Le Hamas crie : « La Palestine se vouera au martyre jusqu’à ce qu’Israël disparaisse ! »
Israël crie
 : « Plutôt le martyre de la Palestine que la disparition d’Israël ! »
L’inextricable !

Une Palestinienne se tient devant des soldats israéliens lors d'une manifestation dans le village de Bilin en Cisjordanie, près de Ramallah, contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, le 8 janvier 2009.(REUTERS/Eric Gaillard)

Une Palestinienne se tient devant des soldats israéliens lors d’une manifestation dans le village de Bilin en Cisjordanie, près de Ramallah, contre l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, le 8 janvier 2009.(REUTERS/Eric Gaillard)

Je regarde : Une courageuse Palestinienne en appelle aux grands sentiments de bidasses israëliens, qui n’y peuvent rien.
Je regarde et je ne peux prendre parti pour personne.

Je n’ai pas souci de me faire bien voir, comme font les journalistes, les politiques, les grands sermonnaires, en m’indignant des péchés des autres et en exigeant des solutions qui ne coûtent qu’aux autres, parce que je me sens dépassé absolument par le mal absolu que je vois planer sur ce Proche Orient meurtri, l’hydre (Signe xix/10) au-delà de l’indignation et des solutions disponibles, quelque chose qui dépasse les problèmes de la mort même !
Alors, j’atteins à l’humilité absolue face à mon péché et aux péchés de mes frères humains.

Tôt ce matin, voyant de ma fenêtre l’aurore poindre au ras des toits, m’agenouillant pour prier, simultanément j’élevai ma voix :
Je cherche refuge auprès du Maître de l’aube naissante contre le mal en quoi s’est changé ce qu’il a créé… (Coran, al falak, 113)
et je pensai :
« Mais ce refuge est en moi, puisque je suis ton image (Genèse 1/27).
Père, c’est à l’humanité de renoncer au mal qu’elle a conçu (Signe 2/1-5).
Tu as fait l’homme libre (Signe 10/10) et responsable de sa liberté.
Quelle Sagesse évidente !
Si Tu interviens, l’homme se récrie : Qu’est donc ce Dieu magnanime qui ne me laisse pas libre de mes actes ?
Si Tu n’interviens pas, l’homme se récrie : Quel est ce Dieu miséricordieux qui me laisse dans le malheur ?
Ce refuge, que je cherche, c’est moi, c’est l’amour et l’intelligence.
L’amour
et l’intelligence sont en moi et je ne les vois encore qu’avec difficultés… quand je les vois, pauvre de moi !
Comment oserais-je m’irriter de ce que mes frères palestiniens et israëliens ne les voient pas en eux-mêmes ?

Par nos péchés nous sommes tous, humains, responsables de ce drame, que nous vivions à Jérusalem ou à 10, 100, 1.000 ou 20.000 kilomètres de Jérusalem.

Nous hébergeons tous la solution en nous.
La Vérité, c’est que le monde doit changer (Signe28/7).

Soyons pénitents, c.-à-d. bons, et moissonnons tous les pénitents possibles et, de proche en proche, le bien atteindra ce Proche Orient que ravageront longtemps encore des idéologies immédiates et leurs affreux rejetons : haine et chauvinisme, qu’apaiseront à peine quelques trêves ici et là, jusqu’à ce que nos frères palestiniens et israëliens découvrent eux-mêmes que la solution tient simplement à l’amour et à l’intelligence.

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© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés