En apparence le joyau de la Création, l’homme spirituel, a presque disparu.
Mais au Fond, non, il n’a pas disparu. Il est partout peu visible, endormi, pour vivant qu’il puisse paraître.
Sous les broussailles et les épines le sol du Champ n’est pas encore complètement stérile.
L’essence spirituelle de l’humain reste un (Signe xxiv/1), un aussi bien en moi qui en suis conscient qu’en la masse humaine qui en est inconsciente.
Un n’est pas divisible. Un est un, même inconscient.
Quand un ne sera plus, il disparaîtra d’un seul coup, quand le péché des péchés (Signe 38/2) aura définitivement retranché les Enfants (13/5) du Père de l’Univers qu’Il a créé. Mais pour l’heure, l’homme dans lequel demeure un peu de bien est un, un entier, parce que même peu de bien garde le lien absolu avec le Bien  ; un petit peu de vie spirituelle lie à la Vie (24/5). Voilà pourquoi un petit reste (24/1, 26/1) de pénitents peut sauver toute l’humanité, parce qu’il la contient et qu’elle le contient.
L’homme coucha sur l’ombre (Signe vii/2) avant d’être créé spirituel. Depuis Adam (2/1-5, vii/8-11) le péché l’a replongé dans l‘ombre, mais l’ombre n’est pas la nuit noire. Pour sauver et redévelopper le spirituel qui reste le Père par Le Signe engage ceux de Ses Enfants (13/5) que le hasard génétique a gardés conscients de leurs racines surnaturelles, dans une action de libération du monde.
Tel est l’enjeu.

Un dieu humain (ici le type femelle).Le Père, sur Qui l'on a tellement menti qu'on ne sait plus rien de Lui, est maintenant vu comme la marchandise évanescente des boutiques religieuses : églises, synagogues, mosquées. Ailleurs, Dieu, la Vie, l'Amour, le Souffle, a disparu. Nous devons travailler dur notre pénitence pour rendre le Père à nouveau perceptible par l'amour, le vrai, la liberté, la vraie, et l'humilité qui donne lucidité. (Source : https://www.pikrepo.com/en/free-photo-epjej)

Un dieu humain (ici le type femelle).
Le Père, sur Qui l’on a tellement menti qu’on ne sait plus rien de Lui, est maintenant vu comme la marchandise évanescente des boutiques religieuses  : églises, synagogues, mosquées.
Ailleurs, Dieu, la Vie, l’Amour, le Souffle, a disparu.
Nous devons travailler dur notre pénitence pour rendre le Père à nouveau perceptible par l’amour, le vrai, la liberté, la vraie, et l’humilité qui donne lucidité.
Source  : pikrepo.com (free photo)

L’enfant chéri de la grosse Bête (Signe 22/14), la bête humaine (xxxiii/6), ayant toujours besoin d’un dieu, il se fait un dieu de lui-même. Ce dieu-bête ne s’est jamais autant affiché qu’aujourd’hui. À preuve, les media ne parlent que de lui.
La bête humaine voit Dieu comme un concept tout à la fois risiblement irrationnel, parce qu’Il respecte la liberté de Le haïr ou de Le railler, et impossible, parce qu’Il occuperait, invisible et improuvé, le ciel infini autant que l’infime espace d’un atome.
La bête humaine, elle, sait se faire respecter et se montrer, faire taire le haïsseur, le méprisant ou le railleur, trôner bien en vue comme chef ou propriétaire là où elle règne.
Ainsi Dieu — le Vrai, l’Amour, la Vie — a-t-il pratiquement disparu et le peu qui en reste évoqué est maintenant presque toujours antagoniste de la bête humaine, qui le tolère encore un peu sous les formes affabulées de la religion.

Pour comble de dérision, les pénitents aiment les faibles, les nuls, les pauvres, les laissés pour compte, bref, tout ce que le monde compte de plus inutile et improductif. Les pénitents pour libérer le monde du mal aux dents de fer (Psaumes) n’ont, à l’instar du Père humble et trop aimant (12/7), d’autres armes que l’humilité (27/8) et l’amour (7/5, 25/7), deux misères auxquelles seuls des débiles peuvent se fier.
La religion, qui même sincère est habile combineuse, a très tôt compris que ces misères ne pouvaient que lui faire tort, et a inventé le « jugement » ou « tribunal » de Dieu, l’enfer où les superbes, les mal-enrichis et les méchants sont supposés condamnés à se consumer dans d’atroces éternelles souffrances. Le Signe reprend le mot Tribunal inventé par la religion dans un sens comique pour le vider, parce qu’il affronte le futur  ; il ne fonde pas de religion  ; il refonde la Vérité  : le monde doit changer (Signe 28/7). L’homme ne finit ni au paradis ni en enfer. Il finit comme spectre, c.-à-d. comme rien, ou comme âme, c.-à-d. comme promesse de l’homme revenu en Éden le Jour (24/5) où la pénitence aboutit et le péché disparaît. Mais faire entendre cela au monde abusé et surabusé sera long. Pour l’heure nous sommes comme Dieu étouffés, malléés, vilipendés.
L’autosatisfaite bête humaine, actuel maître du monde, changera si nous persistons dans notre mission de libération, car l’Appel lancé d’Arès a pour Dessein de libérer l’homme du mal.
À nous sans armes ni outils religieux ou politiques, aussi faibles que des tarrières pour percer une montagne, le Père assigne un labeur pour géants des temps anciens (Signe 31/6). Sans les moyens que nomment moyens les actuels gagnants de ce monde, nous devons devenir les guides de nos frères humains. Pénitents, nous devons émerger dans le monde comme de leurs fourreaux les épées de l’amour au bout du Bras de Dieu (35/14). L’amour… ça fait rire nos adversaires. « L’amour fut l’arme de Jésus, de Gandhi, de Luther King, et ils en moururent, » disent en pouffant les « réalistes ». « Mais, répondons-nous, les nazis, « réalistes » et anti-amour s’il en fut, moururent aussi. Les princes et les dominateurs ne mènent pas au score. »
Libérer le monde de ses illusions sera long (Signe 24/2), mais possible. Les princes malgré leur pouvoir n’en sont pas insoucieux, puisqu’ils nous interdisent tous les grands média, sauf la rue, et encore  !
Toute grande entreprise terrestre est dirigée par des maîtres (Signe 18/1) soit ambitieux et pugnaces, soit riches de connaissances soigneusement sélectionnées pour être celles de l’élite dirigeante. La religion, la politique, l’industrie, l’armée, la loi, etc. toutes rivales du Créateur, sont régies par des élites ambitieuses et/ou savantes en leurs domaines, des pouvoirs qu’on n’atteint qu’après de longues et fiévreuses activités de convoitise ou d’apprentissage pour devenir les chefs que le Père nous dissuade d’être (Signe 16/1). C’est la perpétuelle compétition entre les vies terrestres apparemment dominantes et triomphantes mises au point par Adam (Signe 2/1-5), et la Vie (24/5) qui est tout le contraire  : nivelante, unifiante, égalisante, lissante.

Dieu n’en démord pas, Il a la Volonté (Signe 12/4) de nous ré-incorporer à Lui, de nous faire passer d’Image et Ressemblance latentes à Image et Ressemblance Vivantes. De là vient que Dieu et la Vie (24/5) sont Un dans Le Signe et que tout ce qu’il suggère à l’homme de faire pour changer le monde (28/7) en changeant sa vie personnelle (30/11) est affranchissement et libération, n’est jamais contrainte comme dans la religion.

Pour l’heure, les humbles clairvoyants sont inentendus. Impolitiques, ils ne sont pas qualifiés pour se présenter aux élections. Les constitutions démocratiques leur permettent d’exprimer une opinion, mais les politiciens s’efforcent de rendre leurs idées indistinctes. Ainsi n’avons-nous eu jusqu’à présent que rarement et indirectement quelque influence sur le cours du destin sociétal.
Depuis des millénaires, le monde se prive des humains qui auraient pu être leur providence. Qui n’admet que le va-nu-pied Socrate, le pauvre moinillon François d’Assise ou le typographe Pierre-Joseph Proudhon n’aurait fait l’un un bon réformateur de la république athénienne, l’autre le meilleur frère aîné de la chrétienté et le troisième un très bon coordinateur de la société  ?

Le Signe était très lu dans les années 70 et 80  ; il est très peu lue aujourd’hui. La popularité d’un livre spirituel doit beaucoup au bouche à oreille, à l’incitation à « boire » des uns aux autres — « Il faut d’abord avoir soif, » disait Catherine de Sienne — , mais la désastreuse « mission sociale » des années 90 a stoppé la soif sacrée. Il est très difficile de la réveiller malgré les efforts de l’Adira (Association pour la Diffusion Internationale du Signe) pour la diffuser. Le lectorat français n’a jamais été grand demandeur de Vérité profonde, qui le rase ou l’agace. Les Écritures traditionnelles  : Bible, Coran, etc., déformées par les livres d’hommes (Signe 16/12, 35/12) qui les noyautent par dedans, n’inspirent guère à leurs lecteurs d’entrer dans le Souffle d’Arès. Les croyants n’ont d’accès facile qu’aux décryptages officiels de l’Écriture effectué par les autorités ordonnatrices chaudement emmitouflées dans leur manteau (Signe 1/1) religieux  : le train-train. Les docteurs des pouvoirs religieux, politiques, scientifiques, financiers, ont toujours écarté comme des ignares ou des poètes, ou comme des ratés ou des filous, tous ceux qui déboutonnent ce vieux manteau pour faire voir l’affligeante cachexie qu’il cache. Or, seule vaut d’être entendue la très basale Parole du Père  : « La Vie (24/5) vient de l’amour. Lui seul vaincra le Mal et restaurera le Bien naturel et le bonheur d’Éden. » Cela seul doit redonner vaillance aux épis mûrs, c.-à-d. à tous ceux et celles qui comprennent que l’amour peut et doit remplacer la loi des rats (xix/24) comme fondement spirituel de la vie terrestre et faire avancer l’humain vers la Lumière et la Vie éternelle.
Les gens que rencontrent nos missionnaires — même des épis mûrs quand sur l’instant ils ne réfléchissent pas — pensent que refonder la société sur l’amour, non sur les lois et la sanction, est un rêve, un projet romantique impraticable. Ils liquident le problème dans leur tête avant même d’y travailler  ; ils passent leur chemin. Aussi ne devons-nous jamais nous décourager dans la mission. La plupart des gens ne croient plus au triomphe du Bien. « Si le Bien pouvait régner, marmonnent-il, que pourrait-il bien être   ? » Nous répondons  : « L’amour, le pardon, la paix, l’intelligence du cœur libre de préjugés, rien d’autre, et il n’est pas nécessaire de croire en Dieu, parce que de toute façon Il existe, et croire en Lui ne Le fait pas exister. Ayez la volonté — qui est Sa propre Volonté (Signe 12/4) — d’être toujours bon et Dieu reviendra en vous tout naturellement. Mais aimer son prochain n’est pas aussi facile qu’en parler  ; nous avons besoin de vous pour avec nous aimer le monde et l’appeler à l’amour. Ça s’appelle l’évangélisation, abandonnée depuis presque 2.000 ans. »

Telle est la situation où nous sommes.

 

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