Qu’est le Vrai (Signe xxxiv/1-4) ? C’est la Parole ou le Livre qui parle quand parle le prophète (i/12, xxxvi/11-14).
Le Vrai est l’écho infini de la Victoire ou du Triomphe (Signe 10/7-8) du Dessein (28/27, 36/8) et de la Vie (24/5).
La loi des rats (Signe xix/24), même la plus consacrée, ne peut exprimer les Sainteté, Puissance et Lumière (12/4) capables de créer mille nouveaux soleils le jour où s’éteindra notre soleil (xxii/12).
Le Vrai n’a que faire des minuties dont tissent leurs toiles la religion, la politique et de multiples autres organismes, qui épluchent, décortiquent, détaillent, pointillent. Le péché, misérable réducteur de tête  !
Le Vrai ne peut être que fondamental, sublime, transcendant comme la Vie, qu’il faut retrouver (Signe 24/5).
Le reste n’est que livres d’homme (16/12, 35/12).

Le Point Visé (Paul Klee, 1922)Le seul point visé par Dieu est la Victoire du Bien (Source : J-P Gautron, kerdonis.fr)

Le Point Visé (Paul Klee, 1922)
Le seul point visé par Dieu est la Victoire du Bien.
Photo : Zentrum Paul Klee, Berne (Archives d’images)*

Le Signe n’a qu’un sens aussi simple que suprême.
Elle dit qu’avant que le péché des péchés (Signe 38/2), le Mal, institution humaine, n’atteigne son paroxysme et que ne disparaisse l’humanité s’autodévorant, l’homme peut encore réanimer en lui l’Image et Ressemblance du Créateur (Genèse 1/26), redevenir par la pénitence (30/11) aussi libre (10/10) que Lui de son destin, retrouver la Vie, faire du Souffle son propre souffle.
Retrouver la Vie n’est pas s’interdire de manger du porc, de la viande non casher ou hillal, lapider celui qui ramasse du bois le jour du Sabbat (Nombres 15/32-36), se faire roi comme David ou Salomon, croire en des dogmes, prier de telle manière mais pas d’une autre. Retrouver la Vie n’est pas finir couché sur des coussins, des lits, servi par des éphèbes et des houris aux yeux noirs (Coran 56/12-22). Retrouver la Vie ou le Vrai, c’est maîtriser totalement amour, pardon, paix, intelligence (32/5) spirituelle libre (10/10) de préjugés, bref, c’est avoir une âme née de la pénitence (30/11) dont les effets rédempteurs persistent éternellement, parce qu’ils nous unissent à l’Un avec Qui l’homme ne fait plus qu’un en lui-même (xxiv/1).

Le Père est sensiblement embarrassé de ne pas avoir d’autre moyen que de parler une langue humaine tarée (2/12), qui a perdu sa transcendance. Par ailleurs, Le Signe cite des prophètes. Elle ne cite jamais les livres qu’on leur attribue  : Bible, Coran, etc, faussés par la parole d’homme (16/12) ou les livres d’hommes (35/12).
Ayant entendu le Messager (1974) puis le Père (1977), puis comparé le Message d’Arès et les saintes Écritures des religions, je compris que quand des hommes se croient élus (Signe 27/1), désignés pour filtrer la Parole de Dieu, ils font de vétilles des lois, prétendent connaître les clés absolues du salut ou de la damnation, le pur et l’impur, bref, ils égarent.
Le Signe, le très simple Vrai, nous ramène sur les sentiers du Salut.
L’amour évangélique
N’est image et ressemblance du Père que l’amour, miroir de l’Amour, moteur de la Vie, dont le Bien est déjà sur terre le reflet, l’amour qui se reconnaît à ce qu’il s’attache non à des résultats, mais à l’absolu. L’amour évangélique ne fait qu’un avec l’Amour (Signe 32/3). L’absolu est potentiellement en chaque humain et se redéveloppe chez le pénitent, parce que l’Absolu est en Dieu, qui est Un. L’homme de bien ou son âme est fragment divin indécollable de l’Un.
Sois un en toi  ! (Signe xxiv/1).
Les Enfants du Père (13/5) n’ont pas été créés sociétaux, mais libres (10/10). C’est du péché que l’instinct sociétal s’origine. La société comme machine humaine avec chefs et lois — que méconnaît le Père (16/1, 3/4, 28/8, xix/24) —est une invention d’Adam (2/1-5) retombé dans l’animalité du lion et des boucs (vii/7). Le bloc sociétal mécanique au sens rationaliste, qui prédomine aujourd’hui, oublie que c’est chaque homme individuellement qui répond du Bien ou du Mal, chaque homme qui est responsable et cause de ses péchés ou de sa pénitence. Chaque homme fait l’humanité  ; ce n’est pas l’humanité qui fait chaque homme. C’est pourquoi Dieu dit que le monde changera (28/7) grâce à un petit reste d’individus pénitents, parce que la masse ne peut être pénitente.
Dieu parle  : « Pourquoi dites-vous  : ‘Les pères mangent le raisin vert, mais c’est leurs fils qui ont les dents agacées  ?’ Vous ne le direz plus, car chaque humain est en Moi une personne pleine et entière
(qui ne dépend pas d’autres humains). Chaque humain qui pèche ne pèche que contre lui-même (Ézéchiel 18/1-3).
C’est parce qu’il n’est plus qu’une petite masse de la grande masse sociétale que le pécheur ne peut plus évoquer la Miséricorde (Signe 16/15). Il n’est plus sur le trajet de la Vie  ; il est entré dans l’antichambre du drame final, de la non-existence, dont la mort est déjà prémice. L’homme ne descend pas du singe  ; il descend au singe. Oh  ! il est libre de devenir singe si tel est son souhait, mais pourquoi ne pas choisir de devenir Dieu (12/13)  ? Dans son infinie Bonté le Père propose pour cela une voie praticable et simple  : la pénitence, vivre en accomplissant le Sermon sur la Montagne.

Un nombre non négligeable de personnes, qui ont humblement lu Le Signe sans préjugés, sans sous-tension culturelle, ont éprouvé l’angoisse étouffante de ne pas le comprendre. Voilà une des raisons pour lesquelles tant de personnes lisent trois ou dix pages du Signe puis s’arrêtent. L’unique façon de Le comprendre est de penser comme pense Dieu, mais combien d’humain pensent-ils encore naturellement comme Dieu  ? Peu. On les appelle épis mûrs, que nos moissonneurs recherchent inlassablement parmi les herbes sauvages et les broussailles (Signe 5/4).
À mes débuts prophétiques, je voulais qu’il suffît de lire deux ou trois fois Le Signe pour Le comprendre. Peu à peu je réaliserais qu’à peu d’hommes et femmes était donné de faire le voyage vers l’Ailleurs, l’Autrement-dit, la Lumière que l’immense commun ne perçoit plus, dont le sens est évident, mais dont les humains, gâtés par la culture adamique, ne peuvent plus discerner.
La lecture du Verbe d’Arès est un parcours à travers une Merveille (Signe 33/8) indiscernable par l’œil du pécheur. Magrelli, poète italien peut-être quelque peu prophète lui aussi, a chanté dans « Ora Serrata Retinæ »  : « Pour parler, je préfère venir du silence, préparer la parole avec soin pour qu’elle aborde à sa rive en glissant, tout bas, comme une barque cependant que le sillage de la pensée en dessine la courbe. L’écriture est une mort sereine  : le monde devenu lumineux se dilate et brûle à jamais un de ses angles. » C’est très subtil et sans cette subtilité-là… et la plus grand humilité on ne peut pas se fondre dans la Parole pure, dispensée d’ajouts par l’homme (16/12, 35/12). J’ai annoté la Parole, parce que le prophète a le charisme de L’expliquer, mais je n’ai rien ajouté ni changé à la Parole elle-même et je n’ai jamais stigmatisé ceux qui L’ont interprétée autrement que moi et le petit reste qui a adopté mon exégèse.
La langue du Père, même faite de mots français, n’est pas la nôtre. Elle ne sera vraiment claire que quand nos âmes courront entre les mondes sans heure, les galaxies sans nombre (Signe vi/1-4).


*Paul Klee (1879 − 1940)
betroffener Ort, 1922, 109
Lieu visé, 1922, 109
plume, crayon et aquarelle sur papier sur carton
30,7 x 23,1 cm
Zentrum Paul Klee, Berne
Crédits photo : Zentrum Paul Klee, Berne, Archives d’images

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