Donne le bon Livre ; il n’y en a qu’un ! (Signe iv/11)
Écrivons le perpétuel Livre du Bien !

Photo : Mohamed Marey (Unsplash)
Inconnus sont l’auteur de cette épître comme son destinataire, un certain Diognète.
Cette aujourd’hui célèbre apologie de la vie chrétienne des temps antiques fut découverte par hasard au XVe siècle à Constantinople par le client d’un poissonnier qui y avait empaqueté dorades et maquereaux.
Probablement écrite entre 180 et 210, faisons en sorte qu’elle reste valable en 2013.
En voici le passage qui décrit les chrétiens de l’époque :
Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les vêtements. Ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ni ne se servent d’un jargon spécial, leur vie n’a rien de singulier. Ce n’est pas à l’imagination ou aux rêveries qu’ils doivent leur foi ; ils ne sont pas comme tant d’autres les champions d’une idéologie. Ils vivent dans les cités, grecques ou barbares, selon les hasards de la naissance et suivent les usages locaux pour s’habiller, se nourrir, vivre quoi ! tout en manifestant les principes propres à leur république spirituelle.
Chacun réside dans sa patrie donc, mais comme un étranger domicilié, remplit ses devoirs de citoyen, assume les charges. Pour eux toute terre étrangère est une patrie et toute patrie est une terre étrangère. Ils se marient et ont des enfants comme tout le monde, mais ils n’abandonnent pas leurs nouveaux-nés. Ils partagent la même table, mais non la même couche.
Ils sont dans la chair, mais ne vivent pas selon la chair. Ils vivent sur terre, mais sont citoyens du Ciel. Ils suivent les lois, mais leur façon de vivre l’emporte sur les lois en recherche du bien.
Ils aiment tous les hommes et tous les hommes les persécutent. On les méconnaît, on les condamne, on les tue et par là ils gagnent la Vie. Ils sont pauvres mais ils enrichissent un grand nombre. Ils manquent de tout, mais regorgent du (Grand) Tout. On les méprise, mais dans ce mépris réside leur gloire. On les calomnie, mais ils sont justifiés. On les insulte, mais ils bénissent. On les outrage, mais ils honorent. Ils ne font que le bien, mais sont traités en scélérats. Châtiés, ils sont joyeux comme s’ils naissaient à la Vie. Les Juifs les combattent comme des étrangers, les Grecs les persécutent et ceux qui les détestent ne sauraient dire la cause de leur haine.
En résumé, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme se répand dans tout le corps comme les chrétiens dans le monde entier. L’âme habite dans le corps et pourtant n’appartient pas au corps ; de même les chrétiens habitent dans le monde mais ne sont pas du monde. Invisible, l’âme est prisonnière d’un corps visible : ainsi les chrétiens sont dans le monde, mais leur piété demeure invisible. La chair déteste l’âme et lui fait la guerre ; l’âme n’a fait aucun tort à la chair, mais elle en tempère les plaisirs ; de même les chrétiens ne font aucun tort au monde, mais s’y opposent aux plaisirs (débridés). L’âme aime cette chair qui la déteste , comme les chrétiens aiment ceux qui les détestent. Immortelle, l’âme habite dans une tente mortelle : ainsi les chrétiens campent-ils dans le corruptible en attendant l’incorruptibilité céleste. L’âme s’améliore par la pénitence ; bien que persécutés, les chrétiens se multiplient de jour en jour. Si noble est le poste que leur a assigné Dieu qu’il leur est impossible de le déserter.
Changez le mot chrétiens par le mot Pèlerins d’Arès et vous aurez une beau texte qui peut à quelques détails près informer quiconque demande que nous sommes… ou devrions être, nous Pèlerins d’Arès.
C’est, je crois, une bonne méditation en ces jours de Pèlerinage.
Vous pouvez les consulter en cliquant sur ce lien.
© Michel Potay 2013 — Tous droits réservés


À propos de l’épître à Diognète
Dans l'épître à Diognète, tout n'est pas dans la ligne d'Arès, c'est pourquoi j'ai dans mon entrée 145 seulement publié "le passage qui décrit les chrétiens de l’époque." C'est lui que j'offre à la méditation de mes frères. [145C11*30/07/2013]
Les termes "détester" ou "faire la guerre" sont des images poétiques propres à l'épître à Diognète. Il ne faut pas trop s'appesantir sur ces mots au sens propre, mais sur ce qu'ils évoquent au figuré. [145C1*08/07/2013]
Sur l’antagonisme entre chair et âme
Il y a une opposition incessante entre les aspirations de la chair et celles de l'âme ou plus exactement la pénitence qui fait l'âme (Le Signe Veillée 17), entre la vie matérialiste et la vie pénitente. La pénitence est un équilibrage continuel entre le matérialisme pesant de la chair, ses désirs, ses ambitions, son rationalisme (produit du cerveau de chair), qui menacent sans cesse d'être "débridés".
Le désir et le plaisir ne sont nullement interdits à la chair, mais s'ils deviennent pour l'homme de chair le seul but de la vie, cette vie est 100 % matérialiste et l'âme ne peut naître. Il y a bien antagonisme entre chair et âme. [145C1*08/07/2013]
Sur la polarité de Salut et le véhicule qui y conduit
Polarité... Pôle Nord et Pôle Sud. Les deux existent mais aucun homme ne peut se trouver dans les deux à la fois et cependant ils sont sur la même terre. Ainsi l'homme ne change pas de nature comme il ne change pas de terre, mais il peut changer de polarité.
Salut... voilà un de ces mots qui ont plus de valeur que de volume, qui chantent plus qu'ils ne disent, qui demandent plus qu'ils ne peuvent répondre. Un de ces mots qui a soulevé d'innombrables controverses, étant aussi propre aux explications bruyantes et dérisoires qu'à la réalité silencieuse.
Il y a ainsi une polarité de salut. Une seule. Et il y a une polarité de perdition. Une seule aussi. Mais c'est sur l'affection de l'une ou l'autre polarité que les hommes ne s'entendent guère. À preuve, le salut et ses conditions varient d'une religion à l'autre.
Mais soudain est venue Le Signe et il a donné le véhicule qui conduit à la polarité de salut : la pénitence.
[145C5*11/07/2013]
Sur la Didaché, amorce absolue de l’église
La Didaché n'est pas un texte où Le Signe et les Pèlerins d'Arès pourraient se reconnaître.
La Didaché — Διδαχή, qu'on prononce "didakè" = doctrine ou enseignement — est un document ecclésiastique, pas un document qui parle des premiers chrétiens au sens comportemental large comme l'épître à Diognète. La Didaché forme l'amorce absolue de l'église qui va naître, cette église que Le Signe démontre comme incapable de changer le monde.
Je connais un peu ce document, puisqu'il fut remis en circulation par l'Église Orthodoxe qui était mon église au moment où Jésus m'apparut et me parla. La Didaché fut éditée vers 1880 par le Métropolite (= archevêque chez les Catholiques ) Philothée d'Izmit (autrefois Nicomédie) en Turquie.
C'est un texte assez bizarre, en fait une compilation de textes d'origines et de styles très divers, venus d'un peu partout dans l'église naissante et dans lequel on trouve déjà à peu près tout ce qu'on va plus tard trouver dans l'église d'aujourd'hui, qu'elle soit copte, orthodoxe ou catholique.
Je résume :
L'introduction dite "morale" parle de deux voies, l'une de la vie, l'autre de la mort, où tout n'est pas en corrélation avec Le Signe. La partie consacrée à la mort est très proche des leçons utilisées dans l'antiquité pour instruire les prosélytes dans les synagogues hellénistiques
Mais surtout, la Didaché parle du "baptême par immersion ou en versant trois fois de l'eau sur la tête au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit" (la trinité déjà), parle de l'eucharistie et donne des prières de liturgie ou de messe, parle du refus de donner l'eucharistie aux non-baptisés, parle de la confession avant l'eucharistie, parle de la hiérarchie dans l'église : évêques et diacres et des "prophètes qui sont vos grands prêtres qui ont le droit de célébrer l'eucharistie", et qui dit que toute "critique de la hiérarchie est interdite, car seul Dieu peut la juger". Bref, je vois là l'église telle qu'on le connaît encore aujourd'hui et que Dieu par Le Signe nie avoir jamais fondée et je ne vois pas du tout l'assemblée des Pèlerins d'Arès.
Certes, la Didaché parle de réciter trois fois par jour Notre Père, correspondant bien à la prescription de la Parole d'Arès : (Dire Père de l'Univers) Trois fois le jour, une fois la nuit (12/5), parle de faire pénitence (plus au sens de jeûner qu'au sens arésien), encourage à aimer son prochain, mais à côté de ça ses prescriptions ecclésiastiques, que je viens de citer brièvement plus haut, l'apparente totalement à l'église naissante sous une forme que nous ne saurions suivre.
De ce fait, l'époque de la compilation qui a donné naissance à la Didaché est, à mon avis, plus proche de l'an 250 que de l'an 100. [145C8*18/07/2013]
Sur la partie morale, premiers paragraphes de la Didaché
Je ne recommanderais pas la lecture de la Didaché à mes frères, parce qu'elle ne leur apportera rien. Elle ne fera que leur fausser les idées.
Pour éviter d'en discuter dans le vide devant les lecteurs de ce blog qui n'ont pas le texte sous les yeux, je publie ce texte (la partie morale, premiers paragraphes de la Didaché) que j'ai annoté (en italique et entre parenthèses) pour bien indiquer en quoi et pourquoi je trouve dans ce texte beaucoup de choses contraires à la foi arésienne.
Les lecteur de mon blog, qui sont des hommes libres, se feront eux-mêmes une opinion.
1. Il y a deux chemins : L'un de la vie, l'autre de la mort. Il y a entre les deux chemins une grande différence.
Le chemin de la vie est le suivant : D'abord, tu aimeras Dieu qui t'a créé. Ensuite, tu aimeras ton prochain comme toi-même. Ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait, toi non plus ne le fais pas à autrui (Oui, c'est le Lévitique, repris par Jésus)
Voici l'enseignement tiré de ces paroles : "Bénissez ceux qui vous maudissent (Faux : Tu ne béniras personne... 16/7), priez pour vos ennemis (Faux : Le Pèlerin d'Arès ne prie pour personne ; il prie pour se rappeler ce qu'il doit accomplir, 35/6), jeûnez pour ceux qui vous persécutent (Action inconnue chez nous ; ça ne sert à rien).
Quel mérite, en effet, d'aimer ceux qui vous aiment ! Les païens n'en font-ils pas autant ? Quant à vous, aimez ceux qui vous haïssent (Oui, mais) et vous n'aurez pas d'ennemis (Faux, on a quand même des ennemis, des hommes libres, 10/10, de vous détester).
Abstiens-toi des désirs charnels et corporels (Faux ; les joies réservées aux époux 9/7 sont légitimes).
"Si quelqu'un te donne un soufflet sur la joue droite, présente-lui l'autre aussi, et tu seras parfait ; si quelqu'un te requiert de faire un mille, fais-en deux avec lui ; si quelqu'un t'enlève ton manteau, donne-lui encore ta tunique." (Oui, c'est le Sermon sur la Montagne). Si quelqu'un a pris ton bien, ne le réclame pas, car tu n'en as pas le pouvoir (Faux, récupérer le bien qu'on s'est fait voler est légitime).
Donne à qui t'implore, sans rien demander en échange, car le Père veut qu'on dispense ses propres largesses à tous (Vrai). Heureux celui qui donne selon le commandement, car il est irréprochable (Faux, l'irréprochabilité ne viendra qu'après le Jour de la Résurrection). Malheur à celui qui reçoit ! (Absurde, il n'est interdit nulle part de recevoir une obole, un don, un cadeau, un salaire). Certes, si le besoin l'oblige à prendre, il est innocent, mais, s'il n'est pas dans le besoin, il rendra compte du motif et du but pour lesquels il a pris (Absurde). Il sera mis en prison (Révoltant !), examiné sur sa conduite et il ne sortira pas de là qu'il n'ait rendu le dernier quart d'as. Mais il a aussi été dit sur ce point : "Laisse ton aumône se mouiller de sueur dans tes mains, jusqu'à ce que tu saches à qui tu donnes" (absurde, ou incohérent, ou citation incomplète).
2. Deuxième commandement de la doctrine : Tu ne tueras pas, tu ne seras pas adultère. Tu ne souilleras point de jeunes garçons, tu ne forniqueras pas, ne voletas pas, n'incanteras pas (pratique magique), n'empoisonneras pas. Tu ne tueras point d'enfants par avortement ou après la naissance (Bien ! Tuer les enfants était une pratique païenne antique).
Tu ne convoiteras pas les biens de ton prochain. Tu ne te parjureras pas, tu ne diras pas de faux témoignage. Tu ne médiras pas. Tu n'auras pas de rancune. Tu n'auras pas deux manières de penser ni deux paroles : car la duplicité de langage est un piège de mort. Ta parole ne sera ni menteuse ni vaine, mais elle sera efficiente. Tu ne seras ni avare, ni rapace, ni hypocrite, ni méchant, ni orgueilleux ; tu ne formeras pas de mauvais dessein contre ton prochain. Tu ne dois haïr personne ; mais tu dois reprendre les uns, et prier pour eux et aimer les autres plus que ta vie (Tout cela est très bien).
3. Mon enfant, fuis tout ce qui est mal et tout ce qui ressemble au mal. Ne te mets pas en colère ; la colère mène au meurtre. Ne sois ni jaloux, ni querelleur, ni violent, car c'est de là que vient le meurtre. Mon enfant, ne convoite personne, car la convoitise mène à la fornication (On peut quand même convoiter celles ou ceux parmi lesquels on trouvera sa future épouse ou son futur époux sans que cela mène à la fornication avant les épousailles).
Ne profère pas de propos lubriques et ne regarde personne impudiquement, car c'est source d'adultère (Vrai, en dehors des épousailles). Mon enfant, n'observe pas le vol des oiseaux (Pratique divinatoire antique), car c'est un culte païen ; éloigne-toi des pratiques incantatoires, des calculs astrologiques, des purifications superstitieuses. Refuse même d'y assister et de les entendre, car tout cela n'est qu'idolâtrie (Bien).
Mon enfant, ne mens pas ; le mensonge mène au vol ( ?). Ne sois pas avide d'argent ou de vaine gloire, cela conduit à voler les autres. Mon enfant, ne murmure pas ; le murmure mène au blasphème (= Reniement de Dieu). Ne sois ni insolent, ni malveillant, car cela aussi mène au blasphème. Sois doux, car les doux auront la terre en partage (Béatitudes).
Sois patient, miséricordieux, sans malice, paisible et bon ; tremble sans cesse aux paroles que tu as entendues (Il s'agit sans doute des Paroles de Dieu). Tu n'exalteras pas ta personne, tu ne laisseras pas ton âme s'emplir de présomption. Ton âme n'adhérera pas aux superbes. Tu fréquenteras les justes et les humbles. (Tout cela est très bien).
Tu accueilleras comme autant de biens les événements qui t'arrivent, sachant que rien ne se fait sans Dieu (Faux, l'homme est libre, 10/10, et la vie terrestre est ce que l'homme la fait).
4. Mon enfant, garde à l'esprit nuit et jour celui qui t'annonce la Parole de Dieu. Honore-le comme le Seigneur (Aucun prophète ne s'est laissé avec plaisir flatter comme Seigneur), car là où est annoncée sa souveraineté, là est aussi le Seigneur (Confusion entre l'annonceur de Dieu et Dieu ; on sent venir les "Monseigneur" donnés aux évêques). Recherche tous les jours la compagnie des saints (Il n'y a pas de saints. Le Père seul est Saint 12/4), afin de te réconforter par leurs conversations. Tu ne feras point de schisme (Déjà une doctrine imposée considérant comme schismatique tout contradicteur, ce texte est ecclésiastique), mais tu mettras la paix entre ceux qui se combattent.
Tu jugeras avec justice et tu ne feras acception de personne quand tu jugeras les fautes (Faux, Tu ne jugeras personne, 36/16, et Tu ne jugeras, Matthieu 7/1). Tu ne t'inquiéteras pas de ce qui arrivera ou n'arrivera pas.
Ne tiens pas les mains étendues pour recevoir et ne les ferme pas afin de ne pas donner. Si tu possèdes quelque chose grâce à ton travail, donne-le afin de racheter tes péchés (Faux, on ne rachète pas ses péchés, on fait pénitence pour cesser de pécher, 30/10-11). Ne tergiverse pas avant de donner ; donne sans murmure et tu reconnaîtras un jour qui sait récompenser dignement. Ne repousse pas l'indigent. Mets tout en commun avec ton frère et ne dis pas que tu as des biens en propre (Mise en commun des biens pratiquée chez les moines, inconnue chez les Pèlerins d'Arès), car si vous entrez en partage pour les biens immortels combien plus y entrez-vous pour les biens périssables ? (Faux, les biens temporels personnels sont légitimes selon les prophètes, selon Jésus, selon Muhammad et selon Le Signe).
Tu garderas ta main sur ton fils et ta fille ; dès leur enfance tu leur enseigneras la crainte de Dieu. Tu ne commanderas pas avec acrimonie ton esclave (Faux, les Pèlerins d'Arès n'ont pas plus d'esclaves que n'en avaient les premiers chrétiens) ou ta servante qui mettent leur espérance dans le même Dieu que toi, afin qu'ils ne perdent pas la crainte de Dieu, qui règne sur les uns et les autres et qui n'appelle pas les gens selon leur qualité, mais se manifeste à ceux que l'esprit a préparés (Esprit trinitaire : Père, Fils et Saint Esprit). Pour vous, esclaves, vous serez soumis à vos seigneurs comme à une image de Dieu, avec respect et avec crainte (Faux, l'esclavage est vomi par Dieu).
Hais l'hypocrisie et tout ce qui déplaît au Seigneur. Ne mets pas de côté les commandements du Seigneur, mais observe ceux que tu as reçus sans rien y ajouter ni rien en retrancher. Dans l'assemblée, tu confesseras tes péchés (Faux, la confession est le pire scandale contre le faible, 30/15) et tu n'iras pas à la prière avec une conscience mauvaise (Vrai, Jésus recommandait : "Quand tu pries, remets si tu as quelque chose contre quelqu'un !").
Tel est le chemin de la vie.
5. Voici maintenant le chemin de la mort. Avant tout il est mauvais et maléfique : Meurtres, adultères, convoitises, fornications, vols, idolâtrie, pratiques magiques, empoisonnements, rapines, faux témoignages, hypocrisie, duplicité du cœur, ruse, orgueil, malice, arrogance, avarice, langage obscène, jalousie, insolence, faste, vantardise, absence de toute crainte.
Persécuteurs des hommes de bien, ennemis de la vérité, amateurs de mensonge, qui ignorent la récompense de la justice, qui ne défendent ni le bien ni le juste jugement, qui sont en éveil, non pour le bien, mais pour le mal, qui sont loin de la douceur et de la patience, qui a aiment la vanité, courent après la récompense, n'ont pas de pitié pour le pauvre et ne s'inquiètent pas des affligés, qui méconnaissent leur Créateur, meurtriers d'enfants, et meurtriers par avortement des créatures de Dieu, qui tournent le dos à l'indigent, accablent les opprimés, qui sont les avocats des riches mais des juges iniques pour les pauvres, des pécheurs complets !
Puissiez-vous, ô mes enfants, être préservés de tous ces gens-là !
6. Veille à ce que nul ne te détourne de cette doctrine (Les Pèlerins d'Arès n'ont pas de doctrine, pas de dogmes pas de théologie), car celui qui s'en détourne enseigne en dehors de Dieu ("Hors de l'église point de salut", en somme. Cela place la doctrine au-dessus des actes ; Le Signe enseigne tout le contraire).
Si tu peux porter tout entier le joug du Seigneur (La pénitence n'est pas un joug, mais une joie, une fête, 30/11, et on peut être pénitent sans invoquer Dieu ou le Seigneur).
Tu seras parfait. Sinon, fais au moins ce qui est en ton pouvoir (Bien !). Quant aux aliments, prends sur toi ce que tu pourras ; mais abstiens-toi des viandes offertes aux idoles, car c'est là un culte rendu à des dieux morts.
[145C11*30/07/2013]
Sur la nature de Dieu
Je crois pour ma part que Dieu sait de quoi l'avenir est fait, mais sa Nature étant très différente de la nôtre - nous ne sommes que sa ressemblance -, Il ne se base pas sur les critères déterministes et rationalistes sur lesquels l'homme commun, même croyant, se fonde, parce qu'il fonctionne à partir d'un cerveau mortel dans un ensemble chair-esprit mortel et limité dont il connaît les possibilités que le péché a considérablement réduites et affaiblies.
Pour essayer de comprendre et seulement essayer de comprendre comment le passé, le présent et l'avenir se présentent à Dieu, disons qu'Il fonctionne plutôt comme une mère — d'où l'image de Marie dans Le Signe.
Une mère, bien que sachant son enfant malade et perdu aux yeux des médecins, voit les choses au-delà du déterminisme et du rationalisme de la médecine et sait que des forces qui, quoiqu'improbables ne sont pas impossibles, peuvent soudain survenir : le miracle, qui est un renversement de l'ordre déterministe.
Autrement dit, le changement de l'humanité en bien tient du miracle plus que de la raison, car le péché d'Adam — le mal — est maintenant profondément ancré dans le comportement humain, mais ce miracle est une porte — la fameuse porte étroite — qui a une clé précise et concrète : la pénitence.
Reste, bien sûr, qu'un nombre suffisant d'hommes - le petit reste de pénitents - doit le comprendre, l'accepter, le mettre en œuvre, et que moissonner ces hommes est la tâche très difficile de notre mission. [145C9*21/07/2013]
Sur les premiers chrétiens
Le martyre a été glorifié, magnifié, de façon très exaltée par l'apologétique (apologie de la chrétienté). En fait, on n'a pas de détails sur la façon dont les choses se passèrent.
On connaît assez bien l'indifférence des chrétiens du premier siècle à l'égard de la civilisation païenne en général, ce que certains historiens modernes expliquent par la basse condition sociale de la grande majorité des membres de ce qu’on peut appeler l'église apostolique. La culture comme telle n'entrait pas dans leurs préoccupations. Le seul contact qu'ils avaient avec la civilisation antique était l'État, semble-t-il.
Au deuxième siècle ce fut différent ; d'autres couches de la société, plus élevées, furent touchées par la foi chrétienne.
Au premier siècle, il fut très rare que des citoyens riches, par exemple Philémon (voir "Épître à Philémon de Paul de Tarse, intervenant en faveur de l'esclave Onésime), fussent chrétiens.
Ce qu'on sait aussi, c'est que les convictions des premiers chrétiens étaient très variées. L'idée qu'on peut se faire d'eux est par conséquent complexe, très imprécise.
L'attitude de ces premiers chrétiens n'était ni pure indifférence à l'égard de la civilisation antique, ni pure approbation, ni pure hostilité. Les premiers chrétiens n'avaient pas du tout la théologie trinitaire, l'idée de la rédemption des péchés par la croix, etc., qu'appliquerait l'église quelques siècles plus tard. Bien qu'ayant des croyances chrétiennes variées, leur point commun était de croire à l'immanence de la fin du monde, à l'irruption du Royaume de Dieu sur terre d'un moment à l'autre, au retour quasi immédiat sur terre de Jésus en gloire ("Maranatha !" Reviens Seigneur ! était leur cri). De ce fait, ils ne s'intéressaient pas beaucoup à la culture de ce monde. "La figure de ce monde passe," écrivit Paul de Tarse. (1 Corinthiens).
Les premiers chrétiens disaient que Dieu seul ferait passer bientôt la figure de ce monde et ils ne pensaient pas du tout qu’il leur fallait y porter la main eux-mêmes, se charger d'une tâche qui ne leur incombait pas — Le Signe nous dit tout le contraire —. Ipso facto, ils ne faisaient pas de politique, ils ne faisaient pas cause commune avec les fanatiques d'autres religions, comme les zélotes juifs qui voulaient chasser les Romains, etc. On ne comprend donc pas très bien pourquoi eut lieu la première persécution romaine contre des gens plutôt tranquilles.
Cette persécution eut lieu, c'est certain, mais pourquoi politiquement et dans quelles proportions ? On l'ignore. On en est réduit à des suppositions fondées sur des textes dont la véritable importance échappe à nos esprits modernes.
On peut penser que l'irrationnel joua un rôle, tout comme l'irrationnel a joué un rôle dans la persécution que les antisectes français lancèrent contre les croyants non officiellement admis en 1995. On peut le penser, c'est tout. Le mécanisme exact nous est inconnu. [145C12*31/07/2013]
Sur l’expérience préjudiciable de la mission sociale
Je n'étais pas inconscient que la "mission sociale", qu'on peut appeler mission athée, existait un peu partout. On me disait que c'était ce qu'il fallait faire et que ma mission personnelle parlant de Jésus, du Surnaturel, du Signe, etc. n'était pas ce qui convenait à notre époque. Je n'en étais pas convaincu, mais je me disais avec humilité que mes frères et sœurs, qui n'avaient pas été comme moi un prêtre de l'église étaient beaucoup plus déculturés que moi et pouvaient avoir raison.
De plus et par-dessus tout, j'appliquais les préceptes du Signe : Tu ne seras le chef de personne (16/1) et Les assemblées seront souveraines d'elles-mêmes (8/1). J'attendais donc qu'on me demandât conseil, ce que quasiment personne ne me demandait et les rares qui me le demandaient n'écoutaient pas ce que je leur disais.
Par ailleurs, j'avais aussi (et j'ai toujours) un rôle primordial à jouer : Celui de la sagesse.
J'avais le devoir de toujours garder à l'esprit que la Parole d'Arès faisait irruption dans un monde extrêmement divers, traversé par des idées, des croyances, des impulsions à peu près toutes contraires aux préconisations ou très différentes des préconisations du Signe et que cet état de choses ne permettait pas d'espérer un changement rapide des croyants.
Je savais qu'il fallait en passer par des expériences et des approximations pour que se fasse, inévitablement lentement, l'édification d'une nouvelle Assemblée de pénitents qui ne retombe pas dans l'erreur de toutes les religions. Je ne voulais pas tomber dans l'erreur de réduire la foi et sa mission à un minimum régulé et imposé, par crainte du formalisme et du sectarisme. Il me fallait veiller à ce que l'Assemblée suive une ligne de conduite très large pour parer à la naissance d'une religion nouvelle et pour éviter ainsi au Signe un échec.
J'ai ainsi considéré ce que fit Claude M. comme une expérience, une expérience parmi d'autres, par lesquelles il fallait probablement passer même si elle nous a fait beaucoup de tort. Voilà pourquoi ces frères sont toujours parmi nous. J'ai beaucoup plus conscience des fantaisies de mes frères qu’ils ne l'imaginent parfois, mais je les laisse passer avec patience.
L'Assemblée, c'est une réunion de croyants autour du Ressuscité qui me parla 40 fois en 1974 et qui fut le Messager de la pénitence. Ces croyants sont divers, très divers même. Pour ma part, personnellement (et c'est le but de ce blog) et faute de temps et de moyens, je ne peux m'occuper que de rassembler le petit reste (Le Signe 24/1). Dans ce petit reste il y a des frères qui sont un peu des électrons libres, qui tant bien que mal me suivent de plus ou moins loin ou de plus ou moins près, mais qui sont actifs et je les préfère de beaucoup à d'autres, qui supportent peut-être mieux mon caractère prophétique, mais qui ne font rien, ne donnent rien, ne participent en rien ou à peu près en rien, à notre mission très difficile. [145C13*31/07/2013]
Sur la mémoire sélective des religions comme des nations
Être libre (Le Signe 10/10), ce n'est pas être libre de dire et faire n'importe quoi. Un Pèlerin d'Arès de grande foi, un missionnaire, un membre du petit reste ne peut pas avoir une foi mitigée, vague, relâchée. Il doit être le tabernacle d'une vérité aussi pure que possible.
Ainsi, même une lecture rapide de la Didaché ne peut laisser une impression favorable à un Pèlerin d’Arès qui ne verrait dans ce texte les points qui étaient contraire à notre foi, même dans la partie du texte dite morale, la preuve qu'il s'agissait là d'un texte ecclésiastique, peut-être même monastique, d'un esprit contraire au Signe.
Les religions ne cultivent le passé que pour s'en servir dans le présent. La Didaché est un exemple frappant de cette utilisation d'un document, découvert par hasard au 19ème siècle par un évêque orthodoxe qui lui a trouvé un usage apologétique. Il s'en servit pour démontrer l'indémontrable, à savoir que l'église tel qu'elle est aujourd'hui aurait été à peu de chose près aussi ancienne que l'église apostolique (Premier siècle). Personnellement, je n'y crois pas. Je pense que ce texte est malicieusement antidaté, alors qu'il doit remonter tout au plus au troisième siècle.
La mémoire des églises comme la mémoire des nations est sélective. D'une manière instinctive les patriotes — les clergés sont composés de patriotes religieux — filtrent les événements passés dans les tamis de la propagande présente. Ils donnent aux événements et objets passés la couleur du présent et ils oublient ce qui les contrarie. On laisse dans l'ombre de longues périodes et des personnages d'histoire qui ne correspondent pas à ce qu'on veut défendre et on en vante d'autres (parfois même on les invente).
Les religieux se souviennent du passé pour les usages du présent. Göbbels, ministre nazi d'Adolf Hitler, dans un discours de 1942 disait : "Il est possible que dans l'avenir des professeurs découvrent notre erreur, mais nous Nazis pour le moment nous travaillons à une nécessité historique."
Dans ce sens-là tous les courants d'idées et de pouvoir sont quelque part un peu nazis.
Nous devons, nous Pèlerins d'Arès, veiller à ne jamais l'être. Ce n'est pas toujours consciemment possible, mais quand c'est consciemment possible, nous devons absolument l'éviter.
[145C14*01/08/2013]
Sur le vrai christianisme, qui reste à développer
Même ceux qui savent ne savent pas grand-chose.
On sait seulement et grosso modo que les premiers chrétiens attendaient la fin du monde, le retour de Jésus en gloire, et que quand cette attente déçue commença ce qu'on a appelé le gnosticisme, tentative polymorphe d'explications métaphysiques ou merveilleuses de l'enseignement de Jésus. Quand cette vague gnostique déclina commença l'église qui mit les chrétiens au pas comme des petits soldats, avec dogmes, règlements, autorités hiérarchiques, prières et sacrements réglementés, etc., bref, l'église à la manière des légions romaines, petits soldats qu'ils sont encore aujourd'hui.
Le Père, qui laisse toujours à l'homme sa liberté de choix et d'action, a attendu (Le Signe 28/12) que les églises renoncent à enrégimenter la masse croyante et trouvent enfin la Voie Droite, mais comme elles ne l'ont pas fait, Il s'est levé à leur place (28/12) et ce fut Le Signe.
En somme, le vrai christianisme que Jésus aurait pu développer si les pouvoirs du temps ne l'avaient pas très vite éliminé n'a pas eu lieu. C'est nous, Pèlerins d'Arès, les premiers chrétiens. C'est pourquoi le Père a renvoyé Jésus prêcher à l'homme que j'étais en 1974.
Le Signe est clair : Il nous faut tout simplifier, opérer une réduction de la dogmatique chrétienne pour mettre en marche la pénitence. Non que la dogmatique perde ou damne l'homme, puisque le bien qu'il fait lui promet le salut mieux que la foi qu'il a, mais elle lui brouille l'esprit, alors que l'action de bien s'en sort mieux à partir d'un esprit simple et clair. Ipso facto, la réduction de la dogmatique va entraîner la réduction de la politique, des idéologies, la simplification de la vie sociale et intellectuelle, ... On voit bien d'ici l'énorme tâche à accomplir !
Ce n'est pas le travail le plus facile dans un monde qui aime de plus en plus les complications. [145C15*05/08/2013]
A propos d’un frère qui recommande de lire la didaché
Dieu m'est témoin, je l'espère, que je ne suis pas en train de "fonder une nouvelle religion", mais bien au contraire d'éviter qu'une nouvelle religion naisse à partir du Signe.
Dans l'ignorance presque totale des origines de la chrétienté où demeure le public, même le public chrétien, il est toujours facile d'égarer les esprits dans un sens ou dans un autre. Encourager à lire la Didaché sans rien y trouver à redire comme l’a fait ce frère ne peut qu'être préjudiciable à notre mission qui s'adresse à des gens ignorants et qui, de ce fait, doit être très simple, mais très précise.
La victoire des idées, le plus souvent, appartient hélas de nos jours à celui qui parle le mieux et plus fort. C'est le cas de ceux qui parlent bien et qui peuvent, par moments, convaincre leurs auditeurs d'erreurs dont il semble qu'ils n'aient pas eux-mêmes conscience.
Je connais ce redoutable problème, qui est le problème de nos missionnaires, qui voulant convaincre, cherchant comme ils disent des "accroches", qui d'ailleurs n'accrochent personne, ont été d'une inefficacité totale au cours de longues périodes. C'est pourquoi j'ai remis en 2010 la mission de Nice, qui a bien voulu m'écouter, à un thème simple et direct : la pénitence ou le christianisme qui n'a pas commencé avec pour consigne : Surtout ne pas faire de théologie, ne pas discuter, beaucoup écouter, car les gens qu'on dérange en leur parlant dans la rue méritent qu'on les écoute.
On risque de compromettre la plus juste des causes en agissant autrement. [145C19*10/08/2013]
Sur les messages reçus de l’au-delà
Je pense qu'on ne peut pas plus douter que des "personnes apparemment saines d'esprit disent avoir reçu un message de l'au-delà" qu'on ne peut savoir si elles affabulent.
Ce qui fait question, à mes yeux, c'est la teneur des messages qu'elles transmettent.
Dans les milieux catholiques la plupart de ces messages sont catholiques. Dans les milieux orthodoxes, ils sont orthodoxes. Dans les milieux musulmans, ils sont musulmans. En Inde ils sont généralement hindous. Dans les milieux bouddhistes ils sont bouddhistes. Etc.
Le Signe, lui, fait exception totalement. Il ne se rattache à aucune doctrine religieuse actuellement connue, Si l'on veut à tout prix la rattacher à quelque chose ayant existé ou du moins ayant été prêché, c'est au christianisme primitif, si l'on considère d'abord que sa première partie fut apportée en 1974 par Jésus ressuscité et si l'on considère ensuite que ce que Le Signe nomme pénitence est ce christianisme originel — celui du Sermon sur la Montagne — qui n'a pas commencé ou qui a avorté avant de s'être suffisamment répandu et qu'il faut commencer enfin : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7).
Ainsi pour moi la question n'est pas : Des personnes ont-elles vraiment reçu des messages surnaturellement ? La question est pour moi : Pourquoi ces messages reçus surnaturellement sont-ils si différents les uns des autres ?
Il peut y avoir à cela une explication que je ne connais pas.
Je ne peux qu'exprimer mon opinion. Mon opinion est que les entités qui peuplent l'invisible et qui ici et là parlent surnaturellement à des humains sont pour la plupart des miroirs du monde de la terre. De ce fait, elles s'expriment selon les attachements qu'elles ont gardés du temps de leur vie terrestre ou, quand il s'agit d'anges ou de djinns ou d'autres sortes d'être célestes, selon leurs attachements à telles ou telles parties de l'humanité, Mais au-dessus d'elles il y a le Créateur, l'Éternel, l'Un qui est aussi le Créateur de ces entités, et qui s'exprime au-dessus des pensées générées par les fils d'Adam, vivants ou morts, le Créateur Qui Lui n'a ni généré ni été généré (Coran 112/3) et qui s'exprime à l'état de Pensée Pure dans un Dessein pur.
C'est ce Créateur, le Saint, Celui Qui est et Qui a (Le Signe ii/1), qui s'est exprimé à Arès par son Messager Jésus en 1974 et Lui-même en 1977. [145C20*11/08/2013]
Sur l'Évangile de Thomas
Je connais l'Évangile de Thomas depuis le temps où j'étais dans l'Église Orthodoxe.
Nous ne l'étudions pas, parce qu'il n'apporte rien que n'apportent déjà fondamentalement les Évangiles de la Bible : Marc, Matthieu et Luc, mais nous le connaissions bien.
Ce document, qui montre d'intéressantes différences de ton entre sa langue copte et la langue grecque des évangiles bibliques, n'apporte rien de fondamentalement différent de la Bible. Il était déjà, avant sa découverte, un peu connu par des citations trouvées ici et là chez des auteurs antiques.
Pour ceux qui ne le savent pas, rappelons qu'une copie complète de l'Évangile dit de Thomas fut découverte en 1945 à Nag Hammadi en Haute-Égypte par des paysans. On l'a daté du IVe siècle. C'étaient des papyrus enroulés dans une jarre avec d'autres documents également écrits en copte (langue qui descend de l'égyptien pharaonique antique, langue liturgique de l'Église Copte). Ces documents, qui auraient dû être détruits sur ordre de l'évêque d'Alexandrie, avait sans doute été cachés là. L'Évangile de Thomas est un recueil de 114 citations de paroles — en grec : logia (pluriel de logion) — de Jésus transcrites par un certain Didymos Judas Thomas. Notons que beaucoup de recueils de paroles de Jésus de ce type circulaient aux temps antiques et étaient, semble-t-il, préférés aux Évangiles Palestiniens du type que nous connaissons (Marc, Matthieu et Luc), qui sont non des recueils de paroles de Jésus, mais des récits de la vie de Jésus. Précisons pour finir que 79 de ces 114 citations des paroles de Jésus que rapporte l'Évangile de Thomas se trouvent déjà dans la littérature synoptique officielle, pour l'essentiel dans les évangiles de Matthieu et de Luc et un peu moins dans l’évangile de Marc. Cela peut confirmer que Dydimos Judas Thomas et les évangélistes synoptiques Marc, Matthieu et Luc avaient bien une source commune, qu'on appelle "version Q" du mot allemand Quelle (Kvellé) qui signifie Source, qui n'a jamais été trouvée.
Nous avons tout à gagner à lire les Évangiles bibliques de Marc, Matthieu et Luc et surtout à vivre selon Le Signe. Pour moi l'Évangile de Thomas est une curiosité intéressante, mais non un document apportant une lumière décisivement différente ou supérieure, ne serait-ce que parce qu'elle est coupée de ce contexte capital qu'est la vie de Jésus. Que pourrait-on tirer de quelques citations de mes paroles, complètement coupée de ma vie et de mon œuvre complètes, trouvées dans 1.600 ans ? Pas grand-chose de vraiment significatif, j'en ai peur. Un homme, Jésus ou n'importe quel autre homme, est un tout. Quelques mots isolés qu'on rapporte de cet homme, si on ignore tout de sa vie, s'envolent sans attache à une réalité concrète. [145C21*12/08/2013]
Sur la brièveté de la mission de Jésus
Jésus avait tout juste commencé sa mission et avait, pour ainsi dire, seulement posé les jalons, présenté une ébauche de son enseignement, quand, s'avisant très vite que cet homme était dangereux pour eux, les pouvoirs juifs et romain de Palestine l'arrêtèrent et l'exécutèrent. Si Jésus avait vécu comme Isaïe ou Muhammad une vingtaine d'années, il aurait sans nul doute développé son enseignement et donné à se disciples des directives plus claires sur la bonne façon de le vivre et de le répandre.
Les questions qui se posent alors sont : Pourquoi le Père n'a-t-il pas permis à Jésus ressuscité de poursuivre sa mission sur terre, d'une part ? Pourquoi attendit-Il si longtemps pour envoyer au monde ce qui serait Le Signe en 1974, d'autre part ?
À la première question je ne peux pas répondre à la place de Dieu. Je réponds : Je ne sais pas.
À la seconde question je rappelle que le Père donne une réponse dans Le Signe : J'ai attendu et voilà que Je Me suis levé à leur place (28/12). Donc, le Père suscita certainement des hommes de Vérité, comme le jars (François d'Assise, Le Signe xxxvi/3) dans l'église pour lui donner la bonne orientation, mais ils ne furent pas écoutés en haut lieu. Les siècles passent vite et, pour finir, nous sommes encore les premiers chrétiens. [145C22*17/08/2013]
Sur l’absence de toute contrainte dans Le Signe
Le Signe n'accorde aucune importance à ce qui ressemble à quoi que ce soit de réglementaire monastique, ecclésiastique ou mystique. Quand j'appartenais au clergé orthodoxe, nous jeûnions et nous abstenions de toute étreinte amoureuse, mon épouse et moi, pendant 40 jours avant Pâques. De telles contraintes sont ignorées par Le Signe qui n'oblige personne à rien et qui avant toute chose recommande de vivre en pénitence, laquelle est joie et fête (Le Signe 30/11).
J’ai jeûné pour me mortifier pour nos défunts (Le Signe 33/32), mais c'était un choix laissé à ma volonté propre, car il y a cent façons de se mortifier. Quand ils firent mortification pour ma grand-mère maternelle, ma mère et mon beau-père s'abstinrent de radio et télévision et ce fut si dur qu'ils m'avouèrent qu'ils auraient préféré jeûner. Aujourd'hui je ne jeûne plus pour faire mortification, parce que je vieillis et que je sens que pour garder mes forces, dont ma mission a tant besoin, j'ai absolument besoin de manger convenablement. Déjà que je ne dîne plus depuis des années, si je ne déjeune plus, je ne tiens plus debout et je perds la mémoire. Je me mortifie autrement.
Gandhi, lui, ne jeûnait pas à proprement parler. Il faisait grève de la faim, ce qui part d'une autre dynamique. [145C23*17/08/2013]
Sur la rareté des épis et leur temps de mûrissement
L'homme ou la femme, qui tombe aux Pieds du Père après sa première lecture de la Parole d'Arès en disant : "Me voilà, Seigneur !" est un miracle et aussi rare qu'un miracle. Ça peut arriver, mais il ne faut pas plus compter là-dessus que sur un miracle. Toujours se rappeler que la moisson n'est pas une entreprise de conversion, puisque le Semeur est passé (Le Signe 5/1, 6/2), mais de découverte des épis rares au milieu des broussailles luxuriantes du monde, et encore ! Ces épis sont souvent encore verts et les faire mûrir demande beaucoup de temps, de patience. À Nice je me suis évertué en 2010 à expliquer cela en long et en large aux quelques rescapés du coin, qui n'allaient plus en mission parce qu'ils trouvaient ce monde totalement réfractaire. "Si vous attendez des résultats immédiats ou rapides, vous échouez. Être écouté est déjà difficile, mais faire un Pèlerin d’Arès demande des années. J'ai commencé ma mission en 1975, je n'ai obtenu des résultats qui soient des résultats que cinq ans plus tard."
Patience, courage, imperturbabilité ! [145C23*17/08/2013]