Le moine Wirathu, le « Ben Laden bouhhiste » prêche de village en village en Birmanie.

Le Vénérable W, documentaire franco-suisse de Barbet Schroeder consacré au moine Wirathu
(© Les Films du Losange, 2017)
« Tant qu’il y aura des hommes, » un film fameux quand j’avais 20 ans, fut un réquisitoire contre la brutalité et le délabrement moral de l’humanité.
Mais tant qu’il y aura des hommes, ne verrons-nous que mensonge, injustice, violence, jusqu’à ce que le dernier disparaisse de la terre ?
Non, déclarent les Pèlerins d’Arès. Le Signe a été donnée, parce qu’Éden peut reparaître, si un petit reste de pénitents suffisant redonne la Lumière (Signe 12/4) et la Paix (Signe xxv/11) à ce monde sombre, fourbe et violent.
J’ai beau connaître le péché du monde, je ne peux m’empêcher de crier ma douleur :
En Birmanie des bouddhistes massacrent des musulmans.
Élie égorga les prêtres de Baal. Muhammad guerroya. Même le doux Jésus chassa les marchands du temple. Mais chez Bouddha trouve-t-on la moindre violence ? Non. Les bouddhistes ont eu un prophète parfaitement pacifique. Comment ceux qui se réclament de lui peuvent-ils tuer des musulmans, vandaliser des mosquées, et qui plus est, sous la direction « spirituelle » d’un moine de 46 ans : Wirathu ?
Certes, les musulmans birmans ne sont pas des agneaux, mais en quoi 4% de musulmans dans une population de 54 millions, bouddiste à 70%, forment-ils une menace ?
Tant que dura la dictature des généraux en Birmanie, il n’y eut point d’exactions entre bouddhistes et musulmans, mais la liberté politique revenant, les bouddhistes agressent les musulmans.
Non seulement je murmure tristement que cela en dit long sur le sens que les pécheurs donnent au mot liberté, mais je chuchote au Créateur : « La Birmanie n’est pas dans mon aire de mission (Signe 5/5-7), mais, s’il te plaît, ne tarde pas à appeler là-bas un prophète ! »
Heureusement, tous les bouddhistes birmans ne sont pas criminels. L’un d’eux, le moine Watcharapong Suttha, grièvement blessé par l’éclatement d’une bombe islamiste tandis qu’il mendiait, encore en convalescence, dit : « L’Islam n’est pas que violent. Il est aussi une religion pacifique. Gardons-nous d’accuser ! Si nous accusons les musulmans, ils vont nous accuser, et ce sera une vengeance sans fin. » (Signe 27/9)
Pendant mon pèlerinage je médite sur les péchés et les souffrances de mes frères chrétiens, juifs et musulmans sur mon aire de mission, mais j’ai une pensée émue pour les péchés et les souffrances de mes frères humains du côté de Rangoon.
O Pèlerins d’Arès, un travail gigantesque vous attend.
© Michel Potay 2013 — Tous droits réservés


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