Qu’elle est belle, notre vitrine de Paris (rue Raymond Losserand) !

[DR]
À tous nous souhaitons un Noël d’espoir !
Noël pour nous Pèlerins d’Arès comme pour vous tous
évoque l’espoir
d’une humanité qui ne fera plus que le Bien
— ce que nous appelons pénitence
dans la joie et la fête*
qui est tout simplement :
aimer, pardonner,
faire la paix,
se libérer des préjugés et réfléchir —
un monde où naîtront non un seul sauveur,
mais des milliards de sauveurs, des milliards de belles âme !
À droite :
Père de l’Univers,
Toi seul es Saint.
Que règne sur nous Ta Sainteté
Pour que nous fassions Ta Volonté,
Pour que nous recevions notre nourriture,
Pour que nous puissions pardonner
Et recevoir pardon,
Pour que nous résistions aux tentations
Et que soit abattu le malin,
Pour que règnent à jamais sur nous
Ta Sainteté, Ta Puissance et Ta Lumière !**
* Le Signe 30/11
** Le Signe 12/4
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2008 — Tous droits réservés


Sur l’idiotie raisonnable à laquelle pensait Erasme
Beaucoup de passants ne s'arrêtent pas devant nos vitrines, soit pour ne pas avoir l'air de s'intéresser aux idées que nous répandons, soit parce qu’ils sont pressés, toujours en train de courir. C’est, comme me le dit un commentateur, un "monde idiot" qui ne lit pas, qui oblige l'intelligence des choses les plus fondamentales et vitales à rester discrète, à s'échanger en petit comité, ou à être ignorée, l'intelligence aussi difficile à rendre populaire par une vitrine que par l'Internet.
Pourquoi ce "monde idiot" que l’on peut déplorer n'aurait-il pas cette idiotie raisonnable à laquelle pensait Érasme dans son "Éloge de la Folie", qu'en nos temps modernes on rendrait mieux par "Éloge de l'Idiotie" ? Érasme pourrait bien nous conduire à l'inverse de ce que l’on craint, alors.
Oui, ce serait alors ce que certains n’aiment pas, ce qu’ils peuvent redouter dans cette vitrine "idiote", mais qui pourrait agir positivement. Érasme démontrait qu'en des temps d'abêtissement ou de stupidité générale l'homme sage doit feindre d'être idiot et qu'il n'a que ce moyen-là pour réussir dans le monde. Ce serait ce que feint notre vitrine de Paris. C'est dommage selon vous, mais c'est tant mieux selon Érasme.
Allez savoir qui a raison !
De toute façon, ce n'est qu’une vitrine, une petite borne sur la route des passants. Une borne que presque personne ne regarde, comme toutes les bornes, mais quand quelqu'un ralentit ou s'arrête et la regarde, elle lui donne un bon kilométrage. [90C01*22/12/2008]
Sur la différence entre provoquer et gêner quand on dit la Vérité
À certains, cette vitrine de Noël de nos frères parisiens paraîtra peut-être provocatrice.
Nous serions provocateurs avec cette vitrine comme je l’ai été dans l’entrée précédente de ce blog (Le mystique sympa) ? Je ne crois pas. Je ne suis pas plus provocateur que Le Signe n'est provocateur.
Gêneur je suis, oui, parce que je ne suis pas un homme de composition, étant contraint par ma mission de dire ce que j'ai à dire en ne faisant au monde que les concessions qui vont, par heureuse coïncidence, dans le sens du Signe.
Pour moi un provocateur, ce n'est pas celui qui dispense des idées et des espérances contraires aux idées générales du monde, mais celui qui prépare ses déclarations d'une façon qui heurteront, blesseront, interloquerons brutalement, bref, qui provoqueront délibérément un réflexe de réponse ou de rejet immédiats. Je n'ai jamais agi de cette façon.
Je ne pense que pas que notre vitrine de Paris soit provocatrice. Elle dit simplement la Vérité. [90C02*22/12/2008]
Sur l’impossibilité de ne pas fâcher ceux qui voudraient que nous n’existions pas
On ne peut pas répandre des idées nouvelles sans fâcher beaucoup de monde.
Je n'ai jamais encouragé la banalisation, la platitude, du Message d'Arès. J'ai seulement recommandé d'éviter, dans la mission immédiate, la mission de premier contact, l'utilisation de mots qui n'ont plus aujourd'hui de sens pour la plupart des gens dans la rue ou des mots qui passent aujourd'hui pour surannés ou ringards, comme péché, pénitence, etc. lesquels mots ont, de surcroît, dans Le Signe un sens différent du sens culturel commun.
J'ai simultanément recommandé de réserver ces mots-là pour la mission dite du "suivi", la mission de second contact.
Je n'ai jamais recommandé le camouflage de nos idées sous un discours banalisé, mais je sais que des missionnaires ont cru devoir user de généralisation, parfois telle qu'elle les relègue a placard des bonne intentions.
Nous ne devons jamais craindre de montrer le caractère de la courageuse et vigoureuse pieuse gente parlant du haut du Mont et tombant sur le monde comme le Poing du Créateur battant la terre (Signe xLv/12-15). C'est la vigueur de cette mission que nous devons mesurer, mais nous ne devons jamais renoncer à cette vigueur. Elle anime les mots mêmes du Signe.
Nous ne pouvons éviter de fâcher qu'en renonçant à annoncer la Parole du Créateur. Donc fâcher est dans l'ordre de notre mission. La mesure consiste seulement à ne pas pousser cette fâcherie à nous écraser. La mesure est aussi nécessaire, quand nous nous sentons trop maladroits, notamment quand notre maladresse risque de laisser croire que nous n'aimons pas l'humanité.
Ce monde a l'excommunication facile et il nous excommuniera aussi longtemps que l'espérance que nous communiquons autour de nous ne deviendra pas un tant soit peu familière aux oreilles des humains.
Mais cette vitrine ? Non, elle ne nous excommuniera pas du monde.
Cette vitrine ne fâchera que ceux qui, de toute façon, sont et seront toujours fâchés que nous existions et particulièrement fâchés quand nous rappelons que nous existons.
Cette vitrine montre aussi au monde que nous Pèlerins d'Arès ne sommes pas des sectaires qui refusons de fêter Noël sous prétexte que c'est une fête d'église et que nous nous déclarons nous aussi chrétiens — chrétiens du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7) — avec cette différence que nous n'attendons pas un seul sauveur, mais des milliards de sauveurs du monde par la pénitence universelle, car nous croyons que l'humanité n'a pas d'autre moyen de vaincre le mal et s'en rendra compte tôt ou tard. [90C03*22/12/2008]
Sur cette affiche qui sort notre mission du placard rationaliste
La France n'est pas la Grande Bretagne ou les États Unis d'Amérique. C'est le pays où pendant très longtemps on disait familièrement "Ce type n'est pas très catholique" pour dire "Ce type est louche." Or, aucun doute, Le Signe n'envoie pas au monde un message catholique. Le Signe est donc un livre louche.
C'est la France ! La France où même les athées, rationalistes et autres ennemis ou méprisants de la foi, qu'elle qu'elle soit, n'admettent la liberté de conscience qu'en fonction d'une liste convenue de "religions" et jettent dans les oubliettes, parmi les fauteurs de noirs desseins, tous ceux qui ne sont pas sur la liste.
Donc, aucun doute, le pays de la liberté est celui où il faut être persona grata, citée complaisamment par les media, pour être réellement libre, mais cela n'empêche pas qu'on y dise ce qu'on a à dire, notamment que le Créateur s'est manifesté au monde en France en 1974 et 1977, Message et mouvement apostolique que certains de ceux engagés dans cette voix, qu'on appelle Pèlerins d'Arès, ont lancé et s'efforcent de défendre. Que mes frères aient adopté une attitude d'hyperdiscrétion, rusant avec les "interdits" et le "religieusement ou socialement correct", croyant emprunter des voies habiles dont la sortie serait victorieuse, prenant ces voies de traverse et ne voyant pas qu'ils frisaient, c'est vrai, le déni de foi parfois. J'ai été le premier à en pleurer, mais ceux qui n'ont rien fait pour la mission publique ne risquaient évidemment pas de tomber dans cette faiblesse. Leur faute était bien pire : l'inaction totale. De grands mouvements prophétiques par le passé sont passés par ce désert-là.
Je suis très heureux que mes frères parisiens n'aient pas seulement accepté, mais aient aussi réalisé avec joie et enthousiasme le poster que je leur ai suggéré d'afficher pour Noël 2008.
C'est curieux qu'une déclaration aussi simple fasse date ! Une déclaration aussi évidente : Nous sommes des Pèlerins d'Arès, nous croyons que le mal ne sera vaincu que par la pénitence et que le monde ne sera pas sauvé par un seul, mais par tous.
Il y aura bientôt 35 ans que les Pèlerins d'Arès croient fermement à cela. [90C10*24/12/2008]
Sur l’appel de la mission parisienne au prophète
C'est la mission parisienne qui m'a invité à prendre part à ses débats intérieurs, y compris ceux intéressant la vitrine, et j'ai ainsi été amené à proposer ma version des souhaits de Noël à côté de ceux proposés par d'autres. C'est en somme elle, la mission, qui m'a demandé mon avis et il se trouve qu'elle l'a suivi.
Je ne me suis jamais mêlé des travaux intérieurs des groupes locaux, quels qu'ils soient, à moins qu'ils m'y aient invité, parce que je ne suis le chef de personne (Signe 16/1) et que les assemblées sont souveraines d'elles-mêmes (8/1). [90C16*25/12/2008]
Sur le transfert de célébrations païennes vers la célébration de la Vérité
Jésus ne put pas naître en décembre, puisqu'il naquit pendant un recensement de population par les Romains, lesquels ne procédaient à ces recensements qu'aux beaux jours. Jésus n'avait pu naître qu'entre avril et octobre, ce que l'église antique savait très bien.
Alors, pourquoi ce Noël de l'église le 25 décembre ? Cette fête de la Nativité qui apparut et se généralisa entre le 3e et 4e siècle était elle-même le prolongement — plus ou moins récupération, c'est vrai — d'une fête païenne qui avait été célébrée, sous l'égide des dieux locaux, depuis la plus haute antiquité. C'était le moment où les jours commençaient à s'allonger après le solstiste d'hiver (21 ou 22 décembre). C'était en somme une fête de la lumière, fête de l'espoir qui renaissait avec les journées qui rallongeaient, et dans le monde antique, au cours de cette période, les Anciens s'offraient des cadeaux, organisaient des fêtes, etc.
Dans les régions de l'église orthodoxe (église grecque en particulier), qui fut mon église quand j'étais dans le clergé, cette fête de la lumière avait été naturellement celle d'Apollon, le dieu solaire. Cette fête d'Apollon se perpétua longtemps après la christianisation. Mais les chrétiens grecs des premiers siècles avaient perpétué cette fête de la lumière et l'église pour les en détourner ne put rien faire d'autre que décider de fêter la naissance de Jésus à ce moment-là.
Ce que nous, Pèlerins d'Arès, récupérons en somme c'est l'idée d'une fête de la lumière, qui pour nous devient la Lumière avec un grand L, et l'idée de l'espoir, Espoir avec un grand E, dont la Lumière est un très beau symbole.
L'avènement de la Vérité a toujours entraîné le transfert de célébrations païennes vers la célébration de la Vérité même.
Ainsi Abraham voue à l'Éternel l'autel qui avait servi aux sacrifices païens et plus tard Muhammad voue à Dieu la Kaaba qui avait été un temple païen. Les exemples de telles transformations de rites ou lieux de piété païens en rites et lieux où se célèbre la Vérité abondent. Ces transformations symbolisent le transfert de notre chair ou matière humaine et de nos langues humaines célébrant l'erreur à l’homme nouveau parlant le langage nouveau de la Lumière du Créateur et de sa Vérité enfin trouvés ou retrouvés.
Je ne suis pas du tout gêné d'évoquer notre espoir d'un mondé changé selon Le Signe le 25 décembre, au moment où les jours rallongent, jours qui rallongeront sans cesse jusqu'à l'apothéose du 21 juin, quand les jours sont les plus longs, quand ouvrira notre Pèlerinage à Arès et que nous viendrons prendre le Feu à l'endroit même où le Créateur descendit et parla en 1977.
Nous sommes des êtres matériels, par là nous sommes des signes et nous avons besoin de signes comme nous avons besoin de nourriture, d'apprentissage de nos métiers aussi bien que de la pénitence, etc.
La vie spirituelle humaine ne peut se développer que sur et par notre matière lourde. C'est l'idée que je mets dans Noël.
Noël en somme porte comme un masque très ancien sur son visage, il porte une Idée beaucoup plus grande que lui, Noël, et cette Idée appartient au monde entier, c'est celle de l'Amour appelé à renaître sur toute la terre. [90C04*23/12/2008]
Sur la complémentarité du petit reste, frère ainé compris
L'assemblée est Une comme chaque Pèlerin d'Arès est un dans lui-même (Signe xxiv/1). Certes, je suis le frère aîné (Signe 16/1) et je m'efforce de montrer le bon chemin à mes frères et sœurs de partout quand ils veulent bien accepter mes conseils — ce n'est pas toujours le cas (sourire) — notamment le chemin de l'audace qui leur paraît moins naturelle qu'à moi. Je ne sais pas vraiment pourquoi, du reste, mais comme le Père ne nous brusque pas, je ne brusque pas mes frères.
Encourager mes frères à évoluer, leur donner des idées (quand j'en ai, ce qui n'est pas toujours le cas non plus) est tout bonnement ma fonction comme d'autres au local de Paris ont pour fonction de balayer ou de réaliser ce panneau de Noël ou de recevoir les visiteurs, etc. Petit reste est un terme employé par Dieu au singulier. Les membres du petit reste "vont tous au charbon" sur le même tas de charbon et avec le même seau et la même pelle. [90C07*23/12/2008]
Sur le sens à donner à Noël
Comme je suis issu de l'Église Orthodoxe qui ne fête pas Noël (elle fête l'Épiphanie le 6 janvier), je ne connais pas très bien l'étymologie du mots Noël, mais je crois me souvenir, du temps lointain où je fis mes humanités, que ce mot apparut en France vers le XIIe siècle avec diverses orthographes : Nael, Noel, etc., issu du latin natalis dies (jour de naissance), mais il est possible que l'histoire du mot Noël soit plus compliquée.
Quoi qu'il en soit, le sens est "naissance" sans précision de qui naquit à la différence ou à l'encontre de mots employés ailleurs comme en anglais Christmas, qui vient du vieil anglais signifiant "messe du Christ ou messe pour le Christ" évoquant sans doute la fameuse messe de minuit.
En français, par conséquent, le terme "Noël d'Espoir" pourrait simplement signifier "Naissance de l'Espoir" et ne pas cesser d'évoquer le 25 décembre par habitude de langage et de calendrier, mais en anglais "Chrismas of Hope" n'enlèverait pas au terme les racines "Christ" et "mass" (messe), qui resteraient prépondérantes, à moins de remplacer le terme complet par "Birth of Hope" ou "Genesis of Hope" qui n'évoquerait plus le 25 décembre.
Pas facile d'instituer du jour au lendemain de nouveaux concepts à partir de mots si profondément marqués par la culture et le calendrier. Il faut laisser faire le temps.
Si chaque année les Pèlerins d'Arès évoquent un Noël d'Espoir en précisant bien ce qu'ils entendent par-là (ce que j'ai fait par le texte du poster), le monde s'habituera à ce nouveau sens et après plus de quatre générations, de nouvelles et bonnes habitudes se prendront peut-être. [90C12*25/12/2008]
Sur la solitude fondamentale et pratique du Prophète
À un commentateur qui confie qu’en voyant pour la première fois le Prophète dans les rues de Bordeaux seul et marchant d'un bon pas, portant un gros carton sous le bras, il avait pensé douteux que ce soit le même homme qui ait "vu la Vierge (sic) et Jésus à Arès", Michel Potay répond :
Beaucoup me trouvent trop ordinaire, pas assez auréolé de charisme, ni de Ciel, ni probablement aussi d'intérêt de la part des média, pour être crédible. Je me souviens avoir écrit un éditorial sur ce sujet : "Problème d'attitude" (je crois), mais je ne peux pas citer le numéro du "Pèlerin d'Arès" trimestriel en question, étant en voyage chez une de mes filles, loin de ma bibliothèque.
Je crois qu'aujourd'hui, dans un monde où il faut être d'une école, d'un parti ou d'une religion pour s'exprimer de façon "crédible", il en va du prophète isolé comme de tout homme qui s'exprime seul. On considère qu'aucun homme ne peut attribuer à sa propre expérience quelque valeur universelle. Or, l'expérience propre, c'est justement mon cas, puisque je suis le seul témoin du Prodige Surnaturel d'Arès en 1974 et 1977, expérience dont les aboutissants vont, pour comble d'incrédibilité, à l'encontre de toutes les idéologies en cours, religieuses ou profanes.
Je suis l'incrédible par excellence, ce que je perçus dès les années 70 qui suivirent L'Évangile Donné à Arès (Première partie du Signe).
Autrement dit, si je ne suis pas rattaché à une église ou une religion réputée, tout ce que je dis de Dieu, du salut et de l'avenir spirituel de l'humanité est pures balivernes. [90C13*25/12/2008]
Sur l’appel légitime à un "Noël d'Espoir!"
Noël a été récupéré et mis à toutes les modes locales. Au Japon, qui n'est pas un pays de tradition chrétienne, Joyeux Noël a été récupéré et se dit : "Kurisumasu Omedeto !". En Chine, pays pas plus chrétien que le Japon, Joyeux Noël se dit : "Kung His Hsin Nien Bing Chu Shen Tan !". Chez les Eskimos, ça se dit : "Jutdlime pivdluarit ukiortame pivdluaritlo !". En Inde, pas davantage pays chrétien, Joyeux Noël est dit : "Shubh Bada Din !"Etc., etc.
Alors pourquoi ne pas s’écrier "Noël d'Espoir !" ? De plus, nous sommes chrétiens, puisque nous faisons nôtre le Sermon sur la Montagne. Notre Espoir est lié à l'Espoir que prêchait Jésus voilà 2.000 ans. [90C15*25/12/2008]
Sur le Prophète critiqué, solidaire et pour finir aimant
Chaque entrée de mon modeste blog m'apporte son lot de commentaires arrogants, sarcastiques, injurieux, etc., bref, négatifs, Je ne les publie pas, non par irrespect pour ceux qui ne m'aiment pas, me tancent, me raillent, m'invectivent, me critiquent ou me donnent des leçons — je respecte la liberté de tous — mais parce que ce blog n'est pas un forum, et que la polémique n'est pas sa vocation et qu'il ne sert à rien de livrer sa pensée pour donner uniquement à certains l'occasion d'y mordre à belles dents ou de me river mon clou. Je suis modeste mais sans vocation au masochisme. Il ne sert jamais rien de provoquer ce genre d'affrontement.
Je ne publie pas davantage les commentaires dithyrambiques, glorificateurs, parfois flagorneurs, que parfois je reçois aussi.
Il ne sert jamais à rien de s'entourer d'admirateurs excessifs. [90C16*25/12/2008]
Sur l’importance d’avoir des propos modestes et bienveillants
À un commentateur hostile et malveillant du nom du Tony, Michel Potay répond : Je crois que si vous mettiez modestie et bonté dans vos propos et si vous deveniez pénitent, vous pourriez servir Celui Qui nous appelle à accomplir son Dessein sur terre, car vous semblez avoir la foi. [90C16*25/12/2008]
Sur l’importance du Message plus que les apparitions
L'histoire du Christ apparu en Normandie (il y en eut d'autres dans d'autres régions à peu près à la même époque) me fut opposée dès que le bruit de l'événement surnaturel d'Arès commença de circuler et, bien sûr, davantage quand parut L'Évangile Donné à Arès à la fin de de 1974.
Dans les mois et les années qui suivirent je reçus une avalanche d'annonces d'apparitions dans le monde. En 1977 j'en fis le recensement. Il y en avait quelque 75 ou 78 — Je ne me souviens plus du chiffre exact... ensuite je cessai de les compter.
Plus de la moitié de ces apparitions étaient signalées en Amérique du Nord ou du Sud, les autres en Europe, en Afrique. Et je ne parle que de celles portées à ma connaissance.
Les apparitions ne me paraissaient par elles-mêmes être des événements. Pourquoi le Ciel ne se rendrait-il pas visible ici et là ? Ce qui m'intéressait, c'était les messages, pour les comparer à celui que j'avais reçu, voire même pour renforcer celui que j'avais reçu, car je n'excluais pas le fait que Dieu se manifestât et parlât ici et là pour mieux se faire entendre.
J'obtins quelques messages ou plutôt des bribes ou des listes de bribes classées par dates, ces Christs-là ne semblant parler que par petites phrases. Ces messages étaient généralement très catholiques, mais surtout d'une indigence spirituelle à faire pleurer, à me faire pleurer le premier, d'ailleurs.
Je me souviens avoir écrit à une voyante pour lui demander si le "Notre Père" qu'elle devait réciter était celui de Matthieu ou celui de Luc. Je n'eus aucune réponse ni d'elle ni d'autres ailleurs auxquels je posais d'autres questions. J'étais sincèrement intéressé. Ce n'était pas moi, qui avais vu et entendu Jésus, qui allais douter que cela fut impossible à d'autres.
Mais au début des années 80, dix ans après les apparitions de Jésus à Arès, je dus me rendre à l'évidence : Toutes les informations que j'avais reçues d'autres apparitions étaient d'une telle pauvreté ou tellement dénuées de nouveauté ou seulement d'intérêt que je réalisais que j'avais bien été témoin d'un Message d'une importance absolument unique, une véritable Révélation d'importance biblique ou coranique. [90C17*25/12/2008]
Sur la lente construction du vivre ensemble dans le bien
Noël est un signe, un signe parmi d'autres, auquel le Message d’Arès donne ou redonne des sens forts.
Mais il nous faut grandir les signes, les sortir des concepts abstraits où nous les avons contenus depuis 1974 par la force de nos réalités encore décevantes.
Le but que nous fixe Le Signe n'est pas la révolution, la destruction du système, parce que révolution conduit à destruction qui elles-mêmes conduisent à la haine, à partir de quoi le mal revient et tout est à recommencer, alors que nous devons conduire à l'amour.
Le but que nous fixe Le Signe n'est pas la révolution mais LE VIVRE ENSEMBLE, le vivre ensemble dans le bien, parce que, quand le bien s'installe, le système disparaît peu à peu de lui-même comme la glace fond sous la tiédeur.
C'est sur ce très difficile chantier que nous avons besoin de signes.
Le signe visible par excellence est évidemment la pénitence, signe de fait et non simple symbole comme l'est Noël. Mais contrairement au symbole de Noël la pénitence comme fait n'est pas facile à rendre visible, surtout dans cette génération. La pénitence est forcément progressive, hésitante, lunatique, parce que l'homme — chacun de nous — revient de loin et remonte lentement de la vallée du mal, comme un infirme : il clope sur l'os (Signe xxii/3-18).
Tant que le signe, celui de la pénitence ou d'autres signes, n'est pas assez visible, le parcours est imprécis, indécis, tâtonnant, vers les nécessités pratiques auxquels tous les signes — des bornes si vous préférez — doivent aboutir : la Montagne Sainte en direction de laquelle nous commençons l'ascension.
Cette Montagne Sainte n'est pas une idée.
Cette Montagne est un but concret, ce que j'appelle quelquefois le vivre ensemble, l'idéal du vivre ensemble pratiquement, dans le bien et le bonheur concrets, entre des êtres d'esprit, d'âme et de chair (Signe 17/7). La matière est notre point de départ — l'homme couchant sur l'ombre était matière (Signe vii/1) —, le pécheur est matière, l'homme du temps qui vient sera matière et qu'est-ce que Le Signe promet pour résultat des efforts incessants du petit reste et du reste ? Matière ! Non une vie de purs esprits dans un univers d'éther, mais la résurrection de la matière humaine, même transfigurée, la résurrection des signes devenant signes concrets idéaux de bien et de bonheur. La spiritualité enseignée par Le Signe est vécu dans la matière. C'est un matérialisme, que je qualifierais de matérialisme existentiel complet : chair, esprit et âme (17/7), par opposition aux matérialismes essentiels amputés (ipso facto irréels et irréalisables) comme le marxisme par exemple. Telle est la Montagne Sainte.
Donc, c'est par le signe de la pénitence — au sens arésien de bien pratiqué — que nous décollons de la philosophie, de l'intellectualisme, de la théologie aussi évidemment, et que nous envisageons le vivre ensemble.
Nous pourrions, par le symbole de Noël, aborder le sujet — donc les problèmes — du vivre ensemble dans le bien, parce que la construction du vivre ensemble dans le bien est un processus dynamique, continuellement ouvert à la contradiction et à l'antagonisme, contrairement aux matérialisme essentiels amputés qui ne souffrent pas la contradiction. C'est en cela, comme je le rappelle dans l'entrée précédente 0089, que notre assemblée n'est pas un refuge, mais un pétrin.
Chaque jour dans l'assemblée nos idées se comparent ou même s'affrontent, certes pacifiquement, poliment et patiemment, mais elles s'affrontent, cherchant par la reconstruction de l'être qu'est la pénitence, par la renaissance de la foi bâtisseuse, imaginative, bref, laborieuse, les moyens de faire renaître ce monde différemment. Et sur cette voie très difficile les Pèlerins d'Arès eux-mêmes, très lents comme tous les humains, ont besoin de signes en plus de celui de leur pénitence. Noël, Pâques et d'autres étapes du calendrier, comme notre Pèlerinage d'Arès, peuvent en être.
Ainsi l'idée de Lumière qui recommence peut être contenue dans l'idée de Noël, comme l'idée du retour de la matière au Bien est contenue dans l'idée de Pâques, prémonition puissante de la résurrection. Mais il s'agit de la Lumière de la pénitence en fait. C'est sans doute plus facile à montrer en quelques mots, en quelques images pour Noël dans une vitrine, que dans la vie, mais est-ce pour autant si facile ? Sûrement pas, même si ce n'est que symbolique. Il faudrait y travailler longtemps à l'avance, à plusieurs pour comparer les concepts, et non n'y penser que quelques jours avant. Mais nos frères et sœurs ont leur vie, leur travail, bref, n'ont qu'assez peu de temps à y consacrer.
J'ai déjà dit tout cela de diverses façons depuis plus de trente ans, mais ce blog est de plus en plus lu par des non-Pèlerins d'Arès et je ne dois pas hésiter à me répéter. En même temps, il n'est pas mauvais que les Pèlerins d'Arès eux-mêmes rafraîchissent leur mémoire.
Tout vient lentement. [90C18*26/12/2008]
Sur la primauté de bon au sens de l'amour dans le couple
Je dis toujours, surtout en m'adressant à ceux que leurs conjoints ne suivent pas dans la Voie d'Arès et qui doivent garder leur cohésion familiale ou aux jeunes qui vont se marier avec des fiancés ou fiancées appartenant à une grande religion : "Je préfère que vous soyez ou restiez un bon Pèlerin d'Arès, mais si vous devez être catholique, soyez bon catholique ! Si vous devez être juif, soyez un bon juif ! Si vous devez être musulman, soyez un bon musulman !"
Par l'épithète bon j'entendais bon au sens de l'amour, du pardon, de la paix, de la liberté de tous préjugés et de l'intelligence du cœur ou intelligence spirituelle, car ces trois confessions professent les mêmes vertus. [90C19*26/12/2008]
Sur le chantier de l'humanité, quête recommencée de l'ontologie
Je n'établis pas du tout un calendrier. Je continue de célébrer la Parole de Dieu et l'espérance chaque jour en ouvrant Le Signe, comme vous le faites, comme chaque Pèlerin d'Arès le fait.
Je ne parle pas de Noël pour arrêter l'attention des Pèlerins d'Arès sur ce que Noël peut désormais évoquer pour eux, mais pour arrêter l'attention du public qui fête Noël sur quelques points remarquables de ce que croient en permanence les Pèlerins d'Arès.
Nous n'avons pas quitté l'église pour cesser d'être chrétiens, mais au contraire pour le devenir davantage, pour le devenir plus authentiquement et plus largement.
L'église et son enseignement — catholique, orthodoxe, protestante, etc., cet enseignement de base est grosso modo le même — sont mis en doute par de nombreux petits mouvements religieux et nous, Pèlerins d'Arès, ne sommes pas les seuls à vivre en relation directe avec Dieu, ce que j'appelle parfois la foi directe dans mes conversations avec mes frères.
Seulement, nous sommes les seuls en possession d'une Parole directe du Créateur qui nous permet une radicale mise en question de la religion, mais une mise en question radicalement créatrice.
Nous allons ainsi beaucoup plus loin que la foi directe tout court, laquelle commet l'erreur de rester dans l'abstraction et la piété religieuses en les voyant comme les processus naturels du salut et néglige le rôle créatif des hommes. Pour nous ce rôle créatif est fondamental, existentiel ! Il en découle que nous n'aboutirons jamais à déclarer des dogmes ou à instituer des fêtes parce que nous savons que la vie, la pensée, les projets, restent mobiles sur la grande Voie du Salut, les sentiers de l'ascension vers les Hauteurs. Aussi puis-je dire de Noël ce que j'en ai dit en 2008 et dire autre chose, qui n'en sera pas moins vrai, en 2009. Aussi telle assemblée peut-elle évoquer Noël ici, mais telle autre là-bas ne l'évoque pas. Cela ne tire pas à conséquence.
Pas de fixité ! Ce n'est pas de l'opportunisme, mais de la richesse spirituelle.
Ne craignons pas qu'un calendrier s'établisse.
D'ailleurs, il n'en a jamais été autrement. Derrière l'église et son Noël il y a la fête antique de la lumière, qui prenait des noms divers de lieu en lieu suivant les dieux locaux, et derrière cette fête antique il y avait aussi sûrement un moment de joie et d'espoir des hommes de l'âge de pierre, exprimé on ne sait comment, quand ils sentaient les jours rallonger. Tout bouge sans cesse et nous-mêmes renouons avec ce mouvement.
Nous ne partageons pas cette conception réductrice de l'être comme "être déterminé." Avec nous recommence le chantier de l'humanité, une quête recommencée de l'ontologie, si je peux me permettre ce mot difficile, mais irremplaçable. C'est sur ce chantier que je vois Noël, outil planté ici cette année, là-bas demain, cassé après-demain, réparé mais différent ensuite, et ainsi de suite. [90C22*27/12/2008]
Sur la préparation d’un média online, suite du périodique papier Frère de l’aube
Les articles de Noël 2005* n'ont pas encore été publiés sur l'Internet. Nous sommes en période de mise au point sur ce media on-line qui s'appelait "Frère de l'Aube" sur papier, mais auquel je propose qu'on donne un autre nom sur l'Internet. Le temps nous manque pour terminer cette mise au point.
De ce fait, tout n'a pas été transféré du "Frère de l'Aube" version papier vers le futur media "X" version Internet.
Ce qu'on voit à l'écran est encore incomplet (site archive : www.freredelaube.info). L'annonce de cette mise en ligne a été faite trop tôt. En fait, tout est encore en chantier.
C'est un peu de ma faute. J'en demande pardon, mais le transfert d'un petit media sur papier qui avait quelques centaines de lecteurs partageant une espérance commune vers un media Internet qui attirera un lectorat beaucoup plus nombreux, beaucoup plus varié, aux intentions et arrière-pensées moins claires, demande réflexion et précaution. Je suis débordé.
*Du numéro 64 au numéro 70, frère Michel a accompagné la spiritualisation d’un trimestriel Frère de l’aube créé en 1988 par une poignée de Pèlerin d’Arès. En décembre 2005, deux articles traitant de Noël ont été publiés dans le numéro 66 mais n’ont jamais été intégré au site archive [90C23*28/12/2008]
Sur l’Amour dû à tout homme
Je me souviens de vous et je suis ému en vous lisant. Ainsi vous êtes reparti vivre en Allemagne. Je me souviens de vous dans les années 80, agenouillé, ou plutôt effondré, en pleurs, devant le point où le Créateur se manifesta en 1977. Je vous ai aidé à vous relever et vous m'avez dit avec des sanglots : "Je viens demander pardon pour tout le mal que mon père a fait en France pendant l'occupation."
"Votre père était nazi ou soldat ordinaire de la Wehrmacht ?"
"Nazi !"
Vous m'avez tout raconté plus tard et j'ai depuis gardé cette terrible confidence dans le secret de mon cœur et j'ai fait mortification pour votre père, mort sans remords, m'avez-vous dit.
Si je fais mortification pour votre père, un persécuteur et un tortionnaire, comment à plus forte raison ne répondrais-je pas à un commentateur qui se plaît à provoquer ou qui, comme vous dites, me "cherche des poux dans le tête" ? Ce frère a la foi, mais croit devoir régler quelques comptes avec notre assemblée.
Noël est un moment où chacun s'invite à penser à l'amour plus fortement qu'à d'autres moments.
Notre Créateur ne fait-il pas le même chose envers nous à périodes fixes en envoyant un grand message au monde par Abraham, Moïse, Isaïe, Jésus, Muhammad et enfin par un homme à Arès ? Qu'avons-nous fait pour mériter tant de considération ? Rien.
Mais voilà ! Il y a l'Amour !
L'Amour appelle quand on ne l'entend plus au risque de ne plus être entendu et même de faire rire ou de mettre en colère ceux qui ont décidé qu'ils détenaient la Vérité définitive et que l'Amour n'avait plus qu'à se taire. Ses suggestions font parfois scandale : Il demande au prophète Osée d'épouser une prostituée. Il pardonne à David qui a couché avec Bethsabée après s'être débarrassé du mari en l'envoyant à la mort. Il donne prospérité à son prophète Isaïe qui pourtant passe aux yeux du peuple comme épouvantable et n'ayant même pas apparence humaine (53/13-14), etc. Il se dit le Tout Puissant, le Roi des hommes, mais n'envoie comme prophètes au monde que des minables, des gens sans importance.
Qui sait si, quand il aura fait pénitence, s'il fait pénitence, ce que j'ignore, car cela dépend de lui et seulement de lui... Qui sait si ce provocateur ne sera pas le plus prophétique d'entre nous ?
Le Sermon sur la Montagne rappelle que le Créateur envoie son soleil et fait pleuvoir sur les bons comme sur les méchants.
Tout le monde est appelé. Ce provocateur l'est et d'autres du même genre, ou pires encore, le sont.
Nous devons seulement nous protéger d'eux tant qu'ils croient nécessaires de nous faire du mal, car nous n'avons pas pouvoir de nous ressusciter de leurs bêtises ou de leurs méchancetés, mais nous ne pouvons pas juger.
Je ne donne pas les références de mes citations, sauf Isaïe, assez difficile à trouver, pour vous donner l'occasion de les chercher vous-même dans la Parole. [90C24*28/12/2008]
Sur le passage parfois difficile à la foi objective
J'ai appris beaucoup depuis les apparitions de Jésus et L'Évangile Donné à Arès en 1974.
J'ai notamment appris que pour la plupart des hommes la foi est d'abord la foi dans lui-même qu'a chacun.
La foi religieuse n'est ainsi très souvent que l'habit d'une pensée, dont il serait trop prétentieux, donc dommageable, de laisser voir qu'on est l'auteur.
C'est ce stade subjectif, auxquels stagnent des milliards de croyants qui croient tenir de Dieu ce qu'ils tiennent en fait d'eux-mêmes (une religion n'est qu'une association d'égos), que Le Signe propose de dépasser. Sans ce dépassement le monde ne changera pas.
Le Créateur sait mieux que personne que la vraie foi doit généralement partir d'un stade subjectif pour attendre son niveau haut objectif, celui où l'homme de foi n'est plus rien pour lui-même (40/6), après un temps plus ou moins long et avec beaucoup d'humilité et d'intelligence spirituelle.
Mais avant d'en arriver à la foi objective toute simple, toute ronde, qui n'est en définitive qu'un acte d'amour permanent envers le Créateur et les créatures, le postulant à la foi objective passe par des stades intermédiaires au cours desquels beaucoup de ce qu'il croit est ce qui passe par sa pensée et ses impressions personnelles.
Je vois toute notre assemblée, mais certains plus que d’autres cheminant en clopant sur l'os entre ces stades intermédiaires. Le dépasseront-t-ils pour monter plus haut ? Sûrement s’ils deviennent de grands pénitents, mais le deviendront-ils ? Impossible à affirmer. [90C26*29/12/2008]
Sur les notions de foi subjective et objective
La foi religieuse repose sur le dogme religieux mais le dogme religieux étant une composante inévitable d'une culture et cette culture étant un composant inévitable de la mentalité d'un individu lambda, l'individu en question croit que ses convictions sont personnelles, nées de sa raison personnelle même, parce qu'il y a confusion entre sa façon de penser et le mécanisme psychique que sa culture a implanté en lui. Par là sa foi religieuse est subjective.
Par contre, l'individu qui a résolu de s'évader de sa culture, par excellence le Pèlerin d'Arès, rejette sa pensée personnelle, donc culturelle et subjective, et se range, même si culturellement il n'en est pas d'accord, derrière la Raison suprême du Signe, de la Parole du Créateur, et sa foi devient impersonnelle (elle est celle du Créateur, pas la sienne propre) et donc objective. [90C29*30/12/2008]
Noël sous le signe de la Lumière et non de la charité
L'injustice, le quant-à-soi, l'inconscience du malheur et de la faim de l'autre, est un des énormes problèmes du monde (il y en d'autres, pas des moindres : haine, violence, mensonge, rupture de la parole donnée, etc.), les Pèlerins d'Arès en sont bien d'accord puisque leur foi part du verset central du Signe : La Vérité est que le monde doit changer (28/7).
Mais il ne faut pas aborder cet ensemble de problèmes sur un ton violent, des mots de colère ou de révolte, parce que Le Signe nous invite à les aborder tout autrement : avec amour, pardon, paix, etc., qui constituent la base de la pénitence, puisque que la colère et la révolution n'ont jamais rien résolu ; elles ont seulement déplacé les problèmes.
Oui, tragique est cet affrontement entre la Palestine et Israël, surtout depuis la mort de Yasser Arafat qui avait compris la nécessité de l'amour, du pardon, de la paix, etc., bref, de la sagesse. On attendrait de mon blog qu'il exprime un choix, alors que je ne peux choisir entre deux maux quand ils sont en phase aiguë. Il y a haine et violence tant du côté d'Israël que du côté du Hamas et aucune solution ne viendra de la violence. Je ne pourrais actuellement que lancer un appel de plus à déposer les armes, à se pardonner et à partager cette terre biblique, ce que j'ai déjà fait, bien avant que ce blog n'existe.
Je n'ai pas placé Noël sous le signe de la charité, mais sous celui du moment où la Lumière revient, parce que la charité viendra de la Lumière et non l'inverse. Au reste, s'il y a des "Dupont et Dupond qui se tartinent leur foie gras" tandis qu'ailleurs des "gens meurent de faim", il y aussi les Restaurants du Cœur, l'Armée du Salut, le Secours Catholique, les Chiffonniers d'Emmaüs, le Secours Populaire, etc. Il n'y a pas que des choses négatives et choquantes. [90C28*30/12/2008]
Par l’imprégnation progressive, lente, les choses changeront dans le monde
Nous sommes là pour encourager le monde à VIVRE ENSEMBLE DANS LE BIEN et non pour forcer le monde à vivre selon les habitudes que prend déjà le petit reste : l'assemblée des Pèlerins d'Arès, parce qu'un calendrier arésien n'a aucun sens hors d'une pratique de la pénitence, qui est la cheville ouvrière de notre foi. De même le calendrier juif n'a aucun sens hors des pratiques de la synagogue et le calendrier musulman aucun sens hors des pratiques de la mosquée. Je ne crois pas que l'existence de ces calendriers aient, à quel que degré que ce soit, porté le monde à se convertir au judaïsme ou à l'islam.
J'ai entendu parler d'un projet de vente de calendrier arésien, dans un but missionnaire, c.-à-d. pour répandre de cette façon les idées que Le Signe nous charge de répandre. Ce n'est peut-être pas une mauvaise idée si, comme le font énormément de grandes organisations et sociétés pour se faire connaître, nous distribuons gratuitement ce calendrier aux environs du 21 juin. Cela aiderait à nous faire mieux connaître. Mais le vendre ?
Si je commence péremptoirement à adresser mes vœux de bonne année le 21 juin aux gens de ce monde, qui sont très très loin d'être tous des Pèlerins d'Arès ni même de savoir ce que sont des Pèlerins d'Arès, ils vont me prendre pour une sorte de mégalo qui veut déjà réformer le calendrier et je ne crois pas que le mouvement spirituel des Pèlerins d'Arès en tirera profit.
Tiens compte de leur faiblesse immense (36/5), et Parle à mon peuple selon ses faiblesses (23/3), me suggère Le Signe (36/5), qui range parmi ces faiblesses l'attachement du monde à ses habitudes et sa lenteur à évoluer. Elle dit aussi que la larve en se hâtant n'atteint pas l'abeille (24/2).
Donc, commençons par nous adresser entre nous, Pèlerins d'Arès, nos vœux de bonne année spirituelle, laquelle nouvelle année spirituelle ne peut pas mieux commencer que quand commence notre grand Pèlerinage d'été, le 21 juin, mais n'essayons pas de révolutionner le calendrier du monde trop vite. C'est par imprégnation progressive, lente que les choses changeront dans le monde. [90C30*30/12/2008]
Sur l’appel à sortir de tout conformisme
Le point de départ de notre foi arésienne est le verset 28/7 du Signe :
Car la Vérité, c'est que le monde doit changer !
Le Créateur dit le monde.
Le monde, ce sera bientôt 7 milliards d'humains.
Certes, tous ne seront pas des pénitents, mais pour changer le monde il faudra quand même qu'une partie influente du monde soit devenue pénitente.
Roland Barthes disait dans sa leçon inaugurale au Collège de France : "Je crois sincèrement qu'à l'origine d'un enseignement il faut accepter de toujours placer un fantasme..." Ce qui peut paraître un fantasme, dans l'Enseignement prodigieux du Signe, est le monde et ses milliards d'habitants.
Je cite encore Roland Barthes, qui ne se posait pas en maître spirituel, mais qui abordait certains sujets de fond avec un bon sens universel : "Le grand danger pour nous, Occidentaux, dès lors que nous ne reconnaissons pas les signes pour ce qu'ils sont, à savoir des signes arbitraires, c'est le conformisme, la porte ouverte aux contraintes de la majorité."
Le doute a quelque chose de conformiste. Or, nous Pèlerins d'Arès ne sommes pas les colporteurs d'une idéologie, mais nous sommes des signes ! Je le rappelle souvent. Des signes du futur transcendant, mais possible, des hommes du temps qui vient (Signe 30/13).
Attention à la tentation de rationaliser pour être bien vu du monde ! Le silence est alors meilleur que la rationalisation qui est mensonge. Dans la mission, j’encourage à sortir du conformisme, à ne pas avoir peur de ce qui paraît impossible et donc ridicule aujourd'hui, mais qui est la Parole même du Créateur. [90C32*30/12/2008]
Sur la folie de l’amour et de l’espérance
Fou ? Qui n'est pas fou ? Nous sommes tous un peu fous, chacun à sa manière.
Mais fou de quoi ? Tout est là.
Je suis fou d'amour pour l'humanité que son Créateur aime follement et vous, vous semblez fou à l'idée que je puisse être fou de Dieu qui est fou d'amour pour ses créatures. Mais n'êtes-vous pas fou de douter qu'on puisse être utilement fou d'un bel idéal ? Bref, chacun de nous est fou de quelque chose.
Je ne discerne pas cette "raison" que vous évoquez et qui est votre dieu, dont vous êtes fou comme moi je suis fou de mon Dieu, dont je trouve finalement les raisons moins folles que les vôtres, car il me paraît tout à fait raisonnable que le monde s'améliore si les hommes deviennent bons.
Que proposez-vous à la place ? Vous proposez simplement l'impossibilité d'une telle évolution heureuse. Vous doutez complètement de l'homme. Vous êtes complètement fou, parce que l'homme, le vrai, n'existe que si on ne doute pas de lui comme on peut douter des progrès d'un rat ou d'un serpent.
L'homme est espérance ou il n'est rien. Les animaux et les plantes n'espèrent rien. Ils tirent inconsciemment derrière eux leur fatalité millénaire que seul l'évolutionnisme modifiera un peu et très lentement. Eh bien, j'aime mieux ma pénitence. Dans mon Dieu et dans la Révélation qu'il m'a réellement, effectivement, dictée, il y a moins de folie que dans la raison aride, parce qu'il y a là une dynamique créatrice qui manque totalement au rationaliste.
Celui-ci dénoncera la folie de l'amour — folie de la pénitence, parce que ce mot de réputation triste paraît attirer tous les doutes sur sa raison d'être et sur les espérances qu'il suscite chez un fou comme moi, mais en fait l'amour étant le moteur de la pénitence, c'est la folie de l'amour que le rationaliste dénonce.
Or, qu'est l'amour évangélique ou amour spirituel ? Ce n'est pas un amour passion, mais un amour logique qui apparaît sitôt qu'il devient évident à la raison — la vraie, pas la raison aride — que les rapports avec les autres n'étancheront pas la soif de communion avec eux, la soif d’un monde harmonieux, heureux. La raison supérieure dit qu'il faut aimer. Aimer coûte que coûte. Avec ou sans Dieu. Et à travers cet amour, même l’athée retrouvera Dieu un jour ou l'autre, c'est inévitable. [90C36*31/12/2008]
Sur l’importance de laisser à la postérité des lieux faits pour durer
La deuxième tranche de travaux sur les saints lieux d'Arès est en cours et sera achevée avant le Pèlerinage 2009. L'aspect extérieur des lieux restera le même qu'il avait quand le Père s'y manifesta en 1977, mais tous les bâtiments qui souffraient de vétusté, de fragilité, de dissociation (construits à des époques différentes, certains en bois et abimés, et non communicants) et d'incommodité auront été reconstruits, désormais en maçonnerie solide et intérieurement tous utilisables pour l'usage du Pèlerinage. Je respire à l'idée que je vais laisser aux frères de la postérité des lieux faits pour durer sans leur enlever la vue d'ensemble qu'ils avaient quand le Père le choisit pour y descendre et y redonner l'espérance au monde. C'est le lieu d'où surgit Le Signe auquel il faudra désormais se référer plus comprendre les Révélations précédentes : Bible, Coran, etc. C'est le lieu de la Lumière des Lumières. [90C39*01/01/2009]
Sur l’écriture silencieuse du Prophète
Je ne me sens pas plus de goût à l'écriture aujourd'hui que je ne m'en sentais en 1974. Si parfois on trouve quelque élan "littéraire" sous mon clavier, c'est seulement parce que je suis en permanence porté par l'élan prophétique, l'ardeur de celui qui doit parler et convaincre au Nom du Très-Haut.
Ne disposant pas de média sonores pour m'adresser au monde, ni accès à la radio, ni accès à la télévision, que leurs monopoleurs ne me laissent pas, ni accès aux podiums, scènes et pistes (sauf celle du Cirque d'Hiver en 1988, 1989 et 1990), je dois user et abuser de l'écriture. Cela tombe assez mal en des temps où le public écoute la voix et regarde l'image bien plus qu'il ne lit.
Il s'ensuit que, pour moi qui ai entendu Jésus puis le Créateur sonorement, l'écriture me fait l'effet d'un silence, silence dans le sens d'étouffement. Je me console en me disant qu'il s'agit sans doute du silence éthéré (Rois1 19/11-13) dans lequel, sur l'Horeb, le prophète Élie entend Yawhé (Dieu) après L'avoir vainement cherché dans le fracas du tremblement de terre et dans celui de l'ouragan. Peut-être mon écriture silencieuse est-elle cette brise légère qui succède à la tempête des media trop sonores et trop colorés ? C'est une consolation, en tout cas. [90C39*01/01/2009]
Sur l'individu qui s'élève spirituellement
L'idée de "l'individu qui s'élève spirituellement" de sorte que "toute l'humanité y gagne" est une vérité fondamentale qui a précédé Gandhi, qui n'a fait que la reprendre. Une vérité qui resurgit en filigrane à travers tout Le Signe, qui ne le formule pas dans les termes qu'utilise Ghandi, mais qui le reprend dans l'idée du pénitent et du petit reste de pénitents comme sauveurs du monde entier.
Le pénitent est "l'individu" qui "s'élève spirituellement."
Le petit reste de pénitents est donc une minorité qui s'élève spirituellement
de sorte que "toute l'humanité ne peut qu'y gagner", y gagner jusqu'à changer entièrement en bien (Signe 28/7). Autrement dit, Le Signe confirme que la Vie spirituelle retrouvée par une minorité spirituelle peut transformer et changer le monde entier.
La tentation est toujours grande pour nous Pèlerins d'Arès de citer des personnages prestigieux comme Gandhi, ce qui semble nous donner du sérieux et des cautions solides, mais n'avons-nous pas nos propres cautions et autrement plus solides ? Doutons-nous de nous ? Quelles références seraient au-dessus de celles du Signe ? [90C44*02/01/2009]
Sur les niveaux de liberté dans un local de Pèlerins d’Arès
Dans nos locaux, il ne faut pas confondre l'espace, idéal et intérieur, libre (Signe 10/10), libre de tous les préjugés qui empêchent l'amour dans l'âme et le cœur du pénitent avec "l'espace (le lieu) de vie spirituelle libre" au sens où ceux venus du dehors s'imagineraient "libres" de faire et dire n'importe quoi. Vous n'avez pas idée de la variété de convictions et d'intentions, bonnes comme mauvaises — car même les intentions mauvaises sont sincères — que ce mot magique "libre" peut désenchaîner sur place.
Je rappelle que ce que nous appelons entre nous Pèlerins d'Arès "vie spirituelle libre" et que nous comprenons comme libre au sens que donne à ce mot Le Signe est comme la pénitence, quelque chose d'intérieur à l'être, de personnel à l'être, car il s'agit d'être libre de tous les préjugés afin de trouver l'amour évangélique qui ne connaît pas de non-limitation tant qu'il y a préjugés. Cela, c'est un état de liberté pour l'âme et le cœur du pénitent, état auquel chacun des humains de la terre est appelé par le Créateur revenu à Arès en 1974 et 1977.
Mais pour un lieu physiquement maçonné, clos, déterminé, ce n'est pas un état de liberté qu'on peut pour l'heure laisser au tout-venant dans l'esprit de liberté qui est celui du tout-venant et non celui du Signe. [90C47*04/01/2009]
Sur l’assassinat de Jésus et sa nécessaire résurrection
Jésus n'a pas du tout "accepté de mourir par choix délibéré pour prouver au monde que Dieu était capable de ressusciter un corps humain."
Jésus a subi, avec courage et dignité, mais bien malgré lui, cet assassinat effectué par des tortionnaires alors appelés crucificateurs.
De plus, si le Père a ressuscité Jésus, ce n'est pas parce que Jésus avait voulu la preuve que cette résurrection était possible, mais pour qu'un mouvement prophétique majeur ne fût pas anéanti et entièrement à refaire. [90C48*04/01/2009]