Le monde — ainsi Dieu nomme l’humanité — va à force de pécher tomber dans le péché des péchés (38/2), le point de non retour, le Déluge lent dans lequel l’humain pour finir se noiera dans la souffrance et le malheur.
La religion n’a jamais pu changer le monde (Signe 28/7) en Bien (xxxiii/11, xxxviii/3).
Il faut la pénitence et, pour y appeler les humains, une action que le Père appelle Moisson (Signe 4/12, 5/2, 6/2, 15/7, 31/6, 35/2) et que nous appelons familièrement mission.
Comme Dieu visite l’homme, l’homme visité par Dieu devient pénitent et à son tour visite l’homme, et ainsi de suite.

Les Semailles ont été faites,
les épis ont blanchi malgré les mauvaises herbes semées par les docteurs
[des religions comme du rationalisme], les déprédations de leurs princes, qui ont sillonné Mon Champ de haies d’épines et de coulées… stériles.
Les épis les plus lourds seront les plus difficiles à gerber…
Un rempart d’épines les tient loin… un orgueil inouï dresse leurs tiges comme des lances.
Que ton courage ne faiblisse pas devant eux…
Tu devras brûler les épines sans brûler les épis pour L’atteindre
[Mon Champ]… te blesser les mains à leurs barbes raides… gémir sous le poids de leurs gerbes.
Lesquels de tes mérites seraient assez grands pour fournir seulement une petite goutte de sueur à une tâche aussi démesurée pour l’homme  ?
Mon Bras sera ton bras,
Ma Parole ta parole (Signe Veillée 14).

(Photo : Rob Curran, Unsplash)

Photo  : Rob Curran (Unsplash)

Les frères et sœurs du petit reste que j’ai rassemblé (Signe 24/1) sont des pénitents (31/11, 35/2, 37/3, etc.) et des moissonneurs (5/2-5, 31/6, 35/1-2, etc.), des apôtres, parce que l’amour du prochain étant la pierre de touche du salut, nul ne se sauve sans chercher à sauver ses semblables.
Tout fut lié autrefois et tout sera lié à nouveau. L’homme à son insu est lié à son Créateur comme l’homme à son insu est lié à tout homme sur terre, et le résultat suprême de ce lien sera la Vie retrouvée (Signe 24/5).
Dans nos générations l’effort de certains dans la pénitence et la moisson peut paraître vain, mais cet effort n’est jamais vain  ; il rayonne imperceptiblement de Sainteté, de Puissance et de Lumière (Signe 12/4). C’est pourquoi l’impiété n’est pas dans l’échec apparent, mais dans le découragement (13/8).
Il faut moissonner sans jamais se décourager.

Le Semeur est passé (Signe 5/1, 6/2). Tout humain, même l’athée, porte en lui l’image et ressemblance du Père (Genèse 1/26). Notre mission n’est pas prosélytisme. Elle peut convertir à l’occasion, mais la conversion n’est pas son but. Elle cherche les porteurs de force spirituelle, les germes d’un nouveau monde, conscients ou inconscients, réels ou potentiels, les épis mûris ou pouvant mûrir (Signe 5/2), éventuels pénitents et moissonneurs. Ainsi, de proche en proche, la chaîne recréatrice du monde se formera, qu’importe le nombre de générations nécessaire (24/2).

Mais qu’a donc la mission des Pèlerins d’Arès de si particulier  ? Est-elle différente des millénaires missions monothéistes ou pseudo-polythéistes à travers la planète  ? J’appelle pseudo-polythéistes les croyances qui, devant l’impossibilité de représenter l’Étre Suprême silencieux et invisible, le représentent sous diverses formes appelées les dieux.
La mission des Pèlerins d’Arès a de particulier ce qu’a de particulier Le Signe  : Elle vole comme l’air jusqu’à Dieu (Signe xxxvii/7) et jusqu’à la Vie (24/5) au-delà de la religion, quelle qu’elle soit.
Notre mission porte le sceau de l’universalité, du Tout qui va de la poussière à l’infini, par-delà les haies d’épines et les coulées de pierrailles stériles des religions, des philosophies, des dogmes, des sciences, des synagogues, des églises, des mosquées, des prières, des théories de toutes sortes, etc. Notre mission est simple. C’est la mission de l’immortalité innommée et unanime de l’Être, du Bien, faible braise, insoupçonnée sous la cendre au fond de n’importe quel humain, qui peut en réveiller le Feu (Signe xLi/3-10) par la pénitence, c.-à-d. en aimant, pardonnant, faisant la paix, se forgeant une intelligence spirituelle libre de tous préjugés, autrement dit en vivant selon le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7). Notre mission ne répand pas de doctrine religieuse et formelle, mais la Vérité créatrice  : Frère humain, tu es libre soit de n’être rien spirituellement et tu finiras en spectre dans les abîmes glacés, c.-à-d. tu ne seras rien en rien, soit de créer ton âme en devenant pénitent et tu finiras comme partie intégrante de la Lumière, la Puissance et la Sainteté (12/4). Ce faisant tu contribueras à changer le mondeLa Vérité, c’est que le monde doit changer en Bien (28/7).

Notre moisson est la récolte des héros (Signe xxxv/4-12) pour qui chercher la Vie a un sens. La Vie qui n’est atteinte que par des sentiers (au pluriel = dans la diversité, 25/5) chevriers, rocailleux, difficiles, mais accessibles (7/1). Par ces sentiers nous quittons la religion ou l’idéologie, contre lesquelles nous n’avons rien puisque nous en provenons tous, mais qui sont dépassées, parce que la foi christane des disciples de Jésus, la foi youhdi des descendants d’Abraham et Moïse, la foi mousselmi de ceux qui se réclament de Mahomet sont restées bruit d’homme (xxxii/8).
Notre mission appelle celui capable d’être Un en soi, d’être au Père ce que la dent est à la Lèvre  (xxiv/1-4). L’homme doit restaurer en lui-même ce qu’il a de commun et d’immuable avec le Créateur.
Nous ne suivons et n’enseignons ni dogmes ni tradition  ; nous ne répandons pas de catéchisme, pas de prière élaborée, parce que le vrai savoir gît au fond de chaque humain là où gît l’image et ressemblance du Père de l’Univers. C’est la pénitence qui fait passer l’homme du savoir infus ou inné au savoir conçu et exprimable, parce que l’amour patient permet de tout retrouver et tout bien faire.

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