(Source : Designer IA, Microsoft)

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Le monde doit changer (Signe 28/7), parce que l’homme est créé pour le bonheur.
Si le monde de Bien ne remplace jamais le vieux monde de Mal surviendra le péché des péché (38/2), l’extrême malheur.
Mais l’homme traite ce danger à la légère, parce qu’il voit le visage du péché et du Mal aussi doux et séduisant que le visage du Bien.

Quand, en 1974 et 1977, le Créateur délivra son plus grand Message à la suite de la Bible et du Coran : Le Signe, j’en compris le sens général, mais sur le moment je ne compris ni sa nécessité ni les nature et profondeur organiques de son Dessein.
La nécessité de l’Appel m’échappa, parce qu’en ces jours-là, les affaires du monde et celles de la religion — l’œcuménisme battait son plein — allaient plutôt bien. L’heure était à l’optimisme.
Les nature et profondeur organiques du Dessein m’échappèrent de même, parce que, pour les voir, il m’aurait fallu réaliser que j’avais déjà en moi ces nature et profondeur organiques.
Or, héritier d’Adam, qui avait choisi d’être son maître sur la terre plutôt qu’un simple Fils en Éden (Signe 2/1-5), je ne me connaissais plus comme héritier de l’Immortelle Transcendance (Signe xxii/10-12, xxxix/1).
Ma foi en 1974 se conformait aux idées, morale et règles de la religion, mais non à la conscience existentielle et créatrice qui active la Vie spirituelle
Pendant assez longtemps, c’est seulement par l’intellect, par l’idée biblique (Genèse 1/27), mais non par la Vie, que je me vis l’image du Créateur, jusqu’à ce que je réalise en toute conscience que j’étais organiquement, et existentiellement, le co-créateur de mon âme, de mon destin (Signe 30/11) et, à long terme, d’un nouveau monde (28/7) en devenant un pénitent tel que Le Signe le définissait.

Même si, en 1974-1977, le sens général du Signe m’inspirait déjà des images audacieuses comme « Exode général de la vieille civilisation religieuse et politique vers une civilisation spirituelle nouvelle », j’attribuerais assez longtemps au Signe l’objectif limité d’une « insurgeance ».
Par « insurgeance » j’entendais le redémarrage du christianisme du Sermon sur la Montagne, stoppé par les théologiens, la reprise de l’ascension vers les Hauteurs Saintes, j’entendais une super-réforme de la foi par la simplification — le bien accompli suffit pour sauver l’homme — et par la renaissance spirituelle — la pénitence ou pratique du bien — dans un esprit d’alliance fraternelle avec toute la progéniture du Bien primordial (Signe 35/11).
C’était une juste mais insuffisante interprétation.
Après que mon propre optimisme eut fini de me cacher non le sens du Signe, on l’a vu, mais son éminente libéralité : son invitation à transcender ce monde sans le mysticiser, sans mépriser le matériel et le charnel qui sont créés, donc saints comme le Saint (Signe 12/4, xxv/11, Lévitique 19/2), je découvris dans un éblouissement mêlé de crainte qu’elle visait rien moins que le retour du Fond (Signe xxxiv/7-12, xxxix/8) sur terre, la vraie, totale et formidable contribution humaine au Fond des Fonds universel (xxxiv/6).
Il était donc à l’évidence possible de restaurer Éden.

Le monde doit changer (Signe 28/7), mais ici changer veut dire se recréer.
Changer n’a pas le sens limité de spiritualiser le mental religieux et politique. Ce mental même doit disparaître.
Homme, si tu fais l’ascension des Hauteurs (25/4-6), n’emporte avec toi que ta foi pure en ta destinée de Bien et ton savoir pur des bases de la vie et de la nature !
Si tu puises trop à ton intellect, tu perds ta force de foi pure ! Si tu ne changes à ton humanité que ce que tu en comprends, tu changes peu. Tu ne peux changer de toi-même que ce que tu vis ; alors tu changes beaucoup.
Rappelle-toi que comme la vie seule transmet la vie, la Vie spirituelle seule transmet la Vie spirituelle.
C’est pourquoi le Père parle de changer sa vie.
L’homme qui change sa vie (Signe 30/11) puise à son humanité profonde, à l’image et ressemblance du Père et donc au Bien (Genèse 1/26-27) au fond de lui, il amorce sa transfiguration — petite ou grande, sur terre c’est à chacun selon ses moyens — qui s’achèvera le Jour (Signe 31/8) où le Bien aura triomphé du Mal.
Notre kérygme est moins fait de mots que de formidables frémissements de Vie : Souvent un baiser de toi fera plus qu’un discours ! (Signe 23/6)

De la fin des années 80 au début des années 90, j’observai le durcissement de l’autorité, de l’égoïsme, de la cupidité, du cynisme, de l’hypocrisie, et le raffinement des mensonges politiques, sociaux, médiatiquex et même religieux comme le fondamentalisme chrétien et l’islamisme nés d’un détournement du sens de l’amour, du pardon et de la paix dans la foi.
Je réalisai que l’Appel d’Arès concernait la vie humaine au sens le plus large : L’humanité semble parfois s’amender, mais cela ne dure pas. La masse retombe dans la médiocrité.
Malgré quelques trompeuses plages de paix et d’amélioration dans l’Histoire, l’humanité comme masse s’achemine vers un mal extrême : le péché des péchés (Signe 38/2). C’est par l’individu et seulement par l’individu que la masse se sauvera. Il faut que des individus en nombre aussi grand que possible se recréent bons. C’est le concept rédempteur du petit reste (de pénitents) (Signe 24/1, 26/1, 29/2, 33/12) et, par extension, du reste (d’hommes bons) (« Nous Croyons Nous Ne Croyons Pas »).
Une des causes de l’actuelle montée du mal : L’effondrement du bloc soviétique en 1990. Seul Dieu pouvait le prévoir en 1974. D’abord considéré comme un bien, cet effondrement allait déclencher un rapide processus de dégradation morale dans le monde dit libre. Les politiciens occidentaux ne se voyant plus obligés de se prouver les instigateurs et défenseurs des libertés, de la créativité, de la largeur d’esprit, face à un communisme d’état oppressif, se sont mis à légiférer lourdement, à réduire ainsi les libertés et la créativité, à augmenter l’impôt, et surtout à resssusciter les critères de classe, les enrégimenteurs de tous acabits, fondamentalement hostiles à la Vie spirituelle fondamentalement libre (Signe 10/10).
Ce monde se croit irrésistiblement voué au progrès, parce qu’il maîtrise la science et la technique, mais celles-ci cachent un rationalisme puissant et aveugle que renforce le rationalisme brutal du juridisme dont le monde s’enivre tout autant. L’hyperrationatisme qui en résulte peut tuer ce qui reste à l’homme de vitalité spirituelle et ramener la barbarie sous le séduisant et doux visage du bien public.
Contre cette menace radicale Le Signe appelle au changement radical du monde (Signe 28/7) : la re-création de l’homme par lui-même, l’orientation par la pénitence individuelle de toutes les perspectives humaines vers le Bien. C’est la lumière — lumière de la raison, lumière de vie — que notre mission ne cesse pas de répandre.
Nous ne laisserons pas à l’Histoire de dire ce qu’il adviendra du Bien et du Mal, parce que, même si nous ne pouvons pas empêcher directement les événements, nous pouvons en contrebalancer les mauvais effets indirectement en changeant nos vies (Signe 30/11) et en rassemblant le petit reste (24/1). Le Créateur lui-même nous dit que contre les ravages d’une puissante déspiritualisation du monde notre conscience spirituelle collective, la polone (Signe xxxix/12-13) formera une force recréatrice permanente non moins puissante.

Poursuivons notre mission !
Certes, l’incertitude nous tourmente, parce que la masse est en majorité athée ou tombée dans l’indifférence spirituelle.
Mais les individus qui composent la masse, il ne faut s’exagérer ni leur désespérance, ni leur imperméabilité aux idées spirituelles, ni leur soumission aux « raisons » rationalistes, ni leur confiance dans les institutions profanes.
Chacun de ces individus recèle l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27). « Ne souhaite pas trouver Dieu ailleurs que partout, » dit Gide.
Le Créateur sait que les hommes n’ont pas perdu leur racine divine, leur nature sacrée. En tout humain il voit un Abraham, père d’une nation nouvelle, Israël, ou un Jésus, père d’un monde nouveau à peine ébauché, relancé par Le Signe : le pur Christianisme, non un christianisme dogmatique.
Le Créateur estime réparable le Dieu apparemment mort dans l’homme (Signe 2/13), puisqu’il nous envoie sillonner le monde pour y moissonner le petit reste de pénitents qui deviendront à leur tour réveilleurs des âmes libres (10/10) et conscites (xxii/14) qui à la longue changeront le monde (28/7).

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© Michel Potay 2009 — Tous droits réservés