…et ne sauvera pas la planète.
Vivre pénitent, c’est gratuit

et sauvera la planète  !

Tapotant « La Dépêche du Midi » du 30 octobre, il me revient une discussion que j’eus avec une écolo bon teint  : Salsifis. Ce n’est pas son nom, mais je ne veux pas gêner Salsifis.
Pour commencer elle gouailla  :
— Votre Révélation  ? De la bricole, s’exclama Salsifis. Et plus dépassé qu’elle, tu meurs  ! Dieu était à côté de ses pompes en écrivant ce message. L’avenir de la planète, c’est pas la religion, c’est l’écologie.
— Il faut, répondis-je, réduire le carbone et les quanta morbifiques dans l’air, les toxiques dans les terres, les rivières et les aliments. C’est aussi sage que se laver les mains, se brosser les dents et balayer les rues, mais la pollution dont vous parlez n’est pas fatale. LA SEULE POLLUTION FATALE À L’HUMANITÉ  : LE PÉCHÉ.
Salsifis haussa les épaules. Je poursuivis  :
— C’est le mot péché qui vous fait hausser les épaules  ? Disons alors le mal  ! Ou disons mensonge, égoïsme, individualisme, mépris, cupidité, vol, etc., qui tous ensemble constituent le péché ou le mal, et qui ensemble sont bien, du point de vue écologique, quelques causes de la pollution planétaire.
— Admettons, fit Salsifis  ! Mais n’allez pas croire que la loi, la police et la justice vont empêcher le mensonge, l’égoïsme, le je-m’en-foutisme et autres vices des pollueurs. Seules la loi et la justice peuvent empêcher la pollution de la planète en punissant et taxant lourdement les industries pollueuses…
Je coupai Salsifis  :
— Et les industriels pollueurs récupèrent ces taxes sur les détaillants et les consommateurs  ! Vivre écolo, c’est cher (j’anticipai de quelques années la manchette de « La Dépêche du Midi »). La loi et l’impôt accroîtront le coût de la vie, mais ne dépollueront pas la planète, parce que la pollution ira toujours plus vite que la dépollution. UNIQUE FORCE DÉPOLLUANTE ET UNIQUE VOIE DU BIEN  : LA VIE SPIRITUELLE.
— Encore la religion  ?!
— Mais non  ! La vie spirituelle, c’est simplement avoir une âme. Une âme est belle ou elle n’existe pas. Si des hommes en nombre influent ont une âme personnelle, le monde changera (Signe 28/7).
— J’ai une âme comme tout le monde, répliqua Salsifis.
— Peut-être avez-vous une âme, je ne suis pas juge de cela. Selon Le Signe il n’y a qu’une façon d’être sûr qu’on a une âme, c’est de renoncer consciemment au péché et de faire consciemment le bien, autrement dit, être pénitent. LA SEULE DYNAMIQUE DU BIEN EST PERSONNELLE  ; C’EST LA PÉNITENCE.
Salsifis ricana.
— Le mot pénitence, ajoutai-je sans approuver le ricanement, est généralement mal compris, parce qu’on y voit seulement ce que la religion lui a laissé  : une certaine force contre le mal par le remords et la contrition, parce que la religion a surtout la mort en vue. Mais ce que la vie spirituelle a en vue, c’est la vie. La foi, pas la loi, est la meilleure longue-vue pour balayer l’horizon de la terre heureuse et la pénitence la meilleure marche vers ce bonheur. Je parle de la pénitence créative, que réhabilite Le Signe. Par cette pénitence-là l’homme retrouve beauté (Signe 12/3), joie et fête, changement heureux de la vie personnelle (30/11) comme du monde (28/7). La pénitence redonne au Dieu dont est fait tout homme de bien (2/12) l’image et ressemblance de son Créateur (Genèse 1/27). Autrement dit, c’est par la pénitence, mais non par l’écologie, que l’homme peut se sauver personnellement, sauver le monde et même le recréer.
— Faire le bien  ? C’est le programme de l’écologie. Votre pénitence rejoint donc… quelque part… l’écologie, dit Salsifis.
— Non, déclarai-je, parce que l’écologie ne croit pas en l’homme spirituel, lequel est aussi un homme libre (Signe 10/10). L’écologie dit au citoyen  : « Moi, Écologie, j’ai décidé de l’environnement qui t’est bon et de celui qui t’est mauvais et, comme tu pourrais bien en décider autrement, je te l’impose par des lois, des impôts… » L’écologie, c’est de la politique. Elle ne voit en l’homme que matière psycho-biologique qu’il faut autoritairement protéger de ses démons délétères immédiats (dans la mesure où ces démons délétères ne sont pas ceux-là mêmes des autorités en place, bien sûr).
— Mais aucune loi ne peut forcer un homme à être spirituel. L’écologie, elle, peut forcer un homme à se protéger des poisons de l’industrie.
— L’industrie dont vous parlez est l’industrie humaine, c’est l’humanité elle-même. Vous ne pouvez empêcher l’humanité d’inventer et de produire toujours plus, parce qu’elle s’accroît en nombre, et de produire à des prix abordables pour ses pauvres, donc de produire en polluant. Je ne parle même pas du coût démesuré du peu que fait l’écologie. Il n’y a pas de solution absolue du bonheur planétaire par une gestion particulière des procédés industriels, agricoles, etc., même en y mettant le temps, parce que la pollution croît toujours plus vite que la dépollution. Seule solution absolue  : Créer une autre société humaine, spirituelle, ce qui contrairement aux opinions répandues est possible en y mettant le temps  : Quatre générations ne suffiront pas (Signe 24/2). Après Samuel, Isaïe, Jérémie, Osée, Joël, Zacharie, c’est Jean le Baptiste qui, il y a deux mille ans, relança le projet Pénitence  : Soyez pénitents et le royaume du Bien, qui est tout proche de vous (puisqu’il est dans votre cœur) viendra (remplacer le système)  ! (Matthieu 3/2). Tant de simplicité court-circuite les lois, le contrôles, l’écran de complications derrière lequel tout pouvoir vit et prospère en Palestine comme ailleurs. Le pouvoir fit arrêter (Luc 3/19) et éliminer Jean le Baptiste (Matthieu 14/1-11). Quelques mois plus tard, Jésus qui prêchait de même le retour direct au Bien par la pénitence fut à son tour arrêté et éliminé (Matthieu 26/47-27/55, Marc 14/43-15/39, Luc 22/47-23/44). Or, vous écologistes, auriez siégé dans les conseils d’Hérode, du sanhédrin et des Romains en ce temps-là.
— Cela démontre, dit Salsifis, la supériorité de la loi et de sa force sur la foi et l’amour dans l’immédiat, mais que se passe-t-il vraiment en dehors de l’immédiat  ? Que valent le courage et le sacrifice de l’homme de foi et d’amour dans une perspective lointaine de salut  ?
— La foi a autant de valeur que la vie  : Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir  ; de même, tant qu’il y a de la foi il y a de l’espoir. Mais la foi prend valeur absolue, quand elle suit le choix absolu, c’est-à-dire conscient, du bien, qui rectifie l’antique choix du mal que fit Adam (Signe 2/1-5). Il n’y a pas d’autre foi que la foi dans un avenir lointain ou invisible. C’est de la foi la grandeur et l’héroïsme (Signe xxxv/4-12), pour lesquels nous devons réveiller les consciences du monde. Hérode, le sanhédrin, Pilate, ces pouvoirs par leur peur de deux prophètes, dont la seule arme était la Vérité (Signe 28/7), montraient seulement l’incapacité de la religion et de la politique à voir au-delà des faits immédiats comme les loups sont incapables de voir la vie autour d’eux au-delà de leur faim et autres impulsions. Les politiques et les écologistes ne font pas mieux aujourd’hui. Les pouvoirs de la terre opposent leur temps très bref au temps sans dimension de la Vie spirituelle qui vise au règne hors du temps (Signe 12/6) du Bien. Voilà pourquoi le Créateur assure aux hommes de bien, ceux qui ont une âme, la survie qui leur permet de contribuer, même morts aux yeux des terriens, au changement lent du monde (Signe 28/7) jusqu’à ce qu’ils ressuscitent (Signe 31/11-13) au Jour où le Bien triomphera de la Bête (22/14). Jésus apparu à Arès en 1974 est la démonstration éclatante de cette survie, de cette contribution des âmes à l’ascension du monde vers les Hauteurs Saintes. En résumé, la pénitence est l’écologie extrême.

L’écologie, la vraie, est la connaissance du milieu où vivent et se reproduisent les êtres vivants et des rapports de ces êtres avec le milieu. Par extension, l’écologie est la recherche de la meilleure adaptation du vivant à son milieu naturel et à la protection de ce milieu, soit pour l’homme d’abord et avant tout l’entier milieu humain.
Qui ne voit alors que la protection et le bonheur par excellence de toute l’humanité sans distinction de race, de classe, de lieu, devront commencer par l’amour, par la vie en parfaites intelligence et liberté entre tous, parce que de l’amour entre les hommes dérive sans effort l’amour de l’environnement… et même la découverte du Créateur de cet environnement et la fusion avec Lui  ? Par la pénitence donc.
La pénitence est l’extrême écologie.

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