieu 6/19-26) —. Nous naissons vrais et nous resterions vrais, si le péché ou le mal, bien sûr, mais aussi leur environnement, dont l’embourgeoisement, n’éteignaient pas notre intelligence (Signe 32/5). C’est ainsi que, vite vieillissant, vite faible lumignon, chacun de nous doit se créer une âme (17/4) pour survivre.
Se désembourgeoiser n’est pas renoncer à la vie, aux joies et aux biens du monde, une abnégation qui n’a pas de sens en soi — Les clergés qui font vœu de célibat et de pauvreté n’ont guère changé le monde en bien (Signe 38/7-8).
Se désembourgeoiser, c’est se délivrer de la peur de perdre et d’être méjugé, c’est raviver en soi la fête permanente de la jeunesse (Signe 30/11), c’est s’enhardir à s’envoler au-dessus de la citadelle (13/7-8) du monde pour faire lever les regards vers les faucons (xLv/14-26) prophétiques.
Pourquoi l’embourgeoisé est-il si difficilement crédible quand il appelle d’autres embourgeoisés à changer ? En appelant à la pénitence il appelle l’homme à être bon, à pardonner, à faire la paix, à être spirituellement libre et intelligent. Ces valeurs sont apparemment propres à plaire, qui semblent simplement morales, dématérialisées, sans compromission sociale, pleines de beauté (Signe 12/3)… Mais c’est comme un tremblement de peur bourgeoise dans l’appel que le public sent. Le désembourgeoisement n’est pas dans les mots, pas sur le tract. Il est dans le mystère du tout qu’est la chair, l’esprit et l’âme (17/7), l’homme de bien vivant quoi ! L’homme de bien jamais aussi homme, aussi vivant et aussi vrai qu’en étant jeune !
Retrouvons le mystère de la jeunesse !
Jeunesse ! Prends les commandes, car pour les rejeter loin derrière l’horizon avec la Bête (Signe 22/14), il faut bien les prendre d’abord ! Révolution ? Non. Insurgeance ? Oui (Le Pèlerin d’Arès 1989, p.236).
L’embourgeoisement s’encoconnait dans le fil de la religion et de sa sœur la politique. Il s’encoconne maintenant dans le fil de l’industrie et de sa sœur la banque. Ce cocon s’enroule déjà autour des Asiatiques, qui s’imaginent y rester bien au chaud. Les peurs qui tissent l’embourgeoisement s’universalisent : Notamment, la peur de perdre l’énergie et les gâteries dont la modicité dépendait jusqu’à présent de la misère des producteurs qui, par effet d’imitation, s’embourgeoisent à leur tour. Mais plus encore la peur que « l’Ordre » disparaisse et avec lui le bon rapport de l’argent, la sécurité sociale, la retraite, qui passent pour des « acquis » de la lutte sociale ou de la civilisation — les Égyptiens, Grecs et Romains antiques eurent leurs propres acquis, depuis longtemps évanouis —, mais qui ne sont qu’aubaines menacées d’extinction par l’instabilité du matérialisme, par nature grossier, instable et volcanique, que personne dans l’Histoire n’a jamais pu maîtriser.
Après les rivalités religieuses et politiques, voilà celles qu’organise le monde industriel et bancaire à son tour. Leur enjeu est tout autant incertain : Il n’y a jamais la bonne voiture, jamais le bon avion, jamais la bonne machine, jamais la bonne politique, jamais la bonne loi, jamais le bon taux de change, jamais le bon stock-exchange ; il faut toujours et toujours créer du nouveau, supposé meilleur, et qui naturellement coûte encore plus cher et ne satisfait personne.
L’impossible ne devenant jamais réalité, c’est l’impossible qui gouverne le monde. Alors, il n’y a pas d’avenir, les chevaux du « progrès » galopent vers rien, rien, rien. Seule la vie spirituelle peut raffiner, renforcer, stabiliser la vie, mais de vie spirituelle il n’y a que quelques frémissements dans la société, très dispersés ou même inaperçus, comme ceux que provoque Le Signe.
Certes, au milieu de ce monde embourgeoisé, des religieux prient et prêchent, des humanistes philosophent, des écologistes manifestent, mais leur défaite est déjà évidente, parce que l’idéal ne suffit pas, il faut aussi une force matérielle, concrète, pour combattre le matérialisme bourgeois, dont le réalisme submerge tout — À quoi rêvent même les « travailleurs », les classes populaires et plus encore le misérable tiers monde, sinon d’avoir des privilèges bourgeois bien concrets ?
Concrètement, le seul moyen de vaincre l’embourgeoisement, dit Le Signe, c’est que chaque homme change sa vie objectivement, dans les faits, de sorte qu’il découvre dans l’amour, le pardon, la paix, la liberté et l’intelligence spirituelles, les plus hautes causes de joie et de fête (Signe 30/11), de bonheur (37/9, xxvi/12) et même d’intérêt matériel (26/8-9). Le changement personnel effectif, réel, des pénitents (= tout bonnement ceux qui changent en bien) engrènera le changement du monde (Signe 30/11, 28/27), ce que des technologies, des discours, des lois, des traités, des accords, n’ont jamais pu faire..
Seule l’éternelle Parole du Créateur, contre-culture par excellence, reprise par Le Signe, peut, si elle est accomplie (35/6, 36/8), vaincre l’embourgeoisement — notre embourgeoisement —, peut-être la forme la plus pernicieuse du mal déguisé en bien et en raison avant qu’il ne survienne sous une autre forme : le péché des péchés (Signe 38/2). Comme un coin dans une souche pourrissante, nous devons par notre changement pénétrer cette récente, mais déjà trop vieille culture industrielle, qui, bien que répétitivement désillusionnée comme l’avaient été de précédentes civilisations, s’accrochera longtemps à la terre, parce que rien de bien convaincant ne vient l’en arracher.
Même si le prochain président des USA est Barrack Obama, qui ne sait que, malgré ses qualités, il ne sera jamais qu’un politicien et un bourgeois de plus, c’est-à-dire un espoir de moins pour le monde ? Provisoirement c’est bien, mais idéalement c’est faire du surplace. Aucun espoir de justice, d’égalité, de richesse et de santé pour tout le monde sur terre, tant qu’une minorité prospère vivra sur une majorité sacrifiée. Aucun idéal général n’est réalisable par la politique, laquelle est toujours partisane. L’idéal général sera réalisé par l’homme de bien, croyant ou non, toutes races confondues, toutes frontières effacées, tous préjugés oubliés. C’est à cette aune qu’on mesure l’ampleur de l’utopie qu’est Le Signe, qui ne peut venir que d’un Père dont l’Univers sans fin (Signe 12/4) est une utopie, que la science hier encore estimait impossible : quelque chose sans dimension ni fin et pourtant bien réel. Les télescopes l’attestent. Nos âmes sont les télescopes infaillibles de la vie infinie (Signe 17/3, 32/3).
Dans la jeunesse fleurit la plus forte espérance ! Cette espérance — l’espérance que chaque homme et que le monde des hommes peuvent changer — le Père lui-même l’alluma en moi comme un Feu en 1974 et 1977. Ce même Feu que chaque été des pèlerins viennent prendre à Arès (Signe xLi/7), mais que tous les hommes de bien du monde allument en eux partout, chaque jour, par le Bien qu’ils poursuivent.
Jeunesse ! Celui qui vous parle est un vieux auquel le Créateur dans sa Bonté redonne chaque jour la jeunesse ! Être jeune, ce n’est pas sacrifier ce qu’on a. C’est ne pas avoir peur — typique peur bourgeoise — de perdre ce qu’on a, qui le plus souvent n’est rien d’autre que sa réputation, plutôt que de renoncer à ce qui fait la gloire (Signe 34/2) de l’humanité.
Jeunesse ! Appelez le monde à entrer en pénitence !
Difficile ? Bien sûr. Et même très difficile ! Mais ce monde n’a pas été créé pour des bourgeois qui n’attendent plus rien d’un idéal, quand ils attendent encore quelque chose d’eux-mêmes. En tout bourgeois dort l’anti-bourgeois. Réveillez-le !
Jeunesse ! Descendez dans la rue et allez sur les places pour y appeler le monde ! Montrez-vous ! Chantez, poétisez, écrivez, faites-le comme vous voulez, mais appelez ce monde à redevenir jeune, à redevenir jeune avec vous, à refaire naître et cultiver l’amour, le pardon, la paix, la liberté et l’intelligence spirituelles !
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés


Sur la raison du titre de cette Entrée
J'ai songé à un titre* contenant l'idée d'embourgeoisement ou de désembourgeoisement, mais, si j'y ai renoncé, ce n'est pas par "peur bourgeoise". C'est en raison du bilinguisme de ce blog, de la difficulté d'introduire dans le texte anglais l'idée "d'embourgeoisement" qui est sans traduction satisfaisante en anglais. D'ailleurs, la langue anglaise utilise le mot français "bourgeois" pour exprimer le concept et le phénomène sociaux typiquement français que ce terme englobe. Le mot anglais proche est "middle class", mais ce n'est pas vraiment la même chose.
De plus, quand on emploie le mot "bourgeois" en parlant anglais avec des anglophones, la plupart d'entre eux ne comprennent pas le mot. Je l'ai, à cet effet, testé dans un tchatte, pour bien saisir la difficulté de parler avec des anglo-saxons de l'idée très complète, à la fois morale et économique, que des François entendent par le terme "bourgeois" et "embourgeoisement".
J'ai donc laissé le mot "bourgeois" apparaître dans le corps du texte, mais non dans le titre, afin qu'il soit accompagné d'un développement explicatif quasi simultané.
J'évite de brusquer mes sœurs et frères de l'assemblée, parce que ça ne sert à rien. Ils comprennent bien ce que je veux dire sans qu'il me faille les apostropher.
*Hé ! jeunesse ! fais rajeunir le monde ! (méditation) [84C01*06/08/2008]
Sur l’embourgeoisement auquel les femmes n’échappent pas
À un commentateur qui perçoit, chez la femme, une force encore latente, présente mais non encore déployée pour peser, à grande échelle, sur le cours du monde, Michel Potay répond :
Votre commentaire parle de la place prépondérante de la femme dans l'économie de salut général vue par Le Signe. Je ne vois pas le rapport entre la femme et l'entrée 0084 de ce blog, qui évoque notre embourgeoisement, auquel les femmes n'échappent pas, loin de là, étant de grands piliers du formalisme bourgeois, dont elles doivent elles aussi se libérer. Toutefois, dans le dernier paragraphe vous parlez de "jeunesse éternelle", mot qui rappelle que le désembourgeoisé est un humain spirituellement rajeuni. Je publie donc ce commentaire. [84C03*06/08/2008]
Sur le rajeunissement qui n’est ni infantilisation ni crétinisation
À un commentateur qui, au sortir d'une journée à Disneyland en compagnie de ses petits-enfants, prend soudain la mesure de l'embourgeoisement qui nous gagne, Michel Potay répond :
Je me souviens, il y a bien des années, d'une lettre d'une des nôtres qui avait comme vous visité Disneyland, mais en Floride, aux USA et qui avait trouvé cet endroit "merveilleux", et je me rappelle du ton plutôt froid de ma réponse, où je m'étonnais qu'une grande croyante comme elle trouvât quelque valeur à ce "rêve de carton-pâte et de caoutchouc" (je crois que j'avais employé des mots comme ça).
Vous dites : "Je ne sais pourquoi ce que j'ai trouvé merveilleux m'a paru (après lecture de votre article) plein d'artifice et de danger." Réponse simple : C'est parce que mon article parle de rajeunissement, mais pas d'infantilisation ou de "crétinisation," comme disait Lanza del Vasto.
De tout ce qui peut détourner l'enfant en formation des véritables préoccupations de la conscience et de la destinée humaines, je ne sais pas s'il y a pire que Disneyland et ses similaires. Je n'y ai jamais mis les pieds, mais j'ai vu les promotions de ces parcs d'attraction à la télévision :
Être accueilli par Mickey, Donald et Blanche-Neige et trouver ça "merveilleux", c'est vraiment être anesthésié, ne pas réaliser que ce qui est un divertissement acceptable à l'état de bande dessinée ou de dessin animé devient extrêmement pernicieux pour les enfants dès lors qu'on essaie de leur faire croire que de tels personnages peuvent vivre et exister et que ce qu'ils avaient vu en dessin n'était que la photo d'une réalité. Quel renversement dangereux de l'information, notamment du sens des réalités, qu'on doit aux enfants !
Vous allez me dire : 'Mais les enfants ne sont pas dupes..." Je vous coupe en disant Je réponds : "Allez raconter ça à d’autres ! L'effet recherché par Disneyland sur les enfants est justement de leur faire croire que c'est vrai. C'est pour cette illusion immense et dangereuse que des investissements gigantesques en dollars sont faits." Oui, il y a là quelque chose de bourgeois au plus mauvais sens du mot. Quand je pense à la déclaration de M. Cantal-Dupart, urbaniste responsable du "Grand Paris", disant : "Disneyland, quelle chance pour toute la région !" qui est bien un propos de bourgeois, auquel il aurait fallu répondre du tac au tac : "Quelle malchance pour les enfants !" [84C06*07/08/2008]
Sur les déductions auxquelles aboutit une méditation laborieuse de la Parole
Je serais la "personne la plus intelligente" que vous connaissez ? C'est que vous n’en connaissez pas beaucoup de monde, alors. Je ne crois pas que mon entrée 84 doive quoi que ce soit à mon intelligence, qui est moyenne, mais elle doit tout aux simples déductions auxquelles aboutit une méditation laborieuse de la Parole du Père, particulièrement du Signe. [84C10*08/08/2008]
Le désembourgeoisement est dans le cœur, pas dans l'apparence
Un jour, il y a longtemps, c'était au temps où, seul, je commençai la mission de rue à Bordeaux, de 1976 à 1979, je vis un petit attroupement sur un trottoir. Derrière une huitaine de badauds la regardant pleurer comme des bêtas apeurés, il y avait une femme assise sur les marches d'une entrée d'immeuble, une femme ravagée par un terrible chagrin.
Je demande : "Que se passe-t-il ?"
Un badaud pas spécialement bourgeois, pantalon fripé, journaux sous le bras, me dit à voix basse pour ne pas être entendu par la femme : "Une folle qui pique une crise de larmes. Je connais ça ; j'en ai une dans ma famille."
Je demande : "Pourquoi une folle ?"
L'autre devient méfiant. Il sent en moi l'individu qui tente de voir au-delà des apparences, le chercheur de complications : "Ça se voit, non ?"
Moi : "Non, je ne vois qu'une personne éplorée. Dans la vie on a bien des raisons de pleurer." Je mets mes tracts dans ma poche et m'approche de la femme. "Vous semblez en grande peine. Peut-on vous aider ?" Elle abaisse son mouchoir, me regarde avec des yeux tout rouges de larmes, me fait non de la tête.
Elle a dans les soixante ans. Je sens une peine personnelle. Peut-être vient-elle d'apprendre la mort d'un être cher ? Je lui prends la main doucement. Je dis encore : "Je suis un homme de Dieu, Madame. S'il est de mon ressort de vous aider ou vous consoler, n'hésitez pas..."
L'un des badauds s'approche et me dit : "Monsieur, ne vous mêlez pas de ça !" Je réponds : "Vous connaissez cette dame ?" Il répète plus vivement : "On ne doit pas se mêler de ces choses-là. C'est l'affaire de la police, qui demandera une ambulance." Je regarde le badaud, il a un air encore moins bourgeois que le badaud précédent.
Un autre badaud, pas davantage bourgeois d'apparence, me dit : "Même si c'est pas médical, c'est l'affaire d'un psychologue."
Je dis : "Quand une personne dans la détresse morale ou émotive et a besoin d'aide, c'est l'affaire de tous. Cela a pour nom l'amour du prochain. Du moins jusqu'à la preuve que c'est l'affaire des services publics, médicaux ou psychologiques."
Les badaud, maintenant une douzaine, tous l'air peuple, ordinaire, pas bourgeois du tout, me regardent comme si j'étais un fou dangereux. Nous nous faisons face quelques secondes, puis ils commencent à se disperser.
S'approche alors un homme qui observait à quelques mètres, très comme-il-faut, costume-cravate et pardessus impeccables, un porte-documents en cuir à la main, la main gantée, bref, le bourgeois type. Il me regarde : "Qu'est-ce qu'on peut faire pour cette personne ?"
Moi : "Je ne sais pas." Je me tourne à nouveau vers la dame : "Que peut-on pour vous, Madame ?"
Ses sanglots l'empêchent de parler. L'homme d'apparence bourgeoise lui parle doucement : "Vous a-t-on fait tort ? Avez-vous reçu une mauvaise nouvelle ? Vous a-t-on volé quelque chose ?"
Entendant ces derniers mots, elle fait oui de la tête, elle ouvre son sac a main, en montre l'intérieur, vide !
L'homme d'apparence bourgeoise : "Habitez-vous loin d'ici ?" Elle fait encore oui de la tête.
Sans hésiter l'homme d'apparence bourgeoise ouvre son portefeuille, sort un billet de cent francs : "Voilà, Madame, de quoi rentrer chez vous. Dites-moi si ça suffit." Elle pleure déjà moins. Elle a trouvé une bonne âme. "Oh oui, ça suffit largement," murmure-t-elle.
Nous aidons la dame à se lever et l'accompagnons jusqu'à sa station d'autobus. Elle a trouvé une humanité de cœur. Elle monte dans l'autobus, pleurant à peine maintenant, mais encore bouleversée. L'homme d'apparence bourgeoise se dispense de lui donner son adresse pour être remboursé plus tard.
À votre avis, le plus bourgeois, était-ce cet homme d'apparence bourgeoise ou l'un des badauds d'apparence popu qui avaient trouvé toutes les bonnes raisons de ne pas aider la femme en détresse ? Dans ces circonstances du moment, c'était évidemment le monsieur au porte-documents de cuir. C'est ce genre d'homme que la Parole nous demande de moissonner. Le désembourgeoisement est dans le cœur, pas dans l'apparence. [84C13*08/08/2008]
Sur l’absence de plan dans Le Signe et les réveils circonstanciels du Prophète
Mon plan ? Je l'ai toujours eu. Je n'ai pas cessé de "l'exposer" depuis 1974. Ça fait 34 ans. En fait, ce n'est pas moi qui ai un plan, mais Celui Qui m'envoie. Celui qui dans Le Signe parle à la première personne.
Je le rappelle :
Faire pénitence pour ceux qui ont conscience qu'il changer sa vie (Signe 30/11) et qu'il faut simultanément travailler à changer le monde (28/7) et, dans ce but, faire la moisson des pénitents — C.-à-d. regrouper le petit reste des hommes et femmes, de toutes cultures et tous milieux, qui changent leur vie dans le bon sens consciemment ou inconsciemment ou qui ont une disposition encore inactive de changement en bien avec la conscience que tout bien qu'acquiert l'individu est un bien acquis pour le monde.
Si tant est qu'on puisse l'appeler un plan.
En fait, sous des formes et des mots divers selon les époques et leurs cultures, c'est l'Appel permanent de la Parole à l'humanité qui a suivi Adam dans ses mauvais choix (Signe 2/1-5). Le Père parle d'En-Haut et charge le prophète de parler d'en-bas, c'est-à-dire d'adapter l'Appel général aux circonstances particulières du moment sur terre.
Comme, en ce moment, je sens que l'embourgeoisement ou un certain vieillissement embourbent plus ou moins la mission, j'attire l'attention des pénitents et des moissonneurs sur ce point. Comme il s'agit là d'une circonstance qui me paraît aussi dépasser largement le cadre de l'assemblée des Pèlerins d'Arès pour s'étendre à toutes les plages bienveillantes de notre société, où les Pèlerins d'Arès ne sont pas les seuls capables du Bien, j'ai pensé qu'elle entrait bien dans ce blog ouvert à tous.
Je n'ai donc pas de plan précis. D'ailleurs, aucun plan précis que j'ai eu pour l'assemblée depuis 1974 n'a été suivi : "Sentiers", "La Maison des Faucons", etc. Seuls des plans locaux, ponctuels, ont été suivis parce qu'ils demandaient la participation d'un très petit nombre de frères ou de sœurs, comme les travaux entrepris sur le Lieu du Pèlerinage, dont tout le monde se félicite d'ailleurs. Aussi, concernant l'assemblée en général, je procède non par plans, que l'assemblé n'a jamais suivis comme je viens de le dire, mais par réveils circonstanciels auxquels répondent ou non les consciences individuellement.
Vivant dans une génération qui ne réagit pas comme un seul corps aux appels généraux, je me garde de rêver à des plans généraux précis. Je suis cependant très loin de l'insouciance, les exigences de ma mission restent très jeunes dans mon âme et dans mon comportement. C'est ainsi que je ne laisse pas mes frères trouver quelque repos ou satisfaction dans ce qui peut leur sembler suffisant. Je me garde d'adapter mon propos et mon comportement aux conditions "ralentisseuses" [84c14] de notre existence socialement encoconnée. Je ne me sentirais pas là en communion avec la Parole qui m'a été donnée à Arès. Je reste mobilisateur et si mon entrée 0084 cache un plan, c'est un plan permanent de mobilisation.
Tolstoï était d'opinion que "si un homme pense, peu importe à quoi, il pense toujours au fond à sa propre mort... et qu'elle vérité peut-il y avoir, s'il y a la mort ?" Tolstoï pensait aussi à la mort au sens figuré : mort morale, etc. Je partage cette opinion et j'appelle sans cesse mes frères à penser à la Vie, la Vie spirituelle qu'il faut redonner au monde (c'est ça, changer le monde, 28/7) et à prendre conscience que l'embourgeoisement est une sorte de mort. Le pragmatisme ne m'est pas permis. Chercher, soi-disant par pragmatisme, des solutions dans le cercueil spirituel qu'est ce monde, comment pourrais-je ? Ce serait comme farfouiller dans les ossements et la chair pourrissante du monde. Mais en même temps proposer un plan pour sauter hors du cercueil, ce serait folie, parce que le seul plan valable ici, c'est la résurrection et celle-ci ne viendra qu'avec le temps et beaucoup de générations (Signe 24/4-5).
Notre Père est la porte, la porte étroite (Matthieu 7/13), et moi je ne suis que la poignée de la porte, mais une poignée enthousiaste, ce qui est rare pour une simple et modeste poignée qu'en général on ne voit pas, car, si vous avez observé les hommes, quand ils regardent et admirent une belle porte, ils en remarquent rarement la petite poignée. C'est peut-être aussi pourquoi on me reproche parfois mon enthousiasme, peut-être considéré exagéré, mais cet enthousiasme m'a toujours permis de déjouer les forces obscures de ce monde, dont l'embourgeoisement, qui mènent à se croire réaliste quand on n'est que fataliste. Oui, je dis "nous", parce que je vis au milieu d'un monde embourgeoisé dont l'odeur m'imprègne malgré moi comme le tabac dans le fumoir où je dois vivre, mais aussi parce que je ne veux pas ne pas être solidaire de mes sœurs et frères bien plus embourgeoisés que moi. [84C15*09/08/2008]
Sur la peur de perdre son confort social en dévoilant sa foi
Mon invitation à faire sauter le carcan bourgeois va bien au-delà du milieu étroit des Pèlerins d'Arès. La peur bourgeoise est un phénomène général dans tous les milieux religieux, politiques, philosophiques, humanistes, etc. On est par exemple stupéfait devant les chiffres de la participation aux syndicats (moins de 8% de la population laborieuse, incroyable !) ou de l'adhésion aux partis politiques, ou de la pratique catholique (moins de 4% d'une population qui se dit catholique à 60% dans les sondages anonymes ose se montrer à l'église), etc.
Il est vrai, néanmoins, que les Pèlerins d'Arès, mes sœurs et frères dans la foi et dans l'apostolat, se sentent plus spécialement concernés par mon entrée 0084. Ils se sentent plus concernés, parce qu'ils ont conscience qu'en voulant trop ménager leur confort social, confort typiquement bourgeois, ils se cantonnent — en tant qu'apôtres, puisque tout Pèlerin d'Arès est pénitent et moissonneur — dans un anonymat non prudent au sens du Signe (35/10), mais hyperprudent au sens de peur, et dans l'exposé public d'idées arésiennes si généralisées, si aplanies, si peu risquées conceptuellement et socialement qu'ils font perdre au Signe ce relief, cette "insurgeance", qui le démarque résolument de toute la littérature religieuse.
Cette discrétion est loin de résulter, chez tous, de ce que vous appelez d’une "obligation de réserve". Cette discrétion notamment ne s'explique plus par une "obligation de réserve" chez les retraités qui n'ont plus rien à craindre d'une exposition de leurs espérances intimes. Cette discrétion empêche notamment mes sœurs et frères hyperprudents d'ouvrir grand leurs bras au monde... parce que tout ce qu'ils peuvent garder anonyme et général dans la rue, ils savent qu'ils ne pourront pas le garder dans le cadre du groupe local où les rencontres se font les yeux dans les yeux. Ils manquent donc d'un chaleureux empressement à accueillir, donc à inviter. Pourtant, rien d'insolite ou de suspect dans cette invitation ! Toute personne, même notre ennemi, qui a ouvert Le Signe sait que nous sommes envoyés rassembler le petit reste (Signe 24/1).
Ainsi l'embourgeoisement conduit-il même des hommes et des femmes de grande foi à une rétention d'hospitalité spirituelle. Je dis rétention, non parce que leurs cœurs manquent de cette hospitalité spirituelle, mais parce que la crainte bourgeoise les empêche de l'épanouir comme il faudrait. On retrouve ici cette peur manifeste dans l'épisode évangélique du converti riche (Marc 10/17+, Luc 18/18+) : Non la peur de perdre sa fortune (les Pèlerins d'Arès ne sont pas riches au sens de l'argent), mais la peur de perdre son confort social en dévoilant sa foi. Or, je n'ai vu chez personne que le fait de ne pas cacher sa filiation à l'Auteur du Signe ait fait perdre à quelqu'un ses intérêts sociaux dans des proportions suicidaires. [84C17*10/08/2008]
Sur la discrétion excessive des Pèlerins d’Arès
Concernant l'Internet, ne croyez pas que l'anonymat, généralement un pseudonyme, derrière lequel peut se cacher l'auteur ou le participant d'un site obtienne des résultats meilleurs, parce qu'il faut bien tôt ou tard se rencontrer ou s'écrire avec ceux auxquels on s'adresse, bref, il faudra se dévoiler. Comment se dévoileraient un jour comme Pèlerins d'Arès des gens de rencontre sur l'Internet devant lesquels vous ne vous dévoilez pas ouvertement vous-même ?
La société n'est pas une société de fantômes — les bourgeois aiment plus ou moins, je sais, cette inconsistance ectoplasmique —, mais une société d'humains de chair, d'esprit et d'âme (Signe 17/7), d'individus identifiables, parce que c'est dans le sens de cette identité que le Créateur a donné à l'homme seul le don d'individualité (outre l'amour, la parole, la créativité et la liberté), le don d'être une personne déterminée et nommée. Relisez ce que j'ai écrit là-dessus dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas". Que serait ce blog, si je ne le signais pas de mon nom : "Michel Potay dit Frère Michel" sur la page Index ? Cette société humaine a hélas perdu beaucoup de ses qualités, mais elle n'a pas encore complètement perdu le courage de signer toute déclaration pour donner du prix à celle-ci.
Les oisillons du faucon (Signe xLv/14) ne sont pas des clones anonymes ou des sortes d'alter ego du faucon initial que je suis, mais ils sont appelés à devenir des faucons à leur tour, chacun avec sa personnalité, son nom, sa place dans la société. N'avais-je pas appelé le projet de centre actif des pénitents et moissonneurs "Maison des Faucons"... Faucons au pluriel ?
Nous ne sommes pas revenus au temps des catacombes, quand se déclarer chrétien était suicidaire pour tout le monde et dans tous les sens du mot. D'ailleurs, à propos de "chrétien", je me souviens d'une discussion avec un groupe de missionnaires locaux dans les années 80 ou au début des années 90. Ils affirmaient que les risques qu'ils faisaient courir à leurs "situations" personnelles étaient considérables s'ils s'avouaient ouvertement disciples du Signe. Je leur dis : "Si tel est le cas, eh bien ! colorez-vous d'une teinte bien vue dans le monde en général, la teinte chrétienne. Nous sommes des chrétiens à l'état pur, chrétiens au sens du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7), non au sens des dogmes ecclésiastiques. Écrivez par exemple sur vos panneaux : "Pour un christianisme vrai, où l'exemple passe avant les dogmes." Il y a d'autres formules possibles, dont celle que j'ai utilisée parfois et qui est parfaitement honnête : "Si vous pensez comme nous que le vrai christianisme est encore à faire, rejoignez-nous !" Il y a sûrement d'autres parallèles que le christianisme à utiliser. Je crois que si l'on cherche, si l'on travaille, on trouve des formules qui montrent à quel point notre Signe est enracinées dans les grandes espérances du monde." Le groupe missionnaire en question n'a pas suivi mon conseil. L'un d'eux m'a dit plus tard : "Cela aurait été pris par l'église pour de la provocation." Il avait sûrement raison, mais quel courant prophétique dans l'Histoire n'a pas été pris pour de la provocation ? [84C17*10/08/2008]
Sur l’appel au courage, à vaincre le respect humain, à la mission publique et à ne jamais stagner !
À un commentateur qui demande pourquoi avoir attendu 34 ans pour parler de désembourgeoisement, Michel Potay répond :
Le thème du désembourgeoisement est une constante évangélique et je n'ai jamais cessé de prêcher l'Évangile. Je le prêchai même avant que Jésus me visite le 15 janvier 1974.
J'ai déjà vu votre signature au bas de commentaires, mais je ne sais toujours pas qui vous êtes. Cet anonymat me paraît procéder d'une peur bien bourgeoise. Bourgeois, nous le sommes tous à divers degrés, comme l'entrée 0084 le dit, mais vous le rappelez sur un ton de blâme, qui cache une amertume, peut-être une douleur, qui ne peut pas être de bonne inspiration, parce que votre envie de blâmer dépasse ici votre besoin de réfléchir.
Quand je commençai de recevoir Le Signe, en janvier 1974, j'étais un ecclésiastique, un homme de religion et de dogme, oui, mais un bourgeois ? Je crois que je n'ai jamais été bourgeois.
Élevé dans une famille rouge qui avait du courage politique, j'ai toujours eu le courage total de mes convictions et des désagrément sociaux qu'elles m'ont causés au milieu d'une société bourgeoise. J'ai toujours eu aussi le courage des changements nécessaires, comme de passer de l'athéisme à la foi, renonçant non sans chagrin ni mélancolie au milieu non-croyant, rationaliste, qui avait été le mien, où vivaient tous mes amis et appuis. Ensuite, et ce n'est pas bourgeois non plus, voulant vivre ma foi avec le plus d'engagement et de courage possible, j'entrai dans le clergé, ce qui exigeait beaucoup de renoncement social dans une société où le sacerdoce non seulement n'était déjà plus considéré, mais prêtait à moquerie. Quant au prophétisme que le Père m'a demandé d'assumer en 1974, je l'ai accepté, et la moquerie dont j'ai été l'objet, aggravée de pénibles soupçons de gouroutisme malhonnête, n'a fait que croître. De plus, dans le cadre religieux où l'on me considérait comme un non-conformiste, un clerc de grande foi mais hors du moule, on me confia des tâches que personne ne voulait, qui demandaient beaucoup de non-conformisme, peu gratifiantes d'un point de vue bourgeois.
Ma méditation sur l'embourgeoisement est certes marquée par des références au Signe, ce qui est normal, puisqu'il est toute ma vie, mais elle est générale, elle s'adresse à tous les hommes de bonne volonté dans tous les domaines. Prêcher le désembourgeoisement, sous divers thèmes et termes je l'ai toujours fait : Mon appel au courage, mon appel à vaincre le respect humain, mon appel à la mission publique ouverte, etc. n'ont jamais cessé depuis 1974. Que mes frères aient réagi à mes appels de manières diverses, chez certains décevantes par moments, c'est le propre de tous les mouvement engagés, prophétiques ou non, dans tous les domaines et à toute époque, comme je le dis ici.
Cela dit, il est exact de dire que je ne vois "aucun progrès missionnaire" et que j’ai peur que "tout stagne pour longtemps". Un mouvement prophétique, universel, de l'importance du Signe, lancé par le Créateur pour appeler le monde à changer, est toujours au-dessous de ce que le Créateur attend de lui. Des progrès, il y en a et il y en aura toujours, mais je les souhaiterais d'une autre ampleur. Aucun doute sur ce point. Je ne m'en suis jamais caché. [84C19*11/08/2008]
Sur la notion d'embourgeoisement et ce qu'elle recouvre réellement sur le plan social
À un commentateur qui dénonce "cette bourgeoisie qui s’affiche, se fait médiatiser en faisant bien voir sa bourgeoisie, sa fortune, etc., pour donner envie… et faire en sorte que l'on devienne aussi des bourgeois à notre niveau social,… où les plus malins (Signe 28/19) s'embourgeoisent en exploitant leurs semblables", Michel Potay répond :
Si j'ai publié ce commentaire, c'est parce qu'il est typique d'une incompréhension des termes "bourgeois" et "embourgeoisement". Les bourgeois "s'encoconnent" dans le fil du "roi noir et blanc, de la politique, etc.", mais Il y a très peu de bourgeois dans la politique de haut niveau (il y en a davantage au bas niveau, notamment parlementaire, communal) et il n'y en a pas du tout dans la politique de force, abusive, dictatoriale à laquelle vous faites allusion : Des monstres politiques comme Hitler, Staline, Mussolini, etc., pour prendre des exemples extrêmes plus faciles à saisir, n’étaient pas des bourgeois, mais ils savaient en grands experts asservir la population encline à s'embourgeoiser. Pour les grands media, même chose (je pense que c'est ce que vous appelez "idoles de l'esprit"), ils ne sont ni exploités ni faits par des bourgeois, mais par des gens qui savent "encoconner" les bourgeois, s'en faire une clientèle. La plupart du temps les journalistes ne croient pas un mot de ce qu'ils écrivent, mais ils sont payés pour faire frissonner le bourgeois de peur, d'indignation, etc. C'est ce qui fait vendre le journal. Le bourgeois-type n'est pas un cynique comme l'est le religieux, le politique, le journaliste ou même le riche, le vrai, qui eux défendent envers et contre toute vérité et évidence leurs boutiques et leurs intérêts bien plus fortement que les bourgeois, dont le seuil d'inquiétude morale est beaucoup plus vite atteint. Ce qui fait de l'embourgeoisement tout à la fois un mal, qui n'est pas extrême, et une victime, pas extrême non plus, c'est cet état moyen, un certain état d'inconsistance morale qui en fait une pâte à modeler ou une sorte d'inertie sous les doigts de la peur comme de l'attachement à une sécurité qu'il croit voir dans la réputation, le respect humain, les lois, les institutions, certaines professions, etc., et cela parfois jusqu'à la collaboration ou la compromission avec le mal, sans être lui-même le mal de fond.
Ceci n'est qu'un blog. Ce n'est pas la place pour développer l'idée comme le contenu social réel de l'embourgeoisement. En même temps, l'homme jeune que vous êtes me rappelle que votre génération n'a pas une notion aussi claire de l'esprit bourgeois que celle qu'eut ma génération, parce que l'embourgeoisement est maintenant beaucoup mieux caché, et caché aux bourgeois eux-mêmes, tout en étant exactement le même sous des apparences beaucoup plus popu, athlétiques, sympas, rock-n-roll, etc. [84C20*12/08/2008]
Sur l'embourgeoisement qui engourdit la volonté de faire bouger les choses
Ce n'est pas parce que les Occidentaux ont l'esprit bourgeois que les protagonistes redoutables des drames du Moyen-Orient : USA, Israël, Palestine, Liban, Syrie, etc., se dressent les uns contre les autres. On est là dans une autre prospective.
Mais il y a là un petit point de réflexion face à ces drames du Moyen Orient (et d'autres ailleurs : Darfour, Congo, Tibet, etc.) la passivité de l'Occident "imbécillisé" par l'embourgeoisement.
Je réfléchis donc et j'en arrive à une conclusion, à savoir que je ne suis pas sûr qu'un Occident subitement désembourgeoisé arrangerait les choses, parce qu'alors les uns prendraient résolument et sans peur parti pour les USA et Israël et les autres pour l'Iran la Palestine et les nations musulmanes. Je ne suis pas sûr que cela arrangerait les choses. Cela pourrait même les envenimer.
Être désembourgeoisé ne signifie pas nécessairement être d’un côté. Comme je le dis plus tôt, nous sommes là dans une tout autre prospective où les enjeux sont tout autres que ceux l'embourgeoisement ou désembourgeoisement. Ne mélangeons pas tout.
On peut admettre toutefois, d'une façon beaucoup plus générale, qu'indirectement l'embourgeoisement ajoute à la paralysie de l'opinion occidentale face à des situations difficiles à travers le monde.
Ceci dit, l'embourgeoisement dont parle mon entrée 0084 est surtout celui qui entrave des hommes et des femmes de foi à l'intérieur même de notre société occidentale et engourdit leur volonté de faire bouger les choses. [84C24*12/08/2008]
Sur l'amalgame entre embourgeoisement et recherche d'une relation apaisée avec son employeur
À une commentatrice qui évoque diverses situations professionnelles impliquant des rapports de forces entre demandes de l’employeur et soumission des employés, Michel Potay répond :
Satisfaire son patron en coupant ses cheveux, s'il le souhaite, ou en acceptant des horaires particuliers ne me paraît pas être de l'ordre de l'embourgeoisement. Lorsque j'étais jeune ingénieur et que l'on me demandait d'avoir une tenue stricte : costume, gilet, cravate, manchettes, à l'époque, ou d'accepter certains horaires difficiles, j'obtempérais non par peur du patron, mais par souci d'harmonie et de paix avec la société dont j'avais accepté l'embauche. Je ne vois pas très bien le rapport avec l'embourgeoisement. [84C26*15/08/2008]
Sur l’incapacité d’une génération brutalement interpelé par Le Signe à mener une réflexion d’ensemble sur cette situation nouvelle
À un sympathisant qui conclut son commentaire sur le lien entre embourgeoisement de l’assemblée et solitude du Prophète, en posant la question :
Si une délégation mandatée par l'ensemble des disciples du Signe était venue vous trouver pour vous dire : "Vous, vous ne pouvez pas être un chef de votre initiative, mais nous tous nous vous demandons d'être notre guide et acceptons d'avance toutes vos recommandations comme des orientations et des actions à réaliser réellement et coûte que coûte," en ajoutant : "Vous ne pouvez pas les demander, mais nous, nous vous donnons tous les moyens d'être ce guide suprême," auriez-vous refusé ?
…Michel Potay répond :
Non, je n'aurais pas refusé d'être à la disposition d'une assemblée qui m'aurait officiellement demandé de la guider et de se soumettre corps et âme à mes suggestions, ou, pour employer votre mot, une assemblée qui m'aurait plébiscité et avec laquelle j'aurais pu définir des conditions pratiques précises de relations.
C'était évidemment contenu dans l'idée de la "conscience collective", dont cette demande, que m'aurait fait la collectivité, pouvait être une des conséquences. Mais cela n'a pas eu lieu. J'ignore même si certains des nôtres en ont eu l'idée. Je n'en ai jamais entendu parler, en tout cas.
Aujourd'hui, entré dans ma 80e année, je ne suis pas sûr d'être en mesure de faire face à une telle demande si elle me parvenait, mais je n'ai aucun écho de projet dans ce sens, même vague, de toute façon.
Allez savoir qui a raison ? Vous ou l'assemblée des Pèlerins d'Arès, qui ne me demande rien et qui donc se met dans la position prudente de ne pas s'engager moralement vis-à-vis de moi et de ne pas avoir à me suivre comme une brigade de faucheurs suit le faucheur de tête ? Je crois que la réponse à cette question ne peut être faite dans l'ignorance des termes de la demande, qui n'a jamais été formulée.
De tout façon, vous conviendrez avec moi que dans cette génération, brutalement interpellée par Le Signe, et pour laquelle une réflexion d'ensemble sur la situation nouvelle dans laquelle Dieu plaçait les rapports de l'homme à sa vie spirituelle était très difficile, le schéma qui vous semble évident n'a pas été forcément évident pour tout le monde. [84C30*19/08/2008]
Sur le Prophète, frère aîné des uns et des autres et non des uns contre les autres ou des uns malgré les autres
À un Pèlerin d’Arès qui, rebondissant sur la réponse 84C30, affirme être prêt à rejoindre quiconque solliciterait le Prophète pour le guider, s'en remettant entièrement à lui pour définir les modalités concrètes de leur relation, Michel Potay répond :
Le sujet de mon entrée 0084 est l'embourgeoisement et c'est uniquement dans ce cadre mental que j'ai répondu à ce pèlerin d’Arès sympathisant. Je n'ai jamais rencontré personne, qui m'ai(en)t parlé comme étant mandaté(s) par l'assemblée des Pèlerins d'Arès. Pour cela il aurait fallu, j'imagine, que l'assemblée des Pèlerins d'Arès ou les divisions qui les constituent, qui sont souveraines d'elles-mêmes — signifiant selon ma lecture que le prophète n'a, lui, aucun pouvoir de commandement sur elles, mais seulement d'enseignement et de conseil —, se réunissent en assises générales pour en décider. Ce qui a ou qui n'a pas eu lieu, je l'ignore, mais en tout cas, si cela a existé, je n'en ai jamais reçu les représentants. Autrement dit, cela poserait la question de l'assemblée, qui n'est pas le sujet de mon entrée 0084. L'assemblée est, de plus, un sujet intérieur et très important, qui n'a pas sa place dans un blog public.
Mon entrée 0084 parlait seulement d'embourgeoisement et de rajeunissement (désembourgeoisement) et j'ai cru comprendre que notre frère se limitait à ce cadre-là, voulant dire que, selon l'observateur qu'il est, le fait que l'assemblée ne m'ait jamais, en tant que telle, demandé officiellement de la guider était un réflexe collectif relevant de l'embourgeoisement. Son commentaire restait bien dans le cadre de mon entrée 0084.
La comparaison qu'il fait avec Socrate face au consensus des aréopagites athéniens, m'a paru répondre à l'idée qu'on peut se faire d'une petite part de l'assemblée qui serait rajeunie ou désembourgeoisée face à un consensus qui, pour l'heure, semble celui d'une majorité sans doute encore embourgeoisée. Je me refuse et donc mon entrée 0084 se refuse à prononcer un jugement sur ce point, parce que les problèmes intérieurs de notre société arésienne ne se limitent pas à l'embourgeoisement. Il y a l'individualisme et certains réflexes de bohême ou de rébellion, etc., qui ne sont pas embourgeoisés, loin de là.
Pour rester dans le sujet, il me serait impossible d'accepter de guider une minorité désembourgeoisée contre une majorité embourgeoisée, laquelle — même provisoire, étant donnée l'évolution toujours très lente en matière de changement — existe pleinement en tant qu'enfants aimés du Père aimant, parce que je suis le frère aîné des uns et des autres et non des uns contre les autres ou des uns malgré les autres. Ce n'est pas ainsi que je vois la mission que le Créateur m'a confiée.
Il demeure que l'hypothèse de mon acceptation de guider une assemblée totale me demandant de prendre sa direction est parfaitement honnête et n'est pas une assertion gratuite et sans risques de ma part concernant une assemblée totale qui n'existe pas, parce que je resterai l'arbre à la pointe toujours verte et parce cette assemblée totale existera un jour, j'en suis certain. Ici nous sortons bien des schémas embourgeoisés de société pour entrer dans celui d'une espérance qui n'a de sens, inévitablement, qu'à très long terme : Quatre générations ne suffiront pas. [84C31*20/08/2008]
Sur une assemblée sans doute gagnée par l'embourgeoisement, mais qui maintient vaillamment, au-dessus du monde, l'étendard du faucon
À un commentateur qui impute son éloignement d'une assemblée à l'embourgeoisement de celle-ci, embourgeoisement qu'il n'épargne pas dans ses critiques, Michel Potay répond :
Oui, une partie de l'assemblée est probablement embourgeoisée, bien que je me refuse de la juger sur ce point comme sur d'autres points : individualisme, bohême, rébellion, etc. (voir ma réponse 84C31), mais au moins elle est là, au moins elle se donne à la mission, elle tient tant bien que mal dressée au-dessus du monde l'enseigne du faucon.
Or, vous persuadé d'avoir vu si clair dans les insuffisances de l'assemblée, où êtes-vous ?
Vous êtes confortablement — bourgeoisement — engoncé dans votre critique, dans vos reproches, qui ne servent à rien, parce que le changement des uns ne vient pas des critiques et des reproches des autres, mais d'une action intérieure à laquelle se doit, chacun à sa mesure, tout homme et toute femme qui prétend croire au Signe.
Alors, à tout prendre, je prends l'assemblée embourgeoisée, dont vous vous êtes éloigné, plutôt que vous, un vrai "prophète" mais qui ne fait rien, un faux dur qui ne condescend pas à respirer l'air que respirent des "gens qui se laissent vivre" soi-disant.
Je ne vous juge pas non plus, mon frère, mais que voulez-vous que je fasse de personnes comme vous qui critiquent ou vitupèrent ? Rien. J'aimerais mieux que l'assemblée ait évolué plus vite et mieux, c'est sûr, mais au moins elle est là. Étant là, elle ne peut que progresser, surtout si elle est dans l'état de faiblesse et de peur que vos propos suggèrent, tandis que vous, je ne sais pas si vous pouvez progresser tout seul dans votre coin et baignant dans la satisfaction (ou les regrets ?) d'un croyant qui s'est contenté de ne pas se fourvoyer avec des gens qui ont "eu peur et qui ont freiné" le prophète.
Que Dieu bénisse l'assemblée, aussi gringalette soit-elle !
Au fait, David n'était-il pas aussi gringalet avec sa fronde face à Goliath ?
Un dernier point, avant de clore ma réponse : Je crois bien vous reconnaître. Je crois bien me souvenir de vos doléances, à l'époque, et de la réponse que je vous avais faite : "Je peux comprendre certaines difficultés de contact, je peux même comprendre que vous ne supportiez ceux et celles qui étaient déjà là avant vous, mais alors fondez une autre mission, ailleurs à Paris, où vous réunirez autour de vous votre famille d'affinités. Vous réaliserez vos projets à votre manière, pourvu que ces projets demeurent fidèles au Souffle de pénitence, d'amour, de pardon, de paix, qui nous vient du Signe. Je vous y aiderai dans la mesure de mes moyens etc." Qu'avez-vous fait de mon invitation à être vous-même ? [84C33*20/08/2008]
Sur la défense du Prophète par sa famille spirituelle
À un commentateur très élogieux sur la personne du Prophète, mais qui, n’étant pas Pèlerin d’Arès, souligne que ce serait plutôt à la famille spirituelle du Signe de prendre la défense de son Messager, Michel Potay répond :
Depuis le début de ce blog, un certain nombre de commentaires m'ont monté aux nues, d'autres m'ont piétiné dans la boue de griefs noirs, de méchancetés, de moqueries ou d'insultes, et je ne publie ni les uns ni les autres en raison de leurs exagérations dans un sens et dans l'autre, qui leur enlèvent tout intérêt. Le vôtre se rattacherait plutôt à la catégories des dithyrambes et les frères qui croient que seules les réprimandes ont l'air authentique aux yeux du public et qui m'ont parfois reproché de ne publier que les louanges, ce qui me paraît faux, vont redoubler de reproches.
Si je publie votre commentaire, c'est en oubliant ce qu'il dit de moi de trop beau et en considérant uniquement le mal que vous, qui n'êtes pas des nôtres, vous êtes donnés pour l'écrire en l'adressant, cela me paraît clair, à toute la famille arésienne. Je ne prends personnellement pas parti. Je ne suis pas incapable de me défendre, mais les attaques dont j'ai été l'objet dépassent mes possibilités personnelles de réplique et mon peu de susceptibilité aux diffamations et erreurs dont je suis la victime me laisse, surtout à mon âge, assez indifférent et j'ajoute, indifférent par sagesse, sinon je mourrais de désespoir. Mais si mes frères réalisent qu'il y a quelque chose à faire, ils le feront pour eux et pour la cause qu'ils défendent.
De mon côté, j'ai fait tout ce que j'ai pu, qui est sûrement insuffisant, depuis 34 ans. [84C37*23/08/2008]
Un commentateur revient sur le sujet plus tard. Michel Potay ajoute :
Ce commentateur élogieux est un frère juif de la grande famille abrahamique, à laquelle nous appartenons, mais il n'est pas un frère de l'assemblée des Pèlerins d'Arès, auxquels il ne "jette pas la pierre". Il s'étonne seulement que les Pèlerins d'Arès ne prennent pas — ou pas de la bonne façon ? — la défense de leur frère aîné. Ce pour ou contre quoi je ne prends pas parti, étant l'intéressé. C'est quand même touchant de la part d'un homme qui ne fait pas partie de notre assemblée. [84C59*03/09/2008]
Sur l’assemblée, entité d’amour, qui ne naîtra pas de mots, ni même d’organisation
L'explication de Signe xxi/10 est donnée par la note (voir édition 1995, p.569).
Quant à donner l'adresse d’un commentateur, qui ne signe pas de son vrai nom, je ne le ferais pas, même si je savais qui il est, car garant de la liberté de chacun de mes frères, je ne donne l'adresse, ni postale ni électronique, d'aucun d'entre eux sans son autorisation expresse. Du reste, il s'est retiré de notre assemblée et quant à vous, je ne suis même pas sûr de vous identifier, j'ignore où et qu'elle place constructive vous tenez dans notre grande famille, mais je vous devine plutôt jeune et peut-être engagé dans un processus de prise de conscience intéressant pour la promotion de notre Cause. Si tel est le cas, vous n'avez pas besoin de contacter ce commentateur.
L'assemblée ne naîtra pas de mots, ni même d'organisation, mais de l'organisme de pénitence et de moisson qui se formera des pénitences et des moissons de tous, autrement dit d'une entité d'amour, de pardon, de paix, de liberté et d'intelligence spirituelles. Le reste : l'action et les idées, viendra de soi. [84C39*24/08/2008]
Quatre générations ne suffiront pas
À un commentateur qui s'interroge sur la nécessité de laisser le petit reste se consolider progressivement avant que Le Signe se révèle au monde, et qui juge le prophète quelque peu pessimiste sur ce point, Michel Potay répond :
Vous me trouvez "un brin pessimiste" ? Je n'ai pas l'impression de l'être, Je n'ai pas l'impression d'être pessimiste, mais je ne me vois ni ne me sens moi-même.
Au contraire, je me trouve optimiste en calmant ceux trop pressés de voir dans les Pèlerins d'Arès des disciples pas assez engagés ou trop présomptueux et évidemment trop embourgeoisés et en leur rappelant que quatre générations ne suffiront pas. J'affirme dans plusieurs de mes réponses ma foi dans la victoire finale du Signe, qui viendra à terme.
Ceci étant je ne suis pas du tout contre des progrès plus rapides, mais ce n'est pas de l'impatience. C'est de l'exhortation. [84C41*24/08/2008]
Sur la valeur fraternelle d'une intention, fût-elle imparfaite
À un commentateur qui, sous le titre "Défendre le Frère Michel", s'est attaché à rendre accessibles les réponses aux questions légitimes que le monde peut se poser sur les pèlerins d'Arès et la foi arésienne naissante, Michel Potay répond :
Je ne peux publier votre texte d'accompagnement pour trois raisons :
1. Les problèmes internes à l'assemblée des Pèlerins d'Arès, qui comme toute société humaine composée de pécheurs luttant contre leurs propres péchés a ses problèmes, n'intéressent pas le grand public auquel est ouvert ce blog. Les commentaires qui, dans le cadre de ce blog (et pas spécialement de l'entrée 0084), évoquent certains problèmes internes de notre assemblée, ne sont que les opinions personnelles des commentateurs, ne se réfèrent qu'à leurs expériences privées, limitées, respectables mais discutables, mais ne prétendent pas comme vous le faites à une étude générale.
2. Le panorama que vous dressez de l'assemblée, de son état organisationnel, psychologique, moral et spirituel, n'est que votre vision étroite du petit groupe de Pèlerins d'Arès que vous connaissez, peut-être plus ou moins bien d'ailleurs, auquel vous donnez un coup de main sporadiquement de temps en temps, selon vos disponibilités, mais ne peut être considéré comme une juste vision de l'ensemble national et encore moins international. Votre texte, de plus, semble ignorer complètement les études beaucoup plus approfondies (réf : certains ateliers réunis autour de cette question, mais aussi des mémorandums de diffusion limitée), qui ont été faites par certains de nos sœurs et frères depuis une douzaine d'années.
3. Votre texte est beaucoup trop long.
Si je parle de votre initiative ici, c'est parce que l'intention que vous y mettez, à défaut de valeur pratique, me paraît pleine de mérites fraternels. Merci pour l'intention. [84C43*27/08/2008]
L'embourgeoisement n'est pas dans les "belles voitures" mais dans l'état d'esprit
À un commentateur de passage à Arès cet été, qui fait un double rapprochement : entre l'évolution du niveau de vie des Pèlerins — qu'il croit lire dans les voitures garées aux abords des Saints-Lieux — et leur embourgeoisement, puis entre la Scientologie et le Pèlerinage d'Arès, associés selon lui à une même recherche de supériorité sur les autres et de succès, Michel Potay répond :
Il n'y a aucun rapport entre la philosophie de la Scientologie et la foi des Pèlerins d'Arès, d'une part. Si vous ne connaissez pas Le Signe, donnez-moi une adresse postale et je me ferai une joie de vous en adresser fraternellement un exemplaire, peut-être un peu usagé, parce qu'il viendra de ma bouquinerie personnelle, mais complet.
D'autre part, l'embourgeoisement n'est pas dans les "belles voitures" mais dans l'état d'esprit. Je connais bien des gens élégants et roulant en "voitures bourgeoises" dont les cœurs ne sont pas le moins du monde embourgeoisés, ou qui, en tout cas, sont beaucoup moins embourgeoisé que vous, dont le raisonnement — du moins celui de votre commentaire — me paraît tristement petit bourgeois.
Mais tout le monde peut changer. C'est d'ailleurs de la force de changer que les Pèlerins viennent prendre le Feu à Arès.
J'ajouterai, pour réparer un peu plus la vérité que vous malmenez, qu'il y a aussi beaucoup de Pèlerins d'Arès très simples, que vous n'avez pas remarqués parce qu'ils sont d'aspect "populaire" comme ceux dont parle ce commerçant d'Arès : sac à dos et plantant leurs tentes dans les campings — le camping dans les bois, c'est fini, parce que strictement interdit — et que certains n'ont même pas de voiture et que d'autres sont en bicyclette. [84C49*28/08/2008]
Sur la sagesse de laisser chacun libre de devenir pénitent et moissonneur comme il l'entend
À un commentateur qui fait la différence entre Le Signe et les Pèlerins d’Arès qu’il a rencontré et qui l’ont "em...dé avec leurs sermons, qui se comportent comme des bourgeois, rien de plus, s'arrangeant pour faire partir ceux qui ne sont pas comme eux, comme font les clubs et instituts bourgeois partout", Michel Potay répond :
Ainsi que je l'ai rappelé quelquefois dans mes réponses, les commentaires que je ne publie pas sont d'abord ceux itératifs répétant des thèmes déjà publiés sur le même ton, qu'ils soient élogieux ou critiques, ensuite ceux qui, quoique variés en ton, n'apportent rien de plus que des commentaires déjà publiés sous la même entrée et qui ennuieront le lecteur,
aussi ceux tellement exagérés dans l'éloge ou dans la condamnation qu'ils perdent tout intérêt, enfin ceux, assez nombreux, qui n'ont aucun rapport avec l'entrée de référence et que je ne sais pas où mettre.
Votre commentaire n'est pas élogieux, il est dur, mais ils n'est pas non plus avilissant, ni méchant, ni agressif à plaisir comme le sont certains.
Vous signez d'un pseudonyme qui sent la peur bourgeoise, qui enlève beaucoup d'intérêt à ce que vous dites en vous mettant à l'abri (bien bourgeois) des corrections que peuvent vous apporter ceux qui vous identifieraient et voudraient vous répondre personnellement par d'autres voies que celles de ce blog, qui n'est pas un forum.
Comme je l'ai demandé à un autre commentateur [84c33] sous cette entrée 0084, je me demande pourquoi vous n'avez pas fondé un groupe de style et de comportement différents de ceux du groupe auquel vous n'avez pu vous intégrer ? J'aurais apporté à ce groupe, une "famille d'affinités", mon appui fraternel, pourvu qu'il se soit activé dans l'Esprit du Signe.
Nous sommes tous des pécheurs, parfois même des "tartufes", eh oui ! La tartuferie et le pharisaïsme sont, à divers degrés, inévitable dans toutes les sociétés de foi qu'encadre notre civilisation, à laquelle dans cette génération nul n'échappe plus que n'échappe à l'eau de son étang le poisson, même celui qui attend que s'ouvre la vanne qui apportera l'Eau propre et fraîche du Lac de la Pénitence. S'il faut combattre en nous tartuferie et pharisaïsme, c'est bien parce qu'ils existent en nous.
Mais nous avons quand même, dès cette première génération, la sagesse de comprendre qu'il faut laisser chacun libre (Signe 10/10) de devenir pénitent et moissonneur comme il l'entend en attendant, dans plus de quatre générations, que le petit reste présente plus de régularité et moins de dénivellements dans la vertu.
Le groupe qui vous reçut put commettre des erreurs, voire des fautes, à votre égard, mais vous, vous avez manqué de cette patience que recommande Le Signe. Il faut savoir partager les défaillances pour faire avancer l'ensemble. [84C55*29/08/2008]
Sur une inexactitude qui n’est pas sans importance
À un commentateur sensible à la blessure de ceux qui "ont été exclus" (plutôt éclipsés ?) et qui "réagissent en gens mis au banc du groupe", Michel Potay répond :
Il y a [dans votre commentaire] une inexactitude : Vous dites "ceux qui ont été exclus (plutôt éclipsés ?) réagissent en gens mis au banc du groupe." Aucun des commentateurs qui ont quitté l'assemblée ne se plaint ici d'avoir été exclu. Ils rappellent au contraire qu'ils sont partis d'eux-mêmes, qu'ils sont "transfuges." L'assemblée ne les a pas mis "au banc du groupe." Le problème entre eux et le groupe est différent et ce n'est pas sans importance. [84C56*03/09/2008]
Sur le sentier de l’amour sans règle, les Pèlerins d’Arès avancent lentement mais courageusement
Il serait manifestement anormal qu'un homme, le frère Michel, auquel le Père a demandé d'appeler des pénitents et des moissonneurs, afin qu'ils forment un petit reste d'humains assez remplis d'espérance pour changer le monde (Signe 28/7) en changeant leurs propres vies (30/11), ne prenne pas leur défense, aussi défaillants soient-ils dans cette génération.
Inévitablement défaillants, mais ils forment aussi — j'ose dire historiquement — une des rares familles spirituelles, peut-être la seule famille spirituelle dont les membres n'ont ni chef, ni dogmes, ni lois intérieures, hormis la conscience que leur façonne la Parole de Dieu, mais qui partagent l'ardent désir de suivre ensemble le seul sentier qui vaille : le sentier de l'amour.
L'amour ! Et l'amour sans règles, sans autre règle que l'amour ! C'est tellement énorme qu'il est inévitable que les Pèlerins d'Arès s'avancent plus ou moins à l'aveuglette, à tâtons, comme tous ceux que la peur empêche de s'aventurer trop vite, mais qui s'aventurent quand même, tant bien que mal. Il est ainsi inévitable que certains d'entre eux restent pour un temps embourgeoisé.
Oui, les Pèlerins d'Arès forment une famille spirituelle. Je ne dirai pas que tous pratiquent déjà la vie spirituelle, mais je dirai que tous ont l'espoir d'y parvenir, chacun selon ses capacités, même ceux qui n'iront pas jusqu'au bout et qui échoueront. De tous je prends la défense, même si je ne méprise pas pour autant ceux qui ont déjà abandonné le mouvement sous prétexte qu’ils n’y étaient pas écoutés ou qu'ils n'y trouvaient pas les humains idéaux qu'ils espéraient. Se sont-ils demandés s'ils avaient toujours raison et s'ils étaient aussi idéaux eux-mêmes ?
Un des traits caractéristiques des Pèlerins d'Arès est de refuser le poids du monde. Je ne dirai pas que tous ont réussi à délivrer complètement l'assemblée du poids du monde, non, mais j'affirme qu'ils s'y appliquent et que ce n'est pas le cas d'autres croyants. Refuser le poids du monde, cela aussi est énorme ! Mais les Pèlerins d'Arès réussiront parce qu'ils évoluent dans une magnifique bulle bien aérée par la Parole du Père, qui leur permet progressivement, mais seulement progressivement — de là les résidus d'embourgeoisement qui durent et dureront encore en eux — de se sentir moins écrasés par la masse des formes et des lois qui régissent ce monde qui se croit libre et qui ne l'a jamais été aussi peu. Ce monde n'a jamais autant progressé dans l'embourgeoisement, mais je crois que les Pèlerins d'Arès, même si ce n'est pas encore très perceptible, vont lentement, mais sûrement, dans le sens inverse. [84C60*03/09/2008]