Soleil au-dessus d'Arès,photo de Christine M.-J., novembre 2020

Soleil au-dessus d’Arès
Photo  : Christine M.-J. [DR]

Notre sœur Christine M.-J. m’adresse des images du soleil, prises depuis la plage d’Arès en novembre 2020, accompagnées du message suivant  :

« Bien aimé prophète du Père, je ne peux m’empêcher de vous envoyer ces deux photos, faites sur Arès en ce novembre 2020. Je trouve qu’elles donnent, du moins à moi, une sensation de bonheur, de joie un clin d’œil du Ciel, un  encouragement que j’ai envie de partager avec vous. C’est mon côté fleur bleue, voire un peu illuminé, qui parfois vient me faire un coucou. C’est un coup de chance. Mais bon  ! »

On ne m’émerveille pas facilement. Me parle-t-on de miracle, je rognonne, sceptique  : « Peut-être… » Mais là j’hésite. Un « coup de chance »  ? La similitude entre ce soleil irradiant et le bâton de Lumière d’où en 1977 s’épandit vers moi la Voix du Père est telle que j’y vois un Signe, qu’importe qu’il nous soit envoyé ou qu’il soit un effet du hasard.

Le soleil semble dire  : « Vous avez tout juste commencé. La finitude sera longue comme long est le vide de moi à vous, mais l’amour le comblera  ; ce n’est pas l’inattei­gnable infini. »

Une grande magnifique aventure spirituelle.

Quarante-troisième anniversaire des Théophanies qui eurent lieu du 2 octobre au 22 novembre 1977. Oublions le covid — des virus, il y en a depuis la nuit des temps — et tous les soucis qui nous hantent actuellement. Fortifions notre certitude de la Victoire finale  ; qu’importe le temps qu’elle prendra. En nous approchant de la Vie hors du temps (Signe 12/6), nous brisons l’entrave qui pend aux cous des hommes comme aux cous des taureaux dans les temps anciens.
Ce soleil est le Signe que la finitude est en marche  ; il est icône de la Vie, du Père, du Je dans Le Signe, d’Allah, de l’Éternel, de Brahma, de Tathagata, du Grand Esprit, d’Amma, de Nyam(b)é, des mille Noms (Signe 3/6, 39/9, xv/5, xviii/2-4) que mes frères humains ont donnés à la Vie. La Terre sur laquelle le Créateur a placé son Enfant (13/5) paraît très vieille et même très usée selon certains  comme les écologistes, écervelés qui voudraient arrêter ce que la Puissance a mis en marche.

Or, la Terre est loin d’être achevée.

Soleil-Bâton de Lumière au-dessus d'Arès,photo de Christine M.-J., novembre 2020

Soleil-Bâton de Lumière au-dessus d’Arès,
Photo  : Christine M.-J. [DR]

« Garde-toi des princes  ! Ils ne cherchent guère que leur intérêt, et Dieu sait comme ils l’entendent, » dit un proverbe juif. La foi en la Sainteté, la Puissance et la Lumière (Signe 12/4) est inséparable de la finitude, qui est en marche. Nous avons, à tout le moins, pris conscience d’être quelque part sur la ligne qui va du point initial au point final de la Création, mais où  ? Nous l’ignorons, mais nous avons maintenant une certitude  : C’est pour nous donner de l’écho, pour que nous l’appelions plus distinctement de loin, que le Père à Arès nous sépare de la masse égarée dans les zigzags (quand elle les voit).
La foule croit que chaque zigzag est l’aboutissement, tandis que nous ne voyons de zigzag en zigzag que les brefs règnes de rois noirs ou blancs (Signe xxxvii/14), de courts instants après d’autres courts instants. Pour l’heure, tout passe en ce monde. Le Dessein, auquel le Pèlerin d’Arès se voue à contribuer, reste inaccompli. J’ai revu récemment le film « Una giornata particolare » (Une journée particulière)  : Deux pauvres pégrelus de base communient dans leurs distinctes infortunes le jour de la triomphale visite officielle d’Adolf Hitler à Benito Mussolini, à Rome en 1938, deux chefs d’État au sommet de leur destin politique rêvant de conquérir et dominer le monde, qui allaient sept ans plus tard connaître une implacable défaite et une fin ignominieuse. Un zigzag de l’Histoire, laquelle n’est qu’une suite de brèves apothéoses finies en échecs, en dérision ou en vagues souvenirs tout comme nos gouvernants actuels et les confinements qu’ils nous ordonnent finiront en pet de lapin perdu dans l’immensité spatiale. Tous les puissants se sont cru, se croient et se croiront rois de la finitude, blancs ou noirs, alors que sur Terre rien n’est jamais fini. La Terre n’a fait que passer d’un monde de feu et de stromatolites à un monde de fougère et de protozoaires, puis à un monde de dinosaures, puis à un monde d’hommes des cavernes, puis aux âges du bronze et du fer, puis à une humanité d’informaticiens qui dans cent ans feront sourire de pitié, et a encore beaucoup à faire avant de revenir au test initial  : Éden, le Jardin (Signe xxxviii/21), le temps qu’il suffit à Adam et Ève pour être créés et chuter, mais qui peut revenir et revenir éternel si s’installe la pénitence.

Que savent réellement ces humains altiers, aux regards autoritaires, bardés de science comme le porc-épic d’épines — entre autres le Comité Scientifique qui lit dans la cervelle du covid — qui augurent ce que sera demain  ? Ils savent très peu qui vaille la peine d’un arrêt de l’esprit sur eux. Au reste, le savoir n’a pas cessé de changer depuis les millénaires. Il n’y a pas de pensée achevée sur Terre. Si piètre est l’entendement humain qu’il n’est pas encore fichu de savoir ce qu’est la vie et ce qu’est l’homme lui-même, alors que l’entendement du Père-Mère ou de la Vie n’a pas de limite  ; il EST. L’humain cherche, cherche sans cesse (Signe i/15). Seul l’homme intelligent (32/5), encore rare, sait qu’il ne se verra pas sous le microscope et qu’il n’est pas fini. Le Signe enseigne qu’exister n’est pas la même chose qu’être fini. N’existe encore que l’homme relatif.

Il faut comprendre que l’homme lui-même est inachevé ou a volontairement régressé, ce qui revient au même. Il n’est qu’une bête pensante, pécheresse et mortelle, qui généralement sans savoir loge au fond de lui-même l’image et ressemblance du Père, et à laquelle l’invisible âme, quand il s’en crée une, donne un peu (généralement très peu) de divinité. Sa très brève chair une fois  morte, son âme errera longtemps dans l’espace infini (Signe vi/1-4) attendant le Jour où il se relèvera (31/8-11) en une humanité transfigurée.
La finitude commence seulement sur Terre, mais l’Univers est resté ouvert aux âmes.

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