1961, l’année où naît Barack Obama.
Les Freedom Riders — les Passagers de la Liberté — militent pour un droit local et mineur : l’égalité dans les autocars du Sud des USA, et contribuent à réaliser l’inimaginable : L’élection d’un président des USA noir 47 ans plus tard.
Des actes locaux, très limités, ont des conséquences lointaines immenses.
Il ne faut jamais désespérer de sa fragilité du moment.
![[DR]](https://www.michelpotayblog.net/wp-content/uploads/freedom-riders-3.jpg)
[DR]
Ces Passagers de la Liberté sont jugés aussi insensés, voire même blâmables, par leur entourage que les Pèlerins d’Arès le seront par leur propre entourage quelques décennies plus tard, mais c’est à ce prix qu’on fait bouger les choses, qu’on change le monde (Signe 28/7)

Photo : Adam Jones (Wikimedia)
Voici des extraits d’un témoignage de Margaret Leonard, aujourd’hui âgée de 67 ans, une Freedom Rider qui fut emprisonnée en 1961 à Parchman, peut-être le plus dur pénitencier d’Alabama, pour avoir simplement osé faire partie d’un de ces groupes de passagers mixtes dans les autocars.
« De 1960 à 1970 il n’était pas facile de militer dans les Mouvements des Droits Civiques. Je n’ai pas été battue, mais d’autres l’ont été. Je n’ai pas été battue, peut-être parce que je fus arrêtée quand le mouvement tirait à sa fin. Mais la prison a été pour moi très dure émotionnellement. Je garde profondément ancrée dans ma mémoire l’image de ma sortie de la prison de Parchman,: Tous les bras étaient tendus vers moi à travers les barreaux des cellules le long du couloir. Un long couloir de bras blancs et noirs.
« Les gens avaient peur. Ils avaient peur de manifester leur espérance d’un ordre de vraie justice. Ils avaient peur non de mourir, mais d’être montrés du doigt, de perdre leur travail. Ma mère a été licenciée après mon incarcération.
« Je pense que nous avons aidé à mettre en place un monde meilleur. Les USA sont clairement mieux aujourd’hui qu’ils ne furent autrefois. J’aurais souhaité que mes parents et ma sœur vivent assez longtemps pour voir cela. »

Photo : U.S. National Park Service (Wikimedia)
Qu’a manifesté cette frêle Miss Margaret en 1961 ?
Le courage d’être libre de tout préjugé (Signe 10/10),
libre d’être un homme du temps qui vient (Signe 30/13),
bref,
le courage d’être
au sens où le Créateur dit Je suis (Signe ii/1).
Pour être Pèlerin d’Arès vous devez aussi avoir le courage d’être, d’être une sorte de Passager de la Liberté, dans une perspective de liberté spirituelle (Signe 10/10) différente de la liberté sociale visée par les non moins héroïques (Signe xxxv/4-12) Freedom Riders de 1961, mais plus déterminé encore à changer le monde (28/7).
Au reste, votre courage d’être est beaucoup plus facile à montrer aujourd’hui.
Vous êtes missionnaire dans un pays où vous pouvez, certes, être encore montré du doigt, mais où vous ne risquez plus de perdre votre emploi ou d’être jeté en prison pour votre foi.
Tout est beaucoup plus facile pour vous grâce au courage d’être de héros qui, comme Margaret Leonard, d’étape en étape et de siècle en siècle ont désincrusté du monde beaucoup de préjugés, d’habitudes égoïstes et discriminatoires, d’intérêts autoritaristes.
Comme le créateur vous ne croyez pas que le système d’Adame hors Éden (Signe vii/7-9), le système du monde actuel, puisse rendre à l’humanité le bonheur pour lequel elle a été dotée de Vie spirituelle en la personne d’Adame en Éden (vii/5-6).
Vous voulez, en inspirant au monde d’entrer en pénitence, arrêter la stagnation ininterrompue d’Adame dans la stérilité spirituelle (Signe 14/1), Adame qui encore aujourd’hui laisse le bruit entrer dans sa tête comme du sable (vii/5) lourd, stérile, qui le leste et qui empêche son ascension vers les Hauteurs (36/14) du bonheur.
Vous voulez simplement inspirer au monde de retrouver la Vie (Signe 24/5).
Voilà pourquoi vous avez le courage d’être.
Vous réussirez.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés


Sur le flou caractéristique du petit reste
Petit reste apparaît dans Le Signe cinq fois : 24/1, 26/1, 29/2, 33/12, 35/4, mais reste tout seul n'apparaît nulle part (Le terme Le-Reste-Revient est un nom propre, la traduction française de Shéar-Yashouv, fils d'Isaïe, xxx/10). C'est dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" que j'ai parlé de reste pour désigner les hommes et femmes qui suivent à peu près, souvent sans le savoir — cas de nombreux humanistes par exemple —, la ligne de pénitence, ou pratique du bien, tracée par Le Signe, mais qui n'en respectent pas tous les termes.
Pour ma part, je considère que tout vrai Pèlerin d'Arès — un quolibet des années 70 que nous avons accepté comme désignation — doit être un membre du petit reste, un pénitent et moissonneur se conformant, en tous points et tout à la fois, au Signe et aux indications données par le juste prophète (XXXVII/2) dont la parole est la Parole (I/12), ce qui est loin d'être le cas de tous ceux qu'on appelle en vrac Pèlerins d'Arès.
L'équation Pèlerins d'Arès = petit reste est une désignation nominale ou coutumière qui m'est personnelle et non une définition au sens strict ou codifié, parce qu'il est impossible d'écrire des règles dans une assemblée sans chef (16/1) que ce chef soit un homme et/ou une loi. La seule règle de base est Le Signe lui-même.
Le lectorat de ce blog étant apparemment plus fait de non-Pèlerins d'Arès que de Pèlerins d'Arès, j'espère que le flou apparent de ces choses, inévitable dans une assemblée sans chef, sans dogmes, sans loi intérieure, sans autre règle de conduite que la conscience, que conduit la Parole du Père, ne s'en sentiront pas décontenancés. Dans un monde aussi structuré que le nôtre il n'est pas aisé de suivre une assemblée sans structures mue par les seuls moteurs spirituels qui font un Pèlerin d'Arès, un vrai membre du petit reste. [92C01*29/01/2009]
Conseil à ceux qui rencontrent l’hostilité ou la méfiance de leur famille
Mon conseil à ceux qui ont à vivre dans l'hostilité ou la méfiance de leur famille est celui même que me donne le Père, parce que je dois vivre dans l'hostilité et la méfiance du monde. Votre famille est, face à vous, le premier rang visible de l'immense monde. Votre cas est le cas majoritaire des Pèlerins d'Arès actuellement, ce que j'appelle la partie immergée de l'iceberg, de la masse d'humanité prise dans la Lumière du Signe mais encore invisible dans la Mer de l'espérance. Parmi ces sœurs et frères vivant sous le niveau de la Mer certains, beaucoup, la majorité, des milliers et des milliers, vivent complètement cachés et inconnus, mais certains autres, comme vous, ont le courage de montrer la foi qu'ils mettent dans Le Signe dans la mesure où cela ne crée pas de heurts brutaux avec les leurs, car le Pèlerin d'Arès est un agent d'amour et de paix, il sait que l'humanité a perdu son intelligence spirituelle (Signe 32/5) et que tout le monde ne peut pas la retrouver en même temps : Quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2).
J'ai le bonheur de vivre auprès d'une épouse et d'avoir des enfants, aujourd'hui adultes et installés dans leurs existences propres, qui ont accepté de suivre Le Signe, mais sitôt passé ce rang immédiat de foi partagée, je suis face au premier rang du monde hostile ou méfiant : le reste de ma famille ou belle-famille, avec lequel nous nous sommes interdits toute rupture, mais à l'incompréhension et à la méfiance duquel nous, Christiane et moi, devons faire face avec amour, patience, conscience du poids du temps (Signe 12/6) nécessaire pour que le monde perçoive un jour la Lumière. Ce n'est pas que notre famille ne nous aime pas, c'est qu'elle nous croit égarés loin de la protection des traditions : église, idées reçues, considération sociale, etc., tout comme vous croit égarée votre époux qui ne tente rien d'autre que de vous "ramener à la raison."
Quel conseil me donne le Père ? La patience, l'amour, le pardon, la paix, bref, la pénitence permanente. [92C04*29/01/2009]
Sur le respect humain, crainte de ne pas être et penser comme les autres
Je crois et je sais comme Qohélet qu'il y a un temps pour temps sous le ciel ou sous le soleil (Bible : Ecclésiaste ou Qohélet 3/1+) et que le temps du dépassement n'est pas venu pour tous.
Être Pèlerin d'Arès au sens plein, c.-à-d. faire partie du petit reste, ce n'est pas être obligé de crier à tue-tête partout : "Je suis Pèlerin d'Arès," car Le Signe lui-même invite à la prudence dans ce monde hostile, parce que personne n'a le pouvoir de se ressusciter (Signe 29/5), ce qui implique aussi le pouvoir de se ressusciter socialement quand on est mort socialement, ce qui est rare, mais peut arriver. Cela peut être le cas de certaines personnes occupant des situations qui impliquent une obligation totale de réserve.
Mais dans la plupart des cas, l'expérience de 35 ans de mission m'a montré que, rarissimes, voire même inexistants en France, étaient les cas où avoir foi dans Le Signe avait coûté à quelqu'un une mort sociale.
Il n'y a donc pas de justification réelle, de fait, de craindre d'être Pèlerin d'Arès et, quand l'occasion se présente, de le dire en toute paix et sérénité. La cause la plus générale de la peur est tout bêtement ce qu'on appelle le "respect humain".
Qu'est-ce que le "respect humain" ? C'est tout simplement la très commune crainte de l'opinion des autres, cette sorte de pudeur qui conduit à se garder de certains actes, de certaines attitudes, de certains aveux de convictions intérieures, disons tout court, de honte ou fausse honte de ne pas être comme tout le monde. Rien de plus.
Le premier courage d'être est le courage de surmonter le respect humain, parce qu'on ne peut pas témoigner au sens noble et fort du mot, si on est paralysé par le respect humain. [92C14*30/01/2009]
Tous handicapés spirituels, pauvres en esprit (Matthieu 5/3)
À un commentateur handicapé qui se bat pour la reconnaissance des handicapés dans notre monde actuel, Michel Potay répond :
Pas plus tard qu'hier jeudi 29 janvier je prenais part à une réunion de chantier sur nos saints lieux d'Arès où L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès, association Loi 1905, effectue une deuxième tranche de gros travaux, après la première tranche de 2005-2006. Avec l'architecte et l'ingénieur la Société de Surveillance et de Sécurité, nous parlions d'un problème d'handicapés. Je disais : "La loi nous impose des règles pour les handicapés en chaises roulantes et vous ne cessez pas de rappeler cette loi pour ces personnes qui ne peuvent pas marcher, mais il y en a d'autres qui, à mes yeux, sont infiniment plus handicapés encore : Personnes âgées, parkinsoniens, épileptiques, etc., pour lesquels la loi ne nous impose rien, mais auxquels nous pensons ici et qui, dans les faits, nous paraissent avoir beaucoup plus de problèmes que les pèlerins en fauteuils roulants."
Je suis donc parfaitement ouvert à votre commentaire, mon frère. Vous avez le courage d'être, mon frère, et j'en suis très heureux.
Mais, d'une certaine façon, nous sommes tous des handicapés. Ne serait-ce qu'handicapés spirituels !
À qui le Créateur est-il venu parler à Arès sinon à un monde d'handicapés spirituels ?
Car ici à Arès personne ne vient chercher un miracle pour guérir de sa maladie ou se voir soulager de ses chagrins et soucis, ni même de guérir sans efforts de son handicap spirituel, mais nous venons tous (y compris ceux en fauteuils à roulettes, y compris ceux atteints du grand mal ou du petit mal : épilepsie) prendre le Feu de la pénitence, raviver notre volonté de faire l'effort permanent d'aimer son prochain, pardonner, faire la paix, être libre de tous préjugés et de ranimer au fond de soi l'intelligence spirituelle, et nous repartons plus résolus que jamais à faire cet effort car la Vie est au bout de l'effort et non au bout du miracle ou plus exactement c'est notre effort qui réalise le miracle.
À propos des "faibles d'esprit", dont parlait Jésus dans les Béatitudes, il ne s'agit pas spécifiquement de malades mentaux. Le véritable terme est pauvres en esprit dans le sens spirituel déjà évoqué par le prophète Sophonie. Comme je le dis plus haut, nous sommes tous des handicapés spirituels, des pauvres en esprit. Les béatitudes en disant Bienheureux les pauvres en esprit (Matthieu 5/3) sous-entend : les pauvres en esprit qui réalisent leur pauvreté spirituelle et se mettent courageusement à s'enrichir spirituellement. Jésus ne le précisait pas, parce que c'était sous-entendu automatiquement par ceux qui l'écoutaient. [92C15*30/01/2009]
Sur la racine commune des mots courage et cœur
Le mot courage a une racine commune avec le mot cœur. Je vais la rappeler ici pour ceux des lecteurs de ce blog qui ne le connaissent pas :
À l'origine fut la racine linguistique "krd".
Cette racine donna en grec kardia (cœur) et l'adjectif kardiakos (relatif au cœur) dont la médecine a tiré le mot cardiaque.
En latin "krd" est retrouvé dans le génétif (complément de nom) cordis (du cœur) du mot cor (cœur).
Mais il se trouva qu'à la fin de l'antiquité le latin populaire développa un mot plus long pour dire cœur : coraticum.
Quand je faisais mes humanités au lycée (six années de latin à l'époque !) et que, dans un devoir de thème, on utilisait coraticum au lieu de cor, on avait une faute ! C'était, morigénait le prof (surtout Pujol, un puriste qui vous balançait des zéros pour un oui ou pour un non), du latin vulgaire, voire-même de l'argot ou du "latin de cuisine" ! Et pourtant c'est bien, semble-t-il, de ce coraticum que sortit le mot courage, qui fut longtemps synonyme de cœur. Mais depuis le XVIIIe siècle on désigne plus par courage que ceux qui ont du cœur comme Rodrigue (Corneille : Le Cid), c'est-à-dire du cran, de la bravoure. [92C16*31/01/2009]
Sur le courage de chercher
Il y a longtemps que je n'ai pas ouvert les "Pensées" de Pascal, mais je suis d'une génération qui lut beaucoup ce livre et qui, par-ci par-là, s'en souvient assez bien. Je ne me souviens pas avec précision de "pensées" spécifiques au courage, mais je me souviens d'une phrase : "Je ne puis approuver que ceux qui cherchent en gémissant" par laquelle on peut louer ceux qui ont le courage de surmonter sans plaisir, mais avec foi, leurs difficultés à braver le monde. Avoir le courage d'être, c'est souvent "gémir", c.-à-d. souvent ne pas "être" au sens plénier avec plaisir. Ainsi, après les apparitions de Jésus et L'Évangile Donné à Arès, c'est en gémissant que j'abandonnai l'église et commençai ma difficile mission prophétique. [92C17*31/01/2009]
Sur le "courage d'être" face au monde, à l’assemblée et à soi-même
Quand nous appelons l'homme de la rue à prendre conscience de sa véritable misère qui est spirituelle, qui ne peut que l'entraîner vers une crise beaucoup plus grave que celle qu'il commence à ressentir, et qui n'est pas que financière, nous avons conscience de n'en être qu'à un stade préparatoire, parce que la situation de passivité va disparaître, brutalement ou peu à peu je ne sais pas, mais la misère spirituelle va apparaître, demain ou plus tard, inévitablement. Pourquoi ?
Parce que le Père ne peut pas être venu nous appeler à la pénitence et à la moisson pour changer le monde (Signe 28/7) dans un monde incapable de changer, ce qui est encore le cas actuellement.
Il y a parmi les Pèlerins d'Arès, passés ou présents, des femmes et des hommes qui pensent que la mission ne fait pas ce qu'il faut. Mais qu'est-ce qu'il faut ? leur demande-t-on. Et là généralement pas de réponse claire ou pas de réponse bien étayée. La réponse est surtout la manifestation d'un agacement, d'une impatience, ou l'irruption de reproches, qu'on peut comprendre, mais qui me font penser à ces parents qui giflent leurs gosses pour un oui ou pour un non sans comprendre que ce sont des enfants, qu'il leur faut le temps d'évoluer, de comprendre et surtout de trouver la force de se faire une place dans une société qui ne les attend pas et qui, très satisfaite d'elle-même, très sceptique et très égoïste, ne leur ouvrira ses rangs que contrainte et forcée par les événements, les besoins de l'évolution, toutes choses qui n'arrivent jamais au moment où on les souhaiterait.
Certes, il faut face à cette inertie avoir "courage d'être", mais pas seulement là. Il faut "courage d'être" face à son propre respect humain, face à sa peur de paraître différent, à cette sorte de honte qu'on a de croire à ce que tout le monde ne croit pas. Il faut aussi "courage d'être" unis, unis et serrant les coudes, en dépit des inévitables imperfections d'une assemblée qui se forme et se déforme, se solidifie puis fond à nouveau, qui fluctue comme cette lave, cette pierre de feu qu'évoquent les derniers mots du Signe (L/4). [92C18*01/02/2009]
Sur l’engagement social du pénitent-moissonneur
Tout le contexte du Signe exprime clairement qu'un pénitent est forcément un moissonneur. Cette moisson, qu'entre nous nous appelons mission, peut se faire et d'ailleurs se fait d'une façon publique qui, par sa nature publique même, implique un "engagement social". Le Père ne fixe pas de forme, pas de règle à la moisson, sinon qu'il faut, par une prise de conscience, un éveil, faire apparaître dans l'humanité les épis, le beau blé, les pénitents naturels ou potentiels. Cela peut se faire de mille manières possibles : mission de rue, conférences, spectacles, participation à des manifs, etc. [92C19*01/02/2009]
Sur les épisodes dramatiques des Freedom Rides
Il y eut des épisodes dramatiques lors des Freedom Rides, mais les sources noires les moins favorables aux racistes de l'époque ramènent les choses à des proportions plus vraisemblables. Elles font notamment remarquer que quand la police parut laisser faire le Klu-Klux-Klan, c'est uniquement quand celui-ci, formé d'enragés, était très supérieur en nombre et trop surexcité et qu'il fallait attendre les renforts des services d'ordre. Des sources noires, notamment du Mouvement des Droits Civiques ont noté que c'est quand même grâce à la police que le Klu-Klux-Klan ne fit pas de mort, ni même de blessés très graves, et qu'il n'y eut pas de lynchage. Ces sources notent aussi que parfois les Freedom Riders condamnés et emprisonnés le furent pour leur protection. Ceci dit, je ne défends pas l'administration raciste du Sud des USA. J'essaie de ramener les choses à leurs plus justes proportions.
Ne pas oublier qu'il y a seulement quelques années le Klu-Klux-Klan, toujours plus ou moins insaisissable, a incendié près d'une vingtaine d'églises noires dans le Sud, et ce n'est pas faute que le K.K.K. soit sans cesse pourchassé. Ne pas oublier qu'il y a encore en France, contrairement à ce qu'on pourrait penser après la shoah, des activismes antisémites, anti-arabes, anti-ceci et anti-cela. [92C19*01/02/2009]
Sur les héros du Bien
A l’épouse d’un Pèlerin d’Arès qui l’accuse de faire courir à ses adeptes des dangers inconsidérés, Michel Potay répond :
Je ne doute pas que votre mari soit aimé de vous et de sa "famille, au nom de laquelle" vous lui "interdisez de faire l'apôtre de rue." Mais ne l'aimeriez-vous pas plus encore en voyant sa grandeur ? La grandeur d'âme, n'est-ce pas ce qui réhausse tout ce qui dans un homme le fait déjà aimer pour lui-même ?
Quand je vous lis, j'ai le douloureux sentiment d'appartenir à une autre humanité que la vôtre et je n'en ressens pas de la fierté, mais une énorme douleur. J'ai plus que jamais la certitude que le mal nous a séparés de la masse humaine revenue dans l'ombre (Signe VII/1) à un moment de l'Histoire, moment très antique, où un homme nouveau a compris la grandeur constructive de l'amour, de la générosité, de l'intelligence spirituelle, du dépassement, de ce que les non-croyants comme vous appellent avec un sourire de pitié les "grands sentiments."
Comment une femme, qui visiblement a de la culture, peut-elle dire que l'héroïsme d'un Socrate qui meurt plutôt que de renoncer à faire évoluer la jeunesse athénienne vers un existentialisme conscient, la vraie liberté de la sagesse, ou l'héroïsme de ceux venus d'Outre-Atlantique mourir sur nos plages pour nous délivrer du nazisme, ont perdu leur temps ? Car, selon vous, le système de morale païenne et sclérosée qu'imposait Athènes à sa population il y a 2.500 ans ou le nazisme il y a 65 ans étaient des choses qui ne "changeraient jamais. Jamais !" Réfléchissez un peu ! Selon vous, le martyre consenti par les premiers chrétiens était voué à l'échec, Vous oubliez qu'ils ont amené l'abolition de l'esclavage et d'énorme progrès moraux et spirituels, même si, régulièrement dominés et enchaînés par les pouvoirs et l'église, ils durent parfois rétrograder, mais pour mieux repartir. Eh bien, les Pèlerins d'Arès, dont votre époux fait partie, ne font que rejoindre cette longue lignée de héros, comme dit Le Signe (XXXV/4-12). Vous devriez être très fière de votre mari, un homme qui s'est réveillé et qui s'est levé dans ce monde d'endormis ou de lâches.
Les épreuves des hommes de bien, des hommes du temps qui vient, d'hier, d'aujourd'hui ou de demain, constituent la page la plus grandiose de l'histoire humaine, celle qui, spirituellement, rattache par le lien le plus immédiat, celui de l'action, l'expérience de l'âme qui se crée à son Créateur, le Père.
Tous les héros du Bien, des plus humbles comme votre mari, aux plus grandioses, donnent à l'espérance — l'espérance d'un monde meilleur, d'un monde changé — l'oblation consciente sans laquelle la Vérité et l'Amour ne pourront jamais triompher.
Et cela malgré les affadissements qu'apporte à leur foi les soumis au mal, dont vous êtes, sous prétexte que le mal "ne changera jamais. Jamais !" Mais regardez un peu l'histoire ! Ne voyez-vous pas que vous êtes l'héritière de tous ceux qui ont voué leur vie à l'amélioration de la condition humaine ? [92C20*01/02/2009]
Sur La mission de rue, irremplaçable, et tout ce qui a été essayé par ailleurs depuis 35 ans
À un frère ayant récemment rejoint l’assemblée et proposant un certain nombre d’actions missionnaires, Michel Potay répond.
Pratiquement tout ce que vous suggérez a été réalisé, à des époques diverses.
Quelques interviews (moi et un ou plusieurs interlocuteurs) ont été réalisées, dont une éditée sous forme de cassette : "La Voix de Fer", réalisée à Arès en 1989 ou 1990 par un de nos frères David N., et qui a été assez largement diffusée pendant une bonne dizaine d'années années. Elle est aujourd'hui considérée comme démodée — J'ai vieilli de vingt ans depuis sa réalisation.
D'autres interviews ont été réalisées, mais jamais diffusées par leurs réalisateurs. D'autres projets d'interviews ont été envisagés avec mon accord, mais jamais réalisés par leurs projeteurs. De toute façon, l'impact de ce genre de réalisation n'est pas du tout ce que vous imaginez dans ce monde hypermédiatisé où les interviews de tout et du contraire de tout sont réalisées et diffusées par milliers sur tous les sujets, dans toutes les langues. Le public ne sait plus où donner de la tête.
Mais peut-être une nouvelle interview serait-elle intéressante à réaliser. Depuis l'accident cardiaque dont j'ai souffert en 2005 et ma fragilité cardiaque depuis lors (je vais avoir 80 ans), on ne me propose plus rien.
Le problème n'est pas l'interview. C'est comment lui trouver un public, qui est le problème. Et là, le seul moyen de suggérer au public d'aller voir telle ou telle video, reste la mission de rue, qui elle n'a jamais cessé. Notre mission de rue fonctionne dans beaucoup de grandes villes de France. Pour autant, la plupart des gens, beaucoup trop sollicités de tous côtés (il existe plus d’un million de sites importants rien qu'en France) ne vont pas sur le site en question.
Le Signe online est prévue. Cela se fera avec la prochaine édition, dont la présentation physique sera plus adaptée à ce genre de diffusion informatisée (Parole et annotations très concises sur une même page), que je suis en train de préparer, mais, l'expérience parlant, je suis sans illusion : Le progrès apostolique n'en sera pas très amélioré, car le public n'est pas demandeur concernant la spiritualité sérieuse et très rares sont les personnes qui vont lire ou imprimer un livre sur l'Internet s'ils n'en connaissent pas l'existence. Ils ne peuvent en connaître l'existence que par la mission de rue — on y revient toujours —, laquelle mission est, comme je l'ai dit, toujours très active. Êtes-vous vous-même pénitent et donc moissonneur ? Si oui, vous contribuez plus à la diffusion du Signe bien plus que ne le fait l'Internet.
Quant à la publicité, la publicité littéraire (livres), politique, religieuse, etc., est interdite à la télévision et sur de nombreuses radios dès qu'elles ont quelque importance. Croyez-moi, la censure fonctionne toujours, sans jamais dire son nom, concernant les idées. Quant à la publicité imprimée, sauf aux USA, où elle est acceptée par les magazines (mais ça coûte très cher), elle est refusée par les journaux et magazines dès qu'il s'agit de livres porteurs d'une idéologie.
Quant aux circuits des media ésotériques et superstitieux, ils ont été essayés à plusieurs reprises. Cela n'a servi qu'à déprécier Le Signe et soulever des méprises considérables, bref, à laisser penser que Le Signe a quelque chose à voir avec l'occulte, le spiritisme, les miracles, les OVNI, la parapsychologie, etc. dont un certain public est très friand. En fait, Le Signe a sa place, parfaitement légitime, auprès de la Bible et du Coran, mais quand des libraires la placent à cet endroit, ils subissent immédiatement les assauts colériques des églises, des mosquées, des milieux bourgeois bien-pensants, etc. Ils la retirent alors de l'étagère et le confinent dans la réserve.
La mission de rue, irremplaçable, est le meilleur héraut du Signe. [92C25*03/02/2009]
Sur Albin Michel, un des éditeurs qui refusèrent Le Signe
Concernant Albin Michel, cet éditeur fait partie des 47 éditeurs qui refusèrent Le Signe. Albin Michel l'a refusée par deux fois. Il fut approché en 1975, puis de nouveau en 1986.
[92C25*03/02/2009]
Sur la force de la foi du pénitent-moissonneur
Avoir la foi, c'est croire dans l'improuvable.
C'est la foi qui produit le miracle, mais non le miracle qui produit la foi.
Voilà ce qui donne à la foi cette valeur incomparable du don gratuit de soi, tout comme vous donner à votre prochain, quel qu'il soit, votre amour gratuit.
Les preuves extérieures que les hommes ne veulent pas, seraient-elles éclatantes, écrasantes, n'ont, c'est prouvé depuis des millénaires, aucun effet sur eux. C'est pourquoi, entre autres gesticulations qu'on croit missionnaires, les discussions interminables avec les impies ne servent à rien.
Rappelez-vous la parabole du Pauvre Lazare :
Du moment qu'ils n'écoutent pas les prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts devant eux, ils ne seront pas convaincus (Luc 16/31).
Mais alors si la preuve spectaculaire, la preuve immédiate ou rapide, n'apporte rien, la preuve non spectaculaire, lente, agit-elle, et alors qu’elle est-elle ? Je réponds sans hésitation ce que tout le contexte du Signe lui-même vous répond : Soyez pénitent, un grand pénitent et un grand moissonneur, autrement dit, soyez amour, pardon, paix, libre de tous les préjugés (y compris le préjugé que des preuves peuvent donner la foi) et ravivez votre intelligence spirituelle et vous ferez mille fois plus que tous les miracles spectaculaires. [92C26*04/02/2009]
Sur quelques interprétations et leurs rectifications
À un commentaire qui réunit un certain nombre d’interprétations dont la prédestination, Michel Potay répond :
Personne n'a jamais dit que J'allongerai les riches et les forts dans la poussière (Signe 35/14) concerne la crise économique de 2008-2009, et d'ailleurs qui voit les riches et les puissants mordre la poussière ? De même il n'est nullement dit que le dernier prince à Rome sera tiré de son lit (Signe 28/8) du vivant du Frère Michel. On perd son temps quand on s'attarde à ces versets qui parlent de grandes éventualités générales indatables et qui, d'ailleurs, ne formeraient pas aux yeux des rationalistes des preuves de l'authenticité du Signe car de tels événement sont faciles à rationaliser. Ce n'est pas comme preuves que le Père les évoque.
Le Père n'a jamais dit "qu'il attirait et éloignait qui Il voulait", car à quoi lui servirait-il d'appeler les hommes à la pénitence, s'il leur enlevait leur libre arbitre ? Vous mettez votre foi dans cette prédestination à laquelle Jean Calvin croyait et qui n'a aucun fondement évangélique. Cela fait partie des choses avec d'autres : le fait que nous plaçons les actes ou œuvres au-dessus de la foi au lieu de la foi au-dessus des actes ou œuvres, qui nous aliènent les calvinistes ou protestants, particulièrement en Amérique. J'ai expliqué dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" la signification réelle des mots du Coran qui semblent accréditer l'idée de prédestination : "Allah sauve qui il veut et perd qui il veut..." Ces mots n'ont pas le sens de fatalité de salut ou de damnation que beaucoup leur attribuent. [92C26*04/02/2009]
Sur la recherche des épis mûrs, plus nombreux que l’on croit, capables de rejoindre le petit reste
La hardiesse, la difficulté, voire l'anachronisme, d'une mission qui voudrait par le seul outil missionnaire, ou propagandiste, ou éducationnel, porter le monde entier à l'effort et au courage de changer ne nous échappent pas. L'impossibilité de lutter contre les énormes moyens dont disposent les politiques, industries, commerces et media qui prônent ou vendent du "moindre effort" ne nous échappe pas davantage. C'est certainement au-delà des moyens des Pèlerins d'Arès en tant qu'activité organisée du point de vue strictement pratique qui est le vôtre.
Mais ces hardiesse, difficulté, voire anachronisme, ont été tout autant perçus par le Créateur, le Sage !
C'est pourquoi le Créateur par Le Signe ne nous propose pas une mission de persuasion universelle.
Mais il nous propose de rechercher le champ limité et d'y effectuer la moisson de ceux encore convaincus ou capables d'être convaincus que l'effort de vertu, qu'il appelle pénitence, sauvera le monde, la moisson de ceux qui formeront un petit reste qui suffira à changer le monde et à le ramener en Éden.
De ce fait, "la Grâce gratuite, le merveilleux", ne sont pas étrangers à la foi des Pèlerins d'Arès, parce que changer le monde entier par la constitution d'un seul petit reste de pénitents sera, au regard de la raison raisonnante et statistique, un pur miracle, de toute façon.
Notre foi est bien d'ordre spirituel, autrement dit, elle concerne l'âme qui renaît (sens pour nous de "spirituel) comme force prépondérante sur la mal régnant. Notre foi n'est pas d'ordre moral ou idéologique.
Néanmoins, toujours dans l'ordre spirituel, il ne faut pas sous-estimer l'étendue et la force de vraie spiritualité qui dort en l'homme. Il y a beaucoup plus de personnes l’on croit, même jeunes, qui ne sont pas convaincues que la morale du moindre effort est la vraie voie du bonheur. Il y en a beaucoup plus que l’on croit capables de comprendre que l'amour, le pardon, le paix, la liberté absolue et l'intelligence du cœur sont nécessaires au bonheur et ne renaîtront que de l'effort conscient, mais non de la nature morale ou de lois de type "35 heures".
Autrement dit, il y a plus de gens (d'hommes semés, dit Le Signe) qu'on pourrait croire capables de former le petit reste qui sauvera le monde. [92C29*06/02/2009]
Sur la liberté dans Le Signe
Le Signe dit textuellement : Ma Parole comme un poulain agile courant vers son but, libre du harnais que lui mettent les docteurs (10/10).
Être libre n’est pas être libre de dire et de faire n'importe quoi. Il s'agit d'être libre de tous les préjugés, d'abord religieux et/ou légalistes et/ou moraux (ceux des docteurs, 10/10) et par extension libre de tous préjugés, parce que non seulement les préjugés forment un voile qui empêche, voire même qui interdit, de regarder en face la Vérité pure, mais les préjugés empêchent l'exercice de l'amour évangélique, qui est amour absolu, parce que tant qu'il me reste quelque part dans ma tête un préjugé à l'égard de quelqu'un, je ne peux pas l'aimer absolument, je ne peux que l'aimer relativement. [92C30*11/02/2009]
Sur le verbe "résister"
C'est moi qui l'ai utilisé dans un article de "Frère de l'Aube" : "Les Pèlerins d'Arès, des Résistants" (je donne le titre de mémoire) qui m'avait été inspiré par ce verbe "Résister" que des femmes protestantes, emprisonnées par les dragons du roi à l'époque de la Révocation de l'Édit de Nantes (XVIIe siècle), avaient gravé de leurs ongles sur un mur de leur cellule à Aigues Mortes ou à Agde, je ne me souviens plus très bien.
https://freredelaube.info/pelerins.html [92C30*11/02/2009]
Sur le "courage d’être" autrement que ce que le système impose
À un commentateur qui juge que le "courage d'être" différemment de ce que le système impose est réservé à quelques êtres d'exception — tels que le prophète —, seuls à en avoir la disponibilité, Michel Potay répond :
Je ne missionne plus dans les rues depuis environ 15 ans*, parce qu’à Bordeaux, je fus pris à partie plusieurs fois et même attaqué physiquement, notamment par des protestants évangélistes (aussi par quelques intégristes catholiques dans les années 80) qui me criaient "Satan !", ou "Antéchrist !", ou Imposteu !", ou "Escroc !" et d'autres choses pires encore.
Le courage ne me manquait pas d'affronter des injures et des mauvais coups, mais le but poursuivi par ces pauvres frères ennemis du Signe était d'attirer sur moi l'attention de la police et de l'administration pour que je sois catalogué comme "quelqu'un susceptible de troubler l'ordre public." C'est ce qu'on appelle provocation calculée.
Les forces de l'ordre ne se préoccupent pas de savoir si ceux qui troublent vraiment l'ordre public et qui sont les agresseurs sont les autres, du moment que vous êtes la cible d'une haine ou d'une exaspération bruyantes, perturbantes et d'apparence inévitable, vous êtes prié de rester chez vous ou d'être "neutralisé" sur des motifs juridiques inattendus. Et je ne parle pas de l'intérêt négatif, voire vicieux, que ce genre d'incident pouvait provoquer chez les media. Je passe sur ces expériences difficiles, les questions juridiques qu'elles soulèvent, etc., qui ne concernent que ma personne.
Aurais-je quand même dû poursuivre ma mission pour pousser les provocateurs à la faute grave ? J'ai beaucoup réfléchi à cette question. Le "martyre" que recherchaient les Freedom Riders servait leur cause. Leur cible était localisée dans cinq ou six États sudistes des USA. Ma cible à moi, qui par contre n'est pas localisée, est universelle, serait-elle servie par le "martyre", me suis-je demandé ?
Les Freedom Riders se trouvaient par ailleurs dans un tout autre contexte : celui de la contestation, mais le Père ne m'envoie pas contester, mais moissonner. C'est fort différent. C'est par la pénitence et la moisson de pénitents, mais non par la révolte ou la rébellion, que le Père nous envoie changer le monde. Même "courage d'être" il nous faut, mais une stratégie différente il nous faut suivre, car le résultat recherché n'est pas local, mais universel. Partant de là, les forces à affronter et les motivations éventuelles de ces forces sont tout autres.
Par contre, jamais en dehors de ma personne, jamais à ma connaissance nos missionnaires, dans quelque ville de France que ce soit, n'ont été la cible de telles provocations. La police peut leur causer quelques tracas pour des histoires de tracts par terre ou de panneaux posés sur le trottoir, mais jamais ils ne sont provoqués par des fanatiques anti-Arès. Il faut donc que la mission se poursuive partout.
Ceci dit, j'ai toujours recommandé à nos missionnaires de ne pas compromettre leurs situations sociales. Quand la mission risque de leur faire tort professionnellement ou socialement, ils vont missionner dans d'autres villes ou dans un autre département. Je le répète, ils ne sont pas lancés dans une mission de contestation, mais de moisson.
Vous parlez de "disponibilité du moissonneur". Ce mot disponibilité : disponibilité à ce qui n'est pas dans le moule et qui vous fait montrer du doigt, est en effet une question sensible dans notre monde stéréotypé.
Aucun doute, nous vivons enserrés (Signe 28/15) dans un système qui nous impose en quelques sorte ses propre comportement et emploi du temps. Ce système nous laisse peu de temps d'évasion hors de lui. Accaparé par ses obligations professionnelles, sociales, familiales, etc., chacun de nous a plus ou moins l'esprit captif, de telle sorte que, même avec le "courage d'être", les occasions de s'évader sont rares. Faut-il pour autant les réduire à rien, comme vous faites ?
Je ne sais plus qui disait que "être disponible implique impérativement son contraire, à savoir d'être autant que possible indisponible à ce qui n'en vaut pas la peine" (Je cite de mémoire). Au lieu de regarder la télévision, par exemple, qui bien souvent n'en vaut pas la peine, ne pouvez-vous pas consacrer un petit moment à la mission publique ? La télévision — et bien d'autres choses dans la vie — est-elle réellement une obligation du système ?
N'est-ce pas simplement dans le courage de renoncer à certaines occupations non nécessaires au statut social que peut parfois se situer "le courage d'être" ? Tous les passionnés et tous les amoureux du monde trouvent curieusement le temps et l'argent pour satisfaire leurs passions ou se procurer l'étalon qui les portera chez leurs belles (ou leurs beaux) (Signe 26/4). Pourquoi, si vous êtes vraiment passionnée par Le Signe et avez l'amour de l'humanité qu'il faut aider à changer sa vie (30/11), vous ne trouvez pas quelques heures par-ci par-là à consacrer à la moisson ? De surcroît, si vous êtes mue par cette passion et cet amour, vous n'avez même plus besoin de "courage d'être", votre pénitence et donc votre travail à la moisson deviennent joie et fête !
Voilà, je crois, une bonne occasion, qui nous est donnée, de réfléchir. [92C34*13/02/2009]