Aimer est utilisé seize fois, mais amour deux fois seulement dans Le Signe. Rareté curieuse de prime abord dans un Message venu de l’univers, qui de bout en bout vibre d’Amour pour l’homme. Cette rareté, en fait, veut marquer le sens très fort que la Parole donne à amour :
Au verset 7/5, qui recommande que la Volonté qui sauve et l’anéantissement (l’auto-extinction) des âmes rebelles ne soient jamais rappelées à l’humanité avec menace, mais toujours avec amour, dans une perspective de renaissance du bonheur perpétuel, parce que
Volonté qui sauve désigne seulement ce qui fut voulu dans la Création : une humanité rendue heureuse et invulnérable par la Vie spirituelle,
anéantissement des âmes rebelles n’a pas de sens tragique, mais signifie que, conformément à l’évolution et déjà depuis des millénaires, une humanité qui a choisi librement la raison du plus fort (Signe, Adam, 2/1-5) contre la Vie (24/5) spirituelle et l’intelligence du cœur (32/5) n’accouche plus que d’enfants sans âme (17/3), une âme que chaque individu adulte doit maintenant recréer pour lui-même par la pratique du bien.
Au verset 25/7 pour souligner que l’amour est sagesse, sans laquelle le monde ne trouvera pas le bonheur, mais n’est pas sagesse de prince, n’est pas une ruse (Signe 4/3) pour avoir l’air d’aimer le désapprobateur ou l’antipathique afin de mieux le capturer ou l’éliminer ensuite.

Photo : Silali Banerjee (Unsplash)
Il n’est donc pas amour d’instinct, de tendresse ou d’attirance comme l’amour parental, l’amour romantique ou l’amitié.
C’est amour de sagesse, un amour d’immense portée civilisatrice.
Aimer tout humain, proche ou lointain, ami ou ennemi, est sage, parce que la sagesse consiste à changer le monde en bien (Signe 28/7), à chercher en tous domaines équité (28/10), consolation et paix (28/15). Pour y parvenir il faut que l’amour et l’intelligence spirituelle (32/5) contrebalancent l’intelligence intellectuelle, dont les pires formes — contrairement aux affirmations rationalistes — ont fait régresser l’humanité, comme l’apriorisme, le légalisme, le juridisme, le scientisme et même la morale, parce que la Parole du Créateur n’est pas faite de morale, mais d’amour. C’est ce sens-là que Le Signe donne à l’expression Père trop aimant (12/7).
Le Père, pas plus que l’homme, son image (Genèse 1/27), n’est naturellement attiré vers des créatures malfaisantes. Mais le Père, pour voir renaître le fleuron de sa Création : Éden, doit décider l’homme à changer sa vie (Signe 30/11). En toute justice, il ne peut retirer à personne, même au malfaisant, le droit d’entrer en pénitence (Signe 8/6, 31/2, 33/13). Question d’absolu ! Comme la liberté absolue de l’homme (Signe 10/10), l’Amour absolu du Père ne peut qu’être absolument voulu.
« Le Pèlerin d’Arès 1993-1996 » parle longuement de l’amour (p.460). Ce blog 0086 souligne seulement l’aspect existentiel (ou existentialiste) de l’amour du prochain, qui résulte nécessairement d’une détermination libre d’échapper à l’égocentrisme aujourd’hui fatal de naissance. Sauf chez certains êtres doués, notamment certaines femmes (j’y reviens), l’amour du prochain n’existe que choisi, voulu, puis graduel, perfectible, sans jamais s’égarer dans la passion réservée à l’amour romantique, parce que la passion frise le dérèglement, que seul l’amour romantique peut atteindre sans dommage. L’amour du prochain, lui, est mesuré (Signe 7/6, 25/9, etc.), sa mesure est fixée : Aime ton prochain comme toi-même (Lévitique 19/18).
Tout comme la pénitence — l’effort d’être bon — commence par une décision, se développe par la pratique du bien, mais ne devient naturelle qu’avec le temps, l’amour qu’on donne même à l’homme répugnant ou dangereux — celui qui a le pus ou le ver ou l’hameçon à la lèvre (Signe xxii/8) — doit être construit et expérimenté de toutes pièces.
Un croyant, quand il n’est pas qu’un mouton, a besoin de l’idée juste de vérité, mais ne l’acquiert qu’avec le temps, parce que la vérité ne se réduit pas à une formulation ou une énumération de principes, mais a besoin d’un vécu. A fortiori dans le domaine de l’amour.
Des femmes — pas toutes, loin de là — développent cette vérité, donc aussi l’amour du prochain, relativement vite, parce qu’elles sont maternelles, ce que les hommes devraient être aussi, mais ont oublié (Signe 2/3). De ce fait, l’intelligence spirituelle de la femme est un moins faible lumignon (Signe 32/5). La plupart des hommes doivent être beaucoup plus existentiels qu’elles. Ils doivent capter au fond d’eux, avant de pouvoir aimer le prochain, les voix de la sagesse, qui dit que l’humanité ne connaîtra jamais le bonheur sans ombres, ni guerres, ni maladie, ni mort, aussi longtemps qu’elle séparera ses éléments déplaisants ou négatifs de ses éléments plaisants et positifs, qui tous ensemble constituent cet absolu — le Grand Tout — dont fut fait et dont sera fait Éden.
L’amour du prochain ne se soucie pas du descriptif et des qualifications de l’aimé, puisque l’aimé, c’est tout le monde. N’importe qui vaut n’importe qui dans l’absolu, mais on ne peut s’étonner qu’il faille progresser longtemps avant d’en arriver à ce point de conception du monde, qui confine au point de conception de la Création initiale.
La foule, innombrable, programmée par le battage politique, que relaient sans cesse les media, croit qu’on peut vivre sans amour du prochain, simplement dans la paix des lois, du contrat social, des débats « démocratiques » et du réalisme économique. La masse ne voit pas que, comme manger ne va pas sans boire, vivre ne va pas sans vivre spirituellement. Sinon c’est rêver en s’imaginant que des codes, une police, une administration suffiront à faire le bonheur du monde. Rêver à une société sans amour est même rêver dangereusement. La preuve en est que la guerre entre les peuples n’est jamais très loin. On l’a vu au XXe s. dans deux guerres mondiales épouvantables au cours desquelles il a été incroyablement facile de vêtir d’uniformes et d’envoyer des millions s’entretuer… et même se haïr. Et ça continue hors d’Europe.
Si, tous les jours, on veut nous convaincre que nous ne pouvons pas vivre sans consentir à des lois, des impôts et d’autres contraintes de plus en plus pressantes, c’est de peur que nous nous apercevions, un beau jour, que les lois, les impôts et les autres contraintes ne sont plus nécessaires quand l’amour du prochain est là, et que la politique et la religion n’ont plus qu’à disparaître.
La vie est capable de beaucoup plus que s’efforcer de durer et s’organiser. Avec l’amour elle est capable de se recréer, de s’épanouir et de se développer sans cesse, individuellement comme socialement. Si vous voulez être autre chose et même beaucoup plus que ce qu’il vous est ordonné d’être, faites confiance à l’amour. Choisissez cette voie et, même si elle est ingrate et rocailleuse (Signe 25/5) au début, obstinez-vous dans cette voie-là.
De votre amour du prochain naîtra une autre planète.
Non, le christianisme ne sera pas un échec interminable.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés


Sur la multiplication des hommes changés
À un commentateur qui remercie le prophète de nous ouvrir sur ces "perspectives absolues qui naîtront de et par l’amour du prochain" et d’ajouter : "Ce n'est pas le christianisme, qui attend d'être accompli, c'est la foi en l'espérance absolue", Michel Potay répond :
"La foi en l'espérance absolue" est en quelque sorte un pléonasme. On pourrait dire plus simplement "la foi absolue," ce que j'appelle aussi souvent la vraie foi.
Mais je devine que vous voulez renforcer l'idée de foi ou d'espérance mise en un homme changé (Signe 30/11) et en un monde changé (28/7) par la multiplication des hommes changés, en liant ces deux mots : foi et espérance. De ce fait, votre commentaire a une force intérieure de conviction exceptionnelle.
Ceci dit, je pense que "le christianisme attend encore d'être accompli." Il part d'une foi absolue, qui était celle de Jésus, qui nous en a donné une recette admirable de changement dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7). [86C03*25/09/2008]
Aimer son prochain n'est pas se taire
Aimer le prochain n'est pas se mettre à plat ventre et se taire devant le prochain quand celui-ci incarne à l'évidence une erreur, une défaillance, une importunité, dont les conséquences sont néfastes sur l'humanité et s'opposent au changement du monde en bien, parce que l'humanité a fini par prendre ces erreur, défaillance et importunité pour la normalité, ou parce que l'humanité en a peur, ou les deux en même temps.
Dis-je au policier qui m'interpella dans les premiers jours de Septembre [entrée 0085], quoi que ce fût d'hostile, d'insultant, de malveillant ou seulement d'inamical ? Non. Je lui dis simplement ma pensée sans ambages, mais sans agressivité ni mépris. Je m'en tins à ce que le Créateur avait recommandé à Moïse : Aime ton prochain comme toi-même (Lévitique 19/18), et je veillai, comme j'y veille en général, à ce que la police entende ce que j'aurais moi-même entendu comme des remarques de bon aloi, qui ne m'auraient nullement alarmé ni contrarié si elles m'avaient été adressées.
Le policier ne l'entendit pas de cette oreille, c'est vrai, mais c'est un problème toujours éventuel dans un dialogue, quel qu'il soit, qui s'engage entre deux hommes qui partent de racines culturelles autant que de positions personnelles différentes, voire même très différentes. Aimer l'autre comme soi-même ne coïncide pas forcément avec plaire à l'autre. C'est la mesure qui est fixée. Au-delà on évitera peut-être un conflit de pensées et d'attitudes sur le moment, mais, tombant dans l'artifice, on ne fera pas avancer les choses.
Aimer son prochain, ce n'est pas se taire, donc. Dans les Évangiles Palestiniens Jésus, prophète et modèle mêmes de l'amour du prochain, ne manquait pas une occasion de rappeler aux autorités et aux pharisiens (bourgeois de l'époque) ce qu'ils devaient eux-mêmes penser de leurs façons d'agir. Mais il ne leur faisait aucun mal. Quel mal fis-je moi-même au policier que je cite dans l'entrée 0085 ? Aucun. S'il s'émut et s'agita, c'est parce que sa notion du "sacré" la République, l'Ordre, la police et la loi, ne répondait pas à la ma notion du sacré : La dignité de l'homme comme image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27), le fait que l'homme, quel qu'il soit, n'est pas au-dessous des pouvoirs et des lois qui l'astreignent.
J'admets qu'il y a là un très vieux problème, mais dont l'antiquité n'établit nullement la normalité. Comment le tairais-je, quand c'est la mission même que le Père m'a donnée ? [86C07*25/09/2008]
Sur l’amour du prochain et les familles d’affinités
À un bref commentaire : "Tant que l'amour absolu n'existera pas dans l'assemblée — ou ailleurs — tout homme restera potentiellement aux yeux d'un autre une créature malfaisante", Michel Potay répond :
Je ne sais pas à quoi vous faites allusion, en ce qui vous concerne personnellement, à propos de l'assemblée des Pèlerins d'Arès. À l'encontre de ce que vous dites je me souviens que, lorsque vous avez souffert d'un problème de santé il y a quelques années, beaucoup se sont souciés de vous et me l'ont dit. Mais je n'étais pas présent, c'est vrai. De même, je ne suis pas présent dans le groupe auquel vous vous rattachez régionalement. J'ignore donc de quoi vous parlez. Peut-être me le direz-vous un jour.
Votre bref commentaire me tourmente, je l'avoue, en ceci :
Vous semblez dire que dans l'assemblée on vous prend pour une "créature malfaisante", ce qui est évidemment très préoccupant et qui provoque ma curiosité inquiète concernant ce que vous reprochez à vos frères.
Votre bref commentaire, par ailleurs, m'intrigue en cela :
Vous utilisez l'expression "amour absolu", que je n'emploie pas pour parler de l'amour du prochain. Dans l''entrée 0086 je parle seulement de "liberté absolue" à propos de l'homme (celle du poulain libre du harnais, Signe 10/10, par opposition à la liberté délimitée par des lois) et de Volonté absolue à propos du Créateur (ce que le Créateur voulut = eut l'intention de réaliser par sa Création). Je me demande donc ce que vous entendez par "amour absolu".
Peut-être souhaiteriez-vous davantage de sentiment, d'attitudes chaleureuses, de démonstrations, d'acquiescement à vos pensées ou propos, autrement dit, plus d'amitié, d'écoute, d'attirance vers vous dans l'assemblée, ce qui est évidemment souhaitable, mais que l'amour du prochain dans sa forme de base ne comporte pas forcément ?
L'assemblée n'est pas un club de l'amitié. C'est autre chose.
De peur que ce soit ma façon de m'exprimer qui ne soit pas très claire, j'emprunte ici quelques mots de Tolstoï, qui seront peut-être plus explicites. Tolstoï disait (je ne me souviens plus du mot à mot exact) que l'amour a toujours pour base le renoncement au bien individuel. En gros, j'en suis bien d'accord. Ce renoncement à son bien individuel est, je l'espère, ce que chaque Pèlerin d'Arès pratique dans l'assemblée dans l'exercice d'une mission commune où chacun vient servir Le Signe et non ses intérêts ou penchants individuels.
Ceci dit, peut-être qu'au sein de l'assemblée se créera une ou des famille(s) d'affinités qui y formera un club de l'amitié et se distinguera par une chaleur humaine et un intérêt porté vers l'autre bien marqués, psychologiquement bien orienté dans ce sens, tenant compte des sensibilités et susceptibilités, bref, répondant davantage à ce que le commun des mortels appelle "amour" : mouvement du cœur bien démontré vers un autre être. Une famille d'affinités plus proche de ce que Platon voyait dans la partie du fameux dialogue du "Banquet" qui porte sur l'amour porté à un individu, alors que, si l'on se réfère à ce "Banquet", l'assemblée est plus proche de sa partie portant sur l'amour d'une idée générale, en l'occurrence l'idée que contient Le Signe, y compris l'idée de l'amour du prochain comme sagesse ou devoir (ce qui n'est évidemment pas très exaltant), mais non comme amitié et sentiment. Certes, les Pèlerins d'Arès ne sont pas platoniciens. Si je cite ici Platon, c'est uniquement parce que vous le connaissez peut-être et que je serai ainsi plus clair que je ne le suis par mon entrée 0086.
Comme vous voyez, votre bref commentaire tourmente le frère aîné (Signe 16/1) que je suis. [86C11*26/09/2008]
Sur une accusation infondée faite au Prophète
À un commentateur qui accuse frère Michel de mépriser les femmes en dehors des sœurs de l’assemblée des Pèlerins d’Arès, Michel Potay répond :
Vous savez parfaitement que tout ce que vous dites est faux.
Qui, dans cette entrée 0086 ou dans une autre entrée de ce blog ou dans mes écrits du "Pèlerin d'Arès" de 1978 à 1996, dans mes allocutions ou tout simplement dans ma vie en général, n’a jamais lu, vu, entendu que je prête à nos seules sœurs de l'assemblée l'espérance que le Créateur place dans les femmes du monde entier ? Personne que vous.
Quand j'écris "Des femmes — pas toutes, loin de là — développent cette vérité, donc aussi l'amour du prochain, relativement vite," je parle, et vous le savez bien, de toutes les femmes du monde.
A fortiori, où avez-vous vu, lu, entendu que je n’aie jamais méprisé les femmes, comme vous le prétendez ?
Je vous demande de me citer un seul écrit de moi où je parle des femmes, nos sœurs du monde entier, de la façon négative que vous prétendez, et de nos sœurs de l'assemblée de Pèlerins d'Arès comme étant les seules à voir de façon positive. Vous ne trouverez pas une seule citation écrite ni personne qui m'ait entendu parler de cette façon et vous le savez.
Tout ce que vous dites ici va tellement à contresens de tout ce que je dis et représente depuis trente-quatre ans de vie que je consacre entièrement à ma mission avec la plus grande honnêteté possible, que je ne peux logiquement trouver à votre commentaire qu'une seule explication possible :
Vous me faites un procès d'intention et en voici la vraisemblable raison, qui ressort de votre commentaire même :
Vous quittez notre groupe de Pèlerins d'Arès pour (je vous cite) "mettre en place en banlieue (nous ne voulons pas être solidaire du groupe parisien) un autre groupe se basant sur Le Signe.
Le procès d'intention est l'attitude historiquement classique de l'homme qui cherche un prétexte de rupture pour justifier son départ et sa dissidence qui n'ont aucune raison fondée, aucune raison qui, en tout cas, s'il l'avait cherchée, n'eut trouvé une solution entre lui et les compagnons qu'il quitte.
Je ne vous juge pas, encore que je ne cache pas que des questions m'assaillent à propos de ce pseudonyme derrière lequel vous avez cru devoir vous cacher. Pourquoi ? Vous êtes aussi libre de partir que vous avez été libre d'entrer. Il n'y a chez nous ni registre, ni fichier, ni enregistrement, ni engagement autre que celui de la conscience. Libre comme vous l'avez toujours été chez nous, il y avait d'autre moyen que celui de ce procès d'intention pour quitter l'assemblée. Il suffisait de dire à vos frères de Paris : "Je pars, parce que (par exemple) je crois pouvoir faire mieux que vous dans cette mission très difficile," et peut-être que tout le monde se serait réjoui que vous fassiez mieux que tout le monde et vous aurait même peut-être aidé.
Mais en procédant comme vous faites là, je n'augure pas de votre départ et de votre installation ailleurs sous l'égide du Signe que le Père m'a confiée un bien grand triomphe de la vie spirituelle "en banlieue." [86C13*26/09/2008]
Sur la solidarité du prophète avec ses frères, aussi imparfaits soient-ils
Au même commentateur que le recueil thématique précédent, qui étend son accusation de mépriser les femmes à certains frères Pèlerins d’Arès, Michel Potay répond :
Cette fois, ce n'est pas à moi que vous faites un procès d'intention, mais à toute l'assemblée des Pèlerins d'Arès.
Même s'il est vraisemblable que, comme dans toute société, quelques-uns de mes propos sont parfois mal rapportés par mes frères, je suis certain que sur les points de foi fondamentaux, comme l'amour du prochain et l'espérance mise dans la femme en général, la grande famille arésienne dans son immense majorité non seulement ne prête pas au frère aîné les propos négatifs que vous lui prêtez, mais l'assemblée entière se refuse à des pensées aussi négatives. Pour une raison simple et essentielle : Ce serait le déni même de la Vérité que nous apporte Le Signe que tous, tant bien que mal mais tous bien d'accord sur l'essentiel, nous nous efforçons d'accomplir..
Je ne sais si vous êtes sincère ou artificieux ; je ne porte pas de jugement là-dessus. Je vous crois un homme aveuglé par la colère (mais pourquoi ?), ou de nature vindicative, ou une sorte de redresseur de tort donquichottesque parti contre des moulins à vent qu'il prend pour les loups envahissant la bergerie arésienne, qu'il se propose de reconstruire "en banlieue"...
Je ne sais pas ce qui vous motive réellement, mais une chose me paraît sûre : Vous parlez comme quelqu'un qui vit dans le vase clos ou sous la cloche de ses propres visions négatives, quelle qu'en soit l'origine.
Je ne vous juge pas. C'est mon devoir de frère aimant de vous faire part de ma pensée.
Vous vous considérez comme le juste qui se retire de l'assemblée des injustes pour montrer au monde ce qu'est un vrai Pèlerin d'Arès. En termes simples, vous vous placez ouvertement en rivaux ou en adversaires. Ce n'est pas, de la part de l'assemblée dont je suis solidaire, manquer d'amour que d'en prendre acte comme vous-même, cet été 2008 je crois, avez demandé dans une réunion de "prendre acte que vous n'étiez pas (ou plus) Pèlerin d'Arès." Votre attitude n'est donc pas vraiment nouvelle.
Tout cela me fait beaucoup de peine, mais vous n'êtes pas, depuis 34 ans, le premier à prendre une telle position et vous ne serez pas le premier que cette position n'aura conduit nulle part, sinon parfois à revenir parmi ses frères qui, j'en suis sûr, l'accueilleront, quitte à le mettre à l'épreuve, comme ils l'ont toujours fait. Oui, je crois que mes frères, aussi imparfaits qu'ils soient, s'efforcent chaque jour de pratiquer l'amour du prochain et partagent l'espérance mise dans toutes les femmes du monde. À tout le moins, vous vous trompez complètement. [86C22*28/09/2008]
Sur la difficile mais nécessaire défense de notre mission
Un procès d'intention est une accusation beaucoup plus grave qu’une simple accusation en ceci : Face à un tribunal on peut se défendre rationnellement avec avocat, dossier, témoins et preuves, mais on n'a rien pour se défendre devant l'opinion sinon les media à condition d'en disposer et à condition qu'il s'agisse de media que le public suive.
C'est pourquoi le procès d'intention, qui est le mode d'accusation utilisé par les organisations "anti-secte" comme l'ADFI le CCMM, etc. sous le masque de la liberté d'opinion, peut faire beaucoup plus de mal que le procès classique. Face au droit français, les sectes n'auraient jamais été condamnées par un tribunal parce qu'elles auraient été en mesure de dénoncer les mensonges utilisés contre elles, et c'est pourquoi l'État et ses suppôts "anti-secte" procèdent par des "Commissions parlementaires" ou "ministérielles", etc., dont les déclarations n'ont pas force de loi et échappent à tout débat contradictoire honnête.
Ceci dit, il est vrai que l'on sent chez ce commentateur hostile et malveillant quelqu'un qui est, comme on dit en anglais, "in two minds" — mot à mot "en deux inclinations, états d'esprit ou pensées" — que les dictionnaires traduisent par "hésitant", mais qui dans l'esprit de l'anglophone signifie plus concrètement "partagé entre deux états d'esprit ou penchants ou natures." Il se montre tout à la fois admiratif et accusateur lorsqu’il m’écrit : "...cet amour que vous développez de façon très belle ici (admiration), aura du mal à se mettre en place. Tout viendra du dehors (c'est-à-dire tout viendra par lui et consorts) j'en suis persuadé aujourd'hui. Ce dehors que vous méprisez (accusation) tant et dont vous doutez fortement surtout s'il est féminin." Ce frère est à l'évidence quelqu'un saisi tout à la fois de l'envie de me lancer vers les étoiles et de l'envie de me descendre en flamme, avec entre les deux l'idée de se faire une petite gloire en fondant "en banlieue" une mission conforme à ce que celle-ci aurait dû être depuis 30 ans et qu'elle n'a jamais été, selon lui.
Mais la mission que le Père m'a confiée est simple.
Je ne suis pas psychologue, je n'ai pas à chercher ce qui chez ce frère le dispute de telle ou telle tendance.
Ma mission toute simple consiste à défendre la Vérité et la Moisson du Père sur terre et se trouve avec ce frère devant une situation également très simple : de son propre aveu, il veut diviser, donc affaiblir, la mission des Pèlerins d'Arès en salissant la mienne et celle de mes compagnons de foi, les Pèlerins d'Arès, et en vantant ou célébrant la sienne "en banlieue". Sa mission n'existe pas encore, je pense, mais il la définit déjà clairement non comme une "famille d'affinités" exprimant son originalité dans le sein de l'assemblée, mais comme une mission rivale hors assemblée, comme autre chose. Même s'il n'emploie pas ce mot, il s'agit clairement de ça. Il dit implicitement mais clairement : Je suis le bon pénitent et moissonneur, tandis que vous et vos Pèlerins d'Arès êtes les mauvais. Ma réaction est tout aussi simple et claire.
C'est pourquoi je n'ai pas à juger ce frère ni même à chercher l'origine de ses mensonges, conscients ou inconscients, mais à défendre contre lui l'assemblée dont il va compliquer la tâche sans faciliter la sienne. [86C27*30/09/2008]
Face aux apparitions, l’homme qui serait choisi et la femme délaissée ?
À un commentateur qui demande "Comment peut-on recevoir chez soi un personnage pendant plusieurs semaines sans jamais être autorisée à le voir ? L'homme est choisi, la femme est délaissée…", Michel Potay répond :
Le "personnage" que sœur Christiane n'aurait "pas été autorisée à voir" est dans votre esprit, je suppose, Jésus apparu à Arès du 15 janvier au 13 avril 1974. S'il s'agit bien de cela, vous ajoutez un nouvel étonnement "choqué" aux étonnements nombreux qu'ont été les : "Pourquoi, lors de vos entrevues avec Jésus, n'avez-vous pas apporté un appareil photo ?" "Pourquoi... n'avez-vous pas apporté une caméra ?" "Pourquoi... n'avez-vous pas apporté un magnétophone ?"
Vous, vous me demandez en quelque sorte : "Pourquoi n'avez-vous pas amené sœur Christiane avec vous ?"
Je me suis déjà maintes fois expliqué, verbalement ou par écrit, sur ces différents points et ma réponse a toujours été la même, en gros : "Apporter une caméra ou un enregistreur ? Cela ne vient tout simplement pas l'idée dans de tels moments. Ceux qui parlent de photographier ou d'enregistrer Jésus comme on va photographier l'éléphant et enregistrer ses barrissements au zoo n'ont absolument aucune idée de l'état de bouleversement intense dans lequel un pareil événement surnaturel survient dans la vie d'un homme, qui, dans ces moments-là, ne sait même plus lui-même qui il est et ce qu'il est exactement pour être témoin de l'envoyé du Père."
Sœur Christiane, quant à elle, n'a jamais été "choquée" de ne pas avoir été témoin des apparitions du "personnage." Elle a même vécu, pendant la période des apparitions, dans la peur que cela lui arrive à elle aussi. Je me permets d'ajouter, en son nom, qu'elle fut reconnaissante à Jésus et à Celui qui l'envoyait de ne pas s'être montré à elle, tant la panique la prenait à cette seule idée. La raison, je pense, en était simple : Elle voyait bien chaque jour dans quel bouleversement l'événement mettait son mari.
Ni Christiane ni moi ne sommes friands de surnaturel. Ces choses ne nous attirent pas du tout et nous n'avons jamais cessé de nous demander pourquoi cela m'était arrivé à moi, qui n'ai jamais été et ne serai jamais mystique.
Mais, après tout, vous n'avez qu'à le lui demander vous-même. Écrivez-lui. Je ne sais si elle vous répondra car, comme vous l'imaginez, mon épouse a reçu depuis 1974 une quantité de courriers lui posant des questions sur ce point et sur d'autres et elle peut estimer qu'elle a déjà largement porté témoignage, mais il est possible qu'elle vous réponde.
La liberté et l'indépendance de mon épouse sont totales et je ne me suis jamais permis en quarante ans de mariage de chercher quelque chose dans ses affaires sans lui en demander préalablement la permission. [86C26*29/09/2008]
Sur la différence entre culture et mentalité
Pour ma part je ne confonds pas culture et mentalité.
C'est un sujet touffu, mais je vais m'efforcer de la schématiser ici :
J'entends par culture la formation sociale et intellectuelle de l'individu par le milieu dans lequel il est né et a été élevé. Cette culture imprime à l'esprit et au comportement des "règles" ou des "réflexes" automatiques de comportement qui sont en gros les mêmes dans un milieu où les mentalités peuvent être différentes. C'est pourquoi la culture est parfois appelée humanisme : Faire ses humanités — comme on disait des études au lycée dans ma génération — c'est en somme acquérir le haut degré de la culture du lieu et de l'époque — Remarquez bien qu'on ne parle pas de culture barbare, mais qu'on parle de mentalité barbare ; on ne parle pas de culture paysanne ou ouvrière mais on parle de mentalité ouvrière ou paysanne —. C'est pourquoi la culture ou l'humanisme est reconnu(e) comme devant suivre un ensemble de critères de bien ou du beau contre un ensemble de critères de mal ou du laid, qui changent d'une culture à l'autre. Cela explique que la culture papoue, donc l'humanisme papou — mais oui, il y en a un ! —, sont inévitablement différents de la culture et de l'humanisme chrétien occidental, mais chez les Papous comme chez les Français il y a des mentalités différentes.
J'entends par mentalité une disposition d'esprit. Celle-ci est certes marquée par la culture du lieu ou du milieu, mais elle n'a pas la même fixité, elle est plastique, adaptable, mais aussi parfois dérivante, en fonction des vie et problèmes de survie des uns et des autres. On peut trouver chez des gens de même culture des mentalités différentes. C'est par exemple le fond de la dialectique de Karl Marx : Dans une même culture : le judéo-christianisme européen et industriel occidental, des mentalités capitalistes et communistes peuvent s'affronter. La mentalité est la marque des croyances ou des espérances fondamentales d'une individu, d'une collectivité, d'une corporation, etc., au sein d'une même culture. Pour faire image, disons par exemple que les opinions politiques dans notre France du XXIe siècle sont affaire de mentalités, mais non de culture.
Il fut un temps on l'on croyait qu'il existait une "mentalité primitive" insensible aux principes de la raison, mais Lévi-Strauss, dont parle une des entrées de ce blog, a démontré dans "La Pensée Sauvage" que ce n'est qu'une fiction, une errance due à une incompréhension ethnologique. Toute mentalité est marquée par une raison dominante et s'exerce comme force agissante, force agissante que n'est pas — à mes yeux du moins — la culture.
Je pense que le commentateur hostile [voir certains recueils thématiques au-dessus] n'a pas la mentalité d'un Pèlerin d'Arès.
D'ailleurs, les Pèlerins d'Arès se "déculturent", comme je dis, et en principe se vident de tout attachement à des principes culturels, mais ils développent par contre une forte mentalité arésienne, déjà bien reconnaissable après 34 ans.
Du fait de la plasticité et de l'adaptabilité de la mentalité, si elle ne dérive pas trop, ce commentateur [qui est à l’origine du procès d’intention évoquée dans cette entrée] pourrait très bien faire le passage, changer sa mentalité anti-Pèlerins d'Arès actuelle pour une mentalité pro-Pèlerins d'Arès, qui tombe sous la raison même, parce que l'union fait la force et l'amour du prochain est la meilleure soudure de cette force. [86C32*30/09/2008]